Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
Me contacter

en savoir plus

 

Trouve

Gauche Républicaine & Socialiste

24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 11:21
Rouge ou bleu, mais minoritaire

Denis Lessard - La Presse - Québec - vendredi 23 mars 2007

Ce sera une victoire à l’arraché lundi soir prochain et, assurément, un gouvernement minoritaire. À 3 jours des élections, les libéraux menaient toujours dans les intentions de vote, mais cette avance reste plutôt mince et Jean Charest n’a pas la garantie qu’il aura, lundi soir, beaucoup plus de sièges qu’André Boisclair.

 


À l’issue de sa dernière enquête de la campagne électorale, la photo prise par la maison CROP montre une course très serrée entre les 3 principaux partis.
Selon le coup de sonde réalisé pour La Presse, les libéraux obtiendront lundi 34% des suffrages, contre 28% au Parti québécois et 25% à l’Action démocratique, une fois répartis les 12% d’indécis selon l’intention de vote référendaire. Québec solidaire récolterait 5% et le Parti vert 8%.
Menée auprès de 1053 personnes, du 15 au 22 mars, l’enquête, précise à 3 points près, révèle aussi que le budget fédéral, un élément important du plan de match électoral, n’a guère eu d’impact sur l’électorat.

De tels résultats invitent à beaucoup de prudence quand sonne l’heure des prédictions, explique Claude Gauthier, vice-président de CROP.
«On peut dire de façon certaine que l’ADQ ne gagnera pas. Un gouvernement libéral, minoritaire, est le scénario le plus probable. Mais une victoire péquiste reste possible, surtout quand on voit que les libéraux sont 3èmes auprès des électeurs francophones», dit-il.

L’expert voit surtout que les 2 grands partis «ont perdu des plumes» – les libéraux étaient à 46% et le PQ à 33% aux élections de 2003. En comptant l’ADQ, les tiers partis obtenaient alors 21% des suffrages; ils ont presque doublé, depuis, avec 38% des appuis.

Les intentions de vote ne se transposent pas directement dans les circonscriptions – dans les habituelles courses PLQ-PQ, on admet généralement que le PLQ a besoin d’une demi-douzaine de points d’avance pour compenser la concentration de son électorat dans les circonscriptions plus anglophones. Mais la course à 3 suscitée par la montée de l’ADQ brouille les cartes, explique Claire Durand. Légèrement différente, la répartition des indécis faite par la spécialiste de l’Université de Montréal donnerait 35% au PLQ, 28% au PQ et 26% à l’ADQ.

Quelques constats ne sont pas de bonnes nouvelles pour Jean Charest. L’insatisfaction à l’endroit du gouvernement a continué d’augmenter : on est passé de 53% à 60% de mécontents entre le sondage du 20 février, lors du déclenchement des élections, et celui terminé le 22 mars.


Le PLQ 3ème chez les francophones

Chez les francophones, le PLQ arrive 3ème, avec 26%, par rapport à 28% à l’ADQ et 32% au PQ quand on répartit les indécis selon la formule de CROP. Par région, il n’y a guère de mouvements significatifs ; l’ADQ gagne 3 points dans l’île de Montréal, où elle reste en 3ème place ; mais elle en perd autant dans la couronne Nord et sur la Rive-Sud, où elle obtient 24% et où l’avance du PQ paraît plus nettement, à 37% des intentions de vote – les libéraux y obtiennent 28%.

Si on compare les intentions de vote globales à ce qui était observé au déclenchement des élections, le 21 février, on ne voit guère de changements chez les libéraux ou les péquistes. Entre le 20 février et le 22 mars, le PLQ a descendu d’1 point et le PQ de 4. En revanche, l’ADQ a monté de 7 points.


Plafonnement de l’ADQ

Certains indices montrent que l’ADQ a plafonné la semaine dernière. En réponse à la question sur celui qui ferait le meilleur Premier ministre, Mario Dumont a baissé de 7 points, passant de 29% à 22% entre le 1er mars et aujourd’hui.

Durant la même période, Jean Charest, toujours perçu comme le plus apte à gouverner, a monté de 2 points, à 33%, et André Boisclair a grimpé de 3 points, à égalité avec Mario Dumont (à 22%). Depuis le début le la campagne, Mario Dumont avait toujours devancé André Boisclair comme «premier-ministrable».

Plus que les précédentes, la campagne a attiré l’attention : 58% des gens s’y sont intéressés, comparativement à 47%, à quelques jours du vote, en 2003. La volonté de changement de gouvernement reste forte : 58% voudraient en changer, alors que 35% souhaitent «continuer», soit presque exactement le score du PLQ au chapitre des intentions de vote.
Très majoritairement, les Québécois prévoient toujours que le PLQ va l’emporter, mais ce verdict est un peu moins répandu qu’il y a 2 semaines. Début mars, 69% des gens voyaient les libéraux l’emporter ; c’est le cas de seulement 58% aujourd’hui.
3 Québécois sur 4 (74%) pensent que le gouvernement sera minoritaire, et presque autant (72%) n’y voient pas de source d’inquiétude.

CROP a aussi scindé son échantillon pour vérifier l’impact du budget fédéral, élément important de la stratégie électorale libérale. On est partout à l’intérieur des marges d’erreur, mais quand on compare les semaines avant et après le budget Flaherty, on observe une montée de 2 points du PQ et une chute identique pour les libéraux.
L’ADQ, elle, est descendue de 4 points durant cette semaine, qui coïncidait surtout avec la publication de son cadre financier. «Le budget devait être un tremplin, c’est un coup d’épée dans l’eau. Il est arrivé bien tard, au moment où l’opinion était déjà cristallisée», souligne M. Gauthier.

C’est le débat télévisé qui aurait pu être le tournant, comme lors des précédentes campagnes. Or, à la différence de l’affrontement de 2003, Jean Charest n’a pas été vu comme le vainqueur de cet échange, analyse Claude Gauthier. C’est plutôt Mario Dumont qui a été le plus convaincant, un constat confirmé par le sondage d’hier.

Partager cet article
Repost0
23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 16:41
De Lionel Jospin à Clémentine Autain, l'hommage de l'UNEF à ses "anciens"
LE MONDE | 23.03.07 | 11h15
Lionel Jospin et Martine Aubry fêtent les 100 ans de l'UNEF lors d'un banquet avec le président du syndicat étudiant, Bruno Julliard, le 22 mars 2007 à Lille. | AFP/PHILIPPE HUGUENAFP/PHILIPPE HUGUEN Lionel Jospin et Martine Aubry fêtent les 100 ans de l'UNEF lors d'un banquet avec le président du syndicat étudiant, Bruno Julliard, le 22 mars 2007 à Lille.


l a été ovationné", dit Martine Aubry, toute contente. Lionel Jospin, assis à ses côtés, a été très applaudi par les 800 délégués du 80e congrès de l'UNEF, qui se tient à Lille du jeudi 22 au dimanche 25 mars. Un bain de jouvence, et un rappel de sa propre jeunesse pour l'ancien premier ministre, qui fut adhérent de l'UNEF de 1956 à 1961.
M. Jospin intervenait lors d'un banquet, jeudi soir, destiné à fêter les 100 ans d'existence de l'organisation étudiante. Pour l'occasion, celle-ci avait invité près de deux cents de ses anciens militants de tous âges. Bruno Julliard, son président, dans son discours d'ouverture du congrès, avait auparavant salué les "générations militantes" ayant, "au fil des décennies", bâti le syndicalisme étudiant.
Debout au milieu des tables, Lionel Jospin a évoqué son "premier engagement total" à une époque où la guerre d'Algérie, contre laquelle l'UNEF était mobilisée, plongeait la jeunesse et lui-même dans "un trouble profond". Il a fait état de ses "bonnes relations" maintenues par la suite avec l'organisation étudiante au fil de sa carrière politique. Même si, ministre de l'éducation puis chef du gouvernement, il fut lui-même confronté à quelques manifestations. "Cela m'a fait un peu bizarre", a-t-il commenté.

"COUP DE JEUNE"
Si M. Jospin a été l'attraction politique de la soirée, Maryse Dumas, n°2 de la CGT, a suscité autant d'enthousiasme de la part des délégués. Ces derniers n'ont pas oublié son rôle, en 2006, contre le CPE et, selon l'expression d'un congressiste, le "bon feeling" qui s'était établi entre elle et le mouvement étudiant. Jacques Auxiette, président PS de l'Association des régions de France et président de la région Pays de la Loire, s'est livré à son tour à l'exercice consistant à lier son passé de militant étudiant, lui aussi contre la guerre d'Algérie, aux défis d'aujourd'hui.
Après une pause, une 2nde vague d'ex-militants de l'UNEF a pris la parole dans une ambiance échauffée, les convives entonnant parfois L'Internationale ou La Jeune Garde. Bien qu'il soit, remarquait-t-elle en riant, "difficile de parler dans ce bordel", Clémentine Autain, ajointe au maire de Paris apparentée PCF, a raconté le mouvement de 1995 "contre le CIP de Balladur", "un coup de jeune dans la vie politique".
Gérard Filoche, membre du conseil national du PS, s'est essayé lui aussi à l'envolée rhétorique, contre le "saccage" du droit du travail par l'actuel gouvernement. Jean-Luc Villeneuve, secrétaire général du SGEN-CFDT, a renoncé à s'exprimer, bougonnant qu'il ne s'agissait pas de "tenir un meeting". Jack Lang a fini par s'éclipser après avoir conversé avec tout le monde. A la même table, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, est resté sagement en place jusqu'à la fin du banquet.

Luc Cédelle
Partager cet article
Repost0
23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 16:36
ENTRETIEN AVEC ROMANO PRODI, PRESIDENT DU CONSEIL ITALIEN
Pour Romano Prodi, "le plus important est de supprimer la règle de l'unanimité"
LE MONDE | 23.03.07 | 14h40  •  Mis à jour le 23.03.07 | 14h40

ous souvenez-vous du 25 mars 1957 ? Que faisiez-vous ce jour-là, qu'avez-vous pensé de l'événement ?
Je ne me souviens pas du jour lui-même, mais de ces années-là, oui. Dans mon école, où la moitié des élèves étaient des orphelins de guerre, nous avions une sensibilité particulière à la construction de l'Europe. Je me souviens que les enseignants nous préparaient en continu à cet événement. Dans les années précédant le traité, le programme prévoyait une matinée entièrement consacrée à l'Europe. Puis l'avenir de l'Italie et la modernisation de l'Europe ont toujours été étroitement liés. C'est précisément en 1957 qu'a commencé le boom économique italien. Cette corrélation entre Europe et développement est un des motifs pour lesquels, en Italie, malgré les crises et la secousse de l'euro, le sentiment européen est encore très fort.

50 ans plus tard, la déclaration de Berlin s'annonce tiède et minimale. N'est-ce pas insuffisant pour relancer le processus européen ?
Elle est peut-être tiède, mais c'est le maximum que l'on pouvait dire dans la situation actuelle. Elle arrive à un moment particulier, où s'achève un travail de deuil. Ce qui a prévalu, c'est l'idée de clore une phase, d'en ouvrir une nouvelle, de poser des bases indiscutables pour créer les conditions d'un dialogue positif. Il fallait tenir compte de la forte tension politique existant sur ce sujet dans certains pays, comme la Pologne et la République tchèque. Et surtout, on ne pouvait rien faire de plus avant l'élection présidentielle française. La difficulté d'aboutir à une Constitution attriste l'Européen convaincu que je suis, car des liens juridiques sont nécessaires pour vivre ensemble.

Êtes-vous favorable à l'adoption rapide d'un mini-traité institutionnel pour sortir de l'impasse politique, comme le veut M. Sarkozy ?

Par définition, je suis en désaccord avec le terme "mini". Mais pourquoi pas un texte qui reprendrait la première partie de la Constitution en y ajoutant un chapitre social, et qui serait allégé des considérations techniques et opérationnelles de la troisième partie. Pour moi, le plus important serait de supprimer la règle de l'unanimité, ou de la réserver à des actes fondateurs comme l'acceptation de nouveaux Etats membres. Pour la plupart des décisions, il suffirait d'avoir une double majorité. Il n'y aura pas de progrès possible dans une Europe bloquée par des motifs de politique intérieure des divers pays. Comme président de la Commission, j'ai vécu cette tragédie de l'unanimité, voilà pourquoi j'insiste sur ce point.

Comment voyez-vous la nouvelle phase du processus européen : à 27 ou avec une avant-garde de quelques pays ?

Beaucoup parlent de l'avant-garde comme quelque chose de négatif. Or, l'euro est le fruit d'une avant-garde, et personne n'a pensé que l'euro était contre l'Union. Il faut donc une avant-garde à condition qu'elle ne signifie pas exclusion des autres membres, mais que les portes leur restent ouvertes. La nécessité de l'avant-garde est fille des vetos, qui n'ont conduit qu'à la paralysie. Le développement de l'Europe n'est pas un problème de nombre ou de taille des pays, mais de motivation et d'histoire.

Dans la campagne française, François Bayrou et les socialistes ont évoqué la nécessité d'un nouveau référendum. Cela vous inquiète-t-il ?

Peut-être est-il juste de vouloir guérir la blessure du référendum par un autre référendum. Mais cela pourrait devenir risqué, si on a la même interférence de la politique intérieure que la dernière fois. La consultation pourrait être utile si elle est bien préparée, si elle se concentre véritablement sur la question posée et surtout si elle intervient dans une période politique apaisée.

En cas de nouvel échec, une avant-garde sans la France est-elle envisageable ?

En théorie, c'est possible. Il y a déjà eu des périodes de l'histoire de l'Europe sans la France. Un éloignement est envisageable ponctuellement. Mais quand je dis qu'il n'y a pas d'Europe sans la France, je me place sur le long terme. Le rôle de la France est unique car on ne peut faire abstraction du fait que l'Europe est née de la réconciliation entre la France et l'Allemagne. De ce fait, elle a un rôle particulier, de grande responsabilité.

L'avenir de l'Europe vous inspire-t-il optimisme ou pessimisme ?

La Constitution européenne est l'unique grande innovation institutionnelle de l'histoire contemporaine. Elle est la seule à se faire dans une phase pacifique, non violente. Alors soyons patients. Il nous a fallu 45 ans pour faire l'euro, acceptons l'idée de travailler encore quelques années pour avoir une politique étrangère.

L'essentiel, entre-temps, est de ne pas galvauder l'Europe, la banaliser ou la ridiculiser comme cela s'est fait dans les dernières années par un jeu de dénigrement de l'institution de la part de certains politiques et de médias. Nous sommes encore loin d'une conscience européenne, c'est ce qui m'a le plus déplu à Bruxelles.

Propos recueillis par Jean-Jacques Bozonnet
Article paru dans l'édition du 24.03.07
Partager cet article
Repost0
23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 10:56
Élections québécoises: les conservateurs reculent

Lia Lévesque et Karine Fortin - cyberpresse.ca - Ottawa - jeudi 22 mars 2007

Les conservateurs qui menaçaient de ne pas négocier avec un éventuel gouvernement souverainiste ont reculé devant le tollé provoqué par leurs déclarations et promettent désormais de respecter le résultat des élections de lundi.

Le premier ministre Stephen Harper étant absent de la Chambre des communes, c'est son lieutenant québécois Lawrence Cannon qui a répliqué jeudi au Bloc québécois qui exigeait des excuses pour la «grossière ingérence» du fédéral dans la campagne électorale québécoise.

«Je tiens à rassurer mon collègue que, de ce côté-ci de la Chambre, il est bien évident que nous allons respecter le choix des Québécois, lundi soir prochain», a déclaré le ministre des Transports à la période des questions.
Juste avant, M. Cannon avait assuré que le gouvernement allait continuer à réformer le fédéralisme «de façon à ce que le Québec, encore une fois, puisse être renforcé à l'intérieur d'un Canada fort et uni».

Pour le chef bloquiste Gilles Duceppe, les conservateurs n'avaient pas le choix de reculer, après avoir été dénoncés non seulement par le péquiste André Boisclair, mais aussi par le chef adéquiste Mario Dumont et par le premier ministre sortant Jean Charest.
En anglais, il a souligné que le chef du gouvernement canadien pouvait avoir une préférence, mais qu'il était de son devoir de discuter avec les élus, quelle que soit leur allégeance politique.

M. Duceppe considère que le Premier ministre a manqué de courage en ne revenant pas lui-même sur ses propos controversés de la veille. Il estime que les déclarations de mercredi sont une preuve que la campagne électorale québécoise rend M. Harper très nerveux.

Nuances de Fortier
Les déclarations de Lawrence Cannon en Chambre diffèrent sensiblement de celles de son collègue des Travaux publics, Michael Fortier. En matinée, celui-ci avait cherché à atténuer l'ampleur des propos de son chef au sujet de la campagne électorale québécoise en soutenant que rien de ce qui avait été dit ne pouvait représenter une surprise.
Le ministre Fortier assistait jeudi à Montréal à l'allocution que prononçait M. Harper au salon des technologies environnementales Americana. Le premier ministre n'a pas rencontré les journalistes après l'événement.

Mercredi après-midi, M. Harper avait déclaré à Ottawa qu'il était «nécessaire» d'avoir un gouvernement fédéraliste au Québec afin de négocier avec le gouvernement fédéral sur un éventuel transfert de points d'impôt ou une limite au pouvoir fédéral de dépenser dans les champs de compétence provinciale.
«Quand on est un parlementaire à Ottawa, c'est parce qu'on croit au Canada», qu'on veut faire progresser le pays, a insisté M. Fortier, qui ne voyait rien d'étonnant dans les propos du Premier ministre.
«Pour faire avancer le Canada, pour parler de fédéralisme d'ouverture, il est normal qu'il faille que les gens qui sont assis à la table soient des gens qui croient au Canada. C'est du sens commun», a encore commenté le ministre fédéral des Travaux publics.
Lui qui est également responsable de la région de Montréal a ajouté : «Je suis Québécois et personne ne m'a dit pour qui voter».

M. Fortier a également rejeté l'idée que le budget du ministre des Finances Jim Flaherty, déposé à une semaine du scrutin québécois et réglant en bonne partie la question du déséquilibre fiscal, constitue une ingérence dans la campagne électorale québécoise.
«La seule ingérence que je vois dans ce budget, c'est une ingérence positive pour les familles, pour tous les Canadiens et pour les provinces», a-t-il répliqué.

Il a également relevé le fait que le chef bloquiste Gilles Duceppe faisait campagne aux côtés d'André Boisclair sans que personne ne s'en émeuve.

Partager cet article
Repost0
23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 10:45
Quelle raison peut pousser un être humain à vivre jour après jour la détresse d'être un sans-papier sinon l'amour pour un pays, pour sa langue ?
Je me sentais de France, j'étais de France
Par Chochana BOUKHOBZA - rebonds dans Libération - vendredi 23 mars 2007
Chochana Boukhobza, écrivain. Dernier ouvrage paru : Quand la Bible rêve, Gallimard (2005).
Il y a 3 semaines, poussée par je ne sais quel sentiment d'urgence, je me suis rendue auprès du tribunal d'instance pour réclamer un certificat de nationalité, pas vraiment certaine de l'obtenir, alors que, depuis 1987, j'ai été «réintégrée» dans la nationalité française. 2 jours plus tard, j'ai reçu de ce même tribunal une convocation me demandant de me présenter le 14 mars à 13h50. 15 jours d'attente. Je n'étais sûre de rien. Et pourtant, ce ne fut qu'une formalité. On m'a remis un feuillet rose, bien plus précieux qu'un passeport ou une carte d'identité. J'ai dit à la préposée «champagne !» . Elle a ri. Elle a cru à une boutade. 7 années de clandestinité (de 1980 à 1987) se sont effacées d'un seul coup.
Il a fallu à la jeune femme que j'étais alors du courage, de la ténacité, de la volonté, de l'obstination. J'ai affronté la peur des flics, de l'expulsion, le travail au noir, le logement au noir. 7 années durant, je me suis levée chaque matin en tremblant d'être reconduite à la frontière et je dois d'être restée en France, d'être devenue un écrivain, à des gens qui m'ont offert leur coeur, leur gîte, leur appui, et qui m'ont aidée à devenir ce que je voulais être.
Quelle raison peut pousser un être humain à vivre jour après jour la détresse d'être une «sans-papier», sinon l'amour pour un pays et pour sa langue ? Je me sentais de France. J'étais de France. Et ce sentiment-là m'a fait résister, en silence, m'a fait accepter la précarité, le manque d'argent, des années sans toit. Un siècle plus tôt, la Tunisie était sous protectorat français. Mes arrière-grands-parents ont demandé la naturalisation française et l'ont obtenue. Ma grand-mère est devenue française, comme ses quatre frères. Ma mère devait choisir de l'être ou de ne pas l'être à sa majorité. Elle s'est mariée avant ses 18 ans, et mon père tunisien, par négligence, n'a pas fait sa demande auprès de l'administration.
En 1964, mon père a quitté la Tunisie et débarqué à Paris avec sa famille. Et la course aux papiers a commencé. Mes parents patientaient sur les bancs de la préfecture pour présenter le document qu'on avait oublié de leur demander la veille, absolument nécessaire à l'obtention d'une carte de séjour ; certains d'avoir à se représenter une nouvelle fois encore, car, étrangement, il y avait toujours un papier qui manquait, un papier qui demandait encore un peu de sueur, de fatigue, de lettres à écrire, de cavalcade dans Paris.
Nous avons vécu avec une carte de séjour valable 10 ans. Nous ignorions que 10 années vous claquent entre les doigts comme un pétard. Nous trouvions que dix ans, c'est long, toute la vie.
J'ai fait ma scolarité à Paris. J'ai appris Baudelaire, Rimbaud, Balzac, j'ai manifesté avec les lycéens de mon âge, aimé et respiré le parfum de liberté qui s'exhalait des milieux gauchistes avant de partir vivre en Israël. Je ne savais pas alors que j'étais prise dans une langue comme dans une nasse, tatouée au plus profond de moi. J'ignorais encore que l'écriture était ma seule voie, ma thérapie, ma destinée. Et que je ne pouvais écrire qu'en français. Même Jérusalem n'a pu défaire cet attachement. Comment vivre sur la Terre promise quand on continue de penser et rêver en français ? Paris était partout, sur les pierres des remparts de la vieille ville, sur les feuilles des oliviers.
Quand je suis revenue en France, on m'a appris que ma carte de séjour avait cessé d'être valable. Que je pouvais circuler trois mois, comme touriste, mais qu'il me faudrait ensuite partir. La suite a été simple. Pendant sept ans, je me suis cachée en vivant au grand jour. Coupable seulement d'être née hors de France. Coupable de n'être pas du sol, mais d'ailleurs, de plus loin que moi, coupable d'aimer deux pays, d'avoir une jambe ici, et l'autre là. Coupable de vouloir jeter jour après jour un pont entre deux mondes, en pensée et en actes. Je me suis tue pour les sans-papiers de Calais. Je me suis tue pour Melilla. Je me suis tue pour mes enfants qui ne savent rien de mon passé, pour être tranquille, pour savourer ce que j'avais gagné. Et puis, un jour, le silence devient pesant. Et, soudain, il n'y a plus d'autres solutions que d'exploser. Car nous sommes cent et mille comme moi. A être de France. Et à être aussi sans France quand nous revient au front le boomerang de l'identité. Encore et toujours cette identité. Jusqu'à quand ? Et pourquoi ?
Partager cet article
Repost0
22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 14:58
Le Parti socialiste de la 9ème circonscription du Val d'Oise et les comités de soutien Désirs d'Avenir à Ségolène Royal, candidate socialiste à l'election présidentielle, organisent
MARDI 3 AVRIL
à 20h30
à Gonesse - Salle Jacques-Brel


une réunion publique de débat autour de la candidature de Ségolène Royal.


en présence de


VINCENT PEILLON
DEPUTE SOCIALISTE EUROPEEN
PORTE PAROLE DE SEGOLENE ROYAL

JEAN-PIERRE BLAZY
DEPUTE, MAIRE DE GONESSE
CANDIDAT SOCIALISTE AUX ELECTIONS LEGISLATIVES

&
DOMINIQUE LEFEBVRE
MAIRE DE CERGY
PRESIDENT DE LA COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION DE CERGY-PONTOISE
PREMIER SECRETAIRE FEDERAL DU VAL D'OISE DU PARTI SOCIALISTE


Venez nombreux pour débattre avec nous, exprimer vos revendications, votre désir de changement et/ou pour apporter votre soutien à Ségolène ROYAL, candidate du vrai changement.

PLUS JUSTE LA FRANCE SERA PLUS FORTE
Partager cet article
Repost0
22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 14:35

Harper ne négociera qu'avec un parti fédéraliste

Alors que l'issue du scrutin au Québec demeure plus que jamais incertain, Stephen Harper s'est immiscé dans la campagne électorale hier en invitant les Québécois à élire un gouvernement fédéraliste s'ils veulent obtenir une limitation du pouvoir fédéral de dépenser.

Mettant de côté son devoir de réserve de premier ministre qu'il s'était imposé depuis le déclenchement des élections au Québec, Stephen Harper a fait cette déclaration à la Chambre des communes en réponse à une question du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, portant sur les transferts fédéraux aux provinces.
Depuis 2 jours, le chef bloquiste presse le gouvernement Harper de transférer des points d'impôt au Québec afin de régler de manière définitive le déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces.

Lors des dernières élections fédérales, M. Harper a promis de régler le déséquilibre fiscal et d'encadrer le pouvoir fédéral de dépenser dans les champs de compétence des provinces en déposant un projet de loi à cet effet. L'utilisation de ce pouvoir de dépenser a longtemps été une source de contentieux entre Ottawa et le Québec, qui demeure jaloux de ses champs de compétence.
Hier, M. Harper a affirmé qu'il est prêt à discuter de l'idée de transférer des points d'impôt aux provinces. Mais il a fait valoir que cela ne peut se faire que si les Québécois élisent un gouvernement fédéraliste. Idem pour limiter le pouvoir fédéral de dépenser.
«Nous sommes toujours prêts à considérer des possibilités, mais à la fin, pour avoir de telles relations fiscales avec les provinces, il est nécessaire d'avoir un gouvernement fédéraliste à Québec, et un gouvernement qui respecte les champs de compétence des provinces, ici, à Ottawa», a affirmé M. Harper.

Le premier ministre a toutefois souligné que les points d'impôt n'ont pas la même valeur dans toutes les provinces et que le Québec, en raison de la taille de son économie, sortirait perdant d'un tel transfert.

Quelques minutes plus tard, en réponse à une autre question du Bloc québécois dans le dossier du déséquilibre fiscal, M. Harper a affirmé qu'il est «prêt à rencontrer le nouveau gouvernement - qui, je l'espère, sera fédéraliste - pour contrôler le pouvoir fédéral de dépenser».

Le ministre des Transports, Lawrence Cannon, qui est aussi le lieutenant politique de Stephen Harper au Québec, a fait écho aux propos du premier ministre à l'issue de la période des questions. Interrogé pour savoir si la promesse d'encadrer le pouvoir fédéral de dépenser est conditionnelle à l'élection d'un gouvernement fédéraliste à Québec, M. Cannon a déclaré : «C'est ce que j'ai compris. On verra le soir de l'élection ce qui en est, mais ça prend des fédéralistes pour réformer le fédéralisme canadien».

Ces propos ont fait bondir de colère Gilles Duceppe. Le chef bloquiste a rappelé que l'ancien Premier ministre René Lévesque et son homologue fédéral Pierre Trudeau ont réussi à négocier un transfert de points d'impôt dans les années 1970. Les 2 hommes étaient pourtant des ennemis jurés sur la question de l'avenir du Québec au sein de la fédération canadienne, a rappelé M. Duceppe.
«Ça a pas de sens. Je ne comprends pas de telles remarques de M. Harper. Il est chef de gouvernement, premier ministre. Et il devrait regarder le passé. (...) Je pense qu'aujourd'hui il a déraillé. Ce n'est pas responsable comme déclaration. Qu'il préfère avoir un fédéraliste comme Premier ministre, je veux bien, c'est son droit. Mais qu'il veuille choisir le Premier ministre, là il exagère», a dit M. Duceppe.

Les propos de M. Harper risquent de provoquer de nombreuses réactions alors qu'il ne reste que quelques jours à la campagne électorale. M. Harper sera d'ailleurs à Montréal ce matin afin de prononcer un discours à l'occasion du Salon international des technologies environnementales AMERICANÀ 2007 au Palais des congrès. M. Harper ne rencontrera toutefois pas les journalistes.

Faisant campagne dans la région de Laval, hier soir, le chef du Parti québécois, André Boisclair, a d'ailleurs condamné les propos de Stephen Harper, estimant qu'il s'agissait d'un «grave dérapage».
«C'est les conservateurs de M. Harper, à Ottawa, qui disent aux Québécois comment il va falloir qu'ils votent ? Ça, c'est du chantage de bas étage, a dit M. Boisclair. Les Québécois ne se laisseront pas imposer un choix par le Premier ministre du Canada. Ce sont les Québécois et les Québécoises qui vont décider de leur avenir et ils vont le faire de façon démocratique le 26 mars prochain.»
Le chef péquiste a sommé Jean Charest et Mario Dumont de rappeler à l'ordre leur allié à Ottawa et de prendre la défense des intérêts du Québec. «Sont-ils capables de défendre les intérêts du Québec ou sont-ils seulement les haut-parleurs d'Ottawa à Québec ? Cautionnent-ils pareil chantage des conservateurs ? Ou, encore une fois, ces 2 leaders politiques vont-ils se mettre à genoux et abandonner les intérêts du Québec et se faire les complices de Stephen Harper ?»
Partager cet article
Repost0
22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 14:31
De nouveaux propos controversés à l’ADQ

Un autre candidat adéquiste pourrait avoir mis son chef dans l’embarras. Sur le site Web d’une entreprise qu’il a fondée, Gilles Gagnon, candidat de l’ADQ dans Abitibi-Est, accuse des «Juifs américains et européens» de faire «des guerres pour replacer leur économie au lieu de répartir la richesse équitablement».

M. Gagnon a fait parler de lui en début de campagne électorale lorsque des propos jugés homophobes tenus dans le passé ont été ramenés à l’avant-scène. Cette fois, c’est sur un portail Internet qu’il a lui-même mis sur pied que l’on retrouve les déclarations en question.

Dans son site truffé de fautes de français, et maintenant inaccessible, le candidat présente un système assez fumeux d’économie collective qu’il a élaboré afin d’aider, dit-il, les consommateurs et les commerçants. En voici quelques phrases : «Il ne faut pas que notre programme soit un fardeau pour les marchands et surtout pas qu’il nuise aux propriétaires de la banque du Canada US
«Ça appartient à des gens des États-Unis et de l’Europe pour ne pas dire aux Juifs américains et européens, explique-t-il à propos de cette banque. Ils font des guerres pour replacer leur économie au lieu de répartir la richesse équitablement

Le candidat adéquiste cite comme exemples les crises économiques en Argentine, au Brésil et en Turquie où la population se serait révoltée.
«Un des Juifs américains refusait toujours que la banque imprime du nouvel argent à injecter dans leur économie par leur gouvernement complice de cette oppression. Ils ont fondé le FMI (le Fond Monétaire International) et ce fond ne répartit pas la richesse équitablement entre les pays», poursuit-il, dans un récit difficile à suivre.

Joint pour obtenir des explications, hier, M. Gagnon a dit qu’il s’agissait là d’une réalité relatée dans le documentaire L’argent. Le film a été réalisé en 2004 par Isaac Isitan et Carole Poliquin.
L’ADQ n’a pas pu commenter hier soir.
En début de campagne, Mario Dumont a dû publiquement «désapprouver» des propos homophobes tenus par Gilles Gagnon lors de la campagne fédérale de 2006, alors qu’il était candidat conservateur.

Deux autres mises au point
Par ailleurs, M. Dumont a été appelé à défendre 2 candidats, hier. D’abord, une enquête a été ouverte par le Directeur général des élections pour faire la lumière sur la plainte de neuf électeurs à l’endroit du candidat adéquiste dans Sherbrooke, Michel Dumont. Ceux-ci prétendent que leurs noms se retrouvent sur la liste de candidature de ce dernier, alors qu’ils ne lui ont jamais donné leur appui.
Il ne s’agit que d’une enquête, a nuancé le chef adéquiste.

M. Dumont a aussi été questionné sur les déclarations de son candidat dans Chapleau, Jocelyn Dumais. «Que dire de cette obsession qu’on a au Québec pour la bureaucratie et toutes ces technocraties de cols blancs qui passent leur journée assis sur leur steak… Comme dans le cas des hôpitaux, par exemple, où il y a plus d’employés assis que d’intervenants auprès des malades.»

M. Dumont a dit qu’il n’était pas d’accord avec les mots choisis, mais qu’«au fil des récompenses politiques et des nominations partisanes dans les dernières années, il y a certainement des fonctions, des organismes où il y a beaucoup de vice-présidents, des organismes où il s’est payé beaucoup de luxe pour récompenser ceux qui ont aidé dans la dernière campagne électorale

Partager cet article
Repost0
21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 12:01
Jacques Chirac accorde son soutien à Nicolas Sarkozy
lefigaro.fr. - Publié le 21 mars 2007 -Actualisé le 21 mars 2007 : 11h50 - Capture LCI.

Le ministre de l'Intérieur quittera ses fonctions lundi 26 mars.

 
C'est par une brève allocution télévisée que Jacques Chirac a accordé mardi son «vote et son soutien» au candidat Nicolas Sarkozy dans la perspective de l’élection présidentielle.
 
Comme on l’avait annoncé depuis quelques jours, le chef de l’Etat s’est chargé d’annoncer la date du départ de son ministre de l’Intérieur. Ce sera lundi prochain, le 26 mars. Il sera remplacé par l’un des proches de Jacques Chirac, le jeune ministre de l’Outremer François Baroin.
Partager cet article
Repost0
21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 11:35
A Pantin, Royal affirme son droit de cité
Avec sa visite hier aux Courtillières, la candidate PS entend creuser sa différence avec Nicolas Sarkozy
Par David REVAULT D'ALLONNES - LIBERATION.FR - mercredi 21 mars 2007

Ségolène Royal, elle aussi, peut provoquer une émeute en banlieue. Mais pas du genre de celles que suscite son principal adversaire. La candidate en a encore fait l'expérience, hier à Pantin (Seine-Saint-Denis), lors d'une escapade à la cité des Courtillières : 6 000 habitants, 2000 logements sociaux, 20% de chômage et un tiers des habitants âgés de moins de 20 ans. Lesquels n'ont pas boudé la visiteuse, l'accompagnant en nombre au pied des tours, la photographiant à l'envi à coups de portable et l'ovationnant à son départ en voiture. Patrick Mennucci, directeur adjoint de sa campagne, l'assure : «En banlieue, Ségolène est chez elle.»

«Sensible»
La candidate, qui vient d'accrocher Clichy-sous-Bois et Vaulx-en-Velin à son tableau de campagne avant de se rendre samedi au parlement des banlieues, à Villeurbanne, jouit là d'une ressource inaccessible à Nicolas Sarkozy. Mais l'essentiel serait ailleurs. «C'est peut-être un bénéfice secondaire, mais on ne s'intéresse pas aux quartiers pour marquer un mec de droite à la culotte», explique un conseiller. Les cités sont un terrain scruté de près par l'équipe Royal. En particulier par sa conseillère Sophie Bouchet-Petersen, ex-animatrice de l'association Droit de cité, mais aussi par 2 maires socialistes de Seine-Saint-Denis ­ Gilbert Roger (Bondy) et Claude Dilain (Clichy) ­ et par l'avocat Jean-Pierre Mignard, défenseur des familles des 2 jeunes électrocutés à Clichy. Ce dernier, qui avait contribué à monter la visite de la candidate dans cette ville et sa rencontre avec l'association AC le Feu, l'assure : «C'est un des rares points où cette femme assez réservée se montre sensible. Dans la campagne, c'est sans doute un des endroits qu'elle vit le mieux.»

«Solution»
Ségolène Royal, qui ambitionne de devenir «présidente d'une France métissée», a coutume de le répéter : «Les jeunes ne sont pas un problème, mais une partie de la solution.» Cela vaut pour la vision politique, mais aussi pour la stratégie électorale.
Militant associatif depuis 15 ans à Droit de cité puis à Stop la violence, Kamel Chibli, 29 ans, fort de son «réseau national», arpente ainsi les quartiers pour faire remonter à la candidate les bruits du terrain. Mobiliser les jeunes comme ceux des quartiers nord de Marseille, conviés au meeting de jeudi, au Dôme. Et faire «du lobbying auprès des assoces de quartier et des acteurs qui travaillent dans les quartiers depuis 15 ans, explique-t-il. Des structures qu'on n'entend pas, mais qui font la pluie et le beau temps dans ces quartiers».

Labourage
Associations de locataires, de jeunes, de mères, clubs sportifs : un réseau labouré pour assurer une mobilisation électorale. Un vote qui reste «difficile à mesurer avec les nouveaux inscrits et l'absence de sondages», selon Patrick Mennucci, qui estime disposer là d'«une réserve d'environ un million de voix». Mais si «les quartiers populaires peuvent vraiment faire pencher la balance, c'est un électorat très indécis, poursuit Kamel Chibli
, anti-Sarko mais pas forcément pro-Ségolène. A nous de faire le travail.»

Ségolène Royal répondant aux questions de la presse en présence de Claude Bartolone, député, Bertrand Kern (maire de Pantin) et Gérard Cosme (maire du Pré-Saint-Gervais).

Partager cet article
Repost0