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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 10:02
Municipales : les électeurs veulent une gauche de gauche
par Henri Emmanuelli et Benoît Hamon

Tirer les leçons d’une consultation électorale est un devoir primordial pour une formation politique, a fortiori pour le Parti socialiste qui a été l’acteur majeur de la victoire de la gauche dimanche 16 mars.

La première leçon est simple. Elle se lit dans la sécheresse des résultats : la droite a subi une déroute lors de ces élections municipales. Les 58 villes de plus de 20 000 habitants conquises par la gauche traduisent l’ampleur de cette défaite. Il peut sembler banal de l’affirmer mais cela est nécessaire tant l’impudence, voire l’autisme des ministres et des dirigeants de l’UMP sur les plateaux de télévision confinait au déni de réalité. Le nombre de villes conquises donne une dimension incontestablement nationale à cette défaite.

La seconde leçon concerne le "rôle central" que prétendait exercer le MoDem au centre de notre échiquier politique. A force de vouloir être partout à la fois, le MoDem n’a fini nulle part. La plupart du temps il est resté dans le giron de ses alliés traditionnels de droite, sans lesquels il n’aurait pas conservé le peu de municipalités dont les électrices et les électeurs lui concèdent encore la gestion. En entendant François Bayrou, au soir du premier tour, appeler en vain les électeurs palois à faire barrage aux "socialo-communistes", il nous revenait en mémoire cette définition que François Mitterrand donnait du centre dont il affirmait, non sans humour, qu’il n’était "ni de gauche ni de gauche".

A CONTRESENS DE L’HISTOIRE

Nous serions donc bien avisés de stopper rapidement une inutile et grotesque "danse du centre" et de laisser François Bayrou à sa stratégie électorale narcissique. Le scrutin municipal a eu cette vertu de démontrer l’absence d’efficacité électorale de l’alliance avec le MoDem, ce qui ne signifie pas qu’il faille renoncer à parler à ses électeurs. Si le MoDem décide de rejoindre le camp de la gauche et ses valeurs progressistes, il sera le bienvenu. Cette décision lui appartient, mais n’appartient qu’à lui. En attendant, nous avons mieux à faire.

Ce que nous avons à faire, et cela sera notre troisième et dernière leçon provisoire, est de constater le glissement à gauche de notre électorat. Partout où la gauche était rassemblée, elle réalise de très bons scores. Quand elle était divisée de notre fait, alors communistes, écologistes ou extrême gauche réalisaient des scores qu’il serait absurde d’ignorer. Finalement nous sommes dans une figure classique de notre vie politique accompagnée d’une donnée nouvelle.

La figure classique est celle de la bipolarisation entre la gauche et la droite. Une bipolarisation dont nous n’hésitons pas à affirmer qu’elle est saine pour notre démocratie, qui a besoin d’options différenciées et de confrontations d’idées et de projets.

La nouveauté est celle d’une radicalisation d’une partie de notre électorat qui s’explique aisément par l’inquiétude croissante devant la dégradation des conditions de vie des classes populaires et, phénomène nouveau, des classes moyennes. Les socialistes risqueraient de passer à côté de l’essentiel s’ils ne tiraient pas rapidement les conséquences qui s’imposent de ce message adressé par les Françaises et les Français. Un message qui risque de s’amplifier tant les perspectives économiques mondiales sont inquiétantes. La crise de très grande ampleur que traverse le système financier international, et qui menace désormais d’entraîner l’économie mondiale dans la spirale de la récession, marque assurément la fin des illusions de la globalisation financière et de la libéralisation effrénée du commerce international.

Alors qu’aux Etats-Unis, en Angleterre et, demain, en France et en Europe les dirigeants seront soumis à la nécessité de prendre des mesures radicales de sauvetage du système bancaire et de se tourner vers des formes nouvelles de régulation publique de l’économie, il serait paradoxal que la gauche française, en quête d’une illusoire modernité, "mue" à contresens de l’histoire.

Nous assistons à la fin de la domination culturelle du libéralisme et du capitalisme financier. Cela constitue une opportunité sans précédent de faire avancer nos idées progressistes. C’est ce à quoi nous invitons le Parti socialiste et ce à quoi nous consacrerons notre énergie dans les semaines et les mois à venir, avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent.

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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 17:29
Selon un sondage CSA paru vendredi 25 janvier dans Le Parisien/ Aujourd'hui en France, les listes de gauche remporteraient, au niveau national, 46% des voix au premier tour des élections municipales, devant les listes de droite, à 40% d'intentions de vote. Les listes centristes du MoDem remporteraient 7% des voix, les listes du Front national 2%, et les listes d'extrême-gauche 2%.
À l'occasion de la sortie d'état de grâce du président de la République, la Gauche et plus exactement le Parti socialiste se prend à rêver de surfer sur le mécontentement légitimes des Français pour emporter les élections municipales et cantonales de mars 2008. D'ailleurs, cette équation est défendue dans le Val d'Oise comme dans d'autres départements.
Mars 2001 avait marqué une défaite certaine de la gauche après presque quatre années de pouvoir, et des résultats macro-économiques extrêmement positif... Si les élections intermédiaires et locales sont toujours plus difficiles pour le Parti au pouvoir, 2001 avaient démontré une véritable déculottée mais la victoire à Paris et à Lyon avait servi de paravent. Lionel Jospin, le Parti socialiste et la Gauche plurielle n'avaient pas pris la mesure de ce qui s'était passé alors ; la gauche avait abandonné le terrain de la réflexion et de la préparation de l'avenir, Lionel Jospin a fait campagne sur son bilan - légitimement bon, mais masqué par une année politique en demi-teinte - et sur la détestation pour le comportement de Jacques Chirac. On connaît le résultat.
2008 pouvait difficilement être pire que 2001, la gauche pouvait légitimement prétendre récupérer quelques villes moyennes ou majeures qui avaient subi le hold-up de la droite en 2001. Mais aujourd'hui elle se plaît à rêver un effet avalanche, alors même qu'elle n'a pas remis au jour son discours, ses propositions et son organisation. Dans la foulée de ces municipales et cantonales prometteuses, elles pourraient mécaniquement accroître ses positions au Sénat en septembre 2008 puis en septembre 2010. L'euphorie la guette, mais une euphorie non naturelle, une euphorie sous stupéfiants sondagiers...

Car il faut savoir tirer des leçons du passé, après 6 ans dans l'opposition, il serait temps que le Parti socialiste notamment commence à réfléchir et ne retombe pas dans les pièges qu'il se tend à lui-même. En 2004, la gauche a connu une série exceptionnelle d'élections intermédiaires sanctionnant le gouvernement Chirac-Raffarin-Sarkozy, après la canicule. Pourtant quelques semaines encore avant les cantonales et les régionales de mars 2004, personne ne sentait la campagne à gauche, personne n'était à même de dire comment elle sortirait de ces élections : l'Île-de-France paraissait menacée et dans les autres régions tenues à la majorité relative par la gauche depuis 1998 on espérait seulement que le changement de mode de scrutin permettrait d'obtenir des majorités stables qui avaient manqué jusqu'ici. Personne n'envisageait que 20 régions métropolitaines sur 22 tombent à gauche, plus les trois quarts des régions d'outre mer et la majorité des départements français.
Un enthousiasme nouveau s'empara ensuite du PS pour l'élection européenne, un discours équilibré et offensif avait été choisi, et le Parti socialiste atteint 30%. Ce fut la seule campagne qu'il avait un peu préparé avec "Et maintenant, l'Europe sociale...".
Pourtant cette série de victoires qui devaient plus à la déchéance de l'UMP et de l'UDF donna l'effet inverse : le Parti socialiste n'en profita pas pour accroître ses efforts. La direction du Parti socialiste y vit l'occasion d'écraser son opposition lors d'un référendum interne sur l'Europe, plutôt que d'ouvrir les débats de fond nécessaire. Nous en soldons toujours les comptes.
2008 ne doit pas avoir les mêmes conséquences que 2004, le socialistes ne doivent pas répéter leurs erreurs.

FRED
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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 15:59
ForumrenovationlogoJ’ai choisi d’évoquer la question du rapport des socialistes à l’individu en restant dans l’actualité des déclarations récentes du chef de l’Etat sur sa vision du partage des rôles entre le curé et l’instituteur.
 

Dans cette déclaration de Nicolas Sarkozy au Vatican, se noue la conviction intime du chef de l’Etat sur les rôles respectifs de la République et de la religion, plus précisément sur le champ que la République doit céder aux Eglises. Je vous la remémore : « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en rapproche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance».

 

Nicolas Sarkozy affirme dans cette phrase deux hiérarchies. La première explicite, dit la supériorité du spirituel sur le temporel, la supériorité du représentant de Dieu sur celui des hommes et de leurs préférences collectives, l‘instituteur.

 

La seconde est plus implicite. Elle affirme une hiérarchie entre les religions monothéistes et le primat de la chrétienté sinon pourquoi ne pas avoir cité l’imam ou le rabbin après le curé et le pasteur.

 

Dans une époque où les repères manquent, où il apparait plus difficile qu’hier de hiérarchiser et de départager l’essentiel et le secondaire, en cet instant où nous remettons ensemble l’ouvrage sur le métier, les socialistes doivent affirmer avec force et résolution, sans timidité ni frilosité, leur vision de l’homme - plutôt que de l’individu - et des moyens qu’ils envisagent pour participer et permettre son épanouissement et son émancipation.

 

Il y a fondamentalement deux façons d’envisager la question des rapports qu’entretiennent les hommes les uns avec les autres et des principes et valeurs qui les sous-tendent.

 

Seule l’une d’entre elles relève du politique.

 

Une première approche est totalisante. Cette approche ne départage pas forcément le croyant du non croyant. Elle procède simplement d’une vision figée et absolue du monde, et veut que toutes les questions, et en particulier la question du bien et du mal, doivent nécessairement avoir une réponse et une seule (les autres étant forcément fausses), et que l’ensemble de des réponses aux questions sont compatibles, nous éclairant par là sur « la vérité » ultime. Ces réponses procèdent d’une forme de transcendance. Comme personne n’a en fait jamais eu la chance de faire l’expérience d’une telle perfection systémique, il ne reste à ses thuriféraires que l’espérance qu’elle existe bel et bien au-delà du voile des apparences. Et que survienne une contestation, leur reste alors la radicalité (et la violence ?) du sacrifice pour forcer la croyance en sa réalité et son avènement futur : on est prêt à tout et plus rien n’a de coût quand on est sûr de contribuer à réaliser la vérité.

 

Une seconde approche admet qu’à la plupart des questions, en particulier éthiques, on peut apporter des réponses différentes, et qu’elles ne sont pas forcément compatibles entre elles. Les socialistes s’inscrivent dans cette tradition philosophique, morale, éthique. Deux morales peuvent être incompatibles et la vie est ainsi faite qu’il n’existe aucun critère supérieur qui permette de les départager. Cette approche ne débouche pas pour autant sur un relativisme absolu ou le conflit, mais envisage plutôt un monde pluriel, un monde fait de « diversité » pour reprendre un terme cher au Président. Tout en restant rationnels et capables de se comprendre les uns les autres, les hommes peuvent avoir développé des systèmes de valeurs différents puisque les mêmes questions peuvent appeler des réponses différentes et non moins valables. Ce qui caractérise l’homme est alors l’obligation de choisir. C’est vrai au niveau individuel (Camus affirmait qu’entre « la justice ou ma mère,  je choisis ma mère », En effet que choisir et existe-t-il une réponse qui relève davantage du bien qu’une autre ?) l’obligation de choisir est aussi indispensable au niveau collectif (arbitrage égalité/liberté par exemple).

 

Nous sommes donc condamnés à choisir en définissant et en réorientant continuellement des priorités, qui ne seront jamais définitives ni absolues. Là réside la nécessité de la politique. Et comment choisit-on ? Sur la base d’intimes convictions et de valeurs qui peuvent certes avoir été transmises via un système de croyances, mais avant tout sur la base d’un ’échange, d’un dialogue raisonné, pour arriver à déterminer au mieux les modalités du vivre ensemble.

 

Cette pratique exige qu’on se donne les outils de l’échange. Et c’est là que nous retrouvons l’instituteur. L’instituteur est un des maillons de la chaîne de fabrique et de transmission de ces outils. (Tout comme la presse, la culture, etc.).

 

Et c’est précisément ce que le Président de la République remet de facto en cause. L’instituteur n’apprend pas bien vs. mal « dans l’absolu », mais donne à ses élèves des outils pour qu’ils apprennent, en situation et non de façon définitive et abstraite, à concilier des aspirations, des principes … qui peuvent entrer en contradiction. Et s’il enseigne ce qui est bien ou mal, c’est par rapport aux valeurs centrales du système républicain qui sont les valeurs de liberté – de penser et d’agir ; d’égalité ; de respect, de laïcité, etc.

 

Nicolas Sarkozy en affirmant la supériorité de l’engagement du prêtre, « par la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance », outre qu’il fait l’éloge du kamikaze, outre qu’il ignore l’engagement et l’espérance que les enseignants sont souvent seuls à incarner et entretenir dans les quartiers les plus difficiles, il dilapide l’héritage des Lumières et escamote l’aspiration de la République à présider l’émancipation et la destinée des hommes.

 

A cet instant, notre rassemblement doit affirmer que la place des socialistes est aux côtés de ceux qui dans le respect des croyances et des préférences spirituelles, enseignent le libre arbitre et bâtissent ainsi tous les jours, les conditions du vivre ensemble.

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 00:00
Les Cafés politiques de Réinventer la Gauche - Val d'Oise

Pour inaugurer notre travail de réflexion et de débats, nous vous invitons à venir participer avec nous à une rencontre militante autour du thème
Liem.jpg
«Les véritables freins à la croissance»
Mercredi 23 janvier 2008 à 20h30
en présence de
Liêm Hoang-Ngoc
économiste au CNRS & délégué national du PS à la fiscalité

au café Le Must
64, bd Charles-de-Gaulle à Sannois
undefined(à 100m de la mairie et 600m de la gare - plan ci-dessous)
plus d'information sur le site de Réinventer la Gauche Val d'Oise

Télécharger ici le flyer du premier café politique de Réinventer la Gauche - Val d'Oise pour l'envoyer à vos camarades et sympathisants.
Télécharger ici la contribution de Liêm Hoang-Ngoc sur "les socialistes et le marché"

LeMustSannois.gif
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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 16:52
Les Cafés politiques de Réinventer la Gauche - Val d'Oise

Pour inaugurer notre travail de réflexion et de débats, nous vous invitons à venir participer avec nous à une rencontre militante autour du thème
Liem.jpg
«Les véritables freins à la croissance»
Mercredi 23 janvier 2008 à 20h30
en présence de
Liêm Hoang-Ngoc
économiste au CNRS & délégué national du PS à la fiscalité

au café Le Must
64, bd Charles-de-Gaulle à Sannois
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plus d'information sur le site de Réinventer la Gauche Val d'Oise

Télécharger ici le flyer du premier café politique de Réinventer la Gauche - Val d'Oise pour l'envoyer à vos camarades et sympathisants.
Télécharger ici la contribution de Liêm Hoang-Ngoc sur "les socialistes et le marché"

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 17:00
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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 16:36
Portrait de Benoît Hamon - Le Républicain Lorrain 2.12.07 | 5 décembre 2007
ligne
Benoît Hamon a une formidable énergie et des tas d’idées. Ca tombe bien, le Parti socialiste auquel il appartient a besoin de tout cela pour sortir de sa morosité. Hier soir à Tomblaine, à l’invitation d’Hervé Féron qui organisait sa traditionnelle choucroute-party, l’ambiance était conviviale et joyeuse. Et Benoît Hamon l’invité d’honneur, proche de Montebourg et Peillon [note du blog : euh, ils sont pas à jour là !], a pu expliquer pourquoi il est un socialiste «ni désespéré, ni vaincu !»

Le député européen, conseiller municipal à Bretigny-sur-Orge dans l’Essonne, est un fringant quadra. Porter l’écharpe socialiste ­la sienne est rouge­ n’est pas plus difficile que ça. «Surtout quand on regarde la droite. Je n’ai aucun problème pour dire avec fermeté que je réfute les buts et les méthodes de Nicolas Sarkozy. Il a beau être omniprésent dans l’espace public et médiatique, il est confronté aux mêmes contraintes que ses prédécesseurs.» Pour l’élu européen, le bilan de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité est négatif. «Depuis qu’on a supprimé la police de proximité, qu’il faut rétablir en priorité, les flics passent à toute vitesse dans les quartiers où la population se dresse contre eux», déclare-t-il. La solution, c’est aussi de remettre en marche l’ascenseur social, car «un fils d’ouvrier a dix fois plus de chance d’être ouvrier qu’un fils de cadre».

 

Sur le pouvoir d’achat, il préconise la baisse de la TVA d’un point.

 

En matière de politique, il place tous ses espoirs dans le congrès qui devrait avoir lieu à l’automne 2008 et qui devrait être le signe de la refondation. Mais pour cela il faudra de la méthode. D’abord dire qui les socialistes défendent et représentent, pour lui, «les classes populaires et moyennes…». Puis définir une stratégie de reconquête du pouvoir. Où est la gauche exactement… Aborder la question des courants et celle de la présidentialisation. Et tout à la fin, ouvrir le débat sur le leader. «C’est à la façon dont les dirigeants aborderont ces questions qu’on verra celui qui se distingue.» Mais pour lui, une chose est sûre : «Il y aura toujours une gauche.» C’est ce qu’on appelle l’attitude "back to basics".

 

M. R.

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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 13:28
Benoît Hamon, eurodéputé PS : "abandonner le projet d'un référendum sur le traité simplifié accroît la défiance à l'égard de l'UE"
LEMONDE.FR | 12.11.07 | 15h06  •  Mis à jour le 12.11.07 | 15h06

alabreuil : La division interne du PS porte-t-elle plus sur la ratification ou non du traité européen simplifié ou bien sur le fait que ce traité ne soit pas proposé au vote du peuple français ?

 

Benoît Hamon, le 1er septembre 2007. | AFP/JEAN-PIERRE MULLER Benoît Hamon : Les deux, hélas ! D'abord, sur la portée du traité, c'est moins sur le contenu du texte que sur l'opportunité de l'approuver ou de le refuser que les socialistes sont divisés. Tous les socialistes sont déçus par les concessions faites aux eurosceptiques et par les limites considérables du mini-traité dans les domaines budgétaires, monétaires, fiscaux et sociaux. Certains socialistes pensent qu'il faut cependant approuver ce texte, d'autres qu'il faut le rejeter au motif qu'il est quasi identique au traité constitutionnel européen. Je considère, pour ma part, que nous ne devons pas nous éloigner de l'exigence d'un référendum parce que nous l'avons demandé lors de la campagne présidentielle et parce que le peuple est le seul souverain à pouvoir refaire ce qu'il a défait lui-même en 2005. Sur cette question de la méthode de ratification, plusieurs personnalités socialistes ont pris publiquement leurs distances avec ce qui était jusqu'ici notre exigence unanime de référendum ; je le regrette d'autant plus que deux tiers des Français y sont favorables.

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Simon : Vous avez démissionné du secrétariat national car la décision du bureau national de soutenir le traité simplifié, je vous cite, "porte en elle les ferments de la division". Militant socialiste, je ne suis pas convaincu que nous devions sur chaque sujet chercher le consensus entre nous. Pensez-vous vraiment que le PS doive s'opposer à ce traité ? Ne pensez-vous pas que dénoncer la division en démissionnant contribue à la confusion et aux petits jeux d'appareil qui décrédibilisent notre parti ?

Remettons les choses à l'endroit. J'ai été nommé secrétaire national à l'Europe pour dépasser les clivages entre le "oui" et le "non"; Pour préparer la décision du Parti socialiste sur le mini-traité, un groupe de travail m'a été confié dès avant l'été. Toutes les sensibilités du PS y étaient représentées. La quasi-totalité de celles-ci ont exprimé jusque très récemment leur souhait de parvenir à une position commune, celle-ci pouvant être l'abstention. Cela n'a finalement pas été possible, et je regrette que, sur ce mini-traité, non seulement nous reproduisions le clivage oui-non dans des rapports de forces proches de ceux de 2005, et que, de surcroît, nous abandonnions la revendication d'un référendum. C'est pour ces raisons que j'ai démissionné en cohérence avec l'échec de mon mandat.

Thomas Lefebvre : Vous demandiez abstention + référendum : étant ex-"noniste", quelle était la logique de cette demande d'abstention ? Si vous aviez eu un référendum sur le traité de Lisbonne, auriez-vous appelé à voter pour ou contre ce traité ?

J'aurais appelé à l'abstention ! Comme le Parti socialiste l'avait fait en 1972 à la demande de François Mitterrand lors du référendum sur l'élargissement de l'Union européenne. Je juge ce texte décevant,
mais je reconnais que l'ensemble de la social-démocratie européenne souhaite sa ratification en raison des avancées institutionnelles que le mini-traité permet, et je ne vois pas de fenêtre de tir pour renégocier ce texte. Cette position est celle que j'ai soumise au bureau national du PS il y a quinze jours, et qui recueillait une adhésion majoritaire. Hélas, elle n'a pas pu être mise en œuvre.

LE PS CONFRONTÉ À "UNE TRIPLE CRISE"

Patou : Comme le PS ne s'est pas encore reconstruit, les adhérents ne se voient-ils pas en incapacité de se regrouper vers une opinion commune sur l'Europe ? En effet, un vrai meneur de groupe ne parviendrait-il pas à réunir les socialistes dans un "oui" ou dans un "non" commun ?

Je ne crois pas que ce soit l'absence de leader qui explique la difficulté des socialistes à se rassembler.
Je crois le PS confronté à une triple crise : la crise de la social-démocratie en Europe (nous ne dirigeons que 4 pays sur 27) liée à la crise de tous les modèles sociaux nationaux en Europe ; une crise politique (nous devons trancher la question de la nature du PS – présidentialisé ou pas – , la stratégie d'alliance – le rassemblement de la gauche ou pas –, et son orientation – le PS a-t-il perdu la présidentielle parce qu'il était trop à gauche ou pas ?), et enfin une crise morale, à travers la multiplication des comportements individualistes qui font le succès de la stratégie de débauchage de Nicolas Sarkozy.

Alex1 : Tous les partis socialistes européens soutiennent le traité de Lisbonne et veulent faire avancer l'Europe. Pourquoi le PS s'obstine-t-il à vouloir bloquer la marche européenne?

C'est une analyse un peu paresseuse... Membre du PS européen, j'ai entendu toutes les critiques qui ont été exprimées dans les partis sociaux-démocrates européens vis-à-vis de ce texte. Une lecture rapide de la presse internationale montre que c'est le désenchantement qui domine à l'égard du mini-traité comme des perspectives de la construction européenne. La responsabilité du PS français est, bien sûr, d'être l'interprète de la volonté de la social-démocratie européenne, mais aussi l'interprète de la volonté du peuple français et de l'électorat de gauche, qui, l'un comme l'autre, ont rejeté le traité constitutionnel européen. Aujourd'hui, près de 70 % de la population des grands Etats européens (sondage Louis Harris pour le Financial Times) souhaitent que ce mini-traité soit ratifié par référendum. Cet appétit de citoyenneté européenne ne signifie pas automatiquement que les citoyens européens considèrent ce mini-traité comme un progrès pour l'Europe.

Politicus : Pourquoi tous les partis à vocation majoritaire en France, dont le vôtre, en approuvant ce mini-traité, se déconnectent-ils à ce point de la volonté du suffrage universel exprimée par une majorité de nos compatriotes lors du "non" au référendum sur la Constitution européenne ?

Je pense que c'est une erreur d'abandonner cette demande d'un référendum, car je suis hélas persuadé que ça ne fait qu'accroître le sentiment de défiance à l'égard de la construction européenne. On ne sert pas l'Europe en la construisant dans le dos des peuples. Si ce mini-traité est si bon, j'imagine que les grands partis n'auront aucun problème à le faire ratifier par une majorité des Français.

Nils : Le bureau national du PS ne s'est pas encore prononcé sur l'attitude à adopter lors de la ratification. Pensez-vous qu'il y aura alors consensus ? Dans quel sens ?

Il n'y a déjà plus consensus aujourd'hui, puisque plusieurs personnalités, et non des moindres, ont exprimé leurs réserves vis-à-vis du référendum. Il est un peu commode d'affirmer que ce traité n'est qu'un règlement intérieur pour justifier qu'il ne soit pas ratifié par le peuple. Ce n'est pas le cas : Valéry Giscard d'Estaing lui-même, père de la Constitution européenne, affirmait récemment que le nouveau traité est pour l'essentiel la copie du traité européen rejeté en 2005 par les Français. J'ajoute que personne ne comprend que nous ayons demandé un référendum en mai, que nous ayons affirmé qu'il s'agissait d'une obligation démocratique, pour nous aligner sur les positions de Nicolas Sarkozy aujourd'hui.

Salabreuil : Les dissensions internes du PS sur l'Europe ne renvoient-elles pas aux dissensions irréductibles entre ceux qui voudraient un PS au centre et modéré, et ceux qui attendent du PS qu'il soit une force de gauche – "une gauche de gauche", disait Bourdieu ?

Ces désaccords seraient irréductibles si leurs acteurs décident qu'ils sont irréductibles. Lors de la fondation du PS en 1971, les désaccords entre les chrétiens-sociaux d'un côté et les marxistes-laïcs de l'autre étaient bien plus grands qu'ils ne le sont aujourd'hui entre la gauche et la droite du PS.  Mais ce qui réunissait les socialistes entre eux en 1971, c'est qu'ils étaient d'accord sur la nature du parti qu'ils avaient constitué ensemble, et la stratégie pour conquérir le pouvoir : le rassemblement de la gauche. Peut-être que cette synthèse n'existe plus aujourd'hui. Notre prochain congrès le dira.

UN PS TROP À GAUCHE ?

Ps : Qu'imaginez-vous alors au prochain congrès du PS ?

Un grand moment démocratique où nous clarifierons la réponse à la question suivante : avons-nous perdu à la présidentielle parce que nous aurions été trop à gauche sur les questions sociales, trop à gauche sur les questions éducatives, trop à gauche sur les questions économiques, trop à gauche sur les questions démocratiques, ou parce que les solutions que nous avons proposées et le monde que celles-ci dessinaient n'ont pas suscité l'adhésion des classes populaires et des classes moyennes pourtant rendues plus vulnérables par cinq ans de politique de droite ? A partir de la réponse à ces questions, nous devrons bâtir le projet et la stratégie pour nous permettre de reconquérir le pouvoir puis transformer la société.

Smartyzs : Votre tout nouveau "think tank" la Forge n'est-il pas un moyen d'unifier certains partisans du "non" de gauche ? Hamon-Mamère ? Est-ce le début d'un futur courant d'un PS élargi ?

Noël Mamère n'avait pas voté "non", mais "oui" au traité constitutionnel. C'est un lieu ouvert que nous mettons au service de la gauche pour réarmer théoriquement et pratiquement celle-ci. Son adresse est www.la-forge.info

NTM93 : Y a-t-il des dialogues au niveau du groupe socialiste européen pour conduire une réflexion sur une autre politique économique et sociale au niveau européen ? On a l'impression que la "modernité" consiste trop souvent à ajouter "une virgule et le mot social au plan d'action 12, dans le 3e chapitre consacrée à la mondialisation (actuelle)...

Ces dialogues existent ; il n'est qu'à voir l'évolution du SPD allemand sur les questions sociales pour mesurer l'actualité et l'acuité de la demande sociale en Europe.

Claire Ané
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 15:45
Chat avec Benoît Hamon sur Liberation.fr | 8 novembre 2007 

Benoît Hamon, secrétaire national au PS, chargé du projet européen qui vient de démissionner de ses fonctions, a expliqué aux internautes de Libération les raisons de son désaccord avec le PS sur le mini traité européen.

Rachid : qu’est-ce qui vous gêne concrétement dans ce traité ?
Benoît Hamon : c’est moins ce qui me gêne dans le traité, que la manière dont les socialistes tombent une nouvelle fois dans le piège de Nicolas Sarkozy. Aux yeux de tous les socialistes, qu’ils aient voté oui ou non au Traité constitutionnel, en mai 2005, le mini traité adopté à Lisbonne est décevant. Cependant, ce qui nous réunissait jusqu’ici était le choix de soumettre tout nouveau traité européen à un référendum. Sur ce point, pourtant défendu par Ségolène Royal, lors de la campagne présidentielle, l’unité des socialistes n’existe plus. Sur le fond du texte, malgré la déception unanime, certains veulent voter oui, et d’autres veulent voter non. J’ai été nommé un an et demi secrétaire national à l’Europe pour dépasser le clivage entre partisans du oui et partisans du non, nous avons échoué à dépasser ce clivage. J’en ai tiré les conséquences, et par cohérence j’ai démissionné de mon poste de secrétaire national de l’Europe.

Rabillard : pour une clarification des nonistes, ne serait-il pas nécessaire de quitter le PS ?
Les nonistes sont peut être minoritaires chez les militants socialistes, mais ils restent majoritaires dans l’électorat socialiste. Et je ne crois pas que l’avenir du socialisme passe par l’exclusion d’une moitié du parti socialiste, qu’elle ait voté oui ou qu’elle ait voté non.

Rachid : qui prend en charge les questions européennes au PS maintenant ?
Aucune idée. Pierre Moscovici, le secrétaire à l’international assurera l’intérim. Ensuite, Hollande décidera si oui ou non il faut un secrétaire national.

Skend : êtes-vous favorable à une division du PS en 2 partis, c’est-à-dire entre les gens du oui et du non au Traité européen ?
Non, je ne suis pas favorable à une scission du parti socialiste. La gauche ça n’a jamais été la droite. Historiquement, il existe à gauche des sensibilités politiques différentes, qui coexistent dans les mêmes partis, c’est le cas aujourd’hui au parti socialiste. Cela étant dit, je considère que le congrès qui est devant nous est un congrès charnière, car il devra trancher trois questions. La nature du parti socialiste : est-il un parti définitivement présidentialisé ou pas ? la perspective stratégique : le PS se tourne-t-il vers le Modem ou privilégie-t-il toujours le rassemblement de la gauche ? le projet socialiste, enfin, le parti socialiste pour gagner l’élection présidentielle doit-il être moins à gauche, ou doit-il, face à une droite résolument de droite, être sereinement, mais résolument de gauche ?

Caroline : seriez-vous favorable à un rapprochement avec le Modem ?
Peut-on se livrer à un petit exercice concret. A l’exception des élections municipales où le Modem fera ici, cause commune avec l’UMP, là bas cause commune avec le parti socialiste, le Modem souhaite-t-il l’alliance avec le parti socialiste ? Je ne le crois pas, je suis même certain du contraire. Pourquoi ? tout simplement parce que François Bayrou veut être devant le candidat socialiste lors du premier tour de la prochaine élection présidentielle, et qu’au second tour, les socialistes appellent à voter en sa faveur. L’objectif du Modem n’est pas de constituter avec le parti socialiste une nouvelle force de gauche. L’objectif du Modem est de remplacer le parti socialiste au centre gauche. Ma préférence va à la constitution d’un grand parti de gauche, qui irait du centre gauche, jusqu’à la gauche du parti socialiste.

Ollag : pourquoi le PS n’a t-il pas une position claire sur le conflit des retraites ?
Le PS est favorable à l’ensemble des systèmes de retraite. Il juge que le gouvernement et Nicolas Sarkozy instrumentalisent la question des régimes spéciaux. Nous sommes conscients qu’il est nécessaire de répondre au problème du financement de la solidarité en France, mais nous pensons qu’il n’y a pas qu’une seule réforme possible, que l’alternative n’est pas entre le statu quo et la réforme sarkozy. Par exemple, dès lors que l’on s’intéresse au financement de la sécurité sociale, retraite y compris, les 25 millards d’euros d’exonérations de cotisations patronales par an, méritent qu’on évalue leur efficacité. Les mille milliards d’euros d’assurance vie, en France, méritent qu’on imagine de quelle façon elles peuvent être mise à contribution pour financer les retraites. L’ensemble des revenus du travail, y compris les stock options, doivent être mis également à contribution. Enfin, il faut désormais asseoir le financement de la sécurité sociale, non plus exclusivement sur le travail, mais sur l’ensemble de la valeur ajoutée, c’est-à-dire la richesse produite par une entreprise.
Autant de pistes qui n’ont jamais été évoquées par le gouvernement, qui ne conçoit qu’une seule réforme possible : l’allongement de la durée de cotisation et le transfert vers chacun d’entre nous d’une part de plus en plus importante de la prise en charge de notre retraite ou de notre protection contre la maladie (complémentaire retraite et complémentaire maladie).

Salah75 : quelle place doit avoir Ségolène Royal au sein du PS ?
A la fois celle qu’elle souhaite et celle que les militants voudront lui donner. Je pense qu’on peut être utile au parti socialiste sans forcément vouloir être le premier ou la première des socialistes. Cela étant, le rôle de Ségolène Royal dans les cinq ans qui viennent sera forcément éminent.

Caroline : quel rôle voulez-vous jouer prochainement au sein du Parti Socialiste ?
Servir l’objectif fixé plus haut, c’est-à-dire la clarification du rôle, de la nature, et du projet du parti socialiste. En 1981, quand François Mitterrand a gagné l’élection présidentielle il a déclaré : "aujourd’hui la majorité sociale coïncide avec la majorité politique". Je crois toujours, en dépit de toutes les théories sur l’atomination de la société française, qu’il existe dans notre pays une majorité sociale. Ces hommes et ces femmes, qu’ils soient salariés, artisans, petits producteurs, retraités, ou demandeurs d’emploi, ont en commun la même vulnérabilité à l’égard des aléas de la vie, la même angoisse du déclassement, la même crainte de la précarité, et la même obsession que leurs enfants ne vivent pas moins bien qu’eux. Je pense que le parti socialiste doit par priorité représenter les intérêts de ces hommes et de ces femmes. Je pense que nous devons réaffirmer que les catégories sociales n’ont pas toujours les mêmes intérêts. Qu’aujourd’hui la majorité sociale est la principale victime de la crise de notre modèle social, du recul des services publics, et d’une redistribution des richesses de moins en moins favorable au travail et au salaire.

Pom2Pic : Comment faire comprendre aux gens ce côté social avec une gauche caviar ?
C’est donc autour de cette question sociale qu’il me semble indispensable de reconstruire les fondements du projet socialiste.

Salah75 : pourquoi vous donnez-vous en spectacle ? cela ne nous aide pas à des victoires futures !
Je ne me donne pas en spectacle ! Quand on est en désaccord sur le fond il me semble logique de démissionner. Jusqu’ici le spectacle le plus méprisable est celui que donne ceux et celles qui mettent scène leur vie privée, ou instrumentalisent toutes les questions politiques à des fins d’intérêts personnels. Je regrette que vous associez mon choix et le fait que j’essaye de l’expliquer à seulement de la communication politique.

Nico21 : qui pourrait à votre avis réunir par son charisme et unifier le PS ces prochaines années ?
Je n’en sais absolument rien, et par principe je n’attends pas d’une femme ou d’un homme providentiel qu’ils nous réunissent.
Cela étant, l’épreuve que nous traversons et que nous allons devoir surmonter révélera le tempérament et le cuir des futurs dirigeants socialistes. Il n’est pas dit qu’"il" ou "elle" appartienne forcément au casting de ceux que l’on croise au 20 heures de TF1.

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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 13:49
Lancement de la Forge

Samedi 10 novembre 2007 à 14H00 à Sc-Po Paris, Noël Mamère et Benoit Hamon lançent la Forge, accompagnés de nombreux universitaires, syndicalistes, responsables associatifs, haut-fonctionnaires, élus, chefs d'entreprise, médecins, policiers, etc... Notre premier débat s'intéressera au divorce du monde intellectuel avec la gauche politique. Intitulé "les idées sans la gauche", il sera animé par Muriel Gremillet, journaliste à Libération et entendra les contributions de Philippe Besson (écrivain) Caroline Fourest (essayiste et journaliste), Rémi Lefebvre (universitaire Lille) et Philippe Marlière (économiste Université de Londres).

La Forge : http://la-forge.info/site/


Benoit Hamon : création de la Forge
envoyé par la-forge
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