Jour après jour on pense avoir tout entendu et pourtant chaque jour elle continue de nous surprendre, après avoir soutenu selon elle des idées auxquelles elle ne croyait pas (mais sur lesquelles elle ne s'étaient jamais exprimé depuis les 5 dernières années, notamment le smic, en ces termes), voici que Madame Ségolène Royal a décidé de transformer le fonctionnement du Parti socialiste pour en faire un groupe de supporters ; en effet, si l'on tranche les orientations du parti au printemps 2008 - outre le fait que cela se fera quand tout le monde pensera à autre chose c'est-à-dire aux élections municipales et cantonales (et qu'auparavant nous auront traversé les désignations de têtes de liste et les rédactions des programmes locaux à l'automne 2007...) - pourquoi réunir un congrès en son temps (novembre 2008) : un congrès du Parti socialiste sert bien sûr à désigner ses dirigeants mais ils ne le sont qu'en cohérence avec l'orientation politique majoritaire qui s'y est dégagée ! Souhaite-t-elle donc que le congrès de novembre 2008 - le seul possible au regard du calendrier électoral - se résume à un choix de personnes, sans que ne soit discuté l'orientation du parti, le bilan des 5 dernières années et de la campagne ?
Autre incohérence de Ségolène Royal : elle dit souhaiter se présenter comme future candidate mais refuse désormais de cumuler avec le poste de premier secrétaire du parti... Les propres critiques qu'elle a donc émise précédemment ne tiennent donc déjà plus ? le fait que la dichotomie du parti et du candidat ait constitué un handicap ? ah non, ça s'est fini... quelle constance ! Pour une fois, son ex-compagnon a raison sur le calendrier - convoquer un congrès extraordinaire en 2010 pour désigner le candidat - qui ne pourra faire autrement que d'être le chef du parti - et rédiger le programme apparaît bien plus cohérent que les nouvelles propositions de l'ex-candidate...
2012 : Royal "probable" candidate à l'investiture
NOUVELOBS.COM | 22.06.2007 | 11:32"Bien évidemment j'ai envie de continuer, mais les militants socialistes le décideront", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle.
Ségolène Royal a annoncé vendredi 22 juin que sa candidature à la présidentielle de 2012 serait "probable". A la veille du conseil national du Parti socialiste, elle a également demandé que les grandes orientations du parti soient tranchées "rapidement", avant le congrès prévu en 2008.
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Ségolène Royal (AFP)
Interrogée sur France-2 à propos de sa candidature à la présidentielle de 2012, l'ancienne candidate a expliqué qu'elle "ne le sait pas encore" mais que "c'est probable, oui".
Les militants décideront
"Bien évidemment j'ai envie de continuer, mais les militants socialistes le décideront", a-t-elle dit. Ségolène Royal a ajouté que, selon elle, "il faut que le candidat à l'élection présidentielle soit désigné avant que le projet soit fait pour qu'il y ait un travail collectif" entre le candidat et le parti. (AP)

mic à 1 500 €, généralisation des 35 h. Selon Ségolène Royal, "ce sont des idées qui ne sont pas crédibles, pas cohérentes avec le projet socialiste". L'ex-candidate socialiste à la présidentielle les a pourtant défendues pendant sa campagne. Elle a "dû les reprendre dans son pacte présidentiel", a-t-elle précisé, mercredi 20 juin, lors de l'émission Question d'info (LCP-Le Monde-France Info).Parlant du smic à 1 500 € brut en 5 ans, "qui est une idée phare de Laurent Fabius", Mme Royal a rappelé que la mesure n'était pas évoquée "dans [sa] profession de foi". Cependant, a-t-elle ajouté, "certaines mesures [étaient] en même temps politiquement fondées : le message politique était de dire que les socialistes sont favorables à une augmentation des bas salaires".
'ouverture" défendue par Nicolas Sarkozy pour la composition du nouveau gouvernement français donnerait-elle des idées outre-Manche ? Le
Gordon Brown doit être investi premier ministre le mercredi 27 juin, et devrait nommer son équipe gouvernementale le même jour. Le soutien des autres partis, notamment des LibDems, pourrait lui être nécessaire pour deux projets que lui prête le Guardian : une réflexion sur l'avenir de la Constitution britannique, à laquelle participeraient tous les partis, et une initiative concernant l'intervention armée en Irak – à laquelle les "LibDems" se sont toujours opposés.
La nomination de Jean-Marie Bockel, comme secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie, n'aura étonné personne ; le nom du sénateur, maire de Mulhouse, avait déjà été évoqué avant les législatives, lui-même ayant indiqué à la presse et aux caméras que si le PS ne changeait il partirait vers la droite. Le rapprochement de ce blairiste assumé avec Nicolas Sarkozy n'est pas d'hier et on a vu au sénat lors de la discussion du projet de loi sur la prévention de la délinquance quel soutien le social-libéral avait été pour le ministre de l'intérieur de l'époque. Ce matin sur France Inter il a été encore plus clair, il n'a quasiment aucune divergence politique avec ce que propose Nicolas Sarkozy que ce soit en terme de politique sécuritaire, économique ou fiscale... fermez le banc ! Avec Bernard Kouchner, dont il dépendra, il forme le tandem blairiste du gouvernement, le seul couple social-libéral véritablement assumé vient donc de s'extraire définitivement du Parti socialiste et de la gauche... Il ne manque plus qu'à Tony Blair de rentrer dans le gouvernement, le soutien qu'il avait accordé au nouveau président de la République avant les législatives ayant été fort sympathique pour ses camarades, qui siègent tout de même avec lui dans le Parti des socialistes européens et dans l'Internationale socialiste. Il reste cependant une précision que devra donner notre ancien camarade Bockel : ce matin, il a plusieurs fois dit qu'il disait tout haut ce que beaucoup de camarades ne disaient pas mais approuvaient en lui disant qu'ils le feraient un fois au pouvoir... par devoir de salubrité, il ne reste plus qu'à Jean-Marie de nous dire qui sont ces camarades restés au PS qui auraient choisi de faire la même politique que celle qu'il va soutenir en entrant dans le gouvernement de l'UMP...
La nomination de Fadela Amara, comme secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, aura étonné ceux qui n'auront pas suivi les errements intellectuels d'un petit groupe relativement influant au Parti socialiste, celui des amis de Julien Dray. Le dernier carré des partisans de Juju, les lambeaux de la "gauche socialiste", ralliés avec leur maître à penser à la logomachie sécuritaire, ont été dans le PS de ceux qui ont contribué à brouiller toutes les lignes politiques ; ralliés à François Hollande en janvier 2003, ils ont empêché une dynamique de rénovation de s'enclencher au PS ; artisans dès la fin 2005 de la candidature de Ségolène Royal, ils ont mené le Parti socialiste vers sa troisième défaite consécutive à l'élection présidentielle, induisant les militants socialistes dans l'erreur, bâitssant les grandes lignes de l'analyse ségoléniste de la société (ordre juste, autorité, refus de l'assistanat, "valeur travail"...) et accroissant la confusion idéologique dans le parti : autoritarisme, répression, quotas d'immigration, abdication devant l'Europe libérale, les amis de Julien Dray nous ont bien aidé au PS depuis 5 ans. Malek Boutih, candidat malheureux aux élections législatives, qui s'en prend à François Hollande pour une défaite qui est pourtant la sienne, ne trouvait pas de mots assez flatteurs pour décrire la fascination que lui inspirait Nicolas Sarkozy comme ministre de l'intérieur. L'association "Ni putes, ni soumises" créée par Fadela Amara en 2002 n'est qu'un nouvelle émanation des multiples associations écrans montées par le député de l'Essonne afin d'élargir son audience personnelle. Sos Racisme - qui vient d'apporter son soutien à sa nomination - a été la première de la série ; sans réelle emprise sur le terrain, "ni putes, ni soumises" manie cependant avec les amis de Juju un véritable talent pour mobiliser les médias et se faire mousser, là où d'autres ce sont cassés les dents (David Assouline avec "Stop la violence !" notamment). En la nommant à ce poste, Nicolas Sarkozy trouve dans Fadela Amara un alibi qui pourra abuser quelques temps les associations, mais les militants et responsables politiques connaissent depuis longtemps l'opportunisme et les dérives politiques de ce groupuscule désormais si nuisible à la gauche.