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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

27 avril 2023 4 27 /04 /avril /2023 08:36

Lundi dernier (24 avril), alors qu'elle n'était pas encore engagée, j'avais préparé un texte que j'espérais pouvoir publier le jour même dans un cadre collectif pour dénoncer la dangereuse opération Wuambushu. Cela n'a pas été possible et je le regrette amèrement. Je sais bien que l'opération est soutenue par les Mahorais et leurs élus qui subissent une situation particulièrement difficile, je sais aussi qu'une large partie du problème provient du chantage exercé par le régime autoritaire des Comores, qui utilisent l'immigration clandestine en provenance de l'archipel vers Mayotte comme un moyen de pression : cette attitude est indigne et démontre un cynisme criminel qui n'a que faire des vies humaines.

Pour autant, cela ne justifie en rien la mise en œuvre d'une opération qui ne résoudra pas les terribles problèmes auxquels fait face ce département français (au demeurant, je récuse par avant tout discours qui considérerait que Mayotte ne devrait être ni un territoire, ni un département français : quel que soit les avis individuels sur la question des commentateurs, il est un fait inaliénable, les Mahorais ont affirmé à plusieurs reprises par suffrage leur volonté d'appartenir à la République française, il n'y a donc pas à discuter ce point) ; au contraire, je suis convaincu que cela aggravera la situation déjà infernale pour les Mahorais.

On ne peut pas tout cautionner au prétexte de "faire quelque chose", l'action publique ne peut s'identifier à une agitation ou un "bougisme" gouvernemental ; on ne peut pas plus cautionner les appels aux meurtres proférés lors journal de la chaîne publique "La 1ère" par un des vice-présidents du conseil départemental de l'île - à ce titre, je trouve ignoble que Renaissance porte plainte contre des parlementaires et élus métropolitains, qui se sont trompés en donnant une mauvaise affiliation politique à cet élu mahorais alors qu'ils dénonçaient ses propos, plutôt que de saisir le procureur de la République sur les propos même de cet élu mahorais, ce que devrait faire tout membre de la représentation nationale.

Vous trouverez donc ci-dessous le texte que j'avais soumis et qui exprime ma position que je sais être celles de nombre de mes amis politiques.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Animateur national du pôle Idées, formation, riposte de la Gauche Républicaine et Socialiste

Paris, le lundi 24 avril 2023,

Le gouvernement s’apprête à déclencher demain une série d’interventions policières « contre la délinquance et l’immigration illégale » à Mayotte, en procédant à des expulsions massives d’étrangers en situation irrégulière et à des destructions de bidonvilles.
[Je n’ignore] rien des graves problèmes de criminalité dans ce département d’Outre Mer ou du poids de l’immigration illégale, en provenance des Comores, qui déséquilibre l’île. Ils trouvent tout à la fois leur origine dans le sous développement de l’archipel et dans le statut trop longtemps flou de l’île française qui lui a fait prendre un retard tragique en matière de services publics, de logement, de réseaux…
À Mayotte, comme en Guyane, nous ne serons pas de ceux qui fermeront les yeux sur la nécessité de combattre la criminalité et les bandes qui terrorisent la population. Cependant, la « solution » proposée par Gérald Darmanin et le gouvernement ne répondent pas à ce défi et va immanquablement aggraver la tensions et les difficultés de l’île. Le ministre de l’intérieur, et tout l’exécutif derrière lui, a décidé de confondre en une seule problématique criminalité, immigration et logement. Que l’immigration illégale puisse nourrir la délinquance par le fait même que des dizaines de milliers de personnes sont maintenues dans une économie informelle ne peut être nié, mais la destruction de quartiers entiers au prétexte de lutter tout à la fois contre les bandes et l’immigration illégale n’est pas autre chose qu’une opération de punition collective et arbitraire qui n’a pas sa place dans la République.
C’est d’autant plus hypocrite que le gouvernement ne respecte même pas les lois qu’il a faites voter : depuis 2018, la loi ELAN prévoit des dispositifs spécifiques pour la Guyane et Mayotte afin de lutter contre les « quartiers informels », mais avec une obligation de relogement, ce qui n’est évidemment pas le cas ici.

[Je considère] qu’il est indigne de considérer comme criminelle toute une population, au seul prétexte qu’elle habite dans des bidonvilles ! Ces opérations son typiques de régimes autoritaires et elles n’ont pas leur place dans une démocratie avancée, respectueuse de la personne humaine et de l’État de droit.
La seule conséquence à attendre de l’opération Wuambushu est une aggravation d’une situation déjà infernale : si tant que cela soit souhaitable, il est évident que les familles en situation clandestine ne seront pas expulsées en dehors de quelques centaines d’exemples qui seront mis en scène à des fins nauséabondes de communication politique ; ces familles auront par contre été expulsées, auront vu leurs cabanes détruites, elles vivront à la rue pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, avant que des bidonvilles réapparaissent progressivement ; entre temps, les réseaux criminels qui existent dans l’île profiteront de cette situation pour renforcer leur position au sein des populations (en prenant l’ascendant sur des adolescents mais aussi des enfants).

[…] le gouvernement [doit donc] suspendre immédiatement son opération Wuambushu, avant qu’il ne soit trop tard. Elle demande à l’ensemble des acteurs du dossier – exécutif, parlement, collectivités locales, partenaires sociaux – à remettre la question du développement et de la tranquillité publique de Mayotte sur le métier, en dégageant enfin des moyens financiers exceptionnels pour rattraper plusieurs décennies de retard. [Je] réaffirme par ailleurs qu’il n’y aura pas de solutions durables pour Mayotte sans avancée radicale pour la fin du régime autoritaire et pour le développement des îles voisines de l’archipel des Comores.

L’opération Wuambushu n’est pas digne de la République françaiseL’opération Wuambushu n’est pas digne de la République française
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7 avril 2023 5 07 /04 /avril /2023 07:45

Hier soir, jeudi 6 avril 2023, devait se tenir le conseil municipal de la Ville de Bezons, consacré au vote du Budget 2023. Convoqué après que l'ensemble du pays a été informé que le jeudi 6 avril serait une nouvelle journée de mobilisation pour exiger le retrait de la réforme des retraites, j'avais pris l'initiative avec Florelle Prio et Marjorie Noël -  et en accord avec Christian Leduey, secrétaire de la section du PCF Jacky-Leser de Bezons -  de demander officiellement à la Maire le report de la séance afin de tenir compte du contexte social. Nous n'avons jamais reçu de réponse : nous sommes habitués au mépris, mais la demande concernant le report du conseil municipal, nous avions imaginé un instant qu'elle daignerait - même indirectement - signifier si oui ou non elle acceptait notre proposition.

Las, la Maire de Bezons est incorrigible ; les élu(e)s d'opposition sont pour elle un punching ball sur lequel cracher une haine irrationnelle. Découvrant par ailleurs un projet de budget 2023 catastrophique (je reviendrai dans un prochain article sur ce que signifie le budget), et d'autres délibérations problématiques - la modification de la convention avec le Comité des Œuvres Sociales du personnel municipal, le changement de maîtrise d'ouvrage pour l'aménagement des berges de Seine dont le projet ficelé reste inconnu des élus et des habitants, etc. -, découvrant ensuite que plusieurs dossiers de présentation nous étaient envoyés avec plusieurs jours de retard, découvrant enfin que le pseudo groupe municipal LFI, composé de Mme Aouchiche et de M. Hoerner (champions toute catégorie du retournement de veste) avait lui le droit de déposer des vœux pour le conseil municipal hors délai (alors même que l'opposition se voit refuser la présentation de ses vœux y compris quand ils sont déposés dans les délais), nous avons convenu avec l'ensemble des conseillères et conseillers municipaux de l'opposition de ne pas siéger le 6 avril 2023 pour marquer le coup et signifier ainsi symbolique que les conditions de la démocratie municipale ne pouvaient plus être systématiquement être dégradées du seul fait de la Maire.

Nous avions déjà exprimé nos positions sur les orientations budgétaires en février, nous savions que nos propositions ne seraient pas entendu : notre absence a été une matière de voter contre le budget de Mme Menhaouara avec les pieds. Déçues de ne pas avoir son punching ball habituel en face d'elle, c'est une Nessrine Menhaouara déstabilisée et sans maîtrise de ses dossiers qui est apparue devant les caméras du conseil municipal hier soir. Sa nature profonde est à nouveau apparue puisqu'elle n'a pas pu s'empêcher de cracher sa haine sur l'ensemble de l'opposition à la fin de la séance ; nous nous serons donc épargnés une nouvelle séance d'insultes et de mensonges à notre encontre. Cette situation est intenable et elle traduit le mépris que la Maire ressent pour l'opposition mais surtout pour les Bezonnaises et les Bezonnais.

Vous trouverez ci-dessous la déclaration des 12 conseillères et conseiller municipaux d'opposition.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire GRS de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Animateur national du pôle Idées, formation, riposte de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS)

Nous avons décidé de ne pas siéger au conseil municipal du 6 avril 2023 !

Déclaration commune de l’ensemble des élu(e)s d’opposition du conseil municipal de Bezons

Pourtant d’opinions diverses, de gauche, du centre et de droite, les élus d’opposition font unanimement le choix de dire STOP ! Malgré la présentation du budget 2023, nous choisissons en responsabilité de ne pas siéger, exprimant ainsi non seulement notre rejet d’un budget municipal dangereux pour l’avenir de notre ville, mais aussi notre ras-le-bol de la manière de fonctionner et d’agir de la maire et de ses élus.

STOP au mépris depuis 3 ans dans les actes et propos de la Maire de Bezons et de son équipe à notre égard, alors que nous représentons une majorité de Bezonnais !

  • Des commissions thématiques de travail créées n’existant que sur papier car jamais réunies.

  • Les dates de conseil municipal apprises systématiquement 5 jours avant, faute d’un calendrier.

  • Une opacité totale sur des projets structurants, la maire nous donne des informations tronquées ou ne nous répond pas.

  • Une agressivité et un mépris systématiques à l’égard des élus en séance.

Les élus d’opposition n’ont en réalité pas les moyens d’exercer correctement leur mandat et de porter une voix constructive au débat, dans l’intérêt de Bezons et des Bezonnais.

STOP sur ce conseil municipal, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase !

En amont de ce conseil municipal, le constat est clair :

  • Aucune réponse de la maire, sollicitée officiellement, à la demande de retirer deux délibérations car leurs dossiers de préparation sont arrivés hors délai.

  • Aucune réponse suite à la demande officielle de reporter ce conseil municipal en raison de l’actualité et du contexte social.

  • Les commissions, convoquées deux jours avant, ont été bafouées : toutes convoquées en même temps, rendant impossible à certains élus d’y être présents. L’équipe municipale a mélangé les ordres du jour des commissions et ne les a pas plus corrigés quand cela lui a été signalé. Cela démontre que ces instances pourtant légalement obligatoires n’ont aucune valeur pour la Maire.

  • Nous avons enfin découvert deux jours avant la séance qu’un vœu d’élus de la « majorité » serait soumis à ce conseil municipal, bien que déposé hors des délais prévus par le règlement intérieur du conseil municipal.

STOP au mépris et à l’indifférence de la maire et ses élus à l’égard des Bezonnais !

  • La Maire ne répond pas aux mails et courriers des habitants.

  • La Maire ne les reçoit jamais.

  • Elle n’organise pas de concertations avec les habitants et les riverains des projets notamment en termes d’urbanisme ; cela laisse place à toutes les rumeurs et angoisses de la population.

Ce comportement insultant et systématique envers les habitants et les élus ne PEUT PAS et ne DOIT PLUS durer !

BEZONS ET SES HABITANT(E)S MÉRITENT MIEUX que la transformation de la démocratie municipale en une chimère, maquillée de communication, qui ne représente pas la réalité du fonctionnement démocratique de la ville au quotidien.

Les conseillères et conseillers municipaux de Bezons :

Stéphanie Chassang (Les Républicains) ; Éric Dehulster (divers droite) ; Frédéric Faravel (Gauche Républicaine et Socialiste) ; Arnaud Gibert (Indépendant) ; Dejan Krstic (La France Insoumise) ; Dominique Lesparre (Parti Communiste Français) ; Martin Lolo (socialiste) ; Marjorie Noël (Parti Communiste Français) ; Florelle Prio (Parti Communiste Français) ; Jérôme Ragenard (divers droite) ; Marc Roullier (Les Républicains) ; Sophie Stenström (divers droite)

Nous avons décidé de ne pas siéger au conseil municipal du 6 avril 2023 !
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22 mars 2023 3 22 /03 /mars /2023 08:00

Après des semaines de mépris pour les Français qui ont manifesté dans le calme et souvent dans la joie, après des semaines d’empêchement parlementaire, l’exécutif est arrivé au bout du processus qu’il avait échafaudé pour imposer sa réforme des retraites injuste et inutile.

Ce n’est pas vrai que la loi toucherait tous les salariés de la même façon : ce projet ne change rien pour des gens comme moi… Nous, on a déjà été frappé par la loi Touraine votée en 2014 par les groupies PS de François Hollande… Non, les effets de ce texte s’il était mis en œuvre seraient essentiellement supportés par les plus modestes, ceux qui auront à travailler plus sans voir leurs pensions progresser, ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui exercent des emplois pénibles, précaires, celles et ceux qui ont des carrières hachées, principalement les femmes. Ce sont eux qui vont trinquer pour les marchés financiers et les actionnaires. C’est inacceptable !

Le recours à l’article 49.3 (après le 47.1 et le 44.3) en fin de parcours et le nombre de voix recueillies par la motion de censure transpartisane à l’Assemblée Nationale démontrent s’il en était besoin qu’Emmanuel Macron et Élisabeth Borne n’ont pas plus de majorité politique au parlement qu’ils n’en ont dans le pays.

Depuis des semaines, sous la conduite d’une intersyndicale unie et efficace, nos concitoyens se sont mobilisés avec détermination pour exprimer leur refus de la retraite à 64 ans, pour exprimer l’exigence de 90 % des salariés que ce projet illégitime soit retiré.

Depuis hier soir, la demande des parlementaires de gauche un référendum d’initiative partagée est sur le bureau du Conseil Constitutionnel : face à la crise politique créée par Emmanuel Macron, il faut donner le dernier mot aux Français. Ils doivent pour trancher souverainement sur la question.

Une nouvelle étape du combat commence : continuons les manifestations et les rassemblement, mais dès aujourd’hui organisons-nous collectivement pour accompagner nos concitoyens et pour collecter les 4,7 millions de signatures nécessaires pour ce référendum.

La Gauche Républicaine et Socialiste appelle l’ensemble des partenaires – partis, syndicats et associations – qui sont favorables à ce référendum à constituer dans les plus brefs délais un comité départemental citoyen et populaire pour le référendum.

NOUS DEVONS GAGNER CONTRE LE GOUVERNEMENT !

NOUS POUVONS GAGNER – NOUS ALLONS GAGNER !

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Animateur national du pôle Idées, Formation, Riposte de la Gauche Républicaine et Socialiste
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains

À Bezons comme ailleurs, poursuivons la mobilisation contre la réforme des retraites : exigeons sont retrait, utilisons la mobilisation pour un référendum pour amplifier !À Bezons comme ailleurs, poursuivons la mobilisation contre la réforme des retraites : exigeons sont retrait, utilisons la mobilisation pour un référendum pour amplifier !À Bezons comme ailleurs, poursuivons la mobilisation contre la réforme des retraites : exigeons sont retrait, utilisons la mobilisation pour un référendum pour amplifier !
À Bezons comme ailleurs, poursuivons la mobilisation contre la réforme des retraites : exigeons sont retrait, utilisons la mobilisation pour un référendum pour amplifier !À Bezons comme ailleurs, poursuivons la mobilisation contre la réforme des retraites : exigeons sont retrait, utilisons la mobilisation pour un référendum pour amplifier !
À Bezons comme ailleurs, poursuivons la mobilisation contre la réforme des retraites : exigeons sont retrait, utilisons la mobilisation pour un référendum pour amplifier !À Bezons comme ailleurs, poursuivons la mobilisation contre la réforme des retraites : exigeons sont retrait, utilisons la mobilisation pour un référendum pour amplifier !À Bezons comme ailleurs, poursuivons la mobilisation contre la réforme des retraites : exigeons sont retrait, utilisons la mobilisation pour un référendum pour amplifier !
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17 février 2023 5 17 /02 /février /2023 14:24

Mercredi 15 février en fin de conseil municipal, nous avons offert à Mme Menhaouara l'occasion de rattraper son erreur, qui risque de plonger le Théâtre Paul-Éluard de Bezons dans la catastrophe. En effet, en ayant décidé de refuser de renouveler le conventionnement "scène d'intérêt national", elle prive le TPE immédiatement de 95.000€ de subvention et provoquera une baisse drastique des subventions de la Région et du Département. Or, les financements municipaux seuls ne permettent pas au TPE de financer une programmation culturelle de qualité : c'est donc une façon de le saborder plutôt que de diversifier sa programmation. En déposant un vœu pour lui demander de redéposer le dossier de conventionnement, nous lui permettions d'essayer de réparer son énorme bévue.

Malheureusement, après avoir été - lors du RDV qu'elle avait enfin accepté le 9 février dernier - particulièrement violente et agressive avec les représentants du collectif des spectateurs du TPE, elle n'a pas bougé d'un iota : elle déforme les propos de l'opinion, accuse de manipulation politique, mais est totalement incapable d'expliquer quels financements elle pourrait bien obtenir pour remplacer les plus de 120.000€ qu'elle fait encore perdre au TPE (au bas mot), après avoir baissé en 2022 la subvention du Théâtre de 220.000 €. On ne peut pas faire de programmation culturelle avec la seule subvention municipale !

En réalité, Mme Menhaouara se moque bien de l'accès de toutes et tous, notamment des enfants de Bezons, à une culture de qualité qui offre autre chose que les programmes TV : elle l'a dit dans la presse, elle veut "reprendre en main" le TPE, elle ne supporte pas que le TPE soit autonome et décide du travail qu'il doit mener. Le TPE est réputé localement, des élèves de Sartrouville et de Houilles, en plus des élèves bezonnais et des enfants de nos centres de loisirs, le fréquentent régulièrement, mais aussi régionalement et nationalement : c'est une fierté pour Bezons.

La Maire se comporte comme une enfant voulant casser un jouet qui n'est pas à elle. Les élus, qui jusqu'en juin dernier défendaient encore le TPE - nous pensons par exemple à Mme Aouchiche et M. Hoerner - et qui ont depuis retourné leur veste en obtenant un poste d'adjointe ou de délégué, devraient avoir honte ! Ils renient leurs convictions, nous ne sommes pas étonnés, elles ne valaient visiblement que 30 deniers.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Animateur national du pôle Idées-Formation-Riposte de la GRS

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16 février 2023 4 16 /02 /février /2023 14:28

4h30 de conseil pour affronter à nouveau le même mépris et le même désintérêt pour les besoins réels des Bezonnais. Pour rappel, nous n'avons eu que 4 jours pour préparer ce conseil chargé... Voici en quelques mots, ce que nous avons défendu hier soir :
nous avons refusé de donner encore plus de délégation de compétences à la Maire qui en a déjà trop.

⁉️ nous avons alerté sur le caractère illégal de la présentation d'une décision budgétaire modificative après le 21 janvier 2023 pour le budget de 2022... Nous avons refusé de prendre part au vote car le prétexte avancé par la Maire était que la Direction générale des Finances publiques avait spécifiquement demandé de présenter cette délibération hors délais : soit c'est faux, soit la DGFIP demande quelque chose d'ouvertement illégal car elle est terriblement en difficulté et que la commune de Bezons est terriblement hors des clous (au point de lui demander une telle contorsion)... dans tous les cas, nous saisirons le préfet et certainement la justice administrative.

💸🗣 Lors du débat d'orientation budgétaire, nous avons pointé les graves insuffisances et déviation de l'équipe municipale : pas de plan d'économies d'énergie💡(la fermeture de la piscine pendant un an explique en grande partie que la Ville ait limité la casse, ça ne devrait pas la dispenser de faire attention sur les autres postes), les présentations des priorités ont été confuses ou même profondément dérangeantes : une des trois priorités regroupent à peu près toutes les activités municipales (ce n'est donc plus une priorité), mais il est intéressant qu'en soit donc absents la médiathèque, le Théâtre Paul Eluard et la solidarité sociale (le CCAS) alors que tout le reste ou presque est cité. Concernant la sécurité, la majorité municipale part dans une fuite en avant : toujours plus de caméras, toujours plus de policiers municipaux (sans préoccupation pour le coût) et sans se préoccuper que cela ne peut résoudre les difficultés qui existent (quelle que soit la qualité de leur travail, ils n'en ont pas la compétence légale) : il nous faut exiger, obtenir, remuer ciel et terre pour rétablir le commissariat de Police Nationale de Bezons et non la Maire ne fait pas tout ce qu'elle pourrait pour cela... les campagnes de communication à la mode Béziers ne sont pas non plus utiles. Moment gênant quand nous avons pointé qu'une mairie tournée vers la sécurité n'avait pas réuni le CLSPDR depuis près de 3 ans (la Maire a osé dire qu'il n'y avait pas de référent municipal pour le CLSPDR avant 2020 ce qui est faux). Aucune information sur la façon de s'y prendre pour végétaliser les espaces publics alors que c'est le contraire qui se passe aujourd'hui ; les enseignants et parents d'élèves de la commune ont été ravis de découvrir qu'ils avaient été concertés pour végétaliser les cours d'école ; le square de la République et le parc Bettencourt ont tout simplement disparu des priorités. Les éléments purement financiers du dossier étaient confus ou manquaient carrément : aucune estimation du montant de subventions attendues en 2023 quand la ville prétend avoir accru celles-ci de + de 2600% en un an 🤡 ; les ratios annoncés dans le dossier n'y sont pas et aucune comparaison possible avec d'autres communes de même strate ; enfin, des données confuses sur les emprunts qui ont pu nous induire en erreur et que nous vérifierons car la présentation est intrigante. Bref de quoi être très inquiets pour l'avenir des Bezonnais.

🌍🗃 nous avons refusé de prendre part au vote sur la mise en révision du plan local d'urbanisme, bien que nous le souhaitions comme tous les Bezonnais : Mme Menhaouara a prétendu pendant la campagne que c'était sa priorité, pourtant le dossier n'est lancée qu'au bout de 3 ans de mandat et prendra 2 ans à 2,5 ans pour aboutir... Le PLU n'aura donc pas été changé dans le cours de ce mandat ! La Maire a décidé seule sans concertation, elle présente le service minimum de consultation des Bezonnais, nous refusons de cautionner cette mascarade et nous nous mobiliserons pendant les débats.

🌳🏘 Nous avons également refusé de prendre part au vote sur le projet immobilier entre les rues Albert-1er, Maurice-Berteaux et des frères-Bonneff : nous souhaitons effectivement voir sortir une nouvelle école, mais les contreparties environnementales sont faibles, la dépollution des terrains sera bien à la charge financière de la ville (c'est en toute lettre dans le dossier) même si la maire a expliqué le contraire en mentant donc ouvertement, 28 logements sociaux sur 254 logements c'est défavorable à la population bezonnaise et une école en RDC pose évidemment des difficultés, le projet n'est pas équilibré selon nous. En fin de débat, la maire a affirmé que les logements dits "en démembrement" étaient prévus sous le système du Bail Réel Solidaire ; or après discussion avec le directeur général des services en fin de conseil il semble que cela ne soit pas le cas : confusion totale donc ! Elle a enfin revendiqué qu'elle n'était pas contre le béton mais contre le "tout béton" : prodigieuse nuance, dont chacun aura mesuré l'étendue au regard de la nature des constructions en cours ou annoncées.

🤝 nous avons présenté le vœu pour que Bezons soutienne la mobilisation humanitaire pour les peuples de Syrie et de Turquie frappés par un grave séisme, vous trouverez ci-dessous le texte : notre vœu a été adopté à l'unanimité. Vexée de ne pas y avoir pensé avant que nous déposions ce texte, la Maire a donc annoncé qu'une petite subvention municipale serait versée à la fondation de France ... adaptation de dernière minute alors que le drame date de plus de 10 jours.

🎭🩰 nous avons défendu le Théâtre Paul Eluard - TPE - Bezons dans un vœu demandant à la maire de redéposer le dossier de renouvellement de la convention comme "scène d'intérêt national" - vous trouverez le vœu ci-dessous - sans laquelle le financement d'une programmation culturelle 2023-2024 est fortement compromise. La majorité municipale a voté contre en développant des arguments mensongers. Plus personne ne peut se faire d'illusions sur leur volonté de briser un outil qui fait la fierté de Bezons et ouvre les horizons culturels de nos enfants.

🏬 nous avons enfin refusé d'assister à la petite comédie mise en scène entre Mme Menhaouara et Mme Paula Ferreira pour permettre à la Maire de dénigrer ceux qui dénoncent sa politique désastreuse à la tête d'AB-Habitat : cela n'a trompé personne, c'était tellement téléphoné. La meilleure réponse était les 400 locataires et agents d'ABH réunis le midi devant l'Hôtel de Ville de Bezons pour dénoncer ses turpitudes... Bravo à eux !

🤪Etant restés discuter avec une partie du public dans le calme devant l'entrée de la salle Elsa-Triolet (où nous avons pu poser nos questions tranquillement au DGS au passage), nous nous sommes aperçus après coup que la maire et sa majorité municipale s'étaient enfuies par une porte dérobée pour ne pas pas croiser les habitants présents nombreux lors du conseil municipal : un comportement de forteresse assiégée et paranoïaque.🤣

Vœu de Vivons Bezons adopté à l'unanimité sur le séisme en Turquie et en Syrie

Vœu de Vivons Bezons rejeté par la majorité municipale sur Théâtre Paul-Eluard

Bezons : confusions et mensonges en conseil municipal... Non au "tout béton", mais vive le béton !
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11 octobre 2022 2 11 /10 /octobre /2022 12:45

Vendredi 30 septembre 2022 en conseil municipal, j'ai démontré que la convention par laquelle la Communauté d'Agglomération Saint Germain Boucles de Seine transfère à la Ville de Bezons l'entretien de la passerelle EOLE sur la Seine entre Nanterre et notre commune était particulièrement déséquilibrée. Seule Bezons sera donc amenée à entretenir cette passerelle (les frais étant cependant remboursés par l'agglo) sans que des questions élémentaires aient été traitées dans un tel cas de figure :
⁉️ La Ville a-t-elle les effectifs et les moyens techniques suffisant pour assumer cette responsabilité ?
⁉️ Quel sera le coût ? cela on nous a répondu, ils ne savent pas... on verra avec le temps... la politique du "chien crevé au fil de l'eau", quoi...
⁉️ La Ville a-t-elle mesuré avec l'agglo la durabilité de la couverture de roulement alors qu'exposée aux intempéries au-dessus d'un fleuve il est plus que probable que celle-ci ne tienne pas 15 ans ?
⁉️ Pourquoi les Départements des Hauts-de-Seine, du Val-d'Oise et des Yvelines, la commune de Nanterre et l'établissement public territorial Paris Ouest La Défense ne participent-ils pas à l'entretien de cette passerelle, alors qu'ils sont tous concernés ?
⁉️ En conséquence, la Ville a-t-elle bien mesuré les risques juridiques pour elle et les agents affectés en cas d'accident d'un particulier sur la partie nanterroise de la passerelle en cas de défaut supposé dans l'entretien ?

À toutes ces questions, nous n'avons pas eu de réponse ; toutes les difficultés ont été évacuées sans pour autant que leur pertinence soit contestée, avec comme réponse pratique "De toute façon, on n'a pas le choix"... Bien sûr que si on a le choix : quand une convention est déséquilibrée voire dangereuse pour la collectivité, on la refuse, on la reporte et on la renégocie avant le cas échéant de la re-présenter quand les difficultés ont été traitées.

Mme Menhaouara a fait diversion en critiquant le principe même de la présence de Bezons au sein de l'agglomération St.-Germain-Boucles-de-Seine et en dénonçant les choix politique de la majorité de droite du conseil communautaire : argument absurde, car Mme Menhaouara et ses proches ne contestent jamais rien des délibérations présentées en conseil communautaire par le président Pierre Fond (dont elle est la 15e Vice Présidente) et sa majorité et ils votent toujours TOUTES les délibérations sans émettre aucun bémol.

Si la majorité de droite de l'agglomération est si détestable aux yeux de Mme Menhaouara (ce qu'elle nous a expliqué en conseil municipal), il va falloir qu'elle nous dise pourquoi elle n'a jamais pris la parole en commission ou en conseil communautaire pour contester ses orientations et pourquoi avec les membres de sa majorité elle vote systématiquement toujours les délibérations présentées par la majorité de droite de l'agglomération. Avant juin 2020, il arrivait régulièrement que les représentants de Bezons votent contre les délibérations de la majorité de l'agglomération ; aujourd'hui je suis seul de Bezons à le faire aux côtés du groupe de gauche présidé par mon amie Isabelle Amaglio-Térisse, élue de Sartrouville. Mme Menhaouara et ses amis votent toujours avec Marc Roullier : un peu de sérieux et faits concrets, ça évite de raconter n'importe quoi !

Il ne s'agit pas non plus de savoir si on est pour ou contre le développement des "mobilités douces" (vélo et marche à pied), mais de savoir si on fait les choses n'importe comment ou correctement. Car, en l'occurrence, ce sont les agents municipaux bezonnais (dont les représentants n'ont à nouveau pas été consultés) qui risquent gros dans cette affaire.

Les oppositions de gauche ont donc voté contre cette convention, la majorité a voté pour en fermant les yeux ; sauf le conseiller municipal délégué aux mobilités douces qui s'est abstenu... c'est peut-être là un indice qu'une personne qui a suivi tout le dossier s'inquiète aussi des conséquences probables de cette convention.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"

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21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 21:00
Ça faisait bien 3h00 à cette heure-ci [je poste vers 22h] qu’un ami qui m’appelle encore aujourd’hui me prévenait il y a 20 ans de l’élimination probable de la gauche par l’extrême droite (je n'étais pas à "l'atelier", le QG de campagne de Jospin, car étant secrétaire de la section socialiste de Méry-sur-Oise - je l'avais montée à une 40ne d'adhérents -, j'avais passé la journée dans les bureaux de vote et à organiser avec mes camarades le scrutin ; je n'ai jamais aimé non plus ces soirées "pince fesses" de l'entre soi politique). J’étais sidéré et en colère, déjà parce que la droite – et Jacques Chirac auquel tout le monde tresse des lauriers et évoque sa conscience du cordon sanitaire contre l’extrême-droite (quelle blague !) – avait joué pour obtenir ce scénario. Il m’a fallu 10 jours pour me résoudre à l’impensable : voter pour « super menteur » et éviter le « vieux facho ».
 
20 ans après, nous devons encore subir un front républicain qui sert toujours à élire un scélérat de droite afin d’éviter un monstre d’extrême-droite. Car Marine Le Pen n’est rien d’autre qu’un monstre.
 
Colère encore, colère à nouveau, car la plupart des responsables de gauche et une grande partie des révolutionnaires de canapé et de l’internet ne cherchent qu’une chose : se refiler le mistigri de la cause de l’élimination, « Roussel is the new Chevènement, Taubira, Hue et Hamon ». On a fait raison des accusations ridicules de 2002, il faudra attendre quelques années pour arrêter de raconter n’importe quoi sur Benoît Hamon et Fabien Roussel ; ils ont dans cette affaire toute ma solidarité. La réalité c’est que les dirigeants du PS, d’EELV et de LFI ont scellé notre sort dès l’automne 2017, s’excommuniant les uns et les autres tout en signant ensemble les mêmes recours au Conseil constitutionnel.
 
Seront-ils moins bêtes et surtout moins sectaires dans les semaines et les mois qui viennent pour nous éviter de revivre la même chose en 2027, s’il n’est pas déjà trop tard ?
 
Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS
La foule apprenant les résultats du premier tour de l'élection présidentielle du 21 avril 2022 au rez-de-chaussée du QG de campagne de Lionel Jospin

La foule apprenant les résultats du premier tour de l'élection présidentielle du 21 avril 2022 au rez-de-chaussée du QG de campagne de Lionel Jospin

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10 mars 2022 4 10 /03 /mars /2022 17:00

Mardi 8 mars 2022, en fin de conseil vers 23h30, nous avons eu droit au pire numéro d'hypocrisie possible de la part de la majorité municipale sur un sujet particulièrement grave : les conséquences de la guerre en Ukraine. Passe encore que la maire ait refusé d'inscrire à l'ordre du jour du conseil (en infraction totale de son propre règlement intérieur) les deux vœux des groupes Vivons Bezons, groupe des élus communistes, socialistes et républicains et Avenir de Bezons en Commun - pourtant bien mieux rédigés - sur ce sujet (vous trouverez celui de Vivons Bezons en découvrant le texte sous la vidéo), mais M. Cuvillier a dû faire le sale boulot pour expliquer pourquoi le vœu imposé par la majorité municipale était aussi insipide et peu à la hauteur de l'enjeu... Ainsi ils craindraient des suites juridiques si le conseil municipal avait directement mis en cause la responsabilité de la Russie dans l'invasion de l'Ukraine : mais que craignent-ils ? que les avocats de Vladimir Poutine viennent leur demander des comptes ? Allons soyons sérieux !?! Il ne s'agit ici pour Mme Menhaouara que de faire - comme d'habitude - une pure opération de communication et d'affichage sans réel engagement concret... Le vœu se borne donc à quelques vagues phrases sans portée ni conséquence (nous vous laissons juges en découvrant le texte plus bas).

Personne ne pourra venir leur demander des comptes leurs engagements sont si vagues qu'ils pourront toujours justifier que leur "service minimum" est fantastique.

Aucune référence à la violation du droit international par la Russie qui envahit donc illégalement le territoire d'une nation souveraine, sans aucune justification. Aucune référence aux millions de réfugiés ukrainiens, aux victimes civiles et militaires dont le régime du Kremlin est directement responsable. Aucun engagement concret à travailler en faveur de l'accueil de familles ukrainiennes le temps d'un refuge qu'on espère le plus court possible. Aucun engagement concret dans l'accompagnement des associations locales de solidarité. Aucun engagement financier, même modeste, en faveur d'ONG reconnues pour venir en aide aux réfugiés.

Hier soir, la majorité divers droite du conseil municipal s'est illustrée par son absence totale de courage et d'humanité. Pathétique et inhumain. Pour mes camarades et moi, qui sommes engagés depuis le 26 février dans le collectif départemental Solidarité Ukraine 95, c'est consternant.
Ces gens ne sont pas dignes des mandats qu'ils occupent !

Merci à Florelle Prio, Christian Leduey et au PCF Bezons Jacky Leser pour leur soutien à mes côtés, merci à Arnaud Gibert et Christian Hoerner pour leurs interventions sensées.

Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes & républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

Vœu proposés par le groupe Vivons Bezons et vœu proposé par Nessrine MenhaouaraVœu proposés par le groupe Vivons Bezons et vœu proposé par Nessrine Menhaouara

Vœu proposés par le groupe Vivons Bezons et vœu proposé par Nessrine Menhaouara

proposition de vœu de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"

vœu présenté par Mme Menhaouara et M. Cuvillier au nom de la majorité municipale divers droite de Bezons

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2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 22:37
J'ai eu le plaisir de découvrir ce soir que la page de la liste de Mme Menhaouara aux élections municipale choisissait de m'attaquer pour une affaire que la Reine-Maire de Bezons a elle-même provoquée. Mme Menhaouara a donc porté plainte contre moi pour injure et diffamation pour des propos que j'ai tenus publiquement et que j'assume totalement. Mme Menhaouara a même demandé la protection fonctionnelle de la Ville (la prise en charge de ses frais d'avocat par les Bezonnais) pour cela (et je l'ai votée).
 
Pourquoi a-t-elle porté plainte ? Parce qu'après un Conseil Municipal particulièrement éprouvant j'avais écrit sur facebook qu'elle nous avait joué un numéro "digne des pires drama queens de la scène parisienne"... je l'ai donc dénoncée comme étant une mauvaise (très mauvaise) actrice. Voilà pour l'injure...
Et parce qu'en conseil municipal, j'avais posé la question de savoir si un des emplois dont on nous demandait de voter la création n'était pas en réalité un emploi de cabinet déguisé... en faisant cela je ne faisais que mon rôle de conseiller municipal. Voilà pour la diffamation...
 
Or une plainte pour injure et diffamation, notamment entre responsables politiques, suffit pour déclencher automatiquement une mise en examen. Que la page Bezons ville d'avenir ne le sache pas indique qu'elle est totalement ignorante en matière de droit. Cela n'est pas étonnant de la part d'une équipe récemment condamnée (le 24 février 2022 ... pas mise en examen, CONDAMNÉE) par le tribunal administratif de Cergy pour avoir fait adopter un règlement intérieur ILLÉGAL (ce que j'ai démontré avec le soutien de mon avocat et des élus de Vivons Bezons, groupe des élus communistes, socialistes et républicains, Avenir de Bezons en Commun et "Bezons, la ville qu'on aime"). Je mets donc au défi cette page de consacrer une publication au jugement quand il sera rendu par le tribunal judiciaire de Paris : je ne doute pas un seul instant qu'ils devront rendre compte de ma relaxe (de mon innocence). Les méthodes utilisées par cette équipe démontrent leur panique totale car ils publient des informations tronquées suggérant que je serais mis en examen pour des faits graves 🤣.
 
Il faut qu'ils soient bien inquiets eux-mêmes pour faire des publications aussi caricaturales qui pourraient entraîner des conséquences plus graves pour eux que pour moi, en allant chercher la copie du courrier envoyé à Mme Menhaouara lui confirmant les suites de sa plainte. C'est donc une équipe politicienne aux abois et paniquée qui s'est exprimée ce soir, qui a perdu contre moi au tribunal administratif, qui voit trois élus de droite rompre avec sa majorité opportuniste.
IL EST TEMPS QUE LES BEZONNAIS REPRENNENT LEUR AFFAIRES EN MAIN. LA CHUTE DE L'ÉQUIPE MENHAOUARA A COMMENCÉ.
 
Frédéric Faravel
Conseiller municipal et communautaire Gauche Républicaine et Socialiste de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS
NESSRINE MENHAOUARA ET SON EQUIPE CONDAMNÉES SOMBRENT EN PLEINE PANIQUE🤣
NESSRINE MENHAOUARA ET SON EQUIPE CONDAMNÉES SOMBRENT EN PLEINE PANIQUE🤣
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5 janvier 2022 3 05 /01 /janvier /2022 16:33

Alors que le Parlement est encore en train de débattre du projet de loi sur le "pass vaccinal" et après la publication d'un entretien exclusif du Président de la République au Parisien dans lequel il choisit d'ajouter de la crise à la crise, j'ai rédigé pour la Gauche Républicaine et Socialiste la note ci-dessous concernant la stratégie face à la cinquième vague de COVID 19.

Frédéric FARAVEL
Conseiller municipal et communautaire GRS de Bezons
Président de "Vivons Bezons, le groupe des élus communistes, socialistes et républicains"
Coordinateur national des pôles thématiques de la GRS

La panique morale ne fait pas une politique

Encore une fois, la façon dont le Président de la République et le gouvernement gèrent les différents épisodes de la crise sanitaire ne peut que laisser perplexes ou consternés les citoyens français. Le spectacle donné depuis quelques jours par l’exécutif et sa majorité parlementaire face à la cinquième vague est tout à la fois à la hauteur de l’autosatisfaction, dont il a fait preuve entre fin juillet et décembre 2021, et de l’accumulation de ses approximations mensongères :

  • ▪️Le premier ministre Jean Castex affirmait ainsi en juillet qu’avec un schéma vaccinal complet, il n’y avait plus de risques de contamination alors même que des cas étaient connus ;
  • ▪️Le ministre de la santé Olivier Véran n’a cessé d’affirmer au début de l’automne que notre couverture vaccinale nous éviterait une cinquième vague ;
  • ▪️La députée Aurore Berger rejetait l’augmentation structurelle du nombre de lits de réanimation, sous prétexte que cela signifierait vouloir plus de gens en réanimation (?!?) ;
  • ▪️Le ministre de la santé nous avait également promis un rempart face à Omicron avant d’annoncer un tsunami…

Soyons clairs sur notre position, nous considérons plus que jamais que la vaccination est un levier essentiel dans la lutte contre le COVID19 : si elle n’empêche pas tout risque d’être contaminé ou de transmettre le virus, elle freine fortement les transmissions et surtout elle empêche les formes graves de la maladie. Les chiffres de la Drees sont sans appel : le risque d’être hospitalisé est aujourd’hui près de trois fois supérieur lorsque l’on n’est pas vacciné. Le risque d’être pris en charge en soins critiques apparaît pour sa part quatre fois supérieur.

Mais, a contrario, sachant désormais qu’un schéma vaccinal complet n’est pas une certitude absolue contre les contaminations – c’est plus le cas après la dose de rappel mais sans garantie à 100 % –, le projet de loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire et les conditions de son examen par le Parlement s’apparentent de plus en plus à une panique morale, une fuite en avant irrationnelle de responsables gouvernementaux habités par la peur, surtout celle de se voir reprochés de n’avoir rien fait après avoir menti… En effet, si on pourrait considérer a posteriori que le « pass sanitaire » proposait une garantie aux personnes disposant d’un schéma vaccinal complet ou d’un test récent d’accéder à des lieux avec une protection plus importante contre le virus, l’imposition d’un « pass vaccinal » qui prétend selon l’exécutif renforcer cette protection n’offre en réalité plus celle-ci : interdire l’accès de certains lieux à des personnes ayant été testées « négatives » est une absurdité, puisqu’elles présentent a priori plus de garanties sur un temps court de ne pas être contaminantes que des personnes vaccinées, protégées contre les formes graves de la maladie mais pas forcément de transmettre le virus…

« Bougisme » sanitaire et parlementaire

L’exécutif agit donc selon une posture bougiste : « faut bien faire quelque chose » ! La peur n’évite pas le danger et l’irrationalité dans laquelle il s’enferme en conséquence l’empêche d’examiner l’efficience réelle de la mesure proposée : le pass vaccinal sera même contre-productif d’un point de vue sanitaire, car il n’incitera pas les 10% totalement rétifs à la vaccination à changer d’avis et risque à nouveau de faire chuter le nombre de tests réalisés ce qui nous amputerait d’un outil de mesure de l’évolution de l’épidémie… Le gouvernement est confronté à une situation qui lui échappe ; c’est donc uniquement un échappatoire en matière de communication politique, car pas plus que les autres gouvernements européens il n’a réussi à être efficace contre l’épidémie.

Les conditions d’examen du projet de loi en lui-même aboutissent à un spectacle détestable : à force d’avoir conduit les uns après les autres l’adoption à marche forcée de projets de loi multipliant toujours davantage les entraves aux libertés, l’exécutif a exaspéré jusqu’à ses propres troupes. Le projet de loi sur le « pass vaccinal », en plus d’être tout douteux du point de vue des libertés publiques que de la sécurité sanitaire, est examiné dans des conditions particulièrement dégradées indignes d’une démocratie parlementaire, comme avant lui celui sur l’extension du « pass sanitaire ». On en arrive à considérer que l’examen de loi sur l’état d’urgence sanitaire en mars 2020 – en plein œil du cyclone – avait fait l’objet d’un traitement bien plus respectueux que les textes qui ont suivi. Ainsi il est malhonnête de la part de l’exécutif de dénoncer les oppositions parlementaires dans l’interruption du débat dans la nuit du 3 au 4 janvier 2022, quand c’est en réalité sa propre majorité parlementaire qui a partiellement déserté l’hémicycle à force de se voir imposer un nouveau franchissement de bornes.

Dans l’ordre même de la panique morale à l’œuvre, les propos finissent par devenir totalement incohérents. Comment, dans le même temps, le gouvernement peut-il défendre à l’Assemblée Nationale la nécessité du « pass vaccinal », quand mardi 4 janvier au matin sur France Inter Gabriel Attal, porte parole du gouvernement a usé d’un énorme sophisme en expliquant que, comme on ne pouvait empêcher la vague Omicron de déferler sur le pays en raison de la forte transmissibilité de ce variant, il était inutile de prendre quelque mesure que ce soit pour la freiner ?

Il est de bon ton de prétendre être au-dessus de la mêlée à la veille d’un scrutin national majeur pour démontrer sa mobilisation constante au service des Français… et en même temps, abaisser le débat public à l’étage du caniveau. C’est exactement ce que vient de commettre le président de la République. Ainsi déclarer dans un entretien exclusif au Parisien/Aujourd’hui en France « Je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien, là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder » est indigne d’un Président de la République française. Outre la vulgarité crasse du propos, elle ajoute de la violence dans le débat politique et social au moment où nous avons besoin de sérénité, de rationalité et de solidarité. Bien sûr, on peut parfaitement comprendre l’exaspération de la majorité de nos concitoyens contre ceux qui refusent contre vents et marées la vaccination sur des bases souvent mensongères et fantaisistes. La vidéo de LCI montrant Paul Larrouturou être insulté par un panel d’agités du bocal, réunis devant l’Assemblée nationale, ne peut que renforcer ce sentiment, convenons en. Mais un président ne devrait pas dire cela : il devrait au contraire garder son calme et user d’un autre registre lexical pour espérer une diminution des comportements égoïstes : oui choisir la vaccination est tout autant un acte altruiste et solidaire qu’un réflexe de protection individuel. On se vaccine pour protéger les autres et soi-même tout à la fois ! Les propos du Président de la République sont terriblement délétères car plutôt que de convaincre de nouveaux candidats à la vaccination et à l’action solidaire, il va renforcer certains dans leurs délires où ils se pensent les derniers défenseurs de la liberté, ce qu’ils ne sont pas.

Nos propositions pour lutter vraiment contre le COVID

S’il faut « bien faire quelque chose », essayons à ce stade de prendre des mesures qui répondent aux enjeux du moment à court, moyen et long termes :

  • ▪️Il y a urgence à stopper l’hémorragie de personnels soignants, qui frappe l’hôpital depuis des semaines et n’a pas cessé alors qu’ils sont plus que les autres touchés par la conjugaison des contaminations aux vagues delta et omicron. En plus de la politique suicidaire de fermeture de lits qui continue de plus belle, malgré les enseignements de la crise sanitaire, des lits et des services supplémentaires sont aujourd’hui fermés par centaines faute de professionnels. Cela nécessite une véritable augmentation salariale des aides soignant(e)s et infirmier(e)s, bien au-delà des maigres gains du Ségur. Cela devrait également contribuer à reconquérir et à faire revenir les nombreux professionnels qui ont démissionné de l’hôpital public depuis plusieurs années.
  • ▪️Il y a urgence également à sécuriser les écoles, collèges, lycées et universités du pays. Il est invraisemblable que Jean-Michel Blanquer continue chaque jour qui passe d’engager au plus fort de la pandémie des polémiques tout azimut – lundi 3 janvier sur LCI, il a semblé avoir plus à cœur la dénonciation des mairies EELV que la résolution du problème soulevé par les journalistes… Après avoir réussi la gageure de transmettre la veille de la rentrée scolaire aux équipes pédagogiques le nouveau protocole sanitaire, plutôt que de renvoyer l’équipement en détecteurs de CO2 et en purificateurs d’air aux compétences des collectivités, le ministre de l’éducation nationale aurait dû annoncer tout à la fois la distribution massive de masques FFP2 aux enseignants et le déblocage de crédits suffisants pour équiper l’ensemble des établissements scolaires et universitaires du pays avec les appareils qui manquent aujourd’hui dans les plus brefs délais. Le « quoi qu’il en coûte » devrait également présider aux considérations de sécurité sanitaire dans l’enseignement !
  • ▪️Il faut généraliser et accélérer la mise en place obligatoire du télétravail partout où cela est possible et de manière beaucoup plus massive. Après avoir rechigné plusieurs semaines à sa mise en place, la ministre du travail tarde encore à lancer les contrôles pour contraindre les entreprises qui traînent des pieds.
  • ▪️Il faut rétablir la gratuité des tests afin de pouvoir au plus tôt opérer les isolements nécessaires et mesurer en temps réel l’évolution de la pandémie.
  • ▪️Il faut mettre en place avec les maires, les médecins, la CNAM un dispositif de recherche et d’identification des personnes vulnérables et âgées non vaccinés, afin de prendre rapidement contacts avec elles pour les informer, les inciter et rendre aisée leur accès à la vaccination si besoin à domicile.
  • ▪️Enfin, la France devrait s’engager avec détermination en faveur de la levée des brevets sur les vaccins COVID, ce qu’Emmanuel Macron et le gouvernement se refusent toujours de faire, là encore contre tout argument rationnel car il est clair que le dispositif COVAX n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Cela doit devenir une des priorités de notre combat politique. Si nous voulons que les pays en développement cessent d’être des réservoirs infinis en variants, il convient de leur donner les moyens d’accéder massivement aux vaccins et à leur production.
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