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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 11:11
Ségolène Royal passe à l'offensive contre une droite "qui dit tout et son contraire"

"Les Français veulent un choix fondé sur un clivage clair. Et ce clivage, je suis décidée à l'assumer car il oppose 2 conceptions de la société, 2 manières de gouverner, 2 visions de la France." A gauche, toute. En meeting à Paris, mardi 6 février, Ségolène Royal s'est voulue offensive face à Nicolas Sarkozy.
Le meeting affichait salle comble, et au 1er rang figuraient notamment  Dominique Strauss-Kahn, le proche de Lionel Jospin Daniel Vaillant, Bertrand Delanoë et Henri Emmanuelli. Et juste à côté, Jean-Pierre Chevènement, Christiane Taubira, Arnaud Montebourg, ou encore les maires  d'arrondissements fabiusiens de la capitale.

A quelques jours de la présentation de son programme basé sur les débats participatifs, la candidate socialiste a revendiqué son héritage politique. Face à un candidat UMP qui a cité, lors de son discours d'investiture, Jaurès, Camus et Léon Blum, Ségolène Royal a donné un véritable cours d'histoire de la gauche politique. Multipliant les références historiques, elle a mis en avant le clivage entre la droite et la gauche : "La France n'est pas la synthèse de l'Ancien Régime et de la Révolution. (...) C'est la rupture opérée par la Révolution qui explique la France d'aujourd'hui", a-t-elle lancé, citant tour à tour Mirabeau, Brecht, Léon Blum et Frantz Fanon. 

Appuyée sur ce patrimoine politique, devant plus de 8 000 personnes, Ségolène Royal s'est appliquée à décortiquer le programme de Nicolas Sarkozy... sans jamais citer son nom. "Je laisse à la droite ses mises en scène berlusconiennes", a-t-elle raillé, estimant que "la droite met aujourd'hui toute sa brutalité dans la balance". 

Elle dénonce "une droite dure, agressive", "qui dit tout et son contraire" et compare l'expression de Nicolas Sarkozy ("s'il y en a que ça gêne d'être en France, qu'ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu'ils n'aiment pas") au mot d'ordre de la dictature brésilienne des années 70. "La droite a bloqué la machine économique et ne sait plus la faire redémarrer", assène-t-elle encore.  Copieusement hué, le candidat de l'UMP est tour à tour qualifié de "communautariste", de "bushiste", et accusé de défendre "les intérêts d'un tout petit monde qui ne pense qu'à lui, qu'à son pouvoir".

Sans dévoiler son programme, Ségolène Royal a plaidé pour une France "multiple, colorée, métissée et très française si elle sait être fidèle à ses valeurs"  : "La France de demain, comme celle d'hier, se nommera diversité", a-t-elle lancé. Elle a promis de "redonner un avenir à toute la jeunesse", de "donner à tout jeune le droit à un premier emploi ou à une formation utile dans les six mois qui suivent sa sortie du système scolaire"

De nouveau, la candidate du PS a balayé les critiques sur le rythme de sa campagne : "J'ai entendu les doutes et les interrogations : ce n'est pas du temps perdu, c'est du temps gagné ensemble." Sans pour autant expliquer si son programme aura une tonalité aussi marquée à gauche que son discours du soir.

Droit au Jaurès opposable
et puis tout de même je ne me priverai pas de citer l'article d'il y a 15 jours de Jean-Luc Porquet dans Le Canard Enchaîné :

Bien sûr, chacun sait que ce n’est pas lui qui a écrit son dernier grand discours, mais Henri Guaino, une des rares plumes «sociales» à l’UMP. Quand même : c’est Sarkozy qui l’a lu. C’est de sa bouche que sont sortis les noms du résistant Guy Môquet, de Zola, de ces héros de la gauche que sont Blum, Hugo, Jaurès. Il les a mis d’autorité à son service. C’est ça, les partisans d’une «droite décomplexée» : ils n’ont aucun complexe. Ils pensent que piller à gauche va leur ramener des électeurs de gauche. Super finaud ! Le problème, c’est qu’il ne suffit pas d’ajouter Jaurès sans sa bibliothèque à côté des oeuvres complètes de Michel Sardou et de Doc Gynéco. Encire faut-il le connaître un peu. Bref rappel.

Jean Jaurès est mort assassiné le 31 juillet 1914, et dès le lendemain la guerre éclatait. L’une de ses phrases fameuses : «le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage.» Même un orateur pressé peut le comprendre : il était anticapitaliste. Il était pour la paix. Il n’était pas du genre à aller serrer la main de Bush et de le féliciter pour sa guerre en Irak (avant de tourner casaque). Jaurès opposable.

Jean Jaurès avait une passion : l’éducation de tous par l’école, qui seule permet à la nation de «mettre tous les citoyens en état de dégager de la contrariété des égoïsmes le droit de chacun et l’intérêt de tous.» Il affirmait que l’école doit d’abord être faite pour l’enfant. Il n’était pas du genre à mener la chasse aux enfants sans papier. Ni à dire qu’il faut déposer le bilan des ZEP.

Il disait aussi : «tout progrès vient de la pensée et il faut donner d’abord aux travailleurs le temps et la force de penser.» Il n’était pas du genre à ricaner sur les 35 heures. Jaurès opposable.

Jaurès qui dans sa maturité se proclamait républicain et socialiste, en donnant ainsi la raison première : «J’appartiens tout entier au Parti républicain parce qu’il affirme le droit de l’homme, et j’appartiens au Parti socialiste parce qu’il veut soumettre au droit de l’homme le régime de la propriété.» Il n’était pas du genre à mettre la propriété avant tout. A clamer qu’il «rêve d’une France de propriétaires.» A copiner avec tout le CAC 40. Au contraire, comme l’écrit Madeleine Rebérioux, il pensait que c’est la concentration des moyens de production dans des mains privées qui crée les classes sociales, leurs affrontements et les violences. Il voulait collectiviser les moyens de production. On en est certes revenu, depuis. Mais c’est dans ce sens-là qu’il allait, le sens du collectif. Pas dans le sens exactement contraire. Jaurès opposable.

Au contraire de Lafargue et de son «Droit à la paresse», Jaurès aimait le travail. Mais pas n’importe lequel. Pas juste u travail qui permette de «gagner plus». Il pensait que le travailleur doit être maître de sin travail, et ne pas s’en laisser accaparer les fruits. Il soutenait les mineurs de Carmaux et montait sur la table pour chanter La Carmagnole avec eux. Il n’était pas du genre à défiler en mai 68 dans une manif antigréviste. Jaurès opposable.

Jaurès a été un des principaux artisans de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat. Il n’était pas du genre à vouloir « toiletter » pour que l’Etat forme des imams à sa botte capables d’assurer l’ordre moral dans les banlieues. Jaurès opposable.

Bref, s’il y a quelqu’un qui n’est pas « sarkocompatible », c’est bien Jaurès !

 

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commentaires

Fab 07/02/2007 14:43

6e paragraphe en partant du haut ...

FARAVEL 07/02/2007 14:52

alors normalement ça reprend la proposition de Martine Aubry dans le cadre du projet des socialistes voté en juillet dernier et baptisé EVA : "entrée dans la vie active"... va lire le projet socialiste c'est en ligne sur le site du parti du même nom

Fab 07/02/2007 11:40

Je dois êter un peu inculte mais c'est quoi au juste le "droit à un premier emploi" ? un droit opposable aussi genre "tu m'embauches pas je te traine au tribunal" ou un droit constitutionnel, auquel cas c'est pas bien nouveau, ou encore une fumisterie électoraliste ?

FARAVEL 07/02/2007 14:31

je comprend pas ce que fait ce commentaire sur cette note-là ????