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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 09:48
Varsovie et Londres près d'accepter le nouveau traité européen
LE MONDE | 16.10.07 | 08h45  •  Mis à jour le 16.10.07 | 10h25
Luxembourg, bureau européen

trois jours du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, qui se réuniront les 18 et 19 octobre à Lisbonne pour tenter de s'entendre sur un nouveau traité institutionnel, leurs 27 ministres des affaires étrangères ont débattu, lundi 15 octobre à Luxembourg, des derniers obstacles qui bloquent encore la conclusion d'un accord. La présidence portugaise s'est dite "confiante" à l'issue de la rencontre, mais elle a reconnu que plusieurs différends ne sont toujours pas réglés.

La Pologne, en particulier, continue de demander l'inscription dans le traité de la clause dite de "Ioannina", qui permet à une minorité d'Etats d'obtenir le gel d'une décision pendant un délai "raisonnable". Varsovie a renoncé à exiger que ce délai soit fixé à deux ans, mais insiste pour que la clause figure dans le traité, et non dans une déclaration annexe dont la valeur juridique est moindre. La plupart des Etats sont hostiles à cette demande.

Le secrétaire d'Etat portugais aux affaires européennes, Manuel Lobo Antunes, a jugé "constructive" l'attitude de la ministre polonaise, Anna Fotyga, tout en indiquant qu'aucune solution n'a encore été trouvée. Certains experts proposent que la clause de Ioannina ne puisse être modifiée qu'à l'unanimité afin de garantir sa pérennité.

"LIGNES ROUGES"
En revanche, la Grande-Bretagne, qui était, avec la Pologne, l'un des Etats les plus critiques à l'égard du nouveau traité, s'est déclarée satisfaite de sa dernière version. La principale difficulté consistait à mettre en forme les dérogations obtenues par Londres dans le domaine de la coopération judiciaire et policière sans affecter la capacité d'action des autres Etats. Le ministre britannique David Miliband a estimé que les "lignes rouges" fixées par le gouvernement de Gordon Brown sont respectées.

D'autres délégations ont fait part de leurs réserves. L'Italie refuse la nouvelle répartition des sièges d'eurodéputés qui vient d'être adoptée. Elle n'accepte pas la rupture de la parité avec la France et la Grande-Bretagne, dont elle est proche par la démographie. Le chef du gouvernement italien, Romano Prodi, considère que cette question, qui ne relève pas du futur traité, pourrait être tranchée plus tard, mais la présidence portugaise souhaite qu'elle soit réglée au sommet de Lisbonne.

La République tchèque réclame, pour sa part, l'adoption d'une disposition qui obligerait la Commission, si le Conseil le lui demande, à retirer une proposition législative. Les experts européens jugent que cette suggestion contredit le droit d'initiative reconnu à la Commission. L'Autriche demande de pouvoir limiter l'accès à ses universités d'étudiants venus d'autres pays de l'UE, ce que la Cour de justice estime contraire au principe de non-discrimination.

La Bulgarie soulève la question de la transcription en cyrillique du nom de l'euro, qui l'oppose à la Banque centrale. Le Parlement européen souhaite des garanties sur la protection des données personnelles dans le domaine de la politique étrangère.

La présidence portugaise devra résoudre ces ultimes difficultés pour rendre possible l'adoption du traité à Lisbonne, suivie de sa signature en décembre puis de sa ratification dans les 27 Etats membres au cours de 2008.

Thomas Ferenczi
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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 08:45

Polémique après l'entrevue entre le Pape et un antisémite
Par Pierre Rouchaléou (Journaliste)    00H40    10/08/2007

Le Vatican tente de désamorcer les critiques concernant la visite du père polonais Rydzyk, directeur de Radio Maryja.

Le Pape et Tadeusz Rydzyk (Reuters)

(De Berlin) Depuis des années, la radio polonaise ultra catholique et nationaliste Radio Maryja, n’a de cesse de tenir des propos antieuropéens et même antisémites. L'audience que le pape Benoît XVI a accordé dimanche à son directeur, le prêtre Tadeusz Rydzyk, soulève une vague de protestations internationales.

 

Dans une lettre adressée au Saint-Siège, le Congrès juif européen s’est dit choqué par cette audition du pape et a fait part de son émoi auprès du Vatican. "Les propos antisémites de Tadeusz Rydzyk sont toujours retransmis par sa radio", a rapporté le quotidien La Reppublica en citant la lettre de protestation. Benoît XVI avait brièvement reçu le sulfureux ecclésiastique polonais dimanche dernier, en compagnie d’autres pèlerins dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo, près de Rome.

 

Dans un communiqué, le Saint-Siège a indiqué que la réunion ne porte en aucun cas atteinte aux bonnes relations qu’entretiennent juifs et chrétiens. "Le fructueux dialogue entre juifs et chrétiens n’est nullement menacé par la salutation donnée par le Saint-Père au directeur de Radio Maryja", a minimisé le cardinal Achille Silvestrini.

 

Radio Maryja a donné de cette banale rencontre une autre version, puisqu’elle rapporte que le pape a remercié "les milliers d’auditeurs de Radio Maryja pour leurs prières et a béni Radio Maryja pour son travail". Mais, selon le communiqué, la rencontre entre le directeur de Radio Maryja et Benoît XVI se serait limitée à un simple "baisemain".

 

Des cercles proches du Vatican ont fait savoir que "le pape recevait à Castel Gandolfo de nombreuses personnes qui en font la demande et dont on ne sait généralement rien, sauf quand celles-ci font elles-mêmes état de la rencontre".

 

Connue pour distiller en permanence des propos antisémites, Radio Maryja a été fondée il y a 15 ans par le père rédemptoriste Tadeuyz Rydzyk. Basée à Torun (au nord de la Pologne), Radio Maryja diffuse régulièrement des opinions nationalistes, anti-européennes et antisémites. La station, qui revendique 3 millions d'auditeurs (un million, selon des statistiques indépendantes), possède aussi un quotidien national, Nasz Dziennik, une station de télévision, Trwam, et une école supérieure de journalisme - pour laquelle une aide auprès de l'Union européenne a été sollicitée.

 

En 2006, le Congrès juif européen avait en vain engagé des poursuites judiciaires. Mais la radio jouit de la protection du gouvernement polonais. Lors de la campagne présidentielle de 2005, elle a franchement soutenu le PiS (le droit et la justice), le parti des frères jumeaux Lech et Jaroslaw Kaczynski.

 

Face à la contestation suscitée en Pologne et à l’étranger par le contenu de ses programmes, le Vatican avait demandé l’an dernier que Radio Maryja soit placée sous observation par l’épiscopat polonais. Le rapport qu’il en a fait n’a rien changé. Propriété de l’ordre des Rédempteurs, le groupe du catholique berlusconien Tadeusz Rydzyk échappe au contrôle des évêques. Son supérieur, le Père Zdzislaw Klafka, l'a ouvertement soutenu et blanchi des récentes accusations d'antisémitisme.

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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 07:29
2006 - 2007 : Actualité des services publics dans l'Union Européenne
 

PublicLes années 2006 et 2007  n'ont pas été des bonnes années pour le service public en Europe. Sous l'impulsion de la Commission Barroso, les chantiers des libéralisations sectorielles entamées depuis une décennie ont connu une véritable accélération, et la Commission s'attaque aussi désormais à différents dispositifs nationaux et régionaux. Le point sur la Poste, le rail, l'énergie et le livret A...

 

Lire la suite "2006 - 2007 : Actualité des services publics dans l'Union Européenne"

 
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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 10:13
Eurogroupe : douze ministres en colère contre Sarkozy
Derrière les caméras, le Président a dû revoir sa politique budgétaire.
Par JEAN QUATREMER - Libération : vendredi 13 juillet 2007

Que s’est-il réellement passé lundi soir à Bruxelles lors de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et les douze ministres des Finances de la zone euro ? Le président de la République, lors de la conférence de presse qu’il a tenue vers 20 h 15, en compagnie de Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe et ­Premier ministre du Luxembourg, a affirmé que tout s’était bien passé - «il y a eu un consensus assez général de ­satisfaction» - et que ses partenaires lui avaient donné ­quitus pour sa politique économique. Les médias français, à la différence des journaux étrangers, ont globalement répercuté ce message.
 
«Lest».
Or la réalité est un tantinet différente. «Le visiteur du soir», comme l’a appelé ironiquement Juncker, s’est fait au contraire sérieusement sermonner par l’ensemble des ministres des Finances présents, sans égard pour son rang, et il a dû prendre toute une série d’engagements pour les rassurer. «Nicolas Sarkozy ne s’attendait manifestement pas à cette levée de boucliers», raconte un témoin : «Cela a été un feu nourri contre la France. Tous les ministres se sont exprimés pour lui dire leur inquiétude.»
 
Un accrochage tendu a même eu lieu avec Peer Steinbrück, le grand argentier allemand, furieux de voir la France distribuer 13 milliards de cadeaux fiscaux et renvoyer l’équilibre des comptes publics à 2012, à la fin du quinquennat, alors que les treize pays de la zone euro se sont engagés en avril dernier sur la date de 2010. Le ministre l’a dit sans fioriture, comme ­à son habitude, mettant en ­doute la volonté de Sarkozy ­d’accomplir de vraies réformes structurelles.
 
Surpris par la violence du ton - qu’un germanophone attribue surtout à l’interprétation -, le chef de l’Etat lui a rétorqué : «Je ne vous permets pas de me parler comme ça.» Ambiance. L’Italien Tommasso Padoa-Schioppa, qui est déjà sous la pression d’une partie de sa coalition pour relâcher les efforts budgétaires, lui a aussi fait remarquer qu’il fallait tenir le cap, sinon la tâche des autres pays n’allait pas être facilitée. «Nicolas Sarkozy a dû lâcher du lest, alors qu’il ne comptait manifestement pas le faire», poursuit ce témoin. Ainsi, il a dû s’engager à ramener le déficit ­­à «moins de 2,4 % en 2008», c’est-à-dire moins qu’en 2007, alors qu’il aurait dû atteindre 2,7 % ou 2,8 % sans mesure correctrice. De même, il présentera dès septembre un «programme de stabilité» rectifié, quatre mois avant la date prévue, dans lequel il listera toutes les réformes structurelles promises. Enfin, il a promis qu’il ferait tous les efforts possibles pour arriver en 2010 à l’équilibre budgétaire, et qu’il affecterait toutes les recettes fiscales supplémentaires à la réduction du déficit.
 
«Exigence».
Une relecture attentive des propos tenus lors de la conférence de presse montre d’ailleurs que Jean-Claude Juncker, en dépit des démonstrations d’affection qu’il a eues pour Sarkozy, n’a rien cédé sur le fond. En particulier, il n’a jamais parlé d’un report à 2012 : «Nous avons ­retenu son engagement et celui du gouvernement de tout faire pour arriver à l’objectif de 2010.» Peer Steinbrück a dit exactement la même chose à l’issue de l’Eurogroupe : «Nous assumons que la France peut atteindre l’objectif approuvé en 2010.» Ce qui n’a pas empêché Sarkozy d’affirmer que la date de 2012 n’avait en rien effarouché l’Eurogroupe : «Si nous n’y arrivons pas [à atteindre l’objectif en 2010, ndlr], alors je ­demanderai à être au rendez-vous de 2012. Voilà très exactement le débat que nous avons eu.» Curieusement, c’est seulement ce message qui a été retenu en France.
 
Jean-Claude Juncker a donc enfoncé le clou mercredi devant le Parlement européen : «Nous insistons sur notre exigence que la France, comme les autres États membres de la ­zone euro, doit être au rendez-vous du moyen terme au 1er janvier 2010.» Bref, encore une fois, Nicolas Sarkozy a parfaitement maîtrisé sa communication.
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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 12:55
benoithamon.jpgAnalyse succincte des résultats du Conseil Européen de Bruxelles des 21 et 22 juin 2007

par Benoît Hamon, député européen, secrétaire national du PS chargé du projet européen

Les "conclusions de la présidence" de ce Conseil européen, le dernier sous présidence allemande, contiennent un "projet de mandat pour la CIG (conférence intergouvernementale", qui reprend l'accord politique intervenu quant au contenu du prochain Traité.

 

Remarquons d'emblée donc que ce "projet de mandat" (15 pages sur les 31 des conclusions) ne représente aucunement un document juridiquement contraignant. Le texte qui sera in fine le fruit des travaux de la CIG pourrait donc très bien s'en écarter, cela dépendra de l'attachement des négociateurs aux termes de l'accord politique.

 

D'ailleurs, un certain nombre d'éléments sont extrêmement précis et déjà pré-rédigés pour être insérés dans le prochain traité, alors que sur d'autres sujets les indications du projet de mandat sont nettement plus vagues et laissent une certaine marge de manœuvre à la CIG.

 

Cette CIG doit être convoquée dans les plus bref délais, suite à l'accomplissement des formalités nécessaires, dés le mois de juillet. Avant fin 2007 un nouveau projet de Traité devrait donc être soumis à la ratification des Etats membres, et conduire à une entrée en vigueur avant les élections européennes de 2009, le conditionnel est cependant de rigueur par rapport à ce calendrier optimiste.

(*) Jean Claude Juncker, président de l'Eurogroupe

 

Le principe, une "Constitution moins"

 

Le principe qui est à la base de ce texte est celui d'une reprise intégrale du texte du projet de "Traité établissant une Constitution pour l'Europe", sauf modifications (suppressions, remplacements, ajouts) expressément mentionnés.

 

Intitulé : de la Constitution au "Traité modificatif" ou "Reform Treaty"

 

Le premier changement est celui de l'abandon du "concept constitutionnel". En lieu et place d'un texte unique remplaçant l'ensemble des traités fondateurs, le prochain Traité, dénommé "traité modificatif" se propose d'amender, tout en les laissant intacts pour l'essentiel, le Traité sur l'Union Européenne, TUE (traité de Maastricht) d'une part, et le Traité instituant la Communauté Européenne, TCE (traité de Rome), d'autre part, désormais intitulé "Traité sur le fonctionnement de l'Union".   

 

L'abandon du concept constitutionnel emporte non seulement l'abandon des symboles (drapeau et hymne) mais aussi celui d'une hiérarchie de normes plus compréhensible (loi, loi-cadre, acte d'exécution etc.) et un retour à la terminologie communautaire classique (directive, règlement, décision etc.).

 

Par contre l'Union aura bien une personnalité juridique unique et distincte, et le système des trois piliers est aboli (d'ailleurs, le terme "Union" doit remplacer partout le terme "Communauté").

 

Inventaire des modifications par rapport au "traité établissant une Constitution pour l'Europe"

 

Objectifs de l'Union

La "concurrence libre et non faussée" ne figure plus parmi les objectifs de l'Union, et de plus (dans le paragraphe relatif aux relations extérieures), elle "contribue à la protection de ses citoyens".

 

L'impact de la disparition de la mention de la "concurrence libre et non faussée" doit cependant être relativisé par deux considérations : d'une part les diverses dispositions relatives au droit et à la politique de la concurrence, et aux vastes pouvoirs de la Commission en la matière, ne sont pas touchés, d'autre part un protocole "sur le marché intérieur et la concurrence" est ajouté qui rétablit le rôle fondamental de la concurrence.

 

La Charte des droits fondamentaux

Ne figure plus in extenso dans les traités, mais une référence à son contenu et à sa force contraignante demeure, moyennant une sorte de "opt out" généralisé au bénéfice du Royaume Uni et d'une réserve polonaise qui semble être destinée à la protéger d'une vision trop progressiste des droits fondamentaux en matière de droit familial et d'intégrité humaine (avortement et mariage des homosexuels ?)

 

 

Du Ministre des Affaires Etrangères au "Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité"

L'intitulé de cette fonction change mais son rôle et ses pouvoirs demeurent inchangés, moyennant des protocoles et déclarations visant à pérenniser le caractère "intergouvernemental" de la PESC ainsi que la possibilité pour les Etats Membres de continuer à suivre une politique étrangère autonome, notamment au Conseil de Sécurité des Nations Unies.

 

Les services publics

Ce qui est certain c'est qu'un nouveau protocole "sur les services d'intérêt général", à la terminologie généreuse mais à la portée juridique concrète douteuse, est rajouté. Par contre la question de savoir si l'amendement à l'ancien article 16  obtenu lors de la Convention créant une base légale pour une directive cadre horizontale sur les services publics est maintenu est controversée. La polémique devra être réglée par la CIG.

 

Institutions, compétences et fonctionnement

L'essentiel des réformes institutionnelles de la "Constitution" est préservé, notamment quant à la présidence stable du Conseil européen, à la Commission (composition, élection et pouvoirs de son président), à la liste des formations du Conseil, à l'extension des domaines à la majorité qualifié et en codécision avec le Parlement, aux modalités des coopérations renforcées, à l'initiative citoyenne, aux "clauses passerelle". Le rôle des parlements nationaux est renforcé, notamment par une procédure de retardement de la procédure législative afin de protéger la subsidiarité. Notons cependant des nouveaux opt-outs pour les britanniques en matières de JAI, ainsi que le renvoi à une proposition du PE à venir pour la composition future de ce même PE.

 

La Double Majorité

Le système de majorité qualifiée au Conseil représentant 55% des Etats membres et 65% de la population est préservé mais son application est renvoyé à 2014 voir 2017, de plus une "quasi minorité de blocage" dispose désormais de procédures de retardement d'adoption de législations.

 

Conclusion

 

Ayant adopté comme base de travail le projet de "Constitution", l'accord politique intervenu à Bruxelles en reproduit les défauts et les lacunes.

 

Plusieurs domaines politiques majeurs restent en dehors du processus de "démocratisation" de la prise de décision (fiscal, social, budgétaire, affaires étrangères et défense), rendant impossible ou très improbables une action politique européenne positive dans ces matières. De plus, l'arsenal "libéralisateur" (marché unique et concurrence) demeure intact et puissant.

 

Avec ce nouveau texte, la possibilité de renverser l'orientation de la politique des institutions européennes dans un sens conforme à nos thèses demeure toujours aussi éloignée.

 

Convergences des standards sociaux, lutte contre le dumping fiscal, dépassement de la logique du juste retour dans les négociations budgétaires par une véritable capacité d'imposition et d'emprunt pour l'Europe, protection et développement des services publics, tous ces objectifs sortent diminués de cette négociation.

 

Quant aux prétendus acquis de Nicolas Sarkozy dans la négociation (concurrence, services publics, protection des citoyens), ils sont purement symboliques et n'auront probablement aucune portée effective.

 

Les autres modifications apportées au projet de Constitution visent essentiellement à ménager des opt-outs, dérogations et autres mise en oeuvre différées au bénéfice de la Grande Bretagne et  de la Pologne. Différentes procédures de "freinage" ont de plus été instaurées au bénéfice des parlements nationaux et de minorités d'Etats Membres qui ne feront que rendre les processus de prise de décision plus long et compliqués.

 

Au final, selon la formule de Juncker, ce "traité simplifié" est en réalité très compliqué et peu lisible.

 

En tout état de cause, la vigilance reste une nécessité au moins jusqu'à la conclusion des travaux de la CIG et pendant la phase de la ratification.

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25 juin 2007 1 25 /06 /juin /2007 08:35
La presse et quelques thuriréfaires crient au génie pour saluer la conclusion du sommet européen de Bruxelles samedi 23 juin 2007, qui aurait vu la victoire sarkozienne sur les forces anglo-polonaises de l'obscurantisme eurosceptiques. Je ne ferai pas la fine bouche, et je concèderai avec d'autres que ce compromis vaut mieux que le blocage dans lequel l'Europe avait été plongé par les bêtises chiraquiennes. Mais il est clair que le principal obstacle que connaissait l'Europe était celui de l'unanimité et d'une pondération des voix rendant toutes décisions sérieuses impossibles dans l'Europe à 27. Or qualifier de victoire le fait que le principe de double majorité sur quelques dossiers intérieurs qui ne concernent pas les principaux problèmes économiques et sociaux de l'Europe soit renvoyé à 2014 à la demande de la Pologne est un peu fort de café... D'autre part, la Grande Bretagne a obtenu de ne pas être soumise à la Charte européenne des droits fondammentaux, ce qui devrait encourager de sa part l'accroissement du dumping social. Enfin deux sujets majeurs restent à l'unanimité quand il eût fallu les faire passer à la majorité pour construire ce gouvernement économique dont l'Union a besoin face à l'indépendance de la BCE : la fiscalité et le social. Silence sur les coopérations renforcées...
Je considère ce bilan comme mitigé, mais ayant le principal mérite de ne plus empêcher les évolutions qu'enterrait le projet de TCE.

Vous trouverez ci-dessous un texte qui résume un projet de fédération européenne dans l'union qui me paraît le seul à dépasser les impasses qui se perpétuent Sarkozy ou pas...

"
Pour une République européenne :

Pour que nos concitoyens se reconnaissent durablement dans la construction européenne, nous devons proclamer la souveraineté populaire européenne, plutôt que de conforter un fonctionnement qui donne la part belle à une commission irresponsable et à des gouvernements honteux de leurs choix européens. C'est de démocratie dont l'Europe a besoin, non d'une meilleure « gouvernance ».

Européens convaincus, nous ne saurions nous réjouir de la situation de blocage dans laquelle les dirigeants européens ont décidé de maintenir l'Union européenne depuis les «non» français et néerlandais au projet de Traité constitutionnel européen. Dénonçant l'absence de «Plan B», les défenseurs du TCE et leurs relais en France se sont hâtés de ne rien faire, avec le prétexte d'attendre le résultat de l'élection présidentielle française ; celle-ci acquise, Nicolas Sarkozy propose de faire adopter par voie parlementaire les parties I et II du-dit projet. Mais il serait illusoire de croire que le problème sera ainsi résolu ; d'abord parce que rien ne dit que cette version restreinte recevra l'aval des États qui ont déjà approuvé le projet de TCE, ou qu'elle recevra l'aval de la Grande-Bretagne ou de la Pologne ; ensuite parce que l'architecture institutionnelle de la partie I conserve d'importantes et graves imperfections qui rendent complexes toutes nouvelles avancées vers une intégration politique plus poussée par la suite ; enfin parce que, dans ce débat de dupes, rien n'est dit des conditions de révisions d'un TCE raccourci alors que le projet soumis à référendum multipliait les obstacles à la révision (plus que pour tout autre traité) et fermait de fait la voie vers le fédéralisme.
[...]"

Vous pouvez télécharger l'intégralité du texte en cliquant sur pourunerepubliqueeuropeenne.pdf



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29 mars 2007 4 29 /03 /mars /2007 14:56
L’echec des orientations macro-économiques de l’Europe
Tribune de Benoît Hamon - L’Humanité | 24 mars 2007
ligne
L’Europe est en crise. Antonio Gramsci définissait la crise comme «la période qui caractérise le moment où le vieux est mort et le neuf hésite à naître». Au moment où nous fêtons le cinquantième anniversaire du traité de Rome il est temps de nous pencher sur la raison d’être du projet européen.
L’adhésion des peuples est le seul ingrédient indispensable à la construction européenne. C’est pourtant ce soutien qui manque aujourd’hui. Ce qui grandit dans toute l’Europe, c’est le doute à l’égard de la construction européenne, l’incompréhension à l’égard de ses buts, le mécontentement à l’égard de ses politiques. Ce sentiment n’est pas encore majoritaire mais il grandit en raison des choix politiques réalisés au nom de l’Europe. Si ce soutien manque, c’est que la distance entre l’Europe affichée, l’Europe promise et l’Europe vécue, ou perçue, s’est creusée.
Pourtant l’Europe peut être le moteur de changements positifs en France et dans tous les États membres. Pour cela, l’Europe doit commencer par bien faire ce pourquoi elle a été créée : assurer la prospérité économique, promouvoir la croissance et l’emploi. Je me concentrerai sur ce point car il est la clé du progrès social. L’Europe est mise en échec par les orientations macroéconomiques mises en oeuvre depuis plusieurs années. L’UE, qui reste pourtant la première puissance économique mondiale, connaît une croissance moyenne inférieure d’un point à celle des États-Unis et de quatre points à celle de l’Asie sur les vingt dernières années. Il est donc essentiel de reprendre le contrôle des instruments de la politique économique européenne.

Je vois 4 priorités dans ce domaine.

Aujourd’hui la BCE continue, au nom de la stabilité des prix, à encourager la modération salariale, à recommander une plus grande flexibilité du marché du travail et, encore récemment, à signaler les conséquences négatives pour l’emploi de l’existence dsalaire minimum. Simultanément, la politique de «l’euro fort» conduit nos entreprises, comme Airbus, à être moins compétitives que leurs concurrentes, qui facturent leur production en dollars. Résultat, on perd de tous les côtés : la modération salariale provoque un ralentissement de la demande intérieure et, parallèlement, la politique des changes entraîne baisse des exportations et pertes d’emplois. Il est donc devenu indispensable de modifier le mandat de la BCE et de renforcer le rôle des gouvernements dans les orientations de changes pour retrouver la maîtrise des principaux instruments des politiques macroéconomiques européennes.

Si les États de la zone euro voulaient, par l’investissement public, prendre le relais d’une demande privée défaillante, ils ne le pourraient pas, ou si peu. En effet, le pacte de stabilité surveille sévèrement les déficits publics et pénalise les États contrevenants.

Deuxième priorité, il est nécessaire de proposer une réforme durable du pacte qui favorise les dépenses d’avenir (la recherche, l’innovation, l’éducation) qui peuvent creuser provisoirement des déficits mais sont créatrices de richesses à moyen terme.

Mais pour soutenir la croissance en Europe, préparer l’avenir et assurer la solidarité entre les États membres, il est aussi indispensable d’augmenter le budget de l’UE. C’est la troisième priorité. Le budget annuel de l’UE équivaut au tiers du budget de la France. C’est risible. Il est donc urgent d’augmenter les moyens de la puissance publique européenne. Cela suppose une modification des traités, qui autorise l’Europe à réaliser des emprunts et à lever l’impôt. La relance du débat institutionnel doit être l’occasion d’exiger ces modifications, absentes du traité constitutionnel soumis à la ratification des Européens.

Enfin, il faut engager l’harmonisation de la fiscalité des entreprises dans la zone euro pour éviter les délocalisations et stopper la pression à la baisse des impôts sur les sociétés, créée par la concurrence fiscale. Le dumping fiscal provoque la baisse des recettes publiques et donc la diminution des moyens pour financer les politiques sociales et les services publics à la charge des États membres. La France et l’Allemagne peuvent prendre l’initiative d’un mouvement d’harmonisation dans ce secteur.

Voilà quatre priorités pour changer l’orientation des politiques économiques européennes actuelles. Leur mise en oeuvre, même partielle, améliorerait sensiblement la situation sociale en Europe. Ce n’est pas l’Europe qui bloque le progrès, c’est la majorité qui la gouverne. Il revient à la gauche de proposer et de construire une alternative. Au coeur de celle-ci, il faut exiger la mise en oeuvre d’une nouvelle politique économique européenne.

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 16:36
ENTRETIEN AVEC ROMANO PRODI, PRESIDENT DU CONSEIL ITALIEN
Pour Romano Prodi, "le plus important est de supprimer la règle de l'unanimité"
LE MONDE | 23.03.07 | 14h40  •  Mis à jour le 23.03.07 | 14h40

ous souvenez-vous du 25 mars 1957 ? Que faisiez-vous ce jour-là, qu'avez-vous pensé de l'événement ?
Je ne me souviens pas du jour lui-même, mais de ces années-là, oui. Dans mon école, où la moitié des élèves étaient des orphelins de guerre, nous avions une sensibilité particulière à la construction de l'Europe. Je me souviens que les enseignants nous préparaient en continu à cet événement. Dans les années précédant le traité, le programme prévoyait une matinée entièrement consacrée à l'Europe. Puis l'avenir de l'Italie et la modernisation de l'Europe ont toujours été étroitement liés. C'est précisément en 1957 qu'a commencé le boom économique italien. Cette corrélation entre Europe et développement est un des motifs pour lesquels, en Italie, malgré les crises et la secousse de l'euro, le sentiment européen est encore très fort.

50 ans plus tard, la déclaration de Berlin s'annonce tiède et minimale. N'est-ce pas insuffisant pour relancer le processus européen ?
Elle est peut-être tiède, mais c'est le maximum que l'on pouvait dire dans la situation actuelle. Elle arrive à un moment particulier, où s'achève un travail de deuil. Ce qui a prévalu, c'est l'idée de clore une phase, d'en ouvrir une nouvelle, de poser des bases indiscutables pour créer les conditions d'un dialogue positif. Il fallait tenir compte de la forte tension politique existant sur ce sujet dans certains pays, comme la Pologne et la République tchèque. Et surtout, on ne pouvait rien faire de plus avant l'élection présidentielle française. La difficulté d'aboutir à une Constitution attriste l'Européen convaincu que je suis, car des liens juridiques sont nécessaires pour vivre ensemble.

Êtes-vous favorable à l'adoption rapide d'un mini-traité institutionnel pour sortir de l'impasse politique, comme le veut M. Sarkozy ?

Par définition, je suis en désaccord avec le terme "mini". Mais pourquoi pas un texte qui reprendrait la première partie de la Constitution en y ajoutant un chapitre social, et qui serait allégé des considérations techniques et opérationnelles de la troisième partie. Pour moi, le plus important serait de supprimer la règle de l'unanimité, ou de la réserver à des actes fondateurs comme l'acceptation de nouveaux Etats membres. Pour la plupart des décisions, il suffirait d'avoir une double majorité. Il n'y aura pas de progrès possible dans une Europe bloquée par des motifs de politique intérieure des divers pays. Comme président de la Commission, j'ai vécu cette tragédie de l'unanimité, voilà pourquoi j'insiste sur ce point.

Comment voyez-vous la nouvelle phase du processus européen : à 27 ou avec une avant-garde de quelques pays ?

Beaucoup parlent de l'avant-garde comme quelque chose de négatif. Or, l'euro est le fruit d'une avant-garde, et personne n'a pensé que l'euro était contre l'Union. Il faut donc une avant-garde à condition qu'elle ne signifie pas exclusion des autres membres, mais que les portes leur restent ouvertes. La nécessité de l'avant-garde est fille des vetos, qui n'ont conduit qu'à la paralysie. Le développement de l'Europe n'est pas un problème de nombre ou de taille des pays, mais de motivation et d'histoire.

Dans la campagne française, François Bayrou et les socialistes ont évoqué la nécessité d'un nouveau référendum. Cela vous inquiète-t-il ?

Peut-être est-il juste de vouloir guérir la blessure du référendum par un autre référendum. Mais cela pourrait devenir risqué, si on a la même interférence de la politique intérieure que la dernière fois. La consultation pourrait être utile si elle est bien préparée, si elle se concentre véritablement sur la question posée et surtout si elle intervient dans une période politique apaisée.

En cas de nouvel échec, une avant-garde sans la France est-elle envisageable ?

En théorie, c'est possible. Il y a déjà eu des périodes de l'histoire de l'Europe sans la France. Un éloignement est envisageable ponctuellement. Mais quand je dis qu'il n'y a pas d'Europe sans la France, je me place sur le long terme. Le rôle de la France est unique car on ne peut faire abstraction du fait que l'Europe est née de la réconciliation entre la France et l'Allemagne. De ce fait, elle a un rôle particulier, de grande responsabilité.

L'avenir de l'Europe vous inspire-t-il optimisme ou pessimisme ?

La Constitution européenne est l'unique grande innovation institutionnelle de l'histoire contemporaine. Elle est la seule à se faire dans une phase pacifique, non violente. Alors soyons patients. Il nous a fallu 45 ans pour faire l'euro, acceptons l'idée de travailler encore quelques années pour avoir une politique étrangère.

L'essentiel, entre-temps, est de ne pas galvauder l'Europe, la banaliser ou la ridiculiser comme cela s'est fait dans les dernières années par un jeu de dénigrement de l'institution de la part de certains politiques et de médias. Nous sommes encore loin d'une conscience européenne, c'est ce qui m'a le plus déplu à Bruxelles.

Propos recueillis par Jean-Jacques Bozonnet
Article paru dans l'édition du 24.03.07
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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 12:20
L'ONU recommande l'«indépendance» du Kosovo
LE MONDE | 20.03.07 | 11h36  •  Mis à jour le 20.03.07 | 11h45
NEW YORK (Nations unies) Correspondant

près avoir soigneusement évité d'utiliser le mot "indépendance", durant 14 mois de négociations délicates, le médiateur de l'ONU sur le statut du Kosovo, Martti Ahtisaari, conclut, dans son rapport final, que "l'indépendance sous supervision internationale est la seule option viable" pour la province serbe à majorité albanaise, placée sous administration des Nations unies depuis la campagne militaire aérienne de l'OTAN, en 1999.

Selon le rapport encore confidentiel de M.Ahtisaari, consulté par Le Monde, et qui devrait être transmis aux pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU le 26 mars, "le maintien d'une administration internationale n'est pas tenable", et "la réintégration dans la Serbie n'est pas une option viable".

Le médiateur de l'ONU, qui a renoncé à une solution négociée entre Albanais et Serbes, plaide, dans son rapport, pour un Kosovo indépendant au sein duquel la minorité serbe jouirait d'une large autonomie. Le nouveau pays, doté de sa propre Constitution, serait placé, "au cours d'une période initiale", sous surveillance de "personnels civils internationaux", qui relèveraient de l'Union européenne, ainsi que d'"une présence militaire" de l'OTAN.

"Le temps est venu de fixer le statut du Kosovo", écrit M.Ahtisaari, qui, huit ans après la mise en place d'une administration de l'ONU accordant au Kosovo une large autonomie sous souveraineté de la Serbie, estime qu'avec "la poursuite de l'ambiguïté politique, la paix et la stabilité du Kosovo et de la région resteront en danger". "L'indépendance est la seule garantie contre ce risque", et "c'est aussi la meilleure chance d'un partenariat durable avec la Serbie", écrit-il.

Bien que l'indépendance soit la seule "option réaliste" à ses yeux, le médiateur de l'ONU reconnaît que "la capacité du Kosovo à relever seul les défis de la protection des minorités, du développement démocratique, du redressement économique et de la réconciliation reste limitée".

Selon le rapport de Martti Ahtisaari, remis le 15 mars au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, la supervision internationale est "particulièrement importante" pour la protection des minorités, et notamment des "Kosovars serbes qui continuent à vivre dans des conditions difficiles".

Le médiateur de l'ONU propose donc une indépendance sous surveillance d'un dispositif international aux pouvoirs "importants, mais concentrés dans des secteurs clés tels que les droits des communautés, la décentralisation, la protection des églises orthodoxes serbes et la justice". Cette supervision s'exercerait pour "corriger les actions" qui seraient contraires à l'esprit de son plan et "ne prendrait fin qu'une fois que le Kosovo aurait mis en œuvre" les mesures qu'il préconise.

"PROTECTION DES MINORITÉS"

Après avoir "soigneusement pris en considération l'histoire récente du Kosovo, les réalités du Kosovo d'aujourd'hui, et en tenant compte des négociations avec les parties", le diplomate assure que son plan "fournit les fondations d'un futur Kosovo indépendant qui soit viable, durable et stable, et dans lequel toutes les communautés et leurs membres puissent vivre une existence digne et pacifique".

Après plus d'un an d'intenses négociations, M.Ahtisaari a constaté, lors d'une ultime réunion le 10 mars à Vienne, qu'il n'y avait pas de "terrain d'entente commun" entre la Serbie, farouchement hostile à toute indépendance de la province de deux millions d'habitants, qui couvre 15% de son territoire national, et les 90% d'Albanais du Kosovo, qui rejettent toute solution autre que l'indépendance. Une première version plus diplomatique du plan, exposée le 2 février, ne mentionnait pas le mot "indépendance".

"Il n'y a que dans un Kosovo indépendant que les institutions démocratiques seront pleinement redevables de leurs actions", ce qui "sera crucial pour assurer le respect de la loi et la protection efficace des minorités", affirme aujourd'hui l'envoyé de l'ONU.

Malgré une "forte implication de la communauté internationale, les autorités kosovares sont en fin de compte responsables", mais ne réussiront "qu'avec l'engagement et la participation de toutes les communautés, y compris les Serbes du Kosovo", affirme M.Ahtisaari, qui, au début du mois d'avril, devrait défendre ses conclusions face au Conseil de sécurité, chargé de trancher la question.


Philippe Bolopion

Chronologie

10 juin 1999 : le Kosovo est placé sous administration de l'ONU à l'issue de la campagne aérienne de l'OTAN et du retrait de l'armée serbe.
Novembre 2005 : le Parlement kosovar vote une résolution pour la création d'un Etat indépendant.
Décembre 2005 : médiation de l'ONU dirigée par Martti Ahtisaari.
29 octobre 2006 : la Serbie adopte une nouvelle Constitution réaffirmant sa souveraineté sur le Kosovo.
26 janvier 2007 : M. Ahtisaari présente à Vienne son plan pour le Kosovo.

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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 14:42

Facteur_3Dans le cadre de la 1ère lecture de la proposition de directive visant à libéraliser intégralement le secteur postal, Benoît Hamon a pris l'initiative d'une rencontre mercredi 14 mars entre les responsables de la CGT Poste, Bernard Dupin et Patrick Bourgeois, et la Délégation socialiste française.

Cette directive est la dernière d'une série de textes législatifs sur la libéralisation progressive du secteur postal en Europe. Après la libération des services de publipostage, des colis et des courriers express, la Commission s'attaque aux courriers de moins de 50g, qui constituent 58% du chiffre d'affaires de la Poste. Le financement du service universel et le maintien d'un service public qui assure une distribution et une levée du courrier partout sur le territoire sont aujourd'hui mis en cause.

La fin du prix unique du timbre et la réduction du nombre de facteurs seront les conséquences les plus immédiates de l'ouverture à la concurrence d'un secteur pourtant jugé unanimement rentable et efficace. Aujourd'hui, selon Patrick Bourgeois, responsable du secteur Poste CGT, ce sont  plus de 7500 bureaux de Poste qui seront fermés et 60000 emplois supprimés d'ici  2010.

         

Rv_poste Les eurodéputés socialistes ont déploré l'attitude du gouvernement français lors du dernier Conseil européen des 8 et 9 mars, qui a soutenu l'adoption rapide de cette directive.

Le prochain Conseil de juin sera décisif, il rendra un avis définitif sur cette directive. Les députés européens présents ont indiqué aux responsables syndicaux la volonté des socialistes français au lendemain de l'élection de Ségolène Royal de s'opposer à la mise en œuvre de cette directive dès le sommet de juin 2007.

Pour compléter votre information, cette tribune trés éclairante de Gilles Savary, député européen, rapporteur pour avis en commission économique.

Une pétition européenne est lancée sur http://www.sosposte.eu/index.php?p=0&l=0 contre la libéralisation du service postal en Europe.

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