Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
Me contacter

en savoir plus

 

Trouve

Gauche Républicaine & Socialiste

2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 10:59

Placer l’éducation au cœur des reconquêtes et de la transformation sociale

déposée par
Charlotte Brun, membre titulaire du Conseil national, adjointe au maire d’Ecouen (95), Conseillère régionale d’Ile de France
&
Frédéric Faravel, secrétaire de la section Plaine de France, membre du bureau fédéral du Val d'Oise, membre du bureau de l'union régionale Île-de-France


chapeau :

Nous devons permettre à chacun de se doter des meilleurs outils pour comprendre. Certains voudraient que l'école se réduise à ses fondamentaux : lire, écrire compter. D'autres souhaiteraient ne lui assigner qu'une finalité économique.

L'éducation a pour mission d'émanciper des déterminismes. Il s'agit de doter les citoyens d'outils pour analyser et comprendre le monde. Aujourd'hui, repenser la laïcité signifie de promouvoir l'esprit critique face au du modèle consumériste.

Mobiliser les consciences, s'interroger sur la marche du monde, sur le devenir de chacun plus que sur la concurrence des marques et des logos : voilà aujourd'hui l'enjeu de l'éducation.

L'école doit retrouver dans un projet progressiste 3 fonctions qu'elle a peu à peu perdues :

  • Donner à voir et à critiquer, apprendre à distinguer savoir et certitudes ;

  • Transmettre une histoire et une mémoire, inscrire la réflexion du jeune citoyen dans une épaisseur temporelle pour en retirer les leçons ;

  • Apprendre des relations sociales plus distanciées, apprendre la nécessité de l'arbitrage entre son intérêt particulier et l'intérêt général, et in fine être capable de comprendre l'abstraction du politique.

De la crise de l'éducation à la casse de l'éducation 

Dans un monde de plus en plus complexe, nous devons permettre à chacun de se doter des meilleurs outils pour comprendre. Certains voudraient que l'école se réduise à ses fondamentaux : lire, écrire compter. D'autres souhaiteraient ne lui assigner qu'une finalité économique. L'enjeu est aujourd'hui tout autre. L’éducation a pour mission d'émanciper des déterminismes culturels, économiques et sociaux, et de favoriser, par l'esprit critique et les capacités d'expression, une perpétuelle et large autonomie des individus. Il s'agit de doter les citoyens d'outils pour analyser et comprendre le monde.

L’école laïque doit prendre en compte ce nouveau contexte. Il s'agit de promouvoir sans concession l'esprit critique face aux diffusions du modèle consumériste. À la fin du XIXème siècle, il fallait libérer les consciences des prêches du dimanche. Aujourd'hui il est nécessaire de les libérer des nouveaux prêcheurs de la tranche horaire 19h00-21h00. Impulser une mobilisation des consciences, s'interroger sur la marche du monde, sur le devenir de chacun plus que sur la mise en concurrence des marques et des logos : voilà aujourd'hui l'enjeu que doit relever l'éducation.

Les autoritarismes se satisfont toujours de l'inculture et du développement de sous-cultures à défaut d'endoctrinement. Il n'y a de citoyens qu'instruits et donc critiques. Pour avancer sur ce terrain, au regard de la politique menée depuis 6 ans par la droite (notamment sous les ministères Robien et Darcos) et aux vues du projet de société développé par le président Sarkozy, nous voyons déjà se profiler une école dont le seul objectif serait désormais utilitariste sans aucune autre ambition que de faire des écoliers de futurs consommateurs et de futurs salariés exploités soumis docilement à la précarité.

Télécharger l'intégralité de la contribution thématique

Partager cet article
Repost0
30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 10:45

Plus de 1000 socialistes à la Sorbonne pour préparer les Reconquêtes

PARIS, 28 juin 2008 (AFP) - Benoit Hamon et Henri Emmanuelli ont appelé, samedi à la Sorbonne, au “rassemblement” de la gauche pour mener d’ici à 2012 “le combat” contre “tout le travail de casse du modèle social et des libertés mis en oeuvre par la droite” et pour “la reconquête du pouvoir”.

Dans un amphithéatre comble, les 2 chefs de file du Nouveau parti socialiste (NPS) ont présenté leur contribution au prochain Congrès du PS pour “reprendre le terrain abandonné à la droite, et revenir sur le cycle le plus important, depuis longtemps, de régression sociale et démocratique”, selon Benoit Hamon. Citant la réduction du temps de travail, les retraites, le droit de grève, la rétention de sûreté, la “mise au pas des médias” et le retour dans le commandement intégré de l’OTAN “sans débat parlementaire”, le jeune eurodéputé a fustigé la politique de Nicolas Sarkozy. “Il est temps que nous replacions notre combat à l’échelle de la reconquête des esprits, des coeurs, et sans doute des consciences des Français”, a-t-il lancé. Et d’avertir qu’au Congrès de Reims, le NPS n’entend pas “se contenter de témoigner, de figurer” mais veut “bien au contraire essayer de s’inscrire dans une démarche de reconquête du pouvoir”. “L’objectif n’est pas d’être à l’aile gauche du parti socialiste, l’objectif c’est que le parti socialiste reste un parti de gauche”, a déclaré M. Emmanuelli lors de cette réunion publique à laquelle participaient Laurent Fabius, Marylise Lebranchu et le politologue Emmanuel Todd. “Il faut dès ce Congrès changer de majorité, pour pouvoir construire l’alternative à cette ligne qui nous a fait échouer” à 3 élections présidentielles, a ajouté M. Hamon, car c’est à Reims “que se joueront les conditions du retour de la gauche au pouvoir”.

consultez et signez la contribution générale "Reconquêtes" sur www.reconquetes.eu

Partager cet article
Repost0
27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 11:24
Partager cet article
Repost0
26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 10:13
Partager cet article
Repost0
25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 14:26
Gilles Bernheim, le pari d'un judaïsme ouvert
LE MONDE | 25.06.08 | 14h52  •  Mis à jour le 25.06.08 | 14h52

e nouveau grand rabbin de France est un "bosseur". Quand, à la fin de la classe de seconde, il se retrouve dans une yeshiva de Nétivot, une ville champignon plantée aux portes du désert du Néguev, au sud d'Israël, le jeune Gilles Bernheim "bosse comme un fou" pour être au niveau. Lorsque, plus tard, il mène de front des études rabbiniques et des études de philosophie, il "bosse" tard le soir et "apprend à peu dormir". A 24 ans, inscrit deux ans dans un kollel (école talmudique pour hommes mariés) à Jérusalem, il doit encore et toujours "bosser" pour satisfaire son maître d'alors, un vieillard lituanien qui mourra sous ses yeux, en pleine leçon.

OAS_AD('Middle1');

Ce goût de l'étude et de l'écriture a fait de ce quinquagénaire savoyard passionné de ski l'un des intellectuels les plus en vue du rabbinat de France. Ses parents, Alsaciens originaires d'Europe de l'Est, l'auraient plutôt vu médecin ; lui-même a songé devenir professeur de géographie. Mais l'éducation orthodoxe qu'il a reçue et les rencontres successives avec des rabbins ou des enseignants "lumineux et attentifs" l'ont encouragé dans la voie rabbinique. "J'ai côtoyé un rabbin qui faisait du théâtre ; j'ai alors compris que l'on pouvait devenir rabbin sans abandonner ses passions d'enfant", explique ce sportif, pour qui aujourd'hui encore "godiller dans la poudreuse reste aussi naturel que respirer".

Son père, commerçant en bois, "montagnard peu érudit", et sa mère, enseignante de mathématiques, "cérébrale et cultivée", étaient de stricts observants. Raison pour laquelle ils se sont installés à Aix-les-Bains, ville de Savoie qui constituait dans les années 1950 un centre juif orthodoxe réputé. "Mon frère et moi étions scolarisés dans l'enseignement public. Le samedi, nous allions à l'école, mais nous restions les bras croisés", se souvient-il, joignant le geste à la parole. "Pour nous conformer aux règles du shabbat, nous n'avions le droit ni d'écrire ni de porter quoi que ce soit", explique-t-il dans un sourire. Seuls les jours de Kippour (jour du Pardon) et de Rosh Hashana (Nouvel An) étaient chômés pour les petits Bernheim.

Le futur rabbin naît donc à Aix-les-Bains, où il vit jusqu'à l'âge de 14 ans, année de la mort de son père et de la première cassure dans une vie qui en connaîtra d'autres, aussi douloureuses. "On dit souvent que je suis froid et distant, mais j'ai traversé des choses dures", explique sobrement le grand rabbin. "Ces épreuves m'ont jeté dans les études et donné une capacité d'écoute aux difficultés des autres. Je vois comme une parole thérapeutique dans le commentaire talmudique que je livre lors de mes enseignements", théorise le religieux marié à une psychanalyste, tout aussi pratiquante que lui, mère de ses quatre enfants.

Le ton cassant qu'il adopte parfois, tout en dévisageant son interlocuteur d'un regard bleu pâle et appuyé, a aussi contribué à forger auprès de ses détracteurs une réputation d'arrogance qu'il semble ne pas comprendre. La précision qu'il demande en toute chose, son souci de comprendre et d'être compris, sa manière de chercher dans un silence le mot juste, puis d'énoncer une idée d'une traite dans une diction impeccable n'incitent pas à l'approximation.

"Il intellectualise tout à l'excès", jugeait son concurrent Joseph Sitruk quelques jours avant l'élection au grand rabbinat. "Il ne nous trouve pas assez cultivés à son goût", regimbe un rabbin, qui préfère garder l'anonymat. "Je travaille avec les gens en fonction de leurs vertus et de leurs compétences", précise, lapidaire, le grand rabbin. Le cardinal Philippe Barbarin y voit, lui, une qualité : "Il ne fait jamais dans la démagogie." L'archevêque de Lyon, avec qui il a cosigné un ouvrage Le Rabbin et le Cardinal (Stock, 2007), souligne "les qualités intellectuelles de cette belle figure d'humanité, attentif à la vie sociale, homme de Dieu, de prières et d'études".

Le respect des rites et de la loi juive est central dans la vie de Gilles Bernheim. Aussi les attaques sur son supposé "libéralisme" en matière religieuse l'agacent-elles au plus haut point. "Dans le judaïsme, un libéral est quelqu'un qui suit moins qu'un orthodoxe les commandements juifs : ce n'est pas mon cas", insiste le rabbin. Durant la campagne qui l'a opposé au grand rabbin Joseph Sitruk, il a dû sortir de sa réserve naturelle, "prouver" son orthodoxie, celle de sa femme, "qui porte une perruque du matin au soir", de ses enfants, "qui ont tous suivi une année d'études de la Torah avant de commencer leurs études" et dont deux vivent en Israël. Il a dû redire que les conversions "généreuses" du courant libéral, qui se montre moins regardant sur la filiation des convertis, butaient de toute façon "sur la loi religieuse". "Est juif celui qui a une mère juive", défend-il en toute orthodoxie, au risque de décevoir les familles mixtes, de plus en plus nombreuses, dont certains membres restent exclus du judaïsme. Joseph Sitruk lui-même a reconnu que "le débat n'(était) pas là". "Pour certains juifs, est libéral celui qui est cultivé, celui qui ne pense pas à Dieu toute la journée et qui a d'autres curiosités", regrette Bernheim l'érudit, qui ne partage évidemment pas cette conception.

Une frange de la communauté lui a aussi reproché de trop en faire dans le dialogue avec les chrétiens. Sur ce sujet-là aussi, le rabbin posé est capable de sortir de ses gonds. "Pour moi, le dialogue judéo-chrétien est une discussion pied à pied sur la résurrection, la christologie. Mais le fait est que beaucoup de rabbins pensent encore que Jésus est un hérétique qui méritait la mort", déplore celui qui persiste à dire que, "sur les trente-trois premières années de Jésus, il n'y a rien d'irréparable entre juifs et chrétiens ; ce sont ses deux derniers jours et après qui nous éloignent pour toujours". En dépit des critiques, celui qui est aussi le vice-président de l'Amitié judéo-chrétienne de France assure qu'il continuera sur cette voie, convaincu qu'"un axe intelligent de dialogue entre juifs et chrétiens" doit servir d'exemple à l'islam, dont "le pire ennemi est l'islamisme".

Mais c'est bien une voix juive qu'il souhaite faire entendre, dans la communauté comme à l'extérieur. En philosophe et en talmudiste rompu à l'argumentation, le nouveau grand rabbin ne devrait pas se priver d'intervenir dans les débats de société. "Ce n'est pas parce que les rabbins sont contre l'euthanasie ou le pacs que nous devons considérer leurs partisans comme des ennemis mortels. Au contraire, c'est à ceux-là qu'il faut que je donne à penser", explique le religieux. La pensée, moteur infatigable du grand rabbin-philosophe.


Stéphanie Le Bars

Parcours

1952
Naissance à Aix-les-Bains (Savoie).

1978
Début d'exercice rabbinique auprès des étudiants à Paris.

1997
Nommé rabbin de la synagogue de la Victoire à Paris.

2002
Publie "Le Souci des autres. Au fondement de la loi juive", chez Calmann-Lévy.

2008
Elu le 22 juin grand rabbin de France.

Partager cet article
Repost0
24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 12:36

Cher-e-s ami-e-s,

Cher-e-s camarades,

Les mois à venir vont être pour notre parti l’occasion de définir une offre politique qui combine la capacité à ramener la gauche au pouvoir en 2012 avec celle de répondre aux désordres du monde.

Pouvons nous lever cette espérance en restant fidèle à nos valeurs et crédibles dans nos promesses ? Oui à condition d’anticiper l’avenir avec les clés de notre temps.

Nous vivons un renversement de cycle. Les crises alimentaires, énergétiques, climatiques et financières mondiales appellent partout davantage de régulation, d’intervention publique et de maîtrise des échanges. Simultanément la sociale démocratie européenne connaît une série de défaites inédite (13 échecs en 15 élections nationales depuis juin 2006).

Nous n’acceptons pas que le passé de la social-démocratie constitue l’avenir du parti socialiste français. La victoire de la gauche aux élections locales, et tout particulièrement dans le Val d'Oise, de mars 2008 ne saurait masquer ses défaites lors des trois derniers scrutins présidentiels et deux dernières élections législatives – à ce titre souvenons-nous que nos résultats de juin 2007 n'ont rien de satisfaisants, nous avons perdu un siège sur les deux que nous tenions dans le département quand le Parti socialiste augmentait lui sa représentation législative. La gauche va-t-elle se satisfaire d'être une force politique d'élections intermédiaires et se contenter d'une «cohabitation territoriale» laissant l'État à la droite ? Les collectivités gérées ont-elles réellement les moyens de corriger les régressions imposées par le gouvernement ? S'en remettre à cette hypothèse, n'est-ce pas masquer une incapacité politique et culturelle à proposer aujourd'hui une alternative réelle à la politique de la droite ? Avec tout le respect que nous portons à nos élus et au travail formidable qu'ils mènent dans les collectivités (et aujourd'hui au conseil général) – et auxquels plusieurs d'entre nous participent – avec l'appui des militants et du professionnalisme des agents territoriaux, soyons honnêtes entre nous, ce n'est pas l'addition des projets municipaux et départementaux – aussi ambitieux soient-ils – qui fondera la base du projet alternatif qui nous devons soumettre aux Françaises et aux Français.

Nos concitoyens, les militants du parti, attendent un message d’espoir face aux atteintes portées par la droite au pacte républicain et au contrat social. Il nous appartient d’ouvrir une voie dans le désenchantement imposé par cette pensée dominante qui souhaite nous voir résignés à la fin du progrès et contraints au temps des sacrifices. C’est parce que nous savons le monde complexe et l’avenir incertain que nous n’avons pas le droit de réduire notre congrès au choc des ambitions personnelles dont on ne distingue pas les différences politiques majeures.

Antonio Gramsci définissait la « crise » comme le moment où « le vieux est mort et le neuf hésite à naître ». Cependant le sens du « neuf » n’est pas déterminé. Si nous ne savons plus rassembler les classes populaires et moyennes, celles qui vivent en ville comme en milieu rural et réunir les générations autour d’un projet collectif l’avenir de la gauche est incertain. « Reconquêtes », veut participer à cela.

L’élection de Nicolas Sarkozy est l’aboutissement d’une défaite culturelle de la gauche. Notre responsabilité est d’anticiper la France de l’après-Sarkozy, une France où les inégalités sociales se seront creusées et où les instruments de régulation et de redistribution seront affaiblis.

Il est temps aujourd’hui pour les socialistes de forger les idées et les outils qui nous permettront de conduire demain des politiques à la hauteur de nos ambitions : en un mot, d’inventer une politique qui remette le progrès au service de l’humanité.

La modernité, c’est anticiper le post-libéralisme et construire la gauche du XXIe siècle.

Notre démarche est ouverte. Elle ambitionne de dépasser les frontières de camps préexistants. Elle n’est précédée d’aucun préalable. Elle aspire à forger les outils des Reconquêtes sociales, politiques et intellectuelles qui permettront à la gauche de lever un nouvel espoir.


C’est ce qui nous amène aujourd’hui à prendre contact avec nous autour de la contribution « Reconquêtes », afin de débattre avec toi de notre démarche et de son contenu. Tu peux également appuyer notre démarche en rejoignant la liste de signataires.

Enfin nous souhaitons pouvoir compter sur ta présence lors du rassemblement national « Reconquêtes » à Paris – amphithéâtre Richelieu, université de la Sorbonne – toute la journée du 28 juin prochain :

  • 10h : accueil et introduction de la journée

  • 10h15-12h30 : Débats en ateliers autour de la contribution «Reconquêtes» - Immigration et développement - Le libre échange en question - Action publique et redistribution - Diversité et discriminations - La 6ème république

  • 14h-16h : Les grands oraux du changement - Emmanuel Todd : Que dire du libre échange ? - Laurent Fabius : Quelle place pour l’action publique ? - Marylise Lebranchu : Quelle redistribution ? - Arnaud Montebourg : Quelle politique étrangère ?

  • 16h-17h : Meeting avec Benoît Hamon et Henri Emmanuelli

Amitiés socialistes,

Charlotte Brun, adjointe au maire d'Écouen, conseillère régionale, conseil national – Frédéric Faravel, secrétaire de section de la plaine de France, bureau fédéral, bureau du comité régional du PS – Xavier Morin, conseiller municipal d'Argenteuil, trésorier de la section, bureau fédéral – Adélaïde Piazzi, 1ère adjointe au maire de Montmorency, secrétaire de section de Montmorency, bureau fédéral

Joshua Adel, bureau fédéral des adhésions (Sannois) – Patrick Bauer, trésorier de section (Saint-Gratien) – Nadjet Boubekeur, conseil fédéral (Villiers-le-Bel) – Fanny Boyer, conseillère municipale et secrétaire de section (Le Plessis-Bouchard) – Sylvie Colley-Fromentel, suppléante au conseil fédéral (Cormeilles) – Farid Echeikr, adjoint au maire de Fosses (plaine de France) – Cécile Escobar, adjointe au maire, conseil fédéral (Cergy) – Bernard Mathonnat, commission fédérale de contrôle financier (Jouy) – Michel Renou, secrétaire de section (L'Isle-Adam/Parmain) – Patrice Richard, adjoint au maire, secrétaire de section (Gonesse) – Fabien Roussel, adjoint au maire, bureau fédéral des adhésions (Eaubonne) – Abdelkader Slifi, adjoint au maire (Argenteuil) – Michèle Taiclet, conseillère municipale (Jouy) – Jimmy Zé, conseiller municipal, commission fédérale des conflits (Éragny)…


Contacts : Frédéric Faravel – 06 79 67 98 52 – rlg95@voila.fr – http://reinventerlagauche95.over-blog.org


Contribuer, débattre, signer la contribution sur www.reconquetes.eu


Inscriptions pour la journée du 28 juin au
01 40 63 15 11 et sur www.reconquetes.eu

Partager cet article
Repost0
20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 15:05
Nos quartiers ont besoin d'un vrai projet et non d'espoir... Fadela Amara vient de nous présenter sous le patronnage de François Fillon et Nicolas Sarkozy à Meaux, n plan "quedal" ("misérable") plutôt qu'un plan "marshall".

Une fois de plus, des mesures partielles qui recyclent d'anciennes recettes : contrat d'autonomie, création d'entreprises, police de quartier... et qui ne permettront pas d'inverser la tendance dans les quartiers. Beaucoup de réchauffé dans ce plan : l'interministérialité présentée comme une solution neuve alors qu'elle date de 1988.
Et d'autres mesures qui sont inquiétantes car elles  risquent d'accroître les inégalités, de renforcer la "ghettoïsation" des écoles des quartiers (cf. le busing)

La crise que connaît l'Etat se manifeste plus fortement dans les quartiers populaires que partout ailleurs. Ce ne sont pas quelques mesurettes ponctuelles et ciblées sur ces quartiers qui vont permettre de remédier à cette crise, mais un vrai projet de société qui n'oppose pas les gens les uns contre les autres, qui ne méprise pas les pauvres, qui décide réellement de réduire les inégalités qui se creusent et inexorablement, qui permettent une réelle solidarité et une politique de développement pour tous.

Et en particulier, d'urgence
- une école dotée de moyens, de professeurs qualifiés et motivés qui soit attractive pour tous et non l'école que nous avons aujourd'hui que les parents d'élèves évitent en inscrivant leurs enfants en école privée ou en école hors du quartier.
- une véritable politique locale de l'emploi, qui permette aux strucutres mises en place d'agir dans la durée (plie, maison de l'emploi).
- une fiscalité locale rénovée...
Partager cet article
Repost0
18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 10:49
Le prochain congrès de Reims s'annonce dans des conditions assez mauvaises.
En effet, loin de favoriser le débat, nous avons vu les médias et les principaux leaders médiatiques du Parti s'enfoncer dans un affrontement de personnes qui n'a rien de salutaire.
Quel est l'intérêt de l'affrontement entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, qui - peu ou prou - défendent les mêmes orientations ? On dira que Bertand est plus libertaire et Ségolène plus autoritaire... que Bertrand refuse pour le moment l'alliance au centre que prône Ségolène... bon...
Mais sur l'essentiel, sur les enjeux sociaux et économiques que doivent affronter les socialistes pour redevenir crédibles, sur le projet de société, ils défendent la même intuition, celle d'un social-libéralisme, d'une troisième voie qui ne cesse aujourd'hui de montrer ses limites politiques et électorales, alors même que partout dans le monde le néo-libéralisme et la pertinence des choix politiques qu'il induit commencent à être sérieusment remis en cause, face à leur inefficacité à répondre aux quatre crises majeures (énergétique, alimentaire, climatique et financière) que la mondialisation affronte aujourd'hui.

Une partie de la gauche du Parti socialiste a cherché à dépasser des clivages impertinents ; d'un côté, les proches de Laurent Fabius et de Martine Aubry se sont concertés avec Arnaud Monterbourg et Socialisme & Démocratie pour réfléchir aux conditions nécessaires pour la remise au travail du PS, à travers l'initiative des Reconstructeurs. De l'autre, NPS proposera avec Benoît Hamon une contribution générale - Reconquêtes - axée sur le fonds des dossiers politiques. Liennemann et Vidalies vont travailler à une contribution sur le rassemblement de la gauche. Mélenchon semble lui vouloir enfermer la gauche dans une tour d'ivoire...
Ces camarades ont vocation à terme à se rassembler. Mais cette perspective pourrait bien être mise à mal par plusieurs facteurs, dont le plus important est la manoeuvre en sous-main de François Hollande pour que le PS évite une nouvelle fois de trancher les débats qui le méritent.

Le Premier secrétaire sortant va publier avec Julien Dray et Philippe Doucet (maire et conseiller général d'Argenteuil) une contribution générale dont la vocation est avant tout de structurer enfin autour de lui une sensibilité capable de le porter à la désignation comme candidat socialiste à l'élection présidentielle en 2012 (qui a parlé de fond ?). D'un autre côté, il suscite une contribution des grands barons locaux du socialisme (Feltesse, Collomb, Guérini) ayant pour vocation de figer une partie de la droite du PS et éviter un ralliement sans condition aux sirènes de Bertrand Delanoë.
Quelle est la raison profonde de tout cela ? Le hollandisme comme méthode de management politique l'explique pour tous ceux qui n'auraient pas bien retenu les leçons de ses 11 ans de premier secrétariat. Encore une fois, François Hollande et son ami Julien Dray travaillent main dans la main à la constitution d'une majorité informe et politiquement molle pour éviter tout affrontement de personnes mais surtout d'idées au prochain congrès du PS. L'initiative des grands élus vise à décourager Bertrand Delanoë sur ses capacités à mener à bien son initiative de centre-gauche, la contribution générale Hollande-Dray vise à neutraliser Moscovici, une partie des fabiusiens et les amis de Martine Aubry pour tenter de leur vendre une future motion majoritaire rassemblant tous ceux-là avec Delanoë sous la férule de Dray contre Ségolène Royal d'un côté et la gauche du PS de l'autre.
Bref que Martine Aubry, Socialisme & Démocratie et une partie des fabiusiens abandonnent l'idée d'un débat de fond et d'un PS au travail jusqu'en 2012.
Le dire, l'écrire pourraient déjà être une manière de circonscrire ces manoeuvres.

Frédéric Faravel
Partager cet article
Repost0
18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 08:43
35H: à Paris, les socialistes brillent par leur absence
17/06/2008 18h40 - SOCIAL-MANIFESTATIONS-35H-PARTIS-PS - Monde (FRS) - AFP

PARIS, 17 juin 2008 (AFP) - Promoteurs de la réduction du temps de travail, les responsables socialistes brillaient par leur absence dans le cortège syndical parisien pour la défense des 35 heures, en dépit d'un appel du PS à participer "massivement" aux manifestations.

Comme d'habitude, seule la gauche du parti, avec ses têtes d'affiche, s'était déplacée entre Bastille et les Grands boulevards pour la journée d'action intersyndicale (CGT, CFDT, FSU et Solidaires).

Il s'agissait pourtant de défendre "la réforme la plus emblématique de la gauche", commentait sur place l'eurodéputé Benoît Hamon, dépité - comme le député des Landes Henri Emmanuelli et le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon - devant la "désertion" des socialistes.

Celle-ci était d'autant plus visible que, leur secrétaire nationale Marie-George Buffet en tête, les communistes étaient au côté du mouvement social, arborant le badge de leur parti.

En queue de cortège, une quarantaine de militants du MJS, l'organisation de jeunesse du PS, ont fait ce qu'ils ont pu pour sauver l'honneur socialiste, comme deux des adjoints au maire de Paris, Bruno Julliard, ex-président de l'UNEF, et Pascal Cherki, proches de M. Emmanuelli.

Il y a juste 2 semaines, le Bureau national du PS avait appelé à participer "massivement" aux manifestations. La veille, un porte-parole avait laissé prévoir la venue de parlementaires, sans écarter une courte apparition du premier secrétaire François Hollande.

Benoît Hamon ne voyait là qu'"hypocrisie". Pour Jean-Luc Mélenchon, la direction du PS considère les manifestants comme "des pions sur un échiquier".

Au groupe socialiste à l'Assemblée nationale, on expliquait qu'il était "très rare" que des parlementaires se joignent aux cortèges syndicaux. Cette pudeur n'avait pas été de mise, cependant, au printemps 2006, au plus fort des manifestations anti-CPE, en présence de MM. Hollande et Delanoë, entre autres.

"On abandonne les gens. On mérite notre sort, parfois. Il est temps que ça change au PS !", s'agaçait Benoît Hamon, critiquant "ces socialistes qui occupent les médias pour parler d'eux". "Je suis heureux que les salariés se mobilisent mais je ne peux m'empêcher d'avoir une pointe de tristesse", ajoutait l'ex-collaborateur de Martine Aubry dans les années 1997-2000.

De passage à Paris mardi, Mme Aubry, la "dame des 35 heures", n'était pas là non plus.

Venu "recharger les batteries", M. Mélenchon disait en avoir "marre". "Les gens ont l'impression que le PS n'est pas là. Et c'est à moi que les manifestants demandent des comptes !", soupirait l'ancien ministre, appelant les partis de gauche "à donner un coup de main beaucoup plus fort au mouvement social".

M. Emmanuelli souhaitait "qu'à l'Assemblée nationale, on mène un combat exemplaire contre cette régression totale" que représente selon lui la fixation de la durée du travail entreprise par entreprise. "Si le PS échoue à mobiliser toutes ses forces, je crains des lendemains difficiles pour lui", prédisait ce grognard du mitterrandisme.
Partager cet article
Repost0
17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 12:24
Partager cet article
Repost0