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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise.
Je suis membre du bureau fédéral du Val-d'Oise du Parti Socialiste et suppléant au Conseil National du Parti Socialiste.
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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 10:18

François Hollande a été largement et sans contestation possible désigné candidat des socialistes et des radicaux de gauche pour l'élection présidentielle d'avril et mai 2012 lors des Primaires Citoyennes des 9 & 16 octobre 2011. Le président du Conseil général de la Corrèze n'aura pas de mal à mettre dans la posture du candidat à la magistrature suprême, tant on le sait (et le voit) habité par l'assurance qu'il a de son destin présidentiel.

Mais avant d'incarner la Présidence de la République, le rassemblement du peuple français, il va lui falloir être le candidat du peuple de gauche, donc du rassemblement de la gauche. Or il n'y a pas forcément une évidence naturelle dans cette affirmation. François Hollande peut légitimement se prévaloir de l'onction des Primaires Citoyennes qui ont vu près de 3 millions de Français se déplacer pour le 9 et/ou le 16 octobre. C'est un atout considérable que personne ne peut nier ou négliger, d'autant que si d'aucuns pourront affirmer que des électeurs de droite se seraient glissés dans le scrutin, leur nombre est à ce point marginal qu'ils n'auraient pu en pervertir la portée et la signification.

Le rassemblement de la gauche est cependant plus problématique. Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon doivent se satisfaire de l'image plus centriste de François Hollande, qui leur libère un espace politique qui aurait été en partie préempté par Martine Aubry si celle-ci avait été la candidate du PS et du PRG. Au-delà de cette question tactique, on sait que nombre de responsables écologistes considéraient Martine Aubry comme plus écolo-compatible que François Hollande, du fait de son engagement pour la transformation écologique de l'industrie française et pour la sortie du nucléaire. Le seul point qui péchait entre EELV et Martine Aubry était le dossier de l'Aéroport breton de Notre-Dame-des-Landes entre Rennes et Nantes, dossier que le PS considère comme régional et ne veut pas voir devenir un casus belli pour un contrat de gouvernement. André Vallini aura d'autre part jeté un trouble avec nos amis écologistes en expliquant à la presse (propos enregistrés et diffusés sur France Inter le jeudi 20 octobre 2011 au matin) que rien n'était figé avec les écologistes et que si des promesses leur avaient été faites, c'était "aux proches de Martine Aubry de s'expliquer". En l'occurence, les "proches de Martine Aubry" sont ceux qui avaient légitimement la tâche de négocier avec nos partenaires politiques car secrétaires nationaux du Parti. On sait par ailleurs que Jean-Luc Mélenchon qualifie régulièrement le candidat socialiste de "grand bol d'eau tiède" avec la verve qu'on lui connaît, ce qui - outre le caractère désobligeant de la comparaison - traduit la radicalisation relative du candidat du Front de Gauche, et répond à la radicalisation non moins réelle d'une partie de son électorat.

Bref, rassembler la gauche ne sera pas le moindre des défis, surtout si la presse continue de distiller l'idée que l'entourage du candidat Hollande serait en train de négocier avec Corinne Lepage d'une part et le MODEM d'autre part.

Je ne résiste pas à ce stade de l'article à vous joindre les liens pour deux excellents articles de Médiapart consécutifs au 2nd tour des primaires citoyennes :

Toutes ces questions abordées doivent en ouvrir quelques unes plus larges et de moyen et long termes. C'est le secrétariat national autour de Martine Aubry qui a, en y associant les militants, les chercheurs, les intellectuels, la société civile, élaboré le projet socialiste. Il est capital que des signes clairs soient adressés aux socialistes et au peuple de gauche pour montrer que sur ce projet aussi Martine Aubry saura rappeler à François Hollande qu'il est engagé, malgré les récriminations d'une partie de son équipe.

D'autre part, l'un des apports du Premier Secrétariat Aubry a été non seulement de reconnecter avec le PSE mais aussi de faire évoluer ses positions et les positions des partis membres au même moment où nombre de ceux-ci comprenaient qu'il était temps d'évoluer et d'abandonner les veilles lunes sociales-libérales (SAP suédois, SPD allemand, SD danois). Pour soutenir cette vision, on rappellera la déclaration commune PS-SPD, les propositions pour sortir de la crise du PSE et l'intégration de la notion de "Juste échange" dans celles-ci.

François Hollande devra démontrer qu'il n'y a pas sur ces sujets de retour en arrière alors qu'il a pu laisser penser que ces propositions économiques et budgétaires étaient plus marquées par une influence sociale-libérale et une stratégie économique d'austérité, un programme sur lequel tous les partis sociaux-démocrates européens ont perdu les élections depuis 8 ans...

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du PS Val-d'Oise en charge des relations extérieures

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