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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 06:53

Tous les matins entre 6h45 et 9h, j'écoute avec attention France Inter... La qualité des émissions de la station publique n'est pas contestable, malgré la dérive autoritaire qui avait marqué l'arrivée de Jean-Luc Hess et de Philippe Val à la tête de Radio France et de la principale antenne de celle-ci.

Cependant, je ne peux que constater avec déplaisir que mon agacement s'accroît à mesure que nous nous entrons dans la période de la campagne présidentielle. Toutes les chroniques, tous les commentaires de journalistes parfois chevronnés (ce qui porte à se demander sur la qualité du chevronnage de nos écoles de journalisme) tendent à avancer dans le même sens, celui d'une ambiance sociale-libérale, si tant est que l'on puisse encore dire qu'il y a quelque chose de social dans l'affaire... ah si je suis mauvaise langue : nous avons eu tout de même droit à un traitement "compassionnel" des débats en cours entre la commission européenne et et le conseil des ministres sur la question de l'abondement de l'aide alimentaire dans l'Union.

En fait, mon agacement m'a donné l'idée de ce petit article en entendant hier matin la chronique "politique" de Piotr Smolar, journaliste au Monde, régulièrement invité par Audrey Pulvar. Notre chroniqueur dénonçait une "gauche conservatrice" qui se serait donnée en spectacle lors du premier débat télévisé des Primaires Citoyennes, car jouant selon lui sur les recettes et solutions habituelles des socialistes pour "séduire" l'électorat traditionnel du Parti Socialiste - les enseignants notamment. Piotr Smolar attend donc des socialistes des propositions iconoclastes, non au regard du mainstream politique et du cours du monde tel qu'il va actuellement, mais au regard de la pensée socialiste. Bref Piotr Smolar demande aux socialistes de ne pas être socialiste. Selon ce critère, il y a fort à parier que bientôt seul Manuel Vals puisse trouver grâce aux yeux de tels commentateurs, puisqu'il est le seul à s'éloigner des principes traditionnels de la gauche républicaine. Et Audrey Pulvar d'ironiser sur le courage en politique: "Oh là, vous en demandez trop, Piotr...", bel exemple de message discréditant l'ensemble des responsables politiques sans distinction, c'est dommage de la part d'une journaliste qui recevait jusqu'ici tous les compliments possibles et qui avait reçu le "soutien" unanime de tous les responsables politiques pour son éviction de l'antenne d'I-télé et son éloignement sur France Inter, lorsqu'Arnaud Montebourg avait déclaré sa candidature à la primaire.

Donc selon Piotr Smolar et Audrey Pulvar, il n'y aurait eu aucune proposition en rupture lors de ce débat, c'est faire peu de cas des propositions suivantes :

  • la légalisation du cannabis par Jean-Michel Baylet, même si certains peuvent considérer qu'il s'agit d'une proposition accessoire ;
  • les propositions finalement assez précises de Montebourg sur la démondialisation ;
  • les propositions très claires et courageuses de Martine Aubry sur la sortie du nucléaire, la fin du cumul des mandats pour les parlementaires (bien qu'Audrey Pulvar et Piotr Smolar nous expliquent après avoir dit que c'était important, que la résolution du PS et d'Aubry sur ce sujet serait insignifiante et n'engagerait que ceux qui y croirait, alors même qu'on a vu les handicaps qu'Aubry rencontrent avec les élus locaux pour assumer courageusement cette proposition), une ligne claire sur la politique économique et budgétaire pour la croissance...

Ajoutons à cela que sans parler du débat des primaires d'autres propositions existent et sont suffisamment fortes pour animer le débat politiques chez au moins chacun des 3 candidats que j'ai cité plus haut : la réforme de l'éducation nationale selon Martine Aubry (cliquez ici) ou Arnaud Montebourg, les propositions de Montebourg, Baylet et Aubry sur l'Europe devraient être portées à la connaissance de Piotr Smolar.

Enfin, en quoi cela serait-il conservateur de rompre avec une politique qui a préparé pendant 35 ans (depuis les USA et la Grande-Bretagne) la catastrophe économique et financière que nous subissons depuis 2008, politique qui s'est amorcée en France à compter de 1986 et qui connaît depuis 2000 une montée en puissance néfaste pour l'Europe, la France et le Monde. Peut-être que s'il faut saluer uniquement la rupture avec une pensée économique sociale-démocrate alors Piotr Smolar nous fera bientôt une ode à François Holande et Manuel Vals, qui propose de rester dans les clous de l'austérité qui mène l'Europe à l'abîme.

Dimanche soir, à la fin de son interview très polissée sur TF1, Dominique Strauss-Kahn faisait la leçon aux gouvernements européens, coupables de créer plus de dégâts encore avec les remèdes qu'ils imposent à la Grèce et à la Zone Euro. Cette proposition était sonnée au coin du bon sens... Enfin ! l'institution qu'il dirigeait encore le 14 mai dernier n'a-t-elle pourtant participé à la mise en place des politiques d'austérité imposées à la Grèce et qui enfoncent plus encore ce pays dans la crise ! Mais qui sur France Inter pour le souligner ? Non lundi matin, France Inter parlait "chambre 2806" et "pacte"...

Le lundi soir, lors d'un meeting en Charente-Maritime, François Fillon dénonce la proposition de DSK pour que les membres de l'Union Européenne prennent leurs pertes dans l'affaire grecque. On entend donc le discours du Premier Ministre ce mardi matin à la radio, mais quelle analyse ? Qui explique que peut-être les politiques imposées par le couple Franco-Allemand - qui paraît pourtant le plus doux envers Georges Papaandréou - à la Grèce ne lui donne pas le temps de transformer son Etat et son économie, et achèvent au contraire de le détruire ? Non à part Bernard Maris, la station publique préfère débiter l'antienne des grecs tricheurs, jouisseurs et voleurs, jusqu'à la nausée...

Barack Obama présente un nouveau plan de relance de l'économie américaine dont une partie des recettes doit être prélevés sur les plus riches et les entreprises. Quelle est la chronique de Dominique Seu ? L'analyse de ce plan ? L'analyse des divergences entre Fillon et DSK sur la Grèce ? Non ! Il relaie la nouvelle campagne du gouvernement expliquant que les riches français n'échappent pas tant que ça à leur devoir fiscal...

Il ne faudrait pas que France Inter n'ait pas retenu la leçon du débat sur le référendum sur le projet de Traité Constitutionnel Européen, qui l'avait faire une campagne affirmée pour le "Oui" jusqu'à l'absurde et lui avait fait perdre (temporairement une partie de son auditoire). Pour l'instant, seul Bernard Maris et Bernard Guetta semble l'avoir compris.

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du Parti socialiste du Val-d'Oise
en charge des relations extérieures

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 07:12

 

Ô que les parlementaires de droite – Novelli, Raffarin, Borloo, etc. – sont généreux et humanistes… Pris d'un soudain élan de compassion pour les familles modestes, dont les parcs d'attraction et les parcs zoologiques sont souvent la seule alternative budgétairement accessible à des vacances, ils ont fait adopté à l'unanimité en commission un amendement rejettant l'augmentation de la TVA sur ces activités.

Ainsi, après avoir « rassuré » les marchés en affichant la triste figure du « Père la Rigueur », François Fillon himself, la droite gouvernementale présente à moindres frais son visage social. On sait cependant ce que droite sociale signifie dans notre pays, Laurent Wauquiez – animateur lui-même du club « droite sociale » – ayant dénoncé le « cancer social » que représentaient à ses yeux les assistés du RSA.

Crise des dettes souveraines ou crise des cocus de la finance et des puissants ?

blog--fillon-sarkozy-2-concert.jpgDe fait, la droite française, suivant l'exemple de ses consœurs européennes, tente un tour de passe-passe indécent. Depuis le déclenchement de la crise financière en 2008, les États sont venus au secours des banques d'affaires, qui avaient accumulé des milliards d'euros de dette, afin de préserver le fonctionnement du système financier international. De fait, la dette privée a ainsi massivement été transférée sur la dette publique. Cela, ils l'ont fait sans aucune contrepartie réelle en termes de contrôle, de régulation ou de réorientation du crédit vers l'investissement productif.

Parallèlement, et depuis près de 10 ans, les gouvernements de droite – et parmi eux les gouvernements français successifs de MM. Chirac et Sarkozy – ont multiplié les cadeaux fiscaux inefficients, injustes, voire contreproductifs (la défiscalisation des heures supplémentaires qui détruit de l'emploi). Ainsi ce sont 70 milliards d'euros qui manquent aux budgets de l’État et de la protection sociale, en pure perte. La France ne vit pas une crise de la dette, mais une crise des recettes et de la volonté politique. Non seulement ces mesures coûtent directement mais elles handicapent la croissance ce qui ne peut avoir que des conséquences négatives sur les déficits.

La Cour des Comptes – on l'a tellement répété qu'il est étonnant que certaines personnes ne l'ait pas encore compris – explique ainsi que 66 % des déficits sont causés par les choix politiques du gouvernement. Depuis deux jours et moins d'une semaine après les annonces rigoristes de François Fillon, on a pourtant appris que le budget de l’État subirait un déficit plus important que celui-ci escompté, la montée en charge des dépenses au mois de juillet étant équivalente à ce qu'elle était l'année précédente selon la commission des finances de l'Assemblée nationale. Voilà qui éclaire d'un jour cru les annonces politiques et pseudo-idéologico-responsables de l'exécutif français : quelle crédibilité accorder à un gouvernement qui n'est pas capable de respecter son propre plan de charge, quand il vous intime l'ordre par ailleurs de voter une « règle d'or » budgétaire nébuleuse, mais inscrite dans les traités européens, mais de fait balayée par les faits puisqu'il a fallu se détacher de toutes les pratiques budgétaires, monétaires et financières imposées par les traités européens pour éviter que la zone euro ne s'effondre ????

Quel tour de passe-passe ! C'est à cause de la crise du modèle ultra-libéral et dérégulateur, qui trouve son origine dans les présupposés mêmes de ce que l'on a appelé la révolution libérale des années Thatcher-Reagan, que nous subissons ce que l'on appelle aujourd'hui la « crise des dettes souveraines ». Mais les gouvernements européens y trouvent de nouveaux arguments pour expliquer que finalement ce sont le train de vie des États, les services publics et la protection sociale qui en seraient responsables, que décidément les occidentaux vivent au-dessus de leurs moyens et qu'il serait bon de tailler à grands coups de serpe dans les budgets sociaux. Ce n'est pas aux citoyens et aux communes de payer les factures des cadeaux fiscaux et l'ardoise des banques d'affaires. Ce n'est pas en réduisant le nombre d'enseignants et en s'attaquant au pouvoir d'achat des Français que le pays se portera mieux.

Plus de trente ans de pensée unique, rabâchée sur tous les médias, et d'absence de volonté politique qui nourrit dans les opinions l'idée que le politique est impuissant, ont fini par convaincre nombre de nos concitoyens que la fatalité libérale n'avait pas d'alternative. Il nous faudra donc beaucoup d’aplomb et de pédagogie pour reprendre le pas dans l'opinion publique : c'est cela la priorité de la bataille culturelle à mener d'ici la présidentielle.

Nous ne pourrons d'ailleurs l'emporter en mai 2012 qu'à la condition d'être fidèle à ce que nous sommes, Socialistes, et au rassemblement de la gauche. Nicolas Sarkozy a beau être fortement impopulaire, sa base électorale reste conséquente et solide, alors qu'on aurait pu espérer un effondrement politique plus important au regard des désastreux résultats de sa politique ; ceux de nos camarades socialistes qui comptent pour gagner en 2012 essentiellement sur le ressors de l'antisarkozisme en seront pour leurs frais et nous entraînerons collectivement dans le mur.

Austérité de gauche contre austérité de droite ?

sarkozy-merkel.jpgDe nombreux écueils sont à éviter. Le principal serait de donner à penser que nous n'avons rien d'autre à proposer face à l'austérité de droite qu'une austérité de gauche.

D'abord parce que cette manière de présenter le débat favorise le gouvernement sortant : c'est lui qui aura décidé du terrain du combat et la course à l'échalote sur qui coupera le plus ou le mieux dans les finances publiques ne peut que nous enfoncer dans un nivellement par le bas.

Ensuite et surtout car les exemples récents de nos camarades socialistes de la péninsule ibérique devrait nous inciter à fuir l'ornière dans laquelle on veut nous enliser. Austérité de droite contre austérité de gauche : les électeurs préférerons par le vote et l'abstention l'original à la copie. C'est exactement ce qui s'est passé au Portugal en juin dernier et que la gauche de la gauche ne réjouisse pas des difficultés du PS local, cela ne lui a pas profité pour autant.

C'est également ce qui est promis au PSOE en Espagne. Le gouvernement sortant confronté à une spéculation agressive et débridée à son égard – qui trouve sa source dans les choix politiques erronés (miser sur l'immobilier et la finance pour fonder le développement économique, le rendant de fait extrêmement exposé à l'explosion des bulles économiques) qu'il avait fait sous Zapatero – poursuit l'administration de remèdes libéraux et croit pouvoir sauver le pays dans l'adoption d'une « règle d'or » exigée par Merkel, dont même le Financial Times et le très discret et conservateur Herman Van Rompuy ont déclaré qu'elle était inutile et inopérante, et qui a le désavantage politique désastreux de même la droite conservatrice espagnole et le gouvernement socialiste dans le même panier aux yeux de l'opinion. Or dans le même temps, le nouveau secrétaire général du PSOE qui devra mener la bataille des législatives doit reprendre contact avec l'opinion publique et les « indignés » et désavouer de fait dans la plate-forme électorale qu'il présentera aux électeurs la politique d'un Zapatero crépusculaire. L'effet de grand écart peut ainsi s'avérer dévastateur !

Enfin, imaginons – pure politique fiction – qu'un président de gauche soit élu sur la ligne qui – disons le clairement – est celle défendue par François Hollande et Manuel Vals et qui participent depuis que les termes du débat ont été posés par la droite et Nicolas Sarkozy à cette course à l'échalote sur la dette souveraine et les déficits publics… La mise en œuvre d'une politique visant au rétablissement au forceps de la règle des 3 % sans discrimination et sans détail dès 2013 – ce que proposent nos camarades – n'est tout simplement pas tenable politiquement, économiquement et socialement :

  1. elle ne créerait pas les conditions du retour à la croissance qui seul permettra une remontée de recettes. Une politique d'austérité de gauche, comme celle de droite, aggraverait la situation des comptes publics et sociaux ;

  2. un tel gouvernement se mettrait à dos la majorité de l'opinion publique au regard de la dégradation de la situation, du refus de la prise en compte des attentes sociales (notamment sur les retraites) et de la dégradation des services publics qui se poursuivrait. Sa marge de manoeuvre politique se réduirait constamment, sur fond de tension sociale et territoriale, où la violence comme en 2005 ou comme en Grèce depuis 2009 pourrait ne pas être absente ;

  3. les marchés qui ne cherchent pas tant à être rassurés qu'à s'assurer de retours sur « investissements » importants (quand ils sont relativement corrects) ou qui ont tout simplement un comportement de requins et de razzia, tireraient immédiatement les conséquences qui s'imposent dans la logique qui est la leur. Le moindre faux-pas, le moindre retard serait alors interprété comme une incapacité à répondre à leur diktat, la spéculation s'aggraverait et nos conditions de crédits se dégraderaient. Il faut dire aujourd'hui que les opérateurs de marchés les moins charognards finissent même par s'inquiéter de ces austérités radicales promises par les gouvernements européens de droite et parfois de gauche, car elles cassent la croissance et ne les assurent pas que les revenus des États soient dans ces conditions suffisamment solides pour les rémunérer.

Ainsi l'orientation que nous proposent nos camarades les plus austères nous mettrait plus encore que jamais dans les mains des marchés et moins maître de notre destin collectif.

Lors de l'atelier « L'Europe progressiste, c'est pour quand ? », Pervenche Bérès s'inquiétait sur le fait que la plus grand crise connue par le libéralisme s'achève finalement par sa plus grande victoire, si jamais nous ne prenions pas la mesure des enjeux. Il est certain que libéralisme a déjà emporté la victoire dans l'esprit de certains de nos camarades, cependant les remèdes de cheval libéraux s'ils étaient mis en application par la gauche nous mèneraient plus vraisemblablement vers une victoire à moyen terme des populistes ; il est trop tôt pour enterrer – même pour 2012 – Marine Le Pen sous prétexte que les sondages lui seraient moins favorables ces dernières semaines, mais n'oublions jamais que son père n'a jamais été à ce niveau d'intention de vote 9 mois avant la présidentielle ; le populisme d'extrême droite sera le principal danger pour 2017 si nous décidions de mener une politique qui ne doit pas être la nôtre.

Comment sortir du piège tendu par la droite ? Comment être nous-mêmes ?

AubryDuflotIl faut renverser les paradigmes de la question économique qui est posée. Martine Aubry n'a pas de difficultés à faire la démonstration de son sérieux budgétaire. La gauche en 1997 a réussi à démontrer sa capacité à gérer des budgets jugés ingérables par la droite 3 mois avant, la candidate a en tant que n°2 du gouvernement était la seule ministre depuis les années 1970 à rétablir les comptes de la sécurité sociale. Seulement l'effort de sérieux budgétaire qu'elle annonce ne sera pas une course à l'échalote imposée par la droite, les marchés et les néo-libéraux. Martine Aubry a indiqué qu'elle en finirait avec une logique financière d'un État qui préfère se passer de recettes pour faire plaisir à une clientèle réduite mais riche et puissante, plutôt que d'être efficace économiquement et socialement dans l'intérêt du pays et du plus grand nombre. D'autre part, il est indispensable de sortir les investissements d'avenir des logiques de déficits budgétaires.

Il faut rassembler la gauche politique et sociale de ce pays pour soutenir l'effort d'un gouvernement de gauche. Que dirons les millions de personnes qui ont défilé à l'automne 2010 si après avoir abandonné le retour réel à la retraite à 60 ans (« oui vous pourrez partir à 60 ans si vous avez cotisé 41 ans et demi »), un gouvernement de gauche les met dans la main du patronat et décidant que la règle sociale sera dicté par le contrat. Voilà 10 ans que la droite détruit le droit du travail par la loi et la gauche revenue au pouvoir se priverait de la loi pour rétablir un minimum d'équité ?!? allons ce n'est pas sérieux. Avec Martine Aubry, ce sera le contrat autant que possible et la loi chaque fois que nécessaire, c'est là ce dont la gauche et certains candidats n'auraient pas dû s'éloigner. La relocalisation des emplois, la transition énergétique conçu avec un développement d'une industrie post-nucléaire, sont également les conditions du rassemblement de la gauche.

Enfin, il faut changer l'Europe. C'est Martine Aubry qui a conduit l'accord européen entre le Parti Socialiste et le Parti Social-démocrate allemand. Dans la perspective des élections allemandes de 2013, c'est un outil fondamental pour changer la donne ; dans celle des élections européennes de 2014, il faut sans tarder l'élargir au Labour Party (l'état déliquescent de l'industrie britannique devrait faire réfléchir nos camarades), au PS Wallon, au PSOE (obligé de changer pour les législatives de 2011) avant de le généraliser au PSE en lien avec Poul Nyrup Rassmussen. Les propositions européennes de Martine Aubry tiennent compte des erreurs constatées au niveau européen depuis le rejet du TCE et l'adoption du Traité de Lisbonne dont toutes les règles et contraintes économiques et budgétaires ont été explosées par la crise. L'Europe doit retrouver une ambition de solidarité et trouver de nouveaux architectes qui n'auront pas la frilosité de Merkel et de Sarkozy. Martine Aubry en a tiré les conséquences et les leçons. François Hollande, peut-être parce qu'il reste traumatisé par les référendums de 2004 et 2005 sur le TCE, reste d'une europlatitude qui ne cesse de mener l'idée même de construction européenne vers l'abîme.

Soyons sérieux, soyons ambitieux, soyons socialistes et rassemblons la gauche ! Votons Martine Aubry !

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du PS95 aux relations extérieures

Pour aller plus loin :

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 16:23

Je vous signale le nouveau site de soutien à la candidature de Martine Aubry.

FF

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Le 9 octobre prochain, le Parti socialiste donne la parole à tous ceux qui, depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, contestent l’injustice sociale de ce quinquennat. Ce temps de la primaire citoyenne est le temps de la gauche. Le temps où un autre chemin se dessine : celui du progrès, de l’intérêt général, de la justice sociale et de l’émancipation de toutes et tous.

En 2012 le candidat de la gauche à l’élection présidentielle devra répondre aux exigences du peuple de gauche pour tracer un cap nouveau pour le pays. Il devra être le garant de la légitimité du suffrage universel et le défenseur de la souveraineté populaire face aux oukases des marchés. Il sera le porte-voix de celles et ceux qui ont vu leurs conditions de travail et de vie se dégrader depuis que la droite est au pouvoir, de celles et ceux qui souhaitent tourner la page du Sarkozysme et inventer une autre France. En 2012, le candidat de la gauche à l’élection présidentielle devra permettre que notre pays reprenne la marche du progrès social : pour nous-mêmes comme pour les générations futures.

  • C’est parce que nous voulons une candidate qui s’engage pour la retraite à 60 ans que nous voterons Martine Aubry le 9 octobre.
  • C’est parce que nous voulons une candidate qui préfère rester crédible vis à vis du peuple plutôt que courir après les bonnes grâces des agences de notations, nous voterons Martine Aubry le 9 octobre.
  • C’est parce que nous voulons une candidate qui fera de l’augmentation des salaires un outil de la reprise économique et de la justice sociale que nous voterons Martine Aubry le 9 octobre.
  • C’est parce que nous voulons une candidate qui propose une autre Europe, synonyme de protection et d’émancipation pour les salariés plutôt que de libre-échange, de concurrence que nous voterons Martine Aubry le 9 octobre.
  • C’est parce que nous voulons une candidate qui place l’égalité réelle entre les toutes celles et ceux qui travaillent et vivent dans notre pays que nous voterons Martine Aubry le 9 octobre.
  • C’est parce que nous voulons une candidate qui rassemble toute la gauche, condition essentielle de notre victoire, que nous voterons Martine Aubry le 9 octobre.

Rejoignez nous sur www.aubry2012.eu

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 13:56

martine-aubryPour de nombreux observateurs ou militants, le principal risque des primaires ouvertes à gauche consiste à réduire puissance 10 la foire d'empoigne des primaires internes (avec corps électoral élargi) de 2006 (au demeurant ne nous y trompons pas, la désignation du candidat socialiste par le vote des adhérents PS a toujours été inscrit dans les statuts de ce parti, ce n'était donc pas une innovation des années 1995-2006).

hollande.jpgCe risque est réel pour peu que les socialistes et leurs sympathisants concentrent leur attention sur des question de personnes, d'esthétique, de nombre de couverture de magazines (people ou pas). Or ce piège s'ouvre clairement sous nos pas si comme quelques soutiens de François Hollande, on indique qu'il n'y aurait qu'une feuille de papier à cigarette entre François Hollande et Martine Aubry. "Nous avons le même programme", disent-ils, "de toute façon, le projet socialiste est adopté, il sera le même pour tout le monde". On ne notera tout de même le caractère spécieux de cet argument puisqu'ils cherchent constamment à opérer des distinctions ou des inflexions par rapport à celui-ci, que François Hollande a commencé sa campagne interne à Clichy-la-Garenne - avant l'adoption du Projet des socialistes par les militants - en présentant son programme, que les proches de François n'ont cessé d'être éminemment critique sur l'élaboration du projet des socialistes entre 2009 et 2011 (quand ils n'ignoraient tout simplement pas sa procédure d'élaboration).

Cependant, il est bon d'apporter une réponse sur le fond plus que sur la forme à l'idée selon laquelle Martine Aubry et François Hollande porteraient des visions politiques identiques. Je vais donc pointer quelques éléments suffisamment marquants pour être selon moi retenu :

  • Démocratie :
    • Martine Aubry a instauré une nouvelle règle électorale, qui dérange bon nombre d'élus socialistes, à savoir le mandat unique parlementaire, ou tout du moins l'engagement intransigeant que les parlementaires ne pourront pas cumuler la présidence d'exécutifs locaux (commune, département, région, EPCI) avec un mandat parlementaire. Même régime pour les futurs ministres socialistes. Alors première secrétaire du PS, Martine Aubry a exigé des candidats aux élections sénatoriales du 25 septembre 2011 de s'engager à remettre les présidences d'exécutif qu'ils exerçaient au plus tard en septembre 2012 ; les candidats aux législatives devront s'engager dès maintenant à ne pas conserver leur présidence d'exécutifs dès le lendemain de leur éventuelle élection en juin prochain.
    • Tonalité différente, chez François Hollande, qui considère que le cumul des mandats n'est en aucun cas un problème prioritaire et qui a déjà indiqué à nombre d'élus locaux que les décisions de l'actuelle direction du PS serait révisée si jamais il était désigné candidat des socialistes et à plus forte raison élu Président de la République.
  • Europe :
    • Martine Aubry a toujours fait preuve de convictions pro-européennes chevillées au corps. Elle est cependant sortie d'une certaine eurobéatitude qui pouvait caractériser la majorité des responsables socialistes depuis 15 ans. On peut être pro-européen et constater cependant l'ornière dans laquelle s'est enlisée l'Union Européenne. Martine Aubry a donc concédé que le Traité de Lisbonne, copié-collé du défunt TCE, n'avait pas apporté les solutions politiques que de nombreux responsables européens espéraient, mais au contraire renforcé la dérive libérale de la construction européenne qui mine le projet européen dans les coeurs des peuples. Elle défend donc une réorientation profonde de la construction européenne, avouant qu'aujourd'hui son choix sur le TCE ou le traité de Lisbonne serait sans doute différent de celui qu'elle avait émis en 2004-2005. La déclaration commune PS-SPD sur le gouvernement économique européen et l'appel "changeons l'Europe" initié avec Poul Nyrup Rassmussen, président du PSE, et Sigmar Gabriel, président du SPD, en portent le témoignage.
    • François Hollande avait mené une campagne extrêmement violente et caricaturale pour le oui au TCE en lors du référendum interne du PS. Les évolutions ultérieures de la construction européenne ne l'ont pas fait changer d'avis, il reste eurobéat.
  • Jeunesse :
    • Martine Aubry est de longue date à l'écoute des organisations de jeunesse et d'éducation populaire. Elle a de nombreuses reprises défendu et promu une proposition portée depuis de nombreuses années par le MJS et l'UNEF, l'allocation personnalisé à l'autonomie. Elle a tenu à ce que l'allocation d'autonomie soit intégrée au projet socialiste.
    • François Hollande a fait de la jeunesse et des finances publiques les axes majeurs de son projet présidentiel. Mais à part les autres mesures contenues dans le projet socialiste, on retiendra essentiellement que François Hollande est opposé à l'allocation d'autonomie.
  • Nucléaire :
    • Martine Aubry a cherché à ce que le projet socialiste fasse l'objet d'une synthèse sur cette question difficile. Le PS propose donc de sortir du tout nucléaire et du tout pétrole. Mais elle s'est exprimée pour la sortie du nucléaire sur 25 ou 30 ans, elle donnera donc une inflexion marquée au projet socialiste sur cette question.
    • François Hollande reste favorable au développement de l'énergie nucléaire.
  • Egalité Réelle :
    • Martine Aubry a fortement soutenu les propositions ambitieuses et cohérentes contenues dans la convention "pour l'égalité réelle" (novembre 2010) qui avait été animée par Benoît Hamon, notamment sur le terrain de la santé, des discrimination, de l'éducation.
    • François Hollande et ses amis n'ont cessé à l'époque de dénoncer le caractère selon eux irréalistes et non financés de ces propositions, sans pouvoir démontrer ce dernier point.
  • à suivre...

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du PS95 aux relations extérieures

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 11:29

logoUMA95.jpgLes médias s’agitent à 24 heures de l’annonce de la candidature de Martine Aubry aux primaires citoyennes. Dans quel lieu ? À quelle heure ? Avec quels mots ?

Les militants et les responsables politiques du courant « Un Monde d’Avance » – Motion C du congrès de Reims, menée par Benoît Hamon – appellent tous ceux qui veulent voir la Gauche remporter les élections en 2012 à se concentrer sur l’essentiel. Après 10 années de gouvernements conservateurs et réactionnaires, après les excès du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la France sera confrontée à un immense effort de reconstruction. Nous considérons que Martine Aubry est la meilleure candidate à gauche pour relever ce défi.

La Gauche doit créer et porter l'espoir d'une réelle alternative pour restaurer la solidarité, reconstruire la République et réorienter la construction européenne. Martine Aubry, jusqu’ici Première secrétaire du Parti Socialiste, a su rassembler les socialistes, pour construire un projet ambitieuxqui répond aux impératifs de la période. Elle peut sur ces bases rassembler toute la Gauche le moment venu.

Notre soutien à la candidature de Martine Aubry ne se négocie pas. A ses côtés les militants d’« Un Monde d’Avance », dans le Val-d’Oise comme dans le reste du pays, ont largement contribué à l’élaboration du projet socialiste et nous savons qu’elle y est profondément attachée.Nous sommes également convaincus qu’elle saura lui apporter des inflexions plus ambitieuses encore, en termes de démocratie politique et sociale ou de transformation écologique.

Pendant les longs mois d’élaboration du projet socialiste, quand d’autres s’en désintéressaient pour interpréter les oracles d’outre-Atlantique, Martine Aubry et nous n’avons jamais faibli dans notre effort pour que le PS apparaisse comme une alternative et qu’il soit en mesure de rassembler la gauche.

C’est pourquoi nous considérons que les déclarations de Dominique Lefebvre sur la nécessité et le désir qu’aurait la candidate Aubry de se détacher de la « gauche du Parti » ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. C’est le rassemblement et la détermination qui sont les priorités de l’heure, et non les petites considérations tactiques.

Retrouvons-nous mardi � 11:30. Je compte sur vous. Martine Aubry

La voix de chacun comptera et si, comme nous, les Français de gauche – quel que soit le Parti pour lequel ils votent traditionnellement – placent leur confiance dans les qualités humaines et politiques de Martine Aubry pour mener la gauche à la victoire, nous ne saurions que trop les encourager à voter et faire voter les 9 et 16 octobre prochains lors des Primaires citoyennes.

Frédéric Faravel

ps : vous pouvez cliquez ici sur le communiqué de presse de "Un Monde d'Avance Val-d'Oise"

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