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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

17 avril 2019 3 17 /04 /avril /2019 11:21

La politique commerciale est une politique exclusive de l'Union européenne (UE), le seul interlocuteur en interne comme en externe est la Commission, qui en tant que négociateur représente les 28 États.

Le traité de Nice, entré en vigueur en 2003, soumet les accords portant sur le commerce des services et des aspects commerciaux de la propriété intellectuelle à la compétence exclusive de l'Union, mais en règle générale, ces accords doivent être approuvés par le Conseil à l'unanimité après consultation du Parlement européen.

L'entrée en vigueur du traité de Lisbonne en 2009 donne au Parlement européen un rôle équivalent au Conseil européen (procédure législative ordinaire) pour définir le cadre dans lequel est mise en œuvre la politique commerciale. En conférant une nouvelle compétence exclusive de l'UE aux services culturels et audiovisuels, aux services d'éducation, sociaux et de santé humaine ainsi qu'aux investissements à l'étranger, le traité étend désormais cette compétence à la quasi-totalité des accords commerciaux. Enfin, la majorité qualifiée est requise pour certains accords concernant les services et aspects commerciaux de la propriété intellectuelle.

Les États membres n'assistent pas aux négociations et là où ils sont présents, (OMCetc.) ils ne prennent la parole qu'au titre national et non-européen. Mais le traité instaure un processus de décision équilibrée assurant la capacité de négociation de l'UE. Les États membres (et le Parlement) disposent de deux atouts essentiels : la possibilité d'ouvrir des négociations avec les pays tiers (adoption de mandat) et la possibilité de conclure des accords négociés (art. 218). Il revient également à la Commission d'informer régulièrement les États membres et – en théorie – le Parlement pendant les négociations.

Enfin, les accords sont, à l'issue des négociations internationales, signés et ratifiés par le Conseil de l'UE, et nécessitent l'approbation du Parlement européen.

Pour la négociation et la conclusion des accords, le Conseil statue normalement à la majorité qualifiée. L'unanimité des États membres demeure cependant requise dans trois domaines :

  • dans le domaine du commerce des services, des aspects commerciaux de la propriété intellectuelle et des investissements directs étrangers, lorsque l'accord négocié comprend des dispositions pour lesquelles l'unanimité est requise pour l’adoption de mesures internes (parallélisme entre règles internes et règles externes) ;

  • dans le domaine du commerce des services culturels et audiovisuels, lorsque les accords négociés risquent de porter atteinte à la diversité culturelle et linguistique de l'UE. Cette mesure d'"exception culturelle", avancée en particulier par la France, évite de remettre en cause les aides nationales et européennes accordées dans ce secteur ;

  • dans le domaine du commerce de services sociaux, d'éducation et de santé, lorsque les accords négociés risquent de porter atteinte à la compétence des États membres pour la fourniture de ces services.

En matière d'accords avec des pays tiers, l'UE s'est engagée en faveur du « Programme de Doha pour le développement », un cycle de négociations multilatérales visant à poursuivre la libéralisation mondiale des échanges tout en y intégrant le développement des pays pauvres, lancé en novembre 2001 sous l'égide de l'OMC. Mais ces négociations piétinent en raison de l'absence de consensus entre l'UE, les États-Unis et les autres blocs régionaux (G20, G90), en particulier sur les questions agricoles, les services et la propriété intellectuelle.

Sans remettre totalement en cause ses objectifs, la suspension du cycle de Doha en 2006 a dès lors multiplié le recours aux accords bilatéraux, y compris par l'UE.

Les évolutions de la politique européenne entrent parfois en contradiction avec ses positions initiales. En l'occurrence, le principe de "préférence communautaire" est atténué avec l'importante diminution du tarif extérieur commun (mais le commerce entre États membres représente encore 60% du total des échanges), tandis que le soutien à certains secteurs (agriculture, culture...) est considéré comme une entrave au commerce mondial par certains membres de l'OMC.

L'UE promeut des Accords de Libre-échange promeut portant non seulement sur la réduction des droits de douane pour les marchandises, mais aussi l'accès aux services, la lutte contre les barrières non tarifaires (comme les normes sanitaires), un meilleur accès aux marchés publics, la protection de la propriété intellectuelle (dont les Indications géographiques), l'application de règles strictes de concurrence ou encore le développement durable.

Ces accords selon la Commission européenne ont pour principaux objectifs de :

  • libérer l’accès aux marchés pour les entreprises européennes, voire fournir des débouchés aux secteurs en crise ;

  • créer des précédents pour un renforcement des règles multilatérales dans les domaines d'intérêt de l'UE (indications géographiques, marchés publics…) ;

  • retrouver des leviers d’influence à l’égard de pays peu sensibles aux demandes de l’UE ;

  • contribuer à une meilleure gouvernance internationale à travers le respect de clauses environnementales et sociales ambitieuses.

Le 28 novembre 2011, l’UE et les États-Unis mettent en place un groupe de travail de haut niveau sur la croissance et l’emploi, destiné à trouver des solutions à la crise économique, mené par Ron Kirk et Karel De Gucht. En juin 2013, le Conseil européen donnait à la Commission européenne un mandat de négociation avec les États-Unis pour la création d'une vaste zone de libre-échange, baptisée TAFTA ou TTIP, dans l’esprit de ce qui existe déjà sur le continent américain entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (Alena). Le but est de jeter les bases d’un immense marché commun – 820 millions de foyers – par une harmonisation progressive des réglementations et de la reconnaissance mutuelle des règles et normes en vigueur. Le 4 juillet 2013, le Parlement européen votait une résolution refusant le report des négociations malgré la surveillance américaine des communications des négociateurs européens.

Les négociations furent donc menées par la Commission européenne dans une totale opacité ; les parlementaires européens qui ont tenté d'accéder au dossier ont d'ailleurs fait l'objet d'une surveillance particulièrement intrusive et ne sont vus confier que des documents largement caviardés afin de protéger le secret des négociations. Les estimations de croissance mises en avant par ses promoteurs ont été largement contestées par les ONG : la signature d’un tel traité, « aboutissement de plusieurs années de lobbying des groupes industriels et financiers » qui implique « le démantèlement ou l’affaiblissement de toutes les normes qui limitent les profits des entreprises », selon ATTAC, aurait été destructrice d’emplois. Elle aurait également abouti à rien de moins que la fin de la souveraineté des États dans de multiples domaines : agriculture, environnement, industrie… Les positions de la France sur les OGM n'auraient plus été tenables dans le cadre de cet accord. Il en aurait été de même sur le dossier du gaz de schiste, et également sur les politiques de santé publique contre lesquelles les cigarettiers pourraient intervenir. Un des aspects du TAFTA, notamment, était extrêmement controversé  : celui qui prévoyait de confier à des instances arbitrales (et non à la justice publique) le règlement de conflits entre les sociétés multinationales et des États. Selon le TAFTA, si un pays prenait des mesures pour limiter la consommation de tabac, pour lutter contre la dégradation de l'environnement, pour protéger les données personnelles, il pouvait être traîné devant ces instances arbitrales par des groupes industriels s'estimant lésés... 

Finalement alors que le gouvernement français de François Hollande continuait d'espérer sa conclusion, les Européens – Allemagne en tête – constatèrent l'échec des négociations entre la fin de l'été et le milieu de l'automne 2016, alors que s'engageait en France et aux États-Unis des campagnes pour les élections présidentielles. Les candidats à la présidentielle avait pris leurs distances vis-à-vis du TAFTA, qui n'y était pas plus populaire qu'en Europe où une véritable mobilisation citoyenne commençait à prendre. Ainsi en Allemagne, l'opinion s'était largement retournée malgré le soutien des partis de la coalition d'Angela Merkel.

Fin de l'histoire ? Non, car un traité peut en cacher un autre. En l'occurrence le CETA, traité négocié dans la même opacité avec le Canada qui prévoit lui aussi une procédure de règlement des différends par des instances arbitrales. Or le CETA peut selon lui servir de cheval de Troie aux grandes firmes cherchant à imposer leurs intérêts aux États car elles ont toutes des filiales au Canada, et pourraient donc poursuivre les pays européens par ce truchement. Or en pleine campagne électorale française, le CETA – soutenu fortement par le gouvernement Hollande – était voté le 14 février 2017 par le Parlement européen (408 voix pour, 254 voix contre et 33 abstentions). Dans l'attente de sa ratification par les parlements nationaux des États membres de l'UE, celui-ci s'applique provisoirement depuis septembre 2017. Or au même moment, une commission d'experts réunie quelques mois plus tôt à la demande de l'exécutif français rendait son rapport. Si l’on prend la peine de le lire attentivement, toutes les craintes exprimées sur le CETA étaient relayées, notamment les risques de fragilisation du principe de précaution et de confrontation de deux modèles agricoles diamétralement opposés, au bénéfice exclusif des grandes exploitations fonctionnant de manière industrielle. Enfin, le rapport regrette l’absence totale d’ambition du CETA en matière de climat, « grand absent » de l’accord. Le gouvernement Macron ne donna aucune suite à ce rapport et on ne connaît toujours pas la date du débat parlementaire en France pour la ratification du CETA.

Au printemps 2017, la Commission européenne publiait un document de réflexion, intitulé « Maîtriser la Mondialisation », dont une partie était consacrée au commerce. Pour la première fois, elle reconnaissait certains effets négatifs de la mondialisation – l’augmentation des inégalités, notamment – mais elle ne proposait pour y remédier. Et pourtant, s’il y a bien une matière sur laquelle la Commission devrait revoir son approche, c’est bien sa politique commerciale. Depuis des années et encore plus depuis l’arrivée de Trump et sa stratégie du rapport de force, le libre- échangisme à outrance est présenté par la Commission européenne comme la seule réponse : c'est un acte de foi. La Commission a accéléré ainsi ses négociations avec le Mexique, le Japon1, le Mercosur ou le Chili, l’Australie, la Nouvelle Zélande, Singapour et le Vietnam. Selon la Commission européenne, il n'y aurait que deux manières possibles de faire du commerce : la fermeture totale des frontières (protectionnisme) ou l’ouverture maximale (libre échange). Ces deux voies sont dangereuses car destructrices de bien-être. Si elle n’évolue pas radicalement dans ses méthodes comme dans son contenu, la politique commerciale de l’Union européenne est condamnée. Il n’est pas ici question de remettre en cause l’importance du commerce pour nos économies mais d’acter l’échec du libre-échangisme généralisé, à tout point de vue : agriculture, industrie, travail, salaires, santé, environnement... Le « grand déménagement du monde » éloigne chaque jour un peu plus des incantations à sauver la planète.

Enfin en janvier dernier, les États-Unis ont proposé de relancer le partenariat transatlantique. Point de TTIP ou de TAFTA cette fois-ci, mais un nouvel accord sur mesure qui engloberait de très nombreux champs qui étaient présents dans les tentatives précédentes. Ce soi-disant traité « allégé » n’est qu’une façon de faire revenir par la fenêtre ce qui avait été politiquement chassé par la mobilisation des citoyens européens. Washington a en effet publié la liste de ses objectifs de négociation commerciale, et autant dire que tout y passe : biens industriels, agriculture, flux transfrontaliers de données, etc. Les États-Unis revendiquent une baisse des droits de douane, ce qui est déjà très critiquable, et une coopération et un alignement réglementaire progressif des deux zones de libre-échange. Pire, ils veulent nous empêcher d’interdire certains OGM qui sont utilisés sur le sol américain. Mais les propositions américaines n’en restent pas là. Alors que l’urgence climatique se fait de plus en plus pressante, et que nous assistons dès maintenant à des changements en profondeur de notre écosystème, aucune référence à la COP21 n’est présente dans les propositions qui émanent des institutions américaines. Nous sommes face à un défi civilisationnel et nous ne pouvons tolérer de telles aberrations qui mettent en cause la survie de nos sociétés démocratiques. Le Conseil européen a avalisé à la majorité qualifiée lundi 15 avril 2019 un mandat à la Commission européenne pour la reprise des négociations : le Président français Emmanuel Macron y a opposé un « non » de façade qui décrit à la fois un exécutif avant tout tourné sur les questions européennes vers la communication politique et un niveau d'isolement politique rarement atteint.

Frédéric Faravel

1Le JEFTA a été signé en juillet 2018, ratifié en décembre de la même année par les parlements japonais et européen, sans que les parlements nationaux européens ne soient appelés à se prononcer. Il est entré en vigueur le 1er février 2019.

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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 09:44
logo de la pétition WeSignIt initiée par Marie-Noëlle Lienemann sur la TVA pour la construction de logements sociaux

logo de la pétition WeSignIt initiée par Marie-Noëlle Lienemann sur la TVA pour la construction de logements sociaux

La baisse des APL et les ponctions financières sur les HLM, la décision d’augmenter la TVA sur les travaux de construction et de rénovation dans le logement social en les faisant  passer de 5,5 à 10% sont des mauvais coups contre le logement social et la protection des plus démunis: moins de constructions, de réhabilitations, loyers plus chers...

Signons cette pétition pour demander au gouvernement de ramener la TVA sur la construction et rénovations des logements sociaux à 5,5% car ce sont des biens de première nécessité pour les Français.

Signez et faites signer la pétition : http://hlmtva5-5.wesign.it/fr
La fixation du taux de TVA pour la construction de logements a un impact important sur la capacité du pays et des bailleurs à répondre aux besoins de logements dans notre pays, notamment dans les zones tendues où la demande de logement est extrêmement forte, le foncier est rare et les coûts réels des loyers rendent difficile l'accès au logement.
Un taux élevé de TVA sur la construction de logements sociaux désavantagera évidemment financièrement non seulement la construction de logements neufs, les investissements des bailleurs, l'entretien des logements existants et surtout leur rénovation thermique. In fine, cela pèse sur les loyers des logements sociaux neufs – alors que l'un des enjeux majeurs du dossier est bel et bien de construire massivement des logements sociaux avec des loyers réellement abordables – et sur la quittance des locataires – en effet, l'impératif de transition énergétique est tout autant important pour des raisons écologiques que pour la réduction des coûts à la charge des locataires.
Contrairement à ce que certains commentateurs racontent, il n'est pas possible d'opposer la lutte contre « fin du monde » et celle les difficultés de « fins de mois », c'est une seule et même problématique.
Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était président de la République, avait sous pression de l'Allemagne pris à partir de 2010 une décision très négative en faisant passer la TVA sur le logement social de 5,5% à 7% ; cela avait provoqué une baisse significative de la production. Ce qui, hélas, s'était observé en 2011, 2012 et 2013. La perspective d’augmenter à 10% ce taux aurait constitué un handicap supplémentaire inacceptable.
Duflot abaisse en 2013 la TVA sur la construction de logements sociaux à 5 %, avec le soutien de Marie-Noëlle Lienemann et Jean-Marc Ayrault
Cécile Duflot, ministre du logement en 2013, aux côtés de Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, et Jean-Marc Ayrault, alors premier ministre
En mars 2013, Cécile Duflot, ministre du logement, avait décidé le retour au taux minimal de 5%, c'était une avancée importante constituant un vrai levier pour la relance de la construction comme de la rénovation de HLM et contribuant à l’activité et l’emploi dans le secteur du bâtiment.
Cette décision s'intégrait dans la volonté d'atteindre les objectifs annoncés de réaliser 150 000 logements sociaux et la rénovation thermique de 500 000 logements sociaux, par an. Les mises en chantier de logements sociaux sont ainsi lentement repartis à la hausse.
E. Philippe et J. Denormandie
Edouard Philippe (de dos) et le secrétaire d'Etat Julien Denormandie imposent fin 2017 une TVA à 10% sur la construction de logements sociaux, au-delà de tout ce qu'avait pu espérer Nicolas Sarkozy lui-même
Lors des débats sur le budget pour 2018, le gouvernement d'Edouard Philippe a imposé - après une manœuvre de chantage supplémentaire sur les APL - de nouveau un taux élevé de TVA sur la construction de logements sociaux à hauteur de 10%, bien au-delà donc de ce qui avait été décidé sous Nicolas Sarkozy. Cela a eu de graves conséquences : chute de la construction des logements sociaux, chute des investissements et de l'entretien. Cela ne peut qu'aggraver à terme la situation des locataires. Cette décision a été mauvaise pour le pouvoir d'achat des Français, pour l'emploi et la transition énergétique.
Les Français ont exprimé très clairement à travers les mouvements sociaux de ces derniers mois la nécessité de faire baisser la TVA sur les biens de premières nécessités : le logement social est un bien de première nécessité. Les associations ont témoigné de l'augmentation du nombre de SDF. Il apparaît donc évident que la France doit faire un effort supplémentaire de relance de construction de logements sociaux, avec des loyers abordables.
Frédéric Faravel
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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 08:02
Privatisation du Groupe ADP : une décision à courte vue néfaste pour l’intérêt général et le Val d’Oise

résolution adoptée à l'unanimité lors du conseil fédéral du lundi 25 juin 2018 à Fosses

Au travers de son projet de loi, dit PACTE, présenté le 18 juin dernier le gouvernement souhaite lancer une vague de privatisations. Sont d’ores et déjà annoncées celle de la Française des Jeux, d’Engie et du Groupe ADP.

Au-delà des considérants idéologiques que sous-tend ce projet de loi, il résulte de la nécessité pour l’actuel Président de la République et sa majorité LREM de tenter de sortir de son impasse budgétaire. En effet ils ont fait le choix d’une politique en faveur des plus riches (ISF, Exit Tax et Flat Tax), d’assumer une promesse de campagne sous-estimée (26 milliards contre 10) et non financée concernant la taxe d’habitation, et ce en promettant un retour à l’équilibre budgétaire en 2022 dans un environnement international instable.

Dès lors, ce pouvoir fait un choix double. Celui d’utiliser son rabot contre les retraités, les jeunes, les services publics, les associations et les retraités…sans oublier les aides sociales. Celui de vendre notre patrimoine, celui de tous les Français.

Par ailleurs, notre département est impacté par la décision de privatisation du Groupe ADP où il est implanté. Il s’agit donc après de nombreux investissements publics qui ont fait de cette entreprise un fleuron international en expansion de privatiser les recettes et des actifs stratégiques.

Rappelons par ailleurs, que le Groupe ADP est en situation de monopole et dès lors ne justifie en rien cette décision de privatisation. Privatiser des entreprises comme ADP qui versent des dividendes chaque année, c’est vendre des bijoux de famille qui sont la propriété des Français.

Rappelons également que le Groupe ADP joue un rôle essentiel pour tout un pan de notre économique, notamment l’aéronautique et le tourisme. Cette privatisation, c’est le signe d’un renoncement. Celui d’une stratégie économique et industrielle.

Rappelons encore les enjeux de sécurité et de protection que l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, frontière avec le monde.

Rappelons toujours que cette décision unilatérale et sans associer les collectivités territoriales peut avoir un impact conséquent sur les enjeux d’aménagement de territoire, de réserves foncières, de transports publics, d’emplois, de formation et de combat pour la réduction des nuisances sur le territoire Valdoisien et Francilien.

Rappelons enfin l’objectif commun des départements franciliens, que nous partageons, de « conserver durablement une dimension publique importante au contrôle de ces infrastructures essentielles pour le développement » de la Région métropole.

Nous appelons donc les parlementaires du département du Val d’Oise à s’opposer à la privatisation du Groupe ADP.

Résolution de la fédération du Val-d'Oise du Parti socialiste contre la privatisation d'ADP
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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 15:15
Non, le retour de la croissance et le recul du chômage ne sont pas dus à la politique menée par Hollande

Les bonnes nouvelles :

  • La reprise économique. La croissance a été de +1,9% en 2017, après +1,1% en 2016, et pourrait franchir le cap de 2% en 2018 pour la première fois depuis 2007.

  • Le repli du chômage. Au 4ème trimestre de 2017, le taux de chômage a atteint 8,9% en France, soit son plus bas niveau depuis 2009. Même si la baisse de 0,7 point en un trimestre apparaît excessive1, pouvant donner lieu à une correction ultérieure, et si les données de Pôle Emploi sont moins favorables que celles de l’INSEE2, il est de fait que le taux de chômage diminue depuis la fin de 2015, en ligne avec des créations d’emplois soutenues (+ 130 000 en 2015, +235 000 en 2016, + 250 000 en 2017).

Une amélioration qui ne doit rien à la politique de François Hollande

  • La croissance française reste nettement inférieure à la moyenne de nos voisins (+1,9% contre +2,5%), comme c’est continuellement le cas depuis 2014. En vérité, notre pays ne fait que profiter du redémarrage de l’économie mondiale et, en particulier, européenne, ainsi que du début d’un nouveau cycle après une longue période de stagnation. Au bout d’un moment, il faut bien que les entreprises et les ménages se remettent à investir, ce qui a été favorisé par de bas taux d’intérêt, d’où plus de revenus, donc de consommation etc.. Impossible de prétendre que la politique de F. Hollande y soit pour quelque chose.

  • La preuve en est qu’il reste un point noir : le déficit commercial continue de se creuser, ayant atteint 62 Md€ en 2017 (soit +30% par rapport à 2016 et la plus forte dégradation annuelle depuis 2011), alors que toute la stratégie de F. Hollande, fondée sur la « baisse du coût du travail », visait à rendre l’économie française plus compétitive. Et la hausse des prix du pétrole n’explique pas tout ; l’aggravation du déficit manufacturier (de 35 Md€ à 41 Md€), alors que notre croissance est plus faible que celle de nos partenaires, constitue une terrible contre-performance, qui signe l’échec d’une politique. La compétitivité-coût s’est naturellement améliorée, à un prix exorbitant pour les finances publiques, mais cela n’empêche pas le recul de la part de nos exportations dans celles de la zone euro, passée de 17% à 13% entre 2000 et 2017.

  • Ce constat s’applique de la même manière à l’évolution de la situation de l’emploi. Malgré sa baisse actuelle, le taux de chômage français se réduit moins vite que chez nos voisins, de sorte qu’après avoir été constamment inférieur à la moyenne de la zone euro depuis 2008 (par exemple, 10% contre 12% en 2015), il lui est devenu supérieur en 20163. Difficile de parler de la réussite de F. Hollande dans ce domaine aussi…

  • Il aurait fallu faire autre chose. Le mal vient moins d’un dynamisme excessif de nos importations que de l’incapacité de nos entreprises à profiter de la bonne orientation de la demande mondiale, à cause d’une qualité insuffisante de leurs produits. La bonne stratégie eût consisté à favoriser leur montée en gamme en stimulant l’investissement productif mais aussi public, de même qu’en développant le niveau de qualification de la main d’œuvre - plutôt qu’en adoptant une stratégie « low cost » fondée sur la baisse du coût des travail et la flexibilité, digne d’un pays du tiers-monde…Ceci n’empêchait nullement de mettre en œuvre parallèlement un plan de relance de la consommation. Cette politique aurait produit des résultats importants et rapides en termes d’activité et d’emplois ; nous serions aujourd’hui en tête de la classe européenne au lieu de nous situer parmi les derniers.

L’économie française a commencé à décrocher par rapport à celle de ses voisins en 2014, au moment où la politique de l’offre était renforcée (Pacte de responsabilité), et il n’y a toujours aucun signe d’un effet positif de celle-ci aujourd’hui. Bien au contraire, puisque le déficit manufacturier s’aggrave. En vérité, on a distribué aux entreprises des dizaines de milliards d’euros sans contrepartie ni aucun bénéfice. De plus, on les a financés en alourdissant les prélèvements obligatoires et en sacrifiant des dépenses publiques utiles, notamment par la réduction des dotations aux collectivités locales, ce qui a durement pesé sur la croissance et le pouvoir d’achat.

1 Notamment parce que les créations d’emplois se sont limitées à 50 000, ce qui constitue un bon résultat mais paraît incompatible avec un tel repli du chômage.

2 Le nombre de personnes sans activité inscrites à Pôle emploi (catégorie A : 3,7 M, yc DOM) n’a presque pas diminué en 2017.

3 Par ailleurs, il n’est plus que 5,6% à l’échelle des pays de l’OCDE.

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26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 13:10

Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale, et Christophe Sirugue, député rapporteur sur le projet de loi El Khomri, pourtant désavoués par Le Foll et Valls hier, seraient en train de travailler à une réécriture du fameux article 2 du projet de loi El Khomri, qui inverse la hiérarchie des normes (La loi est supérieure aux accords nationaux interprofessionnels, qui ont eux-mêmes supérieurs aux accords de branche, qui servent de cadre obligatoire aux accords d'entreprise, les dispositions les plus favorables aux salariés que celles prévues au niveau supérieur étant appliquées).

C'est donc la nouvelle petite histoire qu'on tente de nous raconter depuis hier après-midi. Certains osent même dire que cela se fait en concertation avec Force Ouvrière.

Mais qu'en est-il réellement ?

En fait Christophe Sirugue ne fait que reproposer le pseudo "amendement de compromis" qu'il avait soumis le 10 mai matin au premier ministre et aux frondeurs. Que dit-il ? Que les branches pourraient donner sous un mois un avis sur les accords d'entreprise avant leur signature mais qu'un avis négatif ne serait pas contraignant.

Donc :
1- au regard du flux des accords les branches ne pourront pas tout assumer et un avis positif sera présumé avoir été donné pour des accords qui n'auront pas été examinés ;
2- sans possibilité pour les branches de donner un avis négatif contraignant, on reste bien dans une logique d'inversion de la hiérarchie des normes.

Le problème posé par l'article 2 reste donc entier et on nous prend une fois de plus pour des idiots ; au demeurant, je ne vois pas FO s'engager dans un marché de dupe qui confirme l'inversion de la hiérarchie des normes.

Pour être conséquent et cohérent, il faudrait donc supprimer l'article 2 dans son entier.

Au demeurant si l'exécutif tient tant à ne pas retirer le projet de loi El Khomri, la porte de sortie est assez simple : qu'il accepte de supprimer l'article 1er (qui prévoit qu'une commission réécrive en deux ans le code du travail avec un risque de donner ainsi les clefs de la décision à la droite), l'article 2 (inversion de la hiérarchie des normes), l'article 10 (seuil de conclusion des accords d'entreprise et référendum salarié sous pression patronale), l'article 11 (copier-coller des accords "compétitivité emploi" proposés par Sarkozy en 2012), l'article 30 (aggravation des critères de licenciement économique), l'article 41 (fin du transfert du contrat de travail lorsqu'il y a transfert d'entreprise) et l'article 44 (fin de la médecine du travail concrète).

Sur le reste, on peut discuter.

Frédéric FARAVEL

Loi Travail, article 2 : cacophonie pathétique autour d'un marché de dupe
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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 11:29
soutenez la campagne 2big2tax : non à la désertion fiscale des multinationales !

L’Europe européenne évalue aujourd’hui le coût de l’évasion fiscale à 1 000 milliards d’euros chaque année pour les budgets européens, soit l’équivalent du budget français. C’est un fait: les grandes entreprises mondiales ne contribuent plus leur juste part d’impôt. Une armée de comptables et de juristes leur permet de savantes esquives, en prétendant réaliser la majorité de leurs bénéfices dans des paradis fiscaux. Nous exigeons une action déterminée des autorités publiques nationales et européennes pour mettre fin à cette situation.

Nous lançons donc ici une nouvelle initiative, structurée autour d’une pétition que vous trouverez à l’adresse suivante, et que nous vous invitons bien évidemment à signer :

Pas d’entreprise “too big to tax”
Au moment de la crise, nous avons été contraints de renflouer à grands coups d’argent public les banques, car elles étaient trop essentielles au fonctionnement de l’économie pour qu’on les laisse faire faillite. Bien que leurs tourments ne venaient que de ce qu’elles avaient joué sans limites avec l’argent des autres, elles étaient « too big to fail ». Les citoyens ont contribué à ce sauvetage collectif du monde bancaire, et les PME. Nous ne pouvons pas accepter une seconde que les entreprises multinationales n’y participent pas parce qu’elles seraient « too big to tax », trop puissantes pour être imposées.

L’impôt, notre bien commun
Payer l’impôt est toujours désagréable. Mais c’est à partir des contributions de ceux qui vivent et travaillent dans un territoire, qu’ensemble nous finançons la solidarité, les services publics, la transition énergétique et les investissements de demain. Les grandes entreprises réalisent des profits dans les pays développés parce qu’elles y trouvent des salariés formés, en bonne santé, des systèmes de transport efficaces et tant d’autres avantages. Quand elles en bénéficient elles doivent naturellement y participer, sinon l’effort retombe intégralement sur les individus et les PME.

Travailler ici, déclarer les impôts ailleurs
En travaillant un échantillon représentatif d’entreprises, l’économiste Gabriel Zucman a calculé qu’elles déclarent que 15 % de leurs bénéfices mondiaux ont été réalisés dans des paradis fiscaux qui représentent 2 % de l’économie mondiale. C’est totalement irréel, et n’est possible que parce que chaque groupe donne des informations différentes à chaque administration nationale. Pour prendre l’exemple fameux de Google, cette entreprise a déclaré au fisc américain que son siège se situe en Irlande. Dans le même temps, elle indique aux Européens qu’il se trouve aux Bermudes ! Une part importante des profits de Google n’est donc taxée, ni aux Etats-Unis, ni en Europe.

Les administrations fiscales doivent cesser de se laisser duper
Chacun doit contribuer à hauteur des profits qu’il réalise, à l’endroit où il les réalise. C’est possible, à condition que les administrations fiscales cessent de se laisser duper séparément. Nous appelons les autorités publiques à mettre leurs ressources en commun pour :
– cibler prioritairement le club des entreprises « too big to tax », au cœur des réseaux mondiaux de dérobade à l’impôt.
– adapter la législation fiscale pour faire face.
– agir au niveau européen, d’égal à égal avec ces Goliath
– coopérer dès maintenant en initiant des enquêtes communes sur les déserteurs fiscaux les plus notoires.

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 14:21

Quelles sont les conséquences de l'élection de la gauche de la gauche en Grèce ? Thomas Piketty, auteur du livre Le capital au XXIème siècle (éd. Seuil) est l'invité de la matinale EN DIRECT ET EN VIDÉO. Suivez deux heures d'actu ENRICHIE et INTERACTIVE.


Piketty : "Tant qu'on aura une monnaie unique... par franceinter
Piketty : "Ce que propose Tsipras n'a rien d... par franceinter

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 18:15

Sapin_Schaubel_Macron_Gabriel_der_Spiegel.jpgLe magazine allemand Der Spiegel aurait eu connaissance de l’existence d’un (pré)-rapport de deux économistes mandatés par la France et l’Allemagne pour réfléchir à une accélération de la sortie de crise.

En quoi consisterait le deal dont Der Spiegel se fait l’écho ? Les Français accepteraient d’assouplir les 35 heures et de geler tous les salaires pendant trois ans, tandis que les Allemands augmenteraient leur effort d’investissement pour la rénovation de leurs infrastructures (extrêmement dégradées, du fait de la « règle d’or budgétaire » que le Gouvernement Merkel s’est infligée il y a quatre ans).

Si ces informations s’avéraient exactes, elles sont très graves, pour plusieurs raisons.

La première tient évidemment au déséquilibre énorme d’un tel accord. Passer le programme d’investissements allemands de 10 à 20 milliards d’euros (soit… +0,35% de son PIB), sous condition pour la France de comprimer violemment le pouvoir d’achat de 22 millions de salariés et d’abandonner la plus grande réforme sociale du gouvernement de Lionel Jospin, fait terriblement penser à la boutade : « si tu me donnes ta montre, je te donnerai l’heure ».

La deuxième raison tient à la cohérence même du discours du Gouvernement Valls. En délicatesse avec sa majorité parlementaire et son propre Parti, celui-ci n’a eu de cesse de répéter, depuis des mois, qu’il ne menait pas une politique d’austérité et que contrairement à ce qu’avaient subi Irlandais, Portugais, Espagnols, Britanniques et Grecs, ses décisions préservaient intact le modèle social. Si nous laissons détricoter les 35 heures et baisser les salaires (car concrètement, « gel » veut dire « baisse », au regard de l’évolution réelle du coût de la vie), comment pourrons-nous continuer de tenir cette ligne, qui ne convainc déjà plus grand monde ?

Troisièmement, sur le fond, prendre de telles mesures serait une folie. Assouplir les 35 heures, alors qu’elles sont déjà très souples (les 35 heures sont en effet annualisables et le quota annuel d’heures supplémentaires peut être étendu jusqu’à 180 heures, soit plus d’un mois de travail), cela ne peut avoir pour but que diminuer, voire supprimer totalement la majoration des heures supplémentaires. Autrement dit, on ferait travailler les salariés davantage, à salaire gelé, et sans majoration d’heures supplémentaires. Rappelons que la réalité du temps de travail dans nos deux pays est extrêmement différentes : les salariés français travaillent en moyenne 38 heures par semaine, quand les salariés allemands s’approchent des 32 heures, souvent dans des conditions de travail ou de sous emploi dégradées (mini jobs, temps partiels subis, recours fréquent au chômage partiel…).

Geler les salaires, alors que l’économie française demeure en quasi-stagnation, provoquerait l’extinction du seul moteur de croissance qui reste encore un peu allumé dans notre pays : la consommation intérieure des ménages (celle de l’État étant soumise à… l’austérité et celles des entreprises étant contraintes par le niveau invraisemblable des dividendes et les mauvaises prévisions économiques). En termes économiques et sociaux, de telles mesures rajouteraient de l’injustice sociale et de l’inefficacité économique aux conséquences actuelles des politiques conduites par le gouvernement Valls, accroissant les risques déflationnistes qui planent sur notre pays en étant déjà réels à l’échelle européenne… bref de la crise à la crise.

Pour toutes ces raisons, Maintenant la Gauche souhaite que le Parti socialiste s’exprime fortement pour s’opposer à de telles suggestions. Nous demandons au Premier ministre de démentir les intentions prêtées par Der Spiegel au Gouvernement français.

Enfin, nous réaffirmons que la solution à la crise se trouve ailleurs : dans une relance de l’investissement – qui permettrait de remplir les carnets de commande des entreprises et de moderniser notre outil industriel – et dans le soutien à la consommation des ménages, qui passe forcément par le dégel du point d’indice des fonctionnaires et une négociation tripartite sur les salaires.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 11:53

La France, mouton noir de l'emploi en Europe ?

On a l'habitude d'opposer les modèles de régulation et de flexibilité qui président en Europe à l'horreur syndicale et réglementaire à laquelle la France serait soumise.

Or la réalité c'est qu'à moyen terme la performance de la France en terme d'emploi est comparable aux USA, à l'Allemagne et aux Pays-Bas ; elle pêche seulement sur sa capacité à rebondir depuis 2010 :

emploi_total

Mais quel est le bilan comparé véritable lorsqu'on confronte la situation dégradée de l'emploi en France, les mini jobs allemands, les contrats « zéro heure » britanniques ou encore le développement des temps partiels ?

Lorsque l'on regarde le nombre d'heures de travail créées, la Allemagne et USA s'affaissent avant de remonter ; le Danemark s'effondre :

volume_horaire_total

La France surclasse Allemagne et USA à cause de la forte proportion d'emplois de courte durée. Seule la Grande Bretagne et la Suède font mieux.

Cependant c'est la capacité à créer des heures de travail par personne en âge de travailler qui permet de mesurer la performance réelle de ces pays, dont les dynamiques démographiques sont radicalement différentes.

volume_horaire_total_population_active

La France fait alors bonne figure surclassant Grande Bretagne, USA et Danemark, le paradis de la flexisécurité.

On nous opposera qu'il y a là sans doute un artifice produits par les emplois administrés ou subventionnés dans l'administration, l'action sociale, l'éducation ou la santé... Là encore, c'est une idée reçue, la France est largement surclassée en terme de progression des emplois dans ces secteurs par tous les autres pays sauf l'Italie.

progression_volume_travail_administre

Si la France est un piètre élève en terme de chômage, elle est donc loin d'être le cancre habituellement décrit. Il n'est évidemment pas question de nous contenter de la situation actuelle et des solutions existent que Maintenant la Gauche prônées pour avancer, mais les modèles libéraux ou sociaux-libéraux en œuvre dans les autres pays occidentaux qu'on nous vante régulièrement ne donnent à l'évidence pas de résultats positifs et la France aurait donc tort de les transposer.

Frédéric FARAVEL

sources : Xerfi

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 22:35

"Le mouvement ouvrier d'aujourd'hui, sa fatigante lutte économique de tous les jours, son organisation de masse [on aimerait bien], sont basés sur la collaboration de tous les pays de la production capitaliste. Si la phrase a de la valeur, que ce n'est que sur le terrain d'une vie économique saine, au pouls puissant, que la cause des ouvriers peut prospérer, elle ne vaut pas seulement pour l'Allemagne, mais aussi pour la France, l'Angleterre, la Belgique, la Russie, l'Italie. Et si le mouvement ouvrier de tous les pays capitalistes d'Europe est en état de stagnation, s'il y existe de bas salaires, de faibles syndicats, une force minime de résistance des exploités, le mouvement syndical ne peut - c'est impossible - être florissant en Allemagne. De ce point de vue, que le capitalisme allemand soit renforcé aux dépends du capitalisme français ou le capitalisme anglais [ou américain] aux dépens du capitalisme allemand, c'est la même perte, en fin de compte, quant à la situation du prolétariat dans sa lutte économique."

Rosa Luxemburg, 1915, dans La crise de la social-démocratie

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