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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 07:16

C'est donc le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), qui a gouverné le Mexique pendant 71 ans, qui revient au pouvoir après 12 ans d'opposition. Son candidat, Enrique Peña Nieto, est crédité d'au moins 37,93 % des voix à l'élection présidentielle de dimanche, selon des sondages de sortie des urnes. M. Peña Nieto arriverait plus de 10 points devant le candidat de la gauche et du Parti Révolutionnnaire Démocratique (PRD), Andres Manuel Lopez Obrador.

La droite du président sortant (non rééligible) et du Parti d'Action Nationale (PAN) subit une défaite retentissante qui vient sanctionner une situation économique mauvaise et une criminalité organisée et militarisée endémique. La victoire du PAN en 2000, puis en 2006, avait sanctionné de la même manière le PRI soupçonné de corruption généralisée, de fraude électorale et d'autoritarisme. Fondamentalement rien n'a changé au PRI, il verse toujours dans l'autoritarisme et dans le clientélisme. Pour preuve, dans l'Etat de Oaxaca, le gouverneur PRIste a connu un mouvement populaire exigeant sa destitution pour les méthodes de corruption, de violence qui y était légion courante. Ceoendant, la cure d'opposition lui a cependant permis de se refaire une santé et de reconstruire sa machine électorale et ses réseaux en province pour profiter des déconvenues de la droite mexicaine.

A Mexico, la gauche conservera la mairie qu'elle détient depuis 1997, grâce à la large victoire de son candidat, l'ancien procureur Miguel Angel Mancera, qui obtient près de 60 % des voix. La candidate du PAN, Isabel Miranda de Wallace subit une déroute avec moins de 15 % des suffrages. Selon d'autres enquêtes de sortie des urnes, le PRI gagne également 4 des 6 postes de gouverneur qui étaient en jeu et en particulier dans l'Etat du Jalisco, dont la capitale est Guadalajara, deuxième ville du Mexique, et tenue auparavant par le PAN.

Il existe donc une différence profonde entre la politique dans la capitale fédérale, progressiste, et le reste du pays qui reste soumis à des éléments extrêmement conservateurs et à un encadrement notabiliaires lié à la corruption, aux forces paramilitaires et au trafic de drogue.

1701340962043.jpgLa gauche mexicaine doit se poser la question de la candidature qu'il présente au pays. Ni Cuauthemoc Cardenas, ni Lopez Obrador (en photo ci-contre) n'ont convaincu les Mexicains de leur fiabilité, alors même que la municipalité de Mexico est connue pour ses bons résultats et que le PRD présente au Mexique un projet réel de transformation du pays.

L'Internationale Socialiste doit également mettre fin à l'ambigüité qu'elle entretient depuis trop longtemps. Le PRI est, tout comme le PRD (sa scission démocratique et progressiste), membre de l'organisation social-démocrate. Les raisons de son affiliation sont anciennes et dépassées : elle date d'une époque où le PRI proposait des politiques progressistes, avait du Mexique le refuge international de tous les militants internationalistes pourchassés, et où l'IS tentait de rassembler des partis non-alignés sur l'URSS ou les Etats-Unis d'Amérique. Cependant, ce parti a choisi depuis la fin des années 1970 une stratégie néo-libérale (alignée sur le Parti Républicain US), renforçant en même temps sa tendance autoritaire et ses pratiques clientélistes et corruptrices. L'Internationale Socialiste n'a pas d'orientation claire ; son organisation est vérolée par la présence de partis qui n'ont plus rien de socialistes, alors qu'il a fallu exclure en catastrophe sous la pression légitime des "printemps arabes" le RCD de Ben Ali et de RND de Moubarak en 2011 !?! Le PRI n'a pas plus sa place dans l'IS que ces deux partis ou quelques autres.

Tout cela doit être remis sur la table pour que l'action internationale et européenne des socialistes s'ouvre à de véritables organisations progressistes capables de penser la transformation sociale à l'échelle globale.

Frédéric FARAVEL
Secrétaire fédéral aux relations extérieures du PS Val-d'Oise

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Published by FARAVEL - dans Amérique(s)
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