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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Trouve

Gauche Républicaine & Socialiste

23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 22:57
Julien Coupat: «L'antiterrorisme est la forme moderne du procès en sorcellerie»
Links:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/david-dufresne
[2] http://www.mediapart.fr/journal/france/030409/tarnac-la-defense-passe-a-l-offensive
[3] http://www.mediapart.fr/journal/france/230109/tarnac-des-doutes-sur-la-credibilite-d-un-temoin-a-charge
[4] http://www.lafabrique.fr/spip/IMG/pdf_Insurrection.pdf
[5] http://www.liberation.fr/societe/0101562270-sept-mois-de-traque-d-une-cellule-invisible
[6] http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/25/ce-que-contient-le-dossier-d-instruction-de-l-affaire-tarnac_1172333_3224.html#ens_id=1164748
[7] http://www.charliehebdo.fr/cms/index.php?id=458&no_cache=1&sword_list[]=coupat
[8] http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2317/articles/a398184-comment_lultragauche_est_devenue_lennemie.html
[9] http://ultrahumandignity.blogspot.com/
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 09:05
Bataille autour des salaires au conseil général

Voulant épingler les salaires de collaborateurs du PS au conseil général, l’UMP se retrouve embarrassée par celui du secrétaire général de son groupe, au-dessus du cadre légal.

Sébastien Thomas | 10.04.2009 - Le Parisien Val d'Oise

Francis DELATTRE, maire UMP de Franconville, avait-il anticipé les conséquences de la lettre qu’il vient d’envoyer au préfet ? Pas sûr…
L’ancien député, chargé, par son parti, de reconquérir le conseil général, y dénonce l’embauche de plusieurs collaborateurs par le département, dont celle, comme chargé de mission, d’un conseiller d’opposition de sa commune, Antoine Raisseguier. Il demande au représentant de l’Etat si celles-ci n’ont pas fait l’objet de remarques particulières de sa part «au regard du contrôle de légalité». Avant de conclure «qu’il serait souhaitable que dans un souci de transparence, les contribuables valdoisiens connaissent tant les modalités que les coûts de salaires ainsi distribués». Les salaires versés aux collaborateurs des groupes politiques du conseil général, dont nous nous sommes procuré les montants, révèlent effectivement des anomalies. Mais probablement pas de celles qu’attendait Francis Delattre.
Le groupe de la majorité PS-PC et apparentés, qui compte 20 conseillers généraux, fait travailler 5 collaborateurs. Ces derniers préparent les dossiers techniques des élus, communiquent avec la presse, gèrent les agendas… La fourchette des salaires s’étend de 1 200 € à 2 300 € mensuels. Aussi la lettre de Francis Delattre passe-t-elle mal auprès de Gérard Sébaoun, président du groupe et… conseiller municipal PS de Franconville. «Les sous-entendus du maire de Franconville sont absolument scandaleux, fulmine-t-il. Le conseiller a été embauché par le groupe, sur ses compétences, pour remplacer une personne qui est partie. L’UMP devrait commencer par balayer devant sa porte avant de s’ériger en donneur de leçon !»

« C’est un collaborateur de valeur »
Dans un courrier en date du 16 mars dernier, le président (PS) du conseil général, Didier Arnal, adresse en effet un rappel à la loi à Arnaud Bazin, président du groupe UVO (qui regroupe les conseillers UMP, divers droite et non inscrits). Ce dernier, à cause des salaires versés à ses 4 collaborateurs, dépasserait le plafond autorisé. Arnaud Bazin affirme ne pas connaître les rémunérations de trois de ces collaborateurs. «Il s’agit d’agents territoriaux, explique-t-il. J’ai demandé les chiffres au conseil général l’année dernière et je les attends toujours.» Reste le poste du secrétaire général du groupe, dont le salaire, attribué par l’UVO, est réglé par le conseil général. Selon Arnaud Bazin, il serait de 3 000 € net par mois. Selon nos informations, il tournerait plutôt autour de 4 500 €. «C’est un collaborateur de valeur, c’est normal qu’il soit payé en fonction de ses compétences, plaide Arnaud Bazin. Maintenant, s’il y a un problème, nous trouverons des solutions.» Dans son courrier, Didier Arnal lui demande de régulariser la situation avant le 1er septembre prochain, soit en limitant la rémunération du secrétaire général à 3 000 €, soit en se séparant d’une collaboratrice.

 

Scellier pique une colère

11.04.2009 - Le Parisien Val d'Oise

Il est parti aussi vite qu’il s’est énervé. François Scellier, l’ex-patron du conseil général, a piqué une colère hier en pleine séance. Sur le coup de 12 h 15, il s’est levé comme un seul homme pour «allumer» son successeur socialiste Didier Arnal. La raison : l’article paru dans nos colonnes la veille au sujet du salaire du secrétaire général du groupe politique UVO (l’opposition de droite).

François Scellier a accusé Didier Arnal d’avoir «donné» à la presse ces chiffres. «Je n’ai pas alerté la presse. J’ai juste répondu à des questions», s’est défendu l’élu de Sarcelles. Mais s’en était trop pour François Scellier qui a quitté la salle. En général, dans ce genre de cas, tout le groupe politique quitte la séance par solidarité. Ce qui n’a pas été le cas hier. François Scellier est donc parti dignement mais seul.
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 10:40
Y a-t-il quelqu'un pour arrêter Alain Bauer ?

 

Liens:
[1] http://jt.france2.fr/20h/
[2] http://www.republique-des-lettres.fr/10652-alain-bauer.php
[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Mike_Davis_(historien)
[4] http://www.rue89.com/2009/01/25/le-gouvernement-taille-une-chaire-sur-mesure-a-alain-bauer
[5] http://www.rue89.com/tag/police
[6] http://www.rue89.com/2009/01/25/le-gouvernement-taille-une-chaire-sur-mesure-a-alain-bauer
[7] http://www.rue89.com/philippe-madelin/alain-bauer-et-la-reorganisation-de-la-recherche-securitaire
[8] http://www.rue89.com/2007/09/04/mission-bauer-comment-gerer-les-crises-depuis-lelysee?page=0#comment-72263
[9] http://www.republique-des-lettres.fr/10652-alain-bauer.php
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 13:25
Strasbourg : la stratégie policière remise en question

 

Liens:
[1] http://www.lexpress.fr/actualites/2/tension-en-corse-apres-une-nuit-de-violences-a-bastia_751820.html
[2] http://www.rtl.fr/fiche/4198834/michele-alliot-marie-trois-cents-interpellations-en-marge-du-sommet-de-l-otan.html
[3] http://www.europe1.fr/Radio/Videos-podcast/Les-bonus-video/Claude-Gueant-Ce-qui-s-est-passe-a-Strasbourg-est-inacceptable-
[4] http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20090405.FAP4749/violents_incidents_a_strasbourg_sarkozy_souhaite_que_le.html
[5] http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20090405.FAP4792/violents_incidents_a_strasbourg.html
[6] http://www.france-info.com/spip.php?article274977&theme=14&sous_theme=20
[7] http://maps.google.fr/maps?hl=fr&q=strasbourg port du rhin maps&um=1&ie=UTF-8&split=0&gl=fr&ei=JtTYSZ3yKp7LjAeNl8WWDQ&sa=X&oi=geocode_result&ct=image&resnum=1
[8] http://otan-strasbourg.dna.fr/?Le-recit-de-la-manifestation-en
[9] http://94.23.41.50/spip/
[10] http://www.rue89.com/2009/04/04/a-strasbourg-ca-a-chauffe-dans-la-manif-anti-otan
[11] http://www.rue89.com/2009/04/04/a-strasbourg-ca-a-chauffe-dans-la-manif-anti-otan
[12] http://www.rue89.com/2009/04/05/g20-et-sommet-de-lotan-les-ambiguites-du-nouveau-monde
[13] http://www.rue89.com/explicateur/2009/03/18/ce-que-manifestants-et-policiers-ont-le-droit-de-faire-ou-pas
[14] http://otan-strasbourg.dna.fr/
[15] http://www.dailymotion.com/dna_web
[16] http://94.23.41.50/spip/
[17] http://www.rtl.fr/fiche/4198834/alliot-marie-en-corse-au-chevet-des-membres-des-forces-de-l-ordre-blesses.html

Comment la manif anti-Otan a viré au fiasco

Libération Strasbourg - 06/04/2009

Pont_europe OTAN - Dimanche matin, les habitants du port du Rhin contemplent leurs plaies, amers et écœurés. Enclavés à l'est de l'agglomération de Strasbourg, entre des bassins industriels et le fleuve-frontière, ils ont le sentiment que leur quartier "a été sacrifié" samedi par les autorités, en marge de la manifestation anti-Otan, quand des black blocks, rassemblant des centaines de casseurs, ont dévasté des bâtiments avant d'y mettre le feu. L'ancien poste de douane, la pharmacie, le distributeur de billets et l'hôtel Ibis sont réduits en cendres. Leurs structures calcinées et en partie effondrées attirent les curieux. Les habitants s'interrogent : "Des quartiers entiers de Strasbourg ont été fermés pour le sommet, pourquoi pas celui-là ?" "Il y avait 9 000 policiers en ville, pourquoi ne sont-ils pas intervenus ?" Retour sur les moments clés d'une manifestation qui a viré au fiasco.

Jeudi et vendredi, les cortèges - pacifistes ou d'allure plus menaçante - qui quittent le village autogéré installé au sud de Strasbourg sont refoulés par les forces de l'ordre. Premiers affrontements, 300 interpellations, trois personnes poursuivies au final. "Ce qui se passe conduit à la violence, c'est complètement antidémocratique !" se plaint Perrine, stoppée vendredi par des lacrymogènes, alors qu'elle accompagne une manifestation de clowns. Au village, on s'inquiète quelques heures plus tard d'un possible blocage des cortèges voulant se rendre à la manifestation du lendemain. "Je ne sais même pas si on va pouvoir y aller. Ils nous ont proposé d'aller sur une île, mais ça sent la souricière", indique un militant de Scalp Reflex. La stratégie des autorités, décidées à barrer la route à toute manifestation non autorisée, est appliquée à la lettre et avec efficacité. Mais elle fait grimper la tension chez les anti-Otan.

"We are peaceful"

Samedi matin, un groupe de 300 militants patiente au soleil avant la défilé en direction du quartier du port du Rhin. Assis sur la route, ils font face à un cordon de policiers et attendent l'ouverture du passage vers le point de départ du cortège. "We are peaceful, what are you ?" (Nous sommes pacifistes, et vous ?) crient-ils aux forces de l'ordre. Dans le même temps, les cortèges se mettent en branle depuis le village. Des black blocks, déjà préparés à l'affrontement, leur emboîtent le pas. La foule converge vers le point de blocage, pleine d'interrogations. Les bus de manifestants pourront-ils rejoindre Strasbourg (une dizaine aurait été bloquée, selon le collectif organisateur de la manifestation) ? Pourquoi la police barre-t-elle la route qui mène au point de départ ?

Du côté des autorités et des organisateurs, personne ne prend la parole pour expliquer que les chefs d'Etats ont pris du retard. L'exaspération monte. Les plus pacifistes crient au scandale, pensant à une interdiction de la manifestation. Quand les black blocks arrivent, ils gagnent l'avant et engagent l'affrontement. Ils dépavent une allée de tramway, traversent la foule avec des chariots remplis de projectiles, de citrons et de sérum physiologique pour lutter contre les lacrymogènes. Ils portent des lunettes de piscine ou de ski, certains sont équipés des masques à gaz. Des pierres, des bâtons et au moins deux cocktails Molotov sont lancés contre les forces de l'ordre.

Vers 12 h 30, le passage est soudain libéré. Les black blocks, désormais au premier rang, s'avancent rapidement, parfois rejoints par de jeunes Strasbourgeois. A leur arrivée dans le quartier du port du Rhin, aucun service d'ordre ne les canalise vers le point de rassemblement où des prises de parole sont prévues. Policiers et gendarmes mobiles, omniprésents dans la matinée pour veiller sur les chefs d'Etats, sont désormais totalement absents. Certains manifestants savent déjà que 7 000 militants allemands sont bloqués de l'autre côté du pont de l'Europe.

Rtxdm5a_comp Peu après 13 heures, le poste de douane est attaqué à coups de pavés et incendié. Des hélicoptères survolent la scène, mais personne n'intervient. Pendant près d'une heure et demie, le quartier semble totalement livré aux casseurs, qui mettent le feu à la pharmacie, puis à l'hôtel. Les lacrymogènes ne les dispersent que vers 14 h 20. La foule pacifiste rassemblée à 300 mètres de là est elle aussi bombardée de lacrymogènes. Les black blocks s’y     infiltrent, contournant une chaîne humaine inefficace improvisée dans la précipitation. La manifestation s'ébranle dans la confusion, pour fuir l'assaut policier. Le speaker demande aux personnalités et aux pacifistes de se mettre en tête de cortège. Mais tout le monde se lance en ordre dispersé. Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) marche au pas de charge, Besancenot en tête, pour doubler le cortège par la droite.

Souricière

Les gens suffoquent et renversent des barrières pour se ménager des passages vers le début du parcours, raccourci des deux tiers par rapport au plan initial et lui aussi totalement improvisé. En à peine une heure, la foule revient près du point de départ, où l'incendie de l'hôtel Ibis fait rage. CRS devant, CRS derrière. Une souricière.

Longtemps, rien ne bouge. Sauf les black blocks. Ils montent deux barricades, l'une avec un stock de palettes, l'autre avec deux wagons poussés en travers de la route. Seuls quelques cortèges (NPA et mouvements libertaires) parviennent à s'organiser pour éviter d'être infiltrés par les casseurs. Ceux-ci remontent vers l'avant de la manifestation, où les forces de l'ordre sont bizarrement retranchées derrière une voie ferrée surélevée, qui offre à la fois un poste d'attaque et une réserve inépuisable de projectiles ramassés sur le ballast. Des manifestants pacifistes sans expérience de ce type de situation tentent de s'interposer. Sans succès. Les CRS répliquent avec des lacrymogènes qui arrosent la tête de cortège, créant un mouvement de panique dans la foule qui cherche à fuir, mains en l'air. Quand le calme revient et que la manifestation se disperse, les bacs à fleurs regorgent de vêtements noirs. D'autres ont été jetés près d'un terrain vague et incendiés. Les black blocks s'en sont séparés pour ne pas se faire interpeller.

Hier soir à 20 heures, seules douze personnes étaient en garde à vue suite aux événements de samedi, dont deux suspectées de l'incendie de l'ancien poste de douane. Au moins quatre d'entre elles devraient être jugées aujourd'hui.

T.C. et Gaël Cogné

Photos copyright DDP/AFP et Reuters/Vincent Kessler

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 16:13
L'Evangile selon l'âge de pierre, par Caroline Fourest
LE MONDE | 20.03.09 | 14h09  •  Mis à jour le 20.03.09 | 14h09

uelle est la différence entre l'humanisme et la compassion ? L'humanisme se bat pour que les hommes marchent un jour à égalité. La compassion se penche vers eux pour leur tendre la main et se donner l'air humaniste, mais au fond elle ne croit pas à l'égalité. A qui faire la charité si cela marchait ?

Il existe des croyants humanistes, plutôt portés vers l'action en faveur de l'égalité. Et des croyants fatalistes, conservateurs, chez qui la compassion sert de substitut à l'humanisme. Parfois, le désir de contrôler, de dominer ou de dicter la morale a même dévoré la compassion.

Que penser de cet archevêque ayant excommunié une mère brésilienne pour avoir fait avorter sa fille de 9 ans, enceinte après un viol ? Ou de Benoît XVI visitant des malades du sida en Afrique, pour faire ses bonnes oeuvres, après avoir une fois de plus délégitimer les préservatifs ?

Le pape fait penser à une multinationale qui aurait laissé cramer une récolte en décrétant que l'eau ne serait pas la solution à l'incendie. Et qui, grand prince, une fois la terre brûlée, viendrait distribuer un petit sac de provisions à chaque habitant affamé en espérant être béatifié.

"Vous n'attendez tout de même pas que le pape dise qu'on doit mettre un préservatif !" Cette phrase, entendue mille fois pour justifier le conservatisme le plus inhumain, vient sans surprise de Christine Boutin, qui pratique une vision tout à fait charitable de la politique du logement.

Comme tous les catholiques conservateurs, Christine Boutin ne change pas. Elle aime ce pape parce qu'il ne change pas non plus. Quel dommage tout de même que cette passion pour la constance figée ne se contente pas d'admirer des statues... Le Vatican serait peut-être moins pétrifié.

Le monde bouge trop vite à son goût ? Qu'il se rassure. A force de mener croisade contre le féminisme et l'égalité, l'humanisme ne va pas si vite. La discrimination des femmes et des homosexuels se maintient à un score tout à fait honorable. Ils continuent d'être envoyés en prison, pendus ou lapidés. Parfois, c'est vrai, l'humanisme vient à bout du fatalisme. Au Danemark, les couples de même sexe vont pouvoir adopter. En France, Nadine Morano, ministre de la famille, propose d'aménager le statut du "beau-parent" pour toutes les familles, qu'elles soient recomposées ou homoparentales. Christine Boutin s'en inquiète. Vous ne vous attendiez tout de même à ce qu'elle applaudisse ! Une statue, c'est fragile. Un mouvement et elles se mettent à craquer.

Que les statues se rassurent. Il faudra encore quelques années avant que les couples de même sexe n'aient pas seulement les mêmes devoirs mais aussi les mêmes droits que les autres. Même si, reconnaissons-le, à force d'être en mouvement, la droite française a bien évolué sur ce sujet. Surtout quand on a en tête les cris d'orfraie qu'elle poussait lors du débat sur le pacs.

Dix ans plus tard, même la droite catholique est horrifiée par l'intolérance du pape. Preuve qu'on peut aimer les statues sans ressentir le besoin d'en poser une sur le trône de Pierre. Leur vigilance rassure. Allons au-delà. Rêvons d'un pape qui puisse un jour faire autre chose que donner des leçons de morale irresponsables et inhumaines. Pourquoi pas ?

Pourquoi le pape ne pourrait-il pas prôner le droit à l'amour, une sexualité déculpabilisée, donc épanouie et protectrice ? Pourquoi pas ne pas rêver à des religions renouant avec leur part d'humanisme au lieu de nous asséner leur part d'ombre dominatrice ? Pourquoi ne pas souhaiter des imams luttant contre le terrorisme avec des fleurs, des rabbins portant secours aux enfants de Gaza et d'un pape distribuant des préservatifs en Afrique.

La planète aurait-elle vraiment perdu ses repères ? Le monde serait-il englouti comme Sodome et Gomorrhe ? Ou est-ce maintenant, à force de voir des religieux jouer les statuettes de malheur, que le monde sombre.

Caroline Fourest
Article paru dans l'édition du 21.03.09
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 16:20
Analyse
Le procès Colonna tourne à la parodie de justice, par Yves Bordenave
LE MONDE | 17.03.09 | 13h35  •  Mis à jour le 17.03.09 | 13h35

n box vide, des bancs de la défense désertés : la cour d'assises spécialement composée de Paris qui juge Yvan Colonna depuis le 9 février n'a plus que ses apparats. Elle s'apprête à décider de l'innocence ou de la culpabilité d'un homme qui risque la prison à perpétuité, en son absence et en celle de ses défenseurs. Depuis le 11 mars, date du départ de l'accusé et de ses avocats, les débats se poursuivent mais les dés sont pipés : que vaut une discussion judiciaire, lorsque le principal intéressé refuse d'y participer ?

Le président, Didier Wacogne, a beau continuer, feignant d'entendre les témoins selon une règle d'impartialité dont il serait désormais l'unique garant, rien n'y fait : le procès en appel d'Yvan Colonna, accusé d'avoir assassiné le préfet Claude Erignac le 6 février 1998 à Ajaccio, a sombré dans un simulacre de justice. Pourtant, il faut bien juger Yvan Colonna selon la loi, que celui-ci l'accepte ou non.

Reste à comprendre comment on a pu arriver à cette parodie qui entachera le verdict de manière indélébile. Le refus d'Yvan Colonna d'assister à son procès, au bout de cinq semaines d'audience, constitue l'aboutissement d'une chronique d'un départ annoncé. Le motif invoqué - le rejet d'une seconde demande de reconstitution - est un prétexte. La preuve, selon l'accusé et ses avocats, que cette cour formée de magistrats professionnels triés sur le volet par le premier président de la cour d'appel de Paris n'est pas là pour rechercher la vérité, mais pour condamner leur client "au nom de la raison d'Etat".

Dès le 17 février, Me Antoine Sollacaro, suivi de ses confrères Pascal Garbarini et Gilles Simeoni, avait quitté le prétoire "provisoirement" en signe de protestation. La cour avait différé sa décision concernant une demande de supplément d'information à la suite du témoignage de l'ancien secrétaire général adjoint de la préfecture de Corse, Didier Vinolas, selon lequel des suspects "couraient toujours dans la nature".

Les avocats avaient dénoncé une manoeuvre dilatoire et s'en étaient pris au président, Didier Wacogne, lui reprochant sa "déloyauté" et sa "partialité". N'avaient-ils pas surpris celui-ci en flagrant délit de mensonge, cinq jours auparavant ? En effet, le 17 février, lors de sa déposition, Didier Vinolas assurait en avoir préalablement informé le président Wacogne par lettre. Lequel ne l'avait pas communiquée aux parties, ni avant ni pendant l'audience. Il s'en est justifié de manière un peu piteuse : "Je n'ouvre pas mon courrier avant les débats."

Cette missive avait également été adressée au parquet général, qui l'avait transmise au président de la cour. Dès lors, il apparaît peu probable que, contrairement à ses assertions, celui-ci n'en ait pas pris connaissance. "J'ai le sentiment que lorsque M. Vinolas écrit, on veut ignorer ce qu'il écrit", s'était indigné Me Maisonneuve. En tentant de dissimuler cette lettre, Didier Wacogne n'a fait qu'accroître la défiance et la tension qui plombaient déjà cette audience.

Cet épisode a laissé des traces. La défense du berger de Cargèse a marqué des points, l'autorité du président s'en est trouvée durablement entamée et l'accusation affaiblie. A tel point que, spectatrice d'un procès qui partait à vau-l'eau, l'opinion, pourtant longtemps acquise à la culpabilité de l'accusé, a fini par basculer. Pour la première fois depuis sa cavale, le 24 mai 1999, Yvan Colonna bénéficie du doute qui a toujours assombri l'enquête liée à cette affaire. Aux yeux de l'opinion, l'ex-fugitif le plus recherché de France - "mort ou vif", avait lancé l'ancien chef de la DNAT, Roger Marion - pourrait ne pas être "l'assassin" que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, avait stigmatisé sous les applaudissements de la foule le 4 juillet 2003 à Carpentras (Vaucluse).

Du maquis où il s'est réfugié pendant quatre ans, comme du fond de sa cellule où il est incarcéré depuis six ans, Yvan Colonna a toujours clamé son innocence. Ses accusateurs, juges et policiers, n'ont jamais produit un élément matériel ou factuel qui le confonde sans contestation possible. Seuls les aveux des membres du commando et de leurs épouses obtenus en mai 1999, à l'issue de gardes à vue dont le déroulement a toujours été sujet à controverse, fondent sa mise en cause. Pas plus. Pas moins.

Près de deux années se sont écoulées avant que les premiers ne se rétractent. Les autres ont suivi, selon une discipline implacable et une spontanéité douteuse. Au fil de leurs rétractations, les conjurés n'ont jamais expliqué les raisons pour lesquelles ils auraient livré un innocent. Variables, imprécis et plusieurs fois modifiés, leurs récits sont si peu convaincants qu'ils en deviennent suspects. "Je ne comprends pas que vous ayez mis tant de temps à dire la vérité !", s'est étonné Yvan Colonna lors de leur venue à la barre.

Le 9 mars, devant la cour, Pierre Alessandri, qui s'est accusé d'avoir tiré sur le préfet, a suggéré que Colonna aurait appartenu à leur groupe mais qu'il se serait "déballonné". Personne n'a relevé. Ni l'accusation, ni la défense, ni Colonna, qui a changé de sujet. Dans quelques jours, la cour rendra son verdict. Celui-ci dira la vérité judiciaire. Approchera-t-elle la vérité simple ? A l'issue d'un tel procès, cette question hantera toujours les esprits.

 


Courriel : bordenave@lemonde.fr.
Yves Bordenave (Service Europe-France)
Article paru dans l'édition du 18.03.09
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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 10:01
Guadeloupe : la compagne du syndicaliste tué témoigne
Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/maguy-day
[2] http://www.mediapart.fr/journal/france/180209/a-la-martinique-au-rythme-des-restrictions
[3] http://www.mediapart.fr/journal/france/160209/trois-politologues-antillais-decryptent-l-ampleur-d-un-mouvement-inedit
[4] http://www.mediapart.fr/journal/france/160209/neuf-intellectuels-antillais-lancent-un-manifeste-de-la-revolte
[5] http://www.mediapart.fr/journal/france/160209/revolte-aux-antilles-le-ps-hesite-et-se-divise
[6] http://www.mediapart.fr/journal/france/170209/olivier-besancenot-part-aux-antilles-et-pas-que-pour-voir
[7] http://www.mediapart.fr/journal/france/180209/la-guadeloupe-craint-le-chaos
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 08:50
Nicolas Sarkozy a choisi une intervention solennelle hier soir au sortir du "sommet sociétal" de l'Elysée comme l'appelle Plantu. Cette intervention est commise après le durcissement des conflits sociaux en métropole, l'approfondissement de la crise économique et sociale, un entretien télévisé calamiteux, un mois de grève en Guadeloupe, une impasse sociale et politique totale mettant en cause la dignité de l'Etat et l'assassinat d'un syndicaliste de la CGT Guadeloupe hier à 10h30 (heure de Paris).
Sarkozy a fait l'aumône aux plus démunis, aux classes moyennes inférieures... passons. Comme disait Bernard Thibaud, pour les concernés c'est toujours bon à prendre mais qui attendait réellement quelque chose des annonces du chef de l'Etat ? L'amplification du mouvement social, la coagulation des luttes, seulement cela donnera des résultats aujourd'hui face à un gouvernement conservateur qui refuse de reconnaître qu'il s'est trompé dès l'entrée dans ce quinquennat, dut tout au tout sur sa politique économique... Rendez-vous au 19 mars donc.

L'insulte est venue en toute fin d'allocution. Un homme est mort, la Guadeloupe vit une crise exceptionnelle, l'Etat s'est déjugé à plusieurs reprises (il vient de le faire encore ce matin, François Fillon annonçant qu'il validerait dans la journée une proposition proche des 200€ d'augmentation des bas salaires en Guadeloupe, celle-là pour laquelle il avait rapatrié Jego et qu'il avait refusé d'appliquer voici une semaine !!). Mais surtout dans ce conflit marquant qui intéresse toute la République, le Président a préféré évacué en 20 secondes ; on attend une parole forte, on attend que le Président de tous les Français rétablisse l'autorité de l'Etat mis à mal par ses collaborateurs et tout juste cite-t-il les Antilles, parlant au passage de "Territoires" et non plus de Départements, et renvoyant au lendemain l'annonce devant des élus locaux qui pour la moitié d'entre eux sont décrédibilisés, complices parfois d'un clientélisme d'un autre temps, alors que la nuit de Pointe-à-Pitre menaçait d'être chaude et que celle de la banlieue de Basse-Terre ne semble pas avoir été reposante.
Nicolas Sarkozy aurait voulu mettre le feu au poudre qu'il ne s'y serait pas pris autrement. N'oublions pas que l'annonce de l'envoi de 4  escadrons de Gendarmes mobiles précèdent celle de toute volonté de règlement social.

Christianne Taubira refaisait avec pugnacité le chemin hier sur les ondes :
- 15 jours de conflits sans que l'on s'en préoccupe ;
- Yves Jégo qui engage la parole de l'Etat puis qui s'enfuit avant d'être désavoué ;
- une semaine sans plus discuter de quoi que ce soit ;
- pendant tout ce temps, le LKP déploie une action exemplaire pacifique d'un type nouveau, tant pour l'île que pour la métropole, la rue est tenue, l'ordre règne des aveux mêmes des responsables de la sécurité publiques ;
- le 16 février, après une semaine de silence, l'Etat décide de faire charger CRS et Gendarmes mobiles et le témoignage d'Alex Lollia jette sur ces interventions un voile de honte grave. Des syndicalistes sont molestés, interpellés, incarcérés, on veut ainsi déstructurer le mouvement et faire apparaître des éléments incontrôlables ;
- le 17 février les heurts commencent, car l'encadrement s'est amoindri sous l'effet de la veille, sous l'échauffement d'une stratégie de pourrissement délibérés de l'Etat et des grands intérêts économiques ;
- le 18 février un mort et l'annonce sans plus de ménagement de l'envoi de 300 gendarmes supplémentaires, MAM rejetant toute la responsabilité des troubles sur le LKP !
Dans cette affaire l'Etat a une responsabilité criminelle !

Il ne s'agit plus aujourd'hui de satisfaire seulement la 132e revendication qui avait déjà été acceptée avant d'être retirée ; un mois de conflit, son extension à la Martinique et aux deux autres départements d'outre-mer ont soulevé aux yeux des Français une réalité plus crue qu'il faudra résoudre dans l'épreuve et sur le long terme ! Oui la dimension de la République est interrogée par ce mouvement et ces évènements ; il faudra arrêter de concevoir la République dans l'assimilation si l'on veut concevoir la République dans l'égalité ; il faudra arrêter de considérer que les DOM ne sont finalement qu'un succédanné de colonies, les Antilles un confetti géographique et folklorique qui produit pour la métropole des danseuses et des footballeurs...
Que dire, depuis ce matin... Nicolas Sarkozy n'interviendra après la réunion de 17 heures avec les élus que sur RFO : il considère donc que ce qui se passe en Guadeloupe n'intéresse pas la métropole, n'intéresse pas la République (imaginerions-nous si les docks de Marseille refaisait un grand conflit social que Sarkozy n'interviendrait que dans La Provence, sur RMC et sur France 3 PACA ?) ; pour lui les Antilles ce ne sont pas la France et les Antilles sont des Français de seconde zone, des marrons que je le soupçonne de vouloir traiter comme sous le Consulat...
Non aujourd'hui en tant que socialistes nous devons clairement exiger que dans cette révolution pacifique que vit la Guadeloupe les monopoles, les rentes de quelques uns, héritiers qui doivent leur fortune à l'infamie, que tout le système économique d'exploitation des DOM soit profondément remise en cause ; et si l'Etat doit employer la force ou plutôt l'unilatéralisme c'est pour cela aujourd'hui car il doit transformer à jamais les structures économiques de l'île.
Mais il ne le fera pas... On peut s'attendre au pire, car le peuple guadeloupéen lui n'attendra pas 2012.
Frédéric Faravel
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 14:47
Guadeloupe - A la une - http://www.bondamanjak.com/
Mercredi, 18 Février 2009 09:29
France-Inter lance un pavé dans la mare... Le Discours du Préfet le 28 janvier 2009 où il lit fièrement une lettre de Yves JEGO "à toutes les entreprises Guadeloupe elles ne paieront aucune charge jusqu'à 1,4 SMIC...Cette Garantie [de l'Etat donc - ndlr] permet une reprise rapide des négociations...
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 15:32
Certains avaient moqué Nicolas Demorand qui avait exprimé son désintérêt pour un exercice de commande du Président de la République ; l'animateur des matins de France Inter, connu pour un interviewer accrocheur, avait balayé une question où on lui demandait s'il n'avait pas de dépit de ne pas être des happy few qui interrogeraient Nicolas Sarkozy le 5 février 2009.

L'émission à laquelle les Français ont assisté lui a largement donné raison. N'en déplaise à Jean-Marie Colombani qui plaidait ce matin la démonstration du virage à gauche du Président (au moins en mots) et dénonçait la critique stérile faite dans la foulée par Benoît Hamon, ce dernier avait bien raison : tout change autour de nous mais Sarkozy ne change pas ; l'échec de son action est patent mais lui continue de se bercer de mots et d'un volontarisme de posture comme au beau temps de la campagne présidentielle, sans aucune prise avec la réalité politique, sociale et économique vécue dans le pays par les Français.
C'est d'autant plus facile de se bercer avec le Président que les happy few, méprisés par Nicolas Demorand, ont tenu le rôle qu'on attendait d'eux : remplir la commande du président et ne poser aucune question gênante ou énervante (on sait jamais avec l'humeur du moment il pourrait finir par croire que les journalistes sont comme les préfets et qu'il peut les virer... et les présidents des chaînes seraient en plus capables d'obéir !).
Ainsi : aucune question sur le contre-plan de relance présenté par le Parti socialiste. Aucune question sur le fait qu'après avoir qualifié le plan de son propre gouvernement de "plan de rattrapage", cela pouvait ouvrir la voie à un véritable plan de relance dans la foulée. Aucune précision sur sa capacité de faire appliquer sa règle des trois tiers pour le partage de la valeur ajoutée. Aucune question sur le vieux rêve centenaire de la droite de détruire l'impôt progressif sur le revenu, car à force de l'attaquer par le haut et désormais par le bas (pour faire semblant d'être social) on tue la logique progressiste de cet impôt. Aucune question sur le fait que la taxe professionnelle ait déjà connu des annonces de suppression nombreuses sans jamais que cela ne rentre en application (rappelez-vous Chirac et Raffarin), aucune question sérieuse sur la mise en péril des recettes des collectivités ou sur la fragilisation de ces bastions de la gauche (au passage c'est la seule annonce concrète de soutien qui va encore une fois en direction des entreprises - 8 milliards d'euros - et qui lèsera in fine les contribuables). Rien sur la Guadeloupe et rien sur la Martinique, qui nous montrent la voie. Rien sur la rémunération des patrons des sociétés soutenues par l'Etat, alors que la droite avait fait sortir la comparaison avec Obama. Rien sur le contexte parfois trompeur des licenciements dont Laurence Parisot demande encore qu'on fasse sauter les derniers gardes-fous.

Bref un vrai parcours de santé pour Sarkozy, pas étonnant que le fossé se creuse, et que se creusait le décalage entre les petits reportages qui ont illustré cette émission, la parole sincère souvent touchante, frappante de Français qui témoignaient de la difficulté de vivre et un président de la République qui, face à un monde dont il constate qu'il change ne change absolument rien à sa politique.
La Gauche et le PS au premier chef doit désormais être à la hauteur et travailler à la riposte et à l'alternative dans l'unité, ce qui ne semble pas être entendu du côté de La Plaine-Saint-Denis où le NPA de Besancenot-Krivine a pour principale préoccupation d'interdire l'alliance avec le PS à ses interlocuteurs.
Frédéric FARAVEL
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