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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 21:46
Au Zimbabwe, l'opposition assure avoir remporté l'élection présidentielle
LEMONDE.FR avec AP et AFP | 31.03.08 | 08h37  •  Mis à jour le 31.03.08 | 18h56

es résultats des élections générales au Zimbabwe continuaient à tomber au compte-gouttes, lundi 31 mars, tandis que Morgan Tsvangirai, candidat de l'opposition à la tête du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), affirme avoir battu le président sortant, Robert Mugabe, avec 60% des suffrages contre 30% à celui qui est au pouvoir depuis 1980. L'opposition avait déjà proclamé sa victoire au lendemain du scrutin, dimanche, mais se base cette fois-ci sur des chiffres non officiels recueillis dans 128 des 210 circonscriptions du pays.

Le secrétaire général du MDC, Tendai Biti, a précisé que son parti avait également gagné 96 sièges de députés dans ces circonscriptions. Le décompte officiel, établi lundi par la commission électorale du Zimbabwe, ne portait que sur 24 sièges, donnant une égalité parfaite à douze sièges entre le MDC et l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF) de Robert Mugabe.

Les autorités, qui ont attendu 36 heures après la fermeture des bureaux de vote pour publier les premiers résultats officiels, doivent en premier lieu donner les vainqueurs du scrutin législatif, avant de désigner le vainqueur de la bataille présidentielle, qui oppose MM. Mugabe et Tsvangirai mais aussi l'ancien ministre des finances, Simba Makoni, qui aurait obtenu 10% des voix, selon le MDC.

"LES PROCHAINS JOURS VONT ÊTRE CRITIQUES"
Les leaders de l'opposition et plusieurs observateurs ont souligné que la lenteur du décompte ne pouvait qu'accroître les doutes sur le bon déroulement de l'élection. Les "retards étaient une expression de la panique de la ZANU-PF", a par exemple jugé un porte-parole du MDC, qui assure que les hommes de Robert Mugabe sont prêts à annoncer sa victoire avec 52% des voix. La commission électorale explique le retard par le fait qu'outre le président et les députés, les sénateurs et les maires sont également désignés.

Les forces anti-émeute étaient déployées dans la capitale Harare, notamment dans la circonscription de Makoni Central, où le ministre de la justice, Patrick Chinamasa, candidat à la députation, a été défait selon un résultat officiel. La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), qui regroupe 14 pays de la région, a jugé les élections "pacifiques et crédibles", épinglant néanmoins les forces de l'ordre pour avoir prévenu qu'elles s'opposeraient à tout changement de régime.

"Les prochains jours vont être critiques pour l'avenir du Zimbabwe", a prévenu le chef de la diplomatie britannique, David Miliband, dont le pays suit de très près le déroulement du scrutin. "Des militants des organisations civiques au Zimbabwe ont surveillé les élections et nous attendons avec hâte leurs conclusions. Il ne doit pas y avoir de retard non nécessaire dans l'annonce des résultats officiels", a-t-il poursuivi.
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 11:02

Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 17h55
  Du grain à moudre


  de Brice Couturier

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Podcast

 
  émission du lundi 25 février 2008
Tous les peuples ont –ils droit à un Etat ?
 
 
 
Le principe d’autodétermination des peuples, fut lancé comme une machine de guerre par les libéraux de 1848, contre les Empires qui se partageaient alors la majeure partie de l’Europe. Tous les peuples qui se considéraient comme «historiques» voulurent alors accéder - à l’unité pour les uns (Italiens Allemands), à l’indépendance nationale pour les autres (Polonais et Hongrois, en particulier). Beaucoup de candidats à un Etat bien à eux durent patienter jusqu’aux lendemains de la Première Guerre Mondiale pour se voir reconnaître ce droit. Et la création d’une série d’Etats-tampons, bordant l’Allemagne, dut autant à la méfiance des Français qu’à l’idéalisme wilsonien.
Après la Seconde Guerre Mondiale, le colonialisme affronta la montée, chez les peuples soumis, d’un fort désir d’indépendance nationale. En 1945, l’ONU comptait 51 Etats membres. A l’issue des luttes de décolonisation, en 1962, ce nombre avait plus que doublé : 110 membres. Une nouvelle vague de créations d’Etats fut provoquée par la chute de l’Empire soviétique. L’Onu, qui comptait 159 Etats en 1990, en reconnaissait 192 en 2006. Et il va sans doute lui falloir compter prochainement avec un nouveau venu, le Kosovo.
L’ancienne province serbe, peuplée à 90% d’Albanais, a en effet proclamé sans surprise son indépendance au lendemain des élections présidentielles serbes. «La Yougoslavie ne fut jamais qu’un immense malentendu», aime répéter Paul Garde. Fédération de peuples égaux entre eux, pour les Slovènes, elle était, pour les Serbes, l’équivalent de la Grande Serbie. Mais les persécutions endurées par la majorité albanaise à l’époque de Milosevic justifient-elles la prompte reconnaissance, accordée par les grands pays européens à une indépendance qui ne saurait déboucher sur la viabilité économique ? Ne risque-t-on pas de créer un dangereux précédent, dans lequel pourraient s’engouffrer toutes les minorités nationales, tous les séparatismes ethniques ? Déjà la Roumanie tremble pour ses provinces hongroises et la Macédoine pour sa minorité albanaise. Chypre craint que la sécession turque de l’île ne prononce, elle aussi, son indépendance. Et jusqu’à l’Espagne qui redoute la contagion possible chez ses Basques et ses Catalans.
Il semble que le mouvement vers l’intégration mené en Europe depuis 1951 s’accompagne d’un processus d’éclatement des Etats multinationaux. Cette prolifération étatique est-elle compatible avec l’échelle dorénavant requise pour exister sur la scène mondiale ?

 
Eric Chevallier.  Conseiller spécial du Ministre des affaires étrangères et européennes

 
Georges Marie Chenu.  Membre du Comité Kosovo et ancien Ambassadeur de France en Croatie

 
Alain Dieckhoff.  Directeur de recherche du CNRS rattaché au CERI

 
 

 

 
Alain Dieckhoff
L'Etat d'Israël
Fayard - à paraître mars 2008
 


 

 
Alain Dieckhoff
La nation dans tous ses Etats
Flammarion - 2002
 

La question nationale est de retour. Avec l'éclatement de l'Union soviétique, la guerre dans les Balkans, la réunification de l'Allemagne, la montée des courants régionalistes en Ecosse et au pays de Galles, on évoque sans cesse le réveil des nations. L'erreur serait d'y voir l'éruption d'un tribalisme primitif alors que nous avons affaire à une manifestation centrale de la modernité.
Une double perspective guide la réflexion d'Alain Dieckhoff. D'abord, saisir les ressorts cachés des revendications identitaires qui s'expriment du Québec à la Catalogne ne passant par la Flandre et la Corse. Elles répondent à des dynamiques sociales dont il s'agit de repérer les logiques d'intérêt. Elles sont surtout liées à la volonté de reconnaissance d'une culture spécifique, distincte de la culture d'Etat.
Au-delà, Alain Dieckhoff s'attache à voir comment les sociétés modernes peuvent répondre au défi du pluralisme national. Ni le libéralisme, ni le républicanisme, ni le multiculturalisme ne sont à la hauteur des enjeux. Il faut réformer en profondeur l'Etat-nation sans craindre de le voir remplacer dans l'avenir par l'Etat démocratique multinational. A défaut, le risque est grand de voir la tentation sécessionniste se renforcer, et avec elle le spectre de l'ethnicisation hanter le monde.
 
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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 12:56

Les travaillistes australiens remportent les élections
NOUVELOBS.COM | 24.11.2007 | 12:31

Selon la chaîne de télévision ABC, l'opposition a recueilli la majorité absolue des suffrages, poussant vers la sortie le Premier ministre conservateur John Howard.

Kevin Rudd, leader de l'opposition travailliste australienne, lors de son vote samedi (AP)

Kevin Rudd, leader de l'opposition travailliste australienne, lors de son vote samedi (AP)

 

L'opposition travailliste australienne remporte les élections législatives samedi 24 novembre, a annoncé la chaîne de télévision ABC. Le parti de gauche s'imposerait avec 52,9% des suffrages. Cette victoire, déjà annoncée samedi matin par la numéro deux travailliste Julia Gillard, met un terme à 11 ans de pouvoir du Premier ministre conservateur John Howard. Ce dernier est crédité de 47,1%, selon ABC.
"Je dirais qu'au vu des résultats de ce soir le parti travailliste va être amené à former son gouvernement" a déclaré Julia Gillard sur la même antenne.

Résultats définitifs dimanche matin
Le dépouillement, commencé samedi matin dans les bureaux de vote d'Australie, n'est pas encore achevé. Vendredi, les sondages pronostiquaient une bataille serrée entre le Premier ministre conservateur John Howard, et le travailliste Kevin Rudd.
L'Australie compte 13,5 millions d'électeurs inscrits, sur une population de 21 millions d'habitants.
John Howard, qui briguait un quatrième mandat à la tête de l'exécutif, a mis en avant son bilan économique, tandis que son principal rival Kevin Rudd prône le renouvellement, le retrait d'Irak et place la lutte contre le réchauffement climatique en tête de ses priorités.

Majorité sur 150 sièges
Kevin Rudd, 50 ans, entend retirer les 550 soldats déployés en Irak pour le combat et en laisser environ deux fois ce nombre pour des missions principalement de sécurité. Il compte également signer le protocole de Kyoto contre le changement climatique.
John Howard, 68 ans, a voté dans la circonscription de Bennelong, à Sydney.
Les travaillistes devaient remporter 16 sièges de plus qu'aux législatives de 2004 pour obtenir la majorité des 150 sièges de la chambre basse et former un gouvernement.
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 16:18
"Le Franc-Parler" (France Inter-i-Télé-"Le Monde")
Hubert Védrine : "Des conflits énormes se préparent"
LE MONDE | 02.10.07 | 14h34  •  Mis à jour le 02.10.07 | 14h34

ous avez rendu votre rapport sur la mondialisation à Nicolas Sarkozy en soulignant que la France devait être "amie, alliée, pas alignée". Y a-t-il un nouveau choix atlantiste depuis la présidentielle ? Le président Sarkozy a réendossé cette formule "amie, alliée, pas alignée". Il faut voir ce que cela donne en pratique. Il est évident que la tentation existe. Elle existe dans sa majorité, dans certains courants à gauche, dans une partie de l'opinion, plutôt dans les élites. Par exemple, sur les questions de l'OTAN. Le général de Gaulle était sorti après plusieurs années où il avait négocié avec les Américains pour que l'alliance donne plus de place aux alliés. C'est parce qu'il n'a pas réussi qu'il a fini par sortir. Il n'est sorti qu'en 1966 alors qu'il était là depuis 1958. Les militaires souhaitent y rentrer car ce serait plus commode pour eux, plus pratique, plus prestigieux, plus inter-opérationnel. Mais cela n'a pas d'intérêt. En revanche, utiliser l'idée d'un retour possible de la France dans une alliance réformée, faire de la disponibilité française le levier d'une réforme qui permettrait un pilier européen dans l'alliance de s'exprimer, cela n'est pas critiquable a priori.

La visite de Nicolas Sarkozy à George Bush cet été, et les déclarations de Bernard Kouchner sur l'Iran marquent-elles un changement de politique ?

Pas encore. Cela peut le devenir. Le fait d'avoir des relations moins mauvaises avec les Etats-Unis, c'est ce que Jacques Chirac a fait pendant les deux dernières années. Il a passé tout son temps à corriger non pas le fond - puisqu'il avait raison dans l'affaire de l'Irak -, mais à corriger les dégâts psychologiques, amicaux, sentimentaux, notamment avec l'opinion américaine, y compris les anti-Bush. Et Nicolas Sarkozy, en ce moment, n'est pas en rupture avec la dernière période Chirac sur les Etats-Unis. Le fait d'aller en vacances aux Etats-Unis, de rencontrer à cette occasion le président, ce qui est la moindre des choses, ce n'est pas une inflexion. Ce serait un vrai changement si, finalement, il nous disait dans quelque temps, j'ai posé les conditions pour l'OTAN mais c'est plus compliqué que prévu et cela gêne les Britanniques, mais c'est plus important de rentrer dans l'OTAN et donc on y va...

Bernard Kouchner a-t-il eu raison d'utiliser le mot "guerre" à propos de l'Iran ?

Dire qu'un conflit est possible, cela ne me choque pas car je ne suis pas dans le langage béni-oui-oui. Je pense qu'il y a un risque de clash. Samuel Huntington a été mal compris. Il n'a pas préconisé la guerre des civilisations, il a dit : il y a un risque. Nous ne sommes pas dans la gentille communauté internationale, où l'histoire n'est pas finie. Il y a des conflits énormes qui se préparent. La bonne attitude est de dire, comme Huntington, que c'est une perspective qui existe. Nous la refusons et nous allons tout faire pour que cela ne se produise pas (...) Il faut éviter la tentation occidentaliste. L'occidentalisme étant à l'Occident ce que l'islamisme est à l'islam. (...) Ce qu'a dit Bernard Kouchner là-dessus ne m'a pas gêné. Sur l'Iran, la phrase-clé est celle du président Sarkozy, en disant il faut tout faire pour échapper au choix entre la bombe iranienne ou les bombardements. Evoquer la guerre, c'est sans doute trop tôt.

Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Thomas Hugues et Stéphane Paoli
Article paru dans l'édition du 03.10.07
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12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 08:49
Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy
Plusieurs écrivains africains se joignent à Raharimanana pour répondre au président français.
Libération : vendredi 10 août 2007 - Antananarivo, le 3 août 2007
 
Monsieur le Président,

 
Vous étiez venu dites-vous à Dakar nous parler — nous les Africains —, avec franchise et sincérité, vous étiez donc venu avec tout le fond de votre pensée, car c’est ainsi je crois qu’on qualifie la franchise et la sincérité, un échange sans fard et sans arrière-pensée. Nous prenons donc acte de la conception que vous avez de ce continent et de ses habitants. Vous étiez venu dites-vous pour nous assurer que la France s’associera à nous si nous voulons la liberté, la justice et le droit, mais permettez-moi d’être franc et sincère également.
 
Au lendemain de votre discours, que faisiez-vous donc avec Omar Bongo, quarante ans de règne dans la dictature, un doyen dites-vous, et quel doyen dans la corruption et l’aliénation de son pays ! De quelle liberté, de quelle justice, de quel droit parlez-vous ? Je n’ose même pas vous poser la question concernant votre sourire à cet autre grand dictateur africain : Muammar al-Kadhafi ! Que dire du don nucléaire que vous lui promettiez ? Il serait maintenant fréquentable ? Sincèrement ? Mais soit… Nous les Africains manquons un peu de raison et ne comprenons pas ces subtilités qui nous éloignent de la nature et de l’ordre immuable des saisons.
 
Vous étiez donc venu — vidi vici complétera l’autre, regarder en face notre histoire commune. Fort bien ! Votre posture tombe à propos pour une génération d’Africains et de Français avides de comprendre enfin ces drames continuels frappant l’Afrique. Il nous reste simplement à tomber d’accord pour définir le sens de ce mot histoire. Car quand vous dites que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire, vous avez tort. Nous étions au cœur de l’histoire quand l’esclavage a changé la face du monde. Nous étions au cœur de l’histoire quand l’Europe s’est partagé notre continent. Nous étions au cœur de l’histoire quand la colonisation a dessiné la configuration actuelle du monde. Le monde moderne doit tout au sort de l’Afrique, et quand je dis monde moderne, je n’en exclus pas l’homme africain que vous semblez reléguer dans les traditions et je ne sais quel autre mythe et contemplation béate de la nature. Qu’entendez-vous par histoire ? N’y comptent que ceux qui y sont entrés comme vainqueurs ? Laissez-nous vous raconter un peu cette histoire que vous semblez fort mal connaître. Nos pères, par leurs luttes sont entrés dans l’histoire en résistant à l’esclavage, nos pères par leurs révoltes, ont contraint les pays esclavagistes à ratifier l’abolition de l’esclavage, nos pères par leurs insurrections — connaissez-vous Sétif 1945, connaissez-vous Madagascar 1947 ? ont poussé les pays colonialistes à abandonner la colonisation. Et nous qui luttions depuis les indépendances contre ces dictateurs soutenus entre autres par la France et ses grandes entreprises — le groupe de votre ami si généreux au large de Malte par exemple, ou la compagnie Elf.
 
Savez-vous au moins combien de jeunes Africains sont tombés dans les manifestations, les grèves et les soulèvements depuis cette quarantaine d’années de dictature et d’atteinte aux droits de l’homme ?
 
Fait-on partie de l’histoire quand on tombe dans un coin de rue d’Andavamamba, les bottes des militaires foulant votre corps et vous livrant aux chiens ? Croyez-vous vraiment que jamais l’homme (africain) ne s’élance vers l’avenir, jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin ? Jamais dites-vous ? Devons-nous l’interpréter comme ignorance, comme cynisme, comme mépris ? Ou alors, comme ces colonisateurs de bonne foi, vous vous exprimez en croyant exposer un bien qui serait finalement un mal pour nous. Seriez-vous aveugle ? Dans ce cas, vous devriez sincèrement reprendre la copie nous concernant. Vous avez tort de mettre sur le même pied d’égalité la responsabilité des Africains et les crimes de l’esclavage et de la colonisation, car s’il y avait des complices de notre côté, ils ne sont que les émanations de ces entreprises totalitaires initiées par l’Europe, depuis quand les systèmes totalitaires n’ont-ils pas leurs collaborateurs locaux ? Car oui, l’esclavage et la colonisation sont des systèmes totalitaires, et vous avez tort de tenter de les justifier en évoquant nos responsabilités et ce bon côté de la colonisation. Mais tout comme vous sûrement, nous reconnaissons qu’il y a eu des «justes». Or vous savez fort bien que les justes n’excusent pas le totalitarisme. Vous avez tort de penser que les dictateurs sont de nos faits. Foccart vous dit peut-être quelque chose ? Et les jeux des grandes puissances — dont la France évidemment, qui font et défont les régimes ? Paranoïa de notre part ? Oui, nous devons résister, et nous résistons déjà, mais la France est-elle franchement de notre côté ? Qui a oublié le Rwanda ? Vous appelez à une «renaissance africaine», venez d’abord parler à vos véritables interlocuteurs, de ceux qui veulent sincèrement et franchement cette renaissance, nous la jeunesse africaine, savons qu’ils ne se nomment pas Omar Bongo, Muammar al-Kadhafi, Denis Sassou Nguesso, Ravalomanana ou bien d’autres chefs d’Etat autoproclamés démocrates.

 
Nous vous invitons au débat, nous vous invitons à l’échange. Par cette lettre ouverte, nous vous prenons au mot, cessez donc de côtoyer les fossoyeurs de nos espérances et venez parler avec nous. Quant à l’Eurafrique, en avez-vous parlé à Angela ?
 
Sincèrement et franchement à vous.

Raharimanana et les écrivains Boubacar Boris Diop (Sénégal),Abderrahman Beggar (Maroc, Canada), Patrice Nganang (Cameroun, Etats-Unis), Koulsy Lamko (Tchad), Kangni Alem (université de Lomé),  et l’éditrice Jutta Hepke (Vents d’ailleurs).
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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 17:40
Le fils du colonel Kadhafi détaille un contrat d'armement entre Paris et Tripoli
LE MONDE | 01.08.07 | 11h17


ne semaine après la libération des infirmières et du médecin bulgares retenus en Libye depuis 1999, l'un des acteurs-clefs de ce dénouement, le fils du numéro un libyen, Saïf Al-Islam Kadhafi, évoque, dans un entretien au Monde, certains dessous de cette affaire.

Ces éléments recouvrent deux aspects que les officiels français et européens ont préféré passer sous silence dans leurs descriptions publiques des tractations avec Tripoli : d'une part, les détails d'un accord prévoyant d'importantes fournitures d'armements par la France à la Libye ; d'autre part, le rôle joué, dans la résolution du cas des infirmières, par une décision de justice au Royaume-Uni concernant le sort d'un ancien agent libyen emprisonné depuis 2001 à Glasgow, en Ecosse, pour sa responsabilité dans l'attentat de Lockerbie en 1988 (270 morts).

Ce Libyen, Abdel Basset Ali Al-Megrahi, a été autorisé par une commission judiciaire écossaise, le 28 juin, à faire appel, pour la deuxième fois, de sa condamnation à la prison à vie. La décision a pesé pour beaucoup dans l'issue du drame des infirmières. Elle est intervenue moins d'un mois après une visite à Tripoli de Tony Blair, qui effectuait là l'un de ses derniers voyages à l'étranger avant de quitter le 10-Downing Street.

Le fils du colonel Kadhafi affirme qu'il a bon espoir qu'Ali Al-Megrahi sera renvoyé prochainement en Libye. "Nous allons bientôt avoir un accord d'extradition avec le Royaume-Uni", dit-il "Nos gens, ajoute-t-il, en parlant d'officiels libyens, étaient à Londres il y a un mois environ", pour en discuter.

"Oui", répond-il lorsqu'on l'interroge sur les rapports existant entre l'affaire Al-Megrahi et celle des infirmières, "nous avons établi un lien. Nous avons aussi accepté que le dossier soit traité au niveau bilatéral, entre la Libye et le Royaume-Uni, alors qu'on demandait auparavant que cela fasse partie des discussions au niveau européen".

Quant aux accords d'armement et de défense qui ont fait l'objet de discussions entre Paris et Tripoli, il semble y accorder un intérêt beaucoup plus vif qu'à la question de la fourniture par la France d'une centrale nucléaire à la Libye. Pareille centrale "n'est pas essentielle pour la Libye", glisse Saïf Al-Islam Kadhafi d'un air détaché. "Nous avons des hydrocarbures… La décision de se doter d'une centrale nucléaire nous permettrait d'exporter de l'électricité… vers l'Italie notamment" ajoute-t-il, sans s'attarder sur les possibilités de déssalinisation d'eau de mer, pourtant beaucoup évoquées à Paris.

Le cœur du sujet, entre Paris et Tripoli, est donc l'affaire militaire. En quoi consiste-t-elle? "D'abord, l'accord recouvre des exercices militaires conjoints, bien sûr. Puis, nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan, à hauteur de 100 millions d'euros je pense. Ensuite, il y a un projet de manufacture d'armes, pour l'entretien et la production d'équipements militaires. Vous savez que c'est le premier accord de fournitures d'armes par un pays occidental à la Libye ?", se réjouit-il.

En 2004, l'embargo européen sur les ventes d'armements à la Libye a été levé, après les règlements intervenus avec Tripoli à propos des dédommagements des victimes des attentats de Lockerbie et de l'avion d'UTA (1989, 170 morts). La Libye avait aussi renoncé à son programme d'armes de destruction massive, à la suite de longues tractations avec Londres et Washington. "Malheureusement, depuis 2004, un embargo non dit persistait contre mon pays", commente Saïf Al-Islam. "Les Allemands, surtout, étaient réticents pour des ventes d'armes. Mais avec les Français, nous avons été en négociations depuis longtemps. Nous avons demandé à Sarkozy d'accélérer les choses. Maintenant que le cas des infirmières est réglé, c'est une occasion en or qui survient." Il ajoute avec une visible satisfaction : "des représentants de Thalès et de Sagem sont en Libye en ce moment même". Le fils du colonel Kadhafi indique que son père devrait se rendre en France pour signer les contrats en question. Il précise en outre que des garanties de défense ont été évoquées, selon lesquelles la France se porterait au secours de la Libye au cas où sa sécurité nationale serait menacée. Les Libyens en ont en tout cas demandé autant. "Mais je ne sais pas si cet article a été maintenu dans le document" par les négociateurs, dit-il encore.

Le fils du "Guide" s'exprime ainsi, en ce mardi 31 juillet, assis dans un hôtel de luxe de Nice, entouré d'une escouade de gardes du corps et de conseillers en relations publiques. Agé de 35 ans, crâne rasé et sourire charmeur, il est vêtu d'une veste noire sur un pantalon blanc étincelant, assortis de tennis tout aussi blanches. L'entretien, en anglais, s'est déroulé à sa demande, car il souhaite "clarifier quelques points". Au titre de dirigeant de la Fondation Kadhafi qui a négocié les dédommagements aux familles d'enfants libyens malades du sida, Saïf Al-Islam veut en effet déclarer formellement qu'"aucun argent libyen" n'a été versé à ces familles.

D'où viennent donc les plus de 400 millions de dollars? "Ce que je peux dire, c'est que les Français ont arrangé le coup. Les Français ont trouvé l'argent pour les familles. Mais je ne sais pas où ils l'ont trouvé". Par le Qatar? "Nous n'avons pas posé de questions. Nous ne voulons pas embarrasser nos amis." Pour Saïf Al-Islam, qui dit avec une grande tranquillité qu'il n'a pas cru en la culpabilité des infirmières bulgares ("elles ont malheureusement servi de boucs émissaires"), et que par ailleurs les récits de tortures qu'elles ont subies en prison sont "exagérés, de la fiction, à 100%", la Libye a obtenu dans cette affaire "un bon deal". "C'était une histoire compliquée. Une grande pagaille. Avec beaucoup de joueurs. Il a fallu satisfaire tous les joueurs."

Natalie Nougayrède 
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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 12:33
vendredi 26 janvier 2007 - France Inter - 8h16
Un monde jamais vu

Ce n’est rien, rien qu’un adjectif et une statistique mais qui en disent long sur l’état du monde. Le premier -«idiot» - a été employé, hier, à Davos, par le vice-Président irakien, Adel Abdel Mehdi, pour qualifier l’intervention américaine dans son pays. «Les Irakiens et l’Irak ont été placés sous occupation, ce qui était une décision idiote», a-t-il déclaré alors même qu’il est chiite, membre, donc, d’une communauté martyrisée sous Saddam Hussein et qu’il s’adressait au gratin international du monde des affaires, un public qui n’est pas précisément anti-américain.

Comme si la concision de ce mot ne suffisait pas, Adel Abdel Mehdi a enchaîné en expliquant qu’il était «totalement en faveur de l’entière participation de nos voisins, y compris, a-t-il dit, de la Syrie et de l’Iran, à une table ronde sur l’Irak et sur une vision globale pour toute la région».

Le Forum économique mondial, «les maîtres du monde» comme on dit, vient ainsi d’être informé que le n°2 du régime irakien, d’un régime mis en place par les États-Unis, juge non seulement, et en quels termes, que cette guerre était une erreur mais aussi qu’il faudrait désormais négocier une sortie de crise avec Damas et Téhéran, ce à quoi Georges Bush se refuse.

C’est bien sûr le signe que tout ne va plus au mieux entre la Maison-Blanche et les dirigeants irakiens mais là n’est plus le important. Ce qui frappe le plus dans cette déclaration, c’est que jamais Adel Abdel Mehdi ne se serait permis de tels propos devant un tel public s’il ne considérait pas que les Etats-Unis sont en pleine déconfiture, ne contrôlent plus la situation qu’ils ont créée en Irak et ne maîtrisent plus le Proche-Orient.

Le roi est nu, a-t-il dit et, oui, c’est vrai, Georges Bush aura réussi par cette «idiotie» a profondément réduire le prestige et l’influence des États-Unis qui ne s’en remettront ni facilement ni rapidement.

La statistique maintenant. Patrick Roger la donnait, hier, en ouverture de son journal de 8h mais il faut y revenir. La Chine a connu, l’année dernière, un taux de croissance de 10,7%. Elle devrait atteindre le même niveau en 2007. C’était sa 4ème année consécutive de croissance à 2 chiffres. La Chine ne cesse plus, depuis un quart de siècle, de progresser à pas de géant et, à ce rythme, elle devrait avoir ravi, en 2008, la place de 3ème puissance économique mondiale à l’Allemagne. Non seulement la Chine est devenue un géant économique mais la force de ses armées inquiète toute l’Asie et les États-Unis et son poids politique, logiquement, s’affirme, notamment au Conseil de sécurité où on l’entend et, forcément, l’écoute sur tous les dossiers chauds.

À l’aube de ce siècle, le monde est ainsi fait d’États-Unis lourdement endettés et politiquement décrédibilisés, d’une Chine chaque mois plus incontournable et d’une Europe en panne politique et croissance chétive. Ce monde ne ressemble plus en rien à ce qu’il était depuis un demi millénaire – un monde d’absolue prépondérance occidentale. Nous entrons dans du jamais vu.

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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 16:16
Bilan à mi mandat de Benoît Hamon, député socialiste européen

"Belle année 2007! Qu'elle soit douce pour chacun et gaie à nous tous en mai 2007 avec l'élection de Ségolène Royal à l'Elysée et l'évènement d'une nouvelle majorité de gauche à l'Assemblée Nationale. Vous trouverez ci joint le fichier électronique de l'abécédaire que j'ai réalisé et imprimé en guise de bilan à mi- mandat. J'essaie d'y revenir sur les petites et grandes choses de la politique européenne au quotidien. On y retrouve plusieurs chroniques publiées sur ce blog.

Abécédaire (version flash) : http://www.designmoiunmouton.com/ben/

Par ailleurs, en ce début d'année propice aux mises au point, je vous confesse ma tendresse immodérée pour cet animal qu'est la chèvre. Sachez qu'elle inspire de nombreux proverbres. Parmi eux, un plus célèbre que les autres, que je citais au tout début de ce blog : "si tu vois la chèvre près de le repaire du lion, tu dois avoir peur de la chèvre" (Amadou Hampaté Ba). (http://lefil.blogs.com/benoithamon/benot_hamon_cv_contacts/index.html)

Je vous livre donc pour l'année 2007 ce nouveau proverbe venu de Martinique :

"La chèvre a mordu les caillous, les dents du mouton sont tombées".Red_goat_1_1

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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 20:26
Expulsions de familles sans-papiers :
Des méthodes de cow-boy et une débauche de moyens indignes de notre République.

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Aude Evin, conseillère régionale d'Ile-de-France, participait ce matin à la conférence de presse organisée par le Réseau Education Sans Frontières. Elle dénonce la volonté du ministre de l'Intérieur d'expulser à tout prix les membres de la famille Raba vers le Kosovo, malgré les risques qu'ils encourent dans leur pays.
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14 octobre 2006 6 14 /10 /octobre /2006 16:17
Pour s'installer dans la "vraie" campagne,
Ségolène Royal minimise la confrontation interne au PS

e vote des adhérents du Parti socialiste est une étape que Ségolène Royal a, dans son esprit, déjà franchi. Jour après jour, la candidate à l'investiture socialiste multiplie ses préventions à l'égard des débats internes au parti et s'installe dans la campagne d'après, contre la droite, voire au-delà sur les marches de l'Elysée... "Qu'est-ce que l'on dirait si demain j'avais la responsabilité suprême et si aujourd'hui on me voyait me faire ballotter par des enjeux qui ne correspondent pas à la réalité de la question politique qui est posée ?", a-t-elle lancé, jeudi 12 octobre, en marge de son déplacement dans l'île de la Réunion. Elle y est déjà, dans cet après. "Je ne suis pas encore élue, pas encore désignée et pourtant je suis invitée partout", claironnait-elle, la veille, en annonçant qu'elle ferait bientôt le tour des capitales européennes désignées comme ses "partenaires".

Au risque de paraître vouloir fuir la confrontation avec Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, - critique qu'elle avait déjà essuyée fin août lors de l'université d'été du PS à La Rochelle -, Mme Royal laisse volontairement planer le doute sur sa participation aux débats du PS. "S'ils sont détournés de leur vraie destination, je me réserve le droit de ne pas m'y assujettir", répète-t-elle. Mais pourquoi le seraient-ils alors que l'appareil du parti et les principaux animateurs de l'organisation des débats et du vote se sont rangés derrière elle ?
Provoque-t-elle délibérément ses rivaux ?
La présidente de Poitou-Charentes cherche en tous cas à les pousser à la faute, les attaques des socialistes opposés à sa candidature lui ayant toujours été jusqu'ici bénéfiques. "On a tout à gagner à ce que le candidat envoyé en finale soit passé par les demi-finales", a réagi vendredi M. Strauss-Kahn, pointant ainsi de manière prudente l'attitude de déni de sa concurrente sur l'enjeu de la confrontation entre socialistes.

Pour la candidate, passent encore les 3 débats à la télévision mais pas les 3 autres programmés en région, à Clermont-Ferrand le 19 octobre, à Paris le 26 puis à Toulouse le 9 novembre. Mme Royal supporte mal les contraintes imposées par le parti comme en témoigne sa prestation tendue devant le conseil national du PS, du 7 octobre. Surtout, elle redoute le chahut de militants hostiles qui ternirait son image et la fragiliserait. Or, Clermont-Ferrand, située dans le Puy-de-Dôme fait partie des fédérations les plus fermées à la vague royaliste.
"L'idée de débats ne la gêne absolument pas, proteste l'un des porte-parole de Mme Royal, Gaëtan Gorce, député de la Nièvre, conscient que la stratégie d'évitement de cette dernière pourrait à la longue être mal comprise. Elle a simplement voulu indiquer qu'elle ne s'en laisserait pas conter".

"EFFRAYER LES CAPITALISTES"

"Sa vie, ajoute-t-il, ne s'arrête pas le 16 novembre (date du vote des militants)". Arnaud Montebourg, autre porte-parole de la candidate, complète, un rien cabotin : "Le débat a lieu tous les jours avec, ou sans elle. Faut-il en rajouter ? "

Mme Royal prépare la suite. Dans un entretien au quotidien britannique The Times, vendredi, elle donne des gages à gauche en appelant à "effrayer les capitalistes" par le biais de taxes pour les entreprises qui délocalisent. Le même jour, à La Réunion, elle a vivement critiqué le gouvernement sur la gestion du Chikungunya. Invitée par une fédération socialiste qui lui promet "90%" de ses voix et lui a organisé un beau meeting avec 2 000 personnes à Saint-Joseph, elle a prôné la priorité d'embauche aux Réunionnais, en se prononçant en faveur d'un "recrutement local des enseignants".

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