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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 13:49
Lancement de la Forge

Samedi 10 novembre 2007 à 14H00 à Sc-Po Paris, Noël Mamère et Benoit Hamon lançent la Forge, accompagnés de nombreux universitaires, syndicalistes, responsables associatifs, haut-fonctionnaires, élus, chefs d'entreprise, médecins, policiers, etc... Notre premier débat s'intéressera au divorce du monde intellectuel avec la gauche politique. Intitulé "les idées sans la gauche", il sera animé par Muriel Gremillet, journaliste à Libération et entendra les contributions de Philippe Besson (écrivain) Caroline Fourest (essayiste et journaliste), Rémi Lefebvre (universitaire Lille) et Philippe Marlière (économiste Université de Londres).

La Forge : http://la-forge.info/site/


Benoit Hamon : création de la Forge
envoyé par la-forge
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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 12:51
Démission du Secrétariat National à l’Europe

Communiqué de Presse - Paris, le 06 Novembre 2007
Le Parti Socialiste a décidé à la majorité des voix du bureau national d’approuver le traité simplifié proposé à la ratification du parlement par Nicolas Sarkozy.

Il y a bientôt 2 ans, le Parti Socialiste, conscient de l’importance de se rassembler pour battre la droite, faisait le choix, à l’occasion de son congrès, d’opérer une synthèse entre ses principales sensibilités. Cette synthèse, quelques mois après le référendum sur le traité constitutionnel qui avait vu, malgré la campagne du PS en faveur du oui, une majorité de Français refuser ce texte, proposait notamment de dépasser le clivage entre les partisans du Oui et les partisans du Non. La synthèse avait vocation à rappeler que si les socialistes s’étaient opposés sur la stratégie, ils étaient rassemblés sur le projet européen.

Aujourd’hui le Parti Socialiste s’est une nouvelle fois divisé en deux blocs sur l’appréciation du contenu du texte. Il est même divisé sur l’opportunité de soumettre le texte à référendum alors qu’il avait fait de ce principe une « obligation démocratique » lors de la campagne présidentielle et que ce principe est soutenu par une large majorité des français.

Invitée à commencer la rénovation du PS en disant oui au mini traité, une majorité du bureau national a choisi d’approuver un texte qu’elle a été presque unanime à juger médiocre 15 jours auparavant. Simultanément, les argumentaires lapidaires refont surface pour sommer les socialistes de ne pas rater ce nouveau rendez-vous de l’Histoire.

Pourtant, il existait un moyen de dire notre insatisfaction sur le fond, de rester solidaire avec les socio-démocrates européens et cohérents avec nos engagements de campagne en appelant à un référendum afin de ne pas se substituer à la souveraineté populaire. Il existait un moyen de rassembler les socialistes. Cette position était évoquée par les représentants de toutes les sensibilités du PS dans le groupe de travail sur le Traité Simplifié que le Bureau national m’a demandé d’animer depuis l’été. Cette position, identique à celle adoptée par les socialistes lors du référendum européen de 1972 sur la proposition de François Mitterrand était, au nom de la cohérence et de l’unité de la gauche : l’abstention ou la non participation au vote.

Une autre voie a été choisie. Je m’y plie. Elle porte pourtant en elle le ferment de la division. Secrétaire national en charge du projet européen, nommé pour permettre le dépassement du clivage entre le oui et le non, je déplore notre échec. Je remets donc aujourd’hui ma démission du secrétariat national à François Hollande.

Soir 3 : Démission du Secrétariat National à l’Europe

France 3 - Soir 3 présenté par Marie Drucker

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 19:30
Retour aux privilèges fiscaux de l’Ancien Régime
Par Liêm Hoang Ngoc - Le Monde Diplomatique octobre 07

ligne
  La révolte contre les injustices fiscales fut l’une des causes de la Révolution française. La fiscalité de l’Ancien Régime - en nature, en monnaie, ou en journées de travail - pèse intégralement sur le tiers- état pour financer les dépenses des ordres privilégiés : la noblesse et le clergé. La dîme, impôt en nature sur les récoltes, est perçue par le clergé. La taille, impôt en monnaie, est levée par le roi sur les roturiers. Il s’agit d’un impôt de répartition et non de quotité : le roi fixe ce que doit payer chaque collectivité ou paroisse, à charge pour elles d’en répartir la charge ses leurs habitants. La taille est arbitraire et territorialement inégalitaire. La noblesse et le clergé échappent également à la capitation (impôt progressif sur le revenu des roturiers créé en 1701 et touchant le revenu des immeubles), ainsi évidemment qu’à la corvée, redevable en journées de travail pour la construction des routes. lire
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 11:15

Procureur général d'Agen : Dati passera outre l'avis du CSM
NOUVELOBS.COM | 30.10.2007 | 09:48

La garde des Sceaux, soucieuse de "féminiser ce corps", compte mener à bien la mutation forcée de Bernard Blais au poste d'avocat général à la Cour de Cassation, à quelques mois de sa retraite.

Rachida Dati (Sipa)

Rachida Dati (Sipa)

Rachida Dati va muter le procureur général d'Agen, Bernard Blais, à la Cour de cassation malgré l'avis défavorable du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l'opposition de l'intéressé et des syndicats de magistrats, a-t-elle annoncé mardi 30 octobre.
"Il est important que les procureurs généraux se renouvellent. Moi, je ne connais pas personnellement ce procureur général, il était là-bas depuis plus de 14 ans. Mais il est important de renouveler les postes de haute responsabilité et puis de féminiser", a dit la ministre sur Europe 1.
Priée de dire si elle confirmait sa décision de mutation, elle a répondu: "oui". La ministre a le pouvoir de passer outre aux avis négatifs du CSM, concernant les procureurs généraux.
Le CSM, organe constitutionnel chargé de gérer la carrière des magistrats, a estimé lundi qu'il n'existait "aucun intérêt du service à nommer Bernard Blais en surnombre, à quelques mois de la retraite et contre son gré, à la Cour de cassation".

Féminisation
Pour le ministère de la Justice, cette mutation participe du projet de réorganisation du corps des procureurs généraux, voulu par la ministre, qui souhaite le féminiser - seuls deux procureurs généraux sur 35 sont actuellement des femmes - et le rajeunir. Le ministère entend nommer systématiquement des femmes à la moitié des postes qui changent de titulaires.
Les syndicats de magistrats jugent l'affaire Blais absurde puisque ce magistrat, à Agen depuis 1994, s'était vu refuser auparavant plusieurs demandes de mutation spontanées, et sera en retraite l'été prochain.

Procédure irrégulière
Les syndicats condamnent aussi la procédure de mutation discrétionnaire, irrégulière, selon eux, au regard du statut de la magistrature. Outre l'indépendance du corps judiciaire garantie par la Constitution, ils estiment que tout changement de poste doit être motivé.
Lundi, le CSM a émis un autre avis négatif concernant le projet de mutation à la Cour de cassation du procureur général de Papeete (Tahiti), François Déby. Il a émis en revanche des avis favorables aux nominations à la Cour de cassation des procureurs généraux de Nancy (Meurthe-et-Moselle), Nouméa (Nouvelle-Calédonie), Basse-Terre (Guadeloupe) et Bastia (Haute-Corse).
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 10:40
Le programme du SPD est réorienté pour renforcer son profil social
LE MONDE | 29.10.07 | 13h48  •  Mis à jour le 29.10.07 | 13h48
HAMBOURG ENVOYÉE SPÉCIALE

e parti social-démocrate allemand (SPD) s'est doté, dimanche 28 octobre, à l'issue d'un congrès de 3 jours à Hambourg, d'un nouveau programme qui renforce son profil social et atteste d'une réorientation à l'égard de la politique menée par l'ex-chancelier Gerhard Schröder. Intitulé "Démocratie sociale au XXIe siècle", ce texte de 36 pages remplace le programme de Berlin adopté par le parti en décembre 1989, quelques semaines après la chute du mur.

A 2 ans des prochaines élections, le SPD, qui gouverne en coalition avec son principal adversaire, le parti chrétien-démocrate de la chancelière Angela Merkel, émet ainsi un signal en direction de son électorat tenté par le nouveau parti La Gauche d'Oskar Lafontaine. "Il s'agit d'un changement de cap, nous prenons désormais davantage en compte les intérêts des salariés", affirme Ottmar Schreiner, député SPD de l'aile gauche du parti.

Ce courant gagne en influence, comme le prouve la controverse autour du projet de privatisation partielle de Deutsche Bahn, la société allemande des chemins de fer. Le président du parti, Kurt Beck, a dû batailler ferme au congrès pour imposer, contre l'avis du ministre des finances Peer Steinbrück, une résolution demandant d'introduire un système d'actions préférentielles pour protéger Deutsche Bahn contre l'influence d'investisseurs extérieurs. Ce compromis n'allait pourtant pas assez loin pour un grand nombre de sociaux-démocrates, qui refusent toute idée de privatisation.

Le programme du SPD met l'accent sur le "socialisme démocratique" qui "reste pour nous la vision d'une société solidaire, libre et équitable, dont la réalisation constitue pour nous un devoir permanent". Le président du SPD s'était engagé sur ce point contre l'avis de plusieurs représentants de l'aile pragmatique, qui réclamaient le remplacement de cette référence par le terme de "démocratie sociale". En même temps, le capitalisme est critiqué à plusieurs endroits du texte.

Le principe d'un "état social prévoyant" est considéré par de nombreux sociaux-démocrates comme la principale innovation du nouveau programme. Pour le SPD, l'Etat doit non seulement couvrir les risques sociaux, mais aussi agir en amont en garantissant l'égalité des chances grâce à une politique d'éducation : "La politique d'éducation est un élément central de la politique sociale." Le programme se prononce pour la multiplication des écoles ouvertes toute la journée (Ganztagschulen) et une meilleure prise en charge des enfants âgés de moins de 3 ans.

La protection de l'environnement, déjà l'un des points forts du texte de 1989, devient un enjeu de la politique étrangère sociale-démocrate. "La protection du climat et l'accès à l'énergie, aux ressources (...) sont devenus une question éminente de la sécurité internationale". Le texte réaffirme l'objectif de sortie du nucléaire et se distingue ainsi des unions chrétiennes CDU-CSU, qui plaident pour un allongement de la durée d'activité des centrales atomiques.

L'amélioration des conditions de travail et du pouvoir d'achat constitue un autre axe. Le SPD souhaite instaurer des salaires minimums en Allemagne et en Europe, et aller plus loin que l'accord obtenu en juin dernier avec les chrétiens-démocrates, qui prévoit l'extension d'une législation sur le salaire minimum à une dizaine de branches. Par ailleurs, le programme réclame des augmentations de salaires en fonction de la hausse de la productivité et du niveau de l'inflation.

 

Cécile Calla
Article paru dans l'édition du 30.10.07
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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 11:31
Italie : rassemblé au sein du Parti démocrate, le centre-gauche se met en ordre de bataille
LE MONDE | 27.10.07 | 14h22  •  Mis à jour le 27.10.07 | 14h22
ROME CORRESPONDANT

oulu par Romano Prodi, le premier ministre italien, afin de renforcer son gouvernement, le Parti démocrate (PD) - né d'une fusion entre les Démocrates de gauche (héritiers du Parti communiste italien) et La Marguerite (d'inspiration démocrate-chrétienne) - risque d'avoir pour tâche prioritaire de préparer dans l'urgence l'après-Prodi.

L'assemblée constituante de la nouvelle formation de centre-gauche, qui se tenait samedi 27 octobre à Milan, ne devait pas être aussi festive que l'avait espéré Walter Veltroni, élu triomphalement secrétaire du PD au cours d'une primaire le 14 octobre dernier.

Le discours de M. Veltroni signant l'acte de naissance du parti devait tenir compte de l'état de déliquescence de la majorité au pouvoir. Les signes d'éclatement se sont multipliés sur la quasi-totalité des sujets. Depuis le projet de loi sur la sécurité que le conseil des ministres n'a pas pu adopter en raison des dissensions, jusqu'au décret fiscal que le Sénat a voté au bout de la nuit, vendredi 26 octobre, après une journée noire marquées par 7 votes négatifs causés par des défections dans les rangs de la majorité.

Romano Prodi a dû user de toute sa diplomatie pour désamorcer un violent conflit entre son ministre de la justice, Clemente Mastella, et celui des infrastructures, Antonio Di Pietro, qui menaçaient de démissionner. Les 2 hommes sont des nains politiques (leurs formations représentent moins de 2% des voix), mais avec 3 sénateurs chacun ils sont indispensables à la majorité.

"AMBIANCE DE BUNKER"
L'ultimatum adressé jeudi soir par Romano Prodi à ses alliés, pour qu'ils "tiennent les engagements pris devant les citoyens", sera-t-il plus écouté que les précédents ? "On ne peut rien reprocher aux propos de Prodi, fermes, dignes, juste dans leur dureté ; sauf qu'ils arrivent trop tard", écrit le quotidien économique Il Sole 24 Ore. Le débat parlementaire qui s'ouvre sur la loi de finances menace d'être fatal au gouvernement. Si les journaux soulignent "l'ambiance de bunker" qui règne au Palazzo Chigi, où Romano Prodi reste déterminé à résister, la plupart des leaders de partis se placent déjà délibérément dans l'hypothèse d'une chute de l'exécutif.

Président de la Chambre des députés, Fausto Bertinotti, ex-dirigeant de Refondation communiste, s'est prononcé pour la constitution d'un gouvernement institutionnel, tandis que le débat sur un recours à des élections anticipées rapides est ouvert au sein du Parti démocrate. Beaucoup penchent pour une solution de transition, le temps d'adopter une réforme de la loi électorale. Seule l'indécision sur la suite semble maintenir en vie la coalition.

Silvio Berlusconi rêve tout haut d'une revanche électorale à brève échéance, quel que soit le système électoral. Le chef de l'opposition dit avoir les cartes en mains pour faire tomber le gouvernement. Selon des indiscrétions révélées par La Stampa, il aurait déjà "acheté" plusieurs sénateurs de centre-gauche. S'il dément "tout achat-vente", Il Cavaliere affirme : "Il y a des gens qui ont un énorme malaise politique et nous leur avons offert un positionnement politique pour l'avenir." Fort de sondages qui donneraient plus de 60% d'intentions de vote au centre-droit, il veut convaincre le chef de l'Etat, Giorgio Napolitano, de provoquer des élections en cas de crise.

Dans ce but, il a organisé, les 17 et 18 novembre, 2 journées de mobilisation.

Jean-Jacques Bozonnet
Article paru dans l'édition du 28.10.07
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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 16:27
Sarkozy, chez les cheminots, s’emmêle les pinceaux
CÉDRIC MATHIOT - Libération : samedi 27 octobre 2007

Annonce choc… ou boulette maousse ? En se rendant vendredi matin dans les ateliers du Landy, à Saint-Denis, près de Paris, où sont révisés TGV, TER, Eurostar et trains Corail, pour montrer ses muscles aux cheminots («La rue, elle ne fera pas plier, parce que nous sommes dans une démocratie»), Nicolas Sarkozy a surtout montré quelques lacunes dans le dossier de la réforme des régimes spéciaux de retraite, pourtant phare de son programme. Quelque peu malmené par les salariés présents (le Président a essuyé le refus ostensible de lui serrer la main d’un salarié), Sarkozy, entouré d’une nuée de caméras, s’engage dans une discussion tendue, au milieu de laquelle il finit par lancer : «Les 40 ans [d’annuités] s’appliqueront à tout le monde, en revanche, les bonifications, les décotes, moi je pense que tout ceci ne peut s’appliquer que pour ceux qui ne sont pas déjà rentrés à la SNCF.» Une rumeur monte dans la foule, un syndicaliste de FO s’étonne : «Ah, mais ça c’est nouveau !» C’est même énorme.

 

Le principe de la décote (1) fait partie des 3 piliers intangibles du document d’orientation qui a été remis aux syndicats le 10 octobre, au même titre que la durée de cotisation à 40 ans pour la retraite à taux plein et l’indexation des pensions sur les prix. En affirmant que les décotes ne s’appliqueront qu’aux nouveaux entrants et ne toucheront pas les cheminots en poste, Sarkozy lâche donc une annonce explosive.

 

Les médias présents, Reuters, AFP, France 3 reprennent la phrase. Le souci, c’est qu’au même moment, chez le ministre du Travail Xavier Bertrand, qui concluait une série de rencontres avec les syndicats, les organisations de salariés se voient proposer un tout autre discours. Au point de sortir en déplorant des négociations bloquées.

 

A la SNCF, le discours est un peu embarrassé : «Je pense que c’est une boulette», glisse un cadre, la direction de l’entreprise préférant pudiquement s’abstenir de toute réaction officielle. Les syndicats, eux, s’en donnent à cœur joie. L’Unsa : «Si le Président le dit, c’est forcément lui qui a raison. Nous n’imaginons pas un instant qu’il ne connaisse pas le dossier.»

 

Prenant Sarkozy au pied de la lettre, Eric Falempin, secrétaire national de FO, se délectait lui d’une grande victoire : «On vient de gagner sur un des trois points les plus importants.» Même discours de façade de la CGT : «J’ai pris acte», assure Didier Le Reste, secrétaire de la fédération des cheminots, qui lâche : «Quand même, tout cela n’est pas très sérieux. A force d’agitation chronique, à force de vouloir parler sur tout, il en balance pas mal des bourdes. Il s’est déplacé avec une compagnie de CRS, une nuée de caméras, pour un exercice de communication qui relève de la provocation, sur des sujets qui sont quand même sérieux et qui méritent autre chose que ça…»

 
Dans la soirée, l’entourage de Xavier Bertrand a répondu à Libération que le ministère «confirmait les éléments du document d’orientation du 10 octobre». C’est dit élégamment, pour démentir le Président…

(1) Réduction plus que proportionnelle de la pension pour ceux qui n’auraient pas cotisé pendant le nombre d’années requises.

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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 16:21
Réforme des institutions: le PS menace de ne pas voter le projet
REUTERS
 
Le premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, a fustigé un texte qui offrirait surtout «de nouveaux pouvoirs au président de la République».
 
AFP
 
LIBERATION.FR : samedi 27 octobre 2007


François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, a estimé samedi que le projet de réforme des institutions offrait surtout "de nouveaux pouvoirs au président de la République", affirmant qu'en l'état, le PS ne le voterait pas.
 

"Nous n'avons que les pistes du comité Balladur", a noté le premier secrétaire devant la presse en marge du conseil national réuni samedi à Paris. "Si ça doit être le texte présenté par le Président de la République, convenons qu'il y a quelques avancées sur les droits du Parlement, mais pour faire passer l'omniprésidence de Nicolas Sarkozy".

"Nous ferons des propositions pour que les droits du Parlement soient renforcés, le pluralisme de la presse effectivement respecté, et les droits des citoyens élargis (...) mais en aucune facon nous n'accepterons de donner des pouvoirs supplémentaires au président de la République", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy, selon lui "n'a qu'une volonté, celle de pouvoir venir s'exprimer au Parlement". "Au nom de cette revendication, on ouvre quelques droits nouveaux, mais avec tellement de timidité : rien pour le Sénat, peu de choses pour la proportionnelle", qui, selon lui, doit être à 10% et non pas 5% comme proposé, "rien de clair sur les contre-pouvoirs et notammment sur le pluralisme de la presse et l'indépendance de la justice...".

Il a admis que l'idée de faire coïncider le deuxième tour de la Présidentielle et le premier tour des législatives n'était "pas la plus mauvaise des pistes évoquées", permettant "de faire de ces élections un bloc et de donner aux citoyens la possibilité de pouvoir choisir leurs députés sans connaître le résultat de la présidentielle".

"Nous sommes ouverts à des discussions sur la réforme", pour autant que ce soit sur les pouvoirs du Parlement et qu'il n'y ait aucun pouvoir nouveau au président", a-t-il ajouté, martelant que les socialistes "ne voteront pas un texte qui prévoit de nouveaux pouvoirs au président de la République".

Une alliance contre le texte de la gauche et du Modem pourrait rendre plus difficile le vote de la réforme au Congrès, à une majorité des 3/5èmes.

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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 14:14
Affaire EADS : DSK appelle l'Etat à ne pas dormir dans les structures auxquelles il participe
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 26.10.07 | 14h30  •  Mis à jour le 26.10.07 | 14h56

'ancien ministre des finances Dominique Strauss-Kahn a défendu, vendredi 16 octobre, le pacte d'actionnaires conclu lorsqu'il était ministre, en 1999, comme "équilibré", en soulignant que les représentants de l'Etat ne devaient pas "dormir" dans les structures auxquelles ils participent. "Le pacte a été suffisamment équilibré pour que les intérêts français publics et privés soient durablement préservés" a-t-il déclaré, en soulignant que "derrière les pactes il y a les hommes", lors d'une audition devant la commission des finances de l'Assemblée nationale.

 

Interrogé sur l'impossibilité de faire entrer un représentant de l'Etat français au conseil d'administration d'EADS, selon le pacte négocié lorsqu'il était ministre en 1999, il a répondu : "c'était le cas au départ, toutes ces choses sont appelées à bouger". L'attitude de l'Etat français "ne peut pas être considérée par les Allemands comme ayant été trop intrusive" et "dans ces conditions la possibilité de renégocier avec les Allemands d'autres situations (...) est tout à fait concevable", a ajouté M. Strauss-Kahn.

"Il faut faire de bons montages, mais derrière il faut qu'on s'en occupe, (...), si les représentants de l'Etat sont là pour dormir, cela part à vau-l'eau", a-t-il estimé, mettant implicitement en cause les représentants de l'Etat à la Sogeade, holding commune de l'Etat et de Lagardère représentant les intérêts français.

"Je ne vois pas comment l'Etat n'est pas capable d'avoir une influence sur qui doit être désigné" au conseil d'administration d'EADS par la Sogeade, a en particulier souligné le futur directeur général du FMI. "Pour les décisions importantes, il faut six voix sur huit, l'Etat en a quatre et Lagardère quatre, il y a donc de fait un droit de veto réciproque", a-t-il expliqué. Il a ainsi abondé dans le sens d'Arnaud Lagardère qui indiquait la veille devant la commission : "Je ne peux pas être administrateur sans l'accord de l'Etat" et s'est distingué de la position de l'actuelle ministre de l'économie Christine Lagarde qui a récemment déclaré que "l'Etat ne désignait aucun administrateur" d'EADS.

Dominique Strauss-Kahn a déclaré qu'Arnaud Lagardère, président éponyme du groupe de médias dont il a pris la tête après la mort de son père Jean-Luc, en mars 2003, n'avait jamais caché qu'il voulait aller davantage vers les médias et que Daimler avait des problèmes avec sa filiale américaine Chrysler. "Les gens ont d'autres intérêts, d'autres préoccupations. Donc, ce n'est pas illégitime qu'ils viennent nous dire ça. En revanche, il y avait peut-être une occasion, peut-être pas (...), de se dire : est-ce qu'on ne peut pas essayer de reconfigurer de façon différente et prendre une part publique plus importante", a-t-il souligné en précisant toutefois que cela dépendait de plusieurs choses, dont les finances publiques.

Il a ajouté que certains dans le camp français avaient toujours pensé lors de la mise au point du pacte d'actionnaires, en 1999, que Daimler pourrait sortir un jour d'EADS. Cependant, a-t-il précisé, "je ne suis pas en train de dire que notre objectif était de pousser les Allemands dehors". S'agissant du pacte, Dominique Strauss-Kahn a défendu l'action du gouvernement du premier ministre socialiste Lionel Jospin auquel il appartenait alors.

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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 12:48
Superman, un héros juif
LE MONDE | 24.10.07 | 15h53  •  Mis à jour le 24.10.07 | 15h53

ersonne ne pourra plus l'ignorer après avoir visité l'exposition que le Musée d'art et d'histoire du judaïsme, à Paris, consacre à la bande dessinée : Superman est juif. Ne pas le savoir ne change rien au plaisir pris à la lecture des aventures du super-héros. Mais en prendre connaissance permet de mieux saisir comment, et pourquoi, la minorité juive aux Etats-Unis a utilisé la bande dessinée pour, dans une première phase, raconter sa propre histoire, puis modifier, de manière aussi inattendue qu'imprévisible, la culture populaire de son pays d'accueil.

Conçue de manière chronologique, l'exposition permet de saisir facilement ce phénomène. Les premiers dessins datent du début du XXe siècle, quand industrialisation et immigration étaient à l'origine des grands mouvements de populations. De 1910 à 1921, les immigrés arrivés à Ellis Island, et parmi eux une forte population de juifs d'Europe centrale, racontent dans la presse leurs premiers pas en Amérique, leur vie quotidienne et le choc des cultures dans les quartiers new yorkais du Lower East Side, du Bronx ou de Brooklyn. La presse écrite, alors média de masse, publie des comic strips (bandes dessinées en quelques cases). Les quotidiens en yiddish Die Varhayt ou Der Forverts, dont les tirages sont énormes, publient les cartoons de Samuel Zagat ou de Zuni Maud.

En exposant aussi des dessins de Milt Gross, de Rube Goldberg et d'Harry Hershfield (Abie the Agent ou Homeless Hector), l'exposition montre que aux Etats-Unis, dans la période qui sépare la Grande Dépression de la guerre froide, l'industrie de la bande dessinée devient en grande partie juive, et dépasse de loin le simple cadre de la presse yiddish, pour toucher l'imaginaire populaire.

Les illustrateurs et scénaristes juifs privilégient l'industrie du "comic book", conscients que les portes d'accès de la publicité et de l'édition leur sont souvent fermées. Ce qui a implications esthétiques indéniables, théorisées par le dessinateur Will Eisner. Celui-ci voit dans l'apparition du super-héros, à partir du succès de Superman, en 1938, l'expression d'un particularisme juif. "Le golem, une créature d'argile façonnée par un rabbin pour protéger les juifs de Prague, selon une légende juive du XVIe siècle, est le précurseur de la mythologie du super-héros. Les juifs, persécutés depuis des siècles en Europe, avaient besoin d'un héros capable de les protéger des forces obscures. Siegel et Shuster, les créateurs de Superman, l'ont inventé."

De fait, presque tous les créateurs de super-héros sont juifs, originaires d'Europe centrale : Bob Kane (Batman) ; Will Eisner (Le Spirit) ; Jack Kirby (Les Quatre Fantastiques, Hulk, les X-Men) ; Joe Simon (Captain America) et Stan Lee (Spiderman).

ROMANS GRAPHIQUES
Logiquement, Superman croise le fer avec les nazis, suivi plus tard par Captain America et Les Quatre Fantastiques. Ce qui apparaît, dans un premier temps, comme un désir de voir les Etats-Unis s'investir dans le second conflit mondial et, plus tard, comme la réparation fantasmatique d'une catastrophe - la destruction des juifs d'Europe - qu'aucune armée alliée n'a pu éviter.

Quand "l'homme d'acier" détruit le mur de l'Atlantique et la ligne Siegfried bien avant le jour J, le ministre nazi de la propagande, Joseph Goebbels, s'écrie lors d'une réunion : "Superman est juif !" Ce qui était une insulte doit être pris aujourd'hui pour une évidence.

Le parcours de l'exposition fait aussi la part des évolutions de la BD et de ses "avatars mémoriels", selon l'expression de Laurence Sigal, directrice du Musée, qui donnent différentes visions du passé juif.

Bien après la célèbre couverture de la BD de 1944, La bête est morte ! d'Edmond-François Calvo - dont l'original est présent dans l'exposition -, on retrouve ces traces de la mémoire et notamment de la Shoah dans le graphic novel. Ce terme forgé par Will Eisner en 1978 pour désigner son livre Un pacte avec Dieu désigne une BD qui veut faire oeuvre littéraire. Le "roman graphique" est ainsi devenu un genre à part et reconnu dans la BD, attirant des auteurs en prise avec la littérature de la mémoire.

Outre Art Spiegelman et son Maus (oeuvre récompensée par un prix Pulitzer), outre encore Ben Katchor, Robert Crumb, Jules Feiffer, etc., on (re)découvre dans cette exposition de jeunes auteurs comme Bernice Eisenstein ou Miriam Katin, dont les autobiographies dessinées renvoient à des événements historiques rarement décrits par la BD (le procès d'Eichmann, par exemple).

Cette exposition intitulée "De Superman au Chat du rabbin" fait aussi des incursions dans la BD d'humour et les pastiches de Gotlib, dans les légendes et les contes traditionnels revus aujourd'hui par Joann Sfar ou dans les tribulations des anti-héros underground d'Aline Kominsky. L'exposition montre enfin la façon dont un auteur comme Hugo Pratt, passionné par la kabbale, utilise les signes hébraïques dans son oeuvre. Autant de facettes singulières du mariage entre BD contemporaine et judaïsme.


"De Superman au Chat du rabbin, bande dessinée et mémoires juives". Musée d'art et d'histoire du judaïsme, Hôtel de Saint-Aignan, 71, rue du Temple, Paris-3e. Tél. : 01-53-01-86-48. Mo Hôtel-de-Ville. Du lundi au vendredi de 11 heures à 18 heures, le dimanche de 10 heures à 18 heures. Jusqu'au 27 janvier 2008. 5,50 €. Sur Internet : www.mahj.org.

Samuel Blumenfeld et Yves-Marie Labé

Cinq ans de travail, des recherches multiples

Cinq ans : c'est le temps qu'il a fallu pour préparer l'exposition, recenser et trier dessins et crayonnés rares, originaux et rééditions de planches BD dans des archives privées ou publiques, en Europe et en Amérique du Nord surtout. "J'avais au départ l'intention de montrer le travail de deux auteurs, Ben Katchor et Will Eisner, explique Anne Hélène Hoog, la commissaire de l'exposition. J'ai eu le feu vert pour monter une exposition historiographique sur BD et judaïsme." Soit quelque 230 oeuvres retenues sur les 370 sélectionnées a priori. Anne Hélène Hoog s'est ingéniée à retrouver les supports originaux, souvent abîmés : "Ce qui m'intéresse, en plus des thèmes traités dans ces différents strips, c'est la matière de ce papier, de cette mémoire éphémère."

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