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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Trouve

Gauche Républicaine & Socialiste

18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 10:55
a désignation de Ségolène Royal comme candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle pourrait amener à une recomposition de la gauche. Au sein du parti, dès l'annonce de la victoire de Mme Royal, malgré leur "tristesse", les lieutenants des 2 candidats vaincus ont envoyé un message de ralliement à la gagnante. "L'heure est à la mobilisation contre la droite, a confirmé vendredi Dominique Strauss-Kahn, dans une brève prise de parole. La mienne est totale". "Plus que jamais, je me sens à la disposition du Parti socialiste, de la gauche et de la France", a-t-il ajouté, sous-entendant tout de même, comme son fidèle soutien Pierre Moscovici la veille, que c'est au vainqueur qu'il incombe de rassembler.

Ségolène Royal a tenu à montrer qu'elle recevait le message 5/5, en faisant vœu jeudi soir de "rassembler" le Parti socialiste. La main tendue visera aussi les partenaires de gauche, au-delà du PS lui-même. "Nous allons rediscuter avec les radicaux de gauche, avec Jean-Pierre Chevènement", a précisé jeudi soir Arnaud Montebourg, le porte-parole de la candidate, sur France 2. Le récent candidat Chevènement a surpris en déclarant, dès son premier meeting de campagne lundi, qu'il n'excluait ni le "retrait" de sa candidature, ni une "concertation" avec le Parti socialiste.

Vendredi, Noël Mamère a montré que les Verts ne comptaient pas rester absents des négociations à venir. "Il faut qu'elle soit la candidate de toute la gauche au 2ème tour. On doit obtenir d'elle et du PS, dès le 1er tour, un certain nombre de signes pour l'éventuelle signature d'un contrat de gouvernement", a formulé sans ambiguïté sur i-Télé le député-maire de Bègles, en Gironde, candidat des Verts en 2002 ; des Verts dont il ne peut pas imaginer qu'ils en restent à 3 seuls députés. Les appétits semblent s'aiguiser autour de ce qui ressemble de plus en plus à une nouvelle gauche plurielle.

FORCES CENTRIFUGES À LA GAUCHE DE LA GAUCHE

Pourtant, chez les strauss-kahniens et les fabiusiens, réunis pour la soirée électorale jeudi, on pouvait aussi entendre une autre musique, moins douce aux oreilles de Ségolène Royal. "On a créé les conditions pour amener Sarkozy au pouvoir pour 5 ans", a lâché un fabiusien, résumant l'amertume. Sur le blog de Dominique Strauss-Kahn, ou parmi les commentaires des abonnés du Monde.fr, on sentait que la blessure était assez profonde pour qu'un nombre non négligeable de socialistes envisagent clairement de se détourner de la candidate du PS, pour se diriger par exemple vers le centre. "Jamais Ségolène Royal ? Mais qu'entends-je donc ?, tentait d'argumenter en retour Jean Marc G., un internaute fabiusien "rallié", sur Le Monde.fr, vendredi. Vous préférez donc Le Pen et Sarko ?! (...) Aussi, à ce que je lis, il semblerait que ce soit les strauss-kahniens les plus amers, et qui parlent de ficher le camp chez Bayrou ! Reprenez-vous !"

Si des voix socialistes pourraient filer vers le centre, les forces centrifuges pourraient aussi jouer en faveur de la "gauche de la gauche". "Je me demande ce que je vais faire, a affirmé jeudi soir le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon, apparemment très touché. La responsabilité des collectifs antilibéraux est plus grande que jamais : ils doivent arriver à dégager un candidat commun entre eux. (...) Autrement, la gauche va être déséquilibrée, si elle est uniquement appuyée sur le centre gauche."

Il va sans dire que quelque soit l'amertume que certains socialistes peuvent avoir après un score qui s'apparente à un coup de tonnerre, l'attitude actuelle de Jean-Luc Mélenchon n'est pas défendable car elle décridibilise à l'avance l'expression de tous ceux qui voudront peser à gauche dans le Parti socialiste à l'avenir avec ou sans Ségolène Royal à l'Élysée. Il est impératif de tout faire désormais pour empêcher Sarkozy de préempter la République et nous devons ramener d'urgence Mélenchon et ses amis à la raison ou sinon les condamner.
La Ligue communiste révolutionnaire a envoyé un message vendredi : le choix de Mme Royal "ne peut que renforcer la nécessité d'une candidature anticapitaliste à la présidentielle de 2007, candidature ne développant aucune illusion de convertir le Parti socialiste à l'antilibéralisme, et donc claire sur le refus de toute alliance gouvernementale ou parlementaire avec le PS", a affirmé l'organisation trotskiste. Son candidat, Olivier Besancenot, refuse de participer directement aux négociations sur un candidat unitaire et accuse le PCF de rester un allié du PS, notamment dans les élections locales.

 

"Suite à la situation nouvelle créée à gauche par la désignation de Ségolène Royal comme candidate du Parti socialiste", les communistes ont décidé de réunir lundi leur conseil national pour discuter de "la responsabilité du PCF". A chaud, jeudi, la candidate désignée par les communistes pour briguer l'investiture unitaire antilibérale, Marie-George Buffet, avait dénoncé vendredi les prises de position de Mme Royal, qui "traduisent et même confirment l'aggravation d'une orientation politique préoccupante du PS". Elle a appelé à des "initiatives fortes" pour le rassemblement de "toutes les sensibilités de gauche" dans la perspective de la présidentielle. Le moment est crucial, car les collectifs unitaires n'ont toujours pas réussi à franchir leur principale difficulté : s'entendre sur le nom du candidat commun.

Les antilibéraux se mobilisent contre la candidature de Ségolène Royal

lors que Ségolène Royal n'en finit pas recueillir les soutiens des leaders socialistes, la gauche radicale a ouvert un feu nourri contre la candidate socialiste. Selon elle, Mme Royal "se range carrément derrière les libéraux et vogue sur le terrain de Nicolas Sarkozy", a déclaré la LCR.

Dans sa première déclaration de candidate du PS à la présentielle, vendredi, Mme Royal a pourtant souhaité "unir toute la gauche dans sa diversité, puis rassembler une majorité de Français". L'appel a été entendu par le PRG, qui a déjà renoncé à présenter Christiane Taubira en échange d'un accord électoral avec le PS : Mme Royal est "bien placée pour créer une dynamique d'espérance" et emporter "l'adhésion d'une large majorité de Français", s'est réjoui son président Jean-Michel Baylet.

Jean-Pierre Chevènement, candidat du MRC pour 2006, à qui Mme Royal avait tendu la main la semaine dernière, a salué aussi sa "victoire incontestable" et dénoncé les "mauvais procès" faits à son encontre. Il l'a appelée à "rebattre les cartes" au PS, pour faire prévaloir des conceptions "ambitieuses et raisonnables" sur "la sécurité, la nation, l'Europe". De son côté, Noël Mamère, député des Verts, a promis à la candidate socialiste le soutien des Verts au deuxième tour, tout en formulant des "exigences" pour un"éventuel contrat de gouvernement".

"ROYAL, LIBÉRALE"

Réunis vendredi soir à Montpellier devant 4 000 personnes, les leaders de la gauche antilibérale ont vivement critiqué les positions de la candidate socialiste. Celles-ci "confirment l'aggravation d'une orientation politique préoccupante du PS", a également estimé le n°1 communiste Marie-George Buffet.

Le PCF se sent investi d'une nouvelle "responsabilité" pour redonner de l'élan au rassemblement de la gauche antilibérale qui tente - avec beaucoup de mal - à s'accorder sur un candidat unique en 2007, notamment en raison de l'insistance communiste à ce que Mme Buffet soit cette championne.

Mme Buffet a appelé vendredi à des "initiatives fortes" pour le rassemblement de "toutes les sensibilités de gauche". Geste inhabituel, le PCF a décidé de réunir son Conseil national lundi pour évaluer la nouvelle donne.

MÉLENCHON À MONTPELLIER

A Montpellier, les Collectifs antilibéraux ont reçu vendredi le soutien de Jean-Luc Mélenchon en personne, qui s'est dit "très déçu" et "consterné" par le raz-de-marée en faveur de Mme Royal. Le bouillant sénateur PS devait participer à un meeting des antilibéraux à Montpellier vendredi soir, insistant sur la nécessité pour les Collectifs de "dégager un candidat commun".

"La désignation de Ségolène Royal laisse un espace politique aux antilibéraux, qui aurait été plus réduit si Laurent Fabius avait été élu", souligne Frédéric Dabi, de l'institut IFOP. Mais il souligne les handicaps de la gauche radicale à 5 mois des échéances : le réflexe du "vote utile" et le "tout sauf Sarko" qui va drainer des voix vers la candidate socialiste. A l'écart du chaudron antilibéral, Arlette Laguiller, candidate de LO, a prévenu que Ségolène Royal pourrait "remporter" la présidentielle, mais "sans garantie que cela change quelque chose pour les classes populaires".

Quant aux autres leaders de la gauche antilibérale, José Bové, Marie-George Buffet et Clémentine Autain, ils ont pronostiqué la présence de la gauche antilibérale au 2nd tour de l'élection présidentielle.
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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 14:03
Percée en Pologne d'un nouveau centre-gauche proeuropéen

ecul des populistes, affaiblissement de l'extrême droite et percée d'une nouvelle force de centre-gauche, les élections locales du dimanche 12 novembre ont remodelé le visage politique de la Pologne.

Ballottés par l'opposition dans les grandes villes, en recul dans les conseils régionaux selon les résultats quasi définitifs de la commission électorale polonaise, les conservateurs de Droit et justice (PiS) cèdent du terrain au terme d'une année laborieuse d'exercice du pouvoir, marquée par une coalition controversée avec l'extrême droite et les populistes.

Avec entre 1% et 3%, les ultracatholiques nationalistes antieuropéens de la Ligue des familles polonaises (LPR) sortent laminés du scrutin. Même leçon pour les populistes antilibéraux de Samoobrona (Autodéfense), dont le meilleur score frise les 8% dans les conseils régionaux, contre 16 % il y a quatre ans. Dans les zones rurales, une partie de son électorat traditionnel aurait été absorbée par le PiS et le Parti paysan. Mateusz Piskorski, député Samoobrona, estime que son parti doit "repenser" sa stratégie. Le débat interne a commencé. Une fraction voudrait voir le parti "s'orienter lisiblement à gauche", note-t-il.

L'affaiblissement de la LPR et de Samoobrona fait le jeu du premier ministre conservateur, Jaroslaw Kaczynski, qui, depuis dimanche, est en mesure d'exercer une pression supplémentaire sur les turbulents leaders de ces deux formations. Roman Giertych (LPR) et Andrzej Lepper (Samoobrona) auraient désormais tout à perdre à quitter la coalition gouvernementale.

UNE ALLIANCE SINGULIÈRE

Mais la principale surprise du scrutin concerne l'apparition d'une nouvelle force de centre-gauche proeuropéenne, représentée par le bloc Gauche et démocrates (LiD). Créée en septembre pour les élections, l'alliance est née d'une entente inattendue entre les 2 partis sociaux-démocrates - l'Alliance de la gauche démocratique (SLD) et le Parti social-démocrate (SDPL), qui ont gouverné jusqu'en 2005 - et des libéraux issus du mouvement Solidarité regroupés sous la bannière du Parti démocratique (PD, centre libéral).

Singulière puisque reposant sur un compromis entre des milieux post-communistes modérés et une fraction libérale post-Solidarité, par essence anticommuniste, cette alliance vient offrir un contrepoids aux 2 formations de droite qui dominent la scène politique, PiS et son adversaire direct, la Plate-forme civique (PO, centre-droit libéral). Elle unit les forces qui se sont entendues en 1989 pour permettre un passage en douceur à la démocratie, scellant un compromis historique dénoncé avec violence aujourd'hui par les conservateurs au pouvoir.

La LiD a gagné son pari. Elle remplit le vide politique laissé par la gauche qui a été balayée aux élections de 2005, après divers scandales de corruption. Ils ont été 23% à Varsovie à accorder leur suffrage au candidat de centre-gauche Marek Borowski, contre 38% pour Kazimierz Marcinkiewicz (PiS) et 34% pour Hanna Gronkiewicz-Waltz (PO). Dans les conseils régionaux, la LiD a rassemblé 14% des suffrages, derrière la PO et PiS. L'alliance, qui évince Samoobrona à la 3ème place, aurait bénéficié d'un vote sanction contre les conservateurs, mais aussi d'un suffrage proeuropéen.

Le Parti démocratique est "une des rares forces politiques polonaises à s'être prononcées, sans ambages, comme proeuropéennes", explique l'un de ses représentants, Bronislaw Geremek, eurodéputé et ancien ministre des affaires étrangères, qui croit au futur de la nouvelle alliance de centre-gauche : "Il est très probable qu'il y ait une entente plus durable, au-delà de ce scrutin local, orientée vers les prochaines élections législatives."

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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 14:00

« Les militantes et les militants du Parti Socialiste ont voté massivement et c'est d'abord à eux que je pense. Par leur participation au scrutin, par leur contribution au débat qui s'est déroulé ces dernières semaines, par leur adhésion au projet socialiste début juin, ils ont donné un exemple de démocratie. L'ensemble des Français en ont été témoins et en seront juges. De cela, nous pouvons collectivement être fiers.

Les militants ont tranché. Je salue Ségolène Royal et je la félicite pour son succès. Les militants lui ont donné tous les moyens pour l'emporter en 2007. Je lui souhaite bonne chance pour le grand combat contre la droite et l'extrême droite. Il lui revient désormais d'assurer le rassemblement de tous les socialistes. J'y suis évidemment prêt.

Je salue également Dominique Strauss-Kahn que mes vœux de sympathie et d'amitié accompagnent ce matin, face au deuil personnel qui l'a frappé.

Je remercie les 33 000 militantes et militants qui, en métropole et outre-mer, m'ont apporté leurs suffrages. Au-delà de leur vote, je les remercie pour leur mobilisation au service des idées et des propositions que nous avons portées ensemble, pour l'emploi et les salaires, pour la laïcité et les services publics, pour la réorientation sociale, économique, environnementale et démocratique de l'Europe. Qu'ils n'en doutent pas : ces combats sont justes. Ils devront être au cœur de la campagne présidentielle et du prochain quinquennat. Ils seront le ciment de l'indispensable rassemblement de la gauche.

Pour ma part, je continuerai d'agir en ce sens, car je reste convaincu que c'est la seule orientation politique capable de faire gagner durablement la gauche, les Français et la France. »

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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 16:59

Savonarole :
MM. Fabius et Strauss-Kahn ont reproché à Mme Royal de s'écarter du projet PS : de fait cette dernière cultive sa différence et met en avant sa personnalité. Qu'en pensez-vous ? 
Pascal Perrineau : 
Le fait pour un candidat à la présidence de la République de s'écarter du projet de son parti n'est pas une nouveauté. Tout candidat à la présidentielle est porteur d'un projet qui transcende, déplace et éventuellement contrarie une partie des éléments du programme du parti.  

Ségolène Royal s'inscrit dans cette continuité. Laurent Fabius, étant donné sa position dans le Parti socialiste et la nature très à gauche du projet socialiste, avait tout intérêt à jouer le jeu de l'orthodoxie. Sachant que l'orthodoxie avant l'élection n'est jamais exempte d'une hétérodoxie après.
[...]


Télécharger l’intégralité du chat “Primaires socialistes : un choix pour un candidat ou pour un projet ?” : chat avec Pascal Perrineau
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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 14:55
Atmosphère suffocante
dans le Londonistan

par Ernst Hillebrand, Friedrich-Ebert-Stiftung, juin 2006

Le multiculturalisme britannique a largement échoué dans son rapport aux populations immigrées musulmanes. Seul l'establishment de gauche refuse toujours de l'admettre.

Atmosphère suffocante dans le Londonistan

40 % des musulmans vivant en Grande Bretagne souhaitent l'application de la Charia dans certaines parties du pays. 32 % pensent que les musulmans devraient s'engager pour mettre fin à la civilisation occidentale, « décadente et amorale ». 20 % disent comprendre les motivations des responsables des attentats du métro de Londres le 7 juillet 2005. Dans le même temps, seuls 17 % des non-musulmans pensent que musulmans et non-musulmans peuvent vivrent ensemble pacifiquement de façon durable. Et un quart de l'électorat peut s'imaginer votant un jour pour un parti d'extrême droite ; bienvenue en Grande Bretagne, dans une société qualifiée par le British Council de «riche d'une grande diversité, ouverte, multiculturelle».
Alors que les autorités persistent à diffuser des messages glorieux, les attentats de Londres ont crûment révélé une réalité qui n'avait pu échapper, auparavant déjà, à tout observateur attentif : le vaste échec du multiculturalisme britannique, du moins en ce qui concerne l'intégration des musulmans. Le pays est confronté aux dégâts d'une politique qui voulait l'intégration non pas via l'adaptation à la culture britannique mais via la proclamation et l'affirmation actives, encouragées par l'Etat, des différences culturelles et religieuses propres aux populations immigrées. Même en faisant abstraction du désastre absolu, en matière interculturelle, que représente le terrorisme islamiste, les résultats de cette politique sont tout sauf convaincants : la Grande Bretagne
«évolue insidieusement vers une société où règne la ségrégation», déclarait ainsi il y a quelques mois Trevor Philips, président de la Commission for Racial Equity, commission nationale de lutte contre les discriminations.
[...]

Télécharger l’article complet de la fondation Friedrich-Herbert : “Atmosphère suffocante dans le Londonistan”

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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 11:19
Selon le rapport de l'Observatoire des zones urbaines sensibles, l'écart augmente avec les autres quartiers.

Le rapport 2006 de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS), adressé vendredi 10 novembre aux parlementaires, révèle un creusement d'écarts entre 2003 et 2005 entre les quartiers classés en zones urbaines sensibles (ZUS) et les autres quartiers des agglomérations auxquels ils appartiennent. "Le processus de décrochage entamé depuis des années dans les zones urbaines sensibles n'est pas enrayé", qu'il s'agisse des domaines de l'emploi, de la réussite scolaire, des revenus, de la santé ou de l'insécurité ressentie par les habitants, souligne l'ONZUS.
"On constate même le creusement d'écarts entre les quartiers classés en ZUS et les autres quartiers des agglomérations auxquels ils appartiennent", ajoute le rapport qui précise que les indicateurs recueillis portent pour la plupart sur la situation en 2005, ne tenant pas compte de ce fait des mesures mises en œuvre depuis les émeutes de l'automne 2005.

Télécharger le documment : Panorama de la presse sur le rapport 2006 de l’ONZUS
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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 15:08

La motion des amis de Dominique Voynet est arrivée 1ère des 8 motions soumises au vote des adhérents.


Dominique Voynet (Sipa)
 
 
La motion présentée par les amis de Dominique Voynet est arrivée 1ère lors de la première phase du congrès des Verts, dimanche 12 novembre, selon des résultats encore non officielles annoncés par la direction du parti.
8 motions étaient soumises au vote des adhérents Verts lors d'"assemblées générales décentralisées" dans chaque région.
Dominique Voynet, candidate à la présidentielle, n'avait signé aucune motion afin de rester au-dessus de la mêlée. Elle avait demandé dimanche matin aux Verts de "relativiser leurs divergences".
"Le congrès, c'est un moment où on met en scène nos différences et nos contradictions, pour mieux créer les conditions de convergence, voire d'une synthèse", a souligné pour sa part le porte-parole Sergio Coronado.

1/4 des voix
Les résultats non officiels placent la motion des proches de Dominique Voynet nettement devant, avec environ 26% des voix. Elle est suivie de la motion "Espoir en actes" de la porte-parole du parti Cécile Duflot, avec 18%, puis par "Urgence écolo" du député Yves Cochet (environ 17%). "Audaces", la motion des amis de Noël Mamère "Audaces", a recueilli 13,5% des voix
Les adversaires de Dominique Voynet ont noté que la candidate a recueilli 10 pts de moins que son score au 1er tour de la primaire présidentielle.
Des discussions vont désormais s'engager entre motions pour parvenir à d'éventuelles synthèses.
Les négociations vont se poursuivre jusqu'à la 2ème phase du congrès, les 2 et 3 décembre à Bordeaux. Ce congrès définira l'orientation du parti pour les 2 ans à venir.
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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 15:00
Emmanuel Todd :
"Mme Royal peut faire perdre la gauche"
LE MONDE | 14.11.06 | 14h12  •  Mis à jour le 14.11.06 | 14h12

ous avez qualifié Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal de "candidats du vide". Leurs campagnes sur les valeurs et le retour à l'ordre ne répondent donc pas, à vos yeux, à la défiance de l'opinion qui s'exprime de façon répétée depuis 2002 ?

Je les ai qualifiés de "candidats du vide", car ils se refusent, comme d'autres candidats, à parler des problèmes très simples et brutaux qui touchent les gens, à savoir une évolution économique perçue comme catastrophique, inacceptable. Nous l'avons senti au moment du référendum sur l'Europe : ce qui agite, c'est la globalisation économique, la pression sur les salaires, l'emballement des prix de l'immobilier.

Un peu avant ce référendum, on pouvait s'imaginer que la seule partie de la population française en dissidence, c'était les milieux populaires, ouvriers (ce sont surtout des hommes), employés (surtout des femmes) et souvent ils sont mariés ensemble. Ce qui est très nouveau depuis le référendum sur l'Europe et ce qui explique le succès du "non", c'est l'entrée d'une bonne partie des classes moyennes en dissidence. Pas toutes, mais les classes "moyennes moyennes", par opposition aux classes moyennes supérieures.

Les élites n'abordent donc pas de façon efficace la question économique ?

Il y a un dogme central dans la pensée de l'élite, c'est le dogme du libre-échange. On n'a pas le droit de dire que le libre-échange a marché et qu'il ne marche plus. Le libre-échange (pas simplement la liberté de circulation du capital et des hommes, des marchandises) explique très bien la montée des inégalités. Il tend à introduire dans la société française et dans toutes les sociétés le niveau d'inégalités qui existe à l'échelle du monde. Il exerce une pression sur les salaires. Cette pression sur les salaires exerce une pression sur la demande globale. (...)

Ce que les inspecteurs des finances ne veulent pas comprendre, ce que les 20 % du haut de la société ne veulent pas comprendre parce qu'ils font plutôt partie des bénéficiaires de ce libre-échange, la majorité des gens, eux, le comprennent. Si vous parlez à un ouvrier français des délocalisations, il comprend très bien ce qui se passe. Il se rend compte que s'il n'y a pas de salaire, pas d'emploi, on entre dans une spirale de contraction, car il n'y aura pas de consommation. (...) La régulation du libre-échange serait relativement facile, mais à l'échelle continentale, à l'échelle européenne.

La plupart des pays européens ont cependant des systèmes libéraux. Quels alliés la France pourrait-elle trouver sur un tel programme ?

Nous sommes au début d'une crise. Cela va bouger très vite. Ce qui est nouveau, c'est que nous allons vers une rupture du système. Il y a l'exaspération des classes moyennes, et de vrais désarrois, de vraies paniques dans les milieux supérieurs, du fait de l'émergence de la Chine, puis de l'Inde.

Pourquoi les élites seraient-elles à ce point aveuglées ?

Marx parle de la fausse conscience. Des classes dirigeantes qui se refusent à voir parce qu'elles sont placées à un certain endroit privilégié dans la structure économique. (...) La vérité, c'est que l'on comprend beaucoup plus vite quand on souffre. (...) Mais ce qui est intéressant, c'est que le rejet remonte dans la structure sociale. Et que l'on répond aujourd'hui à la colère des classes moyennes par des candidats absurdes.

Qui est aujourd'hui un candidat absurde ?

Pour moi, Ségolène Royal peut faire perdre la gauche. Parce qu'elle a un discours très à droite. (...) Or beaucoup d'électeurs se sont décrochés des idéologies traditionnelles. Les ouvriers sont allés au Front national, dans la foulée de l'effondrement du Parti communiste, de l'encadrement catholique. Les deux grands partis qui semblaient avoir survécu étaient le parti gaulliste - sentiment national, tempérament égalitaire hérité de la Révolution française - et puis la tradition socialiste. Nicolas Sarkozy est décroché de la tradition de droite française. Il n'est pas gaulliste. (...) Si vous prenez Ségolène Royal, c'est la symétrie. Prenez les jurys populaires. Elle se libère du logiciel républicain. Elle n'est plus socialiste, et l'on se demande par moments si elle est de gauche. Cela accentue le flottement d'une partie énorme du corps électoral.

Pourtant, le démographe voit-il des raisons d'espérer ?

Nous avons des classes moyennes très étonnantes par rapport à l'Europe, par leurs activités culturelles, et même par leur fécondité. En Angleterre, par exemple, les ouvriers font les enfants et les classes moyennes n'ont pas le temps. En France, les classes moyennes ont un taux de fécondité relativement élevé. En France, ce sont vraiment les élites qui vont mal et qui sont malheureuses et complètement larguées.


Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Laurent Bazin et Stéphane Paoli
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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 14:56
Ultimes réglages - et fausses notes - pour le vote d'investiture au PS

ue de Solferino, on affiche sa confiance avant le premier tour d'investiture du candidat socialiste, prévu jeudi 16 novembre entre 16 heures et 22 heures. Une "tendance" des résultats devrait être connue vers 1 heure du matin vendredi, avant les scores définitifs, attendus"dans la journée", annonce le service de presse. Lundi, le premier secrétaire du PS, François Hollande, a pronostiqué "plus de 80 % de participation" à la primaire socialiste.

Les listes électorales ont été votées par le bureau national le 7 novembre après quinze jours de recomptes menés par le siège du PS avec chaque premier secrétaire de fédération, précise la Rue de Solferino. Nombre officiel de votants : 218 771. Mercredi dernier, le Canard enchaîné évoquait la réintégration tardive d'adhérents de 2005 : 17 055 cartes sont réapparues depuis le 31 décembre 2005, date à laquelle le nombre d'adhérents à jour de cotisation pour cette année avait été arrêté, selon l'hebdomadaire. Réintégrés après avoir régularisé le paiement de leur "timbre", ils représenteraient jusqu'à 70 % des inscrits de la fédération des Alpes-maritimes. Les autres "records" sont détenus par la fédération du département du Maine-et-Loire, royaliste, par la Seine-Maritime et par la strauss-kahnienne fédération du Vaucluse, selon le

"L'idée annoncée n'est pas fausse", reconnaît le service de presse socialiste, sans pouvoir estimer l'ampleur de cette "régularisation" légitime.

COUP DE FIL À UN NOUVEL ADHÉRENT ÉTOURDI
 
Pour arrêter les listes, il a aussi fallu faire un petit "écrémage" parmi les nouveaux adhérents, rappelle le Canard enchaîné. "10 à 20 %" d'entre eux ont été interdits de vote, par exemple parce qu'ils étaient venus d'une autre famille politique, selon l'hebdomadaire satirique. Combien figurent désormais sur les listes ? 68 049, répond-on au siège du PS, pour ce qui est des adhérents issus de la campagne à prix réduit menée entre le 9 mars et le premier juin. Soit un peu moins que le chiffre avancé par le Canard enchaîné mercredi : 68 428.

Reste une question : l'obligation, imposée aux adhérents par le bureau national, de venir se présenter avant le 27 septembre dans sa fédération pour pouvoir participer au vote, aurait été appréciée différemment selon les régions. "Dans le Nord, un simple coup de fil ou un e-mail a suffi, selon le Canard enchaîné. En Meurthe-et-Moselle, les petits nouveaux ont dû montrer leur trombine."

Plus troublant : un nouvel adhérent parisien qui n'a jamais pris contact avec sa section a reçu dimanche soir un coup de fil lui demandant de pourtant se présenter pour voter jeudi. Dans le même esprit, le Canard enchaîné rapportait que dans les Bouches-du-Rhône, un e-mail de l'association de Ségolène Royal avait été envoyé "pour donner rendez-vous aux nouveaux adhérents 'qui n'ont pas pu se manifester', dans un bureau de vote spécialement aménagé à la fédération".

Rue de Solferino, on reste serein : "Les listes électorales ont été arrêtées. Si des personnes ne s'étant pas présentées pour valider leur inscription se présentent jeudi, a priori, elles ne pourront pas voter."
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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 14:30
Sarkozy:
"Ségolène Royal me protège depuis plusieurs mois"


ALGER (AFP) - Nicolas Sarkozy, quasi candidat à l'"élection présidentielle de 2007 a affirmé lundi à Alger, où il est en visite officielle en tant que ministre de l'Intérieur, que Ségolène Royal le "protège depuis plusieurs mois".
"Elle me protège depuis plusieurs mois, car le phénomène 'tout sauf Ségolène' empêche le phénomène 'tout sauf Sarkozy'", a affirmé le président de l'UMP devant quelques journalistes français à la résidence de l'ambassadeur de France à Alger.
Pour M. Sarkozy, si le candidat du Parti socialiste était Laurent Fabius, "on aurait une campagne violente, parce que c'est un homme violent, le risque pour moi est beaucoup plus grand qu'avec une campagne apaisée".
A cet égard, "Si c'est Ségolène Royal, c'est tout bénéfice", a-t-il jugé.
Selon lui, Ségolène Royal "nous impose malgré tout un processus de modernisation", mais elle est "en totale décalage avec son électorat et elle aura beaucoup de mal à assurer un rassemblement des voix à gauche".
Enfin, a ajouté M. Sarkozy, "je pense qu'elle montrera sa vraie nature, qui est quelqu'un d'irascible, dur et, quand ça ne va pas, qui se crispe".
Les trois candidats à l'investiture PS pour 2007, Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, seront départagés par les adhérents de leur parti, lors d'un vote les 16 et 23 novembre (si un deuxième tour est nécessaire).
Quant aux adhérents de l'UMP, ils choisiront le candidat qui sera soutenu par leur parti en 2007, lors d'un congrès le 16 janvier, selon toute probabilité, ce devrait être M. Sarkozy.

Pour le moins, il a raison : le candidat PS ne sera capable de bousculer le candidat réactionnaire, que s'il démontre sa capacité à rassembler à gauche ! Et pour l'instant, Fabius et le seul sur cette voie.
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