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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 10:38
"Super Tuesday" : léger avantage Clinton, percée de McCain
LE MONDE | 06.02.08 | 09h47  •  Mis à jour le 06.02.08 | 09h47
Washington, New York, Correspondants

e "super-mardi", avec ses scrutins dans 24 Etats américains, a livré son verdict. Rien n'est définitivement joué chez les républicains ; et encore moins chez les démocrates. Aucun de leurs candidats n'aura obtenu, mardi 5 février, le nombre de délégués suffisant pour assurer sa victoire à la convention de son parti, cet été.

John McCain, le sénateur de l'Arizona, semble avoir toutefois fait un pas décisif vers la nomination en arrivant nettement en tête chez les républicains, mais l'ancien gouverneur de l'Arkansas, Mike Huckabee, et celui du Massachusetts, Mitt Romney, ont réussi à l'emporter dans plusieurs Etats, et annoncé tous deux qu'ils ne renonçaient pas. Dans son discours, à Phoenix, M. McCain s'est fait applaudir par ses partisans en leur lançant : "J'étais le candidat perdant il y a encore peu, il me semble que, désormais, je suis celui qui mène la course." La plupart des commentateurs jugent qu'après ses victoires en Californie et à New York, les chances de ses adversaires de remonter la pente sont faibles. M. McCain a déjà le double de délégués par rapport à ses concurrents.

Il reste que, dans de nombreux Etats, M. Huckabee ne perd que de peu. Même si le système de désignation des républicains alloue tous les délégués d'un Etat au seul vainqueur, les scores de M. Huckabee – un ancien pasteur – lui permettent d'envisager de rester vigoureusement dans la course, des primaires républicaines devant encore se dérouler dans plusieurs Etats du Sud (Louisiane, Mississipi…) où le vote religieux, qui lui est beaucoup acquis, est important, comme l'ont montré ses succès, mardi, en Géorgie ou dans le Tennessee.

resultatsupertuesday.jpgDu côté des démocrates, le résultat est encore plus serré. A 1 heure du matin (heure de New York) une feuille de papier à cigarette séparait Hillary Clinton de Barack Obama dans le décompte national des voix. La première engrangeait 5630000 voix contre 5610000 à son concurrent.

En nombre d'Etats gagnés, le résultat est favorable à Barack Obama, le sénateur de l'Illinois (13 contre 9). Mais la sénatrice de New York a, de fait, remporté le scrutin dans 4 des 5 principaux Etats les plus peuplés qui fournissent le plus grand nombre de délégués : son propre Etat de New York, le New Jersey, et plus important encore, la Californie, où il paraissait quasi assuré, dans la nuit, que MmeClinton avait pris l'avantage (elle avait près de 400000 voix d'avance après un décompte sur moins de 35% des votants). Un résultat qui, symboliquement, lui était essentiel, la Californie étant l'Etat le plus "métissé" des Etats-Unis, et les ultimes sondages avant le scrutin la donnaient battue. Dans son discours, elle s'est d'ailleurs félicitée d'une "victoire de l'Amérique de tous les âges et de toutes les couleurs".

"NOTRE TEMPS EST VENU"

Son succès a été marquant dans le Massachusetts, où son adversaire, après avoir obtenu les soutiens de la famille démocrate "reine", les Kennedy, et de John Kerry était supposé détenir un avantage déterminant. Elle l'a également emporté dans la plupart des Etats du Nord-Est, blancs et industrieux, hormis le Connecticut, où M. Obama s'est imposé, surprenant les spécialistes des sondages. Le mode de désignation des délégués à la convention démocrate étant particulièrement compliqué – il s'agit d'une proportionnelle relative – on ne devrait pas connaître le nombre précis de délégués gagnés par les 2 candidats avant mercredi, sachant que le décompte en Californie sera long, en particulier parce que 25% de l'électorat vote par correspondance.

Mais le sénateur de l'Illinois est loin d'être battu. Quel que soit le résultat en Californie, déclarait-il mardi soir, "notre temps est venu, notre mouvement est une réalité, le changement arrive en Amérique". Hormis son succès surprise dans le Connecticut, il a gagné tous les "caucus", qui sont des votes après débat public, et il l'a emporté dans plusieurs Etats de la ceinture centrale du pays. "Plus le temps passe, et plus il impose sa présence", a dit sur la chaîne ABC George Stephanopoulos, un ancien responsable de la communication de la Maison Blanche sous l'administration Clinton.

Sylvain Cypel, Corine Lesnes
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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 16:36
Sauvegardons la laïcité de la République
pétitition de la ligue de l'enseignement

Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.
La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques  ou ses convictions religieuses.
Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.
Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation  des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute  leur  place au doute, à l’imagination et à la créativité.
C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité. 

Signer la pétition

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 10:19
undefinedPour l'instant, la campagne des primaires, tant chez les Républicains que chez les Démocrates semble reprendre la logique du scénario de la sixième saison de la série "The West Wing", à la grosse différence prêt que le sortant n'est pas Démocrate.
Après une forte montée des religieux dans la campagne républicaine, marquant une nouvelle fois la puissance de la droite conservatrice chrétienne sur le GOP, c'est un candidat recentré qui va sortir du chapeau (mais pas celui que l'on pensait, puisque McCain a doublé rapidement Giulianni qui n'a finalement jamais émergé) avec sans doute un colistier qui sera là pour représenter l'aile conservatrice.

Chez les Libéraux, la favorite rencontre des difficultés, le candidat du changement radical (Latino dans la série, à gauche, mais pragmatique) émerge peu à  peu... Barack Obama, métis, mais n'ayant pas pour autant le background des afro-américains, semble représenter ce changement radical ; il est monté plus vite que le fictionnel Latino de West Wing mais la désignation sera serrée jusqu'à la dernière minute et la convention démocrate risque d'être tapageuse (moins que dans la série cependant).  Les primaires finiront-elles comme la sixième saison ? par l'alliance de la radicalité et du changement avec l'expérience ? tous appellent de leurs voeux désormais un ticket avec les deux finalistes démocrates... La position d'Edwards sera pourtant déterminante.

Et surtout, la question majeure, c'est de savoir si l'élection réelle se terminera comme la septième saison.

Fred
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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 14:18
Le président serbe, le proeuropéen Boris Tadic, obtient de justesse un nouveau mandat
LE MONDE | 04.02.08 | 09h52  •  Mis à jour le 04.02.08 | 09h53

e 11 juillet 2005, le président serbe, démocrate et proeuropéen, Boris Tadic, réélu de justesse, dimanche 3 février, pour un deuxième mandat avec un peu plus de 50,5% des voix, se rend aux commémorations du 10ème anniversaire du massacre de Srebrenica. Le geste est fort. Inédit pour un président de la Serbie depuis le massacre. Mais il laisse un goût d'inachevé.

Comme ses détracteurs le lui reprochent souvent, Boris Tadic, élu une première fois en 2004 face à son adversaire de dimanche, l'ultranationaliste Tomislav Nikolic, ne fait que la moitié du chemin. Et dimanche, dans une Serbie torturée par les démons du passé et la crise économique, M.Tadic doit moins sa réélection à la confiance des électeurs, qui se sont fortement mobilisés (67,6% de participation), qu'à la peur de l'isolement du pays qui aurait sans doute suivi l'élection de M.Nikolic, l'ami de l'extrémiste russe Vladimir Jirinovski.

A Srebrenica, au mois de juillet 1995, quelque 8000 musulmans, essentiellement des hommes, placés théoriquement sous la protection de casques bleus dans cette enclave de Bosnie-Herzégovine, avaient été exécutés par les forces bosno-serbes du général Ratko Mladic, étroitement lié au régime de Belgrade. L'exécuteur du plus grand massacre depuis la fin de la seconde guerre mondiale, inculpé de génocide par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), court toujours. Il reste un héros pour une partie non négligeable des Serbes, notamment parmi ceux qui soutiennent TomislavNikolic.

Le 11 juillet 2005, Boris Tadic prend sans doute tout cela en considération. Certes, il rend hommage aux victimes musulmanes. Avant son voyage à Srebrenica, ce natif de Sarajevo (en 1958) explique que "l'avenir de la Serbie dépend de la façon dont elle se distanciera des crimes de guerre commis en son nom dans les années 1990". Mais il ne s'excuse pas, au nom de la Serbie, pour le rôle joué par le régime de Slobodan Milosevic durant la guerre en Bosnie (1992-1995).

Ancien joueur de water-polo à la carrure d'athlète, ce diplômé en psychologie au sourire de play-boy n'est pas un homme de décision. Il souffre à cet égard de la comparaison avec la figure écrasante de Zoran Djindjic, son premier ministre lorsqu'il était ministre des télécommunications (de 2001 à 2003). Zoran Djindjic avait été, lui, l'artisan de la chute de Slobodan Milosevic en septembre 2000 puis de son transfèrement à La Haye en 2001. Ce courage scella son destin.

Boris Tadic a eu le mérite de reprendre en main le Parti démocrate (DS) dans une période difficile, notamment de poursuivre une douloureuse transition économique. Mais en voulant trop s'écarter de l'ombre pesante du martyre Djindjic, son prédécesseur à la tête du DS, il s'est notamment fâché avec Cedomir Jovanovic, jeune politicien démocrate, héritier spirituel de Zoran Djindjic, moins prompt au compromis avec une partie de l'ancienne garde du régime Milosevic. Avant d'être assassiné en mars 2003, Zoran Djinjic avait eu, en privé, ce mot cruel à propos de M.Tadic : "Boris? Un bel homme. Voilà." Trop cruel sans doute.

Beaucoup d'électeurs démocrates, qui n'aspirent qu'à entrer dans l'Union européenne comme les voisins de Roumanie, Bulgarie ou demain de Croatie, attendent de M.Tadic qu'il finisse d'imposer ses sincères convictions proeuropéennes. Traduit en termes de politique intérieure, il s'agit de clarifier ses relations avec le premier ministre Vojislav Kostunica, nationaliste, légaliste rigide et eurosceptique. Celui que Zoran Djindjic crut pouvoir utiliser en parvenant à le mettre en avant pour faire tomber Slobodan Milosevic. Ainsi, le Parti démocrate de Serbie (DSS) de M.Kostunica n'est arrivé qu'en troisième position aux législatives de 2007, loin derrière les plus de 30% du DS. Mais il a réussi à faire plier BorisTadic et à obtenir le poste de premier ministre.

Au second tour de la présidentielle, M. Kostunica n'a pas pour autant appelé à voter pour lui. Mais si M.Tadic veut appliquer sa politique réformiste et proeuropéenne – tout en s'opposant à l'indépendance du Kosovo –, il devra trancher dans le vif.


Christophe Châtelot
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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 16:00
clin d'oeil à Alain Chabat...
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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 00:15

> Univers
IDEES


Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 17h55
  Du grain à moudre



  de Brice Couturier

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Podcast


 
 
émission du mardi 29 janvier 2008
L’école est –elle menacée pour le regroupement identitaire ?

 

  L’ethnicisation de la cour de récré, c’était l’un des points d’inquiétude soulevés par le rapport Obin, en 2004. Bien que contesté pour sa méthode d’investigation, le rapport avait pointé quelques phénomènes graves, peut-être isolés. Jean-Pierre Obin, inspecteur général de l’Education Nationale, rapportait l’anecdote d’un collège baptisé le « collège juif », bien qu’il fût parfaitement public. C’était simplement la crainte de voir leur enfant victime de ségrégation ou de rejet qui avait poussé les parents à mettre au point une stratégie d’investissement massif du même établissement. Par ailleurs, les demandes d’inscription dans les écoles privées juives croissent chaque année. Aujourd’hui, l’enseignement confessionnel est également une revendication de certaines associations musulmanes même si, à l’heure actuelle, seuls 3 collèges se revendiquant de cette religion existent, trois collèges qui comptent à peine 400 élèves.
Cette tentation de l’entre-soi qui point tous les ans d’avantage en France est une vraie pierre d’achoppement pour l’école républicaine laïque. Dans le Monde de l’Education de ce mois-ci, qui consacre un long dossier à cette question, on apprend qu’un autre rapport, cette fois de l’Inspection générale de l’éducation, un rapport non rendu public, évoquerait quelques tentatives de regroupement ethnique par des familles d’une même communauté, et ce à l’occasion de l’assouplissement de la carte scolaire. Si jusqu’à présent l’entre-soi s’opérait encore par le recours au privé, la situation pourrait donc changer à la rentrée prochaine avec la possibilité de choisir son collège ou son lycée. Si ces prédictions se réalisaient, on ne manquerait pas d’y voir un nouvel échec de la République. Raphael Elmaleh qui a publié un ouvrage sur l’histoire de l’éducation juive moderne en France, analyse ainsi le phénomène : autrefois l’école juive transformait de petits juifs en petits Français, aujourd’hui, on lui demande de métamorphoser de petits Français en petits juifs. Même raisonnement possible, très certainement, pour les jeunes « beurs ».
Alors que faire ? Faut-il se résoudre à un éclatement de l’offre scolaire et à une ségrégation de fait de la jeunesse française ? Faut-il incriminer l’imperméabilité de façade de l’institution scolaire au fait identitaire et penser une école plus ouverte sur les revendications des parents ?


  Invités

 
Alain Morvan.  Professeur de littérature anglaise à la Sorbonne
Recteur d'académie de 1993 à 2007

 
Dounia Bouzar.  Anthropologue du fait religieux
Expert européen
Auditrice auprès de l’Ihedn
Chargée d’études à la Protection Judiciaire de la Jeunesse
Co-fondatrice de Dynamique Diversité

 
Françoise Lorcerie en duplex d'Aix en Provence.  Directrice de recherche CNRS, à l'IREMAM
Spécialiste de Politique éducative et politique d'intégration des immigrés

 
Benjamin Touati.  Directeur de L’institut Rina et André Néher
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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 23:59

Education et économie

 

cliquer ici pour avoir le texte en PDF


Le rapport remis par Jacques Attali sur les moyens de relancer la croissance doit faire l’objet d’un examen critique approfondi. Des groupes de réflexion comme La Forge  en ont produit une "contre-expertise" particulièrement intéressante. Globalement, nous assistons bien à la liquidation radicale (prônée ici par un « homme de gauche ») d’un modèle du « bien commun » fondé sur le débat démocratique et l’engagement de l’État comme expression de la volonté nationale. C’était le modèle du Conseil National de la Résistance dont la droite libérale appelle à se débarrasser depuis maintenant plusieurs années. Il est remplacé par le modèle bien plus archaïque – et qu’on veut nous faire passer pour « moderne » - de Guizot : « Enrichissez-vous ! ». On prend acte de la montée des individualismes et de la confrontation des intérêts particuliers et on joue sur ceux-ci pour produire des effets d’enrichissements individuels censées créer miraculeusement la croissance nationale. En cherchant à résoudre ses problèmes immédiats et en courant après son propre profit, l’homme « moderne » ferait progresser un pays réduit à la juxtaposition des richesses individuelles. Le collectif dans sa spécificité est ramené à la somme des agitations personnelles et corporatistes : on fait l’hypothèse qu’en faisant monter les tensions sociales, au sein des groupes (puisqu’il faut toujours « s’en sortir » mieux que les autres et contre les autres) et entre les groupes (identifiées comme consubstantiellement concurrents), on crée du développement cohérent. C’est, évidemment, confondre le développement avec l’effervescence, la détermination avec la fermentation, la volonté avec la nervosité… la pensée réfléchie et le débat démocratique avec un talk-show où le bon mot fait fonction de preuve et le best of de consécration universelle… C'est oublier le projet démocratique lui-même, c'est abandonner, au sens propre, la République : la chose publique.

 

Sur le plan éducatif, ce rapport reprend et développe l’essentiel des préconisations et réformes des gouvernements successifs depuis six ans (socle commun avec une orientation encore plus « fonctionnelle », suppression de la carte scolaire, développement d’une « culture de l’évaluation » systématique, etc.). Il préconise aussi un enseignement de l’économie plus développé et plus précoce que celui qui existe actuellement ; mais il s’agit bien, ici, d’économie et non de « sciences économiques et sociales », selon la dénomination qui existe aujourd’hui et qui se voit, semble-t-il, amputée d’une sociologie perçue sans doute comme trop critique.

 

En réalité, le rapport Attali conforte un mouvement de libéralisation-technicisation de l’enseignement actuellement largement en cours. Libéralisation, car on confond l’institution publique avec un service qui doit satisfaire les intérêts à court terme des usagers, au détriment de ses valeurs spécifiques. Technicisation car, dès lors qu’on abandonne les finalités de l’École de la République – indissociablement instruction et émancipation -, il ne reste plus qu’un ensemble de mécanismes de contrôle produisant les « indicateurs » permettant aux clients de se déterminer et à la puissance publique de renforcer les inégalités en subventionnant ceux qui ont les meilleures performances…

 

On veut croire que ce mouvement n’est pas irréversible et espérer qu’il provoquera un salutaire sursaut…

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 10:56
undefinedC'est devant plus de 25 personnes, venant des quatre coins du département du Val d'Oise que s'est tenu le premier café poltique de "Réinventer la Gauche Val d'Oise", mercredi 23 janvier 2008, à Sannois. On remerciera particulièrement le patron du café Le Must qui a mis à notre disposition gratuitement son Lounge et nous a sympathiquement accueilli.
J'animais les débats et notre remarquable intervenant était Liem HOANG NGOC, économiste, chercheur au CNRS, Professeur à Paris, membre du conseil national du PS et délégué national à la fiscalité.

Les débats de qualité vous sont restitués ici, avec une petite marge d'erreur toute naturelle.

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29 janvier 2008 2 29 /01 /janvier /2008 09:41
Je ne résiste pas à vous faire connaître le blog de campagne de quelqu'un de bien...
http://www.herve-de-deroy.com/
Ensemble pour le changement


photoHervé DE DEROY, qui êtes-vous ? Je suis un méruvien ! Réponse un peu simple vous semblera-t-il, mais c’est d’abord en tant que tel que je ressens une volonté forte : offrir à mes concitoyens ce que je peux leur apporter pour les servir, avec l’équipe constituée autour de moi.Méruvien je le suis  dans la vie quotidienne, je le suis par mes connaissances, mes amitiés, mon travail
[...]

 

 
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27 janvier 2008 7 27 /01 /janvier /2008 13:16
Etats-Unis : Barack Obama remporte la primaire de Caroline du Sud
 
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 27.01.08 | 07h27  •  Mis à jour le 27.01.08 | 07h47

e sénateur de l'Illinois Barack Obama a remporté largement, samedi 26 janvier, la primaire démocrate de Caroline du Sud.  Il s'est imposé avec 55% des suffrages, devant Hillary Clinton (27%) et John Edwards, natif de Caroline du Sud (18%), un résultat qui dépasse largement les prévisions.

Barack Obama remporte sa deuxième victoire après l'Iowa le 3 janvier, devant Mme Clinton, qui a obtenu le New Hampshire et le Nevada. Cette victoire donne un nouvel élan à la campagne d'Obama en vue du "Super Tuesday" le 5 février, où 22 Etats, dont la Californie, le New Jersey et New York,
sont appelés à se prononcer.

Le jeune élu a balayé samedi les critiques "des cyniques qui croient que ce qui a commencé dans les neiges de l'Iowa était juste une illusion". "Nous formons la coalition d'Américains la plus diversifiée que nous ayons vue depuis longtemps", a déclaré M. Obama ovationné par plus d'un millier de partisans rassemblés samedi soir dans le Centre de convention à Columbia, la capitale de l'Etat.

"VOTE NOIR" DÉTERMINANT
Hillary Clinton a appelé Obama pour le féliciter et a quitté la Caroline du Sud pour se rendre dans le Tennessee, un des 22 Etats qui voteront le 5 février."Désormais les yeux du pays sont tournés vers le Tennessee et les autres Etats qui voteront le 5 février", a-t-elle déclaré à Nashville. "Des millions et des millions d'Américains vont avoir la chance de faire entendre leur voix (...)".

D'après des sondages de sortie des urnes, Obama a été plébiscité par quatre électeurs noirs sur cinq, dans un Etat où ils représentent la moitié des électeurs démocrates. Il a également été choisi par un quart des électeurs blancs, un score plus élevé que prévu.

Edwards qui avait accusé ses deux concurrents d'immaturité et avait fait diffuser des publicités qui le présentaient comme le seul adulte à briguer l'investiture démocrate, a été sévèrement battu dans l'Etat où il est né. Ancien sénateur de Caroline du Nord, il avait décroché la victoire dans cet Etat en 2004.

Le taux de participation a atteint un record : plus de 500 000 personnes ont pris part à ce scrutin.

Des partisans de Barack Obama, le 26 janvier en Caroline du Sud.
REUTERS/JONATHAN ERNST
Des partisans de Barack Obama, le 26 janvier en Caroline du Sud.

En Caroline du Sud, Barack Obama a réussi à capter le "vote noir"
 
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 27.01.08 | 11h38  •  Mis à jour le 27.01.08 | 11h39

our remporter largement la primaire de Caroline du Sud, le candidat à l'investiture démocrate Barack Obama a su mobiliser l'électorat noir sur son programme et sur sa personnalité.

Alors que Hillary Clinton, et surtout son mari Bill, se targuent d'une popularité importante ches les Africains-Américains, Obama a récolté les suffrages de 81% des électeurs noirs, selon les sondages sortie des urnes, dans un Etat où ils représentent la moitié des électeurs démocrates. Seuls 17% d'entre eux se sont portés sur Mme Clinton. Même si Barack Obama a pu capter une partie non négligeable de l'électorat blanc de Caroline du Sud (24%), il reste loin derrière John Edwards, natif de l'Etat (39%) et Hillary Clinton (36%).

DOUBLE TRANCHANT
Mais, dans une société où la couleur de la peau occupe une place déterminante, ces chiffres pourraient être à double tranchant pour Obama. S'il veut remporter la nomination démocrate et l'élection présidentielle de novembre, M. Obama n'a pas intérêt à être catalogué comme le "candidat noir".  D'autant plus que, comme prévient le Washington Post , de nombreux Etats appelés aux urnes le 5 février pour le "Super tuesday" n'ont pas un électorat noir aussi important.

Le New York Times note ainsi que les profils des 22 Etats qui participent au vote du 5 février sont assez différents : "certains sont de tradition démocrate, comme New York ou la Californie, d'autres sont plus modérés, comme le Kansas, certains ont une population multiraciale, d'autre sont majoritairement blancs".

M. Obama semble hésiter sur sa stratégie, pour capitaliser le vote noir durablement tout en n'apparaissant pas comme un candidat communautaire. Ainsi, il a prévu de faire campagne dimanche dans deux autres Etats du Sud comptant une forte communauté noire : la Géorgie et l'Alabama.

Mais, à l'issue du scrutin de Caroline du Sud, il s'est bien gardé de revendiquer le vote des Africains-Américains : "Nous formons la coalition d'Américains la plus diversifiée que nous ayons vue depuis longtemps. Il y a des jeunes et des anciens, des riches et des pauvres. Il y a des Noirs et des Blancs, des Latinos, des Asiatiques et des Indiens", a-t-il lancé.

 
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