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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 10:21

PQ et FTQ: la réconciliation

Montréal - cyberpresse.ca - dimanche 4 mars 2007

Au moins le temps de la campagne électorale, le Parti québécois et la FTQ mettent de côté leurs différends et annoncent qu'ils sont à nouveau «copain-copain».

Le copinage entre les centrales syndicales et le gouvernement pourrait réapparaître, si le Parti québécois (PQ) est porté au pouvoir le 26 mars.

Au moins le temps de la campagne électorale, en tout cas, le PQ et la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) mettent de côté leurs différends et annoncent qu'ils sont à nouveau copain-copain.

Le président de la FTQ, Henri Massé, a donné un appui «indéfectible», dimanche, au PQ, et à son chef, André Boisclair, en prévision de l'élection du 26 mars, afin de diminuer les chances de voir les libéraux de Jean Charest obtenir un deuxième mandat.
Les 2 hommes ont scellé leur alliance publiquement, dimanche, et convoqué les médias pour se présenter côte à côte.

M. Boisclair s'était pourtant attiré les foudres de M. Massé, en janvier, quand il avait déclaré que, si son parti était porté au pouvoir il ne serait pas nostalgique de l'époque où dirigeants politiques et leaders syndicaux étaient «copain-copain» et réglaient les dossiers «autour de repas arrosés».
Sa déclaration avait causé un tel émoi qu'elle avait même entraîné une contestation de son leadership, au sein du clan souverainiste.

Et ce n'est pas par dépit ou par défaut que M. Massé dit appuyer le PQ, mais parce que son programme est le meilleur pour améliorer le sort des travailleurs et qu'il est «beaucoup plus proche de nos aspirations», même s'il ne comporte aucune réforme majeure favorable aux travailleurs.

Samedi, 1200 délégués de la FTQ avaient voté à 98 pour cent en faveur d'un appui officiel de la FTQ au PQ. Lors du scrutin de 2003, la centrale n'avait pas pris position.
Le président de la FTQ veut un gouvernement qui intervienne davantage dans l'économie, et croit que le PQ répondra mieux à cet objectif que le PLQ.

Il a dénoncé les «attaques frontales» subies par les syndiqués sous le règne du gouvernement Charest, avec notamment les décrets de conventions collectives des employés de l'État. Un tiers des membres de la FTQ proviennent du secteur public.

M. Boisclair a dit que son parti était celui de la relance économique des régions. Il a rappelé les principaux engagements de son parti : soulager la fiscalité des entreprises dans le secteur manufacturier, abolir la taxe sur le capital, mieux soutenir la formation de la main-d'oeuvre, adopter un plan de soutien aux immobilisations du secteur privé.

Les 2 hommes n'ont pas fait mystère que leur alliance conjoncturelle n'empêchait pas les frictions à l'avenir. «Ca peut arriver des fois une esclandre sur la place publique, ça va arriver encore. Je connais son caractère, puis lui connaît le mien», a dit M. Massé, avant que M. Boisclair réplique :
«Je connais le tien aussi».

Pour ce qui est de la tenue d'un référendum sur la souveraineté, si le PQ est porté au pouvoir, «on va vivre avec», a dit M. Massé.

Dans le camp libéral, on n'a pas tardé à réagir. «Cette volte-face démontre bien la faiblesse du leadership d'André Boisclair qui est toujours incapable d'imposer ses vues à un parti qui n'offre aucune réponse aux véritables priorités des Québécois», a dit l'organisatrice en chef de la campagne du Parti libéral, la ministre Line Beauchamp, en jugeant que M. Boisclair «s'écrase devant les syndicats».

Laurel et Hardy
Le chef péquiste s'est par ailleurs moqué des positions de ses adversaires sur la question constitutionnelle.
Selon lui, le chef libéral, Jean Charest, a renoncé à toute revendication, tandis que le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, n'est qu'un «marchand d'illusions».
«J'ai un peu l'impression qu'on est en train de jouer dans le film Laurel et Hardy du fédéralisme, un qui vend des illusions, l'autre qui ne veut plus bouger», a-t-il ironisé.

Au cours des derniers jours, M. Charest a demandé à M. Dumont, qui se proclame «autonomiste», de dire s'il était fédéraliste ou souverainiste.

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Published by FARAVEL - dans Francophonie
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