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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

22 juillet 2026 3 22 /07 /juillet /2026 19:16

Depuis 36 heures, je reçois toutes les notifications de commentaires sur la publication de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS) de soutien à Barbara Butch (que je n’ai pas rédigé). Je vois la haine qui s’y répand et l’antisémitisme explicite de certains d’entre eux heureusement minoritaires au regard de la masse des commentaires. J’y vois également énormément de désinformation.

En effet, quel que soit l’avis politique que l’on puisse avoir sur les choix de cette femme, la justification de la manifestation elle-même ne tient pas (au-delà même de la violence inqualifiable et des insultes antisémites qui ont fusé lors de cette manifestation) : on l’accuse de soutenir le gouvernement israélien et sa politique génocidaire ce qu’elle n’a jamais fait, elle a signé une tribune de soutien à la PPL Yadan ce qui en soi est contestable (j’ai écrit pour la GRS un article expliquant le caractère détestable de cette proposition de loi), elle s’en est expliquée depuis, elle n’y avait vu qu’un texte condamnant l’antisémitisme en France, n’ayant pas mesuré les conséquences dangereuses pour la liberté d’expression quand il s’agit de critiquer la politique d’un État. On peut considérer qu’elle est inconséquente, qu’elle devrait se mêler uniquement des choses qu’elle maitrise mais en réalité ce sont là des arguments méprisants qui pourraient s’appliquer à tous citoyens : le propre de la démocratie c’est de considérer que le vote et la liberté d’expression de chacun ont droit de citer, y compris sur des matières pour lesquelles on a aucune compétence.

Donc le fondement même de cette manifestation tombe : il ne reste plus qu’un acharnement, un harcèlement contre une personne dont des milliers d’abrutis se sont convaincus qu’elle était une ennemie politique uniquement parce que juive – ça s’appelle de l’antisémitisme. Or, autant je considère que le gouvernement français est dangereux quand il empêche les manifestations de soutien à la Palestine (je n’ai pas changé d’avis sur un combat que je mène depuis que je suis engagé en politique - et même depuis le lycée - pour la Paix, la reconnaissance de la Palestine, la fin de l’occupation, l’évacuation de toutes les colonies, etc.), autant il est dangereux de nier le fait que les actes antisémites ont explosé en France dès le lendemain du 7 octobre 2023 parce que certains font des juifs d’abord des cibles en soi et ensuite des complices en soi de la politique criminelle du gouvernement israélien. Habiller ces actes antisémites d’une autre valeur politique qui les rendraient « acceptables » est indigne.

Depuis de nombreuses années, une partie des acteurs politiques français est entrée dans une logique identitaire qui réfléchit la logique imposée dans le débat public par le FN/RN. Pour cela, ils ont instillé une habitude de caricaturer celles et ceux qu’ils présentent pour les besoins d’une campagne comme leurs adversaires, avant de passer à une autre phase et à d’autres cibles… ils ont pris l’habitude de valider des raccourcis et souvent de laisser passer des fausses informations pourvu que cela serve les besoins de leur séquence de mobilisation. On trouve cette façon de faire souvent à la France Insoumise, mais, pour en avoir fait les frais ailleurs (en un lieu où les militants insoumis se sont très bien comportés), je peux témoigner que cela n’est pas limité à LFI, et que certaines dirigeantes politiques nationales d’autres partis devraient se retirer pour avoir commis les mêmes fautes débouchant là aussi sur des actes de violence.

Celles et ceux qui ont imposé cette ambiance générale au débat démocratique en France se grandiraient à rétablir sur cette affaire la réalité des faits ; cela ne réduirait en rien les désaccords qu’ils peuvent avoir avec Madame Butch ou avec d’autres, mais cela ramènerait le désaccord à de plus justes proportions. Je crains malheureusement qu’ils ne soient plus capables de retenir désormais une partie de celles et ceux qu’ils ont abreuvés de raccourcis et qu’ils ont « autorisés » à désinhiber tous leurs instincts primaires.

Malheureusement, ils finiront par en faire les frais, au passage c’est la cohésion nationale et donc la capacité à vivre ensemble et à projeter une perspective de progrès politique et social dans ce pays qui auront été irrémédiablement atteints.

Frédéric Faravel

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11 juillet 2026 6 11 /07 /juillet /2026 07:18

Le petit monde de la bulle cognitive des réseaux sociaux de Gauche s'enflamme depuis le 10 juillet matin sur le résultat du vote interne des adhérents du Parti Socialiste. Etant moi-même de gauche, je vais donc contribuer à nourrir la bulle cognitive dans laquelle nous sommes enfermés.

A vrai dire, si je crois contre-productif le choix majoritaire des militants PS de limiter le rassemblement en vue de l'élection présidentielle au périmètre dit "social-démocrate" (voir ici pourquoi ce terme est absurde en France👉 https://www.fredericfaravel.fr/.../la-social-democratie... ), la consultation du 9 juillet organisée à la demande d'Olivier Faure ne proposait que des options absurdes : une double primaire ou un repli identitaire.

8 mois seront-ils suffisants pour éviter la catastrophe ?

Le 9 juillet sera donc le jour où les militants PS ont planté le dernier clou dans le cercueil de la gauche pour 2027. Tous les autres - toutes et tous - y aurons mis leur petit clou personnel. Les promoteurs de la primaire dite "Front Populaire 2027", par l'absence de tout travail de fond permettant de définir une plateforme commune de gouvernement, ont transformé leur procédure en concours de popularité, qui n'intéresse en rien nos concitoyens. François Ruffin, Clémentine Autain ou Marine Tondelier (les autres ne comptent pas) portent eux aussi une grave responsabilité - et cette dernière pire que les autres puisqu'elle s'est permise de définir a priori qui était autorisé ou pas à participer aux discussions en fonction de ce qui l'arrangeait, ce qui donne une idée tordue de la volonté de rassemblement. Fabien Roussel navigue depuis 2018 entre affirmation de l'identité communiste et volonté de travail commun : la caricature est à son comble quand à la veille du congrès du PCF il dit vouloir créer un rassemblement sur la base d'un travail collectif sur le programme avant de se faire introniser de faire comme candidat communiste pour l'élection présidentielle. Je préfère ne pas parler de l'indécence de François Hollande et de ses supporters qui osent prétendre à voir en lui une solution alors qu'il a été la cause de la déchéance de toute la gauche. Enfin évidemment, la palme du nombril vient à Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann, qui chacun à sa manière ont choisi d'aborder l'élection sur le mode du "qui m'aime me suive", sans discussion possible autre qu'une allégeance pleine et entière : tout deux s'invectivant à l'envie et posant comme conception du rassemblement une volonté d'hégémonie d'autant plus ridicule que notre camp politique (y compris en comptant le NPA - L’Anticapitaliste) ne compte pas plus de 30% (ce qui se traduit dans les sondages de manière très transparente par une annonce à la mi-juillet 2026 d'un hypothétique 2nd Tour Le Pen/Mélenchon avec 70% des intentions de vote pour la première).

Aucun·e des candidat·es dit de gauche qui se hausse du col aujourd'hui n'est en mesure de rassembler : d'abord parce qu'aucun·e ne le veut, ensuite parce que notre camp n'est pas en dynamique et qu'il a tout fait pour ne pas l'être. Retrouver une dynamique, comme Rémi Lefebvre l'avait dit, supposerait d'avoir engagé depuis longtemps un travail collectif, public et transparent d'élaboration d'une plateforme programmatique (ceux qui auraient ouvertement refusé se seraient disqualifiés devant l'opinion), seule démarche capable de donner à nos concitoyen·nes l'impression que la gauche avait un projet capable de les intéresser, qui répondent à leurs problèmes, qui préparent les défis de l'avenir (production, défense, éducation, services publics, transformation écologique) et qui donnent une perspective à la France, lui redonne sa place dans le monde. Et pour bien préciser ma pensée, ce travail ne peut se faire le flingue sur la tempe comme pour le "programme" de la NUPES au printemps 2022 ou en 3 jours sur le coin d'une table, dans l'urgence, comme pour le "programme" du "nouveau Front Populaire" en juin 2024.

Il ne "faut pas désespérer Billancourt", le pire n'est jamais sûr … certes. On peut croire que le comble du ridicule atteint, on se ressaisisse et qu'on entame le boulot qui aurait dû être commencé avant. J'aimerais le croire, mais j'avoue avoir un doute rationnel sur l'épiphanie.

Je crains que nous n'ayons plus que nos yeux pour pleurer : en tout cas, nous risquons de devoir repartir de zéro au lendemain du printemps 2027 et dans les pires conditions (pas besoin de faire un dessin).

Frédéric FARAVEL

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