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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

2 décembre 2025 2 02 /12 /décembre /2025 20:46
Je participais hier soir à la commission communautaire du développement économique de la Communauté d'Agglomération Saint Germain Boucles de Seine. L’occasion de faire un point, avant le conseil communautaire qui examinera le #Budget2026 de l’agglomération le 11 décembre prochain*, sur l’action conduite pour le développement économique et les perspectives pour les années à venir.
Notre ville de Bezons est l’une des principales contributrices à la richesse économique et donc aux recettes de l’agglomération** grâce à ses zones d’activités économiques ; l’agglomération peut être un atout énorme pour accompagner notre ville dans la revitalisation de ces zones, c’est essentiel pour l’avenir de l’action publique, pour l’emploi et la solidarité.
⁉️ Le premier point que je voudrais souligner, c’est que nous avons découvert – il n’y a pas d’autres mots – au détour de cette commission que le groupe Novaxia avait acheté 22000m² pour 31M€ fin 2022 dans la zone d'activités Ouest de Bezons (voir plan ci-dessous) : c’est une société connue pour la "transformation agressive" de zones économiques en logements de standing ; cette société est aujourd’hui sous le coup d'une interdiction de commercialisation, menacée par une sanction de l'AMF, c’est dire à quels rapaces nous avons à faire. Ce sont les services de l’agglomération qui a levé le lièvre toute seule, en cherchant qui était derrière la SCI qui a officiellement acheté le terrain. Je les ai remerciés pour ce travail et cette transparence car l’équipe municipale de Bezons s'était bien gardée de nous en informer. Cette situation suscite de l’inquiétude de la part des services de l’agglomération et de plusieurs élus communautaires dont je sui. Pour l'instant, Novaxia est bloquée, à cause du PLU, dont Mme Menhaouara fait traîner en longueur la révision... les services de l’agglomération ont décrit la méthode de Novaxia : le groupe bloque toute possibilité de réimplantation d’activité économique de qualité sur le terrain « jusqu'à ce que la ville craque » pour faire un compromis habitat/activités qui sera suffisamment lucratif pour elle.
Un des vice-président de l’agglomération, maire d’une ville voisine m’a dit : « ha mais vous savez si vous ne faites pas valoir le DPU, une ville n’a pas forcément les infos » ; comme j'insistais en disant que quand même il y avait des infos qui arrivaient forcément en mairie (au demeurant, les services de l'agglo ont bien réussi à faire le boulot pour identifier les rapaces), il a demandé s'il y avait quelqu'un d'autre de Bezons en commission pour donner des explications, les services de l’agglo lui ont dit que j’étais le seul Bezonnais présent (4 VP au dév éco, la seule absente : Nesrine Menhaouara) ce qui est le cas très souvent.
Il me paraît difficilement possible que Novaxia ait acheté si cher ces terrains sans assurance qu'il y aurait tôt ou tard un compromis : c’est bien trop élevé pour réimplanter de l'activité économique, c'est dans les prix du logement avec des opérations qui ne répondraient pas aux besoins des Bezonnaises et des Bezonnais. Selon moi cela éclaire les raisons qui conduisent à faire traîner la révision du PLU : cela dit exactement ce que certains élus veulent faire de la zone industrielle... du logement haut de gamme avec vue sur la Seine.
J’invite les habitants de Bezons à signifier aux élus et aux candidats que notre ville n’est pas à vendre et n’est pas un gâteau dans lequel on découpe des prébendes.
💭 Sinon les services de l’agglomération sont très attentifs au bloc ex Hutchinson et Solmax, 15 ha à revitaliser… cela peut apporter beaucoup de recettes pour l'agglo et la ville. J'ai insisté pour qu'on soit dans de la recherche d'activités de production, activités de production qui doivent également impérativement s’imposer sur les terrains captés par Novaxia.
😡Les deux autres images illustrent, avec les informations transmises par les services de l’agglomération, la catastrophe que représente le mandat de Nesrine Menhaouara pour le commerce de proximité à Bezons : notre ville est en tête de la vacance des commerces... avec 21% des baux et une augmentation massive sous sa responsabilité (le commerce est de la responsabilité exclusive de la commune) sans visiblement qu’il n’y ait eu suffisamment recours aux outils d’analyse et d’accompagnement à sa disposition grâce de nombreux acteurs. L’action municipale sous Menhaouara représente donc un naufrage, une faillite économique, dont chacun voit les effets catastrophiques sur le Cœur de Ville et dont les Bezonnais feront les frais.
Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire GRS de Bezons
Animateur national du pôle Idées, formation, riposte de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS)
*je ne pourrai pas être présent au conseil communautaire du 11 décembre ; je donnerai pouvoir à Isabelle Amaglio-Térisse qui connaît les dossiers ; j’ai par ailleurs exprimé mon analyse sur le budget et les dossiers budgétaires lors des débats communautaires du 13 novembre…
**c’est bien parce que Bezons apporte à l’agglomération une masse de recettes économiques significative que je dénonce depuis 5 ans le fait que notre commune soit dépouillée avec la complicité de Mme Menhaouara, au travers des attributions de compensation, de sa richesse au profit de communes bourgeoise alors que la population de Bezons est incomparablement plus modeste et aurait bien besoin d’une répartition plus équitable de ses crédits (ou alors d’une agglomération qui agisse réellement et dans le sens de la solidarité et de l’écologie).
Bezons est conduite à la faillite économique par l'équipe Menhaouara
Bezons est conduite à la faillite économique par l'équipe MenhaouaraBezons est conduite à la faillite économique par l'équipe Menhaouara
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25 novembre 2025 2 25 /11 /novembre /2025 12:50
Le 24 novembre 2025, je publiais sur le site la Gauche Républicaine et Socialiste la note ci-dessous, car depuis plusieurs semaines, l’idée de s’inspirer du modèle d’organisation territoriale allemand pour corriger les supposés tares congénitales françaises refait florès. En l’adoptant, nous deviendrions tout à la fois plus vertueux économiquement et budgétairement. Voici pourquoi tout cela relève de la pensée magique…
page de couverture utilisée sur le site de la GRS pour ma note

page de couverture utilisée sur le site de la GRS pour ma note

Comme toutes les fédérations, une tendance à recentraliser

Le modèle fédéral allemand contemporain – né sous occupation militaire et après avoir envisagé un pays divisé en plusieurs États (sans rapport avec la séparation RFA/RDA née de la « guerre froide ») pour empêcher toute résurgence d’une Allemagne puissante – est souvent perçu comme un équilibre entre autonomie régionale et unité nationale, mais il a connu une centralisation progressive des pouvoirs au profit de l’État fédéral (Bund) depuis 1949. Si la Loi fondamentale attribue par défaut aux Länder la compétence législative, la réalité politique et constitutionnelle a modifié l’équilibre. Dès les années 1950-1960, des amendements ont élargi les compétences fédérales, notamment en matière sociale, économique et environnementale, souvent justifiés par la nécessité de garantir l’unité juridique ou économique et la cohésion sociale du pays. L’article 72, permettant au Bund d’intervenir pour assurer cette unité, a été largement mobilisé, réduisant l’autonomie des Länder, y compris dans des domaines comme l’éducation, via des conférences intergouvernementales. Cette centralisation s’est accompagnée d’une interpénétration financière et institutionnelle, rendant le système fédéral complexe et peu transparent. La réforme financière de 1969 créant un système de péréquation fiscale pour réduire les inégalités régionales a logiquement accru la dépendance des Länder les moins riches envers les transferts fédéraux. Les mécanismes de solidarité, bien que nécessaires, sont critiqués pour leur opacité et leur manque d’incitations à l’innovation locale. Les décisions de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, en validant l’extension des compétences fédérales, ont renforcé cette tendance.

Le fédéralisme coopératif allemand, marqué par une collaboration étroite entre le Bund et les Länder via le Bundesrat1, assure une stabilité politique, mais il a aussi engendré une dilution des responsabilités. Les citoyens peinent à identifier clairement les niveaux de gouvernement responsables des politiques, d’autant que les compromis politiques, nécessaires pour obtenir l’accord du Bundesrat, aboutissent souvent à des législations peu lisibles. La multiplication des instances de coordination échappe en grande partie au contrôle démocratique direct, renforçant l’opacité du système.

Après 1993, l’intégration de 5 nouveaux Länder économiquement plus faibles a accru les besoins de péréquation financière et révélé les limites du système. Les transferts massifs vers les Länder de l’ex RDA ont alourdi la charge financière des Länder de l’Ouest et mis en lumière les inefficacités d’un système où les incitations à la performance locale sont faibles. Les débats sur une refédéralisation, visant à clarifier les compétences et à réduire les transferts, se heurtent à des résistances politiques et à l’attachement historique à la solidarité territoriale.

Ainsi, le modèle fédéral allemand, bien que stable, apparaît complexe et peu transparent pour les citoyens. La concentration des pouvoirs au niveau fédéral, couplée à une administration décentralisée mais encadrée, crée une distance entre les décisions politiques et leur perception par la population, limitant la capacité des citoyens à exercer un contrôle démocratique effectif.

D’où vient alors cet attrait pour le modèle fédéral allemand ?

Sans doute en grande partie d’un malentendu, largement alimenté par les élites dirigeantes françaises qui sont dans leur grande majorité convaincues que le modèle social français et nos concitoyens qui y sont attachés seraient archaïques et causes du décrochage économique et financier du pays. L’Allemagne serait donc ce contre-modèle rêvé où règne l’ordo-libéralisme et la discipline budgétaire, un modèle couronné par des années d’excédents commerciaux massifs, acquis largement au détriment de ses partenaires européens (dont la France).

Le point de vue allemand fait prévaloir que l’excédent extérieur est le résultat essentiellement de la compétitivité sous-jacente de son secteur exportateur. C’est le succès du Made in Germany, les exportations de machine outils, les produits de la pharmacie et surtout les voitures dans un pays qui a fait le choix de conserver ses usines, quand la France et la Grande Bretagne prenait la voie en partie volontairement de la désindustrialisation, et d’organiser structurellement à son profit la sous-traitance chez ses voisins d’Europe centrale. La tendance au vieillissement de la population implique une augmentation de l’épargne pour lisser la consommation le long du cycle de vie ; face à une forme de désengagement de la puissance publique, les Allemands mettent de côté pour leur retraite, alors que leurs voisins auraient bien besoin d’un redémarrage de leur consommation pour aider leurs industries.

Au-delà toutefois de ces facteurs structurels, il y a également d’autres facteurs qui ont contribué à l’excédent croissant de l’Allemagne. Ils sont liées aux politiques économiques des dernières années :

  • Des politiques en faveur de la modération salariale : les coûts unitaires de main-d’œuvre de l’Allemagne par rapport à la zone euro ont chuté de 13,4 % entre 1995 et 2007 et l’écart s’est maintenu ensuite ;

  • Les avantages de l’appartenance à la monnaie unique : le taux de change l’euro est trop faible pour être compatible avec un solde extérieur allemand équilibré (et au demeurant conforme aux traités). Le taux de change réel de l’Allemagne (le taux de change ajusté en fonction de l’inflation) était sous-évalué de 5 à 15% (FMI 2014), il l’est resté. C’est un avantage sous-estimé pour l’Allemagne : si l’Allemagne utilisait encore le deutschemark, celui-ci serait vraisemblablement beaucoup plus fort que l’euro aujourd’hui, réduisant l’avantage en termes de coûts des exportations allemandes ;

Coûts unitaires de main-d’œuvre en Allemagne et dans la zone euro (1995-2016 ; par heure travaillée, 1995=100) – source : Eurostat

Coûts unitaires de main-d’œuvre en Allemagne et dans la zone euro (1995-2016 ; par heure travaillée, 1995=100) – source : Eurostat

  • Un affaiblissement de la consommation privée car la part des salaires dans les revenus s’est dégradée : la compression des salaires (les réformes du marché du travail ont créé un secteur important à bas salaires) a eu des effets secondaires moins positifs sur l’économie. Malgré la forte croissance de l’emploi, la part du PIB revenant aux ménages est passée de 65% au début des années 1990 à moins de 60% actuellement, avec une augmentation analogue des bénéfices des entreprises ; la part des dépenses de consommation est tombée à 54% du PIB, soit beaucoup moins qu’aux États-Unis ou au Royaume-Uni, réduisant la part des importations dans le PIB et contribuant ainsi à la création de l’excédent extérieur croissant de l’Allemagne. Le rattrapage des salaires impliquerait plus d’importations, mais aussi moins d’exportations, car les entreprises produiraient pour un plus grand marché intérieur, en contradiction avec qui a primé jusqu’ici au détriment de la zone euro ;

  • Une austérité systématique dans le secteur public, avec des excédents budgétaires et des niveaux d’investissement public parmi les plus faibles d’Europe : la moitié de l’excédent du compte courant de l’Allemagne repose sur un « déficit d’investissement », estimé à 100 Md€ par an en 2018. L’Allemagne disposait sous Angela Merkel de la marge budgétaire nécessaire pour augmenter la dépense publique et réduire les impôts et les cotisations sociales, touchant notamment les bas salaires, pour stimuler la demande privée. Le solde budgétaire structurel de l’Allemagne était passé d’un déficit de plus de 3% du PIB en 2010 à un léger excédent. Une consolidation budgétaire indéfendable étant donnés l’épargne élevée du secteur privé et les taux d’intérêt extrêmement bas dont bénéficie l’Allemagne. Or après la crise des subprimes les gouvernements conservateurs allemands ont choisi de renforcer la « règle d’or » constitutionnelle : Merkel et Schaüble ont fait voter que le déficit structurel serait limité à 0,35% du PIB dès 20112 ;

  • Une baisse de l’investissement intérieur privé assis sur le désir de nombreuses entreprises allemandes d’investir à l’étranger. La faiblesse de l’investissement privé se fait sentir dans le secteur des biens non-échangeables et des services, résultat de politiques protectionnistes dans ces secteurs.

L’Allemagne si vertueuse est aujourd’hui en difficulté

Depuis 2023, l’Allemagne fait face à une récession légère mais confirmée et selon les dernières données disponibles de la Bundesbank, l’excédent commercial en biens et services de l’Allemagne diminue ; il atteint tout de même 119,6 Md € en cumulé sur les 7 premiers mois de l’année en baisse d’1/5e par rapport aux 7 premiers mois de 2024. Cette baisse s’explique par une progression plus marquée des importations que des exportations : les mesures commerciales des États-Unis (premier débouché des exportations de l’Allemagne en 2024) ont conduit à une nette dégradation vis-à-vis des États-Unis en 2025.

L’Allemagne est également confrontée à la concurrence chinoise, notamment dans le secteur automobile, car son concurrent est en avance sur la transition de son industrie automobile vers l’électrique. Depuis 2019, les exportations de véhicules chinois ont été multipliées par trois, contre une hausse de +16% pour les exportations allemandes ; dans le domaine des véhicules électriques les exportations chinoises ont été multipliés par 6 (240 000 véhicules en 2019 à 1,5 million en 2023), grâce à une concurrence par les prix très agressive s’appuyant notamment sur des coûts de production plus faibles que dans le reste du monde.

Or l’Allemagne a accumulé un retard préoccupant dans l’entretien et la modernisation de ses infrastructures publiques, résultat d’un sous-investissement persistant et de contraintes structurelles. L’État fédéral, les Länder et les collectivités ont négligé les réseaux routiers, ferroviaires et les équipements publics. Aujourd’hui, près de 4 000 ponts sont en état critique, tandis que le réseau ferroviaire, vieillissant et saturé, affiche des retards d’investissement dépassant les 100 Md €. Le secteur numérique, pourtant stratégique, n’échappe pas à cette logique. Malgré des annonces comme la stratégie numérique de 2022, les objectifs restent flous et les réalisations tardives.

Le déploiement de la fibre optique, par exemple, accuse un retard marqué, avec seulement 12% des connexions haut débit en fibre, contre plus de 70% en France, résultat des choix politiques passés, comme l’abandon d’un plan national ambitieux dans les années 1980. La complexité du système fédéral et la lenteur des procédures administratives ont aggravé ces retards. Les communes, souvent en première ligne, manquent de ressources pour répondre aux besoins locaux, qu’il s’agisse de la rénovation des écoles ou de l’entretien des routes.

Corriger le modèle ?

C’est dans ce contexte que les gouvernements qui ont succédé à ceux d’Angela Merkel ont dû faire face aux conséquences des politiques d’austérité et de consolidations budgétaires, alors même que l’Allemagne était assise sur des excédents impressionnants dont ils ne disposent plus. Les 3 années de chancellerie Scholz ne furent qu’une pénible transition marquée par l’indécision ; sa coalition « feu de circulation » est tombée justement sur le rejet d’un possible assouplissement de la règle d’or budgétaire par les libéraux-conservateurs du FDP.

Après la victoire relative de la CDU/CSU conduite par Friedrich Merz en février 2025, l’accord avec le SPD s’est notamment fondé sur un paquet fiscal très conséquent largement consacré aux dépenses de défense et aux infrastructures, nécessitant une réforme constitutionnelle pour en finir avec le « frein à la dette » avec une majorité des 2/3 au Bundestag et au Bundesrat pour être approuvée : ce vote a été obtenu le 18 mars avant l’installation du nouveau Bundestag (25 mars), car une telle majorité qualifiée était impossible à obtenir avec les rapports de force issus du scrutin de février.

Depuis le gouvernement de coalition CDU/CSU-SPD tente de mettre en œuvre un plan en 3 points :

  • La sortie des dépenses de défense3 au-delà de 1% du PIB des limites du frein à l’endettement. Les dépenses de défense répondent à une définition large incluant l’aide à l’Ukraine, le renseignement, la cybersécurité et la défense civile. Le jour même de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le chef de la Bundeswehr, Alfons Mais avait sur LinkedIn jugé sévèrement l’état de l’armée : « larmée que j’ai l’honneur de commander, se tient là plus ou moins les mains vides. Les options que nous pouvons proposer au gouvernement pour soutenir l’alliance sont extrêmement limitées » ;

  • L’autorisation d’un déficit structurel pour les Länder de 0,35% du PIB alors qu’ils devaient être à l’équilibre auparavant ;

  • La constitution d’un fonds d’infrastructures hors budget de 500 Md € (11,6% du PIB en 2024) sur 10 ans (environ 1% du PIB en dépenses annuelles). Le champ couvert toucherait l’éducation, les transports, la décarbonation, le logement et les mesures visant à renforcer la résilience économique. 100 Md € seraient transférés au fonds « climat et transformation » et un autre fonds de 100 Md € iraient aux Länder et aux communes.

Or, suite à la pression des Länder, la disposition qui prévoyait d’attribuer initialement 60 Md € exclusivement aux communes a été supprimée ; comme souvent dans le cadre du fédéralisme, ces dernières sont les parents pauvres de la négociation budgétaire. Pourtant, les communes allemandes assument 60% des investissements dans les infrastructures publiques et elles se trouvent en première ligne face à des missions de plus en plus complexes et coûteuses (l’accueil des réfugiés, la modernisation des écoles ou le développement des infrastructures numériques). Leur capacité à y répondre est limitée par un sous-financement structurel et une administration engorgée par les procédures.

Les subventions, bien que bienvenues, s’accompagnent de démarches qui découragent souvent les collectivités, faute de personnel et de temps pour monter les dossiers requis. Les délais d’examen, parfois interminables, aggravent la situation en exposant les projets à des surcoûts liés à l’inflation ou à la hausse des prix des matériaux, et, comme en France, les dotations ne sont pas ajustées en conséquence. Par ailleurs, l’obligation de « supplémentarité » inscrite dans le projet de loi initial – c’est-à-dire l’exigence d’utiliser l’argent exclusivement pour des investissements supplémentaires – a aussi été supprimée, alors qu’il avait été constaté que certains Länder réduisent leurs budgets d’investissement réguliers et comblent le vide avec les crédits du fonds spécial.

En définitive, si le plan d’investissement de Berlin répond à une nécessité criante et représente une opportunité théorique pour les communes et les Länder, son succès dépendra de la capacité des autorités à réformer en profondeur les procédures administratives et à allouer les ressources humaines nécessaires pour en assurer la mise en œuvre. Sans ces changements structurels, les fonds risquent de rester inutilisés ou mal employés, laissant les collectivités locales face à des défis toujours plus pressants, mais sans les outils pour y répondre efficacement.

Sortir de la mauvaise foi

La présentation de la réalité du fédéralisme allemand et des enjeux vitaux auxquels l’Allemagne est confrontée aujourd’hui devrait permettre d’aborder l’analyse du modèle allemand avec une plus grande rationalité. La nature fédérale de la puissance publique de notre grand voisin n’explique pas sa « réussite », ses erreurs ou ses échecs. Son organisation actuelle représente également des difficultés structurelles qui sont elles-mêmes critiquées à domicile ; celles et ceux qui prétendent importer en France la réussite germanique en copiant son modèle territorial ont en réalité autre chose en tête.

Aussi, soyons honnêtes : le sujet n’est pas l’organisation de l’État mais plutôt la nature des projets politiques qu’on défend et dont on débat (et la manière dont ces débat sont tranchés) et éventuellement la nature de l’État qui correspond le mieux à l’identité historique d’une nation et à la réalité de sa demande sociale.

Frédéric Faravel
conseiller municipal et communautaire de Bezons
animateur national du pôle Idées, formation, riposte de la Gauche Républicaine et Socialiste
Membre du collectif de direction national de la Gauche Républicaine et Socialiste

  1. Le Bundesrat ou Conseil fédéral est la représentation législative fédérale des 16 Länder. Ses membres sont nommés par les gouvernements des Länder ; même s’il exerce, en coopération avec le Bundestag (parlement fédéral), le pouvoir législatif et le pouvoir constituant au niveau fédéral, il ne peut être totalement assimilé à une chambre haute d’un parlement bicaméral supposé. ↩︎

  2. à lire : Mais où sont passés les excédents commerciaux allemands ?, Mathieu Pouydesseau, 24 novembre 2025 : https://librechronique.net/2025/11/24/mais-ou-sont-passes-les-excedents-commerciaux-allemands/ ↩︎

  3. à lire : L’armée allemande incapable de défendre son pays ?, Ernst Stetter, note pour la Fondation Jean-Jaurès, 28 février 2022 : https://www.jean-jaures.org/publication/larmee-allemande-incapable-de-defendre-son-pays/ ↩︎

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16 octobre 2025 4 16 /10 /octobre /2025 08:44

Je me permets de compléter ici ma publication d'hier matin sur facebook dans laquelle j'écrivais "Face à une Assemblée nationale balkanisée et un Gouvernement qui annonce ne plus recourir au 49-3, le dernier mot reviendra sans doute plus que jamais au Sénat, …" Et je veux également préciser que je ne souhaite faire la leçon à personne, la situation étant inextricable, percluse d'injonctions contradictoires.

Mais plus je refais le jeu dans ma tête, plus je me dis que Sébastien Lecornu s'est autorisé une promesse qui ne l'engage pas ; cela ne veut pas dire que le seul fait d'annoncer la suspension dans la déclaration de politique générale n'est pas une évolution assez radicale, car, du seul fait d'avoir été prononcée, elle remet en cause tous les argumentaires pontifiants et méprisants du macronisme en 2022 et 2023 : non la réforme adoptée au forceps n'est pas la seule voie possible, non sa suspension n'est pas insurmontable économiquement. Voilà donc bien quelque chose qui sonne comme une défaite majeure du macronisme et une perte de crédibilité à peu près complète de cet attelage politique brinquebalant.

Mais la voie choisie d'un amendement gouvernemental au PLFSS, si elle permet de "lever le gage" (en matière de dépenses publiques), ressemble plus à un pont suspendu au-dessus d'un profond ravin dont plusieurs planches sont pourries qu'à une route départementale (même mal entretenue)... Comme le rappelle Jean Leymarie dans son édito politique des Matins de France Culture ci-dessous, encore faut-il que l'amendement soit voté par une majorité à l'Assemblée nationale, puis ne soit pas supprimé au Sénat (où la majorité de droite a soutenu unanimement la réforme de 2023 et ne semble pas disposée à faire un cadeau au Gouvernement Lecornu 2, étant aligné sur Bruno Retailleau) et passe une éventuelle commission mixte paritaire…

Au bout du chemin, reste la question de voter ou non l'ensemble du PLFSS pour 2026 : les députés de gauche ne pourront décemment pas le faire au regard du texte proposé et des évolutions probables au cours de la navette parlementaire, le PLFSS pourra-t-il passer dans ces conditions ?

Autant on ne peut pas abroger la réforme par décret comme l'a affirmé Clémence Guetté en décembre 2024, autant on pourrait suggérer au Premier ministre de s'engager un peu plus et pour garantir réellement le débat parlementaire de prospecter rapidement la voie de la "suspension par décret" de cette réforme. Certes, des esprits chagrins diront qu'il enfreindrait gravement son refrain de mardi « le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez », mais justement il s'agirait au contraire de créer les conditions pour réussir le "pari parlementaire", selon les termes du Parti Socialiste. Qui irait sérieusement le lui reprocher ?

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire de Bezons
Membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste

Sébastien Lecornu a-t-il fait une promesse de Gascon avec la "suspension" de la réforme des retraites ?
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6 octobre 2025 1 06 /10 /octobre /2025 11:34

La démission de Sébastien Lecornu et de son gouvernement, nommé 14 heures plus tôt, nous fait franchir un sommet de ridicule et de médiocrité jamais atteint dans l'histoire de la démocratie républicaine en France. Non seulement le régime de la Ve République a démontré son usure absolue mais en plus cela intervient au moment où le personnel politique (sauf quelques exceptions isolées) est d'une nullité et d'une inconséquence totales.

Contrairement à Olivier Faure, je ne ferai pas d'éloge de la démission de Sébastien Lecornu : le premier ministre démissionnaire n'adopte aucunement une "posture gaulliste", car en réalité il n'a souhaité à aucun moment offrir un chemin pour un minimum "d'unité nationale" ; il n'a fait aucune concession à la gauche sur l'économie et la justice fiscale, il n'a fait que des annonces cosmétiques de forme sur les pseudo privilèges des anciens premiers ministres ou sa promesse de ne pas recourir au 49-3 ; sur tout le reste, son idée était de mener une politique plus à droite que ses prédécesseurs pour satisfaire LR (et une partie du RN), préservant la politique de l'offre et les cadeaux fiscaux aux ultra-riches qui sont la marque des choix politiques des mandats de Sarkozy, Hollande et (portés à leur apogée) Macron en tordant le bras au PS (comptant sur une forme de sentiment de culpabilité). Cela n'a rien de gaulliste. Il a mis 26 jours pour mesurer que cette voie était une impasse ce que l'on savait au bout de 15 jours… Cela n'est pas gaulliste.

Tout le drame de notre pays aujourd'hui est d'avoir un personnel politique d'une médiocrité et d'un individualisme qui concurrence celui de la classe politique de la fin des années 1930, telle que décrite par l'historien génial et bientôt panthéonisé Marc Bloch dans son essai "L'étrange défaite". Médiocrité et inconséquence à l'Elysée et chez les macronistes, qui depuis juin et juillet 2024, refusent ENSEMBLE (pas seulement Macron) de prendre acte de leurs deux défaites électorales cinglantes et de s'effacer, de "laisser passer les trains". Le refus d'Emmanuel Macron de nommer Lucie Castets à l'été 2024 en est la preuve et en cela il était suivi par Renaissance : un gouvernement NFP, non conduit par LFI, pouvait tenir à condition que le Modem et Renaissance acceptent de faire preuve d'humilité et de ne pas le censurer. C'eût été faire preuve de dignité, ils n'en ont eu aucune.

En parallèle, l'empressement de Jean-Luc Mélenchon à proclamer le 7 juillet au soir la victoire du #nouveaufrontpopulaire qui n'avait pourtant pas gagné les législatives anticipées, l'exigence de faire appliquer "tout le programme" a plongé la #gauche dans un quiproquo et bientôt dans une impasse. Au-delà des divisions et des anathèmes qui ont bientôt ressurgi, toute tentative de rétablir un peu de rationalité dans le discours était dès lors vilipendé comme une démonstration supplémentaire de traîtrise.

Cette solution que j'ai à nouveau entendu tout à l'heure sur le plateau de France info dans la bouche du porte-parole du PS Remi Branco est-elle encore réaliste ? Un gouvernement PS ou NFP sans LFI survivant grâce à l'abstention des députés macronistes : sans soutien effectif des députés insoumis, on a de quoi rester circonspect sur la durabilité du dispositif.

Il paraît donc que Jean-Luc Mélenchon propose à la gauche de se réunir et de discuter de la situation politique inédite. Fort bien, cela change du ton des derniers mois et des dernières semaines. Espérons cependant qu'il ne fixera pas tout seul la liste des invités car nous ne pouvons nous payer le luxe d'un nouvel épisode d'ostracisme. Espérons également, si les organisations de gauche acceptent ce RDV, qu'il ne fera pas du vote de leur motion de destitution du président de la République (condamnée à l'échec) une condition sine qua non, auquel cas la discussion risquerait de tourner court.

Je vois des gens s'enthousiasmer pour des législatives ou des présidentielles anticipées.

Je les invite à réfléchir à tête froide et à regarder les conditions politiques actuelles :

- la gauche est-elle divisée ? pour l'instant, elle l'est…

- la gauche a-t-elle des réserves de voix dans les banlieues ? non, les banlieues populaires ont voté massivement à gauche aux présidentielles de 2022, aux législatives de 2022 et plus encore aux législatives de 2024...

- le RN a-t-il une concurrence politique sérieuse dans le périurbain, les anciens bassins industriels ? non.

- Dans 50 départements hexagonaux, la somme de tous les candidats de gauche a reculé aux présidentielles de 2022 par rapport à la somme de 2017 (certains électeurs de Jean-Luc Mélenchon sont même allés directement voter Jean Lassalle dans le Sud-Ouest ou Le Pen dans le Pas-de-Calais, dans l'Aisne ou dans les Ardennes)…

- y a-t-il eu un travail politique dans ces départements depuis 2022 à gauche ? non.

- la droite et les électeurs de droite se sont-ils radicalisés ? oui…

Certes le camp macroniste s'effondrerait avec des présidentielles ou des législatives anticipées, mais il y a peu de chances qu'au niveau de tension où ont été portées les choses que le front républicain fonctionne à nouveau et dans les deux sens. Quant à envisager d'aller aux présidentielles ou aux législatives avec une gauche divisée, on sait que LFI (jusqu'ici) l'assumait, on sait que certains à la droite du Parti Socialiste et à Place publique le souhaitent considérant selon que l'union de toute la gauche sans LFI pourrait être présente au second tour, me paraît être une construction politique bâtie sur le sable par temps de grandes marée. Le résultat conduirait assurément à une victoire de l'extrême droite aux législatives même avec seulement 33 ou 35% des voix (et potentiellement une majorité absolue de députés) et dans une présidentielle anticipée, je ne fais pas confiance aux électeurs de droite aujourd'hui pour se mobiliser et faire barrage au RN.

Certains à "gauche" se rêvent en nouveaux partisans, derniers des braves de troupes décimées, combattant dos au mur sur le terrain ou dans l'hémicycle contre un néofascisme qui aime les chatons, certains croient que le RN s'useraient au pouvoir. Je crois que l'extrême droite ne rend jamais le pouvoir, sauf par la force. Depuis un an, les médias - même ceux qui se disent "neutres" - nous serinent la petite musique de la "réussite" de Georgia Meloni en Italie : finalement le fascisme de 2025 serait efficace et acceptable, respectueux de la société. Ont-ils été seulement regarder le sort des plus fragiles de la société italienne depuis 3 ans ? Ont-ils seulement fait le compte des reculs démocratiques et des libertés individuelles insidieuses dans ce pays ? Voulez-vous vraiment jouer avec le feu ? En tout cas, sur la base d'une tentative d'anesthésie d'une partie de l'opinion publique, la classe dirigeante acquise aux néolibéralisme est prête à franchir cette étape comme elle l'a fait aux USA ou en Argentine. Et il est affligeant consternant de voir certains à gauche se rendre ainsi coupables de complicité objective.

Que faire ?

Sauver la démocratie républicaine… Mettre de côté les délires idéologiques et la spirale de course à la radicalité culturelle dans laquelle s'est engagée une partie de la gauche… Restaurer le rassemblement de la gauche et faire cesser les anathèmes… Se mettre d'accord sur un programme de défense républicaine, qui peut impliquer à la fois des réformes économiques, sociales et institutionnelles, et exiger le pouvoir, en exigeant que la macronie fasse enfin preuve d'humilité en acceptant enfin les conséquences de ses défaites… Tenter de réparer les plus graves conséquences des fautes accumulées depuis 2007 et aggravées au centuple depuis 2017, afin de rétablir un peu de sérénité dans la communauté nationale…

D'ici 2027, c'est déjà en soi un ambition énorme ! Et cela nécessite un sursaut de responsabilité qui me paraît pour l'instant absent de 90% des réflexions de nos responsables politiques.

Frédéric FARAVEL
conseiller municipal et communautaire de Bezons
membre du collectif de direction de la Gauche Républicaine et Socialiste

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1 octobre 2025 3 01 /10 /octobre /2025 20:35

Le vendredi 12 septembre 2025, François Roberge, journaliste radio québécois francophone, m'avait interviewé sur la situation politique de notre pays afin de la décrypter, de l'expliquer pour les auditeurs de Montréal… Il est vrai que la situation de la République française peut paraître relativement lunaire pour nos cousins de la Belle Province. Elle l'est d'autant plus que même si l'entretien n'a été diffusé que ce mardi 30 septembre 2025 à 19h (heure de Paris) et 13h de Montréal, elle n'a toujours pas décantée, la France attend toujours un gouvernement et Sébastien Lecornu, nommé premier ministre le 9 septembre dernier, n'a pas vraiment fait preuve de rupture politique, au contraire : par son entretien, accordé au Parisien le vendredi 26 septembre, il a sans doute tué toute chance d'un accord de non-censure en refusant par principe toute concession significative à la gauche.

Je vous laisse écouter ci-dessous l'enregistrement que vous pouvez trouver sur le site de Radio Centre Ville Montréal 102.3 FM https://www.radio-centreville.com/shows/lhistoire-jugera/

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire GRS de Bezons
Membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS)
Animateur du pôle Idées, formation, riposte de la GRS

François Roberge : Alors que je suis en France, dans ce pays qui n'a plus de gouvernement. Effectivement, à mon arrivée mardi, le gouvernement n'existait plus puisque la veille, François Bayrou a perdu son vote de confiance à l'assemblée nationale. Et dès le lendemain, mercredi, c'est Sébastien Lecornu, le fidèle des fidèles macronistes, qui a pris sa place, ex-ministre des armées, désormais nommé premier ministre et qui devrait, en principe, convoquer un gouvernement d'ici deux semaines. Pour discuter et y aller de ses premières réactions un habitué de Radio centre-ville: Frédéric Faravel, qui est un élu dans la ville de Bezons, dans le Val-d’Oise, en Île-de-France, qui a accepté notre invitation et qui observe ça, évidemment, avec beaucoup d'intérêt. Frédéric, bonjour et bienvenue à radio centre-ville.

Frédéric Faravel : Bonjour François. Merci pour ton accueil.

FR : Écoute, je vais y aller d'une analyse. Ma première réaction, ça alors, pour l'anecdote, j'étais dans le métro, mardi. J'entends des gens prononcer le nom de Yaël Braun-Pivet comme proposé pour Matignon. Ma réaction était « encore une macroniste !?? ». Et à la sortie du métro, j'ai entendu que c’était finalement Sébastien Lecornu. Alors de toi à moi, pour la macronie, alors, de deux choses l'une est-ce qu’Emmanuel macron n'a pas compris le message ou il s'est dit « là, c'est la dernière chance pour la macronie », t’en pense quoi ?

FF : alors pour les auditeurs déjà quand même, je vais quand même dire d'où je parle. Car je ne suis pas un observateur totalement impartial. J'ai un engagement politique : je suis un des responsables de la Gauche Républicaine et Socialiste en France, un petit parti qui a un député dans le Val-d’Oise, aussi. Je suis donc forcément un peu partial.
On avait écrit, et pour le coup c'est moi qui l'avais écrit, dans un communiqué de presse annonçant avant même la chute de Bayrou, on avait écrit qu'on avait bien compris qu’Emmanuel Macron était en incapacité psychologique à nommer un premier ministre ou une première ministre gauche. Je pense que c'est exactement ça qui se passe malgré les échecs répétés, malgré la sanction à de multiples reprises, de la politique qu’il mène lors des précédentes élections et à plusieurs reprises, avec plusieurs scrutins différents. Emmanuel macron ne veut pas entendre le message des Français.
Il veut trouver un moyen totalement improbable pour avoir quelqu'un à Matignon qui préserve, comme la prunelle de ses yeux, l'essentiel du bilan de son action depuis 2017, à savoir notamment une politique de l'offre et une politique parfaitement injuste fiscalement, qu’il imposé depuis 2017 et qui créent quand même de sérieux dégâts économiques et sociaux d'abord, mais politiques aussi.

FR : Est-ce que tu crois que sa stratégie, c'est justement de pousser, la gauche a faire des concessions, en se disant que si jamais à la gauche, avec Olivier Faure en tête de liste, refait tomber, refait tomber le gouvernement, là, la population va mal l'accepter et la gauche pourrait perdre de la crédibilité. Est-ce que c'est pas un peu ce jeu-là, d'après toi, qu'il mène ?

FF : Emmanuel macron je pense est enfermé dans une « tour d'ivoire ». Il est détesté dans la population française, on a rarement connu à un exécutif en France qui est aussi bas dans l'opinion publique, en termes d'opinions favorables. Donc je pense vraiment qu'il est dans une logique … il tourne sur lui-même ! Il n’y a plus rien qui est connecté avec le reste.
Il a humilié les socialistes en décembre-janvier dernier en nommant Bayrou qui a fait croire qu’il pourrait y avoir une possibilité de débat ouvert sur l'évolution de la réforme des retraites qui, elle aussi, était totalement injuste. Ils se sont fait avoir dans les grandes largeurs. Ils sont extrêmement amers. Je ne vois pas, même à l'aile droite du parti socialiste, qui irait aujourd'hui faire une seule concession à Emmanuel Macron ou à Sébastien Lecornu, si la politique est annoncée par Sébastien Lecornu reste identique à celle qui a été conduite depuis sept ans et qui a été conduite depuis les élections législatives anticipées, qui ont donné une chambre à la majorité introuvable.

FR : Alors, justement, quelle est la mission impossible, selon toi, de Sébastien Lecornu ? Il y a un budget qu'il faut adopter, qu’il faut entériner avant noël ? Est-ce que tu crois qu'il peut réussir malgré tout ?

FF : S’il propose le même budget François Bayrou, que celui que François Bayrou, dont François Bayrou avait annoncé la philosophie en juillet dernier, le 15 juillet dernier, y a pas de majorité ! Y a pas de majorité possible, s’il fait passer ça au 49.3 il sera censuré. C'est un budget qui est totalement injuste, qui est économiquement contre-productif et qui ne marchera pas ! Quarante-quatre milliards de baisse des dépenses ! Ça sera une catastrophe pour l'activité économique du pays. On aura un effet récessif.
Et puis, surtout, le problème français, comme le problème de la plupart des pays européens, n’est pas tant que leurs dépenses publiques exploseraient : on a une évolution des dépenses publiques qui en fait est est assez normal en France comme dans le autres pays. Mais chez nous, ça fait depuis à peu près Nicolas Sarkozy, donc depuis à peu près 2007 que chaque président de la république, et avec Macron cela a été le pompon, décide de tailler dans les recettes. Donc au bout d'un moment, quand vous avez eu une augmentation, parfois nécessaire fortement pendant la crise sanitaire ou la crise de l'énergie voici deux ans – il a bien fallu faire des efforts pour un certain nombre de Français (bon qui sont restés modestes par ailleurs) – vous avez une augmentation des dépenses à ce moment-là, mais après le rythme de l'augmentation des dépenses est redevenu normal… Et si, pour le coup, à côté, vous tapez dans toutes les recettes fiscales ou sociales, le système ne peut pas tenir.
Et ce qui est délirant, c'est qu’au moment de la période fortement instable, où l’on n’avait plus du tout de Premier ministre – Barnier n'avait pas été nommé – Bruno Le Maire, qui était ministre des finances [démissionnaire] d'un gouvernement qui gérait les affaires courantes, était venu pour être auditionné devant les députés de la commission des finances à l'Assemblée Nationale pour leur dire : « Notre politique est excellente … mais la situation est catastrophique, donc il faut continuer » … à faire ce qui a rendu la situation catastrophique, sans aucune autocritique.
Je pense que la macronie en est là et le problème de la macronie est à l’Élysée : Sébastien Lecornu pourra s'en sortir, à condition qu'il fasse ce qu'il a annoncé lors de sa passation de pouvoir à Matignon avec François Bayrou : non seulement une rupture sur la méthode, sur la forme, mais aussi une rupture sur le fond. Il l’a annoncée mais on ne sait pas ce qu’elle contient cette rupture sur le fond. S'il met en cause un certain nombre de mesures qui ont été imposées par Macron pendant ses deux mandats présidentiels, notamment d'un point de vue fiscal, notamment sur la fiscalité des très grandes entreprises et la fiscalité des ultra-riches, il a – peut-être – une voie sur une crête. Sinon : non !

FR : voilà, Frédéric Faravel, je le rappelle, tu es conseiller municipal de Bezons, dans le Val-d’Oise, dans en Île-de-France… en terminant, Frédéric, toi qui es élu municipal, je sais que beaucoup de tes collègues, un peu partout en France, élus dans les communes, commencent à s'inquiéter de cette instabilité politique, en haut lieu, en vue des élections municipales du printemps prochain. On sent que ça nuit un peu, que ça risque de tasser de côté sur le plan médiatique les élections municipales, tout ce branle-bas de combat à l'Assemblée Nationale et à l’Élysée, forcément… Est-ce que tu penses la même chose ?

FF : C'est peut-être des choses qui commencent à se raconter chez un certain nombre de maires ou dans les associations d'élus locaux. Moi sur le terrain, je ne ressens pas ça du tout… c'est-à-dire que les gens sont très énervés d'avoir des responsables politiques qui ne semblent pas se préoccuper de leurs priorités, de leurs angoisses et leurs colères. Mais le fait que les scrutins, s’il y avait dissolution, se percuteraient avec les municipales, mais alors je n’ai vu personne m’en parler dans la rue ! Personne !

FR : à suivre ! Frédéric Faravel, merci beaucoup pour l'entretien et écoute, on se tient au jus parce que rien n'est acté encore en France. Merci beaucoup !

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30 septembre 2025 2 30 /09 /septembre /2025 13:13

La condamnation de Nicolas Sarkozy dans l’affaire libyenne marque sans doute un tournant majeur de la vie politique et judiciaire française. L’ancien président a été reconnu coupable d’« association de malfaiteurs » et condamné à cinq ans de prison, dont une partie ferme. Cette décision, assortie de l’exécution provisoire, a conduit à son incarcération immédiate malgré son appel. L’ancien président et ses soutiens de droite et d’extrême droite ont immédiatement choisi d’engager le débat sur l’impartialité de la justice et donc de fragiliser nos institutions démocratiques.

(Lire ci-dessous)

Affaires Le Pen, Dati ou Sarkozy : Les attaques politiques contre l’autorité judiciaire sapent la démocratie républicaine

Dans son interview au Journal du Dimanche, Sarkozy a ainsi dénoncé un « complot » orchestré par Mediapart, le parquet national financier et le tribunal, osant affirmer que toutes les limites de l’État de droit ont été franchies. Ses soutiens, notamment au Rassemblement national, parlent de « vendetta » judiciaire. Toutefois, ces accusations se heurtent à un constat : les différentes affaires (écoutes, Bygmalion, financement libyen) ont mobilisé des juges distincts. L’idée d’un complot global est tout simplement indéfendable. D’ailleurs, le dernier jugement a montré une certaine nuance : le tribunal a écarté les charges de corruption retenues par l’accusation et le parquet financier, preuve que les magistrats ont exercé leur rôle de manière indépendante.

Une décision qui ne devrait pas être vue comme révolutionnaire

La sévérité de la peine est somme toute relative : cinq ans de prison restent en deçà des dix ans prévus par la loi ; les juges ont estimé que Sarkozy ne pouvait ignorer les manœuvres de ses proches, notamment Claude Guéant et Brice Hortefeux. La figure de ces deux anciens ministres, impliqués dans les tractations avec la Libye de Kadhafi, illustre l’existence d’un réseau politique et financier tentaculaire, ayant pu contribuer à l’élection de 2007. Il s’agit d’un scandale d’une ampleur inédite sous la Ve République, car il interroge à la fois le financement d’une campagne présidentielle et les choix diplomatiques et militaires ultérieurs, comme l’intervention en Libye en 2011. La condamnation de Sarkozy ne porte pas sur ces aspects, mais l’ombre de ce lien reste omniprésente. Enfin, elle démontre le caractère émollient de la centralité de l’élection présidentielle et du déséquilibre entre exécutif et législatif dans notre régime politique : le pouvoir exorbitant qu’elle procure à celui ou celle qui la gagne est tel qu’il justifierait presque toutes les turpitudes.

L’exécution provisoire, à propos de laquelle plusieurs dirigeants politiques cherchent à convaincre l’opinion d’une injustice à leur égard, est pourtant la règle pour de nombreux condamnés, incarcérés dès la première décision même en cas d’appel. La différence est qu’elle concerne désormais des figures politiques de premier plan, ce qui rompt avec une tradition implicite mais pourtant éthiquement injustifiable de traitement distinct entre dirigeants et citoyens ordinaires. Désormais, les responsables politiques découvrent ce que vivent depuis longtemps les justiciables anonymes : purger une peine avant même que toutes les voies de recours soient épuisées. Cette égalité de traitement marque une avancée symbolique ; cependant elle nourrit en retour un discours démagogique de victimisation de celles et ceux qui se croyaient jusqu’ici au-dessus de leurs concitoyens.

Politisation de la justice ?

Cette évolution soulève deux enjeux. D’abord, ce que les responsables politiques visés par des procédures graves prétendent être une rupture d’égalité car ils seraient injustement visés. Ensuite, un risque de politisation de la justice : la dénonciation de juges « partisans » pourrait éroder encore la confiance dans l’institution judiciaire, déjà fragilisée (seuls 44 % des Français lui font confiance selon le CEVIPOF). Le parallèle avec Donald Trump est récurrent : comme le président américain, lors de sa courte « traversée du désert », Sarkozy prétend mobiliser l’opinion publique contre des juges accusés de partialité, au risque d’alimenter une dynamique populiste dangereuse pour l’État de droit. À ce jeu-là, il ne peut au demeurant que nourrir une radicalisation supplémentaire de l’électorat de droite.

La question de « l’association de malfaiteurs » illustre également un paradoxe. Héritée du code pénal de 1810, supprimée en 1983 à la demande de Robert Badinter, puis réintroduite en 1986 par la droite dont Nicolas Sarkozy est l’héritier, cette infraction est critiquée pour son caractère extensif. Pourtant, ce sont des responsables de droite qui ont toujours défendu son maintien, au nom d’une ligne pénale plus dure. Aujourd’hui, LR et le RN la conteste car elle frappe l’un des leurs. De même, l’exécution provisoire, largement appliquée aux citoyens, est remise en cause, avec la plus élevée mauvaise foi, lorsqu’elle touche un ancien président. Cette contradiction révèle une tension entre un discours sécuritaire passé et une défense actuelle des intérêts bien compris de Marine Le Pen hier et Nicolas Sarkozy aujourd’hui.

Au-delà du cas Sarkozy, on peut considérer un glissement structurel : la justice française, longtemps perçue comme « la bouche de la loi » selon Montesquieu, devient un acteur de la vie politique. La lutte contre la corruption a conduit de fait à une « criminalisation » croissante des pratiques illégales de certains responsables politiques ; cela rapproche la France d’un modèle « à l’américaine » où la justice influence directement le cours des affaires publiques. Le terme de lawfare (utilisation du droit comme arme politique) est brandi, mais le cas Sarkozy diffère de celui de Marine Le Pen. Dans ce dernier, l’exécution provisoire d’une inéligibilité pourrait directement peser sur l’élection présidentielle de 2027. L’affaire Sarkozy, au contraire, a des effets plus symboliques et personnels puisqu’il est retiré de la vie politique active.

Défendre la justice, défendre la démocratie

Les attaques personnelles contre les magistrats (allant jusqu’aux menaces de mort) fragilisent l’autorité judiciaire. L’Élysée a dû rappeler que le président de la République est garant de son indépendance (article 64 de la Constitution), mais ne l’a fait qu’après avoir été interpellé par le syndicat de la magistrature. Le Conseil supérieur de la magistrature et l’association des avocats pénalistes ont alerté sur les dangers de cette mise en cause pour la démocratie. Certains plaident pour une meilleure communication des juridictions afin d’expliquer leurs décisions et limiter les manipulations médiatiques, mais une telle démarche risquerait d’accroître encore la politisation de la justice.

Nous vivons une sorte de paradoxe démocratique : jamais les règles de transparence et de probité n’ont été aussi strictes, jamais les organes de contrôle n’ont été aussi nombreux, et pourtant la défiance populaire envers la classe politique demeure élevée : dans la même enquête du CEVIPOF, 74 % des Français considèrent les hommes politiques comme corrompus. Les scandales judiciaires nourrissent à la fois une nécessaire exigence éthique et un climat de suspicion généralisée qui fragilise les institutions. La révélation par Mediapart du système Sarkozy a ainsi été perçue comme affligeante par ce qu’elle dévoile, mais aussi salutaire pour ce qu’elle permet de juguler.

En définitive, l’affaire Sarkozy met en lumière trois tensions majeures : entre l’égalité devant la loi et le statut particulier des dirigeants ; entre l’indépendance judiciaire et l’accusation de politisation ; entre une exigence accrue de probité et une défiance persistante des citoyens. Elle montre combien la démocratie française, à l’instar d’autres régimes occidentaux, reste vulnérable face à la montée du « moment trumpien ». Cela devrait nous inciter à être d’autant plus intraitables sur l’indépendance de l’autorité judiciaire, sur un retour à l’équilibre de nos institutions politiques et sur les conditions permettant de restaurer l’efficacité, si ce n’est l’effectivité, de l’action publique et de la décision politique.

Frédéric Faravel

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26 juillet 2025 6 26 /07 /juillet /2025 07:34

Vous trouverez ci-dessous le communiqué de presse que j'ai rédigé hier, vendredi 25 juillet 2025, pour la Gauche Républicaine et Socialiste sur la reconnaissance de l'Etat palestinien et la situation au Proche Orient.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons (GRS)
Animateur national du pôle Idées, formation riposte de la GRS
Membre du collectif de direction national de la GRS

Reconnaissance de l’Etat palestinien : enfin !

La Gauche Républicaine et Socialiste salue la reconnaissance par la France de l’État palestinien et appelle à de nouvelles initiatives pour la Paix au Proche-Orient.

Emmanuel Macron a annoncé hier soir que la France allait enfin reconnaître l’État palestinien : nous saluons cette décision attendue depuis longtemps qui, selon nous, contribuera à renforcer les initiatives visant à mettre fin à l’horreur en cours dans la Bande de Gaza et à restaurer un processus de Paix au Proche-Orient. La France sera ainsi le premier État membre du Conseil de Sécurité de l’ONU et du G7 à franchir le pas : un symbole politique fort qui peut avoir des conséquences diplomatiques importantes.

Nous tenons à rappeler que le Parlement français avait déjà voté depuis plusieurs années des résolutions, auxquelles nous nous étions associées, demandant cette reconnaissance. Si la décision est enfin arrivée, nous nous étonnons qu’elle soit cependant différée à la participation en septembre du Président de la République à l’assemblée générale de l’ONU ; depuis le 10 juin dernier, Mahmoud Abbas, président maintenu de l’Autorité Palestinienne, a condamné officiellement les massacres du 7 octobre 2023, ce qui était la condition principale posée par Emmanuel Macron. Ces longues semaines où le Président de la République a suspendu la décision de reconnaissance après avoir déclaré l’envisager n’ont cessé de nous déconcerter car, au regard de l’urgence politique et humanitaire, nous ne voyons toujours pas ce qu’il espérait ainsi obtenir. La mise à l’ordre du jour de la Knesset de l’annexion des territoires palestiniens ne lui laissait sans doute plus le choix.

Cette décision doit être un acte supplémentaire de la communauté internationale pour exprimer la condamnation totale et humaine des crimes de masse commis sous l’autorité du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu : il ne fait plus de doute aujourd’hui que l’action de Tsahal à la demande de ce gouvernement vise à terroriser et cible les civils palestiniens plus qu’à combattre le Hamas et implique une famine massive qui s’intensifie chaque jour et menace dans les jours qui viennent la vie de dizaines de milliers de vieillards, de femmes, d’enfants mais aussi de soignants et de journalistes. Les déclarations quotidiennes de plusieurs membres du gouvernement d’extrême droite israélien ne laissent plus beaucoup de doutes sur leurs intentions génocidaires. Si l’opportunisme du chef du gouvernement – continuer la guerre pour éviter d’avoir à rendre des comptes aux électeurs et à la justice – est connu, il ne faut pas non plus sous-estimer les motivations idéologiques « révisionnistes » le liant aujourd’hui aux membres les plus extrémistes de son gouvernement et aux suprémacistes religieux, qui organisent également des exactions graves en Cisjordanie avec la protection de l’armée.

Il faut désormais imposer un cessez-le-feu dans les plus brefs délais sous peine d’avoir des centaines de milliers de morts sur la conscience.

La Gauche Républicaine et Socialiste appelle l’ensemble des organisations et États démocratiques à un soutien appuyé en faveur des mouvements israéliens de défense de la démocratie, de la paix, de la justice et des droits sociaux qui sont la seule alternative à l’extrême droite et se mobilisent tous les jours par centaines de milliers pour réclamer la libération des otages (qui reste notre exigence absolue et qui doit être celle de toute personne ou organisation attachée aux valeurs humanistes), la fin immédiate de la guerre et la démission du cabinet Netanyahu ; ils sont la meilleure chance pour l’État d’Israël de restaurer son image internationale. La Gauche Républicaine et Socialiste appelle à un soutien aux éléments démocratiques de la société palestinienne pour faire émerger une alternative crédible face à une Autorité palestinienne aujourd’hui délégitimée et un Hamas terroriste et criminel, qui a conduit la population qu’il écrasait de son pouvoir à la mort. Il n’y aura pas de processus de paix sans interlocuteur palestinien.

La Gauche Républicaine et Socialiste rappelle ses positions pour la résolution du conflit israélo-palestinien : reconnaissance réciproque de deux États israélien et palestinien sur les frontières de 1967, deux États qui doivent garantir la démocratie et l’égalité des droits en leur seingarantie de sécurité et de l’existence de l’État d’Israël par l’ensemble de ses voisins, évacuation totale des colonies en Cisjordanie et à Jérusalem Est.

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1 juillet 2025 2 01 /07 /juillet /2025 10:10

Vous trouverez ci-dessous notre compte-rendu du conseil municipal du mercredi 25 juin 2025 qui a duré 5 heures.

Il s’est terminé sur une nouvelle preuve de l’indignité de Mme Menhaouara qui a empêché la retransmission de la question orale accordée à Mme Aouchiche en fin de conseil sur les violences injustifiables commises par 3 policiers municipaux sur des adolescents bezonnais Pour rappel, j'en avais parlé ici👉 https://www.facebook.com/share/p/1CeApH5kri/?

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

🔴Retour sur le procès verbal du conseil du 2 avril 2025🔴

Les conseils passent et se ressemblent ; bien que plus de 2 mois et 3 semaines se soient écoulés, l’équipe municipale n’avait pas envoyé aux élus les documents demandés et qu’on leur devait de droit…

• à savoir le bilan de la mise en œuvre du permis de louer : après coup, ils ont prétexté s’être trompés sur mon adresse électronique – qui peut sérieusement y croire – pour envoyer pendant le conseil du 25 juin un dossier tronqué et imprécis (il manque plein d’informations qualitatives), où aucune donnée ne figure avant 2023 : les données existent pourtant de 2018 à 2020, période durant laquelle les élus et les services avaient à cœur de défendre cette nouvelle mesure de protection des locataires et avaient conservé les informations (l’équipe suivant les a donc faits disparaître). On peut donc en déduire que c’est une nouvelle manœuvre de l’équipe Menhaouara pour camoufler son inaction sur ce dossier de juillet 2020 à fin 2022 inclus ;

• l’évaluation des activités de l’USOB, son bilan financier, son compte administratif et son budget prévisionnel : il paraît qu’il va nous être envoyé, ce qui devait déjà être fait au lendemain du 2 avril… nous l’attendons toujours ! La seule explication rationnelle c’est que ni l’équipe municipale ni le président de l’USOB ne sont au clair sur ce dossier.

[La suite du compte-rendu après le visuel]

Conseil municipal du 25 juin 2025 à Bezons : 5 heures d'indignités de la Maire
🔴Convention de partenariat et d'objectifs avec la Mission Locale Argenteuil Bezons pour l'année 2025🔴

La maire a été incapable de nous dire quelles étaient les actions « hors du droit commun » que la Mission Locale allait mettre en œuvre à Bezons (ni leur coût, ni leur financement – si c’est « hors du droit commun » – c’est donc hors subvention de base).

Concernant la formule alambiquée inscrite dans la convention, « Le directeur de la mission locale Argenteuil-Bezons sera l’interlocuteur principal de la ville. Si un autre interlocuteur est désigné, notamment sur la mise en place opérationnelle des projets et actions, il devra être nommé d’un commun accord entre les deux parties », j'ai demandé à Mme Menhaouara quelle était la logique de choisir parmi les chargé(e)s de mission celui ou celle qui discuterait avec la Ville de Bezons à la place du directeur : « Y a-t-il des agents de la mission locale avec qui vous refusez de travailler Mme Menhaouara ? ».

La Maire s’est ensuite enferrée dans des explications nébuleuses sur la mauvaise volonté et l’autoritarisme de la Ville d’Argenteuil concernant le recrutement du directeur de la Mission Locale (ce qui est très probable), mais sans répondre à la question posée : la Maire de Bezons refuse-t-elle désormais de travailler avec le directeur ou ses chargés de mission ? Quelles sont les conséquences d’une telle attitude d’obstruction sur les Jeunes bezonnais(es) ?

💸Dossiers budgétaires💸

Nous avons approuvé le compte de gestion qui est un travail administratif du comptable public indiquant qu’il trouve bien les mêmes chiffres dans l’exécution budgétaire 2024 que les services municipaux.

Nous avons écouté de manière effarée les attaques de Mme Vasic contre le compte administratif 2024 sur un budget qu’elle a votée sans commentaire au printemps 2024 et une action qu’elle a accompagnée toute l’année 2024 (la fin de sa complicité avec les mauvais coups de Mme Menhaouara est très récente).

En cohérence, ayant voté contre les budgets 2024 et 2025, nous avons voté contre l’affectation définitive du résultat de l'exercice 2024 au budget 2025.

🏗Bilan des acquisitions et cessions de parcelles réalisées en 2024💸

Nous avons à nouveau dénoncé l’absence totale d’informations sur le projet d’aménagement urbain massif que l’équipe Menhaouara prépare dans la plus totale opacité sur l’îlot immobilier entre les rues Édouard-Vaillant, Villeneuve, Georges-Dupont et Maurice-Berteaux.

Mme Menhaouara a clairement indiqué cette fois-ci qu’elle ne présenterait le dossier que lorsque tout serait bouclé : elle assume donc de faire un projet immobilier massif, sur lequel s’échange plusieurs millions d’euros dans le dos des Bezonnais(es). À bon entendeur !

💸Rapport sur l'utilisation du Fonds de Solidarité des communes de la Région d’Île-de-France🏗

Nous avons demandé le détail des actions concernées sous l’étiquette « aménagement urbain ». Réponse habituelle : on vous enverra ça plus tard… donc on aura peut-être les infos après le conseil municipale de septembre, si on a de la chance.

🤝Subventions aux associations🤝

Nous avons voté pour les subventions de fonctionnement versées à « SHINTAIDO Bezons » et « ATSF - Amicale des travailleurs sans frontières » et pour les subventions exceptionnelles proposées pour les « Contact » et « Bezons Events » qui porteront des projets d’animation et de découverte à destination des Jeunes bezonnais, suite au refus de l’État de les financer dans le cadre des opérations « Quartiers d’été ». Refus pour lesquels la Maire ne semble pas avoir reçu d'explications et n'en a visiblement pas demandé.

🚫Création de tarifs municipaux🚫

Nous avons voté contre la nouvelle réinvention des Macarons de stationnement. Cette solution a déjà été tentée et elle a déjà été arrêtée suite à un échec total (et pas uniquement à cause de « la triche » comme veut le faire croire Mme Menhaouara). L’équipe Menhaouara semble reprendre à son compte la fabuleuse devise des Shadoks « Plus ça rate, plus on a de chance que ça marche » !

Mme Menhaouara et son équipe ont réduit le nombre de places de stationnement dans la commune, ils ont totalement planté le dossier du parking du Cœur de Ville qui reste prodigieusement vide et qui aurait pu être réglé par une négociation sur un tarif d’abonnement. Rien n’est fait pour favoriser des solutions permettant la réduction du nombre de voitures (sujet qui ne dépend pas que de la Ville de Bezons, nous en sommes bien conscients).

C’est donc la solution de taxer les Bezonnais sans résoudre le problème de stationnement qui revient. Autre devise Shadok : « Pour faire le moins de mécontents possibles, il faut toujours taper sur les mêmes ».

🧹Cession de deux balayeuses hors d'usage🧹

Ce dossier est l’illustration absolue de la mauvaise foi de l’équipe Menhaouara. Dans un premier temps, la présentation explique que les coûts de réparation seraient trop importants, ce qui justifierait qu’on les vende … à Suez ! La société pour laquelle on a privatisé le service propreté de la Ville. Elle aura les moyens nécessaires pour les réparer après les avoir rachetées (cela ne doit donc pas coûter si cher que cela). La vérité est là, avouée quelques lignes plus loin dans la note de de présentation : de toute façon, « au vu de la réorganisation de la régie #propreté, ce matériel n’est plus utilisé. » Pendant des années, l’équipe Menhaouara a refusé aux agents du service propreté les moyens de faire leur travail ; elle a démoralisé les agents, qui – exerçant par ailleurs un métier pénible – ont subi ici une forme de maltraitance professionnelle de la part de leur employeur ! Ce refus de donner aux agents les moyens nécessaires a débouché sur une dégradation catastrophique de la propreté urbaine à Bezons, effet recherché par cette équipe municipale pour justifier la privatisation : un procédé malhonnête et honteux, qui ne vise pas à réduire les coûts (ils vont augmenter) ou assurer la propreté partout (seuls quelques secteurs sont particulièrement choyés et aucune action n’est entreprise pour faire évoluer les comportements publics), mais uniquement pour faire baisser la part salariale dans les dépenses de fonctionnement de la commune. On ne dépensera pas moins, bien au contraire, mais on ne dépensera pas en personnel municipal c’est tout.

💸Compte-rendu financier annuel établi par la SEQUANO 2024 dans le cadre de l'exécution de la concession d'aménagement portant sur la ZAC des Bords-de-Seine à Bezons💸

Nous avons pris acte du CR financier, mais nous partageons les remarques faites par M. Gibert sur l’aménagement de la Rue de Villeneuve pour laquelle les #PMR, les poussettes et les piétons n’ont pas été réellement pris en compte.

⚡️Compte rendu financier annuel établi par la société GRDF 2024⚡️

M. Frédéric Faravel a rappelé que nous serions particulièrement attentifs à l’avenir concernant la mise en œuvre des mesures relatives à la lutte contre la précarité énergétique que nous avions réussies à faire intégrer dans la convention signée pour 30 ans.

🔥Rapport d'activité 2024 de la société AGRIVALSEINE ÉNERGIE pour l'exécution de la concession de service public relative au réseau de chaleur urbain🔥

Ce rapport est un véritable scandale car, aux côté des paragraphes qui soulignent l’insuffisance du travail de l’équipe municipale, il y manque des informations essentielles, que la Maire en Commission consultative des services publics locaux (convoquée à une heure où aucun travailleur salarié à plein temps ne peut se rendre disponible) n’a pas jugé bon de demander. Pourtant, pour en avoir précédemment discuté avec Christophe Bernier (le 4e DGS du mandat qui a depuis fui à Colombes), nombre de rapports transmis à la commune avaient été présentés au conseil municipal avec beaucoup de retard car les services avaient exigé des compléments importants dans des documents lacunaires. C’est donc un aveu d’incompétence de la part de Mme Menhaouara. C’est un dossier compliqué donc nous vous l’expliquons plus en détail ici👉 https://www.fredericfaravel.fr/2025/07/reseau-de-chauffage-urbain-a-bezons-menhaouara-et-son-equipe-ne-font-pas-leur-travail.html

Conseil municipal du 25 juin 2025 à Bezons : 5 heures d'indignités de la Maire
🍒💸Rapport d'activité janvier-mai 2024 de la société Mandon concessionnaire pour le Marché communal « au temps des cerises »💸🍒

M. Faravel a indiqué qu’il refusait de prendre acte d’un tel rapport, absolument scandaleux tout comme la gestion de ce dossier par l’équipe Menhaouara face à un concessionnaire qui n’a pas fait son travail et dont l’action a fait plonger un peu plus notre marché. L’équipe Menhaouara porte également la responsabilité d’avoir mis en état de faiblesse la Ville de Bezons pour négocier avec un nouveau concessionnaire, la société Dadoun qui ne fait pas plus sont travail (revoir l’intervention ici) ni sur la propreté, ni sur le tri des déchets, ni sur la réparation des parties abîmées du marché, ni sur la propreté des vitres du marché couvert.

🏗💸Avenant n°1 à la convention de transfert de maîtrise d'ouvrage entre la commune de Bezons et le département du Val d'Oise pour la démolition des bâtiments existants du lycée du Grand Cerf💸🏗

La facture s’alourdit encore ! 400 000 euros de plus ! Passe encore la fable expliquée voici quelques mois (« c’est la faute aux communistes qui en 1983 n’ont pas fait attention de bien transférer les bâtiments à la Région » lors des lois de décentralisation ; plus personne n’étant là pour vérifier de telles affirmations, cela n’engage que la personne qui l’affirme et celles qui la croient, donc la Maire et ses supporters), mais il y a des arguments pour réduire la note : l’existence de réseaux amiantés souterrains était mentionnée avec un plan permettant de définir leur longueur et profondeur, c’est donc l’entreprise qui aurait dû la prendre en compte dans son projet d’intervention. Pour les zones plus amiantées que prévu, c’est bien à la mairie de payer mais aussi d’inciter le maître d’ouvrage à vérifier scrupuleusement les nouveaux devis.

🏗Extinction d’une servitude portant réduction des possibilités de construire et transfert de coefficient d’occupation du sol🏗

Exemple même de la non maîtrise du dossier par l’équipe Menhaouara… En commission municipale, le lundi soir, ils tentent de m’expliquer que cela aboutit à une réduction des droits à construire sur l’îlot immobilier en centre-ville où Mme Menhaouara prépare son projet d’aménagement urbain massif secret. Finalement, sur mon insistance, la nouvelle DGS (la cinquième du mandat) lui envoie mardi soir une note expliquant que cela ne réduit pas les droits à construire. Et la maire d’expliquer en conseil municipal le mercredi soir, qu’en fait rien ne change puisque la servitude n’existait déjà plus et qu’on reste dans le cadre du PLU actuel. En attendant, la servitude limitait les droits à 1332 m², la fin de la servitude implique que les droits à construire reviennent à 2074 m². Mais rien ne change bien sûr…

 

🌳🌺💦Demande d'obtention du label « 500 petits patrimoines naturels en Île-de-France » pour le chemin de halage🌺💦🌳

M. Faravel a rappelé que l’autre espace ayant bénéficié de ce label est le square Yves-Morel, cadenassé par des grilles, rempli 90 % du temps par des individus fortement alcoolisés (et qui a envie de passer dans un square bouclé par des grilles avec ce type de personnages ; la maire a osé dire que les médiateurs se chargeait de ce problème, nous pouvons dire qu’on ne les a jamais vus là-bas) et avec une Roseraie toujours sans Roses (alors qu’il aurait été facile de réutiliser et réimplanter les rosiers qui ont été arrachés pour l’aménagement du carrefour Delaune)… beau bilan !

M. Faravel a ensuite lu la lettre que lui a adressée un riverain du chemin de halage qui traduit la réflexion de nombreux habitants de notre commune : vous en trouverez le texte ici👉 https://www.fredericfaravel.fr/2025/07/chemin-de-halage-a-bezons-le-necessaire-amenagement-se-transforme-en-desastre-environnemental.html… Nous avons été sidérés d’entendre la maire prendre un ton menaçant pour parler de la personne qui avait rédigée ce courrier. Il ne fait pas bon être en désaccord avec les caprices de la Maire, qui nous a imposé une autoroute urbaine sans arbre à la place du chemin de halage.

Conseil municipal du 25 juin 2025 à Bezons : 5 heures d'indignités de la Maire
🗳Nombre et répartition des sièges au sein du conseil communautaire de la Communauté d'Agglomération Saint Germain Boucles de Seine pour le mandat 2026-2032🗳

Nous nous réjouissons que Bezons dispose d’un siège supplémentaire, le siège supplémentaire du conseil. Ce sera encore mieux quand les sièges de Bezons seront occupés par des élus qui défendent réellement les Bezonnais(es) – ce que n’a jamais fait depuis 5 ans l’équipe Menhaouara.

🏫École primaire Angela DAVIS – création administrative de deux établissements distincts, élémentaire et maternelle🏫

Nous avons demandé s’il y aurait une deuxième entrée. La réponse a été négative.

🏥Contrat Local de santé (CLS) pour la période 2024-2028🏥

Le dossier qu’on nous a transmis est d’abord et avant tout un document de communication, qui cherche à mettre en valeur la Maire et son adjointe. Alignement de bonnes intentions, ils passent à côté de positionnements importants et surtout oublie de donner une portée concrète aux actions proposées, dont certaines cependant réapparaissent après avoir été maltraitées par l’équipe Menhaouara. Faire et défaire, comme dirait Pénélope : pas étonnant que les finances municipales soient au plus mal !

Le dossier nécessite des explications détaillées que vous trouverez ici : https://www.fredericfaravel.fr/2025/07/contrat-local-de-sante-de-bezons-l-equipe-municipale-entretient-les-angles-morts.html

Conseil municipal du 25 juin 2025 à Bezons : 5 heures d'indignités de la Maire
Santé des agents et convention de participation au risque santé

Nous avons voté pour les dispositifs mis en place pour les agents municipaux, du CCAS et du TPE.

⚠️Mise à disposition de personnel communal auprès du Centre Communal d'Action Sociale de la commune de Bezons dans le cadre de la fusion SAAD / SSIAD⚠️

Nous avons à nouveau alerté sur l’augmentation des loyers du foyer Péronnet de 47 % à l’issue des travaux et sur l’absence de salle climatisée en ce moment dans le foyer alors que la chaleur devient dangereuse pour les personnes âgées. Sans aucun argument et explication, la Maire a osé dire que nous mentions.

‼️Evolution des postes des agents municipaux‼️

Outre les adaptations rendues nécessaires par la fusion SAAD/SSIAD, on compte 5 créations de postes pour renforcer le service jeunesse ce qui est une bonne chose. Comme les représentants du personnel s’en étaient inquiétés en comité technique, nous avons souligné qu’il était nécessaire de présenter le projet de service, ce que la maire a refusé. M. Harbonnier lui-même a reconnu après le conseil municipal que c'était une erreur de ne pas faire une présentation du projet de service aux agents et aux élus.

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1 juillet 2025 2 01 /07 /juillet /2025 09:30

Ce rapport est un véritable scandale car, aux côté des paragraphes qui soulignent l’insuffisance du travail de l’équipe municipale, il y manque des informations essentielles, que la Maire en Commission consultative des services publics locaux (CCSPL, convoquée à une heure où aucun travailleur salarié à plein temps ne peut se rendre disponible) n’a pas jugé bon de demander.

Pourtant, pour en avoir précédemment discuté avec Christophe Bernier (le 4e DGS du mandat qui a depuis fui à Colombes), nombre de rapports transmis à la commune avaient été présentés au conseil municipal avec beaucoup de retard car les services avaient exigé des compléments importants dans des documents lacunaires. C’est donc un aveu d’incompétence de la part de Mme Menhaouara.

C’est un dossier compliqué donc nous vous l’expliquons plus en détail ci-dessous.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

Réseau de Chauffage Urbain à Bezons : Menhaouara et son équipe ne font pas leur travail !

Dans les considérants de la délibération, il est pourtant bien indiqué que « ce rapport [doit permettre] en outre aux autorités concédantes d’apprécier les conditions d’exécution du service public », c’est-à-dire permettre à la Ville de mesurer si le service public est assuré correctement et que les actions sont menées de manière cohérente dans le temps pour ne pas affecter sa mise en œuvre à l’avenir. On est loin d’une telle affirmation à la lecture du rapport.

Quelques exemples :

p. 5 : les raccords 2023-2024 ont atteint 7233 kWh au lieu des 17000 kWh prévus ; en 2024, les livraisons ont atteint 7484 MWh au lieu des 35000 MWh prévus… Les livraisons ont par ailleurs concerné essentiellement des copropriétés. Pourquoi ? Aucune précision n’est apportée dans le rapport et à lire le compte rendu de la CCSPL on constate que l’équipe municipale n’a pas demandé d’explications.

Le rapport indique un peu plus loin que l’équipe municipale n’a pas ou peu faits de propositions de raccordement entre 2021 et 2024. Mme Menhaouara aura beau prétexter que des décisions ont été prises en 2025, cela démontre clairement que l’équipe Menhaouara n’a pas suivi le dossier et a fait donc perdre du temps aux habitants pendant plus de 3 ans ! Pour preuve, les prospections ville proposées par le concessionnaire pour 2025 ne concernent que des bâtiments communaux ou des immeubles d’ABH : c’est la démonstration que l’équipe Menhaouara ne s’est pas soucié du dossier sérieusement auparavant.

Là où on constate un manque d’informations, c’est sur l’analyse des typologies d’habitat raccordé : quelle est la part des copropriétés ? quelle est la part des HLM ? Or l’idée principale de la mise en place du réseau de chauffage urbain, que l’équipe Menhaouara a saccagé depuis son arrivée aux affaires, était d’alléger la part des charges dans la quittance de loyer des locataires du parc social. Là encore, on voit que l’équipe Menhaouara s’en moque éperdument !

On arrive avec un rendement du réseau en baisse en 2024 !? Un dysfonctionnement dans plusieurs résidences avec 244 journées d’arrêt du chauffage en période hivernale. Quelle explication ? L’équipe Menhaouara n’a demandé aucun élément supplémentaire en CCSPL. On sait que ces désagréments continues – comme on l’a vu pour la résidence Altmeyer de Logirep, où le chauffage n’a pas fonctionné de tout l’hiver. Mme Menhaouara a mis en cause les installations de la résidence Logirep dans cette affaire : mais cela n’explique en rien son désintérêt pour les dysfonctionnements cités plus haut et par ailleurs, pour avoir été en contact avec les associations de locataires de la résidence qui ont demandé l’intervention de la Maire de novembre 2024 à mars 2025, nous savons que Mme Menhaouara a commencé à s’intéresser à la résidence Altmeyer après le 31 mars 2025 – c’est-à-dire après la période de mise en chauffage hivernale… toute honte bue !

Dans le compte rendu économique et financier du rapport, on constate que sous le mandat de Mme Menhaouara, peu de branchements ont été réalisés et que le développement du réseau de chauffage a stagné. La part moyenne des énergies renouvelables dans le chauffage urbain – c’est-à-dire l’énergie issue du traitement des déchets par le syndicat AZUR – a baissé de 6 points entre 2024 et 2023. Pourquoi ? Le rapport ne le dit pas et l’équipe Menhaouara n’a pas voulu demander d’explications. Par ailleurs, l’étude des tableaux démontre ce que nous avions affirmé les années précédentes, à savoir une explosion des achats de gaz en 2022-2023 (au plus fort de la crise énergétique) pour pallier la vente de l’énergie d’AZUR à l’extérieur sous forme d’électricité plutôt que fournir le réseau de chauffage.

Le compte d’exploitation prévisionnel indique 25000 kWh prévu en 2024 pour 9337 réalisés : pourquoi ? Là encore, aucune demande d’explication de l’équipe Menhaouara.

Résultat de toute cette incompétence menhaouaresque, le déficit accumulé atteint 4,4 M€, s’expliquant par le non-raccordement de nombreux bâtiments. Qui paiera à la fin ? Les locataires et les contribuables, tout cela parce que Mme Menhaouara n’a pas fait son boulot !

Nous avons ri à gorge déployé lorsque la Maire a osé dire que j’étais le porte-parole de l’entreprise concessionnaire Dalkia (une entreprise publique au demeurant) et que je jouais donc contres les intérêts de la commune. En fait, Mme Menhaouara confond la commune avec elle : nous assumons de dénoncer ses défaillances et son incompétence ! Elle est Maire, 2e Vice Présidente du syndicat AZUR de traitement des déchets, elle est présidente d’ABH : elle avait toutes les cartes en main pour intervenir et exiger des explications, des actions, des corrections, des réparations… elle n’a rien fait ! Et la fiche de compte rendu de la CCSPL est parlante : la case cochée est « approbation sans demande d’explications complémentaires » (cf. ci-dessous) !

Fin du game !

conclusions du compte-rendu de la CCSPL du 17 juin 2025

conclusions du compte-rendu de la CCSPL du 17 juin 2025

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1 juillet 2025 2 01 /07 /juillet /2025 08:50

Lors du conseil municipal du mercredi 25 juin 2025, j'ai rappelé que l’autre espace ayant bénéficié du label « 500 petits patrimoines naturels en Île-de-France » est le square Yves-Morel, cadenassé par des grilles, rempli 90 % du temps par des individus fortement alcoolisés (et qui a envie de passer dans un square bouclé par des grilles avec ce type de personnages ; la maire a osé dire que les médiateurs se chargeait de ce problème, nous pouvons dire qu’on ne les a jamais vus là-bas) et avec une Roseraie toujours sans Roses (alors qu’il aurait été facile de réutiliser et réimplanter les rosiers qui ont été arrachés pour l’aménagement du carrefour Delaune)… beau bilan !

J'ai ensuite lu la lettre que m'avait adressée un riverain du chemin de halage qui traduit la réflexion de nombreux habitants de notre commune : vous en trouverez le texte ci-dessous… J'ai été - tout comme l'assistance - sidéré d’entendre la maire prendre un ton menaçant pour parler de la personne qui avait rédigée ce courrier. Il ne fait décidément pas bon être en désaccord avec les caprices de la Maire, qui nous a imposé une autoroute urbaine sans arbre à la place du chemin de halage.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons

Chemin de halage à Bezons : le nécessaire aménagement se transforme en désastre environnemental
A l'heure (précise) où rafraîchir la ville est un sujet d'actualité, cest faire preuve d'un cynisme extrême que de présenter l'aménagement du chemin de halage comme un patrimoine naturel… exceptionnel !!
La réalité est certes "qualitative" à l'œil, comme cela à toujours été souhaité par certains… mais c'est en réalité à mes yeux 
  • un gâchis économique assuré, au vu du déroulement des travaux, totalement hors normes, ceci étant principalement dû à une étude préalable menée sans concertation ni fondement technique sérieux… je suis moins compétent sur ce point économique, mais pour avoir mené certains chantiers de réhabilitation et de desserte, je suis assez atterré. De plus nombre d'aménagement n'étaient pas nécessaires et pas demandés par les utilisateurs (autoroute à vélo vs piste cyclable / entrées monumentales pour les bateaux vs aménagements simplement paysagés / agrès sportifs / pontons "thématiques"...). Ces aménagements facilitent de plus les intrusions sur les bateaux, et les perturbations de tous ordres pour les habitants.
  • Gâchis écologique. Sur ce point, je suis très affirmatif. Nous sommes à 180° de tout ce qui est actuellement préconisé pour  les aménagements urbains :
  • Imperméabilisation : on nous dit que le revêtement posé est perméable, mais un chemin "blanc" était moins coûteux et moins polluant. La sous-couche d'enrobé ne peux permettre une infiltration efficace. Rappelons que nous sommes en zone inondable et que ce type d'installation accélère la vitesse de l'eau au lieu de la ralentir et de favoriser sa percolation.
  • Destructions d'habitats : l'ampleur des travaux a perturbé l'ensemble du cortège faune-flore… Si les abattages d'arbres ont été honnêtement limités, ce sont de multiples buissons et arbustes qui ont été détruits avec en remplacement de beaux petits pots de fleurs, très esthétiques pour une inauguration, mais qui devront prouver leur survie sur le long terme, avec sans doute des coûts d'entretien élevés et une biodiversité très réduite.
  • Chaleur : J'ai pu tester en ce milieu de journée la température sur cette route nouvelle… beaucoup plus élevée que sous les arbres à proximité immédiate. Laisser la canopée se refermer au dessus de cette zone eut été préférable.
  • Lumière : Enfin l'éclairage mis en place est certainement d'un coût élevé. Le prétexte de sécurité est un faux prétexte. Actuellement, l'intensité d'éclairage est très forte. Le niveau de base est déjà très élevé, et l'intensité renforcée lors d'un passage est carrément éblouissante. Cette mis en place est contraire à toutes les concertations qui ont eu lieu, et surtout absolument en contradiction avec les lois sur la pollution lumineuse… et le simple bon sens. Les populations d'oiseaux seront notamment impactées, mais les végétaux également. Dans certains secteurs, les poissons peuvent même être impactés.
Le chemin de halage ancien nécessitait certainement nettoyage et amélioration. Mais un budget de plus de 4M€ (que sera la facture définitive à la charge de la commune avec des budgets nécessairement dépassés ???) pour transformer un corridor vert, qui aurait pu figurer dans les trames vertes et trames bleues de la Région, en véritable nouveau boulevard urbain ne constitue pas selon moi une bonne utilisation des fonds publics en 2025.
Vouloir en faire de plus un exemple d'action écologique et de préservation d'un patrimoine écologique, principalement à des fins de communication, me paraît clairement scandaleux.
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