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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 13:15

Samedi 21 novembre 2020, j'ai fait la démonstration au nom du groupe municipal "Vivons Bezons" que la Charte des Réseaux Sociaux proposée au vote du conseil par Mme Menhaouara était illégale en ce qu'elle limitait de manière excessive la liberté d'expression des citoyens.

S'arrogeant un pouvoir arbitraire supérieur aux lois et à la constitution, elle voulait interdire l'expression d'avis politiques. Tant que l'expression des citoyens respecte la loi (pas d'appel à la haine, pas d'insulte, pas d'apologie du terrorisme ou de crime, etc.), elle n'en a tout simplement pas le droit. En aucun cas, ce document n'avait été validé par les élus ou le cabinet de l'ancienne équipe municipale.

Nous avons demandé à Mme Menhaoura de retirer cette délibération, ce qu'elle a fini par faire après avoir longuement résisté contre l'évidence, alors qu'ils s'agissait pourtant de protéger la commune de graves risques juridiques. Nous avons proposé et distribué une Charte alternative qui respecte la loi et les droits des citoyens, nous espérons que la majorité saura en tenir compte.

Enfin nous avons demandé que les personnes bannies de la page Facebook parce qu'elles avaient eu le tort de critiquer la politique de Mme Menhaouara puissent être réintégrées, nous n'avons pas eu de réponse... Or ces actes pris sous sa responsabilité sont illégaux.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Responsable du groupe municipal "Vivons Bezons"

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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 10:58

Il n’est plus tolérable que nos enseignants soient menacés pour le travail qui est le leur, plus tolérable qu’ils soient menacés tout court. Nous devons reprendre en main notre destin collectif pour repousser les idéologies de haine et de mort qui s’infiltrent parmi nous pour nous diviser et nous détruire. Marjorie Noël comme tout enseignant de l’école républicaine dans ces moments sombres a toute ma solidarité. Plus largement il est indispensable que chaque citoyen français soit vigilant et ne reste pas indifférent aux signes qui permettent de déceler la diffusion dans nos villes, dans nos communes, de foyers politico-religieux anti-républicains.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué posté hier soir par le groupe municipal "Vivons Bezons" après que nous avons appris les menaces publiques à l'encontre de Marjorie Noël, nos désaccord politiques ne peuvent que momentanément s'effacer face à l'ignominie dont elle est la victime.

Frédéric Faravel
conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons

"Alors qu’en cette journée un hommage solennel était rendu dans toutes les écoles de France au Professeur Samuel Paty, assassiné voici deux semaines par un fanatique, des menaces publiques de décapitation ont été adressées à Marjorie Noël, enseignante et conseillère municipale d’opposition à Bezons, sous une publication relative à la rentrée scolaire. Nous condamnons avec la plus grande énergie ces propos infâmes et ces menaces inacceptables. Mme Noël doit être assurée de la protection de la République. Nous l’assurons de notre soutien, plein et entier, dans cette épreuve.
Nous ne devons plus laisser nos enseignants être menacés.
"

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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 14:41

Ce soir, le Prince Président Emmanuel Macron va nous annoncer un nouveau confinement... Peu importe la forme qu'il prendra : il signe l'échec de la politique du Gouvernement et du locataire de l'Elysée face à l'épidémie. J'avais déjà expliqué ici voici 12 jours en quoi le Couvre Feu ne servirait à rien : https://bit.ly/3kEWA3K. J'avais évoqué un certain nombre de pistes alternatives.

Depuis plusieurs jours, on nous prépare psychologiquement dans les médias à "l'inéluctable", alors qu'on savait très bien dès la précédente allocution présidentielle qu'on courrait tout droit vers le reconfinement vue la stratégie empruntée...

Mais tout cela s'est fait sans interroger les choix et l'action de l'exécutif : rien n'a été fait pendant l'été pour prévenir la catastrophe ; depuis des mois, ceux qui comme moi réclament la gratuité des masques crient dans le désert (c'est le sujet de l'intervention vidéo que je partage à nouveau ci-dessous) ; depuis des mois, on continue de fermer des lits et on accule les soignants au désespoir et à la démission, on n'a pas changé grand chose pour les rémunérations ce qui rend impossible de remplacer le personnel manquant ; aujourd'hui l'hôpital public est dans un état pire qu'il ne l'était en mars dernier et les soignants sont plus épuisés que jamais !

Tout cela est de la responsabilité d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements, trop occupés à se regarder le nombril et à célébrer ce qu'ils croyaient être leur réussite au début de l'été et qui n'était qu'un mirage. Ils auront les morts sur la conscience, j'espère qu'on pourra le faire compter devant la Justice un jour ; ils auront aussi la mort de l'économie française sur les bras avec ses conséquences dramatiques - pauvreté, chômage, perte de souveraineté - ; ils auront enfin les rêves brisés des lycéens et des étudiants sur le dos à qui on aura fait rater de (trop) longs mois d'études. Les comparaisons européennes n'y changent rien : nous sommes dans cette situation parce que Nicolas Sarkozy, François Fillon, Roselyne Bachelot, François Hollande, Manuel Valls, Marisol Touraine, Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Jean Castex, Agnès Buzyn et Olivier Véran ont passé des années à détruire l'hôpital !

Le projet de loi de prolongation de l'état d'urgence sanitaire marque cette incapacité à retenir les leçons du passé - je vous invite à lire l'excellente analyse publiée sur le site de la Gauche République et Socialiste : https://bit.ly/35G7UXl) et d'apprendre de ses erreurs.
Le Prince Président veut décider seul, c'est une méthode qui n'a jamais été efficace, et c'est une façon de programmer la mort de notre démocratie et de nos libertés.
 
Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 07:00

Hier soir, mardi 20 octobre 2020 à 18h30, nous étions quelques dizaines à rendre hommage à Samuel Paty sur le parvis de l’hôtel de ville de #Bezons. Avant l’intervention de Christian Leduey, secrétaire de la section PCF Bezons Jacky Leser et la minute de silence, j’ai pris la parole pour la Gauche Républicaine & Socialiste :

« Samuel Paty, professeur d’histoire, a été assassiné puis décapité en pleine rue vendredi par un fanatique qui lui reprochait d’avoir montré en classe des caricatures de Mahomet à l’occasion d’un cours sur la liberté d’expression. Nous n’avons pas de mots assez forts pour exprimer l’horreur que nous inspire cet acte ignoble. Nos premières pensées vont à sa famille, à ses proches, ses élèves et ses collègues, plongés dans la douleur.
À travers lui, c’est l’école républicaine, son rôle d’éveil des consciences, l’apprentissage de l’esprit critique, la laïcité et la liberté d’expression qui sont visés. C’est une volonté de nous terroriser, pour qu’aucun citoyen n’ose plus réagir devant l’inacceptable. Ils veulent ainsi orienter les programmes scolaires pour faire triompher l’obscurantisme.
Nous ne pouvons cependant en rester là : la République doit être forte et rassembler tous les Français dans ce moment d’intense émotion et tristesse, et surtout au-delà.
Un deuil national doit rendre hommage à Samuel Paty et à l’ensemble des enseignants qui ont la charge de transmettre les principes républicains à notre jeunesse.
Des débats doivent être organisés dans tous les établissements scolaires pour qu’au-delà de l’émotion la Raison reprenne ses droits. L’institution Éducation Nationale doit faire preuve d’une vigilance sans faille pour soutenir et accompagner les enseignants, mis en cause, menacés, mis sous pression pour n’avoir fait que leur devoir !
Plus que jamais nous ne devons rien céder aux fanatismes religieux et au terrorisme islamiste. »
Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Hommage à Samuel Paty à Bezons le 20 octobre 2020 : Ensemble pour l'égalité, la liberté d'expression et la laïcité
Hommage à Samuel Paty à Bezons le 20 octobre 2020 : Ensemble pour l'égalité, la liberté d'expression et la laïcitéHommage à Samuel Paty à Bezons le 20 octobre 2020 : Ensemble pour l'égalité, la liberté d'expression et la laïcitéHommage à Samuel Paty à Bezons le 20 octobre 2020 : Ensemble pour l'égalité, la liberté d'expression et la laïcité
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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 13:22
Emmanuel Macron lors de son entretien complaisant accordé à TF1 et France 2 mercredi soir

Emmanuel Macron lors de son entretien complaisant accordé à TF1 et France 2 mercredi soir

Mercredi soir, le Président de la République nous a nouveau convoqué devant nos postes de télévisions pour nous faire part de ses décisions dans la conduite – défaillante – de la lutte contre l'épidémie.

L'ensemble des mesures annoncées marque avant tout un échec de la politique de l'exécutif (oui de l'exécutif qui a soigneusement, avec la complicité de la majorité LREM et finalement aussi de la droite sénatoriale, écarté le parlement de tout contrôle réel) dans la crise sanitaire. Dans n'importe quelle autre démocratie, au regard du constat d'échec renouvelé des dispositifs mis en place, le Premier Ministre – qui était aussi le « Monsieur Déconfinement » lorsqu'Édouard Philippe était à Matignon – aurait dû dans la foulée présenter la démission de son gouvernement.

Cependant malgré un constat d'échec évident, Emmanuel Macron ne semble pas même imaginer un seul instant qu'il porte avec ses deux premiers ministres une quelconque responsabilité dans la situation. Les mensonges sur les masques, l'absence de mesures sérieuses pour protéger les salariés sur leur lieu de travail (puisque le code du travail lui-même, alors qu'il était pourtant déjà bien endommagé grâce à lui, a été à nouveau « allégé » au prétexte de la crise sanitaire), le fiasco de la politique de test, le fiasco sur le traçage des contaminations, l'épuisement des soignants (faute d'effectifs suffisants et de coopération correctement organisée entre les différents acteurs de la santé publique), le scandale des fermetures de lits qui se poursuivent à l'hôpital public … tout cela était hors du champ du Prince Président, servilement secondé par des présentateurs TV qui n'ont de journaliste que la carte de visite.

Le Résident de l'Élysée a donc emprunté en ce début de soirée de mercredi la seule voie qui lui restait : la culpabilisation et l'infantilisation des Français. Sur un ton faussement compassionnel mais ouvertement paternaliste, nous avons donc appris qu'une fois de plus la reprise forte des contaminations et des hospitalisations était de notre faute, que nous n'avions pas su nous comporter de manière responsable et que face à notre légèreté il fallait sévir. C'est la justification du couvre-feu qui débutera samedi 17 octobre 2020 à 00h00 et qui a été la seule véritable annonce concrète de la soirée.

Ainsi les mauvais citoyens que nous sommes devront s'enfermer chez eux de 21h00 à 6h00, les bars, les restaurants, les cinémas et les théâtres, déjà au bord de la faillite, seront ainsi les victimes de notre égoïsme forcené. Car c'est bien connu, quand vous êtes salarié, parents ou chômeur, quand vous rentrez tard du boulot ou de vos recherche d'emploi, que vous êtes allés chercher vos enfants après l'étude, l'accueil de loisirs ou la garderie, que vous les avez nourris, lavés, et couchés, il est de coutume que vous vous précipitiez dans les bars pour avaler trois bières et vous frotter à tous les clients présents… La présentation imaginée de cette scénette démontre en soi le ridicule de l'idée. Au-delà de Paris intra muros et des centre-villes de quelques grandes métropoles en région, il n'existe pas de vie nocturne justifiant qu'on s'inquiète de la multiplication des contacts la nuit entre supposés fêtards avinés sortant de bars... il suffit de marcher au cœur de l'automne en banlieue parisienne ou lyonnaise ou même sur les quais du canal Saint-Martin vers 22h00 pour voir que l'espace entre individus est important. Que la fermeture des bars et des restaurants soit avancée dans ces zones pourquoi pas, mais pour les reste nos concitoyens ne se précipitent plus depuis longtemps dans les cinémas, théâtres et autres salles de spectacles (pour ceux qui en ont les moyens), et à notre connaissance il n'existe pas de tripots clandestins qui se seraient créés en masse au-delà de la première couronne pour accueillir une population en mal de soirée festive. Que le Président de la République ait pu se convaincre d'une telle fable laisse à penser qu'il préfère lire de mauvais romans de gare sur la prohibition dans les années 1920 que les rapports de ses administrations ! Qu'il se soit permis de saluer ceux qui sont partis dans leurs résidences secondaires (les riches) lors du confinement car ils auraient desserré l'étau en région parisienne sans diffuser le virus pour autant est un autre passage ahurissant de cet entretien, marquant l'habitus bourgeois d'Emmanuel Macron !

Par contre, prenez le bus, le tram, le métro ou le RER dans la journée et plus encore aux heures de pointes : vous aurez sans doute de quoi occuper votre temps de trajet pour recueillir les noms, adresses électroniques et numéros de téléphone (s'ils acceptent de vous les donner… est-ce l'expérimentation sociologique d'une nouvelle technique de drague ?) de la vingtaine de passagers collée contre vous (sans parler de la centaine juste un peu plus loin) sur le quai ou dans le wagon pour qu'ils puissent contacter comme « cas contact » si jamais vous étiez testés positifs au COVID. Ah mais non en fait, quand vous allez travailler visiblement, vous ne pouvez pas être contaminé ; la chanson le dit si bien « Le travail c'est la santé »…

Nous sommes entrés dans une situation absurde, qu'aucun maire de grande ville n'a songé à contester dans un unanimisme pleutre et angoissant. Le couvre-feu imposé dès cette nuit est strictement vexatoire, disproportionné, liberticide, en plus de n'avoir aucune efficacité sanitaire. Il pourrait même être source d'incidents. Il doit être retiré immédiatement !

Pourtant il faut bien prendre des mesures puisque les contaminations augmentent, que les hospitalisations croissent à nouveau (plus faiblement qu'au printemps mais tout de même), et que nous ne pouvons nous permettre de saturer à nouveau l'hôpital, de reporter à nouveau toutes les interventions qui l'avaient été durant le confinement, et d'épuiser au-delà de ce qui est humainement supportable tous nos soignants. Mais s'il faut prendre des mesures, il faut qu'elles soient concrètes, efficaces et non point tournées vers la satisfaction des besoins de communication politique présidentiels.

Voici celles que nous proposons et qui ne sont pas exhaustives :

  • Rendre les masques gratuits : de nombreuses entreprises françaises se sont engagées dans la fabrication de masques quand nous étions en pénurie ; les stocks leur restent sur les bras car distributeurs et puissance publique préfèrent faire circuler ceux qu'ils ont acheté en Asie (et qui parfois comme dans l’Éducation nationale semble nocifs). Que l’État rachète ces stocks et qu'il les distribue massivement aux Français !

  • Autoriser le télétravail massivement pour désengorger les transports en commun. Aujourd’hui dans de nombreuses administrations et entreprises, les consignes ne sont pas claires, et le message envoyé par le Président mercredi soir a été totalement contre-productif, voire même dangereux si on considère que les occasions de faire circuler le virus sont évidemment plus importantes dans les transports en commun et dans les bureaux. Si les crèches et les établissements scolaires continuent d'accueillir les enfants, élèves et étudiants avec un protocole sanitaire adapté, l'argument faussement compassionnel d'Emmanuel Macron s'effondre.

  • Protéger tous celles et ceux qui ne peuvent pas télétravailler et qui devront continuer d'assurer les livraisons, le transports, la fabrication, la distribution, le nettoyage, etc. et pour cela il convient de renforcer les protocoles sanitaires dans les entreprises (cela a été souvent fait de l'initiative des entreprises et salariés eux-mêmes), mais surtout retirer l'ordonnance qui suspend de nombreux points du code du travail jusqu'au 31 décembre prochain et abroger les ordonnances Macron-Pénicaud qui ont mis à mal dès 2017 les protections des salariés. C'est aujourd'hui une mesure réclamée par toutes les confédérations syndicales !

  • Rappeler tous les médecins et infirmiers à la retraite, même par voie de réquisition en échange d'une indemnisation conséquente.

  • Retirer les coupes à hauteur de 4 milliards d'euros prévues sur l'hôpital public du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 débattu en ce moment à l'Assemblée nationale.

  • Abroger la réforme de l’assurance chômage, alors que le chômage explose, que la pauvreté explose. Nous ne pouvons pas nous permettre que la crise qui s'aggrave débouche sur des millions de pauvres supplémentaires, parce que le gouvernement aurait maintenu des mesures ultra-libérales qu'ils considéraient possibles en période de ce qu'il considérait être un « retour progressif au plein emploi ».

  • Prendre immédiatement des mesures de solidarité pour les plus démunis. Nous avons appris ce matin que la prime de 150€ pour les bénéficiaires des APL avait été annoncée par Emmanuel Macron par erreur et ne serait pas versée. Se rendent-ils seulement compte de ce que représente une telle bévue ? Pour autant, il est un public plus à plaindre encore et qui n'est concerné par rien du tout : les jeunes salariés qui ne trouvent plus ni CDD, ni intérim, qui ont épuisé leurs droits au chômage et non pas droit au RSA : cela doit cesser. Une situation comparable existe pour ceux qu'on appelle les intermittents de l'emploi (saisonniers, extra, etc.) qui tombent aujourd'hui dans la misère ; si les intermittents du spectacle ont vu quelques mesures les concernant, « l'année blanche » qui leur était promise devrait concernée d'autres types d'intermittence.

Frédéric FARAVEL

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 16:36

Je participerai samedi à la commémoration annuelle qui se tiendra au pont de Bezons. En tant que Républicain et Socialiste, il me paraît indispensable de rendre hommage aux victimes d’une répression violente et illégitime. Mes camarades de la Gauche Républicaine & Socialiste s’associent évidemment à cette démarche. Vous trouverez ci-dessous l'appel à participation que j'ai rédigé pour le groupe municipal "Vivons Bezons".

"Samedi 17 octobre à 11h30, "Vivons Bezons" encourage les Bezonnais.es à participer à la commémoration qui se déroulera au Pont de Bezons devant la plaque d'hommage aux victimes du massacre perpétré voici 59 ans.
Le 17 octobre 1961, le Préfet de Police Maurice Papon organisait et ordonnait la répression sanglante contre des dizaines de milliers de manifestants pacifiques qui défendaient l'indépendance de l'Algérie.
Des centaines d'Algériens de toute la région parisienne furent ainsi tués, sous les coups de la police, noyés dans la Seine, à Paris, en banlieue, à Bezons même.
Maurice Papon ne fut pas seulement leur assassin, il abimait durablement la République au nom de laquelle il agissait en commettant ce crime irréparable.
Depuis de nombreuses années, Bezons rend hommage aux victimes algériennes qui subirent cette violence intolérable et pour certains y laissèrent la vie. C'est un devoir pour nous de participer chaque année à cette commémoration et de réaffirmer ainsi qu'il n'est plus possible de commettre au nom de la République qui nous rassemble des actes aussi contraires à ses principes, que plus jamais la France ne tombera dans la faute de la colonisation.
Ensemble portons haut les valeurs d'humanité et de fraternité entre les Peuples."

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
membre du groupe municipal "Vivons Bezons"

Bezons rend hommage aux victimes du massacre du 17 octobre 1961
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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 08:10

J'ai commis ce petit texte d'analyse à la demande de la Gauche Républicaine et Socialiste pour comprendre les résultats de l'élection qui présidait dimanche 27 septembre 2020 au renouvellement de la moitié "série 2" du Sénat et leurs conséquences sur la Haute Assemblée.

Bonne lecture,
Frédéric Faravel

Sénatoriales 2020 : l'évolution dans la continuité

Gérard Larcher, président du Sénat et troisième personnage de l'État, pouvait dormir tranquille depuis quelques semaines. Lui qui avait repris la présidence de la Haute Assemblée en octobre 2014 sera vraisemblablement réélu au « Plateau » sans aucune difficulté dans quelques jours pour trois années supplémentaires.

En effet, les 87 000 membres du collège électoral appelés à désigner les 172 sénatrices et sénateurs de la série 21 sont à 95% des délégués des conseils municipaux. Ces élections sénatoriales étant les premières depuis les élections municipales des 15 mars et 28 juin 2020 – et rien n'ayant bousculé les équilibres politiques depuis –, il était logique que les résultats d'hier proposent un résultat assez fidèle à l'équilibre des forces issus des élections municipales.

(1) Le Sénat compte 348 parlementaires ; la chambre haute est renouvelée par moitié tous les trois ans. La circonscription électorale est le département. Le collège électoral se compose des députés et sénateurs de la circonscription, des conseillers régionaux de la section départementale correspondant au département, des conseillers départementaux et des délégués des conseils municipaux, ces derniers représentant 95 % des électeurs des sénateurs. La série 1 (en gris sur la carte) a été élue le 24 septembre 2017. La série 2 (qui comporte les départements colorés) concernait 172 parlementaires. Dans les départements comptant 3 sièges sénatoriaux ou plus, le mode de scrutin est proportionnel (en bleu sur la carte) ; dans les autres le mode de scrutin est majoritaire, uninominal à deux tours (en violet ou magenta sur la carte). Les sièges de 6 des 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France et élus par un collège spécifique composé des députés et des sénateurs représentant les Français établis hors de France, des conseillers consulaires et des délégués consulaires, feront ultérieurement l’objet d’une élection complémentaire.

Sénatoriales 2020 : l'évolution dans la continuité
La droite dans un fauteuil, le macronisme partiellement sanctionné

Or cet équilibre – contrairement au récit né de l'emballement médiatique sur le second tour des élections municipales – n'a pas réellement évolué entre 2014 et 2020 : dans les communes de plus de 9 000 habitants, la droite continue de diriger 65% des villes, ce qui explique la reconquête du Sénat par la droite en 2014 et son maintien logique jusqu'ici.

Ainsi au dernier pointage, le groupe « Les Républicains » passerait de 143 à 153 sénatrices et sénateurs ; le groupe « Union Centriste », composé en grande majorité de parlementaires membres de l'UDI, passerait de 51 à 47 sénatrices et sénateurs.

C'est par ailleurs au centre de l'hémicycle sénatorial que les évolutions semblent les plus importantes, malgré la faible taille des groupes :

⭕️le groupe « Les Indépendants » (droite Macron-compatible), dirigé par le très caricatural anti-communiste Claude Malhuret (Allier), passerait de 14 à 10 sièges ;

⭕️le groupe de La République en Marche, qui renouvelait 10 sièges, perd logiquement des plumes (mais en limitant la casse) en passant de 23 à 19 parlementaires. Ce résultat est à la fois la marque de son manque d'implantation locale – LREM étant un parti hors sol et créé de toutes pièces pour l'élection d'Emmanuel Macron (et sa future candidature à l'élection présidentielle). Il n'était composé sur la série 2 que de transfuges d'autres partis politiques, présents dès l'origine de « l'aventure macroniste » (pour la partie « gauche ») ou recrutés plus tard pour le gouvernement (pour la partie « droite ») : les « grands électeurs » de gauche ont parfois sanctionné des élus dont ils n'approuvaient pas le ralliement à Emmanuel Macron et qui n'avaient pas d'élus locaux LREM pour les soutenir ; certains « grands électeurs » de droite ont sans doute fait pareil. Si LREM limite donc la casse, c'est grâce à la personnalité de certains de ses candidats, comme François Patriat en Côte-d'Or (président du groupe LREM), ou Jean-Baptiste Lemoyne dans l'Yonne et Sébastien Lecornu dans l'Eure, qui diposaient chacun d'une implantation ancienne, de réseaux locaux et d'une aura dépassant les clivages politiques dans des territoires en partie ruraux ;

⭕️c'est le plus ancien groupe du Sénat, le RDSE (Rassemblement Démocratique et Social Européen), ancienne émanation du vieux Parti radical puis du PRG, qui a passé une très mauvaise soirée. Depuis septembre 2017, il était composé à la fois de Radicaux de droite qui avaient quitté le groupe « Union Centriste », des Radicaux de gauche et de quelques élus en délicatesse avec leurs groupes originels (Henri Cabanel ou Éric Jeansannetas) ou sentant le souffre (Jean-Noël Guérini). Le tout dans une ambiance majoritairement Macron-compatible. 13 de ses 23 parlementaires étaient renouvelables mettant le groupe sous la menace d'une disparition en cas de départs de transfuges. Au regard des résultats d'hier soir, il resterait 12 sénateurs RDSE ; il semblerait que la fusion entre radicaux de droite et de gauche ait finalement beaucoup coûté au groupe. Des pièces importantes du dispositif radical, comme Jean-Marc Gabouty, vice président du Sénat (Mouvement radical, Haute-Vienne), ou François Laborde (PRG, Haute-Garonne), ont ainsi mordu la poussière. Certains se maintiennent grâce à leurs réseaux locaux (Jean-Noël Guérini, Bouches-du-Rhône) ou un ancrage à gauche et de terrain (Henri Cabanel, ex PS dans l'Hérault qui résiste à la volonté de la fédération socialiste locale de l'éjecter). D'une certaine manière, la Macron-compatibilité du RDSE l'a porté au bord de la catastrophe.

Sénatoriales 2020 : l'évolution dans la continuité
Gauche qui sourit, Gauche qui se demande si elle doit pleurer

La photographie de la partie gauche de l'hémicycle est plus floue.

Globalement la gauche sénatoriale passe de 87 sièges à 94 sièges. C'est en tout cas le principal axe de communication développé depuis hier soir par le groupe « socialiste & républicain » pour masquer de nombreuses déconvenues (il renouvelait 35 sièges) : ce groupe passerait ainsi de 71 à 65 sièges (trois divers gauche pourraient compléter mais ils seront aussi sûrement fortement sollicités par le RDSE).

L'explication de cette chute relative du second groupe de la Haute Assemblée tient à plusieurs éléments :

⭕️la montée du nombre d'élus locaux écologistes dans quelques villes en nombre limitées (nous y reviendrons) ;

⭕️des choix stratégiques et de candidats parfois mal avisés. Exemple : alors que le PS avait dans le Finistère enregistré un bon cru lors des élections municipales (conservant Brest et regagnant Morlaix et Quimper), il n'a pas transformé l'essai, perdant un siège de sénatrice. Le choix des candidats et la présence de Jean-Jacques Urvoas en délicatesse avec la justice explique sûrement cette défaite, alors que le PS pouvait espérer emporter trois sièges ;

⭕️l'insuffisante mise en œuvre locale de la stratégie d'union claironnée nationalement (dans le Doubs, en Haute-Saône, dans le Cher, en Côte-d'Or, dans le Gard ou en Seine-Maritime).

Le groupe CRCE (composé de 12 PCF, 2 GRS, 2 écologistes) n'était concerné que par 3 circonscriptions. Céline Brulin a été réélue en Seine-Maritime ; Gérard Lahellec a été élu dans les Côtes-d'Armor, succédant à Christine Prunaud ; Pierre-Yves Collombat (GRS) ne se représentait pas dans le Var, la défaite et division de la gauche empêchant toute succession à gauche. Jérémy Bacchi (34 ans) conduisait la liste de gauche dans les Bouches-du-Rhône, l'union de la gauche obtenant ainsi trois des huit sièges (PCF, PS, EELV). Enfin, Marie-Claude Varaillas a été élue au second tour en Dordogne. Ainsi le PCF renforce sa représentation au Sénat, compensant presque au sein du groupe CRCE la fin du mandat de P.-Y. Collombat et le départ annoncé des deux sénateurs écologistes vers un nouveau groupe. Le CRCE ne peut sincèrement regarder qu'avec amertume cette fuite des deux écologistes vers d'autres cieux, alors que le groupe a été pendant 3 ans bien plus que d'autres la voix de l'écologie au Sénat.

La principale nouveauté qui pourrait émerger des élections sénatoriales du 27 septembre 2020 serait donc la recréation d'un groupe écologiste, qui avait existé entre 2011 et 2016-2017. Cinq sénateurs non soumis à renouvellement étaient partant pour entrer dans un groupe écologiste si les résultats d'hier le permettaient : les deux écologistes du groupe RDSE – Ronan Dantec, Loire-Atlantique, et Joël Labbé, Morbihan –, les deux élus écologistes du groupe CRCE – Esther Benbassa, Paris, et Guillaume Gontard, Isère (mais élu sur une liste initiée par le PCF) – et enfin Sophie Taillé-Polian, sénatrice Génération•s du Val-de-Marne (mais élue PS sur une liste d'union conduite par le PCF). Dans la foulée des gains écologistes en alliance ou en autonomie dans quelques métropoles, six écologistes ont été élus hier (un siège dans le Bas-Rhin dans une liste soutenue par le PS ; un siège en Ille-et-Vilaine et un siège en Gironde dans des listes autonomes ; deux sièges sur trois dans une liste de rassemblement de la gauche dans le Rhône face à une droite extrêmement divisée ; et la 3ème place dans les Bouches-du-Rhône sur la liste de rassemblement de la gauche). À noter que la division de la gauche et l'abstention de fait des élus écologistes a empêché dans le Doubs l'élection comme sénatrice à quelques voix près de Barbara Romagnan (Génération•s) qui aurait sans doute rejoint le groupe écologiste, puisque son parti et EELV sont en phase de rapprochement intensif. À noter également : emporter une grande ville comme Poitiers avec une liste autonome ne permet pas ensuite d'affronter une élection sénatoriale à l'échelle de la Vienne, quand EELV est absent de tout le reste du territoire et incapable de nouer des alliances. Enfin, le sénateur régionaliste nouvellement élu, Paul Toussaint Parigi, de Haute-Corse pourrait également s'affilier à ce groupe.

Ce sera donc, s'il voit le jour, un groupe écologiste très divers, avec des ambitions internes acérées, où pourrait se reproduire ce qu'avait connu le précédent groupe, à savoir une vie politique très agitée menaçant régulièrement son existence même.

Sénatoriales 2020 : l'évolution dans la continuité
Un Sénat qui doit à nouveau prouver son utilité

C'est donc un peu d'évolution pour énormément de stabilité. Gérard Larcher sera réélu président pour trois ans, même si certains dans son camp piaffent d'impatience pour lui succéder en 2023. Il a tôt fait d'annoncer que le Sénat sera comme depuis 2017 le contre-pouvoir. Contre-pouvoir qui s'est illustré par plusieurs et nécessaires commissions d'enquête (Benalla, privatisation des autoroutes, Lubrizol, crise sanitaire, pollution industrielle des sols) et en empêchant la réalisation de la réforme constitutionnelle voulue par le Président de la République pour abaisser le Parlement, alors que les gouvernement Macron avait fait preuve d'une surdité absolue à l'égard des Français, des corps intermédiaires et des élus locaux.

La question pour nous n'est pas que le Sénat reste dans une forme de contre-pouvoir poli, parfois un peu plus tendu, entre droite libérale et droite conservatrice. Le Sénat, s'il est par sa définition même une chambre de travail et de modération relative par rapport aux basculements parfois brutaux de l'Assemblée nationale, ne peut rester une chambre où l'alternance politique est structurellement impossible, où la voix des catégories sociales les plus défavorisées ne peut s'exprimer, où la vie quotidienne réelle des Français est parfois étouffée par le velours des moquettes et des rideaux.

Le mode de scrutin (sur 172 parlementaires, 113 seulement étaient élus hier à la proportionnelle) et la sur-représentation des départements ruraux favorisent mécaniquement l'élection de sénateurs conservateurs. La réforme souhaitée par Emmanuel Macron aurait, en diminuant le nombre de parlementaires, d'ailleurs aggravé cette logique tout en diminuant massivement la capacité de femmes à être élues dans la haute assemblée. La gauche peut décider de continuer à se lamenter en taxant le Sénat d'anomalie démocratique, mais la réalité est que le Sénat a montré dans les trois dernières années malgré son orientation politique une capacité forte à équilibrer le débat et le travail parlementaire et à protéger fortement nos libertés individuelles et collectives. La gauche doit donc dans les années qui viennent agir sur trois fronts :

⭕️en finir avec les pudeurs qui amènent certains de ses membres à considérer qu'ils n'arrivent à être élus qu'à condition d'être accommodant avec la droite, le scrutin d'hier démontre le contraire ;

⭕️trouver le chemin du rassemblement pour éviter de perdre bêtement des sièges et surtout pour en conquérir de nouveaux ;

⭕️promouvoir une réforme du mode de scrutin (en augmentant la part des communes de plus de 9 000 habitants dans le collèges électoral) et un rééquilibrage au profit des départements urbains et rurbains.

en gris les départements de la série 1 (renouvelables en 2023) ; en violet, les départements de la série 2 au scrutin majoritaire ; en bleu, les départements de la série 2 au scrutin proportionnel...

en gris les départements de la série 1 (renouvelables en 2023) ; en violet, les départements de la série 2 au scrutin majoritaire ; en bleu, les départements de la série 2 au scrutin proportionnel...

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 07:52

Après un conseil municipal longuement et essentiellement consacré à des désignations de représentants de la commune à divers organismes, la maire Nesrine Menhaouara a refusé sous un prétexte fallacieux et en contradiction avec son propre règlement intérieur de soumettre au vote du conseil le vœu que les conseillers municipaux du groupe "Vivons Bezons" proposaient d'adopter en cette journée symbolique d'ouverture du procès d'Assises sur les attentats contre Charlie Hebdo, la policière municipale de Montrouge et l'Hyper Casher.

Je suis sidéré de ce refus de soumettre ce vœu au vote du conseil municipal en ce jour si particulier. Quels que soient les prétextes de la nouvelle majorité municipale, c’est minable. Les Bezonnais et les citoyens de notre pays jugeront de l’à propos de ce refus...

Voici le texte du vœu qui devrait pourtant rassembler tous les élus attachés à la République et à la Laïcité, quelle que soit leur étiquette politique, et sans qu'on puisse lui opposer des arguties pseudo-réglementaires :

« Ce mercredi 2 septembre s’ouvre le procès des attentats contre Charlie Hebdo, une policière municipale de Montrouge et l’Hyper Casher de la Porte de Vincennes.
Ce temps de la Justice qui vient enfin est indispensable pour la mémoire, l’histoire, le respect des victimes et pour éclairer autant que possible la préparation et le déroulement de ces assassinats de masse.
C’est le procès d’une barbarie qui n’a rien à voir avec la Foi ou les idées tout avec la volonté d’opprimer et de détruire.
En ce jour symbolique, le Conseil Municipal de Bezons réaffirme solennellement son attachement irréductible à la République – car elle incarne une communauté nationale qui rassemble tous ses citoyens quelles que soient leurs origines ou leurs croyances –, et son attachement irréductible à la liberté d’expression, d’information et d’opinions qui sont les meilleurs remparts de la Démocratie contre tous les fanatismes et obscurantismes. »

Frédéric Faravel
Conseiller municipal Gauche Républicaine & Socialiste de Bezons
membre du groupe municipal "Vivons Bezons"

A la fin du conseil municipal de Bezons qui se tenait le mercredi 2 septembre 2020, j'ai eu l'honneur de présenter au nom du groupe "Vivons Bezons" un vœu proposant au conseil municipal de marquer le coup solennellement en cette journée si particulière de début du procès des attentats contre Charlie Hebdo, contre une policière municipale de Montrouge et contre l'Hyper Casher et ses clients.

Madame Nessrine Menhaouara, nouvelle maire (PS) de Bezons, a refusé de le soumettre au vote du conseil tirant prétexte fallacieux d'une interprétation erronée du règlement intérieur qu'elle avait fait adopter le 4 juillet 2020. Habituellement un vœu doit pouvoir être examiné avant le conseil par une commission municipale et pour cela être adressé en mairie 5 jours avant le conseil ; or dans ce règlement intérieur, Mme Menhaouara a fait supprimer ("provisoirement" nous a-t-elle assurée) les commissions municipales. Nous n'avions donc plus d'autres choix que de présenter directement ce vœu en conseil municipal, puisqu'aucune commission n'existait plus pour l'examiner au préalable.

J'avais déjà expliqué avec calme mais inquiétude le 4 juillet 2020 que cette incohérence du Règlement intérieur empêcherait l'opposition municipale de proposer des vœux ; la démonstration en a été faite, de triste manière. Mais le pire dans cette affaire c'est que Mme Menhaouara n'a pas eu l'intelligence d'accepter de transiger par rapport à son interprétation erronée du règlement intérieur, pour mettre aux voix un texte avant tout symbolique qui aurait rassemblé tout le conseil dans une expression de solidarité envers les victimes et réaffirmation de nos valeurs républicaines.

Chaque jour se confirme à quel type d'élue nous avons à faire et je suis consterné qu'aucun membre de sa majorité n'ait pensé à avoir un sursaut de dignité dans ce moment (regroupant des élus nominalement membres du PS, d'EELV - ceux-là transfuges opportunistes du PS -, de Génération Ecologie, macronistes ou de la droite dure, il y avait pourtant suffisamment de diversité politique pour qu'on puisse espérer à un moment une réaction). Je veux croire que cette attitude de Mme Menhaouara, et par défaut de son équipe municipale, n'est que l'expression de son sectarisme, de son mépris et parfois de sa haine personnelle envers l'opposition municipale de gauche. Le comble du ridicule a été atteint lorsqu'elle a affirmé sans rire : "Je ne sais même pas sur quoi je me prononce"..
Quand Nesrine Menhaouara refuse de soumettre au vote du conseil municipal un vœu républicain le jour de l'ouverture du procès sur les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Casher
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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 07:27

Voici venu le temps de notre Fête Nationale.

Le 14-Juillet est une journée commémorative pareille à aucune autre : elle célèbre l'irruption du Peuple français dans l'histoire, face à l'absolutisme et aux privilèges d'une caste, en se donnant les moyens d'abattre un des symboles de l'arbitraire ; elle célèbre également l'unité et la fraternité du pays par-delà sa diversité et son histoire tumultueuse. Le 14-Juillet sera toujours la conjugaison de la prise de la Bastille et de la fête de la fédération un an plus tard.

La légende veut que la première – précédée par la montée de la colère du peuple de Paris dans les jours précédant – fut lancée par Camille Desmoulins « Citoyens, peut-on vous braver plus insolemment ? Après ce coup, ils vont tout oser, et, pour cette nuit, ils méditent, ils disposent peut-être une Saint-Barthélémy pour les patriotes. Aux armes ! Aux armes ! Prenons tous des cocardes vertes, couleur de l'espérance. » La France est un peuple de Rebelles, mais un peuple de rebelles qui s'unissent pour lancer au monde un message de Liberté, d'Égalité et de Fraternité, un peuple de rebelles qui accueillent toutes celles et tous ceux qui partagent leurs espérances.

La Fête Nationale célèbre donc ces journées qui annoncèrent l'unité de la Nation, sa transfiguration dans une République universelle et l'affirmation que le Peuple doit désormais être souverain et qu'il ne laissera plus personne le dépouiller de cette dignité humaine.

Soyons à la hauteur de ce message : soyons libres et rebelles contre les faux souverains, retrouvons ensemble le chemin de l'Égalité, soyons unis dans une Nation fraternelle...

Frédéric Faravel

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9 juillet 2020 4 09 /07 /juillet /2020 14:30

Dans le Val-d'Oise, on connaît bien Mme Jacqueline Eustache-Brinio, ancienne maire de Saint-Gratien (2001-2017) et sénatrice du Val-d'Oise (membre du groupe Les Républicains) depuis 2017. On connaît bien ses sorties réactionnaires et racistes. On sait à quel point elle peut être détestable non seulement en paroles mais aussi en actes, car comme maire de Saint-Gratien elle a pris des décisions concrètement racistes (comme lorsqu'elle souhaitait refuser la restauration scolaire aux enfants Rroms).

Au Sénat aussi on a déjà entendu Mme la Sénatrice faire en séance, lors de propositions de loi, faire des sorties plus ou moins explicitement racistes ou tout du moins excluantes, assignant de fait à une communauté ethnique ou religieuse supposée des personnes ou des groupes de personnes du seul fait de leur origine ou de l'origine de leurs ascendants.

Mme Eustache-Brinio a donc un lourd passif, et il ne faut pas en être dupe.

Mais justement lorsqu'hier, mercredi 8 juillet 2020, elle interpelle en choisissant ses mots, visiblement cornaquée par son groupe qui a dû tenir la plume pour éviter ses habituels et précédents débordements, le nouveau ministre de l'intérieur Gérald Darmanin sur le phénomène croissant (mais non général et surtout circonscrit géographiquement - ça c'est moi qui le dit) de l'emprise islamiste et de la volonté de l'islam politique d'enfermer certains de nos concitoyens dans une tutelle politico-confessionnelle qu'ils n'ont pas choisi, le ministre sous-entend qu'elle amalgamait musulmans et islam politique, qu'elle confondait laïcité et lutte contre l'islam, ce que précisément dans cette intervention elle n'a pas fait.

C'est selon moi une grave faute politique car Mme Eustache-Brinio savait parfaitement ce qu'elle faisait : le choix d'une intervention extrêmement bien calculée et non caricaturale (contrairement à ce que dirent les élus de gauche et LREM que j'ai vus réagir ensuite sur les plateaux TV pour tenter d'évacuer la question et ne pas répondre aux questions des journalistes) le jour où le nouveau gouvernement était reçu pour ses premières questions d'actualité au Sénat l'assurait d'être vue et écoutée par plusieurs centaines de milliers de Français (si, si) qui n'ont pas le recul que les valdoisiens ou les habitués du Sénat peuvent avoir sur ce personnage. Aussi de la part d'un ministre, quel qu'il soit mais particulièrement de l'intérieur, faire semblant de ne pas comprendre et répondre à côté de la question donnera aux téléspectateurs l'impression qu'il (et au-delà de lui l'Etat) les prends pour des cons. Mme Eustache-Brinio aura gagné de l'audience et pourra maintenant plus aisément diffuser de véritables assertions racistes et complotistes...

Frédéric Faravel

Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur, et Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice réactionnaire du Val-d'Oise, jouent au chat et à la souris : la République, la laïcité et les Français.e.s grands perdants

Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur, et Jacqueline Eustache-Brinio, sénatrice réactionnaire du Val-d'Oise, jouent au chat et à la souris : la République, la laïcité et les Français.e.s grands perdants

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