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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 10:02
PARIS, 3 mai 2007 (AFP) - La fédération des Associations pour adultes et jeunes handicapés (Apajh) souligne jeudi que la scolarisation des enfants handicapés, "dont les premiers jalons furent posés par le plan Handiscol" de 1999, est un droit depuis 2005 dont l'application est encore "défaillante".
"Entre 10.000 et 15.000 enfants sont sans solution de scolarisation, en école ordinaire ou en établissement spécialisé", affirme dans un communiqué la fédération, qui se félicite que ce thème, à l'origine d'une polémique mercredi soir lors du débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, "entre dans le débat" de la présidentielle.
"Ce sujet de société central, trop longtemps absent de la campagne, a enfin trouvé sa place", dit-elle.
Elle rappelle que les "premiers jalons" de la scolarisation des handicapés "furent posés par le plan Handiscol en 1999", lancé par Mme Royal, alors ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, et qu'elle est "devenue un droit depuis l'entrée en vigueur de la loi du 11 février 2005", de l'actuel gouvernement.
Mais la fédération affirme que l'application de ce droit "malgré des progrès manifestes", est "encore aujourd'hui défaillante".
L'"accompagnement des enfants est insuffisant", puisqu'on compte "un accompagnant pour 17 élèves" et "le nombre d'auxiliaires de vie scolaire (AVS) et d'emplois vie scolaire (EVS) est manifestement insuffisant", dit-elle.   La fédération condamne l'"insuffisante" information des familles concernées par le ministère de l'Education nationale, le déficit de formation des enseignants et personnels, et les difficultés rencontrées par les enseignants référents, "perdus dans le +maquis+ de l'administration".   L'Association nationale pour l'intégration des personnes handicapées moteurs (ANPIHM) condamne de son côté la "prise en otages" par les candidats des enfants handicapés.   L'ANPIHM se montre aussi "très réservée" sur l'intérêt du "droit opposable" concernant l'accueil des enfants handicapés à l'école, défendu par M. Sarkozy.   "Un enfant, handicapé ou non, est avant tout un enfant ayant les mêmes droits que les autres", fait remarquer l'association.   Lors du débat mercredi soir, Mme Royal s'est déclarée "scandalisée" par les propos de M. Sarkozy en faveur de l'accueil d'enfants handicapés dans les écoles, alors que le gouvernement sortant auquel il a appartenu a selon elle "supprimé le plan Handiscol" et "les aide-éducateurs".

   mv/jba/def

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 14:26

SECURITE :

Le vrai bilan de Nicolas Sarkozy, c'est :

-           432 000 victimes officielles d'agressions en 2005.

-           + 30 % d'agressions depuis 2002.

-           + 26% pour le nombre de faits de violence à l'école.

-           Quand hier 20 000 voitures brûlaient par an, c'était pour Nicolas Sarkozy un échec de la gauche. Avec près de 45 000 voitures brûlées en moyenne chaque année depuis 2002, ce ne serait pas un échec de l'ancien ministre de l'intérieur, mais une r��ussite personnelle.

-           12 000 policiers agressés en 2006.

-           3 semaines d'émeutes dues à une très mauvaise gestion de la crise de l'automne 2005.

Le bilan de l'ancien ministre de l'Intérieur est particulièrement mauvais et prouve l'incapacité du candidat en matière de sécurité.
Lors du débat, il a ironisé sur le souhait de Ségolène Royal de faire accompagner les policières de nuît jusqu'à chez elles (suite aux viols dernièrement de deux d'entre elles). Pourtant, un dispositif ayant le même objectif pour les femmes travaillant le soir existe déjà à Montréal où les bus les raccompagnent aux pieds de leurs immeubles. En banlieues, les patrouilles du soir peuvent ramener les policières.

 

NUCLEAIRE :

-           Sur l'EPR, Nicolas Sarkozy n'a pas contesté la position de son gouvernement qui est celle de l'avoir imposé sans concertation pour ensuite assurer son lancement par un décret pris quelques jours seulement avant l'élection présidentielle. Ségolène Royal annulera le décret et remettra le dossier sur la table.

-           Nicolas Sarkozy, pourtant ancien ministre de l'Intérieur et ministre d'Etat, a été incapable de répondre à la question de Ségolène Royal et ignorait donc qu'il s'agissait de la troisième génération de réacteur.

Ségolène Royal a raison de rappeler que la part du nucléaire représente 17% de l'énergie totale (électricité, gaz, charbon, pétrole, hydraulique, énergies renouvelables) consommée en France (même si elle a fait un lapsus).

RETRAITES :

-           Nicolas Sarkozy a fait un mensonge plus gros que lui en prétendant que le financement des retraites était résolu par la Loi Fillon jusqu'en 2008. Le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) dit en réalité qu'il manque à peu près 50% du financement, et par ailleurs, qu'un rendez-vous en 2008 sera indispensable pour trouver une solution pour combler le « trou ».

-           Ainsi, Nicolas Sarkozy trompe les Français sur la loi Fillon : outre les injustices qu'elle crée, elle ne résoud rien sur le plan financier puisque le besoin de financement des régimes de retraite sera, au minimum, de 0,7% de PIB par an d'ici 2025 selon le COR.

-           Nicolas Sarkozy promet ce qu'il ne pourra pas tenir. Il a annoncé hier qu'il augmenterait les petites retraites de 25% en finançant cette mesure par la réforme des régimes spéciaux. Or, cette augmentation coûterait spontanément au moins 10 milliards d'euros. Or,  le retour à l'équilibre des régimes spéciaux ne pourra se faire que dans la longue durée, par définition. En outre, le poids de ces régimes est surestimé : 7% des dépenses seulement.

-           Sur le Fonds de réserve des retraites, Nicolas Sarkozy ne pouvait pavoiser. Depuis 2002, sa dotation n'a quasiment pas augmenté, se situant à 30 milliards, alors que les Finlandais en sont à 200 milliards... Pour enfin aller de l'avant, Ségol��ne Royal propose d'abord de relancer la croissance et d'abonder le Fonds grâce aux ressources nouvelles qui en résulteront pour les finances publiques.

Dans ce cadre, prévoir que les profits contribuent davantage semble la moindre des choses (on peut évoquer, pour être plus précis, la contribution sociale sur les bénéfices, voire la taxe sur les contrats d'assurance, prélèvements qui existent aujourd'hui et dont le rendement pourrait être accru sans drame).

35 HEURES :

Nicolas Sarkozy n'a pas répondu : pourquoi ne les a-t-il pas supprimé ? Il a dû reconnaître devant Ségolène Royal, que cela était une formidable avancée sociale.

HEURES SUPPLEMENTAIRES :

-           Les deux Lois Fillon permettent déjà largement le recours aux heures supplémentaires, avec un contingent de 220 heures possible. 37% des salariés à temps plein font des heures supplémentaires et ils font 55 heures par an en moyenne. Moins de 40% des salariés à temps plein ont fait une heure supplémentaire en 2006.

-           Effectuer des heures supplémentaires, c'est consacrer moins de temps à sa vie familiale et c'est plus de fatigue.

-           La mesure de Nicolas Sarkozy coûte au moins 5 milliards d'€ d'après l'étude de Pierre Cahuc et Patrick Artus pour le Conseil d'analyse économique.

-           Cette même étude montrait que cette mesure détruirait l'emploi. Une entreprise de 20 personnes détruirait 2 emplois pour faire faire 4 heures supplémentaires aux autres.

-           Le « coup de pouce » de Ségolène Royal ne coûte que 180 euros par mois en plus de l'augmentation légale (l'augmentation légale sera au 1er juillet de 3%) pour une entreprise de 10 salariés. Quelle entreprise de 10 salariés ne peut pas payer cette somme ? De plus, cela redistribue le pouvoir d'achat et augmente la consommation.

-           Dans quel pays, dans quelle économie, Nicolas Sarkozy a vu que ce sont les salariés qui choisissent leurs horaires de travail ?

IRAN :

-           Nicolas Sarkozy n'a toujours pas saisi l'enjeu terrible pour la sécurité du monde. Il n'a pas compris que passer du nucléaire civile au nucléaire militaire est une simple question d'enrichissement d'uranium.

-           La position de Ségolène Royal qui est celle de l'AIEA, de l'UE et du Conseil de Sécurité des Nations Unies consiste à dire : pour l'Iran, pas de nucléaire civil tant que l'Etat ne se soumet pas aux contrôles de l'Agence.

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 13:55
De graves ennuis informatiques m'ont empêché d'écrire ce matin pour m'exprimer sur le débat télévisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, mercredi 2 mai 2007.
Je ne vous cacherai pas que pour ma part je suis resté sur ma faim, le débat n'ayant à mon sens pas eu la hauteur de vue que j'attendais d'un tel rendez-vous. Quelques enseignements cependant...
On a tous dit un de ces derniers jours que l'on craignait que la candidate socialiste se fasse marcher dessus par Sarkozy ; c'est aujourd'hui une évidence elle a encore fait mieux que lui tenir tête. Les tenants du candidat conservateur diront qu'elle a été agressive et que "Nicolas est resté zen", on les laissera s'en satisfaire. Mais à plusieurs reprises, le candidat Sarkozy a été déstabilisé par l'applomb de Ségolène Royal et s'il a constamment chercher à faire du "plus rationnel que moi tu meurs", se raccrochant au développement de mesures de portées mineures ou au regard de Patrick Poivre d'Arvor, il n'a pas pu déroulé le rouleau-compresseur qu'il actionne généralement autour de son projet de société réactionnaire comme il le fait en meeting.
Ségolène Royal est restée constamment à l'offensive et a tenté de dépasser les difficultés posées sur son chemin par un volontarisme ; en effet, elle est candidate d'une gauche qui se cherche politiquement et doit rallier à elle une majorité des électeurs centristes. Il n'est donc pas simple dans ces conditions de développer un projet de société, une vision de la France qui aille plus loin que la simple défense républicaine et démocratique. Pourtant, elle a su être offensive et ambitieuse sur le social, déterminée sur le développpement économique des PME et l'innovation, résolue sur l'Etat impartial et le renforcement de la démocratie ; on peut espérer qu'elle ait su ainsi parler à la fois à l'ensemble du peuple de gauche mais aussi aux électeurs de François Bayrou.
Je pense qu'elle a sans doute réussi à faire passer l'idée que Sarkozy doit assumer le bilan des gouvernements dont il a été membre, et qu'il ne peut s'en affranchir totalement comme il a tenté de le faire sur la scolarisation en établissement classique des enfants en situation de handicap. Il est effectivement immoral et indécent de dire avec des trémolos dans la voix que l'on fera tout pour les scolariser dans un contexte classique quand votre gouvernement s'est acharné à détruire les outils antérieurs qui le permettaient. Il est peu crédible d'expliquer que l'on va permettre aux senior de travail jusqu'à l'âge limite de départ en retraite quand toute la politique de la droite (à laquelle Nicolas Sarkozy a pris part) consiste depuis 15 ans à faciliter aux grandes entreprises la mise en pré-retraite de cette catégorie de la population. Il est incohérent de dire que le financement des régimes de retraites est équilibré jusqu'à 2020 quand tous les comptes sociaux sont dans le rouge et que les lois Balladur, Juppé et Fillon ont sciemment organisé ces déficits pour préparer et justifier a posteriori des régressions plus graves encore.  Nicolas Sarkozy n'est pas crédible économiquement et financièrement lorsqu'il annonce qu'il réduira la dette car il a avec les gouvernements Raffarin et Villepin réduit les recettes fiscales au profit des catégories les plus aisées, accentué  les difficultés avec le bouclier fiscal (qu'il propose de renforcer) et ainsi aggravé le déficit public de la nation !
Entre 1995 et 1997, et depuis 2002, la droite française pourtant confrontée à la même conjoncture économique que nos voisins européens a maintenu le pays dans le marasme quand les autres allaient de l'avant ; la France n'a connu une embellie économique qu'entre 1997 et 2001 (le ralentissement consécutif au 11-Septembre handicapant les derniers mois du gouvernement Jospin) ; il est fort probable que la gauche aurait su relever la pente pour le pays, comme cela s'est passé pour nos voisins. Mais nous ne referons pas l'histoire...
Pour revenir au débat, une annecdote est marquante de l'ambiance générale :
Lorsque les deux candidats se sont empoignés sur le Nucléaire civil, ils se sont chacun trompés ; Ségolène Royal a fait un lapsus en parlant d'une part de 17% de l'électricité plutôt que de l'énergie globale, Nicolas Sarkozy s'étant rendu compte du lapsus a recherché à prendre en défaut sa concurrente mais il a lui donné un chiffre complètement erroné de 50% : la part du nucléaire dans la production d'énergie en France est bien de 17%, la part du nucléaire est de plus 70% dans la production d'électricité. Ségolène Royal a fait part de son lapsus sur France Inter ce matin, démontrant qu'elle savait en rabattre sur son orgueil, quand Sarkozy a joué à Monsieur "Je-sais-tout" en étant complètement hors les clous... Ma foi que faut-il en penser ?

fred.jpgHier soir, j'ai assisté à un débat entre une "Premier ministre" et un "Parrain de la Maffia" : je préfère mettre mettre une Premier ministre à l'Elysée qu'un Parrain. Maintenant, il faut savoir si les Français préfèreront majoritairement les bras d'une femme protectrice ou la badine d'un apprenti-Bonaparte, s'ils choisiront une Présidente qui fait du dialogue et du rassemblement le coeur de sa politique sans abdiquer ses convictions et sa détermination (qu'elle a grandement démontrée hier soir) ou les certitudes égotistes d'un aventurier.

FRED
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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 13:53
Imaginez une France où tout devient possible !

Un docu-fiction palpitant, des scènes d’un réalisme à vous couper le souffle !
(interdit aux - de 12 ans)


1er épisode
http://www.dailymotion.com/machoolala/video/x1sxzw_la-france-dapres/

2e épisode
http://www.dailymotion.com/machoolala/video/x1u8aq_la-france-dapres-2/

Regardez, et faites passer !
Après le 6 mai plus personne ne vous entendra crier...
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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 13:44
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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 14:57

Grand rassemblement pour Ségolène à Montréal le jeudi 3 mai.    

Ségolène Royal, l'heure du choix
Ségolène Royal est arrivée en tête du premier tour à Montréal. Avec 35,71% des suffrages exprimés, elle devance Nicolas Sarkozy avec 30,71% et François Bayrou avec 22,92%. Pour les résultats des autres candidats, consultez le site du consulat de France.

Retrouvez l'ensemble des résultats sur le site du Ministère de l'Intérieur.

Cette élection a mobilisé au-delà de toutes les anticipations. Cela confirme que les citoyens ont compris que nous étions face à un moment décisif de l'histoire de notre pays.

Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal proposent deux visions opposées de la France.
Si Nicolas Sarkozy devenait le président de la France, celle-ci abandonnerait tout ce qui a fait d'elle un pays souvent cité en exemple dans le monde. Les combats pour le respect des individus et de l'environnement ne sont pas des luttes du passé, bien au contraire.

Ségolène Royal souhaite une France rassemblée autour des principes de liberté, d'égalité et surtout de fraternité. Car aujourd'hui nous avons besoin de réconciliation.

Diviser pour mieux régner, stratégie vieille comme le monde pour s'emparer du pouvoir, n'apportera aucun progrès à notre pays.

La France a décidé d'être une voix singulière dans le concert des nations. Ségolène Royal, une fois présidente, sera celle qui portera à nouveau cette voix pour faire avancer les grandes questions qui divisent aujourd'hui le monde, que ce soit l'environnement, le respect des cultures et des peuples.

En allant voter samedi 5 mai à Montréal, choisissez le dialogue et la négociation, rejetez l'arrogance et le passage en force. Votez Ségolène Royal.

Rassemblement citoyen à Montréal

Dimanche 22 avril, la section de Montréal était présente à l'Union Française pour participer au rassemblement citoyen organisé par la presque totalité des partis politiques, des élus à l'Assemblée des Français de l'Etranger et de nombreuses associations.

Retrouvez le récit de ce beau rassemblement citoyen dans un article du quotidien La Presse.

 

Venez participer !

Nous organisons un grand rassemblement à l'Union Française, 429 rue Viger Est, le jeudi 3 mai à 19 heures.

Vous pouvez aussi échanger vos points de vue sur la campagne de Ségolène Royal sur le site de son comité de soutien au Canada : Désir d'avenir Québec.

Acualités précédentes :

     Le vote des expatriés français : écouter l'émission "Maisonneuve en direct" de radio Canada du 11 avril 2007

     Ecouter le débat du 3 avril sur CHOQ FM, radio de l'UQAM

     Deuxième partie du débat sur CHOQ FM, émission du 10 avril

     Retour sur le premier débat montréalais entre l'UMP, l'UDF et le PS

     Appel de la section au rassemblement des forces de gauche

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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 13:05
Tentative de perquisition à l'Elysée dans l'affaire Borrel
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 02.05.07 | 12h27 • Mis à jour le 02.05.07 | 13h33
Les avocats de la veuve Borrel devant l'Elysée, mercredi 2 mai. | AFP/PATRICK KOVARIKAFP/PATRICK KOVARIK Les avocats de la veuve Borrel devant l'Elysée, mercredi 2 mai.

es 2 juges enquêtant sur d'éventuelles pressions politiques sur la justice dans l'affaire Borrel – un magistrat retrouvé mort en 1995 à Djibouti – ont tenté, mercredi 2 mai, de perquisitionner à l'Elysée, mais l'accès leur a été refusé par les gendarmes, a-t-on appris de sources judiciaires. Cette information a été confirmée par l'Elysée, qui a indiqué avoir refusé cette perquisition au nom de l'article 67 de la Constitution sur le statut juridique du chef de l'Etat (loi constitutionnelle du 23 février 2007).

Devant le refus de la garde républicaine de les laisser entrer dans les lieux, les magistrates Fabienne Pous et Michèle Ganascia, qui souhaitent, selon des sources proches du dossier, perquisitionner les locaux de la "cellule africaine", ont requis, mercredi matin, l'autorité du gouverneur militaire de Paris. Elles instruisent une plainte avec constitution de partie civile d'Elisabeth Borrel dénonçant "des pressions sur la justice" dans l'enquête sur la mort de son mari, Bernard Borrel, après la publication d'un communiqué de presse par le Quai d'Orsay le 29 janvier 2005.

FAIT RARISSISME, VOIRE UNIQUE, DANS LA Ve RÉPUBLIQUE

Des perquisitions dans deux ministères ont récemment eu lieu dans cette affaire : d'abord au ministère des affaires étrangères, le 19 avril, puis à la chancellerie le lendemain.

L'avocat de la veuve du juge Borrel, Me Olivier Morice, se trouvait mercredi aux abords du palais de l'Elysée. Face au refus de l'Elysée, il a jugé "cela parfaitement scandaleux. C'est absolument inadmissible dans une démocratie comme la nôtre, c'est à ma connaissance du jamais vu". Une telle perquisition au palais présidentiel constituerait en effet un fait rarissime, voire unique, dans l'histoire de la Ve République. En milieu de journée, les 2 magistrates ont quitté les abords de l'Elysée sans avoir pu pénétrer dans le palais présidentiel.

"LES SERVICES DE L'ÉLYSÉE NE BÉNÉFICIENT PAS DE L'IMMUNITÉ"

L'Elysée est une enceinte militaire, explique une source judiciaire. Devant le refus de l'Elysée, les magistrates se sont donc tournées vers le chef de corps chargé de la sécurité du palais présidentiel, estimant qu'il peut leur donner l'autorisation immédiate de perquisitionner. Toutefois, selon une source militaire, le gouverneur militaire de Paris n'a pas compétence pour permettre à des magistrats de l'ordre judiciaire de perquisitionner le palais de l'Elysée. Mais l'article 698-3 du code de procédure pénale stipule que l'autorité militaire est censée se soumettre aux réquisitions des juges.

Pour leur part, les syndicats de magistrats ont dénoncé, mercredi, le refus de perquisitionner opposé par l'Elysée. Le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Bruno Thouzellier, "ne voit pas en quoi l'article 67 peut être invoqué car ce n'est pas le président de la République qui est visé mais des services de l'Elysée, qui ne bénéficient pas de l'immunité" présidentielle reconnue par la Constitution. Pour la secrétaire générale du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), Hélène Franco, "il n'est écrit nulle part que pendant la période électorale, le code de procédure pénale est suspendu (...). Le refus de prêter son concours à ces actes de justice est une décision politique". A la chancellerie, on affirmait n'avoir "aucune réaction sur une instruction en cours".

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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 09:57
La réponse à Sarkozy de «repentis fatigués de la chienlit», par Daniel COHN-BENDIT et Alain GEISMAR.
Nous sommes coupables...
Libération - mercredi 2 mai 2007
Nous sommes coupables d'avoir fait souffler un vent de liberté et d'autonomie à la radio-télévision d'Etat d'alors ; ce que semble regretter Nicolas Sarkozy. Nous sommes coupables d'avoir rêvé d'autonomie et de démocratie dans les écoles, les universités et les usines. Coupables d'avoir désiré la justice et l'égalité au travail comme à la maison ; ce qui semble déranger Nicolas Sarkozy.
Nous sommes coupables d'avoir taillé une croupière à l'autoritarisme gaulliste, marxiste, communiste, syndical et patronal.
Nous sommes coupables de cette réalité d'aujourd'hui où les femmes et les hommes décident en toute liberté de leur corps, où les jeunes décident librement de leur contraception et où les femmes ont le droit de choisir de laisser naître un enfant ou pas. Visiblement, cela ne plaît pas non plus à Nicolas Sarkozy.
Nous sommes coupables d'un tas de conneries comme «CRS-SS». Mais était-ce donc pire qu'un «Cohn-Bendit à Dachau !» entendu comme slogan à la grande manifestation gaulliste ? Nous sommes coupables du bêtisier révolutionnaire des «Vive Trotski !», «Vive Che Guevara !», «Vive Mao !», autrement dit, des «Vive la révolution autoritaire ou totalitaire», «libertaire ou plébéienne». Coupables, donc, d'avoir béatifié Marx ou Proudhon en ignorant Hannah Arendt et Albert Camus, mais aussi de n'avoir pas bien lu Jean-Paul Sartre.
Nous sommes génétiquement coupables d'un désir d'égalité, de solidarité et de liberté. Nous sommes génétiquement coupables de penser que le pouvoir n'est pas la propriété privée d'un homme ou d'une femme. Nous sommes génétiquement coupables de rêver d'une mondialisation écologiquement et socialement régulée. Nous sommes génétiquement coupables de croire que le kärcher ne résout rien et que la police ne peut pas tout.
C'est pour toutes ces raisons que nous décidons de créer un cercle des «enragés repentis fatigués de la chienlit» et que nous demandons à être rééduqués par le maître penseur de la révolution culturelle sarkozyste, André Glucksmann, en promettant de nous flageller publiquement et collectivement devant le siège de l'UMP. Et, puisque nous nous découvrons aujourd'hui responsables de la spéculation boursière et des parachutes dorés pour les grands patrons, nous convoquons, en vertu des droits à la propriété intellectuelle, une assemblée générale pour réclamer collectivement nos dividendes, qui financeront nos séances d'autocritique, de confession publique, de pénitence et d'humiliation. Nous voilà prêts à «passer aux aveux» au prochain congrès de l'UMP.
Nous savons que, libérés de notre culpabilité, nous pourrons nous épanouir à l'ombre du pouvoir de Nicolas Sarkozy. Ensemble, et sans tous ceux qui dérangent. Sous les pavés de notre honte, la plage...
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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 09:27
Discours de Charléty
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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 08:37
"Je vous salue peuple de France, peuple libre, peuple fier, peuple insoumis et qui veut la victoire"

Pour la fête du travail, le plus grand meeting jamais organisé par la gauche s'est déroulé autour de Ségolène Royal et d'une pléiade d'artistes à trois jours du deuxième tour du scrutin présidentiel. De Renaud à Yannick Noah en passant par Bénabar et Saez, ils sont tous venus soutenir la candidate socialiste en chanson, pour le plus grand plaisir de l'immense foule présente au stade Charléty à Paris. L'équipe de la Web TV vous livre leurs impressions en images.
> Ségolène Royal au concert-meeting de Charléty
> Voir la réaction de François Hollande à l'issue de la soirée
> Voir les réactions des élus socialistes présents au stade Charlety
> Voir les photos
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