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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 20:01
Rama Yade est désormais habituée des vidéos polémiques, avec une petite concurrence conjoncturelle de la part de Jean-Marie Cavada, mais c'est temporaire... ;o)
sinon ajoutons qu'on peut être blanc et tenir des propos ou défendre des positions contestables aussi (Nicolas Sarkozy ??? Ségolène Royal ???)...
Fred

A Colombes, Rama Yade dénonce "une gauche qui s'en prend à elle parce qu'elle est noire"
LEMONDE.FR avec AFP | 19.02.08 | 17h29  •  Mis à jour le 19.02.08 | 17h29

e ton est monté d'un cran dans la campagne des municipales à Colombes (Hauts-de-Seine). Mardi 19 février, le socialiste Philippe Sarre, qui mène la liste de gauche dans la ville, a dénoncé des propos tenus lors d'une réunion publique par Rama Yade, numéro 3 de la liste UMP.

Lors de cette réunion à Colombes samedi 16 février, dont des extraits ont été mis en ligne sur le site Internet du Parisien, Rama Yade évoque une visite improvisée à des squatteurs à Aubervilliers, peu après son entrée au gouvernement, qui lui avait valu les remontrances de François Fillon.

"Je suis allée voir et j'ai découvert que le maire qui avait fait ça, c'était un maire communiste", explique la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme. "Cette gauche qui dit défendre les modestes, les minorités et les immigrés, c'est cette gauche qui s'en prend à moi, qui ne suis que numéro 3 de la liste, je le rappelle, qui s'en prend à moi parce que je suis noire", a-t-elle ajouté.

A Colombes, Rama Yade joue sa différence - Le Parisien
A Colombes, Rama Yade joue sa différence - Le Parisien

Dénonçant des propos d'une "rare violence", Philippe Sarre "trouve désolant que l'UMP en soit rendue à ce niveau et qu'un membre du gouvernement de la République n'ait pas d'autres arguments à faire valoir en direction des Colombiens"."En l'absence d'excuses publiques, nous nous réservons la possibilité de poursuivre en justice ces propos diffamants et souhaitons que chacun et chacune revienne à une attitude digne et responsable", conclut le candidat de gauche.

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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 10:32
villiers.jpgPeut-on me dire pourquoi une intervention massive des forces de l'ordre en arme dans le secteur du Val d'Oise avait besoin de la présence également massive des caméras de la presse ? et plus de 50 flics par personne arrêtée, ça fait pas un peu too much ? Bon c'est sûr, ça en jette aux caméras...

Fred


 
L'opposition critique une "intervention policière médiatisée"
LEMONDE.FR avec AFP | 18.02.08 | 10h16  •  Mis à jour le 18.02.08 | 12h57

près l'importante intervention des forces de l'ordre à Villiers-le-Bel, Sarcelles et Arnouville-les-Gonesse (Val-d'Oise), Ségolène Royal a dénoncé "une opération policière médiatisée". "Quand des caméras accompagnent des opérations policières massives en période [de campagne pour les élections] municipales, c'est une façon d'influencer l'opinion, de vouloir faire peur", a déclaré sur France-Inter l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle. "Le président de la République en revient au vieux réflexe de politique spectacle sécuritaire". Pour le Parti communiste français, "cette opération de police avait manifestement d'autres objectifs que la seule recherche de la vérité au vu du nombre de rédactions mobilisées pour couvrir l'événement. On peut même parler de gigantesque cirque médiatique", affirme le PCF dans un communiqué.

Interrogé sur Europe 1, François Bayrou a jugé quant à lui "nécessaire de respecter le droit, la loi et la justice. Des incidents comme ceux qui ont eu lieu doivent avoir des suites". Par contre, le président du MoDem fait le même constat au sujet de la médiatisation de l'intervention, estimant que la "justice ne doit pas s'accompagner d'une mise en scène".

LE MAIRE PRÉVENU À 6 H 2, APRÈS LES MÉDIAS
Le maire de Villiers-le-Bel, Didier Vaillant (PS), a expliqué dans la matinée avoir été prévenu par la préfecture à "6 h 2" , "après les médias", qu'une intervention policière se déroulait dans sa commune. "Il n'est pas normal que la justice travaille de cette manière. Une opération de cette nature ne doit pas être médiatisée ainsi."

Au sein même du gouvernement, des voix se sont élevées pour protester contre la présence en nombre de journalistes. La ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, a indiqué lors d'une conférence de presse qu'elle regrettait "profondément que des fuites aient conduit à une médiatisation importante de cette opération, parce que cette médiatisation pouvait avoir des conséquences graves, nuire à [sa] bonne réalisation". Cependant, a poursuivi la ministre, "nous devions interpeller des personnes qui avaient commis des actes graves, alors cessons de polémiquer sur le fait que ce soit su, ce qui est important, c'est que cela se soit fait".

Pour le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique, André Santini, interrogé sur France 2, il fallait prouver qu'il n'existe pas de "zone de non-droit" en France. "On avait frappé un commissaire, on a tiré sur des policiers. Le gouvernement ne pouvait pas laisser passer ça".

 

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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 18:21
Mémoire de la Shoah : Simone Veil juge "insoutenable" la proposition de Nicolas Sarkozy
LEMONDE.FR avec AFP | 15.02.08 | 16h59  •  Mis à jour le 15.02.08 | 17h17

la seconde, mon sang s'est glacé." Simone Veil, présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et ancienne déportée, était présente mercredi 13 février, au dîner du CRIF, quand Nicolas Sarkozy a proposé d'associer chaque élève de CM2 à un enfant victime des persécutions nazies. 

Interrogée par L'Express.fr, elle juge, vendredi 15 février, que cette proposition est"inimaginable, insoutenable, dramatique et surtout, injuste". "On ne peut pas infliger ça à des petits de 10 ans, on ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort, souligne-t-elle, cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter." La suggestion de M. Sarkozy risque d'attiser les antagonismes religieux, dit-elle encore : "Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d'incarner le souvenir d'un petit juif ?"

Déportée à l'âge de 16 ans, elle témoigne : "Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd'hui encore, nous essayons d'épargner nos enfants et nos petits-enfants."

UNE DÉMARCHE "NÉCESSAIRE", POUR M. SARKOZY
Un peu plus tôt, en déplacement à Périgueux pour annoncer un plan de réforme de l'école primaire, Nicolas Sarkozy avait défendu à nouveau sa proposition très critiquée : "On ne traumatise pas les enfants en leur faisant ce cadeau de la mémoire d'un pays, pour leur dire un jour, c'est vous qui écrirez l'histoire de ce pays. Nous, nous en sommes la mémoire, ne refaites pas les mêmes erreurs que les autres."

Et le chef de l'Etat de poursuivre : "Il s'agit d'une démarche contre tous les racismes, contre toutes les discriminations, contre toutes les barbaries, à partir de ce qui touche les enfants, c'est-à-dire une histoire d'enfants qui avaient leur âge." "C'est d'autant plus nécessaire que les survivants de cette époque tragique de notre histoire vont disparaître (...), ce sont nos propres enfants qui, de génération en génération, se transmettront ce souvenir", avait-il déclaré.
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 10:07
On connaissait la tendance bien connue des hommes politiques français à faire porter le chapeau d'une décision impopulaire qu'ils avaient validée en conseil des ministres par les odieux technocrates de Bruxelles ou la Commission européenne. Cette attitude  - comme le fait d'avoir constamment tenu les peuples à l'écart de la construction européenne, ou d'être resté farouchement vissé sur une conception "grand marché" de l'union européenne - a causé un tort monumental au projet européen dans l'opinion publique française. Elle est au moins autant responsable que la partie III du projet de  TCE du vote "non" lors du référendum du 29 mai 2005. Les responsables politiques auraient beau accusé les électeurs de s'être trompés (ce n'était pas le cas), leur comportement porte une grave et lourde responsabilité dans les difficultés que connaît aujourd'hui la construction européenne.

Nicolas Sarkozy nous a hier soir proposé une autre variante du dévoiement de la construction européenne. A contre-pieds, comme toujours... Le Président avait prévenu au milieu du week-end qu'il interviendrait à la télévision et à la radio dimanche soir. Mais pour quelle raison ? Quel dossier urgent justifiait cette soudaine intervention élyséenne ? Le pouvoir d'achat ? Le rôle de la France au Tchad et au Darfour ? La situation économique internationale ? La politique industrielle de la France ? Le Rapport Attali et les reculades du pouvoir face à tous les petits lobbies de droite ? Les élections municipales de Neuilly-sur-Seine ?...
Non, Nicolas Sarkozy est intervenu pendant 7 minutes pour expliquer aux Français pourquoi le traité de Lisbonne était un bon traité qui exigeait d'être ratifié par voie parlementaire. Mais pourquoi faire cette intervention sur ce sujet - il est vrai essentiel - alors que le débat semble terminé, la constitution révisée mardi par le congrès, le projet de traité approuvé depuis jeudi et vendredi par le Parlement ? Cette intervention n'eût-elle pas plutôt été bienvenue au début du processus pour que le Président s'explique sur la qualité du traité et sur le choix qu'il faisait de ne pas respecter le parallèlisme des formes et donc de ne pas le soumettre à référendum. Après tout que l'on partage son avis ou non, cette intervention-là aurait eu du sens. Hier soir, Nicolas Sarkozy a joué au contrôleur des travaux finis, plutôt que d'ouvrir des perspectives, il développe à la manière du commentaire de la réalité... Qui a dit que nous étions dans la rupture d'avec le Chiraquisme ?

Mais le plus grave n'est pas ! Profondément le président vient d'utiliser un débat majeur à contre temps pour masquer la déliquescence de son propre pouvoir : impossibilité d'agir sur les thèmes majeurs de sa campagne (économie, pouvoir d'achat, politique industrielle...), déshérence de sa politique étrangère et décomposition accélérée de la vie de la Cour élyséenne. En agissant de la sorte, il salit une fois de plus le projet européen et sappe fortement la confiance que les Français pouvaient leur accorder. Et bien sûr avec une diversion de cette ampleur, il ne résoudra la rupture profonde qui se crée entre les Français et lui.

Encore un mauvais coup , Monsieur le Président !

Frédéric FARAVEL
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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 16:36
Sauvegardons la laïcité de la République
pétitition de la ligue de l'enseignement

Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.
La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques  ou ses convictions religieuses.
Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.
Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation  des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute  leur  place au doute, à l’imagination et à la créativité.
C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité. 

Signer la pétition

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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 21:50
Si vous voulez signer cette pétition, envoyez votre prénom, nom et profession en cliquant ici : je signe ou en envoyant un courriel à info@paroledonnee.info


Dès 1981, tout juste après sa victoire aux élections présidentielles, le nouveau Président de la République François MITTERRAND affirme sa volonté d'accorder asile aux italiens engagés dans la lutte armée pour autant qu'ils renoncent à toute forme de violence.

Faisant foi à cette promesse, quelques centaines de militants italiens traqués par les autorités de leur pays s’exilent dans l’Hexagone. Ce sont des gens ayant pratiqué ou côtoyé la lutte armée ; il s’agit de vaincus inculpés, puis lourdement condamnés, dans le cadre d’atteinte à la personnalité et sûreté de l’Etat. Pour le code pénal italien, les faits poursuivis sont donc politiquement qualifiés.

Le 20 avril 1985, en réponse aux insistantes pressions italiennes, le chef de l’Etat, lors du 65e congrès de la Ligue des droits de l'homme, prononce ces paroles : « J'ai dit au gouvernement italien que ces trois cents Italiens…qui ont participé à l'action terroriste en Italie depuis de nombreuses années…ont rompu avec la machine infernale dans laquelle ils s'étaient engagés…étaient à l'abri de toute sanction par voie d'extradition... ».

On peut être d’accord ou pas, mais ces mots qui engagent la République Française sont non-équivoques : il y a bien assurance d’asile en pleine connaissance de la gravité de faits couverts ; ces faits graves sont bien de nature politique ; cet asile est un et indivisible, erga omnes, sans dérogation ; il ne peut y avoir extradition que s'il y a reprise de l'action terroriste. Treize ans plus tard, le 4 mars 1998, le Premier Ministre Lionel Jospin reprend cette position, dans une lettre adressée aux Avocats des réfugiés rendue publique, en ces termes : « …mon gouvernement n'a pas l'intention de modifier l'attitude qui a été celle de la France jusqu'à présent. C’est pourquoi il n’a fait et ne fera droit à aucune demande d’extradition d’un des ressortissants italiens qui sont venus chez nous dans les conditions que j’ai précédemment rappelées… »

Ces décisions politiques, médiatisées sous l’étiquette de doctrine Mitterrand, comportent les effets que tout le monde connaît : régularisation administrative de tous ces italiens, formation de familles, naissance d’enfants, intégration au grand jour dans la société française. Des effets qui, selon nous, tout en n’étant pas des droits formels, renvoient cependant au concept de droits acquis du fait de leur source politique et de leur maintien, toute couleur politique confondue, dans le temps. C'est-à-dire qu’ils ne peuvent être piétinés sans fautes vérifiées de la part des bénéficiaires.

Pourtant c’est ce qui arrive brutalement en août 2002 avec l’extradition de Paolo Persichetti et en 2004 avec l’affaire Battisti, quand le Gouvernement utilise hypocritement l’émotion suscitée par l’attaque des Twin Towers pour renier la parole de la France. Les arguments sécuritaires allégués sont faux (depuis un quart de siècle, les réfugiés italiens vivent paisiblement sur le territoire français et ne représentent aucun danger), anachroniques (on apprécie soudainement les agissements d’une époque révolue, et par là figée dans son passée, avec le regard et les craintes du contexte actuel) ou affectifs (la légitime douleur des victimes et de leurs familles instrumentalisée pour réclamer une punition sans fin), mais que veut-on ? L’« air du temps » est ainsi fait, n’en déplaise à la raison et aux contraintes morales. Aujourd’hui c’est au tour de Marina PETRELLA d’en faire les frais.

Cependant, nous ne voulons plus de cette logique perverse qui poursuit toute violence politique, même vieille de trente ans, comme impardonnable mal absolu, de ce choix des gouvernements français et italien qui, l’un méprisant les engagements pris par son Pays et l’autre la nécessité de dépasser ses malheurs d’antan par voie d’amnistie, traquent Marina PETRELLA comme une coupable de crime imprescriptible contre l’humanité.

C’est pourquoi nous demandons aux autorités françaises de respecter la parole donnée par la France, aux autorités italiennes de clore par une mesure politique adéquate ses « années de plomb », aux juges désormais chargés d'émettre un avis sur l’extradition de Marina PETRELLA d’intégrer dans leur appréciation tous les éléments politiques et humains qui justifient incontestablement son maintien en France.

Comité de soutien à Marina Petrella, menacée d'extradition
présidé par Jacques Maury, ancien Président de la Fédération Protestante et de la Cimade
Ligue des droits de l’Homme -138 rue Marcadet 75018 Paris 6 - Tel : 01 56 55 51 00

http://www.paroledonnee.info/


PREMIERS SIGNATAIRES :

Stéphane HESSEL, ancien Ambassadeur
Jean-Pierre DUBOIS, président de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH)
Albert JACQUARD, Professeur émérite aux Universités
Chahla CHAFIQ, écrivaine, militante féministe
Michel TUBIANA, Président d’honneur de la LDH
Nicole BORVO COHEN-SEAT, sénatrice de Paris (PCF)
Danielle MITTERRAND, Présidente de la Fondation France Libertés
Benoît HAMON, Député européen (PS)
Régis JUANICO, Député de La Loire et Conseiller général (PS)
Cécile DUFFLOT, Secrétaire nationale (Verts)
Jean Vincent PLACE, Conseiller régional Ile-de-France (Verts)
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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 09:15
rapportAttali.pngVoila, Ségolène a encore frappé. Ce matin, sur les radios, elle rendait hommage au mec qui l'avait embauché à l'Elysée en 1981... Comme quoi pour certains on n'est pas dans la politique, mais dans la gestion de réseaux sociaux et professionnels...
Donc pour Ségolène, le Grand Homme nous offre ses propositions pour le bonheur des Français, qu'il faut regarder dans leur globalité car il a un monumental talent et une intelligence hors du commun.

Que les propositions Attali sauf quelques unes sur 313 défendent une vision libérale et mercantile de la société, voilà qui ne pose aucun problème à l'ancienne candidate à l'élection présidentielle, dont on se demande de plus en plus ce qui la rattache au socialisme, en dehors du fait qu'elle veut prendre la tête du Parti socialiste pour mieux gérer sa carrière.
Je vous renvoie à l'article de Libé de ce matin qui présente la France version Attali, à titre de contre poison.
Sinon il paraît que Michel Sapin - secrétaire national du PS à l'économie - ne veut pas s'exprimer sur le sujet parce qu'il est d'accord avec Attali, et que François Hollande - vous savez le mec qui est premier secrétaire du PS - ne sait pas s'il faut qu'il s'exprime.

Fred
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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 16:18
M. Sarkozy envisage de faire entrer les religions au Conseil économique et social
LE MONDE | 18.01.08 | 13h59  •  Mis à jour le 18.01.08 | 13h59

ans un communiqué rendu public à l'issue de la cérémonie des voeux présidentiels aux représentants des cultes, jeudi 17 janvier en début de soirée, le président de la République a, de nouveau, donné une définition de la laïcité telle qu'il la conçoit, mettant cette fois l'apport des religions et des Lumières sur le même plan.

Réaffirmant "son attachement au principe de laïcité, principe de respect de toutes les croyances et non un combat contre les religions", Nicolas Sarkozy estime aussi, selon le texte lu par son porte-parole, que "la reconnaissance du sentiment religieux comme une expression de la liberté de conscience et la reconnaissance du fait religieux comme un fait de civilisation font partie, au même titre que la reconnaissance de l'héritage des Lumières, de notre pacte républicain et de notre identité".

Au cours d'une heure d'échanges avec les représentants catholique, protestant, musulman, juif, orthodoxe et, pour la première fois, bouddhiste, et en présence de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'intérieur chargée des cultes, le chef de l'Etat a, selon les religieux présents, commenté et réitéré la teneur des discours tenus en décembre à Rome et, cette semaine, à Riyad, en Arabie saoudite, sur l'importance de la place des religions dans la société et la "politique de civilisation" ; discours qui avaient suscité de vives réactions à gauche, au centre et dans le camp laïque en général.

Demeurés sur la réserve dans ce débat, les représentants des cultes se sont plutôt montrés satisfaits des derniers développements présidentiels. "Si on peut relever des maladresses dans le discours de Latran, notamment sur les racines "essentiellement" chrétiennes ou la place du prêtre par rapport à l'instituteur, il n'y a pas de quoi en faire des histoires", juge Claude Baty, le président de la Fédération protestante de France, interrogé par Le Monde.

"HÉRITAGE DES LUMIÈRES"
Se félicitant que "l'on puisse parler de la place des religions dans la société", le président de la Conférence des évêques de France, le cardinal André Vingt-Trois, estime aussi que "le volume des réactions (aux discours) est disproportionné". "Les convictions de M. Sarkozy sur le rôle des religions sont connues de longue date ; elles ne se traduisent pas en décisions factuelles. Que je sache, ses propos n'ont pas entraîné le démantèlement de l'équilibre républicain. S'il proposait une révision de la loi de 1905, alors, là, ce serait autre chose !"

Le chef de l'Etat leur a toutefois fait part d'un projet sur lequel, selon le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur, il souhaite avancer assez vite : faire entrer au Conseil économique et social les représentants des différents courants religieux.

Stéphanie Le Bars
Article paru dans l'édition du 19.01.08
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2 janvier 2008 3 02 /01 /janvier /2008 16:03
Edgar Morin : "Que connaissent Sarkozy et Guaino de mes thèses ?"

Lors de ses vœux télévisés, lundi soir, le chef de l'Etat avait repris l'expression du sociologue. "Je ne peux exclure que Sarkozy réoriente sa politique dans ce sens, mais il ne l'a pas montré jusqu'à présent et n'en donne aucun signe", lui répond ce dernier.

Edgar Morin (Sipa)

Edgar Morin (Sipa)

 

"Que connaissent-ils de mes thèses ?", s'interroge le sociologue et philosophe Edgar Morin, mercredi 2 janvier, au sujet de la "politique de civilisation" prônée par Nicolas Sarkozy dans ses vœux télévisés, lundi soir.
Avec cette expression, le président de la République s'est approprié un concept développé dans un livre d'Edgar Morin, Pour une politique de civilisation (éd. Arléa, 2002). "M. Sarkozy a repris le mot, mais que connaissent-ils de mes thèses, lui ou Henri Guaino ? Est-ce une expression reprise au vol ou une référence à mes idées ? Rien dans le contexte dans lequel il l'emploie ne l'indique", commente d'Edgar Morin dans Le Monde.

"Aucun signe"
"Lorsque j'ai parlé de 'politique de civilisation', je partais du constat que si notre civilisation occidentale avait produit des bienfaits, elle avait aussi généré des maux qui sont de plus en plus importants", poursuit le sociologue. "Je m'attachais à voir dans quelle mesure on peut remédier à ces maux sans perdre les bienfaits de notre civilisation."
Edgar Morin explique encore qu'il avait fait des propositions concrètes aux candidats à la présidentielle en fonction de ce diagnostic, et "notamment sur le terrain du rétablissement des solidarités, de la création de maisons de solidarité ou d'un service civil ad hoc".
"Je ne peux exclure que M. Sarkozy réoriente sa politique dans ce sens, mais il ne l'a pas montré jusqu'à présent et n'en donne aucun signe", poursuit Edgar Morin. "Si sa reprise du thème de la 'politique de civilisation' pouvait éveiller l'intérêt, notamment de la gauche, non pour l'expression mais pour le fond, ce ne serait que souhaitable."
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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 14:09
Hier soir avant les journaux télévisés la nouvelle du verdict de la cour d'assises spéciale de Paris est tombé sur le procès d'Yvan Colonna.
La réclusion à perpétuité, requise par le ministère public, est prononcée mais sans peine de sûreté. C'est donc la seule concession que les magistrats composants le jury de la cour ont laissé pour prendre en compte les zones d'ombre de cette affaire. Colonna est donc condamné à la même peine que ses supposés complices qui ont avoué l'assassinat, sans que la justice considère que ce soit eux les véritables tireurs.
Ce verdict marque une double incohérence :
- d'abord parce que si Yvan Colonna est condamné à la même peine que les deux hommes du commando, c'est que la cour n'a pas pu éclaircir s'il était réellement le tireur et donc l'assassin du Préfet Erignac. Or c'était bien la charge qui était retenue contre lui et non celle de complicité. Si donc les magistrats doutaient qu'il soit le tireur, pourquoi alors le condamner ?
- enfin parce qu'aucune preuve matérielle ne peut être retenue contre Yvan Colonna. Les témoins de la scène ne l'ont pas reconnu, tous parlent de deux hommes et non de trois. Tout est donc basé dans cette enquête, dans ce procès, dans ce verdict sur les témoignages obtenus obtenus après des dizaines d'heures de garde à vue des deux hommes du commando, puis ceux de leurs épouses effondrées par l'arrestation de leurs maris. Aveux qu'ils ont tous rétracté ; c'est peu comme dans le dossier... et normalement à ce stade, le doute aurait dû profiter à l'accusé.

Mais il devient évident que l'ancien ministre de l'intérieur, devenu président de la République, ayant déjà prononcé le verdict en définissant, le jour de son arrestation, Yvan Colonna comme "l'assassin du préfet Erignac", les magistrats ont été sous une pression politique et médiatique constante. Le parfum de mise au pas de la justice qui plane depuis mai 2007 ne fait que renforcer cette impression.
Je ne sais pas si Colonna est coupable ou non ; ce que je dis c'est qu'à ce stade un procès en appel est nécessaire et que dans l'état du dossier la seule décision qui me paraissait légitime était celle de l'acquittement. J'imagine la douleur qui a été celle de Claude Erignac et de sa famille le soir de l'assassinat de son époux, je peux imaginer la douleur qui a suivi et celle qui aurait été si Yvan Colonna n'avait été condamné hier soir. Mais satisfaire et apaiser la douleur d'une victime ne fait pas toute la justice... Ici, ni le droit, ni la justice n'ont été dits !

Ceux qui parlent de la culpabilité de Colonna en se fondant sur sa fuite ne se placent pas dans la situation corse. Personnellement, si j'avais été proche des milieux nationalistes corses, désigné sans preuve assassin du préfet dans les circonstances émotionnelles de l'époque, je crois que moi aussi je me serais caché.

Mais croit-on vraiment que nous avons mis là un coup d'arrêt à la violence en Corse ? Condamner un homme à la perpétuité, sans savoir s'il est réellement coupable et donc sans l'avoir démontré, est-ce un outil efficace pour rogner les abattis des terroristes ? Je crains que les imbéciles et les mafieux qui composent les groupuscules terroristes de l'île ne recueillent de nouvelles recrues en colère après ce verdict.

Frédéric FARAVEL
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