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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 11:13

Donnons à notre fédération un temps d'avance

une position cohérente : nos positions politiques en motion, notre vote sur le rapport d'activité fédéral, les candidatures que nous soutenons pour le premier secrétaire et le premier secrétaire fédéral.

Au lendemain du vote des militants, et à la veille de notre congrès national à Reims, nous voulons vous faire part de l'analyse que nous tirons de ce scrutin sur les motions.

Avec près de 19 %, la motion C « un monde d'avance » a réalisé un score encourageant, quand les solférinologues de toute obédience promettaient notre écrasement. Nous constatons que les appels à un vote fondé sur le respect de « l'autorité », comme lors des précédents congrès, ou « d'inspiration divine » n'ont pas fonctionné. La majorité sortante du Parti Socialiste, ayant éclaté, la réalité des faits économiques et sociaux ayant rattrapé le PS, les militants n'ont pas cédé cette fois-ci à la tentation du légitimisme : aucune motion ne peut se prévaloir d'un vote majoritaire, ni la motion A soutenue par les principaux responsables de la direction du PS, ni la motion E soutenue par Ségolène Royal qui avait recueilli 59 % des votes en novembre 2006.

Il va donc falloir dialoguer et échanger pour créer une majorité inédite qui remette le Parti socialiste sur les rails et lui permette de retrouver la confiance des classes moyennes et populaires de ce pays. Nous retenons deux enseignements majeurs de cette consultation des militants :

  • tout d'abord, une réelle volonté d'ancrage du Parti Socialiste à gauche. Si l'on se réfère aux discours développé dans les dernières semaines par les différentes motions (parfois en contradiction avec les textes déposés) face à la gravité de la crise financière et l'échec patent du modèle néo-libéral, c'est vers les positions – autrefois jugées peu crédibles – défendues par la motion C que les socialistes ont peu à peu convergé. Notons que les positions les plus irréalistes ne sont pas venues de là où on les attendait ; la crédibilité économique et sociale a clairement changé de camp et les alliances privilégiées avec le centre ont été désavouées ;

  • ensuite et très clairement, les militants ont exprimé un profond désir de changement dans les pratiques politiques de notre parti et de renouvellement de ses équipes dirigeantes. Ils ont compris qu'alors que partout le monde bouge et vite – en premier lieu, avec la victoire de Barack Obama – le PS ne pouvait pas être le dernier endroit à végéter.

Avec la candidature de Benoît Hamon au poste de premier secrétaire, le Parti socialiste peut répondre avec force à ces deux volontés complémentaires des militants. La cohérence de ses orientations, progressivement rejointes par les autres motions, la stratégie politique claire de rassemblement de la gauche qu'il défend, et enfin sa combativité et sa jeunesse sont des éléments déterminants qui peuvent faire de lui le pivot d'une nouvelle majorité pour diriger le PS, renforcer son opposition à la politique de Sarkozy et le remettre au travail sur le chemin de l'alternative.

Ces deux aspirations majeures se sont également exprimées dans le Val d'Oise. Les scores départementaux connaissent quelques distinctions d'avec la situation nationale mais le message reste fondamentalement le même.


C'est pourquoi nous avons choisi une position claire, tranchée et cohérente sur la question du rapport d'activité fédéral. Celui-ci n'a été adopté qu'à une très faible majorité relative (45 Pour, 34 Contre, 53 Abstentions) par les délégués au congrès fédéral. Nous regrettons de ne pas avoir été suivi sur la voie de la cohérence par les représentants de la motion D et E, mais nous assumons parfaitement notre choix de voter Contre dont nous voulons vous rappeler les critères.

Rappelons qu'il ne s'agit pas d'un vote sur une personne, mais il s'agit de s'exprimer sur l'activité durant 3 ans d'une équipe fédérale, dont Dominique Lefebvre n'était que l'animateur ; chaque secrétaire fédéral est comptable tout autant que le premier secrétaire fédéral sortant, des insuffisances constatées de la fédération du Val d'Oise du Parti socialiste.

Nous reconnaissons à l'actif du premier secrétaire fédéral d'avoir respecté ses engagements sur 3 sujets d'importance : la remise en route des commissions fédérales de contrôle qui n'avaient quasiment jamais été réunies sous les mandats précédents ; les principaux contentieux au sein des sections accumulés entre 1998 et 2005 ont été largement purgé, malgré la pérennité de quelques difficultés ; les finances fédérales ont été remises en ordre.

Cependant nous objectons plusieurs remarques fortes de forme et de fond au bilan de l'équipe fédérale sortante :

  • tout d'abord sur la forme, nous rappelons que la règle dans le PS est fondée sur le vote des militants, il n'est donc plus acceptable que le rapport d'activité fédérale ne soit pas soumis au vote des militants ; ensuite le document de 3 pages qui nous a été remis sur table lors du congrès fédéral n'est pas à la hauteur d'un rapport d'activité fédéral, dans lequel nous aurions dû pouvoir mesurer le travail réalisé globalement et dans chacune des délégations du secrétariat fédéral ;

  • ensuite, si l'équipe fédérale s'enorgueillit des victoires municipales et cantonales de mars 2008, un bilan électoral ne peut être le seul argument d'une fédération. D'autant qu'il y a dans ce domaine à prendre et à laisser. Notre département est l'un des rares à avoir perdu des députés de gauche en juin 2007 quand le groupe parlementaire socialiste voyait dans bien d'autres départements ses effectifs s'enrichir de nouveaux députés. Les victoires municipales ont été le fruit avant tout de dynamiques locales où l'on distingue mal la valeur ajoutée de l'équipe fédérale ; des ambiguïtés concernant les alliances avec le MODEM nous ont d'ailleurs coûtés chers à bien des endroits ;

  • enfin, le débat politique de fond est devenu asthénique voire inexistant dans cette fédération. La faiblesse de notre parti naît largement de cette absence de débat de fond qui arme les militants pour débattre avec nos concitoyens. L'échange d'arguments entre les différentes sensibilités du Parti en direction des militants ne tenait plus que de l'exception. La communication a été un fantôme depuis novembre 2005 ; Agir-Unir est devenu irrégulier et inconsistant alors que souvent il représentait l'un des rares liens politique et intellectuel entre la fédération et les militants. Le prétexte de l'effort mis sur internet n'est pas suffisant, quand les militants qui n'ont pas de mails (plus de 1 000) ne reçoivent quasiment plus aucune communication de la fédération. Le site internet lui-même mériterait un profonde refonte.

La fédération a besoin d'un sursaut qui prenne en compte à la fois les deux enseignements du congrès (ancrage à gauche, urgence du renouvellement) et ses enjeux propres qui découlent de notre analyse du bilan de l'équipe fédérale sortante. La candidature d'Emmanuel Maurel se veut une solution à ces besoins. Le 20 novembre, vous voterez pour le candidat que vous estimez le plus capable d’animer notre fédération pendant trois ans. Il se présente aux suffrages des militants parce que nous le croyons à même d’assumer cette mission. Des camarades de toutes les sensibilités du Parti l’y ont d’ailleurs encouragé.

Ils connaissent ses convictions, son goût du débat dans le respect mutuel, son sens du Parti. Ils connaissent son attachement à notre département. Ils connaissent son attachement à notre fédération, au sein de laquelle il milite depuis l’âge de 17 ans.

Fort de ces soutiens, il sera capable de rassembler autour de lui les militant(e)s qui veulent remettre cette fédération sur le chemin du dynamisme et de la convivialité. Nous le soutenons pour qu'il soit à la fois un porte-parole disponible et l’animateur d’une nouvelle équipe fédérale pluraliste, à l'écoute des militants, attentive aux luttes sociales. Notre fédération a besoin d’un nouveau souffle. Ensemble, écrivons une nouvelle page du Parti Socialiste dans le Val d’Oise.

Frédéric Faravel

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Published by FARAVEL - dans Parti Socialiste
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