Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Les mots sont importants, leurs auteurs ne le sont pas moins.
Ainsi, l'auteur choisi pour la préface italienne du dernier livre de Nicolas Sarkozy mérite d'être cité puisqu'il s'agit du leader post-fasciste Gianfranco Fini.
J'avoue mon incrédulité lorsque j'ai reçu la couverture de Testimonianza (Témoignage, en VF, sorti il y a quelques semaines en Italie) de la part d'un ami romain.
Pour ceux qui connaissent peu la politique italienne, Gianfranco Fini dirige l'Alliance Nationale.
Son parti est l'héritier du MSI, parti fasciste italien dont il a conservé le logo : une flamme tricolore, qui a aussi inspiré le Front National en France. Et, comme le FN*, Alliance Nationale, en quête de respectabilité, se définit désormais comme un parti de "centre-droit".
Voir préfacer un livre de candidat à la présidentielle par Fini est inquiétant. La pré-campagne a été marquée par des débats un peu futiles sur l'expression "Sarko Facho" (notamment après une chanson de Renaud). Aujourd'hui, les contacts du candidat UMP avec les post-fascistes de l'Alliance Nationale méritent de faire partie du débat public.
Mehdi Ouraoui.
* "On dit que Jean-Marie Le Pen est un extrémiste, que c'est l'extrême-droite pour disqualifier son message. C'est faux, je suis un homme de centre-droit [...] Ce n'est pas moi qui me suis déporté vers l'extrême droite, c'est le corps politique français qui s'est déplacé vers la gauche" (Jean-Marie Le Pen, Paris-Match, 4.01.07).

L'AGENCE nationale pour la rénovation urbaine (Anru), créée par Borloo en 2003, est au bord du dépôt de bilan. Lors du comité de direction du 8 janvier, le directeur général, Philippe Van de Maele, a averti ses collaborateurs qu'ils avaient déjà dépassé de 1 milliard d'euros les dépenses prévues pour les six prochaines an-; nées. Mais les experts de l'Agence estiment que le trou atteint en fait les 2 milliards. Et le directeur général adjoint, Claude Doussier, qui juge la situation ingérable, a profité de la réunion pour présenter sa démission.
Cette quasi-faillite n'a pas empêché Borloo d'ordonner à l'Anru d'engager de nouveaux crédits fantômes. Au diable l'intendance : il faut que le ministre de la Cohésion sociale puisse rouler des mécaniques avant la présidentielle. Et annoncer le financement d'innombrables nouveaux logements. Sur le papier.
Ainsi, au 15 janvier, l'Agence avait accepté de participer aux travaux de rénovation de 392 quartiers. Mais, d'ici à la fin avril, le total devrait atteindre le nombre de 529. Résultat, en plus des sommes versées par les communes et les sociétés d'HLM, la quote-part de l'Anru frôlera les 12 milliards, alors qu'elle ne dispose que de 9,8 milliards. Et, au total, toutes sources de financement confondues, il y en aura pour 35 milliards au lieu des 30 annoncés par Borloo.
Cassandre modeste
Les mises en garde n'ont pourtant pas manqué. En juillet 2006, les sénateurs UMP Philippe Dallier et Roger Karoutchi (un des lieutenants de Sarkozy) avaient rédigé un rapport au vinaigre. Ils estimaient alors qu'il manquait « 60 millions » dans le budget de l'Anru pour financer les travaux prévus. Six mois plus tard, la machine à promesses s'est emballée, et le gouffre est devenu abyssal...
Pour sortir de ce bourbier, l'Agence a tenté, l'automne dernier, de refiler une partie de l'addition aux Régions et aux départements. Mais la ficelle était un peu grosse, et les volontaires ne se sont pas précipités sur leur carnet de chèques.
Pourtant, Borloo ne se soucie guère du naufrage annoncé. Une position très cohérente : les plus gros chantiers ne commenceront qu'après les élections, et ils dureront jusqu'en 2013. Ce sera donc à ses successeurs de se débrouiller pour régler la note ou renoncer aux logements promis.
Hervé Uffran
La rénovation urbaine de Borloo ne démarre bien que sur le papier
mercredi 26 juillet 2006
Mais pour les 500 000 logements sociaux promis, on fera les comptes plus tard.
JEAN-LOUIS BORLOO en rêvait : l'Agence nationale de rénovation urbaine (l'Anru) devait faire vrombir les bulldozers dans les cités. Et, parole, c'est un franc succès ! Depuis deux ans, les projets pleuvent : 190 quartiers, comptant 250 000 logements à ripoliner, ont déjà décroché une promesse de financement. Pas si bêtes, tous les maires veulent profiter de la cagnotte, y compris dans des contrées moyennement déshéritées... C'est bien joli, mais à ce rythme ébouriffant, pas sûr que la trésorerie de l'Anru suive, avertissent les sénateurs UMP Roger Karoutchi et Philippe Dallier dans un rapport de la mission Ville et Logement.
Le gouvernement, qui s'est courageusement engagé à verser 5 milliards d'euros entre 2004... et 2017, n'a pas eu à
débourser grand-chose pour le moment, les coups de pioche se faisant encore rares. Borloo n'a pas le premier rond pour faire face au gros des travaux : de 2007 à 2011 - après les élections, donc, ce qui tombe assez bien ! - les besoins en cash de l'Anru vont connaître un pic himalayesque. Pour l'instant, l'Etat racle les fonds de tiroir. Sur 465 millions d'euros promis en 2006 (trois fois moins que ce qu'il faudra cracher en 2009), une soixantaine de millions manquent toujours à l'appel : « Vos rapporteurs n'ont pas obtenu de réponse satisfaisante sur l'origine [de ces] 60 millions », explique la mission sénatoriale. Rassurant...
On rase gratis...
Le risque dont les sénateurs ne pipent mot, en revanche, c'est
que les crédits soient absorbés par les démolitions et manquent au moment où il faudra reconstruire. Quelque 84 000 logements sont déjà en passe d'être rayés de la carte. « La préoccupation majeure des habitants, c'est de savoir où ils seront relogés. Or les projets sont souvent très flous sur la localisation exacte des reconstructions », critique un membre du Comité d'évaluation et de suivi de l'Anru, une instance composée de représentants associatifs.
En théorie, c'est la règle du 1 pour 1 qui s'applique (un logement reconstruit pour un détruit). En pratique aussi,'à condition de tordre un peu les calculs. A Dammarie-les-Lys, par exemple, où 770 logements vétustés doivent partir en fumée, le projet validé par l'Anru prévoit de reconstruire 330 appartements dans la commune, le reste étant réparti vers les agglomérations voisines. Mais, à y regarder de près, le conseil général de Seine-et-Marne est tombé sur un os : une partie des reconstructions correspond à des travaux déjà prévus et destinés aux mal-logés inscrits depuis des lustres.
... et on compte double
« On a lancé, il y a trois ans, un projet de 36 nouveaux logements sociaux pour des ménages de la commune, et je découvre qu'ils sont comptés dans le projet Anru, s'étonne ainsi André Aubert, le maire (PS) de Brie-Comte-Robert. Cela signifie-t-il qu'on va m'envoyer des familles de Dammarie ? » Pas de réponse, ni à Dammarie ni à l'Anru... Un
tour de passe-passe isolé ? Rien n'est moins sûr : « J'ai fait la même chose dans la ville dont je suis le maire, aux Pavillons-Sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, pour aider la commune de Sevran », reconnaît même l'un des auteurs du rapport sénatorial, Philippe Dallier, qui ne voit pas où est le problème. « L'important, c'est de construire », dit-il.
Borloo l'avait pourtant juré-craché : la remise à neuf des cités ne devait en rien grignoter la construction de logements sociaux supplémentaires (500 000 promis sur cinq ans...), « L'objectif final sera respecté, même s'il y a peut-être, en cours de route, des projets qui s'enchevêtrent », assure-t-on à l'Anru. Les jumelles sont fournies pour y voir clair ?
Isabelle Barré
Vendredi denier, passée la stupeur, c'est le mécontentement qui caractérisait les échanges entre plusieurs membres du secrétariat national du PS à la lecture de l'interview donnée à Libération par Martin Schulz Président du groupe socialiste au Parlement européen.
Dans son édition du 26 janvier le journaliste Jean Quatremer rapportait la réponse suivante à sa question, "si la France vote une deuxième fois "non" en 2009, l'Europe peut-elle continuer sans la France?"
Martin Schulz, «s'il ya un deuxième non après que toute l'Europe a essayé de trouver des compromis avec la France, la question de l’appartenance de la France à l’Union sera posée ».
Plusieurs d'entre nous, parlementaires européens, responsables du PS, avions décidé de rendre publique notre désaccord total avec le fond et la méthode des propos de Martin Schulz. En effet qu'un dirigeant européen de son statut, en outre responsable politique allemand de premier plan, puisse envisager l'Union européenne sans la France, au détour d'une interview de bas de page dans Libé, et ceci au coeur la compagne présidentielle, était à nos yeux, aussi stupéfiant qu'absurde. Il n'y a pas d'Union Européenne possible au sens d'union politique sans la France ou l'Allemagne.
Pourtant, lundi, martin Schulz, anticipant notre réaction, nous a fait parvenir le rectificatif suivant :
Libération a publié une interview de Martin Schulz dans son édition du 26 janvier 2001 qui lui attribue une citation tronquée qui ne correspond en aucune manière à l'enregistrement sonore. A la question "si la France vote une deuxième fois "non" en 2009, l'Europe peut-elle continuer sans la France?", Martin Schulz a répondu au journaliste : " ....(Si) un gouvernement socialiste mené par Ségolène Royal trouve un accord avec les autres Etats membres en Europe et n'arrive pas à gagner, pour ce compromis, le peuple français, alors il faut donc poser une question: est-ce que le peuple français ne veut plus du gouvernement ou de l'Europe. Si pour la deuxième fois après que le gouvernement de la France a dit oui, le peuple dit non, ce ne sera pas seulement une crise pour l'Europe cela sera une crise pour la France car un gouvernement français qui trouve des compromis avec ses partenaires et ensuite est puni encore une fois pour ça, c'est inimaginable".
Ce rectificatif m'inspire un commentaire. Si la citation publiée dans Libération procède d'un raccourci dont le journaliste est le seul responsable, c'est édifiant. Je ne commenterai pas davantage. Les lecteurs de libération s'en chargent déjà, hélas, en préférant d'autres lectures quotidiennes. Enfin, si je devais exprimer un souhait, ce serait que Martin Schulz publie ce démenti dans les colonnes de Libération, manière de clore cet épisode malheureux.
Benoît Hamon
du lundi au vendredi de 17h à 18h | ![]() |
![]() | émission du mardi 30 janvier 2007 Les vrais sujets sont-ils dans la campagne ? 3-Temps libre ou pouvoir d'achat |
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du lundi au vendredi de 17h à 18h | ![]() |
![]() ![]() | émission du mercredi 31 janvier 2007 Les paradoxes du nietzschéisme de gauche |
| Le nietzschéisme français a connu plusieurs incarnations. II y a eu le nietzschéisme gidien, dans les années 10 et 20, esthète et, bien sur « immoraliste » ; il y a eu ensuite une tendance plus sévère et tragique, avec le « Collège de sociologie », « foyer d’énergie », au centre duquel rayonnait Georges Bataille. Il y a eu un nietzschéisme fasciste, mêlant socialisme sorélien, culte de « l’énergie » et rêves de domination continentale… Un nietzschéisme camusien. Mais le dernier grand moment nietzschéen remonte aux années 60 et 70, et il fut dominé par Michel Foucault. Je passe pour le moment par indulgence sur le cas le plus récent, celui de l’athéologue Michel Onfray, sur lequel on va sans doute s’attarder dans quelques minutes. Comment semblable lignée d’hommes se réclamant généralement de la gauche – et aux talents divers - a pu se réclamer d’un penseur qui n’a jamais caché le mépris que lui inspirait la démocratie, démocratie en laquelle il voyait la revanche de la plèbe sur les aristocraties naturelles ? Un philosophe qui a poussé l’apologie de la hiérarchie et de la domination jusqu’à avoir proclamé l’esclavage « condition de toute civilisation supérieure » (Par delà le bien et le mal 239) ? Telle est la question que pose aujourd’hui un jeune philosophe marxiste, Aymeric Monville, auquel nous sommes redevables d’une réédition partielle de l’œuvre introuvable de Lukacs, « la destruction de la raison ». Il faut bien dire que cette question : comment des hommes de gauche peuvent-ils « penser avec Nietzsche », elle avait déjà été posée, et en particulier, en 1991, par un collectif de philosophes, emmené par le duopole Luc Ferry-Alain Renaut. Cela s’appelait « Pourquoi nous ne sommes pas nietzschéens. » Mais pour vous, Aymeric Monville, il s’agissait là d’un anti-nietzschéisme bien-pensant, fruit d’une alliance « d’un droite bégueule et d’une gauche bigote ». Votre anti-nietzschéisme à vous est d’obédience marxiste, d’un marxisme orthodoxe. Et vous avez tendance à ne voir dans Nietzsche que l’ombre portée des mouvements politiques qui se sont réclamé du philosophe allemand, plusieurs décennies après sa mort. Or, comme l’a écrit Philippe Raynaud, : « si Nietzsche occupe dans l’histoire de la philosophie politique une place singulière, elle vient du caractère extrêmement divers, et parfois franchement désastreux, de sa postérité. » Mussolini surtout, mais aussi Hitler, s’en sont réclamé. A quoi, je vous opposerais personnellement que si le marxisme a été transformé en religion d’Etat par Staline, l’un des plus grands massacreurs de l’histoire moderne, cela n’entraîne pas l’invalidation du marxisme en tant que philosophie. Un penseur est-il responsable de l’usage qu’on peut éventuellement faire de sa pensée ? On voit qu’au-delà même du cas Nietzsche, nous entendons aborder de bien graves questions…
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Quand les RG fichent les voisins du QG de Nicolas Sarkozy
Une cellule des Renseignements généraux met sous pression les riverains du siège de campagne du candidat UMP, rue d'Enghien, à Paris. L'équipe de campagne a refusé de commenter.
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Un extrait du document de la Préfecture de police de Paris, pour le consulter en intégralité, cliquez ici DR
A l’intérieur, une lettre, datée du 15 janvier (voir document), leur demande de répondre au plus vite à un recensement de sécurité. On leur communique un numéro de téléphone. Au bout du fil, un policier questionne : nom, prénom, date de naissance. Au cours de la conversation, le policier se fait plus précis. Il suggère à son interlocuteur de ne pas recevoir de paparazzi chez lui, évoque avec lui les dangers terroristes, la présence d’un éventuel sniper planqué sur les toits. En quelques minutes, l’habitant de la rue d’Enghien est mis sous pression. Le voilà devenu un riverain fiché par la police.
Des riverains choqués
En fait, le fonctionnaire est un agent du service Enquête des Renseignements Généraux de la préfecture de Police de Paris, basé rue aux Ours, dans le 3ème arrondissement. Cette cellule des RG enquête généralement sur les mariages blancs, les candidatures pour les postes particulièrement signalés. Sa mission : fouiller le passé de certains citoyens pour le compte de l’administration. Des riverains sont choqués par la méthode. Quand ils téléphonent au numéro indiqué, leur interlocuteur ne leur précise pas qu’il travaille pour les RG, mais il les soumet à un interrogatoire qui leur fait comprendre qu’ils font désormais partie d’un périmètre de haute sécurité et que tous leurs faits et gestes risquent d’être surveillés. "C’est intolérable, raconte une jeune femme du quartier. Nous avons le sentiment d’être dans la Cité Interdite, mais surtout d’être sous le contrôle d’un Big Brother qui s’appelle Nicolas Sarkozy".
"Une annexe du ministère"
Pour la préfecture de Paris, il n’y a rien d’illégal dans cette activité. Est-ce si sûr ? Des habitants fichés par la police pour le seul motif d’être logés près du siège du candidat UMP. Alors qu’aucun autre prétendant à l’Elysée n’a bénéficié de ce "régime de faveur". Au siège de Ségolène Royal et de François Bayrou, on réfute toute enquête sur les voisins effectuée par la police. Pour qui alors travaillent ces fonctionnaires des RG ? Pour le candidat Sarkozy ou pour le locataire de la place Beauvau ? Devant sa porte, une habitante ironise : "C’est une annexe du ministère de l’Intérieur, ici". De son côté, Maître Jean-Pierre Mignard, avocat du couple Hollande-Royal, a décidé de passer à l’offensive: "Cette fois, nous sommes face à une entreprise de fichage systématique de citoyens à des fins personnelles, s’insurge-t-il. C’est presque plus grave que l'affaire Rebelle. Je saisis dès maintenant le président le président de la CNIL, Alex Turk, pour qu’il demande à la DCRG (Direction Centrale des renseignements Généraux), de lui transmettre tous les documents qui ont trait à toutes ces affaires Il faut que les citoyens sachent ce qu’on leur prépare…."
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