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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 09:27

PARIS, 22 septembre 2008 (AFP) - Le député européen Benoît Hamon, chef de file de la gauche du PS, et Pierre Larrouturou, avocat de la semaine de travail de quatre jours, ont conclu lundi un accord pour une motion commune au congrès du parti à Reims en novembre, a-t-on appris auprès de ce dernier.

"Nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais nous sommes d'accord sur le fait qu'il faut répondre à la fois à l'urgence sociale et à l'urgence écologique", a déclaré M. Larrouturou, délégué national du PS à l'Europe, interrogé par l'AFP.

M. Larrouturou a déclaré qu'il y avait eu "des désaccords de fond sur l'Europe et la croissance". Mais, a-t-il dit, Benoît Hamon et son équipe ont "intégré pas mal de nos remarques, en deux semaines de discussions, il y a eu des évolutions", s'est-il félicité.

Selon l'économiste, promoteur au début des années 90 du partage du travail, Benoît Hamon "accepte désormais l'idée que le retour de la croissance ne va pas régler tous les problèmes". "Nous espérons améliorer encore le texte" de la motion commune, a-t-il ajouté.

M. Larrouturou a estimé que le 75e congrès allait "être très politique" et qu'il fallait donc "dire clairement quels sont les clivages". Il a jugé que "sur les trois grandes motions" (Aubry, Delanoë, Royal), "on ne retrouve pas l'idée d'urgence sociale et écologique".

Benoît Hamon est le leader, avec le député des Landes Henri Emmanuelli, du Nouveau parti socialiste (NPS) dont le poids est estimé à environ 15% du parti. Il s'est déjà allié pour le congrès à d'autres forces de la gauche du PS, incarnées notamment par l'ex-ministre Marie-Noëlle Lienemann.

Cet accord concrétise son ambition de dépasser les limites traditionnelles de la gauche du parti pour infléchir vers la gauche la ligne politique du PS.

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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 15:04

De quelle majorité nouvelle le PS a-t-il besoin ?

par Frédéric Faravel,
Secrétaire de la section PS plaine de France
Membre du bureau fédéral du PS du Val d'Oise
Membre du bureau du comité régional du PS Île-de-France

sommaire

Renouer avec la conquête et l'exercice du pouvoir : 2

Une nouvelle synthèse de la Droite 2

La défaite culturelle de la Gauche 2

Sortir de l'impasse de la cohabitation territoriale 4

Mettre fin à la présidentialisation de la vie publique : 5

Lever une nouvelle espérance européenne : 7

Pour dépasser les crises, mettre enfin le Parti socialiste au travail : 8

Rassembler la gauche autour d'un Parti socialiste refondé : 10

Pas de faux débats 10

Nos finalités, notre identité 10

Pour un «parti de la gauche» 12

Et maintenant ? 13

La cuisine de juillet 2008 13

La majorité qu'il faut au PS 14

Le Parti socialiste français va connaître un rendez-vous déterminant lors de son congrès du mois de novembre 2008. Peu de partis politiques connaissent, en Europe ou dans le monde, une procédure aussi transparente et démocratique que celle qui est mise en œuvre tous les 3 ans (pour des congrès ordinaires respectant le calendrier statutaire) par la direction du PS.

Bien sûr, les média s'acharnent à décrire intrigues de couloir et cacophonie idéologique (certains vont même jusqu'à prétendre que des camarades socialistes parfaitement réformistes sont en fait de dangereux crypto-révolutionnaires) ; on l'a déjà dit - et je ne ferai pas preuve d'originalité en le répétant une nouvelle fois - que dirait-on du PS si la réflexion politique en était totalement absente. S'il y a foisonnement politique, des divergences se font automatiquement jour - respectant cependant le minimum qui est contenu dans notre déclaration de principes (adoptée le 14 juin 2008) et qui est censé nous rassembler dans une même famille politique, le socialisme démocratique.

Genèse de la médiocrité des contributions générales

Je n'irai pas jusqu'à dire que seules les distinctions idéologiques dictent le dépôt de si nombreuses contributions générales ou même thématiques. C'est l'un des handicaps originels du socialisme français : son peu d'ancrage réel dans le mouvement ouvrier (à la différence de ses homologues allemands ou britanniques) s'est trouvé «compensé» par une très forte intellectualisation de ses débats internes. Son autre «handicap» est d'être depuis le début du XXème siècle un parti d'élus, qui a bientôt pris le relais du moribond Parti radical, et bien des postures seront dictées dans le parti par les intérêts électoraux de tels ou tels barons locaux. Cette solide implantation locale constitue par ailleurs souvent un repli électoral fort confortable incitant de nombreux élus socialistes à la paresse politique (qu'on est bien au chaud chez soi en attendant des jours meilleurs au niveau national !). La SFIO avait été surnommée dans les années 1960 «syndicat des agents communaux» . En bref, beaucoup de responsables socialistes se contentent depuis leurs Hôtels de ville, d'agglomération, de département ou de région, de suivre l'air du temps, de sucer la roue de la pensée unique, bien loin des déclarations lénifiantes et inopérantes sur «l'intelligence des territoires» ou sur cet espace essentiel d'expérimentation politique que serait la direction des collectivités locales.

C'est bel et bien ce mauvais penchant quasi naturel d'un parti d'élus qui nous pend au nez une nouvelle fois (sans compter que les modifications statutaires adoptées le 14 juin dernier ont instauré un nouveau «conseil national des territoires», comme si les grands élus de province ne squattaient déjà pas suffisamment les différentes instances du PS au point de les scléroser) : les victoires des élections municipales et cantonales de mars 2008, assises sur le discrédit de la politique de la droite gouvernementale depuis 6 ans, ont apporté toute une nouvelle série de petits ou grands élus dont bien peu auront le recul nécessaire pour ne pas se laisser aller au confort de ce que François Hollande a baptisé la «cohabitation territoriale». Pire, une partie du discours national durant les campagnes électorales du printemps a été structurée sur un véritable marché de dupes : «votez pour des collectivités de gauche, elles vous protégerons des méfaits de la politique de Sarkozy !» ?!? Qui ne voit qu'un tel discours est la genèse de désillusions énormes chez nos électeurs (qui n'ont déjà pas une confiance à toute épreuve dans notre parti) alors que les collectivités n'ont ni les moyens ni les compétences pour s'opposer, ralentir ou empêcher les graves régressions induites par la politique de droite menée depuis 2002, et notamment la déconstruction systématique des solidarités collectives ?

Force est de constater qu'en conséquence logique le Parti socialiste, comme a pu le dire Jean-Christophe Cambadélis, n'a pas abordé le chemin vers son congrès par le bon bout : il ne me viendrait pas à l'idée de dénoncer la multiplicité des contributions générales (après tout 21 contributions - 19 si l'on retire celles de pure forme du prétendu « pôle écologique » du PS ou de la fédération de Meurthe-et-Moselle - ce n'est pas tellement plus que les 18 contributions générales déposées en 2005 pour la préparation du congrès du Mans…) si elles représentaient un véritable effort de réflexion politique et pédagogique en direction des militants et de nos concitoyens. Or, il est assez effroyable de lire la médiocrité qui s'étale dans les colonnes du numéro spécial de L'Hebdo des Socialistes que chaque adhérent a reçu au début du mois de juillet ; beaucoup de discours de la méthode, peu d'innovation, certains dépositaires tentant de compenser leur manque d'imagination par la longueur de leur texte (s'ils font de belles et longues phrases, c'est qu'ils doivent bien être intelligents, dame !), d'autres prenant le contre-pieds de ce à quoi ils nous avaient habitués les congrès précédents, réduisant leur texte au maximum quand certaines de leurs idées auraient mérité un approfondissement…

Pourtant, la nécessité de faire face…

Bref à lire L'Hebdo spécial, on en viendrait presque à donner raison aux journalistes qui ne voient dans cette première phase du congrès qu'une longue montée des marches du festival de Cannes des socialistes et la mise en scène des ego avant leur affrontement. En tout cas, la qualité des différentes contributions générales ne m'apparaît pas être à la hauteur de ce qui me semble être les 5 enjeux majeurs du prochain congrès du Parti socialiste :

  1. l'accumulation des défaites consécutives lors des élections nationales - présidentielles de 1995, 2002 et 2007, législatives de 2002 et 2007 - face à l'illusion de victoires électorales locales ou intermédiaires - cantonales, régionales et européennes de 2004, municipales et cantonales de 2008 ;

  2. la personnalisation accélérée du débat politique, médiatique et institutionnel ;

  3. la panne de la construction européenne et la crise collective de la sociale-démocratie européenne qui vient d'essuyer 13 défaites consécutives lors des 15 derniers scrutins nationaux ;

  4. les 4 crises majeures auxquelles fait face la planète (financière, climatique, alimentaire, énergétique) et qui interrogent notre modèle de développement et la pertinence des « solutions » néo-libérales doivent trouver des réponses dans la gauche française et pour cela le Parti socialiste doit se doter d'un véritable programme de travail ;

  5. la gauche française est anémiée et émiettée, elle doit se rassembler sur un projet et un objectif pour apporter une alternative aux Français ; pour mener à bien cette ambition le Parti socialiste doit consolider son identité politique et ses procédures démocratiques.

[...]

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 17:03

Reconquêtes


Les premiers signataires dans le Val d'Oise :

Charlotte Brun, membre du conseil national, adjointe au maire d'Ecouen, conseillère régionale - Frédéric Faravel, secrétaire de section de la plaine de France, membre du bureau fédéral et du bureau du comité régional - Xavier Morin, membre du bureau fédéral, trésorier de section et conseiller municipal d'Argenteuil - Adélaïde Piazzi, membre du bureau fédéral, secrétaire de section et première adjointe au maire de Montmorency - et...

Joshua Adel, BFA, Sannois - Serge Aradj, plaine de France - Patrick Bauer, trésorier de section de Saint-Gratien - Nadjet Boubekeur, conseil fédéral, Villiers-le-Bel - Daniel Boulain, Deuil-la-Barre - Christine Boyer, Le Plessis-Bouchard - Fanny Boyer, secrétaire de section et conseillère municipale du Plessis-Bouchard - Marcel Boyer, adjoint au maire d'Ecouen - Philippe Brunel, Jouy-le-Moutier - Sylvie Colley-Fromentel, Cormeilles-en-Parisis - Gérard Dargnat, Ermont - Alexis Demaie, Bouffémont - Bernard Desclos, canton de Viarmes - Makhoudia Diouf, Cergy - Farid Echeikr, adjoint au maire de Fosses - Cécile Escobar, conseil fédéral, adjointe au maire de Cergy, conseillère communautaire de Cergy-Pontoise - Abdellah Fandi, Louvres - Mathieu Liegard, Saint-Brice - Sébastien Lombard, Cergy - Bernard Mathonnat, CFCF, Jouy-le-Moutier - Lucille Monjanel, Herblay - Marlène Petit, Cergy - Michel Renou, secrétaire de section de L'Isle-Adam/Parmain - Lionel Ribeiro, conseiller municipal d'Argenteuil - Patrice Richard, secrétaire de section et adjoint au maire de Gonesse - Benoît Rogeon, Bouffémont - Yannick Sabau, Vauréal - Thierry Seveyrat, Sarcelles - Abdelkader Slifi, adjoint au maire d'Argenteuil - Michèle Taiclet, conseillère municipale de Jouy-le-Moutier - Alain Thauvin, conseiller municipal de Gonesse - Jimmy Zé, CFC, conseiller municipal d'Eragny-sur-Oise...

La France attend un message d’espoir. Elle aspire à d’autres perspectives que celles diffusées par une pensée dominante avide de fatalisme et de résignation.

Le discours sur un prétendu déclin de la société française, justifiant toutes les régressions sociales, est devenu la norme. Le clivage entre le conservatisme et le progrès est escamoté derrière des politiques, des mesures profondément réactionnaires que l’on appelle, par antiphrase, « réformes ». Le libéralisme économique atteint de nouvelles limites tout en maintenant son hégémonie.

Dans cette situation il appartient aux socialistes de rompre avec ces orientations, de préparer l’avenir en réconciliant le pays avec le progrès.

Seule une gauche résolue et déterminée peut remettre la justice sociale au coeur de l’action politique, dépasser le modèle exclusif du libre-échange sans précaution et redonner du sens au clivage gauche/droite.

Forger les idées et les outils de ces reconquêtes tel est bien l’enjeu du prochain Congrès du Parti Socialiste.

La convergence et la coïncidence de quatre crises mondiales majeures (financière, alimentaire, énergétique, écologique) bouleversent les principes sur lesquels les sociétés occidentales fondaient leur prospérité et leur développement. La mondialisation libérale, telle qu’elle a été imposée depuis les années 1980, s’essouffle. Son modèle économique montre des limites sérieuses quant à sa capacité à répondre, non seulement à la réalité sociale, mais aussi aux nécessités de développement à l’échelle mondiale.

Nous assistons à un renversement de cycle et entrons dans le deuxième âge de la globalisation.

Alors que la droite, aveuglée par son idéologie, continue de démanteler la puissance publique, nous devons proposer, avec l’ensemble de la gauche, un Etat régulateur et innovateur comme réponse à l’urgence sociale, économique et écologique.

Le choc des défaites.

Depuis juin 2006, la social-démocratie européenne a enregistré 13 défaites lors des 15 derniers scrutins nationaux et connait une crise générale qui nous oblige à un inventaire serein des erreurs stratégiques et politiques accumulées depuis plus de 10 ans. Dans la plupart des pays de l’Union la gauche a prospéré, dans le sillage des victoires britanniques et allemandes, sur la base d’un programme, d’une offre politique de type « social-libéral ». Pourtant cette orientation ne lui a pas permis de conserver le pouvoir dans les années 2000 et c’est, paradoxalement, au moment où monte le mécontentement contre l’ultralibéralisme qu’elle connaît les pires difficultés. De ce point de vue, la situation de la gauche française n’est pas particulièrement originale. Lorsqu’elle reprend à son compte le modèle social-libéral élaboré par ses voisins, à leur instar, elle échoue ; mais là où elle fait campagne sur ses principes et ses valeurs, en portant un programme de gauche- comme aux législatives de 1997 ou aux européennes de 2004 – elle renoue avec les succès. Si la modernité se définit par la rupture avec les cadres conservateurs de pensée, la socialdémocratie européenne doit rapidement abandonner une orientation qui lui a soustrait une part importante du vote ouvrier et populaire, réduit le poids total de la gauche et l’éloigne durablement des responsabilités.

Le monde a changé.

L’avenir de la gauche française ne peut pas consister à mimer le « New Labour » ou le SPD des années 90, l’avenir du PS ne peut pas être le passé de la social-démocratie européenne. L’efficacité électorale commande de renouer avec les classes populaires plutôt que de confier notre sort politique à l’air du temps.

Parmi les poncifs abondamment diffusés par la pensée dominante, l’idée que le progrès n’est concevable qu’en contrepartie de sacrifices imposés aux salariés, occupe une place de choix. Sans nier la nécessité de l’effort collectif, la gauche ne peut plus se contenter, au nom d’une prétendue "responsabilité", de rejoindre la droite sur la finalité et le contenu des réformes structurelles. Sur des sujets aussi lourds que la politique salariale, les retraites, la fiscalité, etc., nous nous opposons aux conservateurs sur des orientations de fond, pas uniquement sur des questions de dosage ou d’agenda.

Nous pouvons et nous devons lever un nouvel espoir, réhabiliter la volonté en politique. Dans un contexte certes différent, un tel processus s’est d’ores et déjà engagé en Amérique. Le quarantième anniversaire de 1968 nous permet de célébrer un grand mouvement social de conquêtes. Il est temps que la gauche retrouve cet esprit, pour inventer de nouveaux droits et élargir l’espace de nos libertés, et non plus se contenter, dans le meilleur des cas, d’organiser la résistance aux attaques de la droite. Cette voie est plus exigeante, mais oh combien plus enthousiasmante, que la confortable adaptation aux exigences de la pensée unique qui nous mène à d’inévitables déconvenues.

Les marges de manoeuvre nécessaires à un tel changement de cap existent, en dépit d’une situation difficile et complexe. L’intelligence, l’initiative, l’engagement ne manquent pas Ils sont présents dans le mouvement social, dans les universités, dans la jeunesse, dans le monde économique ou culturel.

Changer notre offre politique.

Nous n’avons plus gagné d’élection présidentielle depuis 20 ans, ni de législative depuis 11 ans. Nous avons le devoir de regarder cette réalité en face et d’en accepter les conséquences.

Parce que les mêmes orientations portées par les mêmes responsables n’ont pas plus de chance de faire gagner les socialistes demain qu’hier, il faut renouveler les équipes et redéfinir nos axes programmatiques. La gauche est immobile parce qu’elle s’incarne dans les mêmes comportements, les mêmes réflexes, les mêmes mots et parfois le même cynisme depuis 20 ans.

Abandonnons nos mauvaises habitudes, en commençant par éviter que notre prochain congrès soit un nouveau congrès de Rennes. Pour cela nous devons collectivement nous engager à rejeter la tentation d’un affrontement de personnalités qui serait déconnecté du débat de fond. Nous voulons pour notre parti un congrès qui pose les vrais enjeux et permette les clarifications nécessaires. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de laisser des écuries présidentielles déchirer le Parti Socialiste. Nous le savons tous, ce type d’affrontement fait peser une menace lourde sur l’avenir du PS, son intégrité, son image dans la population et son existence même. Un congrès n’est pas un casting ! En disant cela, nous ne nions pas la nécessité de nous doter d’un chef de file. Mais le moment de son choix n’est pas anodin : débattons d’abord, nous choisirons ensuite qui est le mieux à même de porter nos convictions.

Le congrès du PS doit être le congrès de l’anticipation et de la relance.

L’élection de Nicolas Sarkozy est l’aboutissement de la défaite culturelle de la gauche, résultat des batailles que nous n’avons pas, ou insuffisamment, menées.

Les Socialistes doivent tourner cette page !

Ils doivent définir une politique qui remette le progrès au service de l’humanité.

Notre première responsabilité est d’imaginer la France d’après Sarkozy. Une France à reconstruire, un progrès social et des libertés à reconquérir ; et cela dans un contexte où il est à redouter que les inégalités, et leur cortège de violences, auront augmenté alors que les instruments de régulation, d’intervention et de redistribution, nationaux et continentaux auront, eux, été réduits par la droite à une peau de chagrin.

La modernité, c’est anticiper, préparer le post-libéralisme et construire la gauche du XXIe siècle qui saura remettre la justice sociale au coeur de l’action politique.

Pas de faux débats.

Pour que le congrès de Reims réponde aux attentes qu’il doit susciter, notre premier devoir est d’écarter un certain nombre de faux débats dans lesquels on souhaiterait nous enfermer. C’est ce que nous avons fait en adoptant une nouvelle déclaration de principes qui peut être considérée comme une « carte d’identité » du Parti socialiste, un socle commun sur la base duquel nous devons réfléchir à l’avenir que nous voulons bâtir.

Premier faux débat. On voudrait nous faire croire que s’opposent, au Parti socialiste, partisans et adversaires de l’économie de marché que nous avons tous acceptée depuis longtemps. Pas de collectivistes chez les socialistes mais des partisans d’une « économie sociale et écologique de marché régulée ». Pour nous, la question n’est pas celle de l’acceptation ou non d’un système, mais celle des réponses politiques proposées pour le réguler et redistribuer les richesses. C’est pourquoi nous entendons laisser en dehors de la sphère marchande un certain nombre d’activités correspondant à des droits fondamentaux.

Deuxième faux débat. Les clivages opposeraient les « modernes » aux « archaïques ». Comme si la modernité se résumait à la soumission docile aux modèles dominants imposés par ceux qui en bénéficient et l’archaïsme s’incarnait dans l’espoir d’une réduction des inégalités. La modernité ne peut être entendue comme l’acceptation d’un libéralisme aujourd’hui dépassé.

Troisième faux débat. Les socialistes se diviseraient entre « audacieux » - ceux qui voudraient « lever les tabous » - et « timides » - ceux qui voudraient « occulter certains problèmes ». Nous devons être en capacité d’aborder collectivement l’ensemble des débats. Pour autant cela ne peut signifier qu’il y aurait un courage politique particulier à parler de sujets relevant traditionnellement du champ lexical de la droite !

Quatrième faux débat. Les divergences qui existent entre nous opposeraient individualistes et collectivistes. Pour nous, c’est autour d’un projet collectif que s’articule le combat pour les libertés individuelles qui ne peuvent jamais être déconnectées des questions sociales, sans prendre le risque de les voir confisquées par quelques privilégiés. Alors que les conservateurs veulent démanteler le droit du travail afin, justement, de ramener les rapports sociaux à de simples relations individuelles, nous devons combattre avec la même ténacité pour toutes les libertés et tous les droits, qu’ils soient individuels ou collectifs.

Dans un contexte de confusion idéologique, prétexte à tous les faux débats entre socialistes, il est important de rappeler nos finalités politiques.

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 14:24

Chers amis, Chers Camarades,

Notre démarche est ouverte. Elle ambitionne de dépasser les frontières de camps préexistants. Elle n’est précédée d’aucun préalable. Elle aspire à forger les outils des Reconquêtes sociales, politiques et intellectuelles qui permettront à la gauche de lever un nouvel espoir.
C’est ce qui nous amène à vous inviter à débattre et constuire une dynamique autour de la contribution «Reconquêtes»
JEUDI 10 JUILLET 2008
à 20h30
Maison des associations d'Écouen

Rue du four Gaudon (plan ci-dessous)
avec la participation de
Liem Hoang-Ngoc
économiste au CNRS, professeur à l'université Paris I,
délégué national du PS à la fiscalité

et accessoirement chroniqueur sur France Inter

Les mois à venir vont être pour notre parti l’occasion de définir une offre politique qui combine la capacité à ramener la gauche au pouvoir en 2012 avec celle de répondre aux désordres du monde.
Les crises alimentaires, énergétiques, climatiques et financières mondiales appellent partout davantage de régulation, d’intervention publique et de maîtrise des échanges. Simultanément la sociale-démocratie européenne connaît une série de défaites inédite (13 échecs en 15 élections nationales depuis juin 2006). Le passé de la sociale-démocratie européenne - le SPD et le New Labour des années 1990 - ne peut pas être l'avenir du socialisme français !
Nos concitoyens, les militants socialistes, attendent un message d’espoir face aux atteintes portées par la droite au contrat social. C’est parce que nous savons le monde complexe et l’avenir incertain que nous n’avons pas le droit de réduire notre congrès au choc des ambitions personnelles dont on ne distingue pas les différences politiques majeures.
L’élection de 2007 est l’aboutissement d’une défaite culturelle de la gauche. Notre responsabilité est d’anticiper la France de l’après-Sarkozy, une France où les inégalités sociales se seront creusées et où les instruments de régulation et de redistribution seront affaiblis.
Il est temps aujourd’hui pour les socialistes de forger les idées et les outils qui nous permettront de conduire demain des politiques à la hauteur de nos ambitions.

La modernité, c’est anticiper le post-libéralisme
et construire la gauche du XXIème siècle.



Tu peux également appuyer notre démarche en rejoignant la liste de signataires et poursuivre le débat sur le site de la contribution
www.reconquetes.eu.
Pour prendre contact dans le Val d'Oise : Frédéric Faravel – tél. : 06 79 67 98 52 – courriel :
rlg95@voila.fr

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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 10:45

Plus de 1000 socialistes à la Sorbonne pour préparer les Reconquêtes

PARIS, 28 juin 2008 (AFP) - Benoit Hamon et Henri Emmanuelli ont appelé, samedi à la Sorbonne, au “rassemblement” de la gauche pour mener d’ici à 2012 “le combat” contre “tout le travail de casse du modèle social et des libertés mis en oeuvre par la droite” et pour “la reconquête du pouvoir”.

Dans un amphithéatre comble, les 2 chefs de file du Nouveau parti socialiste (NPS) ont présenté leur contribution au prochain Congrès du PS pour “reprendre le terrain abandonné à la droite, et revenir sur le cycle le plus important, depuis longtemps, de régression sociale et démocratique”, selon Benoit Hamon. Citant la réduction du temps de travail, les retraites, le droit de grève, la rétention de sûreté, la “mise au pas des médias” et le retour dans le commandement intégré de l’OTAN “sans débat parlementaire”, le jeune eurodéputé a fustigé la politique de Nicolas Sarkozy. “Il est temps que nous replacions notre combat à l’échelle de la reconquête des esprits, des coeurs, et sans doute des consciences des Français”, a-t-il lancé. Et d’avertir qu’au Congrès de Reims, le NPS n’entend pas “se contenter de témoigner, de figurer” mais veut “bien au contraire essayer de s’inscrire dans une démarche de reconquête du pouvoir”. “L’objectif n’est pas d’être à l’aile gauche du parti socialiste, l’objectif c’est que le parti socialiste reste un parti de gauche”, a déclaré M. Emmanuelli lors de cette réunion publique à laquelle participaient Laurent Fabius, Marylise Lebranchu et le politologue Emmanuel Todd. “Il faut dès ce Congrès changer de majorité, pour pouvoir construire l’alternative à cette ligne qui nous a fait échouer” à 3 élections présidentielles, a ajouté M. Hamon, car c’est à Reims “que se joueront les conditions du retour de la gauche au pouvoir”.

consultez et signez la contribution générale "Reconquêtes" sur www.reconquetes.eu

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 11:24
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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 12:36

Cher-e-s ami-e-s,

Cher-e-s camarades,

Les mois à venir vont être pour notre parti l’occasion de définir une offre politique qui combine la capacité à ramener la gauche au pouvoir en 2012 avec celle de répondre aux désordres du monde.

Pouvons nous lever cette espérance en restant fidèle à nos valeurs et crédibles dans nos promesses ? Oui à condition d’anticiper l’avenir avec les clés de notre temps.

Nous vivons un renversement de cycle. Les crises alimentaires, énergétiques, climatiques et financières mondiales appellent partout davantage de régulation, d’intervention publique et de maîtrise des échanges. Simultanément la sociale démocratie européenne connaît une série de défaites inédite (13 échecs en 15 élections nationales depuis juin 2006).

Nous n’acceptons pas que le passé de la social-démocratie constitue l’avenir du parti socialiste français. La victoire de la gauche aux élections locales, et tout particulièrement dans le Val d'Oise, de mars 2008 ne saurait masquer ses défaites lors des trois derniers scrutins présidentiels et deux dernières élections législatives – à ce titre souvenons-nous que nos résultats de juin 2007 n'ont rien de satisfaisants, nous avons perdu un siège sur les deux que nous tenions dans le département quand le Parti socialiste augmentait lui sa représentation législative. La gauche va-t-elle se satisfaire d'être une force politique d'élections intermédiaires et se contenter d'une «cohabitation territoriale» laissant l'État à la droite ? Les collectivités gérées ont-elles réellement les moyens de corriger les régressions imposées par le gouvernement ? S'en remettre à cette hypothèse, n'est-ce pas masquer une incapacité politique et culturelle à proposer aujourd'hui une alternative réelle à la politique de la droite ? Avec tout le respect que nous portons à nos élus et au travail formidable qu'ils mènent dans les collectivités (et aujourd'hui au conseil général) – et auxquels plusieurs d'entre nous participent – avec l'appui des militants et du professionnalisme des agents territoriaux, soyons honnêtes entre nous, ce n'est pas l'addition des projets municipaux et départementaux – aussi ambitieux soient-ils – qui fondera la base du projet alternatif qui nous devons soumettre aux Françaises et aux Français.

Nos concitoyens, les militants du parti, attendent un message d’espoir face aux atteintes portées par la droite au pacte républicain et au contrat social. Il nous appartient d’ouvrir une voie dans le désenchantement imposé par cette pensée dominante qui souhaite nous voir résignés à la fin du progrès et contraints au temps des sacrifices. C’est parce que nous savons le monde complexe et l’avenir incertain que nous n’avons pas le droit de réduire notre congrès au choc des ambitions personnelles dont on ne distingue pas les différences politiques majeures.

Antonio Gramsci définissait la « crise » comme le moment où « le vieux est mort et le neuf hésite à naître ». Cependant le sens du « neuf » n’est pas déterminé. Si nous ne savons plus rassembler les classes populaires et moyennes, celles qui vivent en ville comme en milieu rural et réunir les générations autour d’un projet collectif l’avenir de la gauche est incertain. « Reconquêtes », veut participer à cela.

L’élection de Nicolas Sarkozy est l’aboutissement d’une défaite culturelle de la gauche. Notre responsabilité est d’anticiper la France de l’après-Sarkozy, une France où les inégalités sociales se seront creusées et où les instruments de régulation et de redistribution seront affaiblis.

Il est temps aujourd’hui pour les socialistes de forger les idées et les outils qui nous permettront de conduire demain des politiques à la hauteur de nos ambitions : en un mot, d’inventer une politique qui remette le progrès au service de l’humanité.

La modernité, c’est anticiper le post-libéralisme et construire la gauche du XXIe siècle.

Notre démarche est ouverte. Elle ambitionne de dépasser les frontières de camps préexistants. Elle n’est précédée d’aucun préalable. Elle aspire à forger les outils des Reconquêtes sociales, politiques et intellectuelles qui permettront à la gauche de lever un nouvel espoir.


C’est ce qui nous amène aujourd’hui à prendre contact avec nous autour de la contribution « Reconquêtes », afin de débattre avec toi de notre démarche et de son contenu. Tu peux également appuyer notre démarche en rejoignant la liste de signataires.

Enfin nous souhaitons pouvoir compter sur ta présence lors du rassemblement national « Reconquêtes » à Paris – amphithéâtre Richelieu, université de la Sorbonne – toute la journée du 28 juin prochain :

  • 10h : accueil et introduction de la journée

  • 10h15-12h30 : Débats en ateliers autour de la contribution «Reconquêtes» - Immigration et développement - Le libre échange en question - Action publique et redistribution - Diversité et discriminations - La 6ème république

  • 14h-16h : Les grands oraux du changement - Emmanuel Todd : Que dire du libre échange ? - Laurent Fabius : Quelle place pour l’action publique ? - Marylise Lebranchu : Quelle redistribution ? - Arnaud Montebourg : Quelle politique étrangère ?

  • 16h-17h : Meeting avec Benoît Hamon et Henri Emmanuelli

Amitiés socialistes,

Charlotte Brun, adjointe au maire d'Écouen, conseillère régionale, conseil national – Frédéric Faravel, secrétaire de section de la plaine de France, bureau fédéral, bureau du comité régional du PS – Xavier Morin, conseiller municipal d'Argenteuil, trésorier de la section, bureau fédéral – Adélaïde Piazzi, 1ère adjointe au maire de Montmorency, secrétaire de section de Montmorency, bureau fédéral

Joshua Adel, bureau fédéral des adhésions (Sannois) – Patrick Bauer, trésorier de section (Saint-Gratien) – Nadjet Boubekeur, conseil fédéral (Villiers-le-Bel) – Fanny Boyer, conseillère municipale et secrétaire de section (Le Plessis-Bouchard) – Sylvie Colley-Fromentel, suppléante au conseil fédéral (Cormeilles) – Farid Echeikr, adjoint au maire de Fosses (plaine de France) – Cécile Escobar, adjointe au maire, conseil fédéral (Cergy) – Bernard Mathonnat, commission fédérale de contrôle financier (Jouy) – Michel Renou, secrétaire de section (L'Isle-Adam/Parmain) – Patrice Richard, adjoint au maire, secrétaire de section (Gonesse) – Fabien Roussel, adjoint au maire, bureau fédéral des adhésions (Eaubonne) – Abdelkader Slifi, adjoint au maire (Argenteuil) – Michèle Taiclet, conseillère municipale (Jouy) – Jimmy Zé, conseiller municipal, commission fédérale des conflits (Éragny)…


Contacts : Frédéric Faravel – 06 79 67 98 52 – rlg95@voila.fr http://reinventerlagauche95.over-blog.org


Contribuer, débattre, signer la contribution sur www.reconquetes.eu


Inscriptions pour la journée du 28 juin au
01 40 63 15 11 et sur www.reconquetes.eu

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 09:44
et celle du Parti socialiste en particuliers...

Pour éclairer ses choix, le citoyen ne doit pas simplement être en mesure de comprendre le monde qui l’entoure, il doit inscrire sa réflexion dans un cadre de référence idéologique, à un projet de société. Telle était la fonction des partis. Mais de plus en plus confinés à un rôle de sélection des candidats, ils ont perdu une part de leur mission de construction de projets d’avenir à partir de repères idéologiques identifiés. Transformés en machines électorales, ils risquent de perdre leur substance militante. Ainsi se confirmeraient les intuitions formulées par Robert Michels (sociologue d’origine allemande, 1876-1936) sur l’existence d’une tendance « traditionnelle » des partis à développer au sein même des démocraties des caractères oligarchiques.


De fait, les militants d’origine populaire se font rares, ce qui s’explique aussi par la généralisation, au sein du PS, d’une "culture du débat" pourtant positive mais qui valorise avant tout la réflexion collective et la "libre expression" - peu spontanée - des militants. Or cette "intellectualisation", en faisant appel aux ressources culturelles personnelles, en technicisant le débat et en dévalorisant le rapport populaire au parti, fait de remise de soi et de loyalisme, favoriserait la relégation des militants les plus modestes. On touche là une autre contradiction difficilement dépassable des différents partis de la gauche : le monde et la politique se complexifie mais, face à cela et face à la généralisation de la « culture du débat » qui marque une avancée démocratique indéniable et qui n’a pas d’équivalent dans les autres partis français ou européens, le Parti socialiste n’a mis en place aucune structure de formation adaptée (à la différence du PCF des années 1950) à son public populaire ou moyen et à la hauteur des attentes politiques ; le loyalisme n’est pourtant pas l’apanage des militants issus des milieux populaires qui seraient par ailleurs déstabilisés par la "culture du débat", depuis 1946 aucune majorité dirigeante socialisme n’a directement été remise en cause par sa base, le légitimisme atteint une forte proportion des débatteurs et technocrates de section, ce qui permet de s’interroger sur la profondeur d’un certain nombre de débats tenus dans le PS.

Ce sont les pratiques les plus ordinaires du militantisme (tractage, collage) qui sont dévalorisées (et la vague d’adhésion et la campagne présidentielle n’ont pas invalidé malheureusement cette conclusion) mais aussi les dimensions collectives et identitaires de l’appartenance partisane (nuits de collage d’affiches, fêtes de sections) qui se perdent. Étonnamment, le PS semble tolérer, voire encourager, un militantisme distancié - et plus encore depuis quelques mois. La conséquence en est que la dimension cynique des comportements prend une place prépondérante au sein du parti, où le militant est un loup pour le militant. Un univers « hobbesien » donc, où l’on "ne s’aime pas, ou peu, et où rapporter les prises de positions des militants aux positions dans l’espace partisan relève d’un quasi-réflexe. Le cynisme en politique ne date pas d’aujourd’hui, mais la nouveauté est que la concurrence touche toute la communauté militante, du sommet jusqu’à la base, et que la "lutte pour les places", contrairement à d’autres milieux militants y est peu déniée. Mais malgré cela, le Parti socialiste, et même au-delà à gauche, rencontre les plus grandes difficultés à se renouveler, à renouveler ses candidats, à rajeunir ses cadres, à s’identifier à la population dont on brigue les suffrages. Les candidatures de jeunes militants sont découragées, la parité est régulièrement utilisée par les élus quinquagénaires ou sexagénaires blancs pour écarter les jeunes hommes ou les jeunes femmes dont les qualités et les ambitions pourraient gêner à court terme. Alors que Tony Blair - qui n’est pour nous absolument pas un modèle idéologique - a quitté l’année dernière le pouvoir, à 54 ans : qui ne constate pas que c’est à cet âge (ou plus vieux encore) que les leaders de la gauche prétendent eux accéder aux responsabilités ! Qui n’a pas vu que ceux, qui sont venus expliquer sur les plateaux des télévisions et des radios en 1995 et 2002 les raisons de nos défaites et leurs propositions pour la rénovation de la gauche, étaient à nouveau présents sur ces mêmes plateaux pour tenir les mêmes propos le 6 mai 2007 !

Ce sont les liens rompus avec l’ensemble des réseaux sociaux et la faible implantation du PS qui accroissent la volatilité de l’électorat socialiste, condamnant le PS à faire fluctuer sa ligne idéologique. Cela éclaire aussi les raisons de l’usage intensif des sondages si déterminant dans la désignation interne du candidat socialiste en novembre 2006 : Faute de réseaux puissants irriguant la société, les élites socialistes - et toutes tendances ou sensibilités confondues - sont de fait conduites à s’appuyer sur des formes de production non "mobilisée" de l’opinion publique comme les sondages. Les sondages suscitent de vifs débats. La controverse a plusieurs versants dont le principal concerne leur validité comme outil de mesure de l’opinion publique. Selon certains, ils ne sont qu’un artefact. Ainsi, dans un article resté célèbre, Pierre Bourdieu déclare que « l’opinion publique n’existe pas ». Cette critique repose sur plusieurs arguments :
- Les sondages interrogent les gens sur des questions qu’ils ne se posent pas. On leur impose donc une problématique ;
- La situation d’enquête est une injonction à formuler un avis. Par exemple, si on vous interroge sur l’extension des compétences de la CSCE, il se peut que vous n’ayez aucun avis, ou que vous ignoriez ce qu’est la CSCE. Dans tous les cas, il sera plus légitime et plus pratique de donner une réponse, que d’avouer votre ignorance ou votre indifférence ;
- Les réponses données seront d’autant plus artificielles qu’elles sont formulées sans enjeu réel pour les enquêtés. Ainsi s’expliquent les écarts entre les sondages préélectoraux et les résultats effectifs ;
- Alors que l’opinion est l’expression collective de groupes, de rapports sociaux, de jeux d’acteurs, etc., les sondages en font une simple addition de réponses individuelles ;
- L’agrégation statistique des jugements individuels revient à postuler que toutes les opinions se valent. C’est faire fi du fait que certaines personnes ou certains groupes ont plus de motivation et d’influence que d’autres.

Ainsi, selon cette approche, les sondages créent de toutes pièces une opinion factice et trompeuse : la « vraie » opinion est celle qui s’exprime collectivement dans un champ de forces sociales. Et ce n’est sans doute pas non plus un hasard si la vision socialiste minore de fait et de plus en plus toute conflictualité sociale pour se nourrir avant de travaux sociologiques sur l’individu et les valeurs post-matérialistes (François de Singly, Marcel Gauchet) - et ce en contradiction flagrante avec l’objet des partis de gauche - qui dessinent des individus "entrepreneurs de leur propre vie", selon l’expression d’Alain Ehrenberg qui fait florès.

 

Frédéric Faravel

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 14:30
Benoit Hamon en photoJ’ai donné un entretien à Stéphane Alliès de Mediapart. Nombreux commentaires sont disponibles aussi sur le site du journal.” L’eurodéputé socialiste et ancien président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) défend une offre politique clairement à gauche pour le prochain congrès.

Très critique envers «la crise des social-démocraties européennes», Benoît Hamon regarde vers les gauches américaines et Barack Obama, appelant à un «choc fiscal» qui n’exclurait pas «la question des renationalisations».La Forge avec Noël Mamère, le fondateur du Nouveau parti socialiste NPS (avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon) souhaite que Martine Aubry le rejoigne dans son entreprise. Troisième volet de notre série d’entretiens sur l’avenir du PS, après Jean-Pierre Mignard et Manuel Valls.”
Fondateur du think-tank

Quel est votre sentiment sur l’état du socialisme aujourd’hui?

C’est d’abord une affaire de contexte global. Je suis convaincu qu’on est dans un vrai renversement de cycle. Une forme d’impasse du libéralisme, impuissant face aux crises financière, alimentaire, démographique, climatique et énergétique. Cette situation marque l’échec de la mondialisation heureuse. Et ce constat fait naître les besoins d’intervention publique et de mécanismes de redistribution. Face à cela, je trouve que le discours de mon propre parti sur la modernisation tous azimuts et le recentrage est en total décalage avec ce qui se passe


C’est-à-dire?

On devrait anticiper l’instabilité en essayant de construire des réponses pour se dégager des marges de manœuvre. Pas dessiner un petit congrès, qui perpétuera cette tradition de rassemblement socialiste en suspension dans l’air. À Dijon (en 2005), avec le NPS, on avait mis sur la table des idées en proie avec la réalité des difficultés du pays. Quand on lit le texte proposé par Bertrand Delanoë (long silence)… on est franchement déçu. C’est un catalogue de réponses consensuelles à court terme, comme si on était au gouvernement, sans se préoccuper du chaos actuel. Moi j’estime que quand la droite nous promet un avenir sombre, on ne peut pas se permettre de proposer la grisaille en faisant croire à l’arc-en-ciel. La période actuelle présente autant d’opportunités d’émancipations collectives que de tentations de replis identitaires. Comme disait Antonio Gramsci: «Le vieux est mort et le neuf hésite à l’être. Et de ce clair-obscur peut naître un monstre.»

«La débâcle des social-démocraties européennes»

Comment vous positionnez-vous dans les débats sur la social-démocratie européenne?

J’ai refait mes calculs: depuis juin 2006, les partis membres du PSE comptabilisent deux victoires en quinze élections, dont l’Autriche en coalition avec la droite! C’est la débâcle. Et il n’y a pas une seule famille qui est épargnée, des Scandinaves aux Méditerranéens, en passant par les Rhénans. Cette débandade fait l’objet d’un déni total de notre part, alors que même Rasmussen (le président du PSE) dresse le constat de notre incapacité à dégager une cohérence au niveau européen. L’intellectuel collectif du PS ne regarde plus ce qui se passe ailleurs et est incapable d’analyser ses propres échecs, alors que le recentrage de nos voisins profite systématiquement à la droite dure ou aux libéraux. Seuls résistent les Espagnols, grâce à un débat ultra-clivé sur la mémoire, les questions de société ou de religions. Un vrai clivage gauche/droite…


Vous appelez à ce retour du clivage?

Objectivement, à côté de cette social-démocratie qui plonge, il y a quand même une gauche éclatante en Amérique du Sud. Certes dans un environnement bien différent, mais sur un spectre très large, de Chavez à Bachelet en passant par Lula. Ils gagnent partout! En axant leurs programmes sur la défense des droits sociaux des minorités et des populations indigènes, qui ne sont après tout pas bien différentes de nos classes moyennes et populaires. Ils assument la conflictualité de la société, quand nous voulons expliquer qu’il faut tous aller dans le même sens. Quand j’entends Gérard Collomb dire que la création de richesse passe avant la redistribution, je pense exactement le contraire. C’est d’abord une meilleure redistribution qui créera la richesse la moins inégalitaire… C’est aussi ce qu’est en train de faire Barack Obama.


Vous prenez en modèle la gauche américaine?

Et je n’hésite absolument pas à le dire: Obama est bien plus à gauche que Delanoë, sur les questions économiques et même sociales. J’y ai été en tant que vice-président du groupe de relations avec le Congrès et j’y ai rencontré des syndicats très actifs, qui œuvrent pour regagner des protections et non plus seulement amoindrir les nouvelles vulnérabilités qu’on tente de leur imposer.

Plus prosaïquement, qu’attendez-vous alors de ce congrès?

Pas le murmure habituel, du style «il faut des emplois de qualité et créer des richesses pour construire le progrès social» et autres «le PS doit être le moteur de l’Europe sociale». Si le congrès se fait sur 3 euros d’augmentation de la prime pour l’emploi par-ci, le rajout d’un trimestre de cotisations par-là ou la seule définition des métiers pénibles, cela n’en vaut pas la peine…

Mais qu’espérez-vous concrètement?

Qu’il se fasse sur la question du choc fiscal nécessaire pour réarmer les Etats, sur la remise en cause du pacte de croissance européen et sur les restrictions à imposer au libre-échange. Pourquoi le mot de protectionnisme serait un mot tabou, quand le développement durable est en jeu? La question, c’est: «comment reconquérir le pouvoir?» et, une fois conquis, «comment transformer la société?».

Et quelles sont vos réponses?
D’abord, pour gagner le pouvoir, il faut cliver et remettre de la conflictualité dans le débat politique. Franchement, on a l’air de quoi avec nos discours type «il faut travailler dans l’intérêt de tous», quand tout le monde est en rapport de force permanent avec son banquier, son chef d’entreprise, avec les différents services publics. Si on veut faire croire aux gens que tout le monde a les mêmes intérêts, c’est sympa mais ce n’est pas le cas. Alors on choisit les intérêts qu’il faut défendre. Et on choisit son camp. Je suis convaincu que c’est la meilleure solution de faire un parti de toute la gauche, qui fasse 30% au premier tour. Même s’il y aura une extrême gauche à nos côtés.

Mais c’est un peu le modèle italien de Veltroni, que vous décriez?

Sauf que ce serait un parti qui resterait à gauche, au lieu de l’assécher. Il y aura toujours des réservoirs de voix… Essayons donc de voir ce que ferait la majorité des Français face à deux offres politiques vraiment clivées, avec une vraie gauche face à cette vraie droite. Ensuite, il sera temps de mettre en œuvre les instruments pour revivre dans la France d’après Sarkozy. Des instruments prioritairement économiques et démocratiques. Moi je reste partisan d’une VIe République comme on l’avait promue au NPS. Et pas de marchandage misérable avec le pouvoir sarkozyste, en lui donnant les moyens d’accentuer la présidentialisation du régime, au prix de petites victoires secondaires.

Lac de Genève et clapotis

Puisqu’il faut aussi parler de stratégie, quelle est la vôtre?

Je pense que nous sommes en présence de deux lignes. D’abord celle qui veut perpétuer l’orientation de la majorité de Dijon. Delanoë et Royal ne nous montrent pour l’instant pas d’autres ruptures qu’un recentrage. Puis, il y a la place pour une autre orientation, et j’espère qu’elle regroupera davantage de personnalités que la dernière fois, avec certains de ceux qui étaient dans l’éternelle motion Hollande et qui accepteront de s’engager à nos côtés. Il est indispensable que cette seconde ligne fasse le score le plus important, pour contrebalancer la haine que se vouent les deux écuries présidentielles et qui minent l’existence même du parti.

Contrairement à la règle socialiste immanente, plus vous vieillissez, plus vous penchez à gauche?

Oui, j’ai été rocardien à mes débuts. Mais à l’époque c’était plus confortable et c’était le temps où je mettais mes tripes d’un côté et mon discours politique de l’autre. Et puis dans un contexte particulier, deux-trois ans avant l’autonomie du MJS. Et je ne renie pas cette expérience, qui m’a apporté des fondements d’action et de pratique actuels, comme l’attention à la délibération collective. Ce “bon côté deuxième gauche”, qui fait plus confiance au cheminement collectif qu’à l’avant-garde éclairée.


Pensez-vous que votre “offre politique” sera unitaire?

J’attends de voir ce que vont donner les jeux de rôle actuels. J’ai quand même l’impression que tout le monde n’ira pas au bout et que beaucoup préparent leur recyclage. J’attends de voir ce que vont faire “les reconstructeurs” et je répondrai présent à leur invitation au meeting du 1er juin. Mais j’ai le sentiment que le courant strauss-kahnien est ouvert à tous les vents et qu’un regroupement avec les fabiusiens n’est pas si impossible. Enfin, j’espère profondément que Martine Aubry et ses amis nous rejoindront, accompagnés d’une nouvelle génération qui représente la jeunesse du parti. Afin de porter une nouvelle vague, entre “le lac de Genève Delanoë” et “le clapotis sur le lac de Genève Royal”.

C’est l’ancien responsable du MJS qui parle. Quinze ans après son autonomie sous votre présidence, que répondez-vous à ceux qui stigmatisent la pouponnière de jeunes éléphanteaux?Oui, c’est une pouponnière à cadres du parti. Ça sert à ça un mouvement de jeunesse. Quand je vois le niveau de certains de nos dirigeants, j’aurais bien aimé qu’ils soient passés dans une organisation de jeunesse. Aujourd’hui, je pense qu’il y a plus de débats politiques au MJS qu’à Désir d’Avenir ou dans une section du PS. Même s’il y a eu des hauts et des bas, le MJS a trouvé sa place dans le mouvement social, comme lors du dernier CPE. Et c’est une victoire, quand on voit l’accueil de n’importe quelle autre structure socialiste dans les collectifs ou les manifestations. Enfin, quand on voit le sort réservé aux anciens cadres du MJS, ce ne sont pas des trajectoires à la Delphine Batho ou à la Aurélie Filipetti, ou celles de ces jeunes coqs qui se tapissent dans l’ombre d’un premier fédéral en allant à la niche. Eux, ils sont généralement à la gauche du parti et si ce sont des éléphanteaux, on ne les a pas vraiment aider à sortir les pieds du marécage.


Vous avez fondé avec Noël Mamère un think-tank, La Forge, regroupant économistes et jeunes chercheurs. Actuellement, êtes-vous en mesure d’offrir quatre ou cinq idées forces comme celles de Jospin entre 1995 et 1997?

Je pense qu’on est encore flou. On est au point sur les questions de révolution fiscale, avec la création d’un impôt universel et la mise en place de nouvelles fiscalités environnementales ou d’aide à l’investissement, comme de l’assèchement de flux financiers issus de paradis fiscaux. En bref, créer un choc fiscal pour permettre de nouvelles régulations et de meilleures redistributions. Il y a ensuite des domaines entiers de travaux. On bosse sérieusement sur les questions carcérales, avec Serge Portelli par exemple, ou sur l’accès aux biens culturels. Mais notre problématique est claire, sur les questions d’urbanisme, d’école et de logement, comme sur l’économie. On doit se poser la question de la possibilité de déficits, comme on n’échappera pas à la question des renationalisations. On ne peut pas dire qu’il va y avoir un problème d’accès à l’énergie et laisser ces secteurs continuer à se faire désosser par les traités européens, sans penser se réapproprier à un moment ces instruments d’accès au bien public. On y travaille encore, mais on y travaille vraiment.

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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 18:00
MAI 68 – MAI 2008
QUELLE ORGANISATION DE LA GAUCHE POUR TRANSFORMER LA SOCIETE ?


Le Carreau de Cergy
(voir plan ci-dessous)
SAMEDI 7 JUIN 2008 – 17h00

RER A Cergy-Préfecture

Intervenants :

Fanny Boyer, animatrice fédérale du MJS 95

Philippe Darriulat, adjoint au Maire (PS) du XVIIIème arr., membre du CN du PS, ancien président de l'UNEF id en 1986

François Delcombre, secrétaire départemental des Verts 95

Laurent Dumont, vice-président (PCF) de l'agglomération de Cergy-Pontoise

Dominique Lefebvre, premier secrétaire fédéral du PS 95, Maire de Cergy, président de l'agglomération de Cergy-Pontoise

Guillaume Vuilletet, conseiller régional MRC


Débat animé par Cécile Escobar et Sébastien Lombard

Pour nous contacter :
Frédéric Faravel 06 26 40 20 23 - Cécile Escobar 06 62 58 13 26
Sébastien Lombard 06 03 13 17 84

Blog : http://reinventerlagauche95.over-blog.org
Courriel : rlg95@voila.fr

Carreau de Cergy
Rue aux Herbes - Parvis de la Préfecture
Tél. : 01 30 17 19 35
Ce nouvel espace culturel s'est ouvert en 2002. Il comprend un espace d'exposition et un auditorium.
Vous trouverez ci-dessous le plan pour vous rendre au Carreau de Cergy :

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