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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 13:08
40 ans après, mai 68 obsède encore Nicolas Sarkozy : pourquoi ?

Comme Le Pen, Sarkozy – le sortant -  s’adresse à "à tous ces sans-grade", "tous ces anonymes", "tous ces gens ordinaires (...) auxquels on ne fait pas attention, que l'on ne veut pas écouter, que l'on ne veut pas entendre »
Sarkozy, l’homme de l’establishment qui gouverne depuis 5 ans (et qui gouvernait déjà avec Balladur), l’homme des petits clans et des petits putschs, des couloirs des banques et des marchands d’armes, des villas et des palais, l’homme des financiers et des fortunes dorées, ose affirmer, a contrario de ce qu’il est  : "C'est à vous que je veux rendre le pouvoir (...). Je veux être le candidat du peuple de France et non pas le candidat des médias, des appareils, de tel ou tel intérêt particulier, des intérêts partisans, des sectarismes."  Lui qui tente de voler son élection grâce aux plus puissants bourrages de crâne médiatique, d’imposer des discours provocateurs, bourrés de mensonges, sans crainte des réactions de la grande presse qu’il contrôle !

Sarkozy le candidat des milliardaires du Cac 40, l’ami des Bouygues, Dassault, Lagardère, Rotschild, le petit frère de Guillaume Sarkozy du Medef, celui qui négocie Avantis-Sanofi pour son autre frère François Sarkozy, le maire des salons de Neuilly accuse pêle-mêle la gauche d ‘avoir prôné « l’assistanat, l’égalitarisme, le nivellement, les 35 h »

Il fait froid dans le dos :

-  « Assistanat » les indemnités que touchent les chômeurs ? alors que ces indemnités, sont un « dû », elles proviennent des cotisations chômage versées par les salariés, c’est une assurance, c’est un droit inaliénable, justifié pour tous les salariés qui ont été licenciés, auxquels on ne retrouve pas un travail correspondant à leur qualification, leur niveau et leur ancienneté !  Est-ce que Sarkozy désigne aussi du doigt les assistés des assurances vie de ses milliardaires de Neuilly pour lesquels l’argent vient en dormant pendant que les autres travaillent ? Non, Sarkozy ne s’en prend qu’aux faibles, pas aux forts.

-   « L’égalitarisme et le nivellement », vieilles lunes patronales, phobies des maîtres des forges depuis le XIX° siècle, menacent-ils ce pays où les inégalités sociales n’ont jamais été aussi grandes qu’après cinq ans de sarko-chiraquisme ?  378 000 millionnaires en eur, les 500 premiers fortunes ont gagné 30 milliards d’eu de plus en 2005, soit trois fois le « trou » présumé de la Sécurité sociale, 100 milliards de bénéfices pour les chefs et actionnaires du Cac 40, des baisses d’impôts pour les riches, des emprunts aux riches et des dettes publiques accrues à rembourser aux riches, en serrant la ceinture aux 7 millions de travailleurs pauvres ?

-  Les 35 h ? Sarkozy est un menteur éhonté ou un ignorant des règles élémentaires du droit du travail chaque fois qu’il ose proposer « la liberté » de « travailler plus pour gagner plus » : chaque mot de ses phrases sont faux. Car pas un salarié de ce pays, pas un seul n’a la « liberté » de la durée de son travail. Tout salarié est subordonné et c’est l’employeur seul qui décide unilatéralement de la durée du travail, (temps partiel, temps plein, heures supplémentaires). Sarkozy est encore un menteur ou un ignorant lorsqu’il dit que « les 35 h doivent être un minimum » : il y a une grande majorité des 3,7 millions de temps partiel (85 % de femmes, 80 % de non qualifiés) qui aimeraient travailler plus, oui, « 35 h minimum ». Sarkozy est encore un menteur lorsqu’il promet de gagner plus à ceux qui feraient des heures supplémentaires, alors qu’il n’a pris, depuis cinq ans avec son ami Fillon, que des mesures pour baisser les salaires liés aux heures supplémentaires :
-       en maintenant à 10 % de majoration les heures comprises entre 35 et 39 h dans les entreprises de moins de 20 salariés, alors qu’elles auraient dû être majorées de 25 % depuis le 1er janvier 2005 : 5 millions de salariés concernés on travaillé plus en gagnant moins !
-       en allongeant les contingents annuels d’heures supplémentaires autorisés de 130 à 200 h (et pire parfois, 230 h dans la poissonnerie et 360 h dans la restauration), ce qui aboutit a reporter de la 131 ° heure à la 221 ° heure le seuil de déclenchement de majorations des heures a 100 % : les salariés concernés travaillent plus et gagnent moins
-       en généralisant les « forfaits jours » et en déduisant « les temps de déplacement professionnels des temps de travail effectifs » forçant des millions de salariés cadres ou non a travailler plus en gagnant moins
-       en permettant le rachat des compte épargne temps à taux zéro, conges payés non pris, heures supplémentaires dissimulées, ce qui revient à faire travailler plus pour gagner moins

Pas un salarié de ce pays n’a intérêt à voter pour Sarkozy, sauf à méconnaître ses droits et à voir baisser son salaire réel, brut et net, pour une plus longue durée du travail…
Car Sarkozy propose de baisser le salaire brut sur lesdites heures supplémentaires qui seraient moins majorées, et moins contrôlées, donc moins payées (c’est déjà, hélas, le champ le plus étendu des délinquances patronales contre les salaires, 9 plaintes sur 10 à l’inspection du travail concernent des heures supplémentaires impayées) Il y a déjà des millions de salariés qui travaillent 45, 50 voire 60 h et qui ne gagnent pas beaucoup !
Mais si un salarié avait un doute, il devrait s’attacher à comprendre pourquoi Sarkozy s’en prend aux 8 à 9 millions de salariés  qui ont fait grève en mai 68 :

Sarkozy contre les 8 millions de grévistes de mai 68

Sarkozy augmente les décibels au fur et à mesure que le deuxième tour approche, comme s‘il voulait mettre la barre de plus en plus haut contre les « fraudeurs du métro » et « les fautes des syndicalistes » qu’il place dans le même sac…   Il accuse mai 68 d’avoir "imposé le relativisme intellectuel et moral", "liquidé l'école de Jules Ferry", "introduit le cynisme dans la société et dans la politique", "abaissé le niveau moral de la politique" (sic)
«  La morale, après 1968, on ne pouvait plus en parler. » Selon lui, pour  "les héritiers de 1968", "il n'y avait plus aucune différence entre bien et le mal, le beau et le laid, le vrai et le faux, l'élève valait le maître". "Les héritiers de ceux qui, en mai 68, criaient « CRS = SS» prennent systématiquement le parti des voyous, des casseurs et des fraudeurs contre la police. "Voyez comment le culte de l'argent roi, du profit à court terme, de la spéculation, comment les dérives du capitalisme financier ont été portées par les valeurs de mai 68." "Je veux tourner la page de mai 68 une bonne fois pour toute", se lâche enfin Sarkozy.

Pourquoi une telle haine de la part de cet apprenti caudillo qui devait avoir 13 ans en mai 68 ?

Cette tirade hargneuse, hors norme, acharnée, contre un des plus grands mouvements de l’histoire sociale de notre pays, est plus que tout le reste le signal de la grande revanche de l’extrême droite dirigeante de l’Ump !

C’est contre les 8 à 9 millions de grévistes de mai-juin 68 qu’il en a, lui qui ose se faire photographier devant des ouvriers portant le casque de sécurité, pour mieux les berner.
S’il va voir « la France qui se lève tôt » c’est pour qu’elle se lève encore plus tôt, se couche plus tard et gagne moins, pour que les profits de ses amis de Neuilly augmentent : tout cela dans une mise en scène que toute les rédactions en chef de la presse aux ordres orchestrent !  
Nul doute que Sarkozy pense la même chose de toutes les luttes sociales, du Conseil national de la Résistance, de mai- juin 36, de la Commune de Paris, des combats pour les journées de 10 h puis de 8 h, pour les 40 h, pour
« l’assistanat » de la Sécurité sociale et des retraites par répartition…  
N’est-ce pas lui qui a assez d’inculture pour mettre dans son clip télévisé  : « le travail rend libre » (ARBEIT MACHT FREI) ?

En fait ce que signifie avec arrogance, l’homme au karcher, Sarkozy, c’est qu’il veut écraser tout mouvement social de type Cip mars 94, nov-déc 95, retraites printemps 2003, Cpe janvier avril 2006, c’est qu’il fera la guerre aux syndicats puisque sa première loi sera contre le droit de grève !

Sarkozy a amalgamé à Bercy, dimanche 29 avril, “la France qui paye toujours pour tous les autres, (...)  qui paye pour les fautes des politiques, des technocrates, des syndicalistes, qui paye pour les fraudeurs, qui paye pour les voyous, qui paye pour ceux qui profitent du système, qui paye pour ceux qui demandent toujours et qui ne veulent jamais rien donner".
Le lien est clair dans sa réthorique et ses objectifs entre syndicalistes, fraudeurs, voyous... Tout ça, c’est des “racailles”.

Comme il a fait la chasse aux « racailles », et, il le redit, « aux poignées de voyou qui se croit au-dessus des lois et de la morale », il veut remonter jusqu’à atteindre dans la mémoire ce qu’il doit appeler des « casseurs » de 68… C’est la même chose pour lui, c’est le peuple dont il feint de se réclamer, les sans grades auxquels il prétend parler et que pourtant il hait du haut de ses talonnettes d’apprenti caudillo. C’est la haine ancestrale des riches contre les
« partageux »,  les « rouges »,  les « syndicalistes », qu’il a exprimé à Bercy dans son dernier meeting show à l’américaine. Sarkozy annonce qu’il entend écraser tout mouvement social ! Au Karcher contre les luttes sociales, contre la pègre syndicale  !

Que les électeurs protégent dimanche 6 mai, la France de la victoire de ce caudillo, c’est le pire qui puisse lui arriver !  Que pas une voix ne manque à Ségolène Royal…
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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 15:23
Sacré Nicolas : il me manquera jamais une occasion pour faire rire son auditoire !

Chronique d'un face-à-face télévisé proposé, accepté, reporté puis annoncé
LE MONDE | 27.04.07 | 12h15 • Mis à jour le 27.04.07 | 16h01


endredi 27 avril, 15 h 48 : Nicolas Sarkozy dénonce à Puy-Guillaume les "procès de Moscou" intentés à son encontre par Ségolène Royal et François Bayrou.

13 h 43 : "L'arithmétique pointilleuse du CSA d'un côté, le poids des sympathies auprès du candidat Sarkozy de l'autre, font que le devoir d'informer subit une entrave insupportable dans une démocratie", souligne le Syndicat national des journalistes dans un communiqué.

13 h 30
: Simone Veil, soutien de Nicolas Sarkozy, dénonce "la haine" de François Bayrou envers le candidat UMP et l'accuse de vouloir "enfreindre les règles" du CSA sur le temps de parole.

13 heures : Ségolène Royal fait état de pressions sur le "système médiatico-financier" qu'elle dit lié à Nicolas Sarkozy dans le but de faire échouer l'organisation d'un débat télévisé avec François Bayrou, mais "pense que le débat aura lieu".

12 h 30 : Des sources proches du PS indiquent au Monde que le débat aura lieu samedi après-midi 28 avril, et sera organisé par BFM TV et RMC Info. De son côté, la radio confirme avoir eu l'accord des socialistes, mais dit attendre encore la réponse de François Bayrou.

11 heures : "Canal+ m'obéit", ironise Nicolas Sarkozy, estimant que "c'est insulter la presse régionale comme la presse tout court que de penser qu'elle peut céder à quelque pression que ce soit".

Matinée : Accusations et réactions se multiplient. "Nous avons envoyé des invitations à l'UMP qui sont restées lettre morte. Dans ces conditions, il était difficile d'organiser ce débat en sachant que Canal+ a très peu de programmes en clair et qu'il nous aurait fallu trouver un temps de parole équivalent pour l'UMP", explique Rodolphe Belmer, directeur général de Canal+, pour expliquer l'annulation du débat d'abord prévu sur son antenne. Jean-Pierre Elkabbach, PDG de Public Sénat, indique au Monde qu'il refuse de "jouer les dépanneurs". Le CSA nie toute pression. La chaîne localeTélé Lyon Métropole (TLM) d'une part, les hebdomadaires Marianne et La Vie d'autre part proposent d'organiser le débat.

8 heures : François Bayrou accuse Nicolas Sarkozy et son entourage d'être intervenus pour obtenir l'annulation du débat sur Canal+/i-télé et retransmis sur France Inter, évoquant des "intimidations" et des "menaces". "Je n'en ai pas la preuve, mais j'en ai la certitude", indique-t-il, disant s'appuyer sur des témoignages nombreux.

Jeudi 26 avril

21 heures. "Nicolas Sarkozy se comporte comme le Berlusconi français, considérant que les médias sont à sa botte", déclare Arnaud Montebourg (PS) à l'AFP.

18 h 50. Canal+ annonce qu'il n'organise pas le débat "en raison des règles d'égalité édictées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel" (CSA). "C'est une atteinte intolérable à la liberté d'information. L'Etat Sarkozy se croit déjà tout permis", déclare Jack Lang dans un communiqué. "D'une manière ou d'une autre, il aura lieu", assure Julien Dray.

Le CSA publie un communiqué où il "dément être intervenu auprès de Canal+ au sujet de ce débat dont l'organisation relève de l'entière responsabilité éditoriale de la chaîne".

17 h 20. Claude Guéant, directeur de campagne de M. Sarkozy évoque un "problème de compensation des temps de parole".

14 heures. Jean-Louis Bianco, codirecteur de campagne de la candidate socialiste, annonce que le débat Royal-Bayrou aura lieu samedi en fin de matinée et sera retransmis sur i-télé, Canal+ et France Inter.

12 h 40. "Je pense que cet épisode est une tragicomédie un petit peu ridicule. Il y a un débat entre les deux candidats sélectionnés pour le second tour. Tout le reste, c'est de l'agitation politicienne", déclare M. Sarkozy à son QG de campagne.

12 h 10. "Ce n'est pas le président de la PQR qui, paraît-il, a été reçu par M. Sarkozy, qui va empêcher le moindre débat", réplique Mme Royal. Michel Comboul, président du SPQR, qui dément formellement toute rencontre, juge ces déclarations "inacceptables".

10 h 50. Le Syndicat de la presse quotidienne régionale, refuse d'organiser ce débat avec M. Bayrou. "Nous avions organisé depuis lundi deux débats vendredi matin, l'un avec M. Sarkozy à 9 heures, l'autre avec Mme Royal à 11 heures, nous ne voulions pas changer ce dispositif", explique Hubert Coudurier, directeur de l'information du Télégramme de Brest.

Premier contre-feu de l'équipe de M. Sarkozy : ce débat entre M. Bayrou et Mme Royal "est antidémocratique et même anticonstitutionnel", déclare André Santini, maire (UDF) d'Issy-les-Moulineaux sur Canal+.

Mercredi 25 avril

20 heures. Invité de France2, M. Bayrou donne son accord à ce débat à condition, précise-t-il, qu'il "ait lieu devant vous, à la télévision, que tous les Français puissent y accéder". "Si France 2 veut amener des caméras [au forum de la PQR], venez filmer", répond immédiatement Mme Royal, sur la même chaîne. Informé en direct, Nicolas Sarkozy écarte sur TF1 toute idée de "débat contradictoire" avec le président de l'UDF.

18 heures. Mme Royal, qui doit participer, vendredi 27 avril, à un forum de la presse quotidienne régionale (PQR) propose aussitôt à M. Bayrou "de partager ce temps de parole et de débat".

15 h 30. Au cours de sa conférence de presse, François Bayrou répond qu'il est "ouvert à toute discussion de bonne foi". "J'accepte d'avoir ce dialogue, sans arrière-pensées, par exemple à la télévision. Nicolas Sarkozy n'a pas proposé le même débat, mais s'il le faisait je l'accepterais aussi", précise-t-il.

Lundi 23 avril

A Valence, devant la presse, Ségolène Royal propose à François Bayrou "un débat public, en toute clarté, en toute transparence et devant tout le monde. J'attends une réponse. A M. Bayrou de dire s'il souhaite ce débat".



Services France et Médias
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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 11:53

Bayrou affirme que Sarkozy lui avait proposé une "alliance" anti-Chirac

NOUVELOBS.COM | 25.04.2007 | 12:51

Sud-Ouest diffuse un enregistrement dans lequel le leader de l'UDF raconte avoir refusé une "alliance" contre Jacques Chirac, proposée par le leader de l'UMP en 2004.

Le quotidien Sud-Ouest révèle mercredi 25 avril que François Bayrou lui a confié avoir refusé, en février 2004, "une alliance contre Chirac" proposée par Nicolas Sarkozy, et ne plus avoir parlé depuis au président de l'UMP.
François Bayrou a donné cette information à Sud-Ouest le 16 mars dernier, lors d'une interview devant un panel de 5 lecteurs, 5 journalistes et plusieurs invités. L'extrait peut être écouté sur le site Internet de Sud-Ouest.
"On ne peut pas rencontrer plus différents que Nicolas Sarkozy et moi. Je n'ai pas parlé avec lui depuis trois ans", confiait alors François Bayrou lors de cet entretien, avant d'expliquer les raisons de cette rupture de relations.

Invité chez Jacques Chancel

"Nicolas Sarkozy venait d'être élu à la tête de l'UMP. Le dimanche suivant, il me fait inviter chez Jacques Chancel (...) et Sarkozy me dit: 'Je te propose une alliance contre Chirac. On va faire les jeunes et on va le démoder, lui qui est vieux. On va lui faire la guerre, et au bout du compte, on fait alliance contre Chirac'". "Je lui dis: 'ça ne m'intéresse pas. Je ne veux pas faire d'alliance avec toi. Je ne veux pas faire d'alliance contre Chirac sur le critère de l'âge. Cela ne me ressemble pas. Alors tu fais ce que tu veux, mais moi, je ne le ferai pas. Depuis, en effet, il y a comme un froid entre nous", a déclaré le président de l'UDF.
Jacques Chancel a confirmé la rencontre de 2 heures entre les 2 hommes dans la bibliothèque de sa maison, à Adast, mais a indiqué qu'il ignorait ce que les 2 hommes s'étaient dit.

Des propos off déjà livrés

Selon le journaliste qui signe l'article de Sud-Ouest, François Bayrou avait expressément demandé la veille de la parution de l'entretien, que ces "propos off" ne soient pas utilisés. Mais le quotidien estime que, "aujourd'hui, ces confidences prennent tout leur sens".
Au cours des derniers mois, François Bayrou a fait ces mêmes confidences à plusieurs reprises devant des journalistes, en les invitant à chaque fois à ne pas les publier.
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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 09:11
à mettre entre toutes les mains pour s'assurer d'une prise de conscience sur les dangers qui nous attendraient s'il était élu...

LE VRAI SARKOZY
Glaçant ! Il a dit glaçant.
Mais s’il ne l’avait pas dit ? Car enfin, 7 jours avant que François Bayrou ne laisse tomber ce glacial jugement, le généticien Axel Kahn avait déjà, dans Marianne, agité le grelot. Ainsi Nicolas Sarkozy, qui, déjà (ceci explique cela), voulait faire repérer chez les marmots de 2 ans les bourgeons de la délinquance, avait pu, dans Philosophie Magazine, déclarer que, selon lui, la pédophilie et le suicide des adolescents étaient d’origine génétique, qu’on était en quelque sorte biologiquement programmé pour la déviance ou l’autodestruction, que l’action éducative ou sociale n’y pouvait rien, le rachat ou la miséricorde divine non plus – retour terrifiant du concept eugéniste du gène du crime – sans que, pendant 10 jours, aucun journal quotidien ou hebdomadaire, aucune radio ou télévision réagisse. Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, avant la riposte bayrouiste, notre confrère Le Monde, que des dérapages de Le Pen qui allaient beaucoup moins
loin faisaient immédiatement monter au créneau, n’avait même pas consacré 10 lignes réprobatrices à cette stupéfiante rémanence de l’idéologie socio-biologique de l’extrême droite païenne.
[...]
Télécharger ici le
dossier de Marianne sur le Vrai Sarkozy
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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 15:35

Breton a imposé à EADS les indemnités de Forgeard

NOUVELOBS.COM | 18.04.2007 | 15:12

Les indemnités de Noël Forgeard lors de son départ d'EADS ont été imposées par Thierry Breton contre l'avis d'Arnaud Lagardère et de Manfred Bischoff, coactionnaires du groupe aéronautique.
NOËL FORGEARD, co-président d’EADS démissionné en juin 2006, ne devait pas toucher son chèque de départ de 8,5 millions d’euros!

Selon nos informations, en effet, tant Arnaud Lagardère, actionnaire français d’EADS, que Manfred Bischoff, représentant de DaimlerChrysler au conseil d’administration du groupe aéronautique européen, souhaitaient que Forgeard fasse place nette sans se prévaloir de son parachute doré. Alors qu’EADS va endurer 5 milliard d’euros de pertes exceptionnelles et s’apprête à licencier 10.000 personnes d’ici 2010, l’indemnité prévue dans le contrat de travail de Noël Forgeard leur paraissait inappropriée.

Le problème, c’est que le co-président d’EADS, lui, ne voulait pas du tout abandonner son poste, et que pour le licencier sans indemnité, il fallait mettre en avant une "faute" de sa part.

Règlement négocié
Bien entendu Forgeard aurait immédiatement attaqué en justice, mettant en avant les déconvenues de l’A380 dans l’usine de Hambourg, qui lui avaient été cachées. On voit déjà le linge sale franco-allemand déballé en public devant une audience aux prud’hommes!

Il n’en a pas fallu davantage pour que Thierry Breton, le ministre de l’Economie, impose un règlement négocié. Les relations entre les actionnaires industriels et l’actionnaire public ont dès lors pris un tour tellement conflictuel qu’il a fallu faire appel à un Monsieur Bons offices, en la personne de Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, et habituel médiateur des causes impossibles. "Son rôle a consisté à convaincre Noël de partir, et à convaincre les actionnaires d’accepter une séparation à l’amiable, confie un proche du dossier. Et la seule solution intelligente pour sortir de l’impasse consistait à assurer la bonne exécution du contrat". Lequel contrat prévoyait une indemnité de départ de 6,1 millions d’euros et une prime de non-concurrence lui interdisant de travailler dans le secteur aéronautique de 2,4 millions d’euros. Contrat qui fut exécuté, dans la douleur.

Forgeard voulait plus encore
Car Noël Forgeard, vexé d’être démis de ses fonctions, exigeait encore plus d’argent, mettant en avant ses états de service à Airbus: quasiment dix ans aux manettes, une place de leader mondial, et des centaines d’avions dans le carnet de commandes. Avec 8,5 millions d’euros de dédommagements, Noël Forgeard n’a aucunement l’intention de revenir en arrière, et de rendre son indemnité, contrairement à ce que lui ont demandé les deux principaux candidats à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Son éviction n’est, pour lui, en rien comparable à celle de Pierre Bilger à Alstom, qui a finalement préféré rembourser la quasi-totalité des quatre millions d’euros touchés lors de son départ forcé.

Il est vrai que, même si les deux entreprises ont été confrontées à un sinistre d’ampleur comparable -de l’ordre de cinq milliards d’euros-, il a laissé Alstom au bord de la faillite, alors qu’EADS ne prévoit aucune difficulté financière, tout du moins avant 2010.

"Un accord informel"
Il reste que l’affaire trouve dans la campagne électorale une chambre d’écho particulièrement sonore: après toutes les réactions des candidats, lundi est venue une mise en demeure de François Hollande, lors du point de presse du PS: "je demande à avoir communication d’ici dimanche des décisions qui ont été prises au sein d’EADS sur ce sujet, et de la position qui a été celle des représentants de l’Etat et de l’actionnaire privé Lagardère. Il faut en effet qu’il y ait eu un accord informel, écrit ou verbal, de la part du ministère de l’Economie pour qu’une telle indemnisation puisse avoir été accordée."

 

Odile Benyahia-Kouider,
rédacteur en chef adjointe à Challenges (groupe Nouvel Observateur)
(le mercredi 18 avril 2007)

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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 09:25
J'avoue ne pas avoir décoléré du week-end et ce matin encore le candidat Bayrou m'a profondément ulcéré dans son interview sur France Inter.
Cela a commencé par cet appel de Michel Rocard à une alliance PS-UDF, relayé par Kouchner puis par Allègre. Cela s'est poursuivi avec les émissions politiques du week-end qui sont le témoin absolu de cette tendance au zapping des thématiques dans cette campagne, zapping qui empêche tout réel débat de fond et possibilité de développer un projet de société permettant aux électeurs de trancher clairement sur la direction qu'ils veulent faire prendre à notre pays ; ce qui me chagrine encore c'est que je n'ai pas le sentiment que les candidats essaient de briser cette tendance de la campagne et même que pour certains ça les arrange. Bayrou notamment après avoir son numéro de claquette voici 2 mois sur ses vilains média qui formataient la campagne est rentré dans le moule le plus parfait du produit politique mis sur le marché, et a démontré ses talents consommés d'imposteur.
Et puis ce matin, le pompom... François Bayrou le candidat autoproclamé du "parler vrai" et de la rebellitude qui entonne une langue de bois comme on en connaissait plus depuis les plus heures du parti stalinien français des années 1960 : à la question est-ce que vous êtes prêt à répondre positivement à l'interpellation de Michel Rocard qui vous demande de vous allier avec Ségolène Royal pour faire barrage à Sarkozy, y a-t-il une différence entre sociaux-démocrates et démocrates-sociaux ? il répond qu'il n'y a pas de différence mais qu'il ne fera pas alliance avec la gauche, que faire alliance s'est recréer des camps, que Michel Rocard, Kouchner, Allègre, DSK, Delors vont le rejoindre au-dessus des camps, et qu'en toute logique il ne s'alliera pas avec Ségolène Royal. Et que donc si le projet de Sarkozy est dangereux, si Michel Rocard a raison, c'est pour le servir lui mais en aucun cas pour éventuellement aider la gauche à faire barrage à Sarkozy.
Pour ceux qui en doutaient encore, Bayrou est un imposteur, son discours vise à diviser la gauche pour servir ces intérêts personnels, son ambition et son programme économique et social est un programme libéral bien senti : il refuse de dire que oui lui aussi pourrait travailler avec la gauche pour faire barrage à Sarkozy car ce serait servir un camp ... mais soutenir ne serait pas soutenir un camp UDF ?!? quelle blague !!!
Bayrou n'appellera pas à voter contre Sarkozy au 2e tour si Ségolène est présente parce qu'il a besoin des voix de droite pour faire réélire les députés de l'UDF, pour faire réélire les maires et les conseillers généraux UDF.
Alors par quoi se solde les virées malencontreuses de Rocard-Kouchner-Allègre : la confusion car leurs propos impliqueraient que voter Bayrou et Royal serait indifférent - ça ne l'aie pas puisque Bayrou présente un programme économique libéral et que Royal présente un programme économique socialiste -, cela met clairement la candidate socialiste en difficulté car certains électeurs hésitants pour se dire que voter Bayrou plutôt que Ségolène n'aura pas de conséquence ?! Pourtant la conséquence directe serait la disparition de la gauche une nouvelle fois et une politique de droite pour 5 années supplémentaires.
Après cette fin de non recevoir, Rocard, Kouchner doivent clairement dire que la porte est refermée puisque Bayrou refuse de répondre à cet appel à faire barrage à Sarkozy en s'alliant à Ségolène Royal, que donc le seul vote possible est le vote Royal. Delors et DSK mis en cause ce matin par Bayrou qui a dit "mais bien sûr ils me rejoindront" doivent également réfuter cette hyptohèse et rappeler que leur candidate est Ségolène Royal et que c'est elle qui représente à l'alternative aux programmes de la droite libérale.
Frédéric FARAVEL
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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 10:13
L'hémisphère gauche d'un cerveau de droite.
L’hémisphère gauche d’un cerveau de droite.
Portrait de Nicolas Sarkozy. Acte 2.
Cambridge, (USA), vendredi 6 avril 2007, 10h10 heure locale.


Rendez-vous fut donc pris pour une seconde séance. Elle eut lieu au même endroit le Jeudi 1° mars. J’arrive donc à 8h du matin, place Beauvau, avec mes 3 acolytes. Apparemment, Nicolas Sarkozy n’avait pas prévu que je revienne accompagné et m’attendait pour un petit déjeuner en tête à tête … De bonne grâce, il fait ajouter trois couverts par un personnel très balzacien dans le costume et la scénographie.
Nous ne parlons pas de sujets qui fâchent – politique, gaullisme, libéralisme, religion, présidentielles, ministère de l’intérieur- et commençons de plain pied avec Sénèque qu’un ami – probablement de qualité…- lui a conseillé de lire au moment de sa traversée du désert après l’aventure du soutien à Édouard Balladur. Je tiens, de fait, les Lettres à Lucilius pour un immense livre pas si éloigné de ça de l’épicurisme et sûrement pas aussi caricatural à l’endroit de la philosophie d’Épicure que le rabâche la vulgate stoïcienne.
Je conçois que ce livre puisse produire les meilleurs effets sur un homme du commun, mais sur un homme qui évolue dans les couloirs des officines les plus élevées de la République, je suis curieux de l’effet. Car on oublie cette vérité élémentaire que, derrière l’icône médiatique, la caricature journalistique, la réduction de l’image publique, les clichés qui constituent l’occasion d’une réputation, bonne ou mauvaise, les images qui amplifient l’amour des conquis ou développent la haine des opposants, il existe un homme de chair et d’os, d’âme et de peur, d’angoisses et de faiblesses, de fragilités et de névroses, un être qui entretient avec les fantômes de son enfance et les spectres de sa mort, ou de celle des êtres qui comptent pour lui, une relation intime dans laquelle tout est dit, mais codé, transfiguré par un inconscient qui enterre tout cela, ne laissant dépasser de temps en temps que des morceaux d’os et des fragments d’âme .
Sénèque ou l’art de vivre avec, de composer avec les coups du destin, de transformer les échecs (politiques) en succès (existentiels), de rencontrer l’essentiel en face, sans fioritures, sans les emballages mensongers des palais du pouvoir ; Sénèque ou les rendez-vous avec la mort, la douleur, la souffrance, le temps qui passe ; Sénèque et l’amitié ; Sénèque ou l’essentiel après quoi la philosophie morale peut plier bagages pour un long temps ; Sénèque et Néron, aussi. Je suis dans le bureau du Ministre de l’Intérieur… Le Ministre, le pouvoir, l’ingratitude.
Je sens la douleur de cette période - où, dit il, il était «redescendu tout en bas» - dans son existence : il n’aime pas les échecs, lui moins qu’un autre. Il affirme faire de la politique pour être aimé. «Comme tout le monde dit-il, parce que tout le monde a envie d’être aimé». Étrange d’avoir choisi la politique, un monde en noir et blanc où l’on aime si peu, et où l’on déteste tant, même et surtout avec les protagonistes de son propre camp. En politique, il n’y a que des alliances opportunistes, des amitiés de tactique, des liaisons de stratégie aussi vite conclues que dénoncées.
Dans cet univers vipérin, chacun cache une dague dans sa manche et l’on n’est jamais poignardé que par ses plus proches – ici comme ailleurs. Faire de la politique pour être aimé est une étrange démarche, car, dans ce bassin de murènes, on récolte bien plus souvent la haine, le mépris, la détestation dans ce monde ci que dans d’autres où, pourtant, les passions tristes font aussi la loi. Je ne crois donc pas Nicolas Sarkozy quand il avance cette idée écran : la politique pour être aimé…
[...]

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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 09:49
La droite française s’enfonce dans le Populisme et la Réaction

L’élection présidentielle du printemps 2007 – on votera dans 14 jours – fait partie de ses scrutins qui font tournant dans l’histoire politique de notre pays.
  • - 1965 a été la première élection présidentielle au suffrage universel direct et a démontré que la gauche pouvait mettre en ballottage jusqu’au Général De Gaulle pour peu qu’elle s’unisse ;
  • - 1981 a consacré la conquête du pouvoir par la gauche, identifiant selon le mot de François Mitterrand la majorité sociale à la majorité politique ;
  • - 2002 a été un séisme avec l’accès de Jean-Marie Le Pen et de l’extrême droite au 2nd tour du scrutin, devançant une gauche en perte de repère et un candidat socialiste qui n’avait pas su mobiliser son électorat derrière son absence de programme.
2007 présente après le séisme de 2002 toutes les caractéristiques d’un choix déterminant de société et de valeurs pour le peuple français, qui pourrait marquer pour longtemps de son empreinte la vie de notre pays. Il faut le réaffirmer fortement car les grands médias ne retiennent jusqu’ici que les petites phrases et s’échinent à traiter cette élection comme un reportage people bien en-deçà des enjeux réels du scrutin, avec une forte proportion à soutenir presque explicitement la campagne du candidat de l’UMP.

Mais malgré ses dévoiements, la campagne électorale aura à ce stade mis en lumière un bouleversement majeur du corpus politique français, à savoir le basculement complet de la droite française dans le populisme et la réaction, emportant tous les principes républicains qui s’étaient imposés jusqu’ici à la droite parlementaire.
Que Le Pen, Mégret et Villiers fussent populistes et réactionnaires, c’était chose entendue, et les faits ont démontré à quel point ils représentaient un danger réel qui nécessitait en réponse tout autre chose qu’une stratégie de containment d’un vote protestataire.
Le danger aujourd’hui se diffuse à la droite républicaine, car si on savait que Chirac pouvait être démagogique et souverainiste, Giscard aristocratique et méprisant, Poher et Barre fades et insipides, ils étaient les représentants légitimes et nécessaires d’une droite qui avait définitivement accepté le fait républicain au moins depuis la Libération et l’action de Charles De Gaulle.
Aujourd’hui, il nous faut combattre un Bayrou populiste et un Sarkozy réactionnaire, et il n’apparaît pas aujourd’hui d’expression pleinement républicaine à droite, ce qui déséquilibre durablement le champ politique national.

Bayrou populiste
bayrou.jpgEt c’est bien la première des surprises et des supercheries… Et Madame Simone Veil a finalement raison de dire que des 12 candidats qui se présentent à la charge suprême c’est finalement «le pire de tous». Le Président de l’UDF ne manque pas d’air, voici un responsable politique qui peut s’enorgueillir d’un sacré CV :
  • - il est parlementaire depuis plus de 20 ans,
  • - il est engagé depuis son plus jeune âge au sein d’une famille politique inscrite dans le paysage depuis 1944 avec le MRP, le CDS et l’UDF,
  • - il a dirigé durant plusieurs années d’une main de fer le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques conduisant une majorité de droite UDF-RPR, secondé par Michèle Alliot-Marie,
  • - il fut ministre de l’Éducation Nationale durant 4 ans (1993-1997) des gouvernements Balladur et Juppé, parmi les plus à droite depuis 1945,
  • - il a été membre de la majorité parlementaire de 2002 à 2006, trouvant que la réforme Fillon sur les retraites n’était pas encore assez radicale et encourageant ses députés UDF à l’aggraver et à aggraver la loi sur « l’égalité des chances » en abaissant jusqu’à 13 ans l’âge de la scolarité obligatoire quand l’UMP se « limitait » à 14 ans…
Et voici qu’il vient nous expliquer aujourd’hui que droite et gauche, c’est pareil ; que tous les partis sont pourris, hors le sien, et qu’ils s’entendraient pour se partager les miettes du système et qu’il est ce candidat anti-système.
Voilà le pire des populismes, du Le Pen dans le texte prononcé par un tête d’angelot béarnais.

Sarkozy réactionnaire
sarkozy.jpgLa polémique initiée par le candidat de l’UMP sur le «ministère de l’immigration et de l’identité nationale» qu’il souhaite créer, si par malheur il accédait à la présidence de la République, a eu au moins un mérite, celui de forcer les candidats à préciser les contours de leur définition de l’identité nationale. Car les interrogations sont toujours légitimes et les difficultés que traversent la France dans un contexte de mutations profondes et multiples peuvent légitimement inquiéter les plus exposés de nos concitoyens (à ce rythme, ils sont près de devenir la majorité).
Les définitions se sont succédés mais une seule est restée et permet d’affronter l’avenir et de rassembler les Français et au-delà. L’identité nationale n’a d’existence que dans le cadre de la République dont les valeurs essentielles fondent sa devise : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.
Or justement quelle a été l’action de Nicolas Sarkozy et quelles sont ses propositions au regard de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité ?
Liberté
Le ministre d’État à l’intérieur, à l’aménagement du territoire et aux cultes a fait voter à 18 mois de distances deux lois différentes sur l’entrée et le séjour des étrangers (RESEDA, CESEDA). Outre que ce type de pratique marque en soi l’échec d’une politique et l’incompétence de celui qui l’a conduit (qui devrait donc en tirer en tirer les conséquences et prendre du recul plutôt que de solliciter les suffrages des électeurs), ces deux lois ont accru l’insécurité pour toute une partie de la population qui vit en France, réduisant de fait les libertés publiques, fabriquant des sans-papiers et les instrumentalisant au passage. Nicolas Sarkozy nous en promet une troisième, votée prioritairement dès qu’il accèdera au pouvoir, marquant à la fois l’échec des deux précédentes qu’il a lui-même élaborées et mises en œuvre et le mirage dans lequel il conduit les Français de réduire tous les problèmes de la France à une immigration qui est la plus faible d’Europe.
Plus grave, sous le prétexte de lutter contre la criminalité et le terrorisme, Nicolas Sarkozy a contribué comme ministre de l’intérieur à criminaliser une partie des Français : à titre d’exemple, le fichier des empreintes génétiques - qui ne concernaient au départ que les auteurs présumés ou avérés de crimes sexuels - a été étendu à des catégories pour le moins improbables ; en effet, les faucheurs d’OGM sont désormais contraints de se soumettre à cette identification génétique, sous peine  de poursuites supplémentaires pouvant entraîner des peines de prisons fermes. Que l’on puisse considérer comme répréhensible les fauchages d’OGM en plein champ peut à la rigueur se discuter, mais cette dérive sarkozienne démontre à quel point le danger existe de fragiliser durablement les libertés publiques par la pratique généralisée du fichage des individus, sous le prétexte de la tranquillité publique.
Égalité
Nicolas Sarkozy a démontré comme ministre de l’intérieur et comme ministre de l’économie et des finances, quelle conception il avait de l’égalité. Suspendant la double peine au début de la législature – il ne l’a pas abrogé comme il a voulu le faire croire aux habitants des quartiers populaires quand il draguait électoralement les enfants et petits-enfants d’immigrés – il l’a aussitôt rétabli à l’occasion des émeutes urbaines de la Toussaint 2005 qu’il avait lui-même contribué à allumer. Ainsi en France, l’égalité devant la loi n’existe pas et pour une même faute certains peuvent payer deux fois plus que les autres, en fonction du seul intérêt stratégique du moment d’un futur candidat à la présidence de la République.
Ministre de l’économie, il a procédé aux baisses d’impôts promises par Chirac en direction des catégories les plus privilégiées du pays, demandant et obtenant avec le soutien de son parti le « bouclier fiscal » qui favorise les plus riches des Français.
Ministre de l’intérieur, il a élaboré avec Jean-Pierre Raffarin et Patrick Devedjian de nouvelles lois de décentralisation, qui ont consisté en un dramatique transfert de charges de l’État vers les collectivités locales, contraignant Départements et Régions à augmenter les impôts pour faire face à la rénovation des réseaux ferrés et du matériel roulant, la réfection des réseaux routiers et le financement du RMI, dont le chiffre des bénéficiaires explose du fait de la politique menée depuis 2002 par Chirac, Raffarin, Sarkozy et Villepin. C’est dans les départements les plus populaires que les charges les plus lourdes ont été reportées. On voit bien qu’elle est ici la conception de l’égalité territoriale et de l’équité sociale chez Monsieur Sarkozy.
Candidat à la présidence, Sarkozy propose de «travailler plus pour gagner plus», supprimant de nouvelles cotisations sociales pour les entreprises et oubliant par la même que la participation de celles-ci à la solidarité nationale concourent au fait qu’elles disposent de salariés en bonne santé (par exemple), oubliant qu’aucun employés ou ouvriers n’a jamais vraiment eu le choix de ses heures supplémentaires, que bien des femmes préfèreraient effectivement travailler plus si leur patrons ne leur imposaient pas un temps partiel, et que sa proposition revient tout bonnement à légaliser le travail au noir. Belle perspective pour l’égalité avec le candidat Sarkozy.
Fraternité
On a vu déjà que la définition de l’identité nationale chez Nicolas Sarkozy ne répondait pas à celle de la République, puisque mêler dans un même ministère immigration et identité nationale dévoile la conception ethnique qu’a le candidat de la nation française. Simone Veil a encore le temps de se ressaisir et de lâcher avant le 22 avril cet individu qui fait du mal à la Fraternité avec cette simple proposition. Car la Fraternité est cette partie de l’identité nationale qui fait qu’en France vous êtes citoyens non pas en fonction de là où vous venez mais de là où vous voulez aller avec vos concitoyens.
onfray.jpgMais avec Nicolas Sarkozy, il faut s’attendre à trouver toujours plus ailleurs que là où on l’attend ; ainsi comme Kennedy l’avait lancé à Nixon «Ce que vous êtes crie plus fort que ce que vous dites», et bien ce qu’il dit – son programme présidentiel officiel – résonne finalement bien moins fort que ce qu’il démontre être dans une conversation philosophique avec le libertaire et athéologiste Michel Onfray (en photo), rapportée par Philosophie Magazine. Ainsi pour l’homme Sarkozy l’on naît pédophile, et si certains jeunes se suicident c’est qu’ils y étaient prédisposés génétiquement. Cette prédétermination génétique n’est aujourd’hui défendue que dans les milieux conservateurs et fondamentalistes anglo-saxons, mais elle résonne désormais dans la bouche d’un responsable politique français qu’il faut bien qualifier de premier plan. En choisissant de s’afficher sur ce terrain, Nicolas Sarkozy remet en cause l’universalité de l’être humain, il fait rompre la droite avec l’universalisme et la Fraternité.

La gauche et les socialistes, seuls garants de la République
Face à ce basculement, qu’on n’ose croire définitif, de la droite française vers ses vieux démons du populisme et de la réaction, la gauche française doit impérativement réaffirmer les valeurs républicaines pour permettre aux Français de se rassembler et reconstruire ensemble un droit à l’avenir pour tous…
Aucun mouvement politique n’arrive à conquérir et à conserver durablement le pouvoir pour réformer ou transformer la société, sans avoir imposé ses thèmes et ses valeurs au sein du corps social. Antonio Gramsci, leader des communistes italiens emprisonné par Mussolini, avait appelé cette option «l’hégémonie culturelle du prolétariat», le mouvement ouvrier devait conquérir la domination culturelle de la société avant d’accéder à la direction des affaires. Aujourd’hui, celui qui a durablement compris cette réalité politique est Jean-Marie Le Pen ; ce dernier a par ailleurs clairement exprimé l’intégration de cette tactique dans son corpus politique dès les années 1990 et Robert Badinter avait d’ailleurs mis en garde les Français et leurs responsables politiques sur la traduction concrète de cette stratégie dans la «lepénisation des esprits». Tentation à droite, cette lepénisation l’a désormais conquise.
affichesS--gol--ne.jpgLa gauche doit prendre conscience que la bataille culturelle - que nous livre l’extrême droite, la droite et ses relais industrialo-médiatiques – a connu une première phase et que désormais une contre-offensive est à mener. Ségolène Royal a choisi de ne laisser aucun champ à la démagogie de la droite et d’y réinsérer les valeurs de la République, c’est une bonne chose ; mais il est temps dans les 14 jours qui restent avant le 1er tour de rétablir dans l’esprit de la population que ce n’est pas en marchant sur celui qui partage la même peine et les mêmes difficultés que soi qu’on permettra de résoudre la grave crise sociale et politique de traverse le pays et que subissent les exclus, les couches populaires et moyennes. Il faut rétablir l’espoir chez nos concitoyens, leur volonté d’agir collectivement contre les égoïsmes et l’accaparement de la richesse nationale, européenne et mondiale par quelques privilégiés qui aujourd’hui comme hier cherchent également à confisquer le pouvoir.
Liberté, Égalité, Fraternité, ces valeurs de la République sont au cœur du combat de la gauche française et l’unifie depuis 1848. Elles sont la démonstration du message d’universalité de la République française (débarrassée désormais du dévoiement colonial) et dépassent même la notion de nation française. Rappelons que la déclaration de principes du Parti des socialistes européens (qui rassemblent les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes des 27 États membres de l’Union européenne et au-delà) est fondée sur ce même triptyque, Liberté, Égalité, Fraternité. Il reste des débats à mener avec nos camarades européens, mais en France avec Ségolène Royal et en Europe avec les socialistes européens c’est à gauche et à gauche seulement que peuvent être défendues et étendues les valeurs de la République française et le dépassement positif de sa nation.

Frédéric FARAVEL
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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 10:38
Lorsque les banlieues s'étaient embrasées en novembre 2005 suite à la morte de Zyed et Bounah à entre Clichy et Livry-Gargan, Sarkozy et les préfectures avaient répété sur toutes les ondes que la police nationale avaient poursuivi de dangereux malfaiteurs qui venaient de perpétrer un vol aggravé et que les forces de l'ordre avaient de bonnes raisons de poursuivre ses dangereux délinquants, qu'elles n'étaient par ailleurs aucunement responsables de l'acte insensé et suicidaire qui les avaient amenés à se réfugier dans une centrale électrique. Depuis les faits et les enquêtes ont démontré à quel point le ministre de l'intérieur de l'époque et les services de l'Etat, qui en dépendaient, avaient outrageusement menti à la population française et sans aucune doute ainsi aggravé les émeutes qui avaient douloureusement marquées nos quartiers populaires.
Depuis plus d'un an, la gauche, les syndicats, les associations et les maires de bon sens ne cessent de répéter que la tension n'est pas réellement descendue, que la braise couve, que la moindre étincelle peut à nouveau déclencher le pire et que les pouvoirs publics se doivent de faire preuve d'une grande responsabilité pour tenter de rétablir sur le long terme la confiance qui a disparu entre une grande partie de la population et les institutions républicaines.
Et Sarkozy avec Baroin n'ont rien appris ; après les scènes d'émeutes de la Gare du Nord voilà à nouveau qu'ils nous assènent le même type de mensonge que pour Zyed et Bounah : le fraudeur est un Congolais sans papier, expulsable avec 22 condamnations pour faits de délinquances graves dont le trafic de stupéfiants à son actif !!! Terrifiant...
Quand on regarde de plus près, rien n'excuse le fait de ne pas payer son ticket et d'ameuter le public de la Gare du Nord pour empêcher son interpellation, mais l'homme en question est entré légalement sur le territoire français, à l'âge de 10 ans grâce au regroupement familiale, 7 condamnations ont été réellement prononcées, essentiellement pour vol de nourriture dans un supermarché, la plus grave étant la possession illégale d'une arme à feu (mais on en nous dit pas s'il s'en est servi un jour). Quelle distorsion entre les discours du candidat réactionnaire, et de sa doublure au ministère de l'intérieur, et les faits ? On voudrait déclencher le pire qu'on ne s'y prendrait pas autrement, d'autant que ces informations sont désormais connues de tous mais que Sarkozy persiste à colporter des mensonges ! Cet homme est dangereux ; en 5 ans, il a créé une ambiance de guerre civile dans la moitié du pays en étant ministre ou chef de parti ; s'il venait à gouverner ce serait pire encore.

Frédéric FARAVEL
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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 10:27
J'écoutais comme tous les matins dans ma voiture le 7-9/30 animé par Nicolas de Morand sur France Inter. Aujourd'hui c'est Philippe de Villiers qui était l'invité.
et rapidement je crois que j'ai eu envie de vomir comme rarement. Ce type manie l'amalgame avec un applomb que même Jean-Marie Le Pen n'a pas (ou plus) et si pour lui la France n'est pas une race, il semble bien que le concept de races par contre lui soit pleinement familier.
Le comble ça a été quand il n'a pas voulu répondre à la question sur le fait de savoir comment devait prendre les jeunes Français d'origine maghrébine, dont les compétences techniques enrichissaient la france, d'être systématiquement stigmatisés et comparés à des délinquants. Son seul propos a été de dire que les informaticiens, mathématiciens, médecins et techniciens d'origine étrangère devaient rentrer chez eux : et jusqu'à combien de générations de présence et d'intégration dans la nationalité française faut-il remonter ?
Enfin quant à savoir si les Musulmans français avaient le droit d'exercer normalement leur culte dans la République, comme les autres religions, il a dit qu'il était pour une Charte républicaine de la construction de Mosquées, fondé sur l'absence de polygamie, d'excision, du mariage forcé, etc. C'est quoi le rapport avec la construction de mosquées ?
Pas étonnant que Jacques Bompard et la maire FN de Chauffailles l'aient rejoint, ce mec est pire que Le Pen.
Frédéric FARAVEL
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