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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 13:15
Ségolène Royal "est de droite"... selon Pierre Bourdieu

'est le buzz du moment. Elle n'est pas encore investie par le PS qu'on apprend que Ségolène Royal est... de droite. Non contente d'avoir peut-être coulé le Rainbow Warrior, via son frère Gérard, d'être célébrée dans une chanson pastiche qui circule sur Internet, la voilà habillée pour l'hiver par Pierre Bourdieu, en personne et à titre posthume.

Dans une séquence de 11 minutes et 9 secondes, diffusée par la télé libre Zaléa TV sur le bouquet télé de Free, puis reprise sur Daily Motion et Youtube, Pierre Bourdieu est interviewé par Pierre Carles et Gaby Reich, une journaliste allemande, sur la différence entre la gauche et la droite. "Ségolène Royal, pour moi, instantanément, on sait qu'elle n'est pas de gauche", déclare Bourdieu, après diverses considérations sur les années 60.
Il ajoute une anecdote rapportée par Rémi Lenoir, élève de Bourdieu et professeur à l'ENA qui décrit Ségolène Royal choisissant la gauche comme "plan de carrière". Vient, après plus de 8 mn de discussions, "la" phrase définitive: "Elle a ce que j'appelle un habitus, une manière d'être, de parler qui vous dit qu'elle est de droite, même si elle tient des propos de gauche." Le verdict est sans appel. Il intervient  à l'issue d'une semaine mouvementée pour la candidate déclarée à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007.

"CÉLIMÈNE"

Dans le courant de la semaine dernière, 2 groupes ont mis en ligne sur YouTube des parodies qui célèbrent la favorite des sondages pour l'investiture du PS à la présidentielle. Tous deux ont adapté la chanson "Célimène" de David Martial, prénom remplacé par "Ségolène""C'est une reine, Ségolène, elle nous entraîne, Ségolène, c'est une souveraine/Tous les Français en ont envie, le populo et les nantis/Elle l'empêche de dormir la nuit. Qui ça? Sarkozy !", chantent Les gars de la Royal dans leur "segoleneroyalmix". Le morceau zouk du second groupe, Classe-Affaires, s'en rapproche.

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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 13:10
Visionner l'intervention de Benoît HAMON à Saint-Nazaire le dimanche 24 septembre lors de l'université de rentrée du Nouveau Parti socialiste :
http://www.dailymotion.com/video/xfnx7_saint-nazaire-benoit-hamon-nps-2409
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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 09:26
L'IRA a définitivement renoncé à la lutte armée

'IRA est désormais engagée de manière irréversible sur la voie de la paix : cette conclusion mercredi d'un rapport d'experts, qualifiée d'historique par Londres et Dublin, donne une note d'optimisme à une semaine de négociations cruciales sur l'avenir de l'Irlande du Nord.

Les gouvernements britannique et irlandais peuvent maintenant faire pression sur le chef du principal parti protestant, le tribun Ian Paisley, pour qu'il accepte de partager le pouvoir avec les élus catholiques du Sinn Féin, l'aile politique de l'Armée républicaine irlandaise (IRA). L'IRA "est désormais fermement engagée dans une stratégie politique, rejetant le terrorisme et les autres formes de crime", a déclaré la commission chargée de surveiller les paramilitaires, dirigée par l'ancien directeur de la CIA Dick Kerr.

L'IRA a "démantelé ses structures militaires, y compris son quartier général, les services responsables de l'approvisionnement en armes, de l'ingénierie (fabrication d'engins explosifs) et de l'entraînement""mis à pied ses volontaires et supprimé leur budget", relève pour la première fois le rapport. des militants, assure le rapport des quatre experts de la Commission indépendante de surveillance (IMC). La principale organisation clandestine d'Irlande du Nord a

LA VOIE VERS UN "RÈGLEMENT FINAL"

Londres et Dublin ont salué mercredi un rapport "d'une importance capitale" voire "historique". Peter Hain, ministre chargé de l'Irlande du Nord, a parlé de "changement irréversible et sismique". "Les conclusions positives du rapport sont d'une signification considérable", a également estimé le premier ministre irlandais, Bertie Ahern, "elles sont la preuve que les conditions de sécurité en Irlande du Nord ont changé de façon radicale"

Seuls les Démocrates unionistes (DUP) du révérend calviniste Ian Paisley semblent encore douter des intentions de l'IRA et de son aile politique. "Nous devons prendre le temps d'étudier ce rapport, des problèmes demeurent, quant à l'implication de l'IRA dans des activités criminelles notamment et Sinn Féin doit encore accepter la légitimité de la loi et de la police" en Irlande du Nord, a-t-il assuré.

La semaine prochaine, des pourparlers sont prévus à St Andrews, en Ecosse, pour tenter de remettre en route les institutions régionales en Irlande du Nord, et Peter Hain a estimé que le rapport de l'IMC "ouvrait la voie à un règlement final". Londres et Dublin ont donné jusqu'au 24 novembre aux protestants et aux catholiques pour s'entendre sur un partage du pouvoir. Sans accord au 24 novembre, l'Assemblée de Belfast, qui siège de nouveau symboliquement depuis mai, après trois ans de suspension de ses travaux, sera supprimée et l'Irlande du Nord gouvernée par Londres, avec la participation de Dublin.
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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 10:46
"Fabius et DSK comptent sur les débats télévisés"

par Robert Schneider, conseiller auprès de la direction de la rédaction du Nouvel Observateur

Quels sont les points forts et les faiblesses des 3 candidats à l'investiture PS ? Que sait-on de leur programme ?
- Comme le prouvent les sondages, Ségolène Royal est extrêmement populaire et dégage une sorte d'aura mythique. Elle incarne le renouveau, dans sa manière de parler des problèmes concrets. En même temps, elle revendique des racines de gauche, en tant que conseillère de François Mitterrand et membre du Parti socialiste depuis plus de 20 ans. Elle est en outre soutenue par beaucoup de "barons locaux" à la tête des grandes fédérations du PS qui comptent, notamment celles des Bouches-du-Rhône, du Nord, de l'Aude, de l'Hérault� Enfin, la majorité des nouveaux adhérents du PS sont venus pour elle. Quant aux anciens, ils s'alignent en général sur les positions de leurs dirigeants locaux. Mais malgré ses atouts, beaucoup doutent encore de sa stature présidentielle. Elle soulève de vrais problèmes mais tend à les traiter un par un. Ses propositions manquent de cohérence.
Laurent Fabius est son exact opposé: il a la stature d'un homme d'Etat, l'expérience des plus hautes fonctions - Premier ministre, président de l'Assemblée nationale, chef du PS, ministre à maintes reprises�-, et après le départ de Lionel Jospin, beaucoup pensaient que "c'était son tour", en tant que "fils spirituel" de Mitterrand. Mais il est très impopulaire, dans l'opinion et au sein même du parti. Du fait de son ancienneté, il a été mêlé à toutes les bagarres internes et apparaît comme un "éléphant" du PS. Enfin, il a perdu des fidèles avec son "non" à la Constitution européenne. Lui pensait que cette prise de position allait être un atout pour rassembler la gauche. Mais finalement, pour la gauche de la gauche, il reste le social-démocrate qu'il était à Bercy.
Dominique Strauss-Kahn, qui a été lui aussi ministre de l'Economie, partage avec Fabius cette image. Il est toutefois le seul à avoir réussi à élaborer un discours social-démocrate qui tienne compte des évolutions modernes. A ce titre, il est bien vu dans le milieu d'affaires. Il y possède l'image d'un "gestionnaire raisonnable", même si ses prises de position récentes "plus à gauche" ont un peu déçu. Mais il reste très clair dans ses discours, très pédagogue. Il est en outre soutenu par les anciens rocardiens et une partie des jospinistes. Toutefois, son image de social-libéral - il voulait être le "Blair français"- reste un lourd handicap. Et puis, il donne davantage l'impression de postuler pour Matignon que pour l'Elysée, sans doute à cause d'un certain manque de charisme.
En ce qui concerne leur programme, tous les trois assurent qu'ils respecteront le projet socialiste, en l'adaptant sur certains points. Ce qui revient finalement à des propositions assez proches. Quelques différences cependant: Fabius s'est présenté comme le candidat des petites gens, DSK veut incarner la social-démocratie rénovée et Ségolène Royal veut répondre aux préoccupations quotidiennes des citoyens. Il est vrai que sur les grandes questions (économie, international�), la favorite des sondages ne s'est pas encore prononcée, d'où les critiques à son encontre. Mais dans les faits, c'est elle qui a lancé le débat politique ces derniers mois au PS en parlant d'éducation, de famille�

Face à l'écrasante domination de Ségolène Royal dans les sondages, Fabius et Strauss-Kahn ont-ils une chance de l'emporter ?
- Il est quasiment certain que les sondages influencent les militants qui votent. Mathématiquement, le retrait de Jospin et Lang donne encore plus de chances à Ségolène de passer dès le premier tour lors des primaires. Mais la campagne qui débute ce mardi va durer six semaines. Chez certains militants, une petite peur est toujours présente: Ségolène fait-elle le poids? Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn comptent sur les débats internes, dont certains seront télévisés, pour faire la différence. Ils soutiennent qu'ils sont plus complets, plus expérimentés qu'elle et qu'ils ont la stature de la fonction qui fait défaut à leur rivale. Les deux anciens ministres espèrent que cette différence se verra au moment des confrontations. C'est aussi ce qu'espéraient Jospin et Lang. Pour l'heure, Ségolène est toujours largement en tête.

Laurent Fabius a remis en cause l'impartialité du premier secrétaire, François Hollande, par rapport à sa compagne, Ségolène Royal. Pensez-vous que le scrutin puisse être faussé par cette situation inédite ?
- Si la direction donne des moyens matériels supplémentaires à l'un des candidats, en l'occurrence Ségolène Royal, pour mener sa campagne, oui. Mais ceci n'est pas prouvé. En revanche, il est logique que les dirigeants socialistes, y compris le premier secrétaire, se prononcent pour l'un des trois candidats d'ici au vote. Il est vrai que François Hollande se trouve dans une situation particulière, puisqu'il est le compagnon d'une candidate à l'investiture. Il affirme, dans une interview au Monde qui paraît ce mardi après-midi, qu'il ne fera pas connaître son choix "durant la période où les militants doivent faire le leur". A quoi bon puisque tout le monde le connaît... N'a-t-il pas déclaré très récemment qu'on connaissait son choix de coeur!
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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 10:39
Les différences entre les trois candidats
Voici les principales propositions des trois candidats à l'investiture socialiste pour la présidentielle, Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.

LAURENT FABIUS, qui se présente comme "clairement à gauche", prône une augmentation immédiate du Smic de 100 euros (objectif : un Smic à au moins 1.500€ d'ici 2012). Les exonérations de cotisations sociales des grandes entreprises seront "progressivement supprimées" au profit des emplois-jeunes, de la recherche et du soutien aux investissements des PME.
L'Etat se substituera aux maires qui refusent les 20% de logements sociaux (seuil légal).
Une loi-programme fixera sur 5 ans les objectifs à atteindre en matière de développement durable, domaine confié à un ministre d'Etat ou à un vice-premier ministre.
Une nouvelle république parlementaire devra être mise en place, par un référendum à l'automne 2007. Outre ce que prévoit le projet socialiste, Laurent Fabius préconise la parité au sein du gouvernement.

SEGOLENE ROYAL, qui se veut proche des problèmes des gens, met surtout en avant des valeurs ("la République du respect", "l'ordre juste", "la politique par la preuve"). Plus concrètement, elle est favorable à l'encadrement militaire des jeunes délinquants, la mise sous tutelle des allocations familiales de parents de jeunes délinquants, l'assouplissement de la carte scolaire, la révision des 35 heures, une "vraie" décentralisation, la rénovation des relations sociales (grâce au "syndicalisme de masse"). Elle défend aussi le "co-développement" avec les pays d'émigration, la coopération décentralisée, et la régularisation des sans-papiers "au cas par cas".

DOMINIQUE STRAUSS-KAHN, qui se revendique social-démocrate, propose que l'on passe, pour l'école, "de l'égalité formelle à l'égalité réelle", avec une concentration des moyens pédagogiques pour les élèves qui en ont le plus besoin, la création de filières professionnelles longues, la démocratisation de l'enseignement supérieur (50% d'une classe d'âge à Bac +3).
Il veut attaquer les inégalités à la racine et propose notamment une "régulation des licenciements économiques" et "la sécurisation des parcours professionnels".
Il faut "bâtir l'Europe sociale du XXIe siècle", avec un revenu minimum européen et une sécurité sociale professionnelle.
En politique de la ville, il faut lutter contre la ségrégation territoriale, avec financement des services publics locaux, interdiction (le projet dit "contrôle") des ventes à la découpe.

Leurs déclarations de candidature

Ségolène Royal : "Le social et le national marchent ensemble"

Plus les insécurités sociales quotidiennes et la précarité gagnent du terrain, plus les Français ont mal à la France. Et plus ils s'inquiètent de la pérennité de la nation, moins ils sont portés à la vouloir généreuse avec les siens et hospitalière aux autres. Car, chez nous, on le sait, le social et le national marchent ensemble, et c'est l'Etat qui est le garant de leur alliance. Ce pacte républicain est aujourd'hui malmené, affaibli, parfois même frontalement remis en cause. Or les Français y sont attachés mais se demandent s'il est encore viable, et si oui, comment l'actualiser. Au nom de quelles valeurs, pour quelles sécurités nouvelles, en vue de quels équilibres ?

Je vous le dis : la campagne des élections présidentielles va permettre de refonder ce pacte républicain et d'apporter la preuve que la parole sera tenue. (…)

Laurent Fabius : "Vers une république parlementaire nouvelle"

Le projet socialiste que je porterai comprendra d'abord l'amélioration du pouvoir d'achat, en particulier par l'augmentation du smic, des salaires et des retraites. J'engagerai un effort massif pour l'emploi, qui implique des entreprises dynamiques; un effort pour l'éducation, la formation et la recherche; un effort pour le logement et la santé.

Avec le nouveau gouvernement qui sera constitué et qui sera composé à égalité de femmes et d'hommes, j'avancerai vers une république parlementaire nouvelle, organisant une vraie responsabilité politique, défendant les services publics et tenant bon sur le terrain de la laïcité.

Enfin, je me mobiliserai pour relancer et réorienter la construction européenne sur le plan social, économique, écologique, en tenant compte évidemment des résultats du référendum ; (…)

Dominique Strauss-Kahn : "Priorité à la question économique et sociale"

Je partage beaucoup de choses avec Ségolène Royal. Mais il y a des différences. D'abord, je ne crois pas que ce débat [au PS] soit une "machine à perdre". Je ne crois pas que dans la mondialisation, avec les emplois qui disparaissent, il y ait une autre priorité que la question économique et la question sociale. Il me semble qu'elle met l'accent sur d'autres sujets. Et nous n'avons pas la même conception de la présidence de la République.

Moi, je ne veux plus d'un président arbitre. Je veux un président qui met la main à la pâte. (…) Les pays qui nous entourent ont tous des exécutifs qui conduisent la vie politique du pays. Il faut que nous sortions de ce président monarque, que l'on a connu, à droite comme à gauche d'ailleurs, et qui ne correspond plus aux temps de demain. Je suis le seul au PS à avoir cette conception de la présidence.

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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 10:35
DSK raille ceux qui refusent le débat
A ceux qui "craignent que le débat abîme le candidat" Dominique Strauss-Kahn rappelle qu'il faudra bien "aller débattre avec Nicolas Sarkozy dans la vraie élection".


Dominique Strauss-Kahn (Sipa)
 
 
"Il faut du débat", a martelé mercredi 4 octobre le candidat à l'investiture socialiste Dominique Strauss-Kahn, rappelant à ceux qui "craignent que le débat abîme le candidat" qu'il faudra "aller débattre avec Nicolas Sarkozy dans la vraie élection".
"Plus il y aura du débat, plus le débat sera du face-à-face, plus je serai content", a lancé Dominique Strauss-Kahn sur France-Inter. "Plus le débat sera masqué et évité, moins ce sera bon. Le débat nous enrichit."
"Certains craignent que le débat n'abîme le candidat", a-t-il relevé. Mais "si on craint d'être abîmé par le débat, il ne faut pas aller débattre avec Nicolas Sarkozy dans la vraie élection" présidentielle.

Six débats
Les adversaires socialistes de Ségolène Royal ont accusé la candidate d'être réticente aux débats internes au sein du PS. Elle a toutefois accepté que 6 débats soient organisés pendant les 6 semaines de la compétition interne au PS.
Dominique Strauss-Kahn a précisé qu'il n'était toujours "pas rassuré sur les conditions du débat" à l'intérieur du parti. Interrogé sur l'attitude du Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande, compagnon de Ségolène Royal, le candidat a souhaité "qu'il s'investisse massivement" dans l'organisation de ces débats pour en garantir l'impartialité. "Ce sont des problèmes que je crois secondaires", a-t-il néanmoins ajouté. (AP)
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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 14:38
Socialiste au 4e degré
Par Pierre MARCELLE

Connaissiez-vous Christophe Caresche ? Moi non plus, jusqu'à la semaine dernière que je découvrais le sens de l'humour de ce député ségocialiste parisien, adjoint au maire pour les questions de sécurité. Tout au plus me souvenais-je qu'il fit partie, au début de l'été, des parrains de ce projet de loi visant à punir de 3 750 euros les clients des prostitué(e)s ­ initiative qui, à l'époque, m'amena à regarder M. Caresche comme un drôle de client. C'est le même qui, jeudi et dans les pages du Monde,  «n'excluait pas», en cas de maintien de Lionel Jospin dans la course à l'investiture présidentielle, des « manifs de militants PS contre lui», dans la rue où réside le grand ex-premier secrétaire et ministre. Tiens, me dis-je en mon for, le défilé automne-hiver des charognards aspirant à se faire une carrière sur le cadavre du grand gris a déjà commencé, et c'est le caressant Caresche qui ouvre le bal des faux-culs ! Et je l'imaginai, l'adjoint à la sécurité, conduisant rive gauche une troupe plus fournie que celle des socialistes apportant à Cachan ou à Limoges leur socialiste soutien aux affamés de papiers jeûnant depuis trente-cinq ou quarante jours. Après tout, songeais-je avec fatalisme et résignation, il faut à tout un commencement et un apprentissage. Quand ils auront bien battu le pavé parisien et fini de lapider Jospin, les néo-adhérents du PS pourront prendre un train à destination de la Seine-Maritime afin d'aller signifier à Laurent Fabius qu'ils ne l'aiment pas, et bombarder le fronton de sa mairie de barquettes de carottes râpées en braillant en choeur la vieille chanson du sang contaminé, plus fédératrice, au PS nouveau, que l'Internationale... Mais, quelques heures plus tard, le citoyen Caresche s'est dégonflé. Pour l'AFP qui le sollicita, il évoqua une «boutade». Quand il ajouta que son «quatrième degré n'avait pas été suffisamment compris», j'ai compris que Christophe Caresche était d'abord un boute-en-train, de la tendance des joyeux lurons. Au Parti socialiste aussi, il en faut.
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3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 13:46
Trois candidats socialistes : l'entrée en campagne

es 7 présidentiables socialistes qui s'étaient présentés sur la ligne de départ le 16 septembre, à Lens, dans le Pas-de-Calais, pour un premier débat public de confrontation, il n'en reste plus que 3 : Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. La détermination des finalistes aura eu raison de celle des autres : Lionel Jospin le premier, François Hollande, puis Jack Lang ont renoncé à "être un candidat de plus". Martine Aubry – qui n'avait pas fait de déclaration – a mis fin à l'ambiguïté dans le même non-dit.

Après l'enregistrement des candidatures, mardi 3 octobre, le conseil national, le "parlement" du parti, réuni samedi 7 octobre, vérifiera leur conformité. Chaque candidat doit présenter 30 parrainages récoltés auprès des membres dudit conseil. Ensuite, tout commence.
Jusqu'au premier tour du vote des militants, le 16 novembre, les candidats vont faire campagne pour convaincre les 210 000 adhérents du PS. Une "période pénible" aux yeux de Ségolène Royal, "utile" pour ses concurrents Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, risquée pour chacun d'entre eux, mais qui constitue, aussi, un rodage de l'autre campagne à venir. Si Ségolène Royal apparaît largement favorite de la primaire et bénéficie du ralliement d'un nombre croissant d'élus et de cadres, les 2 autres candidats affichent aussi des listes de soutien. Bluff, trahisons et surprises seront de la partie. Et quelques inconnues.

Quel va être l'impact des débats ? Les responsables du PS se sont mis d'accord. 6 débats seront organisés avant le 16 novembre, 3 sur les chaînes parlementaires, 3 devant les militants en province. Le 1er débat télévisé est programmé le 10 octobre sur le thème des questions économiques et sociales, le 2ème aura lieu le 17 octobre sur les questions de société, d'environnement et de démocratie, et le 3ème le 7 novembre sur les questions internationales. Les 3 autres débats, décentralisés, sont prévus le 19 octobre, le 26 et le 9 novembre. Aucun lieu n'a encore été défini. Les candidats seront interrogés sur les mêmes sujets. LaurentFabius ayant rencontré un franc succès lors du grand oral de Lens, ses partisans misent sur cet exercice.

Comment vont voter les nouveaux adhérents ? Avec près de 73 000 nouveaux adhérents, le PS a vu ses effectifs progresser de 35% ! Rien que sur Paris, devenue la 1ère fédération, ce sont près de 18 000 militants, au total, qui pourraient se rendre aux urnes. De quoi donner des sueurs froides aux responsables fédéraux bousculés dans leurs habitudes par l'arrivée massive de ces sympathisants qu'ils ne connaissent pas. Et alors que Ségolène Royal paraît encore la mieux placée dans cette catégorie, des dirigeants locaux mettent en garde contre un éventuel éparpillement des voix.
A Paris, Patrick Bloche, premier secrétaire, se souvient de l'affrontement entre Bertrand Delanoë et Jack Lang, dans le rôle du favori, pour la mairie en 2001. "Beaucoup de nouveaux adhérents attendent encore d'être fixés", estime-t-il. "Ça discute, approuve Serge Janquin, premier fédéral du Pas-de-Calais. L'inconnue est bien plus forte aujourd'hui que par le passé." Les listes électorales devant être rendues publiques fédération par fédération et communiquées aux candidats, les militants vont bientôt être abreuvés d'argumentaires. Quand ils ne recevront pas directement un appel chez eux…

Quel va être le poids des élus et des cadres ? "Nous avons zéro perte chez les cadres", assure le fabiusien Pascal Popelin, premier secrétaire de la fédération de Seine-Saint-Denis, qui bute cependant toujours sur la même équation : "On connaît les candidats, pas encore le corps électoral."
Chacun affiche donc des listes de soutien : petits et grands élus, parlementaires ou simples conseillers généraux, secrétaires de section ou militants aguerris, tout est bon à prendre pour attirer ce que François Hollande nomme "les vecteurs d'influence". Mais la situation, sur le terrain, est plus contrastée. Sur les "big five", les 5 premières "fédés" du PS, Ségolène Royal est devenue la candidate des Bouches-du-Rhône, du Nord et de l'Hérault.
Après le retrait de Jack Lang, dans le Pas-de-Calais, Serge Janquin, attend un "délai de décence" avant de se prononcer, probablement le 4 octobre. A Paris, Patrick Bloche se garde bien d'afficher sa préférence. Il pourrait rallier Ségolène Royal, mais sans enthousiasme. Sa fédération compte des représentants de tous les courants et reste, par-dessus tout, le cœur de la Jospinie.
Ailleurs, des premiers fédéraux ont fait leur "outing" sans avoir l'assurance d'être suivi. Des départements seront très disputés. Dans l'Ain, le premier fédéral est royaliste, à Bourg-en-Bresse, le candidat aux législatives est fabiusien, le secrétaire de section est partisan de Strauss-Kahn et les militants ont voté pour le courant Nouveau Parti socialiste (NPS) au dernier congrès !

Quelle va être l'attitude des non-alignés ? Les partisans de Lionel Jospin ont choisi, pour le moment, de rester en retrait. Lionel Jospin a indiqué qu'il ne voterait pas pour Ségolène Royal, sans donner plus de précision sur le choix qu'il fera. Les partisans de Dominique Strauss-Kahn espèrent bénéficier du plus grand nombre de report de voix. Mais le maintien de la candidature de"DSK", et les messages envoyés sur "l'homme du passé", par presse interposée, par ses principaux lieutenants, ont laissé des traces. Voter Laurent Fabius, le frère ennemi, ne fait pas l'affaire non plus pour certains. Comme d'autres, Martine Aubry a décidé qu'elle ne donnerait aucune consigne de vote dans sa ville de Lille.
Autre courant sans candidat, le Nouveau Parti socialiste est écartelé. L'un de ses codirigeants, Vincent Peillon, a choisi de rallier Ségolène Royal. Les 2 autres dirigeants de NPS, Henri Emmanuelli et Benoît Hamon ont tenté, en vain, un appel à François Hollande. Résultat : plusieurs fédérations comme la Creuse, la Manche, les Landes, voire les Pyrénées-Atlantiques, restent dans l'incertitude. Laurent Fabius a bon espoir, ici, de récupérer ceux qui ont été des militants du non.


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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 11:05
Courte victoire des sociaux-démocrates aux législatives autrichiennes

'opposition sociale-démocrate (SPÖ) a remporté, dimanche 1er octobre, une courte victoire aux élections législatives en Autriche devançant les conservateurs du chancelier sortant Wolfgang Schüssel par 35,7% des voix contre 34,2%, selon les résultats donnés par le ministère de l'intérieur. Ces résultats ne tiennent cependant pas compte des 400 000 bulletins de vote d'Autrichiens de l'étranger et de citoyens n'ayant pas voté dans le bureau de vote de leur domicile. Ces bulletins devraient être dépouillés seulement d'ici le 10 octobre.

"Les électeurs ont marqué un besoin de changement", a expliqué sur la télévision ORF le leader des sociaux-démocrates Alfred Gusenbauer. Prudent, il a également souligné avoir"besoin d'un résultat définitif" et s'est dit prêt à mener de prochaines négociations séparées avec les conservateurs et les Verts pour former une coalition de gouvernement. Cela pourrait prendre des semaines.

Avant même les résultats officiels, Wolfgang Schüssel avait implicitement reconnu sa défaite."Je sais bien que vous n'avez pas le cœur à la fête, moi non plus", avait-il déclaré devant des militants. "Il faudrait un petit miracle pour que les choses changent encore", avait-il ajouté.

Le parti SPÖ d'Alfred Gusenbauer, malgré des sondages donnant jusqu'au bout une avance à l'ÖVP, était donné vainqueur avec 35,7%, contre 34,2% à l'ÖVP, 11,2% au FPÖ (extrême droite) et 10,5% aux Verts, selon des chiffres provisoires du ministère de l'intérieur. Les conservateurs perdraient ainsi 13 sièges de députés, avec 66 mandats contre 68 aux sociaux démocrates restés stables par rapport à 2002.

L'extrême droite, divisée, devrait quitter le gouvernement bien que le parti libéral FPÖ de Heinz-Christian Strache, successeur et rival de Jörg Haider, obtienne à l'arraché la troisième place. Mais le BZÖ, le parti de Jörg Haider, crédité de 4,2% par le ministère, devrait entrer de justesse au Parlement fédéral.

IMPORTANCE DES 400 000 VOIX ENCORE À DÉPOUILLER

Le politologue Peter Ulram a cependant souligné dimanche soir l'importance des 400 000 voix restant à dépouiller. En tenant compte de ces votes, "il se peut que le BZÖ n'atteigne pas les 4% nécessaires pour entrer au Parlement, dans ce cas les sociaux-démocrates et les Verts disposeront d'une majorité absolue", a-t-il expliqué.

En cas d'entrée au Parlement du BZÖ, une "grande coalition" entre les sociaux démocrates et les conservateurs, dirigée par M. Gusenbauer, serait la "seule" option possible, estime M. Ulram, qui exclut "pour des raisons de conflit de personnes" une alliance des conservateurs avec les deux partis d'extrême droite.

M. Schüssel avait choqué l'Europe en février 2000 en devenant le premier dirigeant européen à former une coalition avec l'extrême droite. La droite avait alors devancé les sociaux-démocrates pour la première fois depuis 1966, avec un score historique de 42,3% des voix. Le SPÖ, longtemps en tête dans l'opinion, avait chuté ces derniers mois dans les sondages à cause du scandale de la banque Bawag, propriété de la centrale syndicale ÖGB, elle-même très liée à la gauche. La banque avait caché pendant plusieurs années un trou d'environ trois milliards d'euros, à la suite de spéculations douteuses ou de fraudes.

Quelque 6,1 millions d'Autrichiens étaient appelés aux urnes dimanche pour élire 183 députés au Conseil national (Nationalrat), la Chambre basse du Parlement.

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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 15:44
Laurent Fabius a annoncé formellement, dimanche 1er octobre, qu'il se présentait à l'investiture présidentielle socialiste."Chers amis, chers camarades, j'ai décidé, si les militants socialistes le veulent, d'être candidat à la présidence de la République", a déclaré l'ancien premier ministre qui a fait sa déclaration sous la Halle de Fleurance, devant les militant socialistes du Gers, où il participe à l'université d'automne du collectif "Sauvons la recherche". Il rejoint ainsi Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal.

"J'ai décidé, si les militants socialistes le veulent, d'être candidat à la présidence de la République", a lancé M. Fabius sous les applaudissements des centaines de militants qui l'ovationnaient, en scandant : "Laurent président". "Je veux que dans les mois à venir il y ait un "candidat du pouvoir d'achat" qui parle aux salariés, et qui fera du logement, de l'emploi et de la santé des messages forts de la campagne". "J'aime la France, je la connais dans ses profondeurs" et "elle peut retrouver un rang qu'elle n'aurait jamais dû perdre", a-t-il dit en fustigeant ceux qui parlent de "déclin".

"Il s'agit de faire en sorte que dans quelques mois le prochain président de la République soit un socialiste", a-t-il affirmé, en appelant à "une gauche rassemblée autour d'un projet novateur" et affirmant que le gouvernement qu'il mettrait en place serait "composé à égalité de femmes et d'hommes".

M. Fabius a fait son annonce sous la halle du bourg, en terre socialiste, devant le président de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, le député PS et président du Conseil général du Gers Philippe Martin et le maire PRG de Fleurance, Raymond Vall.

FABIUS ASSUME SON VIRAGE À GAUCHE

Laurent Fabius a déclaré samedi à Cuincy, dans le Nord, "assumer complètement" son changement d'orientation politique, l'expliquant par le fait que lui-même et la gauche "ont gouverné". "Les valeurs du socialisme n'ont pas varié d'un iota (...) mais sur les propositions concrètes, il est vrai que les choses ont changé pour moi", a déclaré M. Fabius lors de l'université de rentrée du courant Forces militantes pour la démocratie et le socialisme (FMDS) de Marc Dolez, rallié à sa candidature.

"Si j'ai changé ? Oui, je l'assume complètement", a ajouté l'ancien premier ministre, en faisant allusion à ses engagements très marqués à gauche depuis deux ans, alors qu'il a longtemps eu l'image d'un social-libéral. "Les choses ont changé, d'abord parce qu'on a gouverné et que j'ai gouverné", a-t-il expliqué, évoquant également un "monde qui n'est plus le même". "Tout cela fait qu'honnêtement, je dis aujourd'hui que si le pays doit être redressé, ce doit être par la gauche, que si la gauche veut gagner, ce ne peut être que sur des positions clairement de gauche", a ajouté celui qui avait, comme M. Dolez, soutenu le "non" au référendum sur la Constitution européenne de mai 2005."Ce que je dirai, je le ferai mais je refuserai aussi tout conservatisme", a-t-il promis, très applaudi, appelant au "rassemblement de toute la gauche". Parmi les soutiens à sa candidature, M. Fabius a pu noter celui de Michaël Moglia, secrétaire général du courant "Rénover, maintenant" d'Arnaud Montebourg, rallié, lui, à Ségolène Royal.

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