Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
Me contacter

en savoir plus

 

Trouve

Gauche Républicaine & Socialiste

28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 10:54

Création d'une UMP "pirate" avec des nationalistes belges

Pierre D'Ans ancien leader du parti d'extrême droite belge Front national a lancé l'UMP-B, calqué sur la formation française dirigée par Nicolas Sarkozy mais qui n'en a pas reçu l'aval.

Le logo de l'UMP-B

Le logo de l'UMP-B (DR)

Des Belges souhaitant rassembler la droite classique et les "nationalistes fréquentables" ont créé un parti politique, l'Union pour un mouvement populaire (UMP-B), calqué sur la formation française dirigée par Nicolas Sarkozy mais qui n'en a pas reçu l'aval.
"On ne veut pas nuire à l'UMP et à M. Sarkozy, que nous considérons comme un homme d'exception. Nous voulons, comme M. Sarkozy en France, rassembler toutes les forces de droite en Wallonie", a affirmé mercredi 27 décembre le fondateur de l'UMP-B Pierre D'Ans, dont le site internet appelle à "transcender les anciennes frontières" entre droite classique et droite "nationaliste (mais fréquentable)".
Selon l'association RésistanceS.be, qui se définit comme un "observatoire de l'extrême droite" belge, Pierre D'Ans est "l'ancien leader liégeois" de Force nationale (FNationale), une dissidence du parti d'extrême droite belge Front national (FN).

 

Un coq ou le Manneken-Pis
"Nous avons contacté plusieurs fois l'UMP à Paris depuis 4 mois, a indiqué M. D'Ans, mais ils ne nous ont jamais répondu, alors nous avons foncé. Quant aux Français de l'UMP de Belgique, ils sont tous du MR", le Mouvement réformateur (libéral) dirigé par le ministre belge des Finances, Didier Reynders.
Alexandre Laurent, trésorier de la section belge du parti de Nicolas Sarkozy, a indiqué mercredi à l'AFP avoir reçu de nombreux appels au sujet du "site pirate" de Pierre D'Ans.
A la mi-décembre, "le service juridique de l'UMP les a sommés d'arrêter cette utilisation abusive de notre sigle et de notre logo qui risquait de créer la confusion", a déclaré M. Laurent.
Sur les projets de logos visibles sur le site internet des fondateurs de l'UMP-B, l'arbre figurant au centre du logo du parti français est remplacé par un coq symbolisant la Wallonie, par le Manneken-Pis bruxellois ou par les 9 boules de l'Atomium.

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 14:09
Le pauvre projet européen de l'UMP

Ump_europe_1J'ai lu le projet UMP sur l'Europe.

Timide et inquiète, l'UMP véhicule une vision anxiogène de l'avenir des frontières de l'Europe et défend un projet sous dimensionné au regard de la crise de confiance que rencontre l'Union Européenne.

Aux questions légitimes de nos concitoyens : "que doit on, que peut on attendre de l'Europe" l'UMP propose une vision repliée sur elle même des intérêts de la France dans l'Europe.

Sur la question institutionnelle, deux propositions se combinent pour dessiner le portrait d'une Europe des nations très éloignée de l'objectif d'une Union politique, économique et sociale.

Nicolas Sarkozy propose l'adoption d'un "mini traité" qui reprend plusieurs dispositions du Traité Constitutionnel existant. A la question de savoir quel est l'objectif principal recherché par cette proposition, on finit par comprendre que le contenu de la réponse importe moins que la volonté de contourner l'étape d'un nouveau référendum sur l'avenir institutionnel de l'Europe. Nicolas Sarkozy le confesse lui même quand il affirme que ce mini traité a vocation à être ratifié par voie parlementaire. La droite montre une grande continuité dans son approche du rôle et de la responsabilité de la France dans la relance de la construction européenne en soumettant les grands enjeux européens au diktat des petits calculs politiques nationaux.
[...]
par Benoît Hamon,
député socialiste européen,
secrétaire national du Parti socialiste pour le projet européen

Lire la suite "Le pauvre projet européen de l'UMP"

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 16:04
51 % d'indépendantistes :
vive l'Ecosse libre !?!

n 1707, l'Act of Union scellait les épousailles entre l'Angleterre et l'Ecosse. 300 ans, cela devrait vous cimenter un mariage. Or un sondage réalisé par l'institut ICM début novembre révèle qu'une majorité d'Ecossais, 51% exactement, souhaitent l'indépendance. Le Scottish National Party - classé à gauche du New Labour et des Lib-Dem - est bien placé pour devenir le premier parti du Parlement écossais, en mai prochain. Il suffirait alors qu'il s'allie aux libéraux-démocrates et aux Verts pour être en mesure d'organiser un référendum sur l'indépendance... William Wallace, alias Braveheart, a dû offrir une tournée de whisky au paradis des héros. Depuis le XIIIe siècle qu'il attendait sa revanche sur les troupes du roi d'Angleterre !
Partager cet article
Repost0
17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 14:03
Percée en Pologne d'un nouveau centre-gauche proeuropéen

ecul des populistes, affaiblissement de l'extrême droite et percée d'une nouvelle force de centre-gauche, les élections locales du dimanche 12 novembre ont remodelé le visage politique de la Pologne.

Ballottés par l'opposition dans les grandes villes, en recul dans les conseils régionaux selon les résultats quasi définitifs de la commission électorale polonaise, les conservateurs de Droit et justice (PiS) cèdent du terrain au terme d'une année laborieuse d'exercice du pouvoir, marquée par une coalition controversée avec l'extrême droite et les populistes.

Avec entre 1% et 3%, les ultracatholiques nationalistes antieuropéens de la Ligue des familles polonaises (LPR) sortent laminés du scrutin. Même leçon pour les populistes antilibéraux de Samoobrona (Autodéfense), dont le meilleur score frise les 8% dans les conseils régionaux, contre 16 % il y a quatre ans. Dans les zones rurales, une partie de son électorat traditionnel aurait été absorbée par le PiS et le Parti paysan. Mateusz Piskorski, député Samoobrona, estime que son parti doit "repenser" sa stratégie. Le débat interne a commencé. Une fraction voudrait voir le parti "s'orienter lisiblement à gauche", note-t-il.

L'affaiblissement de la LPR et de Samoobrona fait le jeu du premier ministre conservateur, Jaroslaw Kaczynski, qui, depuis dimanche, est en mesure d'exercer une pression supplémentaire sur les turbulents leaders de ces deux formations. Roman Giertych (LPR) et Andrzej Lepper (Samoobrona) auraient désormais tout à perdre à quitter la coalition gouvernementale.

UNE ALLIANCE SINGULIÈRE

Mais la principale surprise du scrutin concerne l'apparition d'une nouvelle force de centre-gauche proeuropéenne, représentée par le bloc Gauche et démocrates (LiD). Créée en septembre pour les élections, l'alliance est née d'une entente inattendue entre les 2 partis sociaux-démocrates - l'Alliance de la gauche démocratique (SLD) et le Parti social-démocrate (SDPL), qui ont gouverné jusqu'en 2005 - et des libéraux issus du mouvement Solidarité regroupés sous la bannière du Parti démocratique (PD, centre libéral).

Singulière puisque reposant sur un compromis entre des milieux post-communistes modérés et une fraction libérale post-Solidarité, par essence anticommuniste, cette alliance vient offrir un contrepoids aux 2 formations de droite qui dominent la scène politique, PiS et son adversaire direct, la Plate-forme civique (PO, centre-droit libéral). Elle unit les forces qui se sont entendues en 1989 pour permettre un passage en douceur à la démocratie, scellant un compromis historique dénoncé avec violence aujourd'hui par les conservateurs au pouvoir.

La LiD a gagné son pari. Elle remplit le vide politique laissé par la gauche qui a été balayée aux élections de 2005, après divers scandales de corruption. Ils ont été 23% à Varsovie à accorder leur suffrage au candidat de centre-gauche Marek Borowski, contre 38% pour Kazimierz Marcinkiewicz (PiS) et 34% pour Hanna Gronkiewicz-Waltz (PO). Dans les conseils régionaux, la LiD a rassemblé 14% des suffrages, derrière la PO et PiS. L'alliance, qui évince Samoobrona à la 3ème place, aurait bénéficié d'un vote sanction contre les conservateurs, mais aussi d'un suffrage proeuropéen.

Le Parti démocratique est "une des rares forces politiques polonaises à s'être prononcées, sans ambages, comme proeuropéennes", explique l'un de ses représentants, Bronislaw Geremek, eurodéputé et ancien ministre des affaires étrangères, qui croit au futur de la nouvelle alliance de centre-gauche : "Il est très probable qu'il y ait une entente plus durable, au-delà de ce scrutin local, orientée vers les prochaines élections législatives."

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2006 5 10 /11 /novembre /2006 15:56
La Commission européenne préconise une réforme institutionnelle avant tout élargissement

ne solution institutionnelle devra avoir été trouvée au moment où le prochain État membre devrait être prêt à entrer dans l'Union", a recommandé la Commission européenne, dans un rapport sur la stratégie d'élargissement de l'Union, publié mercredi 8 novembre. "Une réforme institutionnelle est nécessaire pour améliorer l'efficacité de la prise de décisions dans l'UE élargie", ajoute ce rapport. Le président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso s'était déjà prononcé en ce sens ces derniers mois, ainsi que plusieurs autres dirigeants européens.

Le commissaire à l'élargissement, Olli Rehn, a par ailleurs souligné que l'Union européenne devrait s'assurer que tout nouvel élargissement bénéficierait "du soutien de l'opinion publique". "Maintenir la rigueur du processus et des conditions strictes sont essentiels pour préserver ce soutien", a-t-il expliqué. "Nous accordons beaucoup d'attention à l'opinion publique. Je suis parfaitement conscient que nous devons mieux communiquer et mieux écouter ses sentiments face à l'élargissement", a ajouté M. Rehn. Pour s'assurer du soutien de l'opinion publique, la "tradition européenne" est de s'assurer que les décisions sont prises à l'unanimité et qu'elles sont soutenues par les parlements nationaux, a-t-il précisé.

Cette recommandation sur l'élargissement ne concerne cependant pas la Bulgarie et la Roumanie, qui entreront de toutes façons dans l'UE au 1er janvier prochain. De tous les pays candidats à une adhésion à l'UE, la Croatie devrait être la première à rejoindre l'UE. Elle comptait pouvoir y adhérer avant les élections européennes de 2009, date à laquelle les dirigeants européens espèrent avoir trouvé une solution au rejet du traité constitutionnel par la France et les Pays-Bas.

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 10:14
Comment les socialistes sont en train de se prendre les pieds sur la Turquie et le génocide arménien...

Depuis 9h30, ce matin, jeudi 12 octobre, l'Assemblée nationale examine une Proposition de loi du PS visant à réprimer la négation du génocide arménien de 1915. Tout pousse à voter ce texte. Tout pousse à l’adoption de ce projet de loi qui tend à réprimer d’un an de prison et 45 000 euros d’amende la négation du génocide arménien. Tout semble y pousser car les Arméniens de Turquie ont bel et bien été victimes, au début de la Première Guerre mondiale, d’une déportation et de massacres d’une telle ampleur qu’ils auront constitué, avant celui des Juifs et des Tutsis, le premier des trois génocides du XXème siècle.

Rarement, pourtant, un projet de loi aura suscité tant de polémiques mais pourquoi ?

La première raison en est que les historiens, et pas seulement eux, s’inquiètent, maintenant, de la tendance à faire écrire l’Histoire par la loi. Cela permet de faire émerger une Histoire « officielle », concept dangereux. C’est la marque, disent-ils, des régimes totalitaires et non pas d’une démocratie et l’on en arrive ainsi, ajoutent-ils, aux récents dérapages sur la colonisation : on ne peut pas dénoncer l'article qui vantait les bienfaits de la colonisation et entrer la logique défendue aujourd'hui par la proposition socialiste. Sur ce sujet, la loi Gayssot sur les crimes contre l'humanité et la reconnaissance officielle du Génocide arménien suffisent amplement.

C’est un débat de fond, auquel s’ajoutent, en l’occurrence deux débats politiques. Le premier est, bien évidemment, la question de l’éventuelle adhésion de la Turquie à l’Europe. Beaucoup de ceux qui s’y opposent ne sont pas mécontents de souligner que la Turquie ne reconnaît toujours pas le génocide des Arméniens et d’essayer d’envenimer les relations de la France et de la Turquie jusqu’au point de non retour. Beaucoup de ceux qui y sont, au contraire, favorables font valoir que cette reconnaissance doit être un préalable à l’adhésion mais que la Turquie est en train d’évoluer sur cette question et que l’on ne fait, avec ce projet, que bloquer les discussions turco-turques en les crispant.

Le second débat politique est, lui, politicien dans la mesure où le vote arménien pèse lourd dans plusieurs régions françaises et que la pêche aux voix déterminera la position de beaucoup de députés. Et puis, enfin, il y a la question des relations franco-turques.

Autant on peut plaider contre l’adhésion de la Turquie à l’Union, autant on peut se demander, après la reconnaissance du génocide arménien par le Parlement français et la déclaration de Jacques Chirac estimant que la Turquie ne pouvait pas devenir européenne avant d’avoir fait ce pas, s’il y a un sens à ce que la France enfonce encore le clou ! La Turquie devra faire en la matière des efforts : ouvrir un vrai débat sur son histoire, protéger juridiquement les historiens turques contre quelques magistrats un peu trop nationalistes et contre les agressions de l'extrême droite « laïque ». L'interpellation de la République d'Arménie par le parlement turque unanime pour entamer un travail commune peut constituer en la matière une première avancée, même si elle est encore insuffisante. Mais ce n'est sans doute pas le principal fait que la Turquie doit encore dépasser pour prétendre s'associer réellement à l'union européenne : les questions kurdes et chypriotes restent des impératifs diplomatiques autrement plus sérieux et difficiles à résoudre pour la crédibilité européenne.

Phare des élites turques depuis deux siècles, la France a-t-elle vraiment intérêt à rompre avec un pays d’une telle importance ? A y abandonner aux Etats-Unis une place qui ne sert pas seulement son économie mais aussi son rayonnement international ? Ce n’est pas la moindre des questions. Celles ou ceux des prétendants à l'Elysée qui tendent à s'emporter sur le sujet font là visiblement preuve de légèreté ou d'incompétence.

Frédéric FARAVEL


Partager cet article
Repost0
2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 11:05
Courte victoire des sociaux-démocrates aux législatives autrichiennes

'opposition sociale-démocrate (SPÖ) a remporté, dimanche 1er octobre, une courte victoire aux élections législatives en Autriche devançant les conservateurs du chancelier sortant Wolfgang Schüssel par 35,7% des voix contre 34,2%, selon les résultats donnés par le ministère de l'intérieur. Ces résultats ne tiennent cependant pas compte des 400 000 bulletins de vote d'Autrichiens de l'étranger et de citoyens n'ayant pas voté dans le bureau de vote de leur domicile. Ces bulletins devraient être dépouillés seulement d'ici le 10 octobre.

"Les électeurs ont marqué un besoin de changement", a expliqué sur la télévision ORF le leader des sociaux-démocrates Alfred Gusenbauer. Prudent, il a également souligné avoir"besoin d'un résultat définitif" et s'est dit prêt à mener de prochaines négociations séparées avec les conservateurs et les Verts pour former une coalition de gouvernement. Cela pourrait prendre des semaines.

Avant même les résultats officiels, Wolfgang Schüssel avait implicitement reconnu sa défaite."Je sais bien que vous n'avez pas le cœur à la fête, moi non plus", avait-il déclaré devant des militants. "Il faudrait un petit miracle pour que les choses changent encore", avait-il ajouté.

Le parti SPÖ d'Alfred Gusenbauer, malgré des sondages donnant jusqu'au bout une avance à l'ÖVP, était donné vainqueur avec 35,7%, contre 34,2% à l'ÖVP, 11,2% au FPÖ (extrême droite) et 10,5% aux Verts, selon des chiffres provisoires du ministère de l'intérieur. Les conservateurs perdraient ainsi 13 sièges de députés, avec 66 mandats contre 68 aux sociaux démocrates restés stables par rapport à 2002.

L'extrême droite, divisée, devrait quitter le gouvernement bien que le parti libéral FPÖ de Heinz-Christian Strache, successeur et rival de Jörg Haider, obtienne à l'arraché la troisième place. Mais le BZÖ, le parti de Jörg Haider, crédité de 4,2% par le ministère, devrait entrer de justesse au Parlement fédéral.

IMPORTANCE DES 400 000 VOIX ENCORE À DÉPOUILLER

Le politologue Peter Ulram a cependant souligné dimanche soir l'importance des 400 000 voix restant à dépouiller. En tenant compte de ces votes, "il se peut que le BZÖ n'atteigne pas les 4% nécessaires pour entrer au Parlement, dans ce cas les sociaux-démocrates et les Verts disposeront d'une majorité absolue", a-t-il expliqué.

En cas d'entrée au Parlement du BZÖ, une "grande coalition" entre les sociaux démocrates et les conservateurs, dirigée par M. Gusenbauer, serait la "seule" option possible, estime M. Ulram, qui exclut "pour des raisons de conflit de personnes" une alliance des conservateurs avec les deux partis d'extrême droite.

M. Schüssel avait choqué l'Europe en février 2000 en devenant le premier dirigeant européen à former une coalition avec l'extrême droite. La droite avait alors devancé les sociaux-démocrates pour la première fois depuis 1966, avec un score historique de 42,3% des voix. Le SPÖ, longtemps en tête dans l'opinion, avait chuté ces derniers mois dans les sondages à cause du scandale de la banque Bawag, propriété de la centrale syndicale ÖGB, elle-même très liée à la gauche. La banque avait caché pendant plusieurs années un trou d'environ trois milliards d'euros, à la suite de spéculations douteuses ou de fraudes.

Quelque 6,1 millions d'Autrichiens étaient appelés aux urnes dimanche pour élire 183 députés au Conseil national (Nationalrat), la Chambre basse du Parlement.

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2006 3 27 /09 /septembre /2006 08:31
La Commission européenne a confirmé, mardi 26 septembre, l'élargissement de l'Union européenne à 27 au 1er janvier prochain. A cette date, la Bulgarie et la Roumanie rejoindront l'UE, mais ces pays resteront toutefois sous surveillance et devront se réformer s'ils veulent réellement tirer des avantages de leur adhésion. Dans son rapport adopté mardi, la Commission, qui a noté les "progrès" accomplis par les deux pays depuis sa dernière évaluation, en mai, a malgré tout souligné que des problèmes persistaient dans certains secteurs – de "la sécurité alimentaire, de la sécurité aérienne, des fonds agricoles européens, du pouvoir judiciaire et de la lutte contre la corruption". Pour l'instant, il ne s'agit que de mesures de surveillance mais la Commission a indiqué qu'elle prendrait des "mesures correctives, le cas échéant, pour assurer la bonne marche des politiques de l'UE".
La Bulgarie et la Roumanie, les pays les plus pauvres de la future Union européenne à 27, ont signé en avril 2005 un traité d'adhésion qui prévoyait leur entrée dans l'UE le 1er janvier 2007, mais permettait aux Vingt-Cinq, sur recommandation de Bruxelles, de repousser cette adhésion d'un an. La Commission n'ayant pas proposé de report, les deux pays rejoindront automatiquement le club européen le 1er janvier prochain.

La commission européenne fait à nouveau preuve d'une fuite en avant fondée sur une vision néo-libérale de grand marché. Alors que le précédent élargissement à 10 pays de l'Europe centrale, orientale et méditerranéenne s'était déjà déroulé dans de mauvaises conditions, l'arrivée de deux Etats plus pauvres encore ne peut que compromettre à moyen terme la consolidation du projet européen.
On peut légitimement penser que les conséquences de l'élargissement précédent et sa négociation dans le dos des opinions publiques des Quinze ont pour une large part provoqué le rejet du projet de traité constitutionnel européen en France et aux Pays-Bas ; ce projet de traité n'était pas bon loin s'en faut, l'addition des handicaps devrait définitivement clore les accusations en xénophobie des électeurs français.

L'Union européenne n'a donc toujours pas accompli sa réforme institutionnelle et ses perspectives financières 2007 sont non seulement sous-dimensionnées, mais n'ont pas permis d'opérer les nécessaires transformations structurelles face aux nouveaux défis de la construction européenne et de la mondialisation (la PAC y occupe notamment trop de place encore).
Comment dans ces conditions réussir l'élargissement à la Bulgarie et à la Roumanie, dont on connaît les profondes difficultés internes, sans que cela n'encourage encore la poussée populiste dans toute l'Europe et ne mine in fine la volonté des peuples de poursuivre la construction européenne. Au moment où la Russie relève la tête sous la férule autoritariste de Vladimir Poutine, alors que les Etats-Unis d'Amérique ont démontré avec drame l'inocuité du rôle de gendarme du monde, la Commission européenne avec la complicité des gouvernements des Etats membres fait courrir un risque dramatique à l'Union.
Ce faux-pas semble même intégré en soi, puisque l'on annonce parallèlement le ralentissement voire le gel de toutes les autres négociations d'adhésion en cours : Croatie et Turquie au premier chef... mais n'oublions que la perspective générale de l'unification européenne imposerait de futures négociations avec la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Monténégro, la Macédoine, le Kosovo et l'Albanie. En précipitant l'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie, il n'est pas sûr que l'Union y gagne des membres et des peuples solidement attachés au projet européen, mais il est désormais sûr qu'elle repousse aux calendes grecques toute perspectives d'unification continentale.

Frédéric FARAVEL
Partager cet article
Repost0