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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 16:16
Recueilli par CATHERINE COROLLER - LIBERATION : mercredi 16 janvier 2008

Jean Bauberot, titulaire de la chaire d’histoire et sociologie de la laïcité à l’Ecole pratique des hautes études, est l’auteur de plusieurs ouvrages dont les Laïcités dans le monde (PUF, 2007) et anime un blog (1).

Au Vatican comme à Riyad, Nicolas Sarkozy a valorisé la foi au détriment de la laïcité. Comment percevez-vous cette posture ?
Pour commencer, il faut essayer de voir pourquoi il a fait cela. Lui-même et ses conseillers ont bien lu les analyses sur la postmodernité, l’ultramodernité, ou ce que j’appelle, moi, la modernité tardive. C’est l’idée que l’on ne peut plus avoir confiance dans le progrès comme au temps des Lumières. A l’époque, la science et ses applications promettaient d’améliorer la vie sur terre. Aujourd’hui, elles sont accusées de mettre en danger la planète. Combiné au déclin des grandes idéologies, cela entraîne une montée des incertitudes. Du point de vue de la prise en compte de cette réalité, Sarkozy et ses conseillers ont plusieurs métros d’avance sur le PS. Si on ne comprend pas cela, on ne prend pas la mesure du défi que le chef de l’Etat lance à la gauche. Mais lui s’en sert au profit d’une tentative néocléricale de re-liaison du religieux et du politique, d’instrumentalisation du religieux par le politique.

Cela justifie-t-il des critiques aussi sévères sur la laïcité ?
La morale laïque est une morale commune. Elle n’a pas à être totalisante ni complète. Seules les sociétés totalitaires ont tenté de faire croire qu’elle pourrait répondre à toutes les aspirations de l’homme. Des individus peuvent estimer qu’elle est insuffisante. Libre alors à eux de rechercher volontairement une morale plus exigeante. Comparer morale laïque et morale religieuse, c’est confondre deux plans. De même quand Sarkozy dit que l’instituteur ne sera jamais à la hauteur du curé ou du pasteur.

Et l’insistance du Président à rappeler les «racines chrétiennes» de la France ?
Cette hypertrophie des racines privilégie le passé aux dépends de la dynamique et du mouvement. J’y vois une forme d’intériorisation de l’impuissance du politique, à l’égal des lois mémorielles votées par le Parlement. Le politique s’occupe de choses qui ne le concernent pas.

Sarkozy s’aventure-t-il sur un terrain qui ne devrait pas être celui d’un président de la République ?
Il fait de la religion une dimension obligatoire de l’être humain. C’est une option philosophique que n’a pas à avoir un président de la République. A ma connaissance, aucun de ses prédécesseurs n’est allé aussi loin. Personnellement, je suis protestant mais je dénie à l’Etat le droit de croire à ma place.

(1) http://jeanbauberotlaicite.blogspirit.com

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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 21:43
à écouter d'urgence


Du grain à moudre
par Julie Clarini et Brice Couturier
du lundi au vendredi de 17h à 17h55
  Du grain à moudre


  de Brice Couturier

Ecoutez
émission du mercredi 16 janvier 2008
La torture: point aveugle des démocraties libérales

 

 
Pour avoir proposé une vision nuancée et réaliste d’une séance d’interrogatoire, la série télé Criminal minds s’est vu remettre un prix cet automne ; Human Rights Watch, l'association américaine de défense des droits de l'homme, l’a récompensé dans le cadre de son combat contre la banalisation de la torture sur les écrans. Cette campagne qui a pour but de sensibiliser les scénaristes d’Hollywood, et bien sûr les téléspectateurs, se heurte à une réalité tout nouvelle : la torture n’est plus aux yeux de certains Américains une abjection morale. Dans la 7ème saison de 24 Chrono, la plus célèbre des séries télévisées, le non moins célèbre héros Jack Bauer qui s’adonne régulièrement – et avec de moins en moins d’états d’âme- à des actes barbares au nom de la guerre contre le terrorisme, dit tranquillement ne regretter aucun de ses actes. Un symptôme évident d’un changement de perspective que l’on date du 11 septembre. De 1996 à 2001, 102 scènes de torture ont été diffusées aux heures de grande écoute, mais ce n’est pas moins de 624 qui l’ont été de 2002 à 2005. Et surtout, les bourreaux ne sont plus les méchants, tueurs en série et trafiquants de drogue, mais les gentils, les héros, mieux : les patriotes. Un scénario fait recette, celui de la bombe à retardement, devenu tellement récurrent dans les films mais aussi dans les argumentaires pour la légalisation de certaines pratiques violentes qu’il possède une entrée sur wikipedia, sous l’appelation ticking time bomb scenario. Un terroriste possède des informations sur un attentat qui pourrait tuer des milliers de personnes : que faire pour les obtenir rapidement ? Ce cas d’école devient l’argument central de ceux qui plaident pour un assouplissement des règles de la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre. La fiction et la réalité se mêlent dans les discours des politiques et même des juges avec toujours ce résultat d’affaiblir l’interdit moral qui pèse sur la torture. Et cette confusion n’a pas lieu que dans la tête des politiques mais aussi dans celle des militaires. Un faisceau de preuves montrent que les jeunes soldats en interrogatoire sur le terrain imitent les techniques d'interrogation vues à la télé. Bref, les Etats-Unis sont le théâtre d’un débat moral dans lequel prennent parti intellectuels et hommes de loi de haut niveau, un débat que nous ne devons pas ignorer car rien ne dit qu’il ne traversera pas l’Atlantique.
La torture peut-elle être permise dans une démocratie libérale ? Y a-t-il une jurisprudence Jack Bauer ?


 
Muriel Fabre-Magnan.  Professeur de droit privé à l'Université de Paris 1

 
Michel Terestchenko.  Philosophe, Maître de conférences de philosophie à l'Université de Reims et à l'IEP d'Aix-en-Provence

 
Frédéric Joignot.  Reporter au Monde 2, créateur de la revue Blast.


 



 

 
Frédéric Joignot
Gang bang : enquête sur la pornographie de la démolition
Seuil - janvier 2007
 

«Gang Bang», «Bukkake», «Throat Gagger» : une nouvelle pornographie violente, une pornographie de la «Démolition», se développe sur Internet où des «hardeurs», souvent masqués, s'y prennent à plusieurs pour éreinter, parfois violer des jeunes femmes anonymes appelées «Candy» ou «Sweety». Des milliers d'actrices se voient ainsi châtiées, maltraitées, humiliées dans ce qu'il faut bien appeler un bagne sexuel. Cette nouvelle pornographie dite aussi «gonzo» - une expression américaine désignant une forme de reportage où le journaliste participe à l'événement - gagne non seulement la Toile, mais influence toute l'industrie du cinéma X.

Dans cette enquête inquiétante, Frédéric Joignot, pourtant amateur de pornographie et hostile à toute prohibition, lève l'omerta qui règne sur ce cinéma sans limites et donne la parole aux actrices et aux «travailleurs du sexe». Il nous met en garde : un viol filmé n'est plus considéré comme un viol mais comme un reality-show ; la réalité de la souffrance et des corps a été absorbée par le virtuel.

 
 

 
Catherine Labrusse-Riou
Ecrits de bioéthique
PUF. Collection Quadrige. Essais, débats - 24 mai 2007
 

«L'homme a acquis son humanité en s'arrachant à la nature, à son animalité... Mais l'inhumanité guette dans l'arrachement excessif auquel conduit l'envahissement de la technique. Dans sa quête pour se rendre maître de la nature, l'homme occidental en vient à récuser la notion même de nature humaine et ne veut plus comprendre les raisons d'interdire et de s'autolimiter.» Dans l'introduction, M. Fabre-Magnan explique que le souci majeur de C. Labrusse-Riou a toujours été que l'humanité de l'homme soit préservée, que l'homme est la fin du droit et de l'éthique et que le juriste a un rôle spécifique à jouer pour protéger cette humanité et pour rendre possible la vie dans un corps social organisé à partir des principes fondateurs du droit et des données du droit positif.

Ces écrits sont regroupés en 3 parties : La naissance d'une discipline, dont certains sont devenus des textes de référence, Les grandes questions de la bioéthique, en particulier des réflexions sur la légitimité et la responsabilité, L'horizon de la bioéthique, sa nécessaire finalité qui est de sauvegarder la vie de l'homme, de défendre son humanité menacée par autrui comme par lui-même.

 
 

 
Michel Terestchenko
Un si fragile vernis d'humanité : banalité du mal, banalité du bien
La Découverte - septembre 2005
 

On a pu croire ou espérer, un temps, que les monstruosités de la Seconde Guerre mondiale étaient derrière nous. Définitivement. Or partout, à nouveau, on massacre, on torture, on extermine. Comment comprendre cette facilité des hommes à entrer dans le mal ? La réponse à cette question devient chaque jour plus urgente.
Cet ouvrage montre combien est stérile l'opposition entre tenants de la thèse de l'égoïsme psychologique et défenseurs de l'hypothèse d'un altruisme sacrificiel. Il propose de penser les conduites humaines face au mal selon un nouveau paradigme : celui de l'absence ou de la présence de soi.

 
 

 
Muriel Fabre Magnan
Droit des obligations,volume 2, Responsabilité civile et quasi-contrats
PUF. Collection Thémis. Droit - 24 septembre 2007
 

L'obligation ne naît pas de la volonté mais de la loi et le Code civil distingue différents types d'engagements qui se forment sans convention et qui ne sont pas tous de même nature. Ce manuel présente la partie des obligations relevant des quasi-contrats : la responsabilité civile engagée à la suite de faits licites.
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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 15:24
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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 21:41
Le samedi 12 janvier 2008 à midi et demi se tenaient les voeux de la section socialiste de la Plaine de France (canton de Luzarches), à la Brasserie Le Repère à Fosses. Je présidais cet évènement qui lançait la campagne électorale des socialistes du canton pour les municipales et les cantonales de mars 2008.
Vous trouverez ici le communiqué de presse de la section et le texte de mon allocution à cette occasion.
Fred
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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 13:01
Le Chef de l'Etat a pris l'habitude de brouiller les pistes et les clivages en utilisant des concepts et des propositions portés par la Gauche pour couvrir ensuite derrière cet écran de fumée confusionniste une des pires politiques réactionnaires d'Europe.

Après avoir cité Léon Blum et Jean Jaurès (en revenant sur la réduction du temps de travail et en mettant à mal la Laïcité), il propose de supprimer comme le demande toute une partie de la gauche depuis longtemps la publicité sur les chaînes publiques.
En effet, la Gauche considère que la télévision publique a un rôle culturel et éducatif difficilement compatible avec la promotion commerciale et une stratégie exclusivement fondé sur un gonflement de l'audimat par les pires moyens pour vendre plus chers des espaces publicitaires. Mais quand elle défend cette option saine (comme celle d'interdire la publicité dans tous les programmes pour enfance et jeune public), elle propose de compenser financièrement la perte que constitue la fin des recettes publicitaires. Si la BBC par exemple est exemplaire et sans publicité, c'est que son financement est sans commune mesure avec celui de France Télévision. Le combat contre la médiocrité culturelle coûte cher, ne nous le cachons pas.
Sarkozy n'a pas parlé de compenser les recettes publicitaires, ce sera donc une perte sèche pour la télévision publique, sans augmentation de la redevance.
Ressurgit donc le spectre de la privatisation de France2, projet éternel de la droite conservatrice, et de l'étranglement des autres chaînes du service public.

Fred
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 17:44
undefinedJ’irai à Versailles et je voterai contre

Lettre aux parlementaires socialistes

J'irai à Versailles et je voterai contre

A quatre reprises, les socialistes se sont prononcés pour que l’adoption d’un traité européen impliquant des abandons de souveraineté se fasse exclusivement par voie référendaire : aux congrès de Dijon et du Mans, ainsi qu’à l’occasion des dernières élections présidentielles et législatives.

Ce faisant, ils restaient fidèles au principe fondamental de la souveraineté exclusive du peuple, qui fonde notre démocratie et régit notre constitution – principe auquel nos républiques et nos présidents successifs n’ont jamais dérogé jusqu’à ce jour.

Cette exigence référendaire reste officiellement la nôtre, d’autant plus forte que le peuple français s’est déjà prononcé sur le traité européen qu’il a rejeté sans ambiguïté.

Conscient des divisions douloureuses qui s’étaient exprimées dans nos rangs à l’occasion de la campagne sur le Traité constitutionnel européen et du désaveu qu’avait subi la majorité de notre parti, j’avais accepté, avec d’autres, la synthèse du Mans, pour que notre parti soit rassemblé à la veille de la présidentielle et moyennant l’engagement de rester ferme sur l’exigence d’une procédure référendaire en la matière. Après l’échec, et face à la malversation démocratique à laquelle s’apprêtait le nouveau Président de la République – piétiner par voie législative le suffrage des françaises et des français – j’avais accepté que nous recherchions une position commune. Cette mission a été confiée à Benoit Hamon qui s’y est attelé avec loyauté et sincérité pendant plusieurs mois.

Malgré toutes ces concessions, notre premier secrétaire a décidé seul, le 6 novembre dernier, de faire voter à nouveau le Bureau National du parti sur le pseudo mini-traité, qui n’est en réalité que la copie conforme du précédent, expurgé des symboles fédéraux qui ne posaient aucun problème aux fédéralistes que nous sommes.

Ce vote du Bureau National n’a rien réglé. Non seulement il a mis en évidence nos divisions qui restent fortes, mais il a de surcroît ouvert la porte à toutes les ambiguïtés et à toutes les manoeuvres sur la position réelle qu’adopteront les socialistes.

Il n’y a, en réalité, qu’une seule solution juridique pour que notre exigence référendaire officiellement proclamée aboutisse, pour que nous restions fidèles a nos engagements devant les françaises et les français, pour que la souveraineté populaire ne soit pas bafouée : c’est de s’opposer à la révision constitutionnelle préalable qui doit avoir lieu à Versailles le 4 février. Si elle n’obtient pas l’acquiescement de 3/5èmes des parlementaires présents, le Président de la République sera contraint d’en appeler au référendum.

Toute autre solution est factice, pour ne pas dire plus.

C’est pour cette raison que j’irai à Versailles et que je voterai contre, afin que les françaises et les français ne se voient pas privés de leur droit de choisir : je n’ai pas été élu par le peuple pour le priver de sa souveraineté.

Je suis persuadé qu’une très grande partie de nos concitoyens, notamment ceux qui ont voté Non, y seront sensibles et en tiendront compte lors des prochaines échéances.

Pour en avoir parlé avec beaucoup d’entre vous, je sais aussi que je ne serai pas seul, que vous êtes nombreux à penser que dans la période difficile que nous traversons, l’heure n’est plus aux renoncements, aux habiletés, à la confusion voire à la duplicité.

C’est pourquoi je propose que toutes celles et ceux qui partagent ce point de vue se réunissent la semaine prochaine [...] pour envisager les modalités de notre action et la faire connaître. En effet, le temps presse. Dès le 15 janvier débutera la discussion à l’Assemblée et un vote aura lieu, avant la tenue du congrès de Versailles. Les mauvais coups se font toujours dans une précipitation feinte...

J’aurais, évidemment, préféré ne pas avoir à prendre cette initiative. Mais on ne nous laisse pas le choix.

Avec l’espoir de te retrouver [...], reçois, chère camarade, cher camarade, l’expression de ma cordiale sympathie.

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 15:13
Barack Obama salue la victoire d'Hillary Clinton dans la primaire démocrate du New Hampshire, mesure le chemin parcouru et se prépare à rassembler les Etats-Unis d'Amérique.
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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 11:36
Son rival Barack Obama était donné favori par les sondages. L'ancienne First Lady a obtenu 39% des suffrages contre 37% pour Obama et 17% pour Edwards.

Hillary Clinton (Reuters)

Hillary Clinton (Reuters)

 


H
illary Rodham Clinton a remporté mardi 8 janvier la primaire démocrate du New Hampshire, devançant son rival Barack Obama, pourtant donné favori par les sondages avant le scrutin.

L'ancienne First Lady a obtenu 39% des suffrages, contre 37% à Barack Obama, 17% à l'ancien sénateur de Caroline du Nord John Edwards, et moins de 5% au gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson.
Au bord des larmes lundi, la sénatrice de New York est apparue mardi très émue par ce résultat qui semblait inespéré à la lecture des derniers sondages la donnant largement distancée par le sénateur Barack Obama.
"Je remercie tout spécialement le New Hampshire. La semaine dernière, je vous ai écoutés et j'ai ai eu l'impression de me reconnaître. J'ai l'impression que nous parlons tous avec notre coeur (...). Donnons ensemble et maintenant à l'Amérique ce come-back que vous venez de m'accorder", a-t-elle déclaré.

Emotion
Après sa décevante 3ème place dans les caucus démocrates de l'Iowa, la semaine dernière, Hillary Clinton s'est progressivement défait de son image de femme stoïque, pratiquement étrangère à l'émotion comme ce fut le cas pendant l'affaire Lewinsky, et a dévoilé au contraire un aspect plus vulnérable de sa personnalité.
3ème des caucus de l'Iowa, Hillary Rodham Clinton a, contre toute attente, inversé la tendance face au sénateur de l'Illinois et réussi à relancer sa candidature à la Maison Blanche grâce à cette victoire dans le New Hampshire. C'est déjà dans cet Etat que son mari Bill Clinton avait relancé sa campagne avant son élection en 1992, malgré une 2ème place lors de la primaire.
Après la défaite de l'Iowa et les mauvais sondages, l'entourage de la sénatrice de New York semblait déjà avoir accepté un nouvel échec dans le New Hampshire, qui aurait considérablement compromis ses chances de victoire dans le camp démocrate.

Campagne de terrain
Mais la candidate semble avoir récolté les fruits de l'importante campagne de terrain menée par son camp, et les entretiens réalisés auprès d'électeurs à la sortie des bureaux de vote ont montré que l'électorat féminin -qui lui avait fait défaut dans l'Iowa- lui a apporté son soutien, tout comme les militants démocrates.
A l'inverse, Barack Obama a pâti d'un manque de mobilisation des jeunes votants qui l'avaient plébiscité la semaine dernière, même s'il de vance toujours sa rivale parmi les indépendants. (avec AP)
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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 10:54
Les démocrates du New Hampshire vont arbitrer le duel Clinton-Obama
LE MONDE | 07.01.08 | 09h02  •  Mis à jour le 07.01.08 | 10h17
New York, correspondant

troisdemocrates.jpghange, change, change ! Les derniers jours de campagne dans l'Etat du New Hampshire, pour la 2ème primaire d'importance, mardi 8 janvier, dans le processus de désignation des 2 grands candidats à l'élection présidentielle américaine, ont été dominés par un seul slogan, tant du côté démocrate que du côté républicain : l'Amérique veut du changement. Sur le plan intérieur, alors que les économistes se demandent si le pays entre en récession où s'il y est déjà plongé ; et en politique étrangère, les Etats-Unis semblant subir davantage que maîtriser les événements.

Cette irruption consensuelle de la nécessité du changement est un succès pour le sénateur démocrate de l'Illinois, Barack Obama, qui en a fait son credo en martelant 2 idées-forces  : "retrouver la confiance" et "faire de la politique autrement", pour finalement distancer largement, dans son camp, la sénatrice de New York, Hillary Clinton, dans l'Iowa, le 3 janvier. Cela n'en fait pas le vainqueur final, mais il est devenu celui qui détermine le tempo de la campagne. 

A beaucoup, particulièrement parmi les jeunes et les "déçus de la politique", M. Obama, 46 ans, paraît inspiré, porteur d'espoir. A ceux qui évoquent son inexpérience, ses partisans rappellent que John Kennedy, l'homme qui avait fait souffler un vent nouveau sur l'Amérique, avait été élu, en 1960, à 43 ans. "Le phénomène Obama est une réalité, écrivait, samedi, Bob Herbert, chroniqueur au New York Times. Il a l'air authentique. Quand il rit, vous avez le sentiment que c'est parce que c'est drôle." Du côté républicain, l'émergence de l'ex-gouverneur de l'Arkansas, Michael Huckabee, qui l'a également emporté dans l'Iowa après avoir critiqué "l'arrogance" américaine en matière de politique étrangère, est venu conforter l'idée que les Américains attendent un nouveau visage autant qu'un homme de convictions.

Samedi avaient lieu les deux derniers débats d'avant scrutin. Change, change, change… Hormis le sénateur républicain de l'Arizona, John McCain, chacun a tenté de démontrer qu'il était incarnait le changement. Mitt Romney, ex-gouverneur du Massachussetts, a tancé ses adversaires : ils feraient bien de ne pas mépriser cet aspect, leur a-t-il lancé ; sinon, M. Obama pourrait réserver au candidat républicain la même surprise que celle que connaît Mme Clinton. Sourire en coin, M. McCain a susurré qu'effectivement, M. Romney est "le candidat du changement". Une partie de la salle a éclaté de rire devant cette allusion au fait que l'ancien gouverneur a changé d'avis plusieurs fois sur divers grands thèmes de la campagne. 

Lors du débat démocrate, Mme Clinton a fini par perdre patience. Le changement ? Oui, mais avec quel contenu ? "Changer" les choses, ce n'est pas "discourir", c'est agir, c'est savoir gouverner, a-t-elle clamé. M. Obama a laissé John Edwards, ancien sénateur de Caroline du Nord, répondre : ceux qui critiquent les partisans du changement sont toujours "des tenants du statu quo". 

Le scrutin dans le New Hampshire, où les "indépendants" peuvent voter, est déterminant pour plusieurs candidats, et d'abord pour Mme Clinton, distancée par M. Obama dans les sondages. Qu'elle l'emporte finalement, et sa candidature sera relancée. 

Qu'elle soit à nouveau devancée, et toute sa stratégie de campagne en pâtira, sachant que M. Edwards a montré, samedi, qu'en cas d'échec personnel, il apportera son soutien, vraisemblablement, au sénateur de l'Illinois. Chez les républicains, M. Romney joue gros. Il avait beaucoup misé sur 2 succès initiaux. Or il a échoué dans l'Iowa. Un nouvel échec pourrait lui être fatal. M. McCain joue également une partie essentielle. Considéré, il y a encore 3 mois, comme ayant perdu toute chance, il attend énormément du scrutin dans le New Hampshire, où il est donné en tête (32% des intentions de vote, contre 24% pour M. Romney). Déjà candidat il y a 8 ans, M. McCain l'avait alors largement emporté, dans cet Etat, avant d'être défait ultérieurement par George Bush. S'il gagnait de nouveau, sa candidature pourrait redevenir d'actualité, même si, à 71 ans, élu depuis 1982, il est, de tous les candidats, le moins à même d'incarner le "changement".

 
Sylvain Cypel

Primaires du New Hampshire : Hillary Clinton décroche dans les sondages
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 07.01.08 | 08h25  •  Mis à jour le 07.01.08 | 08h26

eux sondages, publiés dimanche 6 janvier, donnent désormais une marge confortable au démocrate Barack Obama sur sa principale rivale, Hillary Clinton, dans la lutte pour les primaires organisées mardi dans le New Hampshire.

Alors que les précédentes études d'opinion plaçaient les deux principaux prétendants démocrates au coude-à-coude, le sénateur de l'Illinois semble profiter de son succès aux caucus de l'Iowa. Un sondage USA Today/Gallup donne 41% d'intentions de vote à Obama contre 28% à Clinton, tandis que John Edwards, arrivé troisième dans l'Iowa, en obtiendrait 19%.

Une autre enquête, réalisée pour la chaîne de télévision CNN par WMUR, donne 39% à Obama et 29% à la sénatrice de New York. Dans le camp adverse, la course apparaît plus serrée. Le sondage d'USA Today/Gallup accorde 34% à John McCain contre 30% à Mitt Romney et 13% à Mick Huckabee, vainqueur surprise des caucus républicains de l'Iowa.

"SÉPARER LA RHÉTORIQUE DE LA RÉALITÉ"
Hillary Clinton a inauguré un nouvel angle d'attaque, accusant son adversaire, au verbe particulièrement lyrique, de n'être qu'un beau parleur. Les démocrates doivent "choisir et élire un président qui agit, non pas un président qui se contente de parler", a lancé Mme Clinton devant une foule de plusieurs milliers de ses supporters, les implorant de "séparer la rhétorique de la réalité". "Les mots ne sont pas des actes, tout bien présentés qu'ils soient, même s'ils sont passionnément ressentis", avait-elle déjà fait valoir la veille lors d'un débat télévisé.

La réponse de M. Obama, qui a enchaîné une demi-douzaine de meetings, a été mordante. "Ce qu'on voit, c'est que Washington en est aux derniers sursauts de la résistance au changement". "On se moque de moi, un de mes adversaires a dit qu'il faudrait arrêter de donner des faux espoirs", a relevé M. Obama. "Des faux espoirs ? quel message on fait passer [en disant ça] ? Est-ce qu'il faudrait se concentrer sur les obstacles qui empêchent de faire ce qu'il faut, plutôt que de les dépasser, de les démolir ? Ce n'est pas comme ça" que les Noirs ont obtenu leurs droits civiques, que l'Amérique a conquis la lune, a encore lancé le sénateur qui aspire à devenir le premier président noir des Etats-Unis.

Si une défaite dans l'Iowa n'a théoriquement rien de disqualifiant, comme l'a montré par le passé l'exemple de Bill Clinton, la sénatrice de New York aurait en revanche la tâche bien difficile en cas de nouvel échec mardi. Après le New Hampshire la campagne se déplacera essentiellement dans le Nevada puis en Caroline du Sud, avant qu'une vingtaine d'Etat fasse leur choix le 5 février.

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 16:52
Les Cafés politiques de Réinventer la Gauche - Val d'Oise

Pour inaugurer notre travail de réflexion et de débats, nous vous invitons à venir participer avec nous à une rencontre militante autour du thème
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«Les véritables freins à la croissance»
Mercredi 23 janvier 2008 à 20h30
en présence de
Liêm Hoang-Ngoc
économiste au CNRS & délégué national du PS à la fiscalité

au café Le Must
64, bd Charles-de-Gaulle à Sannois
undefined(à 100m de la mairie et 600m de la gare - plan ci-dessous)
plus d'information sur le site de Réinventer la Gauche Val d'Oise

Télécharger ici le flyer du premier café politique de Réinventer la Gauche - Val d'Oise pour l'envoyer à vos camarades et sympathisants.
Télécharger ici la contribution de Liêm Hoang-Ngoc sur "les socialistes et le marché"

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