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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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Maintenant la Gauche !

signez la contribution générale de MLG pour le congrès de Poitiers

 

21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 13:21
On avait pu constater que Le Nouvel Observateur défendait Ségolène Royal ; que Marianne tentait une synthèse Bayrou-Besancenot (sur l'option de la contestation ; et je ris à peine...) ; que L'Express souhaite une recomposition du Centre ; Libération a longtemps fait les belles heures de Dominique Strauss-Kahn et hésite aujourd'hui, tant les ouailles du directeur du FMI sont divisées ; faudra-t-il désormais s'adapter à une campagne hollando-delanoëiste dans les colonnes du Monde avec Michel Noblecourt comme chef d'orchestre épistolaire ?
C'est à se demander à la lecture de "l'analyse" que ce dernier commet dans l'édition du 19 juillet du journal du soir. A la lecture de son attaque contre les divers chapelles de la gauche du Parti socialiste, on s'interroge sur les raisons d'une telle méconnaissance des débats traversant le PS, la Gauche française en général et les forces progressistes tout autour de la planète... Si l'on se rappelle que certains proches de Michel Noblecourt militent au PS, on voudra peut-être penser que le journaliste oublie alors le recul nécessaire et fait acte militant en désinformant sciemment ses lecteurs pour la victoire d'une synthèse sociale-libérale lors du prochain congrès du Parti socialiste.

Car enfin, pourquoi un tel excès d'indignité ? Certaines chapelles du PS ne méritent - il est vrai - pas non plus d'excès d'honneur, les débordements de tribunes ou de plumes de Marc Dolez et de Jean-Luc Mélenchon devraient inciter beaucoup de camarades socialistes à la prudence à leur encontre.
Mais, que dire des basses attaques dont sont victimes ci-dessous Henri Emmanuelli, Gérard Filoche, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann ou Paul Quilès ? A part pour Gérard Filoche, sympathique camarade par ailleurs, qui peut oser dire que ces camarades ont un passé et un parcours de gauchiste ou de bolchevik ? La Réforme n'est pas citer dans leur texte... faut-il donc désormais à chaque ligne d'un texte d'orientation du PS mettre le mot réforme (comme on nous a imposé dans la Déclaration de principes les mots écologie, environnemental, durable, au point de la rendre indigeste, alors qu'elle était déjà au moins aussi fade que la précédente ?) pour assurer quelques commentateurs de salon du réformisme de ses auteurs ?
Citer la "réforme" ne fait pas de vous un réformiste accompli. Hamon, Lienemann, Emmanuelli, Quilès ont tous signé et voté la déclaration de principes ; ils ont toujours comme parlementaires, ministres ou conseillers, mener des politiques de réforme, sous Mitterrand ou sous Jospin. Que disent leurs textes qui ferait d'eux de dangereux révolutionnaires déconnectés des réalités économiques ? Qu'il faut entre autre remettre en cause le libre-échange absolu ; ce qui n'est pas - au passage - remettre en cause le commerce international ou l'économie de marché, mais lui fixer des bornes et des règles l'enjoignant à respecter les intérêts et la dignité des populations qui produisent et consomment... Stigltiz, Obama, la gauche latino-américaine - toutes chapelles confondues - ne disent pas autre chose : faut-il être américain, ancien conseiller de Clinton et dirigeant de la Banque Mondiale, pour ne pas être traité de gauchiste et qu'on n'appelle plus à votre éviction du PS, quand on soutient une ligne politique nécessaire pour la sérénité des échanges mondiaux, la stabilité et le salut de la planète ?

Passons encore qu'on les stigmatise comme déconnecter des réalités économiques, mais ceux-là mêmes qui les dénoncent doivent être particulièrement déconnectés des réalités sociales...
Pourquoi expliquer que Laurent Fabius a décidé de se recentrer et assume son réformisme dans son texte "Reconstruire à gauche", quand Hamon et les autres seraient des crypto-trotskystes ? M. Fabius lui-même est venu dire à la Sorbonne qu'entre son texte et "Reconquêtes" présenté par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli les convergences sautaient aux yeux et qu'il n'y avait pas un papier à cigarette pour les départager... Julien Dray ne vient-il pas d'appeler Emmanuelli à s'associer à Delanoë, Hollande et Royal ?
Mais pour revenir sur la réunion du 28 juin à la Sorbonne, où Fabius disait tout le bien qu'il pensait que texte d'Hamon, notons le parti pris mal-placé de France inter dans la manière de commenter les présentations de contribution générale du PS. Dans Politis, on pouvait lire le décryptage d'une telle distorsion :

Politis - Entendu ! - jeudi 3 juillet 2008

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Au journal de 19 heures, samedi, France Inter distingue «2 types de contributeurs» au PS : «Les discrets comme Benoît Hamon et Henri Emmanuelli», qui venaient de présenter leur contribution, «discrets parce qu’ils représentent peu de monde au PS», précise la présentatrice. «Et ceux qui font le show ; Ségolène Royal boxe a priori dans la seconde catégorie.» Si la radio de service public s’était déplacée à la réunion des premiers, elle aurait constaté qu’ils avaient rassemblé presque autant de monde que sa boxeuse. Lundi, à 7 heures, la LCR a en revanche dû être ravie d’entendre qu’elle a «un leader et bientôt un nouveau parti alors qu’au PS on a bien le parti mais toujours pas de leader». Et de changer ainsi de catégorie.

On ne peut que se dire que malheureusement la presse est victime du même mal qu'elle reproche aux dirigeants du PS ; elle ne voit la politique que par le prisme de l'affrontement entre deux présidentiables, qui défendent l'un et l'autre une ligne d'accommodement au libéralisme, ligne qui a échoué tant du point de vue économique et social que du point de vue électoral... mais ce sont là des gens raisonnables, comprenez.

Enfin, y a-t-il une personne en France qui dans le landernau médiatique saura reconnaître qu'abandonner le terme de "révolution" à des guévaristes de plateau TV comme Olivier Besancenot est une erreur ? Par glissement sémantique, on pourrait bien dénier un jour que les valeurs de Liberté, Egalité et Fraternité soient des valeurs révolutionnaires, qui attendent toujours leur pleine application, et ainsi on se contentera du peu que l'on a. Après tout, la révolution selon Léon Blum n'était-ce pas "ce militant socialiste qui chaque jour fait oeuvre de propagande et d'éducation à la sortie des usines", n'était-ce pas selon Michel Rocard "une profonde transformation des rapports culturels et de production dans la société" plutôt que le putschisme des trotskystes... en fait désormais ce sont deux vainqueurs qui se disputent les mentalités, car ce sont les deux qui prétendent à définir les mots avec lesquels on choisit de décrire le destin du pays : Besancenot et Sarkozy sont les deux faces d'une même médaille qui interdit aux socialistes d'être eux-mêmes.

Frédéric Faravel


PS : les faux convertis au réformisme, par Michel Noblecourt
LE MONDE | 18.07.08 | 13h23  •  Mis à jour le 18.07.08 | 13h23

e vous méprenez plus sur l'identité du Parti socialiste. Si, à 4 mois de son congrès de Reims, il est toujours dans le brouillard sur sa stratégie, son projet, son leader et ses alliances, il se revendique désormais clairement, fermement, voire irréversiblement, réformiste. Sa nouvelle déclaration de principes - ratifiée à 82 % lors d'un vote auquel plus d'un militant sur deux n'a pas participé - est formelle : "Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il entend exercer les responsabilités de gouvernement, à tous les niveaux, afin de changer la société." C'est le cadre commun, le socle de toutes les sensibilités au sein du PS.

Un socle commun ? François Hollande, Ségolène Royal, Martine Aubry, Bertrand Delanoë, Pierre Moscovici, et même de nouveau Laurent Fabius, portent leur réformisme en bandoulière. Ils l'assument sans états d'âme. Mais il n'en va pas tout à fait de même pour la minorité du PS, son "aile gauche", du moins à la lecture des cinq contributions qu'elle a livrées en vue du congrès.

Ainsi, le texte de Benoît Hamon et d'Henri Emmanuelli se réclame de ce "socle commun", écarte "les faux débats", défend une "économie sociale et écologique de marché régulée" et évoque cette "carte d'identité". Mais il se garde bien de mentionner le gros mot de réformiste, multipliant même les préventions à l'égard d'un système avec lequel il faut "rompre", afin de "préparer l'avenir en réconciliant le pays avec le progrès".

Pour M. Hamon, ancien président du Mouvement des jeunes socialistes, "l'avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie européenne", qui a accumulé en 2 ans 13 défaites sur 15 scrutins nationaux. "S'adapter, c'est plier", martèle-t-il, en refusant toute adaptation à un modèle "caractérisé par une régulation minimale, quand ce n'est pas tout simplement par l'absence de règles". Il faut donc "adapter l'économie aux exigences des peuples" et "régénérer le clivage gauche/droite, lui rendre le tranchant que le conflit brutal d'intérêts, économiques ou sociaux, légitime". Sus aux compromis à l'eau tiède !

Plus radical encore, Jean-Luc Mélenchon, qui anime en dehors du PS le club Pour une République sociale, range la nouvelle déclaration de principes parmi ces "opérations cosmétiques" qui "ne peuvent plus cacher l'état de délabrement idéologique et organisationnel du parti". Le sénateur de l'Essonne se fixe le but d'"empêcher la mutation du Parti socialiste en Parti démocrate comme en Italie". Et il préconise un "régime de démocratie républicaine continue", s'appuyant sur une "implication populaire" qui s'apparente plus au contrôle populaire cher à Olivier Besancenot qu'à la démocratie participative de Mme Royal. Ainsi, "la capacité permanente du peuple à changer ses lois doit enfin être reconnue à travers la possibilité de référendums d'initiative populaire pour abroger ou proposer une loi".

Les autres textes de l'aile gauche ne reflètent pas davantage la conversion au réformisme. Renvoyant dos à dos "social-défaitisme" et "social-libéralisme", Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès s'adressent à "tous ceux qui ne veulent pas de ce réformisme au rabais qui nous est proposé et qui croient que la politique a pour objet de changer le cours des choses". Ancien premier fédéral du Nord, Marc Dolez, qui battait l'estrade avec l'ex-Parti des travailleurs (trotskiste) pour le non au référendum européen en 2005, est fidèle au "caractère anticapitaliste" du PS et appelle à "l'insurrection militante" pour résister à ceux qui veulent "la liquidation du parti de Jaurès".

Ces faux convertis au réformisme, "nonistes" en 2005, clament, tel M. Hamon, que le PS n'a "pas d'ennemis à gauche". Mais eux ont-ils encore un avenir dans un PS ouvertement réformiste ?

Courriel : noblecourt@lemonde.fr.

Michel Noblecourt
Article paru dans l'édition du 19.07.08

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Published by FARAVEL - dans Média(s)
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commentaires

Suzon 14/08/2008 23:40

Merci Fred, pour ta réponse,très intéressante.Je suis d'accord avec la plupart de tes analyses. J'aurais même tendance à penser que ce sont les nonistes qui ont défendu les analyses du PS. Et qu'il y a quelque chose de très déroutant dans l'attitude de certains soc-dém consistant à produire des textes théoriques très intéressants mais en refusant toute action concrète pour les défendre. En refusant même de voter non au Congrès pour exiger un référendum, censé faire consensus au PS (Et là il n'y a guère de possibilité d'invoquer des différences d'interprétation des articles du traité). D'où un doute que je n'arrive pas à étouffer: n'y aurait-il pas une certaine tendance à la schizophrénie chez certains socio-démocrates? Comment rétablir la confiance? Il paraît qu'en 1986, déjà, Delors nous disait qu'il fallait être patient, que l'Europe sociale, ce serait pour "après"... Ca ne commence pas à prendre un peu des airs de Saint Glin Glin cette affaire?Et puis, j'avoue, quand j'entends Moscovici se réjouir de la façon dont Sarkozy a fait passer le traité de Lisbonne, je me demande vraiment si on est du même bord, lui et moi: est-ce qu'on n'est pas au minimum démocrate au PS? Est-ce que vraiment ce traité méritait qu'on mette le vote des Français à  la poubelle? Est-ce que les socialistes peuvent vouloir construire l'Europe de cette façon?De même, quand M. le Guen trouve l'opposition du PS à Sarkozy trop systématique, il est clair que nous n'avons pas du tout la même perception des choses...  

FARAVEL 15/08/2008 20:10


au PS nous sommes tous Soc-dém'... ça n'empêche pas d'être de gauche : le débat se fait entre sociale-démocratie et social-libéralisme. En Europe parei, nos cousins européens ont choisi une 3e voie
libérale à nous de les ramener dans une optique plus combattive.
Fred


Suzon 29/07/2008 18:25

Je trouve catastrophique de ne pas réussir à être solidaires, à gauche du PS, même face à ce genre d'attaque, de répondre en s'amusant à trier ceux qu'il aurait raison d'attaquer, de l'y aider, et les "bons" socialistes de gauche - nous bien sûr.Ce n'est pas être "cohérent et lisible politiquement" de critiquer ceux qui défendent les mêmes idées que nous et de leur préférer des socio-démocrates - en faisant cela, j'ai peur qu'on apparaisse comme les autres, plus intéressés par la cuisine interne, par les ambitions personnelles que par la défense de ceux qui rament de  plus en plus.Ce que je trouve inquiétant, c'est la rapidité avec laquelle on a laissé transformer la victoire de 2005 en échec. Il faut quand même avouer, malheureusement, que c'est le seul moment où la gauche du PS, aux yeux de beaucoup à gauche, est apparue "cohérente" et "lisible politiquement", où elle a semblée capable de se libérer de sa paralysie, de susciter un élan, un espoir, d'être dans quelque chose de dynamique, bref où elle a paru enfin "avoir une utilité".Etant donné l'importance de l'UE où se décide une bonne partie  de notre législation, il est tout à fait sidérant de vouloir minimiser ce clivage, d'oublier que même lorsqu'on obtient un consensus pour un référendum, il n'est pas respecté - il faut quand même aimer être le dindon de la farce.Et puis franchement, pour ce qui est de jeter des anathèmes, contre Mélenchon, Dolez ou Sartre, tu m'as l'air assez doué.Allez, hurlons avec les loups (tant qu'ils ne hurlent pas contre nous), c'est tellement plus facile et tellement plus gratifiant "A bas Sartre, vive BHL qui lui ne fait  jamais d'erreur, est tellement plus puissant intellectuellement, produit des analyses d'une telle finesse et d'une telle pertinence..." "Et bravo Noblecourt,continue ton oeuvre de basse propagande, tu peux taper plus fort sur Méluche et Dolez, tant que tu ne tapes pas sur Hamon, on est avec toi!" 

FARAVEL 31/07/2008 12:09



Je suis sidéré de constater constamment que de l'extrême gauche du PS jusqu'à son extrême droite, on ne cesse de considérer que le débat sur feu le projet de TCE serait un clivage fondateur et
opérant au sein du socialisme démocratique français.

Car, enfin, si - oui - nous nous sommes divisés profondément sur le sujet :
1- n'oublions pas que la grande majorité des camarades qui avaient voté "non" au référendum interne n'ont pas fait campagne contre le parti ;
2- la divergence portait avant tout sur l'appréciation que nous faisions des mécanismes proposés par le projet de TCE : validation de la partie III avec ou non portée "constitutionnelle" de la
mise en oeuvre des politiques communes ; incertitude quant à la portée réelle de la partie II ; insatisfaction sur quelques points institutionnels de la partie I (mais c'était dépassable) ; refus
de voir l'OTAN considéré comme l'alliance militaire naturelle de l'UE ; appréciation différente sur les possibilités de mise en oeuvre de coopérations renforcées ; appréciation différente des
conséquences des protocoles de révision du traité dans la partie IV.

Mais au bout du compte - à part quelques olibrii qui sont allés faire tribune commune avec le "Parti des travailleurs" - qui en interne et en externe a remis en cause les objectifs communs du
Parti socialiste quant à la construction européenne ?
La perspective fédérale, la perspective d'une intégration politique renforcée, la volonté d'une harmonisation fiscale par le haut, la mise en place d'un gouvernement économique européen
contre-balançant l'indépendance de la BCE, la volonté de négocier un traité social de l'union européenne : tout cela a-t-il été remis en cause par les "nonistes" de l'époque ? Pour beaucoup, ils
ont rejeté le traité car fédéralistes ils considéraient que les possibilités de créer de nouvelles coopérations renforcées étaient amoindries par le projet de TCE, que la faisabilité d'une
nouvelle révision des traités était annulée par les protocoles de révision de la partie IV, figeant donc la construction européen dans son étape confédérale et intergouvernementale, fermant la
porte à toute véritable perspective fédérale même à long terme.
Soyons francs, ce n'est pas de la gauche que sont venues les attaques sur le "plombier polonais" ou sur le refus de l'adhésion de la Turquie (Fabius est contre l'adhésion turque mais il n'en a
pas fait argument durant la campagne sur le TCE ; NPS était globalement pour l'adhésion turque), tout cela est venu de De Villiers...
Par contre, il a pu sembler à quelques uns d'entre nous que nos camarades "ouistes", dont je respecte parfaitement les arguments et les convictions profondes, avaient abandonné l'espoir d'obtenir
quelque résultat que ce soit sur la perspective fédérale ; et qu'au prétexte de ne jamais freiner quelque étape de la construction européenne, il fallait sacrifier au réalisme politique et aux
désaccords avec la majorité des partis d'Europe toute perspective de construire un jour une véritable fédération européenne. Michel Rocard ne nous avait-il pas appelé à en faire le deuil, nous
disant que désormais il faudrait nous contenter d'une grande zone de libre-échange avec quelques politiques communes et quelques réglementations ?
Le PSE vient d'adopter son Manifeste en perspective des prochaines élections européennes ; comme à chaque rendez-vous du PSE, le PS français s'y est encore rendu en intériorisant par avance sa
minorisation : jamais le PS français ne défend réellement dans les instances du PSE ce qui fait chez nous consensus - La perspective fédérale, la perspective d'une intégration politique
renforcée, la volonté d'une harmonisation fiscale par le haut, la mise en place d'un gouvernement économique européen contre-balançant l'indépendance de la BCE, la volonté de négocier un traité
social de l'union européenne -, sous prétexte que sur l'ensemble de ces sujets nous sommes vraisemblablement minoritaires... Mais enfin, nous le resterons toujours si nous ne cherchons jamais à
défendre notre point de vue et nos arguments vis-à-vis de nos camarades ! La sociale-démocratie européenne est au moins autant en désarroi que le PS français : n'hésitons pas à ouvrir le débat
sur ces sujets, nous pourrions in fine avoir quelques surprises - sans gagner sur toute la ligne -, car je suis convaincu que nos camarades sont conscients de la nécessité de proposer aux peuples
une nouvelle ambition pour la construction européenne, sans laquelle l'euroscepticisme ne fera que croître et sans laquelle les partis du PSE ne pourront faire la différence et la preuve de la
valeur ajoutée face aux conservateurs et aux libéraux.

Donc sur la question européenne concrètement, chers camarades, dites moi s'il est impossible que "besoin de gauche", Martine Aubry, Marylise Lebranchu, "reconstruire à gauche" et "reconquêtes"
puissent s'entendre sur ce propos commun : La perspective fédérale, la perspective d'une intégration politique renforcée, la volonté d'une harmonisation fiscale par le haut, la mise en place d'un
gouvernement économique européen contre-balançant l'indépendance de la BCE, la volonté de négocier un traité social de l'union européenne ?



Suzon 25/07/2008 19:27

Le texte de Noblecourt est vraiment de la plus basse propagande. Mais là où je ne te suis pas, c'est que je trouve que Dolez et Mélenchon ont aussi beaucoup de qualités. Ils ont d'authentiques convictions de gauche et disent souvent des choses très intéressantes. Ils sont tout à fait complémentaires de quelqu'un comme Hamon. Les tracts de PRS sont très bons, j'y puise souvent des arguments qui me sont très utiles. Et surtout, le contexte demande à mon avis que les petites querelles entre socialistes de gauche soient un peu mises en sourdine. Les médias font trop souvent comme s'il n'y avait rien entre les socialistes de type Royal ou Delanoë et le NPA. Il est urgent de se rassembler et de faire front pour ouvrir des brèches dans ce mur dressé devant nous.

FARAVEL 28/07/2008 11:08


Les média font effectivement comme s'il n'y avait rien entre Ségolène et le NPA... Raison de plus pour être cohérents et lisibles politiquement quand on veut exprimer à gauche.
Les propos de Mélenchon sur la démocratie en Chine et au Tibet laissent quelques peu songeurs ; la manie de Dolez et Mélenchon à faire du "non" au TCE la mère de toutes les batailles et le nouveau
marqueur de clivage idéologique sont inquiétant, et je ne préfère pas dire ce que je pense de battre les estrades aux côtés du PT... Leurs appels incessant à une "union à la gauche du Parti
socialiste" est une posture qui conduit à l'impuissance politique, il est hors de question de regarder les trains passés et de voir les sociaux-libéraux s'affronter pour la prise de la Rue de
Solferino sans que nous ne fassions rien d'autre que dire que nous avons raison seuls dans notre coin. Mélenchon et Dolez portent des anathèmes sur à peu près tout ce qui bouge dans le PS, prenant
le relais de Sartre quand il s'autorisait à définir qui était de gauche lorsque lui était stalinien...
Si la Gauche du Parti doit avoir une utilité c'est réarmer idéologiquement la future majorité du PS en lui donnant une analyse et des propositions fortes aux côtés de Martine Aubry, Laurent Fabius
et Jean-Christophe Cambadélis, avec Lienneman et Hamon, pas de s'enfermer sur elle-même...
FRED