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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 10:44
aujourd'hui se déroulera la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin. J'ai décidé de bouder non seulement les célébrations mais aussi la retransmission des épreuves.
Désolé pour les sportifs qui attendent ce moment depuis 4 ans, mais j'estime que la situation, les mensonges de Pékin et le gouvernement totalitaire sont des sujets trop graves pour que l'on ne se concentre que sur la "grande fête du sport". Et je préfère ne pas dire ce que je pense de la lâcheté et de l'obséquiosité de notre président de la République.
salut,
Fred
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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 09:35
Pour Philippe Val, Charlie Hebdo et quelques principes
LE MONDE | 31.07.08 | 14h00  •  Mis à jour le 31.07.08 | 16h23

e Siné, nous voudrions rappeler quelques fulgurances passées, que ni ses menaces, ni ses rodomontades, ni son agitation médiatique ne parviendront à effacer. En 1982, quelques jours après l'attentat de la rue des Rosiers, Siné déclarait sur les ondes de la radio Carbone 14 : "Je suis antisémite et je n'ai plus peur de l'avouer, je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs... je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s'il est propalestinien. Qu'ils meurent !"
Le 2 juillet 1997, Siné écrivait à propos de la GayPride : "Loin d'être un empêcheur d'enculer en rond, je dois avouer que les gousses et les fiottes qui clament à tue-tête leur fierté d'en être me hérissent un peu les poils du cul... Libé nous révèle leurs chanteuses favorites : Madonna, Sheila et Dalida... On ne peut que tirer la chasse devant un tel goût de chiottes probablement dû au fait que c'est l'un de leur lieu de plaisir préféré."
Le 8 octobre 1997, Siné écrivait à propos de la communauté harkie : "Traîtres à leur patrie, ils ne méritent que le mépris !... Quant aux enfants de ces harkis, les pauvres, ils n'ont guère le choix ! Soit 1) ils en sont fiers ou 2) ils en ont honte. Dans le premier cas, qu'ils crèvent ! Dans le second, qu'ils patientent jusqu'à ce qu'ils deviennent orphelins !"
Le 2 juillet 2008, enfin, il y eut cette fameuse phrase sur la prétendue conversion de Jean Sarkozy au judaïsme afin d'épouser "sa fiancée juive", cela étant supposé lui permettre de "faire du chemin dans la vie".
Las de ces dérapages, Philippe Val et sa rédaction ont condamné ces propos, comme ils avaient condamné les précédents, et ont réclamé à leur auteur des excuses. Celui-ci s'y est refusé et le voilà, au terme d'un invraisemblable retournement de situation, métamorphosé en martyr d'une liberté d'expression qui, si les mots ont un sens, consisterait donc à pouvoir librement tenir des propos homophobes, antisémites et racistes.
Certains ont pétitionné et pris position en faveur d'un homme qui n'en est pas à son coup d'essai en matière de dérapage. Une partie de la presse, en particulier sur Internet, a préféré imaginer que ce sont de sombres complots qui ont conduit à l'éviction de Siné. Entre autres outrances, nous avons été attristés de voir Plantu dans L'Express se distinguer en croquant Philippe Val en nazi. Pourquoi ne pas admettre l'évidence - à savoir qu'une fois de trop, Siné venait de franchir la barrière qui sépare l'humour de l'insulte et la caricature de la haine ?
Pour notre part, nous ne pouvons supporter de voir le démocrate, le défenseur et le garant des principes traité comme s'il était l'agresseur et le coupable. C'est pourquoi nous entendons apporter notre entier soutien à Philippe Val et à la rédaction de Charlie Hebdo pour la constance de leur engagement contre le racisme, l'antisémitisme et toutes les formes de discrimination. Lorsque la raison aura repris ses droits, quand on acceptera de lire et entendre, vraiment lire et entendre, ce qu'a écrit et dit Siné depuis 30 ans, alors chacun pourra constater que le seul tort de Philippe Val aura été de ne plus supporter ce qui, en réalité, n'était plus supportable depuis longtemps.

Alexandre Adler (historien) ;
Elisabeth Badinter (philosophe) ;
Robert Badinter (sénateur) ;
Pascal Bruckner (écrivain et philosophe) ;
Hélène Cixous ;
Bertrand Delanoë (maire de Paris) ;
Jean-Claude Gayssot (vice-président de la région Languedoc-Roussillon) ;
Blandine Kriegel (philosophe) ;
Claude Lanzmann (cinéaste) ;
Daniel Leconte ;
Pierre Lescure (directeur du Théâtre Marigny) ;
Bernard-Henri Lévy ;
Daniel Mesguich (directeur du Conservatoire national supérieur d'art dramatique) ;
Ariane Mnouchkine (metteur en scène) ;
Elisabeth Roudinesco (historienne) ;
Joann Sfar (dessinateur) ;
Dominique Sopo (président de SOS-racisme) ;
Fred Vargas (écrivain) ;
Dominique Voynet (sénatrice) ;
Elie Wiesel (Prix Nobel de la paix).

Article paru dans l'édition du 01.08.08
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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 11:40
Point de vue
De quoi Siné est-il le nom ?, par Bernard-Henri Lévy
LE MONDE | 21.07.08 | 13h53  •  Mis à jour le 21.07.08 | 13h53

ette affaire est tout de même extraordinaire.

Voilà un humoriste - Siné - qui donne à son journal une chronique où il dit, en substance, que la conversion au judaïsme est, dans la France de Sarkozy, un moyen de réussite sociale et qu'il préfère "une musulmane en tchador" à "une juive rasée" (sic).


Voilà un directeur - Philippe Val - qui rappelle au chroniqueur le pacte fondateur qu'est, pour Charlie Hebdo, leur journal, le refus catégorique de toute forme d'antisémitisme ou de racisme et qui lui demande, en conséquence, de s'excuser ou de s'en aller.

Et voilà la blogosphère, puis la presse, qui, au terme d'un renversement des rôles ahurissant, transforment l'affaire Siné en affaire Val et, au lieu de pointer, analyser, stigmatiser, le dérapage du premier ne s'intéressent plus, soudain, qu'aux "vraies" raisons, forcément cachées, nécessairement obscures et douteuses, qui ont bien pu pousser le second, voltairien notoire, apôtre déclaré de la liberté de critique et de pensée, défenseur en particulier des caricaturistes de Mahomet, à réagir, cette fois, en censeur offusqué (la main du "lobby" ? celle de Sarkozy lui-même ? un règlement de comptes inavoué et dont l'humoriste ferait les frais ? tout y est passé, jusqu'à la nausée...).

A ce degré de confusion, la mise au point s'impose - et, sine ira et studio, sans colère ni enthousiasme, le rappel des principes simples que l'on a, dans cette empoignade, tendance à perdre de vue.

1. La critique voltairienne des religions, de toutes les religions, est une chose - saine, bien venue, utile à tous et, en particulier peut-être, aux croyants eux-mêmes. Le racisme, l'antisémitisme, en sont une autre - odieuse, inexcusable, mortelle pour tout le monde et que l'on ne saurait, en aucun cas, confondre avec la première.

La distinction n'était pas si nette chez Voltaire qui était, comme chacun sait, raciste et antisémite. Elle l'est depuis Voltaire, chez les meilleurs de ses héritiers et, en particulier, dans le journal de Philippe Val. Les vraies Lumières ? Les Lumières de notre temps ? Critiquer les dogmes, pas les personnes.

Bouffer du curé, du rabbin, de l'imam - jamais du "Juif" ou de l'"Arabe". Etre solidaire, bien entendu, de caricaturistes qui se moquent du fanatisme et le dénoncent - mais s'interdire, fût-ce au prétexte de la satire, la moindre complaisance avec les âmes glauques qui tripatouillent dans les histoires de sang, d'ADN, de génie des peuples, de race. C'est une ligne de démarcation. Soit, à la lettre, un principe critique. Et c'est là, dans le strict respect de cette ligne, qu'est, au sens propre, la pensée critique.

2. La question n'est pas de savoir si tel ou tel - en l'occurrence Siné - "est" ou "n'est pas" antisémite. Et l'on se moque bien des brevets de moralité que croient bon de lui octroyer ceux qui, comme jadis pour Dieudonné ou, plus tôt encore, pour Le Pen, disent le connaître "de longue date" et savoir "de source sûre" que l'antisémitisme lui est étranger.

Ce qui compte ce sont les mots. Et ce qui compte, au-delà des mots, c'est l'histoire, la mémoire, l'imaginaire qu'ils véhiculent et qui les hantent. Derrière ces mots-là, une oreille française ne pouvait pas ne pas entendre l'écho de l'antisémitisme le plus rance.

Derrière cette image d'un judaïsme tout-puissant auquel un Rastignac contemporain se devrait de faire allégeance, elle ne pouvait pas ne pas reconnaître l'ombre de notre premier best-seller antisémite national : "Les Juifs, rois de l'époque", d'Alphonse Toussenel (1845). C'est ainsi. C'est affaire, non de psychologie, mais d'acoustique, donc de physique, de mécanique.

Et quand on est face à ça, quand on voit un vieil humoriste - qui, en effet, ne sait sans doute pas vraiment ce qu'il dit - manipuler des chaînes signifiantes qui ont toujours, partout, avec une régularité implacable, mis le feu dans les esprits, la juste attitude n'est pas de minimiser, ratiociner, discuter à perte de vue des dosages respectifs, dans l'énoncé incriminé, du poison de la haine et de l'excipient gentiment ricaneur - elle est de déclencher, sans attendre, ce que Walter Benjamin appelait les "avertisseurs d'incendie".

3. L'antisémitisme - comme, naturellement, le racisme - est un délit qui ne souffre ni circonstances atténuantes ni excuses. La chose devrait aller de soi. Hélas, ce n'est pas le cas. Car il y a une excuse au moins qui, depuis l'affaire Dreyfus, semble marcher à tous les coups et instaurer une sorte de clause de la haine la mieux autorisée.

C'est celle qui consiste à dire : non à l'antisémitisme, sauf s'il s'agit d'un grand bourgeois, officier supérieur de l'armée française. Ou : non à l'antisémitisme sauf si l'enjeu est un symbole du Grand Capital, un banquier juif, un ploutocrate, un Rothschild. Ou : sus à l'antisémitisme, cette peste des âges anciens que le progressisme a terrassé - sauf s'il peut se parer des habits neufs d'un antisarkozysme qui, lui non plus, ne fait pas de détail et ne recule devant rien pour l'emporter.

Ainsi parlait Alain Badiou quand, dans un livre récent, De quoi Sarkozy est-il le nom ?, il s'autorisait de sa juste lutte contre l'"immonde" pour réintroduire dans le lexique politique des métaphores zoologiques ("les rats"... "l'homme aux rats"...) dont le Sartre de la préface aux Damnés de la terre avait pourtant démontré, sans appel, qu'elles sont toujours la marque du fascisme.

Et ainsi pensent aujourd'hui, non seulement les "amis" de Siné pétitionnant à tour de bras en sa faveur, mais tous ceux qui, sous prétexte que le Rastignac qu'il avait en ligne de mire était le propre fils du Président honni, sont comme tétanisés et interdits d'indignation - vieux reste d'antidreyfusisme ; dernière perle lâchée par l'huître d'un guesdisme dont la doctrine était qu'il y a un bon usage, oui, des pires maladies de l'esprit ; misère.

4. S'il y a bien un argument que l'on a honte d'avoir à entendre encore dans la bouche de ceux qui trouvent qu'on fait à Siné un mauvais procès, c'est celui qui plaide : "Siné est un vieux libertaire, un attardé de l'anarchisme, un rebelle - comment voudrait-on que cet homme-là trempe dans cette saloperie ? comment ose-t-on confondre sa révolte tous azimuts avec cette passion ciblée qu'est la fureur antisémite ?"

Eh bien justement. Cet argument est lamentable car il ignore tout des ambiguïtés d'une tradition dont une des spécialités a toujours été, justement, de passer de la rage tous azimuts à sa concentration antisémite : les anarcho-syndicalistes du début du XXe siècle ; les partisans de l'action directe proposant, soixante-dix ans plus tard, de "jeter" les Juifs sur "le fumier de l'Europe" (Ulrike Meinhoff, dirigeante de la Bande à Baader)...

Cet argument est pitoyable car il fait, ou feint de faire, comme si l'esprit de révolte, le non-conformisme, étaient un imparable vaccin contre ces tentations funestes : c'est faire bon marché du courant dit, précisément, des "non-conformistes des années 1930" et de l'énergie qu'il mit à fournir à l'antisémitisme de son temps ses armes et ses raisons (il convient, sur le sujet, de lire et de relire le classique de Jean-Louis Loubet del Bayle)...

Cet argument est dénué de sens, enfin, car il laisse supposer qu'un homme de gauche, un progressiste, serait immunisé, par nature, contre le pire : or on sait que, s'il n'avait, ce pire, qu'une vertu, ce serait de brouiller, pulvériser ce type de frontière et de provoquer, de gauche à droite, un chassé-croisé sémantique permanent, vertigineux, terrible (des fameuses "sections beefsteak", brunes dehors, rouges dedans, nées de l'entrisme communiste dans les organisations de masse hitlériennes jusqu'au recyclage, par l'islamo-gauchisme d'aujourd'hui, des scies de l'ultradroite, les exemples, hélas, abondent)...

5. Un tout dernier mot. Il faudrait, ânonne l'opinion, veiller à ne pas tomber dans le conformisme d'un politiquement correct, voire d'une police de la pensée et du rire, dont le seul effet sera d'empêcher les humoristes d'exercer leur libre droit de se moquer de tout et de tous. Soit. Sauf que, là aussi, il faut s'entendre. Et oser, surtout, poser la question. Et si "politiquement correct" était aussi le prédicat d'un discours et, en la circonstance, d'un humour qui s'interdirait le racisme, l'antisémitisme, l'appel au meurtre ?

Et si cette volonté de rire de tout et de tous, tranquillement, sans entrave, exprimait juste la nostalgie du bon temps de la blague à l'ancienne, bien grasse, bien salace, quand personne ne venait vous chercher noise si l'envie vous prenait de vous lâcher contre les "ratons", les "youpins", les "pédés", les femmes ?

Et si les temps, précisément, avaient changé et qu'il appartenait aux humoristes, non moins qu'aux écrivains, aux artistes, de prendre acte de ce changement en admettant qu'on ne rit plus aujourd'hui, ni tout à fait des mêmes choses, ni tout à fait de la même manière, qu'au temps des années 1930 ou 1950 ?

Allons, Siné. Tu as encore le choix. Ou bien la répétition, le stéréotype, le même éternel retour du même humour de cabaret qui ne te fait, j'en suis sûr, plus rire toi-même - mécanique plaquée sur du vivant, ignominie couplée avec du cliché, gâtisme assuré. Ou bien changer de disque, inventer, te libérer et faire de ton humour l'aventure d'une liberté retrouvée et ajustée aux libertés du jour - jeunesse à volonté, talent, modernité.

Je ne pense pas qu'on en ait "trop fait" sur cette affaire Siné. Aussi minuscule qu'elle semble, c'est une de ces "sécrétions du temps" dont Michel Foucault disait qu'elles n'ont pas leur pareil pour refléter, condenser, télescoper, l'esprit et le malaise d'une époque.

Bernard-Henri Lévy est essayiste.

Article paru dans l'édition du 22.07.08
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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 13:19

Appel public à signatures

Pour obtenir l’abandon du fichier EDVIGE

instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux


Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

- s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org

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3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 16:05
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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 09:41
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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 12:58
NOUVELOBS.COM | 28.05.2008 | 13:36

Dans une interview publiée le 27 mars par Le Point, l'ex-candidate à l'élection présidentielle estimait que le "libéralisme politique" est "indissociable du socialisme démocratique"

En pleine polémique entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë sur les liens entre libéralisme et socialisme, le blog "Bozarblog" a ressorti, mercredi 27 mai, une interview de l'ex-candidate à l'élection présidentielle dans laquelle elle jugeait ces deux théories "indissociables".
A l'origine de la polémique entre les deux socialistes se trouve un passage du dernier livre de Bertrand Delanoë, "De l'audace!", dans lequel le maire affirme : "Le libéralisme est donc d’abord une philosophie politique et j’y adhère. Ce sont les conservateurs qui l’ont dévoyé au service d’une idéologie du laisser faire économique et de la perpétuation des rentes et des privilèges dont ils bénéficient déjà."
Un positionnement vivement dénoncé par Ségolène Royal qui déclarait, le 24 mai : “Ma conviction, c’est qu’au XXIème siècle, être libéral et socialiste, c’est totalement incompatible.”
Or, le blog "Bozarblog" a retrouvé une interview de la présidente de la région Poitou-Charentes, publiée le 27 mars par Le Point et dans laquelle elle le journaliste lui posait ouvertement la question : "Le grand débat n’est-il pas aujourd’hui entre le socialisme et le libéralisme ?"
Ségolène Royal répondait alors "De quel libéralisme parlez-vous ? Si c’est du libéralisme politique, il est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique".
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 09:37
Lors des commémorations du 8 mai 1945, Nicolas Sarkozy est allé rendre hommage aux membres du commando Kieffer, ces quelques 170 jeunes Français, qui avec les forces canadiennes avaient été les seuls soldats français à participer aux opérations du débarquement de Normandie.
Il est évident que Nicolas Sarkozy cherche là à reteinter son image ternie d'un gaullisme de bon alloi, lui qui fut si souvent accusé comme Jacques Chirac d'être un fossoyeur du Gaullisme. Le fait que la participation du commando Kieffer fut décriée par le Général De Gaulle qui pestait de ne pas avoir été tenu informé de cette participation et même de l'opération tout court apparaîtra tout de même comme une ironie particulière.
Mais il est frappant que Sarkozy renoue le 8 mai dernier avec un élément central du gaullisme et l'un des trois piliers majeurs de la droite française : le nationalisme. Sans erreur possible, il apparaît évident que l'un des faits majeurs de la synthèse sarkoziste c'est la capacité à assumer à nouveau un nationalisme, discrédité par la guerre, la décolonisation et la construction européenne. Qu'il gère ceci avec les obligations de maintenir les faux-semblants de l'union européenne, montre bien - malgré tout traité simplifié - à quel point l'Europe est dans une impasse, en panne de projet, pour se satisfaire ainsi que celui qui se revendique son "relanceur" soit un nationaliste assumé.
Car le 8 mai 2008, quelques jours après deux documentaires pédagogiques et remarquablement montés sur Mitterrand et la seconde guerre mondiale, Sarkozy a renoué avec la mystique Gaullo-mitterrandienne, et même Gaullo-communiste, celle de la France unie, de la France éternelle, de la France résistante, qui n'aurait rien eu à voir avec Vichy, l'Etat français (celui qui pourtant détenait la légitimité institutionnelle), les crimes qu'il a commis et cette idée que la France n'avait pas à faire de repentance.
Le refuse de la repentance est une antienne récurrente de Nicolas Sarkozy ; elle est aménagée au gré des circonstances pour satisfaire momentannément telle ou telle partie de la population, mais l'idée générale reste. Et là la marque est incontournable, Nicolas Sarkozy par son discours du 8 mai 2008 vient de faire faire à notre République un bond de 12 ans en arrière avant que Jacques Chirac n'ait enfin reconnu que les crimes de Vichy étaient des crimes français.

Frédéric Faravel
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 14:12
Poitou-Charentes : divorce houleux entre Mme Royal et l'un de ses vice-présidents
 
LEMONDE.FR avec AFP | 26.02.08 | 13h27  •  Mis à jour le 26.02.08 | 13h27

segolenepresidentepoitoucharente.jpga présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal (PS), a retiré, lundi 25 février, la délégation des finances à son premier vice-président, Jean-François Fountaine (PS), qui avait manifesté un désaccord au moment du vote du budget.

Cette décision a été annoncée au cours d'une commission permanente du conseil, qui s'est déroulée dans un climat houleux. La présidente de région a refusé la parole à son premier vice-président, rapporte France Bleue Poitou. La méthode aurait fait hurler une partie de la majorité et l'opposition. Choqué par "cette humiliation en public", Jean-François Fountaine a quitté un moment la séance, suivi par le groupe des Verts et l'ensemble de l'opposition.

Lors des débats sur le budget 2008 en décembre, M. Fountaine s'était prononcé pour une augmentation des impôts "afin de ne pas endetter la collectivité" alors que Mme Royal s'y était opposée "pour ne pas aggraver les difficultés de nos concitoyens face au pouvoir d'achat".

"DÉLIT D'OPINION"
"Je suis dans mon rôle de présidente garante de la cohérence de notre politique. Il est impératif que l'élu chargé des finances soit sur la même ligne que moi", s'est justifié Mme Royal, qui a affirmé ne pas souhaiter "augmenter les impôts pour 2009". Pour Jean-François Fountaine, "il s'agit de me punir d'un délit d'opinion sur le budget malgré mon vote favorable".

M. Fountaine a trouvé des alliés inattendus dans les rangs de l'opposition. La droite a en effet décidé de saisir le tribunal administratif car elle estime que le délai légal de convocation de la réunion de lundi n'a pas été respecté. "Toute délibération pour cette raison ne pourra être qu'annulée", a déclaré Henri de Richemont, le chef de file de l'opposition.

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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 14:06

Benoit Hamon invité de I>Télé
Vidéo envoyée par Nouveau-PS

Benoît Hamon était face à Jérôme Chartier (UMP) pour répondre à la question posée par Jean-Jérôme Bertolus sur I>Télé : "Le président perd-il son sang froid ?"

La Chronique de Stéphane Guillon lors du 7/10 de France Inter le mardi 26 février 2008

L'interview de Sarkozy aux lecteurs du Parisien trafiquée par l'Elysée
Samedi au Salon de l'agriculture. Photo AFP
 
 
Selon le directeur de la rédaction du quotidien, la phrase de regret du Président à propos de son altercation avec un visiteur du salon de l'agriculture a été rajoutée à la relecture de l'entretien.
 
philippe brochen
 
LIBERATION.FR : mardi 26 février 2008

Oui, à la lectrice du Parisien qui comparait les paroles du Président au coup de boule de Zidane en finale de la Coupe du monde de foot, Nicolas Sarkozy a répondu: «Il est difficile même quand on est Président de ne pas répondre à une insulte. J'ai sans doute les défauts de mes qualités. Ce n'est pas parce qu'on est le Président qu'on devient quelqu'un sur lequel on peut s'essuyer les pieds.» Non, Nicolas Sarkozy n'a pas dit: «Cela étant, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre», qui figure pourtant dans la même réponse. C'est ce qu'a révélé le directeur de la rédaction du Parisien, ce matin sur Canal+. «Cette phrase n'a pas été prononcée», a expliqué Dominique de Montvalon.
 

Ce rajout à l'entretien a été fait par l'Elysée à qui, comme toujours dans pareil exercice, l'interview avait été adressée pour «vérification» avant publication. Seulement voilà, les conseillers du Président ne se sont pas contentés de vérifier les dires de leur patron, ils se sont aussi autorisés à compléter la réponse faite par le Président. Avec l'aval de Nicolas Sarkozy? On peut l'imaginer.

 

Sur Canal+, Dominique de Montvalon a expliqué qu'il révèle cet ajout par respect à ses lecteurs qui ont interviewé le chef de l'Etat: «Ils retrouvent dans le journal quelque chose que le Président n'a pas dit, qu'ils n'ont pas entendu.» Le Parisien annonce qu'il publiera demain mercredi la version non amendée de l'interview.

 

Il y a peu, la rédaction de Libération avait eu la surprise de constater, au retour de relecture d'un entretien avec Bernard Laporte par ses conseillers, qu'une question et une réponse avaient été rajoutés par le cabinet du secrétaire d'Etat aux Sports. Une première dans l'histoire de Libération.

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