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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 08:26

Je me permets de diffuser ci-dessous le communiqué de presse et l'appel à manifester le samedi 14 janvier 2012 à Argenteuil, lancé par le Collectif "Justice & Vérité" pour Ali Ziri. Si le non-lieu devait être confirmé dans cette affaire, la justice française serait fortement entâchée.

L'ensemble des partis de gauche et de très nombreuses associations de terrains sont associées au sein du collectif "Justice & Vérité" pour Ali Ziri.

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du PS Val-d'Oise en charge des relations extérieures

 

Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri
Non au non lieu !

 
Ce que nous redoutions, il y a quelques jours, est bel bien arrivé. Le procureur-adjoint du Tribunal de Grande Instance de Pontoise a requis un non-lieu dans l’affaire Ali Ziri. Il appartient maintenant au juge d’instruction de suivre son réquisitoire ou de décider autre chose.

Dans le réquisitoire définitif du procureur, seuls les faits à charge contre Mrs. Ali Ziri et Arezki Kerfali sont mentionnés. Il est question des circonstances de l’interpellation au volant de leur voiture par la police nationale, puis de leur arrivée au commissariat et de leur transport à l’hôpital d’Argenteuil. Mais jamais des conditions du trajet entre le lieu de l’interpellation et le commissariat d’Argenteuil. Or, pour les avocats et notamment pour Maître Maugendre, c’est au cours de ce trajet que le drame est arrivé, du fait qu’une policière, parmi les trois policiers interpellateurs, avait utilisé ce que l’on appelle la «méthode de pliage». C’est cette technique consistant à plaquer le torse du prévenu sur ses genoux en exerçant une pression «qui est à l’origine de l’asphyxie ayant conduit au décès d’Ali Ziri». Une technique pourtant interdite depuis la mort en 2003 d’un jeune éthiopien expulsé par la police aux frontières. À cela s’ajoutent les conclusions de l’autopsie de l’institut médico-légal de Paris, rendues le 24 juillet 2009, relevant l’existence de 27 hématomes sur le corps de M. Ziri.

Cette même autopsie a conclu qu’«Ali Ziri est mort suite à un arrêt cardio-circulatoire d’origine hypoxique, généré par suffocation et appui postérieur dorsal». Le 15 avril 2011, les conclusions de nouveaux examens complémentaires affirment que «le manque de discernement des policiers a conduit à des comportements qui n’étaient pas sans conséquence sur l’état de santé de M. Ziri.». Il y a aussi l’avis de l’ex-CNDS (Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité), qui jugeait «la précipitation et la violence avec lesquelles M. Ali Ziri a été extrait du véhicule étaient disproportionnées et constituent un traitement inhumain et dégradant». On apprend aussi que le 9 juin 2009 au commissariat d’Argenteuil, un jeune homme en garde à vue dit avoir été témoin d'une scène choquante. «L'un des policiers est venu vers cet homme (Arezki Kerfali) et il a posé son pied sur la tête du Monsieur et lui a dit une phrase du genre "Tu vas essuyer", il fait bouger la tête en appuyant avec son pied comme on pourrait le faire avec une serpillière. C'est comme s'il voulait lui faire essuyer son vomi avec sa tête.», explique-t-il, entendu par l'IGPN le 11 décembre 2009. Aucun des policiers n'a pourtant été questionné sur cette grave allégation. Pire encore, tous les actes demandés par les avocats de la famille Ali Ziri, comme l’audition des témoins et des policiers par un juge d’instruction et la reconstitution des faits, ont été refusés par le Procureur de la République de Pontoise. Par contre Arezki Kerfali, pourtant victime et témoin vivant, reste lui poursuivi pour

outrage.


Dès lors peut-on encore parler de justice ?

C’est pourquoi le collectif appelle à un rassemblement le samedi 14 janvier 2012 à 14h, cinéma Jean-Gabin, parc de la mairie d’Argenteuil, 12-14 Bd Léon-Feix, en présence de Stéphane Hessel et de Jacques Gaillot pour exiger vérité et justice ! Après ce rassemblement, le collectif va procéder à la pose d’une plaque commémorative sur le lieu de l’interpellation, angle des rues Jeanne d’Arc et Antonin-Georges-Belin, non loin de la mairie.

Plus d’infos au 01 39 80 45 40  Email : collectifaliziri@yahoo.fr
Blog : http://collectif-ali-ziri.over-blog.com

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 13:04

Vous trouverez ci-dessous la lettre que j'ai adressée à Nicolas Demorand, directeur de la publication et de la rédaction de Libération, suite au "portrait" publié par ce quotidien sur Caroline De Haas.

 

Monsieur le Directeur de la publication et de la rédaction,

1306414328.jpgJe vous écris ce jour pour vous faire part de ma profonde incompréhension et de mon intense énervement à la lecture du "portrait" en quatrième de couverture de votre édition quotidienne du mercredi 25 mai 2011, ayant Mlle Caroline De Haas comme sujet et signée par M. Luc Le Vaillant.
L'auteur de cet article me paraît accumuler sur trois colonnes mauvaise foi et procès d'intention avec la volonté assez évidente de décrédibiliser la parole et la personne de la porte-parole de l'association "Osez le Féminisme !". La mise en exergue dans le dernier paragraphe de son article de sujets qui ont vraisemblablement été secondaires dans l'entretien que Mlle De Haas a accordé à votre journaliste démontre jusqu'à la caricature l'objectif de son exercice.
On pourrait s'interroger pourquoi longuement, mais il est assez évident que M. Le Vaillant semble vouloir venger l'honneur sali de Dominique Strauss-Kahn et qu'il semble considérer que Mlle De Haas et son association n'ont pas eu pour lui le respect de la présomption d'innocence et la moindre compassion.
Plutôt que les combats de cette association, c'est ce sujet qui semble sérieusement animé votre collègue, malheureusement il se fait sur la base d'une interprétation largement erronée des actions et des prises de positions de cette association et de nombre de personnes choquées par la manière dont a été traitée en France l'affaire Strauss-Kahn. Pour suivre assez régulièrement les écrits d'OLF et les articles qui ont cité cette association, jamais celle-ci et donc sa porte-parole n'ont mis en cause la présomption d'innocence de M. Dominique Strauss-Kahn.
Vous permettrez de rappeler deux ou trois choses :
1- OLF s'est étonné que les médias français et nombre de personnes publiques s'exprimant sur l'affaire mette énormément de temps à parler de la situation de la victime présumée, tout en rappelant que DSK bénéficiait par ailleurs de la présomption d'innocence et qu'il fallait que la justice suive son cours.
2- OLF a dénoncé comme d'autres associations les dérives de certaines prises de paroles marquantes, qui tendaient à relativiser la gravité des actes présumés et à relativiser en général la gravité du harcèlement sexuel, du viol et des violences faites aux femmes.

OLF en tire avec d'autres - dont je suis - que ces expressions, sans doute non contrôlées, sont révélatrices d'un sexisme encore profondément inscrit dans la société française. Le caractère latin de notre culture ne saurait à ce titre être en aucun cas une excuse ou une circonstance atténuante.
Depuis plusieurs mois, certains chroniqueurs ou éditorialistes marqués - plus ou moins récemment à droite - s'étaient assignés comme tâche de dénoncer la bien-pensance, la pensée unique ou dévirilisation de la société. En quoi la virilité aurait quelque chose à voir avec la domination de l'homme sur la femme, voici un présupposé qu'il faudra encore longuement argumenter pour me convaincre.
Cependant il a été pour nombre de Françaises et de Français assez choquant de découvrir que certains responsables de gauche et d'autres, certains de mes camarades - oui, je suis socialiste - pouvaient tenir des propos ambigus ou carrément répugnants. La palme revient évidemment à JFK et son fameux "troussage de domestique", empreint à la fois de sexisme et de mépris social, pour lequel l'intéressé s'est depuis excusé. Mais il y a eu également le "il n'y a pas mort d'homme", la confusion entre le fait de draguer lourdement (euphémisme pour "harcèlement sexuel") et "aimer les femmes" ou encore - et j'en passe - le "forcer les choses" quand il s'agit d'évoquer le fait de forcer une femme (sous-entendu les femmes sont potentiellement des "choses"). Enfin comment ne pas s'étonner que d'aucuns glosèrent sur l'absence de profil de violeur, quand on sait qu'il n'existe pas de profil type du violeur.
Je crois profondément que l'ensemble de ces dérapages - je ne les ai pas tous cités - méritaient d'être dénoncés et que la stupeur, que l'abasourdissement (qui m'a moi-même étreint) de voir un camarade ou un ami jeter en pâture à la presse américaine dans une situation humiliante, ne les justifiaient pas, ne les excusent toujours pas (au passage, félicitons Mme Guigou d'avoir fait adopter en France une loi sur la présomption d'innocence). Ces dérapages ont sans doute largement blessé les milliers de femmes qui se font chaque année violer dans notre pays.
J'étais dimanche comme plusieurs milliers de personnes sur la place Igor-Stravinsky près du Centre Pompidou. Les discours d'OLF et des intervenant(e)s politiques étaient clairs et suivaient la ligne que je vous ai décrite.

Revenons à l'article de M. Le Vaillant.
Déduire par ailleurs de la nature de son emploi un présupposé négatif sur la personne et le comportement intime de Dominique Strauss-Kahn est à mon diffamatoire : Benoît Hamon, le courant qu'il anime, a fortiori sa collaboratrice n'ont jamais porté de jugement sur la personne, l'intimité, la vie de DSK ; les désaccords exprimés ont toujours été politiques. D'ailleurs cela aurait été les seuls en capacité d'avoir une quelconque portée au sein du peuple de gauche appelé à se prononcer dans des primaires ouvertes.
La description plus qu'ironique des origines sociales de Mlle De Haas et de son évolution personnelle, l'affichage de son salaire (qui au demeurant n'apporte rien à la compréhension du sujet) sont autant d'éléments qui vise d'une certaine manière à instruire un procès en légitimité sociale à l'égard de cette militante. J'imagine pourtant que votre confrère, comme beaucoup d'entre nous, pouvait être choqué lorsque le même type de procès était fait à l'encontre de DSK.
Enfin, sur quoi se base votre collègue pour définir le caractère "mouvants, évolutifs, hybrides" des positions d'OLF et des convictions de Mlle De Haas ? En quoi les clivages qu'elles portent n'auraient-ils "plus forcément de structures philosophiques précises" ? Si votre journaliste cherche à exprimer le fait qu'OLF sort de la caricature qu'on a régulièrement des militant(e)s féministes, il a sans doute raison, mais je crains tel ne soit pas son propos.
En quoi préférer sur certains sujets Sylviane Agacinski à Élisabeth Badinter marquerait-il une conversion puritaine ? M. Le Vaillant sait-il que ces deux philosophes ont également des positions en commun ? Cela fait-elle d'elles des femmes incohérentes ?
Je trouve au contraire les positions d'OLF d'une grande logique et d'une grande cohérence. Elle sont axées sur le refus absolu de l'exploitation de la femme et de la marchandisation, sous quelque forme que ce soit, du corps humain ; en découle toutes les positions sur la GPA, la prostitution, le viol, la différence salariale, le dénigrement du plaisir féminin, etc. En découle également - ce qu'en tant qu'homme je partage pleinement  - la chose suivante : c'est que le discours erroné sur l'irrépressibilité du désir masculin ne saurait justifier les comportements déplacés comme le harcèlement ou les rapports de domination comme la consommation de la prostitution.

Pour conclure il me paraît que ce "portrait" qui porte bien mal son nom mériterait d'être suivi au minimum d'un droit de réponse et même mieux d'excuses publiques.

Bien à vous,
Frédéric Faravel,
Cadre territorial
Secrétaire fédéral en charge des relations extérieures du PS Val-d'Oise

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 07:30

L'irruption des lycéens et des étudiants dans la mobilisation sociale et populaire contre la réforme des retraites exigée par Nicolas Sarkozy ne va bientôt plus faire débat. Le changement de stratégie du gouvernement se traduit aujourd'hui par le choix de la violence légale : la recherche de l'incident et la provocation policière sont des techniques assez connues des gouvernements conservateurs pour tenter d'apeurer le bon peuple et pour retrouver le réflexe électoral de juin 1968.

Cependant il faut revenir sur la première tentation du gouvernement et de l'UMP devant les prémisses de mobilisation de la jeunesse : "Jeunes vous n'y connaissez rien, vous seriez irresponsables", "Cette réforme ne vous concerne pas", "Manifester, descendre dans la rue, c'est dangereux", "Vous êtes manipulés par le Olivier Besancenot"... Valérie Pécresse a cherché à ranimer la flamme de cette stratégie de communication en s'inquiétant pour les étudiants de la préparation de leurs examens de la Toussaint : cela fait quelques années que j'ai quitté les bancs de la Fac mais mes amis étudiants ne m'ont pas parlé de cette grande innovation qui se serait révélée après mon départ.

Essayons de répondre point par point à cette stratégie d'infantilisation.

  1. "Cette réforme ne vous concerne pas" : curieuse injonction alors que durant des mois le gouvernement a expliqué que la réforme était en partie défendue au nom des jeunes générations. Par ailleurs, il apparaît évident que ceux qui entreront dans 5, 10 ou 15 ans sur le marché du travail, rarement avec un CDI, voient avec inquiétude la perspective de cotiser durant 41, 42, 43 ans, pour une retraite à 67 ans et encore non garantie, d'autant que des réformes à venir (si la droite se maintenait au pouvoir) pourraient alourdir la note.
  2. "Vous n'y connaissais rien, vous seriez irresponsables" : bel exemple d'un gouvernement qui abaisse la majorité pénale à 13 ans, donc pour lequel la responsabilité de l'enfant dans ses actes est établie, et qui dénie aujourd'hui à des lycéens et des étudiants, qui entendent donc parler tous les jours de questions économiques, sociales, politiques, philosophiques, historiques, toute capacité à faire le tri dans les informations - vraies et fausses - qui sont distillés dans les médias ou dans les tracts des uns et des autres. Sans compter qu'il existe des lycéens majeurs, que les étudiants le sont... à ce compte pourquoi ne pas repousser l'âge de la majorité civique à 25 ans ?
  3. "Vous êtes manipulés par l'extrême gauche" : pour qui connaît les organisations lycéennes - généralement peu fortes en militants durables - et étudiantes, le rapprochement avec le NPA, LO, ou des groupuscules gauchistes, prête franchement à sourire, voir à s'exclaffer. La réalité est plus prosaïque : les jeunes ne sont pas plus cons que leurs aînés ou leurs parents, qui s'opposent à 71% au projet de loi du gouvernement, ils ne sont pas plus dominés ou manipulés par des organisations de gauche radicale ou même modérée qui les couveraient du regard en permanence. Nos jeunes gens lisent, écoutent, surfent : ils sont capables de faire le tri entre un tract distribué par Benjamin Lancar et les Jeunes Pop à la sortie d'un lycée, et ceux diffusés par l'UNL à la sortie du même lycée. Visiblement, les seconds sont plus convaincants que les premiers.
  4. "Descendre dans la rue, c'est dangereux" : il faut relativiser cette affirmation quand les jeunes rejoignent des cortèges syndicaux unitaires déjà très encadrés par les SO des Confédérations. Le risque existe - il est vrai - quand les cortèges ou les rassemblements de jeunesse sont seuls présents ; on sait tous que des casseurs ont pu ici et là tenter de détourner l'orientation de ces manifestations. Mais cela reste rare. La plupart du temps les lycéens et les étudiants sont pacifiques, et organisent eux-mêmes leur propre SO. La stratégie choisie par le gouvernement d'envoyer des cars de CRS pour "maîtriser" le moindre rassemblement de lycéens ressemblent à cet effet à une provocation et l'irresponsabilité et l'immaturité est bel et bien aujourd'hui du côté du pouvoir.

Nul ne sait aujourd'hui jusqu'où ira la mobilisation des salariés et des jeunes, nul ne sait aujourd'hui s'ils obtiendront satisfaction dans quelques semaines ou après 2012. Mais les jeunes qui aujourd'hui se mobilisent devront se rappeler qu'après avoir chercher à les infantiliser, le pouvoir conservateur a en 3 jours décidé de les brutaliser, considérant que c'était là la meilleure stratégie électorale.

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du PS Val-d'Oise chargé des relations extérieures

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 13:35

Le Monde - 15.09.10 | 13h42

Le gouvernement français le sait : les poursuites que la Commission européenne s'apprête à engager contre les expulsions de Roms par la France ne seront pas suspensives.

Viviane Reding, la commissaire en charge de la justice, a annoncé, mardi 14 septembre, à Bruxelles son intention de lancer une double procédure d'infraction contre la politique de la France à l'égard des Roms. Une décision en ce sens pourrait être prise, en urgence, par le collège des commissaires, le 30 septembre, voire avant.

Il s'agirait d'envoyer à Paris soit une lettre de "mise en demeure", soit de passer directement au stade de l'"avis motivé", les deux étapes habituelles avant une éventuelle saisine de la Cour de justice européenne. Très remontée, Mme Reding privilégie l'hypothèse d'un avis motivé. Plus retenu, José Manuel Barroso, le président de la Commission, attend de connaître les conclusions de l'analyse juridique en cours de finalisation à Bruxelles pour se faire une opinion.

Quoi qu'il arrive, cette démarche n'est pas susceptible de suspendre les expulsions. En cas d'avis motivé, le gouvernement français aura deux mois pour prendre en compte les reproches adressés par Bruxelles. Ce n'est que s'il refuse d'obtempérer que la Commission saisira alors la Cour de justice européenne. Cette dernière serait en mesure de fixer des astreintes financières si la France ne suivait pas une éventuelle condamnation.

"CHOQUANT"

Deux motifs justifient, selon la commissaire, la procédure d'infraction en cours de préparation par ses services : d'une part, l'application "discriminatoire" de la directive sur la libre circulation des Européens ; d'autre part, le défaut de transposition des garanties procédurales prévues par ce même texte (procédure écrite, préavis d'un mois, possibilités d'appel, analyse au cas par cas). Cette législation fixe les conditions – au-delà d'un premier séjour de trois mois – d'éloignement de ressortissants européens, en cas de " troubles à l'ordre public " ou de " ressources insuffisantes ".

Viviane Reding a été excédée par la publication de la circulaire administrative française en date du 5 août ciblant "en priorité" les Roms dans les opérations de démantèlement des camps illicites. Or, depuis la fin août, les autorités françaises n'avaient de cesse d'expliquer à Bruxelles que la politique de Nicolas Sarkozy ne ciblait aucune minorité en particulier. Eric Besson, le ministre de l'immigration, et Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, avaient même rencontré Mme Reding à Bruxelles pour lui porter ce message. La commissaire s'était réjouie du changement de ton des autorités françaises tout en leur demandant des "clarifications".

Le gouvernement français n'avait cependant pas transmis à la commission la circulaire du 5 août, au grand dam de Mme Reding : "Je trouve choquant qu'une partie du gouvernement [français] vienne m'expliquer quelque chose à Bruxelles, et que l'autre partie fasse le contraire à Paris", a lancé la commissaire chrétienne-démocrate luxembourgeoise. A propos de la nouvelle circulaire, Viviane Reding dit attendre de "juger sur les actes", mais souligne qu'elle ne veut "pas se contenter d'un changement de langage".

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 13:02

Le porte-parole du PS a réagi aux révélations parues dans Médiapart ce matin concernant Eric Woerth. Il a notamment estimé que le ministre du Travail n'était «plus capable, ni en situation» de mener la réforme des retraites, pointant une «affaire extrêmement grave».

Il a dénoncé le «mélange entre les intérêts publics et les intérêts privés», jugeant que ce mode de gouvernement, «ça ne peut plus durer». Benoît Hamon a souligné la contradiction entre les mesures d'austérité annoncées ce matin par le ministre François Baroin, et les dernières révélations.

>> Télécharger la vidéo (clic droit puis «enregistrer la cible du lien sous»)

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 08:52
Régis Soubrouillard - Marianne | Jeudi 1 Juillet 2010 à 12:01

Invité de Jean-Pierre Elkabbach à répondre à Christian Estrosi qui l'avait cité en référence comme un ministre qui avait cumulé des fonctions au sein d'un parti, l'ancien premier Ministre Lionel Jospin a tenu à infirmer ces mises en cause, dénonçant sous le règne de Sarkozy les relations incestueuses entre les politiques et le grand pouvoir financier.

Leçon d’éthique politique ce matin sur Europe 1. Dans le rôle du maître, Lionel Jospin. Au piquet, Eric Woerth.  Toute la maison UMP. Bref, la Sarkozie, et ses liens consanguins avec le monde de l’argent.
La veille sur la même antenne, en mauvais camarade, c’est peu dire, Christian Estrosi a « balancé » les noms de Juppé et Jospin, anciens premiers ministres présumés cumulards eux-mêmes de fonctions gouvernementales et au sein de leur parti.
Le sang de Jospin n’a fait qu’un tour : « l’intervention de Monsieur Estrosi est faite pour créer une idée d’équivalence. « Tous pareils », en somme. Or, c’est totalement faux pour ce qui concerne les socialistes ».

Et Lionel Jospin d’énumérer point par point sa carrière : « Quand François Mitterrand me demande d’être premier secrétaire, il me dit « vous ne serez pas au gouvernement et durant le premier septennat, je ne serai pas au gouvernement». Quand je rentre au gouvernement, lors du second septennat, en 1988, je démissionne immédiatement de mon poste de premier secrétaire du PS» a précisé l’ancien ministre de l’Education nationale. « Même chose en 1997 quand je gagne les législatives, je démissionne et François Hollande prend ma place au parti. Et jamais un trésorier du PS depuis 30 ans n’a été membre du gouvernement ».

Lionel Jospin estime qu’il y a « entre les dirigeants d’aujourd’hui, le président et les membres du gouvernement, une promiscuité trop grande entre le pouvoir politique et le pouvoir de l’argent, les milieux d’affaires et les grandes fortunes ». En référence à Lévi-Strauss, l’ancien premier ministre évoque une relation « presque incestueuse, loi universelle qui devrait s’appliquer aux relations entre les politiques et le grand pouvoir financier ».

Pour un retour à des règles saines entre politiques et puissances financières

Pesant ses mots, Lionel Jospin ne s’en fait pas moins comprendre sur l’affaire Woerth-Bettencourt : « un ministre du Budget ne doit pas souhaiter que sa femme soit dans la société de gestion de patrimoine de la première fortune de France ».

Sans aller jusqu’à reprendre les mots de Ségolène Royal qui évoquait la
« corruption d’un système », Jospin  continue à appuyer là où ça fait mal, distinguant les conditions d’exercice  du pouvoir sous Jospin et Sarkozy : «J’étais bien sûr attentif aux grandes entreprises et je défendais leurs intérêts mais jamais en cinq ans, je n’ai passé un week-end ou pris un déjeuner ou un dîner privé en tête à tête avec un grand patron. Ces hommes et ces femmes défendent leurs intérêts, font toujours du lobbying » a-t-il assuré. « Ce qui pose problème aujourd’hui, c’est le mélange de relations privées, de gens qui dinent ensemble, chassent ensemble, font des croisières ensemble et de rapports publics. C’est ça qu’il faut éviter et rétablir des règles saines ».

Si la leçon vaut sans doute pour Jospin, l’histoire a montré aussi que la gauche de gouvernement ne maîtrisait pas ses cours sur le bout des doigts…
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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 17:29

au moins Mitterrand n'avait jamais varié là-dessus...

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 15:32
NOUVELOBS.COM | 09.03.2010 | 17:29

Interrogée peu avant l'annonce de Nicolas Sarkozy du retour possible de la jeune Marocaine expulsée après avoir porté plainte pour violences, la secrétaire d'Etat à la Famille s'essayait à l'exercice de la justification.


Journée internationale de la Femme oblige, Nicolas Sarkozy a annoncé lundi 8 mars, devant plusieurs associations du collectif lutte contre les violences faites aux femmes, le retour possible, "si elle le souhaite", de Najlae Lhimer. Cette Marocaine sans-papiers de 19 ans avait été expulsée vers le Maroc alors qu'elle tentait de déposer plainte pour coups et blessures contre son frère auprès de la gendarmerie de Montargis dans le Loiret. Manifestement, l'annonce du président de la République était impromptue. En témoignent les déclarations de Nadine Morano, secrétaire d'Etat chargée de la Famille, justifiant l'expulsion de Najlae Lhimer. Une justification empreinte de contre-vérités comme le relève Libération mardi 9 mars. (> Voir la vidéo en intégralité)

"Rien ne s'opposait à son retour au pays"

Interrogé par Jean-Michel Apathie lors de la matinale de RTL, la secrétaire d'Etat chargée de la Famille affirmait que cette jeune femme était "en situation irrégulière", n'avait "ni activité ni formation" et dont "l'ensemble de la famille se trouve au Maroc". Elle surenchérissait en assurant qu'elle avait "vu un médecin" à l'issue duquel " rien ne s'opposait à son retour au pays". En guise d'argument suprême, la secrétaire d'Etat à la Famille, se rapportant à une interview de la jeune femme dans la République du Centre, assurait "qu'elle était plus en sécurité dans son pays, là où se trouve sa famille".

"Je suis heureuse"

Cependant, Najlae Lhimer, qui dit avoir fui le Maroc à 15 ans pour échapper à un mariage forcé, compte en plus du frère chez qui elle vivait et contre qui elle souhaitait déposer plainte, une sœur et un autre frère sur le territoire français.
De même, le Réseau Education sans frontière (RESF) a pu fournir des certificats attestant de ses activités. Scolarisée à Olivet (Loiret), elle est passée par plusieurs étapes de formation, dont celles dispensées par la mission locale de Montargis. Ville dans laquelle elle était également bénévole auprès de la médiathèque.
S'agissant du fait qu'elle aurait "vu un médecin" et donc que "rien ne s'opposait à son retour au pays", un certificat d'interruption de travail de huit jours contredit les dires de la secrétaire d'Etat à la Famille.
Dernière contrevérité, Nadine Morano, citant les déclarations de Najlae Lhimer à la République du Centre, a omis d'ajouter que bien que se sentant protégée, elle se "sentait pas vraiment en sécurité car (sa) famille (n'était) pas loin".
L'annonce du président de la République faite, Nadine Morano a mis de côté son plaidoyer complètement bancal pour se réjouir, finalement, du retour possible de Najlae Lhimer. "Je n'ai pas le mots pour dire combien je suis heureuse", a-t-elle alors déclaré sans sourciller.

(Nouvelobs.com)
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 17:30
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 15:07
Débat sur l'identité nationale : le vrai bilan et la carte des ratés

 

Links:
[1] http://www.rue89.com/2009/12/03/identite-nationale-sarkozy-piege-par-le-gros-rouge-qui-tache-128595
[2] http://www.debatidentitenationale.fr/
[3] http://data.mapchannels.com/embed/debatidentitenationale.htm
[4] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hg4clt_qcC9rZA2hcClerUhvNnQw
[5] http://www.mediapart.fr/journal/france/171209/le-flop-du-debat-sur-l-identite-nationale-vu-par-la-presse-regionale
[6] http://www.rue89.com/2009/12/03/le-maire-qui-va-se-faire-bouffer-bientot-radie-de-lump-128642
[7] http://www.rue89.com/2009/12/16/monsieur-raoult-je-suis-arabe-mais-pas-nee-en-banlieue-130313
[8] http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/En-voila-un-qui-aime-la-France-155800/
[9] http://www.rue89.com/2009/12/15/morano-derape-la-faute-au-contexte-bien-sur-130194
[10] http://www.mediapart.fr/journal/france/301109/defoulement-raciste-ca-continue-chez-eric-besson-et-lump
[11] http://www.rue89.com/2009/11/03/debat-sur-lidentite-nationale-des-textes-dinternautes-censures-124503
[12] http://www.leparisien.fr/persan-95340/le-debat-sur-l-identite-nationale-fait-salle-comble-15-12-2009-744929.php
[13] http://www.debatidentitenationale.fr/ils-s-expriment/francois-pupponi.html
[14] http://www.nantes.maville.com/sport/detail_-Annulation-du-debat-sur-l’identite-nationale_-1184544--BKN_actu.Htm
[15] http://www.liberation.fr/politiques/0101607394-herve-de-charette-quitte-l-ump-et-relance-l-udf
[16] http://www.mediapart.fr/journal/france/181209/bergerac-un-elu-ump-refuse-un-debat-qui-stigmatise-une-population
[17] http://www.rue89.com/2009/12/02/identite-nationale-on-va-se-faire-bouffer-ils-sont-deja-10-millions-128405
[18] http://www.rue89.com/2009/12/27/identite-nationale-en-parler-finit-dans-la-haine-de-lautre-131435
[19] http://www.mediapart.fr/journal/france/040110/identite-nationale-besson-veut-perenniser-le-debat
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