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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 08:56
Patrick Devedjian s'excuse après avoir traité Anne-Marie Comparini de "salope"
LEMONDE.FR Avec AFP | 28.06.07 | 23h00  •  Mis à jour le 29.06.07 | 07h49

e secrétaire général délégué de l'UMP, Patrick Devedjian, a traité l'ancienne députée du Rhône Anne-Marie Comparini de "salope", dans un reportage diffusé mercredi par la chaîne lyonnaise TLM.

Comparini
envoyé par TDLYON

Dans ce reportage consacré aux premiers pas parisiens des députés du Rhône nouvellement élus, Michel Havard (UMP) et Pascale Crozon (PS), on voit Renaud Muselier, député des Bouches-du-Rhône, présenter M. Havard à Patrick Devedjian en lui expliquant qu'il a battu Anne-Marie Camparini.

Le secrétaire général délégué de l'UMP a adressé un communiqué, jeudi soir, pour regretter "son interjection déplacée". Patrick Devedjian "renouvelle toute son estime et son amitié" à l'ancienne députée UDF du Rhône. Il "déplore" également "la diffusion du Dailymotion d'images volées lors d'une conversation privée". Selon son entourage, "ces propos n'avaient aucune vocation à être diffusés".

Patrick Devedjian s'est entretenu dans la soirée avec Mme Comparini, selon cette même source. "Il souhaitait s'expliquer et s'excuser personnellement pour ses propos déplacés", a précisé une personne de son entourage.

TLM A PASSÉ OUTRE LA DEMANDE DE L'UMP

Plus tôt, le directeur d'antenne de TLM, Jean-Pierre Vacher, a expliqué que M. Havard, par ailleurs secrétaire général de l'UMP dans le Rhône, "était très gêné et nous a demandé de ne pas le diffuser, mais M. Devedjian savait qu'il était filmé, et nous trouvons assez déplorables de tenir de tels propos, donc nous l'avons laissé dans le reportage".

Dominique Perben, candidat UMP à la mairie de Rhône, a, quant à lui, déclaré, dans un communiqué, qu'il "déplore de tels propos et réaffirme son estime personnelle à Anne-Marie Comparini".

Michel Mercier, sénateur et président de l'UDF du Rhône, a également condamné l'attitude de Patrick Devedjian. "Je condamne fermement ces propos inadmissibles. (...) Nous confirmons notre amitié et notre estime à Anne-Marie Comparini."

 

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 09:57
Le gouvernement Sarkozy 2 a été annoncé hier matin et le président de la République a compléter son dispositif de débauchage en essayant de le faire passer une nouvelle fois pour une grande politique d'ouverture et rassemblement national. La ficelle est grosse car n'oublions pas que la politique qui sera menée par les gouvernements de Nicolas Sarkozy est d'orientation ultra-libérale pour l'économie et autoritaire pour le reste.
bockelmulhousedsk.jpgLa nomination de Jean-Marie Bockel, comme secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie, n'aura étonné personne ; le nom du sénateur, maire de Mulhouse, avait déjà été évoqué avant les législatives, lui-même ayant indiqué à la presse et aux caméras que si le PS ne changeait il partirait vers la droite. Le rapprochement de ce blairiste assumé avec Nicolas Sarkozy n'est pas d'hier et on a vu au sénat lors de la discussion du projet de loi sur la prévention de la délinquance quel soutien le social-libéral avait été pour le ministre de l'intérieur de l'époque. Ce matin sur France Inter il a été encore plus clair, il n'a quasiment aucune divergence politique avec ce que propose Nicolas Sarkozy que ce soit en terme de politique sécuritaire, économique ou fiscale... fermez le banc ! Avec Bernard Kouchner, dont il dépendra, il forme le tandem blairiste du gouvernement, le seul couple social-libéral véritablement assumé vient donc de s'extraire définitivement du Parti socialiste et de la gauche... Il ne manque plus qu'à Tony Blair de rentrer dans le gouvernement, le soutien qu'il avait accordé au nouveau président de la République avant les législatives ayant été fort sympathique pour ses camarades, qui siègent tout de même avec lui dans le Parti des socialistes européens et dans l'Internationale socialiste. Il reste cependant une précision que devra donner notre ancien camarade Bockel : ce matin, il a plusieurs fois dit qu'il disait tout haut ce que beaucoup de camarades ne disaient pas mais approuvaient en lui disant qu'ils le feraient un fois au pouvoir... par devoir de salubrité, il ne reste plus qu'à Jean-Marie de nous dire qui sont ces camarades restés au PS qui auraient choisi de faire la même politique que celle qu'il va soutenir en entrant dans le gouvernement de l'UMP...
fadelaamara.jpgLa nomination de Fadela Amara, comme secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, aura étonné ceux qui n'auront pas suivi les errements intellectuels d'un petit groupe relativement influant au Parti socialiste, celui des amis de Julien Dray. Le dernier carré des partisans de Juju, les lambeaux de la "gauche socialiste", ralliés avec leur maître à penser à la logomachie sécuritaire, ont été dans le PS de ceux qui ont contribué à brouiller toutes les lignes politiques ; ralliés à François Hollande en janvier 2003, ils ont empêché une dynamique de rénovation de s'enclencher au PS ; artisans dès la fin 2005 de la candidature de Ségolène Royal, ils ont mené le Parti socialiste vers sa troisième défaite consécutive à l'élection présidentielle, induisant les militants socialistes dans l'erreur, bâitssant les grandes lignes de l'analyse ségoléniste de la société (ordre juste, autorité, refus de l'assistanat, "valeur travail"...) et accroissant la confusion idéologique dans le parti : autoritarisme, répression, quotas d'immigration, abdication devant l'Europe libérale, les amis de Julien Dray nous ont bien aidé au PS depuis 5 ans. Malek Boutih, candidat malheureux aux élections législatives, qui s'en prend à François Hollande pour une défaite qui est pourtant la sienne, ne trouvait pas de mots assez flatteurs pour décrire la fascination que lui inspirait Nicolas Sarkozy comme ministre de l'intérieur. L'association "Ni putes, ni soumises" créée par Fadela Amara en 2002 n'est qu'un nouvelle émanation des multiples associations écrans montées par le député de l'Essonne afin d'élargir son audience personnelle. Sos Racisme - qui vient d'apporter son soutien à sa nomination - a été la première de la série ; sans réelle emprise sur le terrain, "ni putes, ni soumises" manie cependant avec les amis de Juju un véritable talent pour mobiliser les médias et se faire mousser, là où d'autres ce sont cassés les dents (David Assouline avec "Stop la violence !" notamment). En la nommant à ce poste, Nicolas Sarkozy trouve dans Fadela Amara un alibi qui pourra abuser quelques temps les associations, mais les militants et responsables politiques connaissent depuis longtemps l'opportunisme et les dérives politiques de ce groupuscule désormais si nuisible à la gauche.

Frédéric FARAVEL
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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 15:37
En entrant dans le gouvernement de François Fillon et de Nicolas Sarkozy, Jean-Marie BOCKEL (sénateur, maire de Mulhouse) quitte de fait la gauche et le mouvement socialiste. Vous pouvez lire dans les lignes qui suivent le communiqués de presse de la Fédération du Haut-Rhin du Parti socialiste, dont M. Bockel était membre.

La Fédération du Parti Socialiste du Haut-Rhin prend acte de la décision de Jean-Marie BOCKEL d'intégrer le gouvernement de Nicolas SARKOZY.

Bien entendu, nous regrettons cette décision. Jean-Marie BOCKEL a à cette occasion franchi la ligne jaune en acceptant de travailler dans l'équipe de Nicolas SARKOZY et de François FILLON. Il s'est mis lui même en dehors du parti.

Alors que les français ont envoyé dimanche soir un message d'espoir en équilibrant l'Assemblée nationale et en permettant au groupe Socialiste de compter plus de 200 députés, cette nomination est pour nous une très mauvaise nouvelle.

Dans l'attente de la décision des instances nationales du PS en rapport avec cette nomination, la Fédération du Parti Socialiste du Haut-Rhin reste dans la ligne qui a toujours été la sienne, sans compromission aucune.

Les militants haut-rhinois s'engageront dans les prochains mois dans la rénovation du Parti Socialiste en gardant à l'esprit le choix des français lors du 2ème tour des élections législatives.


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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 08:26
Je ne m'étais pas tellement intéressé jusqu'ici à la campagne sur la 8ème circonscription du Val d'Oise, tout le monde sait à quel point je ne suis pas particulièrement un proche de Dominique Strauss-Khan, néanmoins camarade socialiste.
Un ami a attiré mon attention sur les vidéos de sa concurrente Sylvie Noachovitz, candidate de l'UMP, et connue pour être l'avocate de l'émission de Julien Courbet sur Sarko TV (euh pardon ... TF1).
Et là j'avoue être arrivé dans un autre monde, où l'hystérie et la vulgarité sont des qualités, l'humiliation et l'insulte des outils de campagne et les rassemblements pentecôtistes (eh oui il n'y en a pas qu'au PS) des exemples marketting.
Alors je sais que pour les gens très à gauche ça va être dur, mais sincèrement, vous ne pouvez pas faire subir aux Sarcellois, Gargeois et Villierois l'humiliation d'avoir cette animatrice TV comme députée.
Il faut voter DSK le dimanche 17 juin 2007 !
Fred

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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 10:46
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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 15:34
Réaction de Benoît Hamon sur la nomination du Gouvernement Fillon I
Le député européen, Benoît Hamon réagissait vendredi midi à l'annonce du gouvernement de François Fillon. "C'est un gouvernement très marqué à droite dans sa composition comme dans sa structure. Le fait qu'il soit confirmé qu'il y ai un ministère de l'immigration, du co-développement et de l'identité nationale dénote cette orientation très à droite". De plus, le député européen a opposé la volonté d'ouverture de ce gouvernement à celle d'un objectif de "démolition de la gauche", une "opération politicienne".
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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 13:53
Imaginez une France où tout devient possible !

Un docu-fiction palpitant, des scènes d’un réalisme à vous couper le souffle !
(interdit aux - de 12 ans)


1er épisode
http://www.dailymotion.com/machoolala/video/x1sxzw_la-france-dapres/

2e épisode
http://www.dailymotion.com/machoolala/video/x1u8aq_la-france-dapres-2/

Regardez, et faites passer !
Après le 6 mai plus personne ne vous entendra crier...
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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 13:05
Tentative de perquisition à l'Elysée dans l'affaire Borrel
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 02.05.07 | 12h27 • Mis à jour le 02.05.07 | 13h33
Les avocats de la veuve Borrel devant l'Elysée, mercredi 2 mai. | AFP/PATRICK KOVARIKAFP/PATRICK KOVARIK Les avocats de la veuve Borrel devant l'Elysée, mercredi 2 mai.

es 2 juges enquêtant sur d'éventuelles pressions politiques sur la justice dans l'affaire Borrel – un magistrat retrouvé mort en 1995 à Djibouti – ont tenté, mercredi 2 mai, de perquisitionner à l'Elysée, mais l'accès leur a été refusé par les gendarmes, a-t-on appris de sources judiciaires. Cette information a été confirmée par l'Elysée, qui a indiqué avoir refusé cette perquisition au nom de l'article 67 de la Constitution sur le statut juridique du chef de l'Etat (loi constitutionnelle du 23 février 2007).

Devant le refus de la garde républicaine de les laisser entrer dans les lieux, les magistrates Fabienne Pous et Michèle Ganascia, qui souhaitent, selon des sources proches du dossier, perquisitionner les locaux de la "cellule africaine", ont requis, mercredi matin, l'autorité du gouverneur militaire de Paris. Elles instruisent une plainte avec constitution de partie civile d'Elisabeth Borrel dénonçant "des pressions sur la justice" dans l'enquête sur la mort de son mari, Bernard Borrel, après la publication d'un communiqué de presse par le Quai d'Orsay le 29 janvier 2005.

FAIT RARISSISME, VOIRE UNIQUE, DANS LA Ve RÉPUBLIQUE

Des perquisitions dans deux ministères ont récemment eu lieu dans cette affaire : d'abord au ministère des affaires étrangères, le 19 avril, puis à la chancellerie le lendemain.

L'avocat de la veuve du juge Borrel, Me Olivier Morice, se trouvait mercredi aux abords du palais de l'Elysée. Face au refus de l'Elysée, il a jugé "cela parfaitement scandaleux. C'est absolument inadmissible dans une démocratie comme la nôtre, c'est à ma connaissance du jamais vu". Une telle perquisition au palais présidentiel constituerait en effet un fait rarissime, voire unique, dans l'histoire de la Ve République. En milieu de journée, les 2 magistrates ont quitté les abords de l'Elysée sans avoir pu pénétrer dans le palais présidentiel.

"LES SERVICES DE L'ÉLYSÉE NE BÉNÉFICIENT PAS DE L'IMMUNITÉ"

L'Elysée est une enceinte militaire, explique une source judiciaire. Devant le refus de l'Elysée, les magistrates se sont donc tournées vers le chef de corps chargé de la sécurité du palais présidentiel, estimant qu'il peut leur donner l'autorisation immédiate de perquisitionner. Toutefois, selon une source militaire, le gouverneur militaire de Paris n'a pas compétence pour permettre à des magistrats de l'ordre judiciaire de perquisitionner le palais de l'Elysée. Mais l'article 698-3 du code de procédure pénale stipule que l'autorité militaire est censée se soumettre aux réquisitions des juges.

Pour leur part, les syndicats de magistrats ont dénoncé, mercredi, le refus de perquisitionner opposé par l'Elysée. Le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Bruno Thouzellier, "ne voit pas en quoi l'article 67 peut être invoqué car ce n'est pas le président de la République qui est visé mais des services de l'Elysée, qui ne bénéficient pas de l'immunité" présidentielle reconnue par la Constitution. Pour la secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), Hélène Franco, "il n'est écrit nulle part que pendant la période électorale, le code de procédure pénale est suspendu (...). Le refus de prêter son concours à ces actes de justice est une décision politique". A la chancellerie, on affirmait n'avoir "aucune réaction sur une instruction en cours".

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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 10:08
Daniel Cohn-Bendit : "Par rapport à Mai 68, Nicolas Sarkozy se comporte en pur stalinien"
LE TEMPS.CH | 01.05.07 | 10h41  •  Mis à jour le 01.05.07 | 10h41

cohnbendit.jpgicolas Sarkozy a choisi de clouer au pilori Mai 68. Que lui répondez-vous ?
Daniel Cohn-Bendit : C'est la preuve qu'il ose dire n'importe quoi. Car enfin, qui était dans la rue en mai 1968 ? Pas seulement nous, les étudiants contestataires. Plus de la moitié de la France s'est alors mise en grève. C'est cela que Nicolas Sarkozy n'accepte pas. Les mots qu'il utilise sont d'ailleurs symptomatiques. Il parle de "liquider Mai 68". Il se comporte en pur stalinien. Alors que les Français veulent se réconcilier, lui s'emploie à exhumer en fin de campagne électorale des rancœurs vieilles de 40 ans !

Derrière ce discours, quelle vous paraît être sa stratégie ?
Toujours la même : cimenter le plus possible la droite et l'extrême droite, liées par cette haine commune contre 68. Sa stratégie, c'est d'opposer une classe contre une autre, les bons contre les méchants. C'est n'importe quoi. Quand Nicolas Sarkozy dit vouloir liquider Mai 68, c'est un peu comme s'il disait vouloir liquider le surréalisme! Son programme, c'est la victoire du peuple de droite contre la gauche. C'est la fracture, la confrontation.

Les attaques portées dans son discours de Bercy étaient aussi rudes que précises : pour lui, Mai 68 a tué l'école de Jules Ferry, instillé le cynisme en politique...
Mais l'école de Jules Ferry était en crise en 68 ! La société française tout entière était en crise. Et les défis scolaires auxquels nous devons répondre aujourd'hui n'ont rien à voir avec ceux de 68. La fameuse école de Jules Ferry, dont M. Sarkozy est si nostalgique, avait pour mission d'intégrer les enfants de paysans dans une société industrielle. Alors que l'école d'aujourd'hui bute sur le défi de l'intégration et d'une société multiculturelle. Quant à la pédagogie, tous les spécialistes savent que celle-ci évolue. Le grand pari de 68, peut-être trop audacieux, peut-être erroné, était d'installer l'autorité par le savoir et le contenu. Tout n'a pas réussi. Tout n'était pas parfait. Mais ce que M. Sarkozy exprime, 40 ans après, c'est une vision figée de la société.

Beaucoup de gens, cela dit, attribuent une bonne part des problèmes d'aujourd'hui aux excès de Mai 68...
Qui se souvient de ce qu'était la société française en 68 ? Regardons-la en face : à l'époque, dans les années 60, une femme mariée ne pouvait pas ouvrir un compte bancaire sans demander l'autorisation à son mari. Mai 68 a, pour les femmes, représenté la conquête de la liberté. D'ailleurs, à bien l'écouter, je pense que c'est cela que M. Sarkozy, comme beaucoup d'hommes, ne digère pas. Il ne supporte pas, face à Ségolène Royal, l'autonomie des femmes. Sans doute aurait-il préféré qu'avant d'être candidate, celle-ci demande la permission écrite à François Hollande...

Votre sentiment face aux propos de Nicolas Sarkozy : Tristesse ? Colère ?
Beaucoup de tristesse. Et une part de stupéfaction, lorsque je l'ai entendu dimanche rendre Mai 68 responsable des parachutes dorés ou de la spéculation financière. Là, ça devient fou. Nicolas Sarkozy, au micro à Bercy, devant tous ses copains PDG comme Lagardère, Bouygues et autres, en train de nous accuser, nous, les pauvres c... (connards dans le texte) de 68, d'être responsables de la folie capitaliste actuelle... De la colère enfin. Car, moi, je n'ai pas oublié certains mots d'ordre de ceux qui manifestaient contre nous en 1968. Je me souviens du "Cohn-Bendit à Dachau".

Vous êtes eurodéputé vert. Ségolène Royal vous a chargé d'œuvrer à l'ouverture vers l'électorat centriste. Y êtes-vous parvenu ?
Les électeurs répondront le 6 mai. Je constate que les intentions de vote en sa faveur au sein de l'électorat de François Bayrou semblent progresser. Même si l'audacieux pari de ce dernier me paraît de plus en plus difficile à tenir, au vu du délitement de l'UDF. Je suis convaincu qu'aujourd'hui, une partie importante des Français qui ont voté pour lui sont tristes. Ils avaient cru sortir le centre de la droite et voilà que les élus centristes se précipitent vers Sarkozy. Voir ces parlementaires rentrer ainsi à la niche, ou plutôt dans la cage, est affligeant.

Propos recueillis par Richard Werly
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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 10:01
M. Sarkozy passera outre l'opposition des syndicats et appliquera son programme social
sarkofrance2.jpg"La France a besoin de réformes", a répété le candidat de l'UMP, le 1er mai sur France 2, estimant en réponses aux critiques des leaders syndicaux que "ce sont les Français qui décident".
vant même le départ des cortèges syndicaux du 1er Mai, Nicolas Sarkozy a répondu à ceux qui seraient tentés de faire de la lutte contre son programme social le principal mot d'ordre des défilés. Invité mardi matin 1er mai sur France 2, le candidat de l'UMP a réaffirmé qu'il mettrait en oeuvre, s'il est élu, les réformes sociales de son programme, estimant que "le calendrier de la démocratie politique ne peut pas être bafoué par le calendrier syndical".

"Le dialogue social, j'y crois. Mais simplement les élections ça sert à quelque chose. Ce ne sont pas les manifestants qui font le programme électoral des candidats", a déclaré Nicolas Sarkozy. Le candidat a souligné qu'il "appliquerait scrupuleusement" son programme, notamment sur le service minimum dans les transports ou les régimes spéciaux de retraites.

"Je le ferai dans la concertation avec les forces syndicales, mais que les choses soient claires : Je ne suis pas le candidat de l'immobilisme, je ne suis pas le candidat du conservatisme. La France a besoin de changer, la France a besoin de réformes, la France a besoin de pouvoir d'achat, de plein emploi", a-t-il dit.

M. CHÉRÈQUE ? "IL FALLAIT QU'IL SOIT CANDIDAT AUX ÉLECTIONS"

Interrogé sur les déclarations du secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, selon lequel les lois sociales annoncées pour juillet par François Fillon provoqueraient "des mouvements sociaux", M. Sarkozy a ironisé : "Il fallait qu'il soit candidat aux élections". "M. Thibault, ça ne lui plait pas, mais je suis désolé, ce sont les Français qui décident", a-t-il encore dit, évoquant les mises en garde du secrétaire général de la CGT Bernard Thibault.

Se disant "pour le dialogue social", il s'est à nouveau engagé s'il est élu à "organiser quatre conférences sociales pour que les partenaires sociaux jouent pleinement leur rôle". Ces conférences seront consacrées à "tout ce qui concerne le contrat de travail, la durée du temps de travail, les conditions de vie au travail, le pouvoir d'achat, l'égalité des salaires entre les femmes et les hommes".

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