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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 13:35

Lechatriche1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d’euros profiteront chacun d’une baisse d’impôt sur le revenu de 270 000 euros grâce au nouveau "bouclier fiscal".

L’Observatoire des inégalités publie les estimations réalisées par l’Assemblée nationale lors du vote de la loi "en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat" adoptée le premier août dernier (lire le rapport). Désormais en effet, le montant des impôts directs (impôt sur la fortune, impôt sur le revenu et impôts locaux) ne pourra dépasser 50% des revenus d’un foyer fiscal, contre 60% auparavant. Coût total de cette mesure pour le contribuable : 810 millions d’euros, à peu de chose près ce que vont rapporter les futures franchises sur les dépenses de santé.

 

D’après les estimations de l’Assemblée nationale, 234 000 contribuables vont bénéficier des 810 millions d’euros. Le bouclier a été justifié de la façon suivante : il fallait éviter que des ménages aux bas revenus ne soient imposés du seul fait de leur patrimoine. C’est le fameux cas de la veuve de l’Ile de Ré (information largement médiatisée), dont les maigres terres ont pris tellement de valeur qu’elle est soumise à l’impôt sur la fortune...

 

Parmi ces 234 000 foyers fiscaux, un peu moins de 206 000 déclarent des revenus très faibles (inférieurs à 7 000 euros annuels). Mais les cas de foyers effectivement pauvres et lourdement imposés sont rares, du fait des exonérations et dégrèvements de la taxe d’habitation. Ces cas isolés servent de paravent à des ménages qui déclarent artificiellement des bas revenus parce qu’ils déduisent de leurs ressources des dépenses que les salariés ne peuvent pas comptabiliser (automobile, équipements divers) ou utilisent les niches fiscales. Leur niveau de vie réel n’a pas grand chose à voir avec ce qui est affiché fiscalement.

 

Le boucler fiscal va surtout favoriser les très haut revenus. Un petit nombre de contribuable va recevoir des montants considérables. 18 000 foyers au revenu annuel supérieur à 41 000 euros vont toucher 31 200 euros de ristourne en moyenne par foyer. Pour eux seuls, le coût pour la collectivité est de 564 millions d’euros au total. Pour les plus gros patrimoines, c’est une vraie aubaine. Ainsi, 1 080 foyers au patrimoine supérieur à 15,5 millions d’euros toucheront plus de 270 000 euros. La collectivité va dépenser 272 millions d’euros pour eux.

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 13:33

Benoît Hamon a participé samedi à l'invitation de Laurent Fabius à une table ronde aux côtés de Pervenche Bérès, Anne Hidalgo, Arnaud Montebourg et Hubert Védrine sur le thème : "Les socialistes dans l'Europe et la mondialisation".

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 14:10
Une deuxième chance est donnée au Flamand Yves Leterme de former le gouvernement belge
LE MONDE | 01.10.07 | 15h34  •  Mis à jour le 01.10.07 | 15h34
BRUXELLES CORRESPONDANT


e roi Albert II a de nouveau chargé le leader flamand Yves Leterme, samedi 29 septembre, de former le gouvernement belge. Après avoir échoué, au mois d'août, M. Leterme, qui dirige une alliance entre les chrétiens-démocrates flamands et le petit parti séparatiste NVA (Nouvelle alliance flamande), doit tenter une seconde fois de rassembler dans une coalition dite "orange bleue" les partis chrétiens démocrates et libéraux, flamands et francophones. Depuis les élections législatives du 10 juin, les affaires courantes sont gérées par la coalition sortante du premier ministre libéral, Guy Verhofstadt.

Cette nouvelle tentative s'annonce un peu moins difficile que la précédente même si la personnalité et les exigences du formateur en matière de réformes institutionnelles suscitent toujours une grande méfiance du côté francophone. Si M. Leterme se voit offrir une deuxième - et dernière - chance de devenir premier ministre, c'est parce qu'un membre de son parti, Herman Van Rompuy, président de la chambre des députés, a réussi une tâche présentée comme impossible. Celle de rassembler les quatre partis de l'"orange bleue" autour d'une note évoquant une réforme de l'Etat.

Le texte est minimaliste. Il a provisoirement évacué les questions les plus sensibles - parmi lesquelles les demandes flamandes concernant la régionalisation des allocations familiales, de l'emploi ou de l'impôt des sociétés ainsi que la scission immédiate de l'arrondissement bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde (dit "BHV"), qui comprend actuellement la capitale et sa périphérie à majorité néerlandophone.

CALMER LES ESPRITS
Dans son rapport au roi, M. Van Rompuy a proposé un scénario en plusieurs phases, ponctué par la création d'un comité de sages chargé d'étudier des réformes institutionnelles. La question de "BHV" serait renvoyée à la fin des négociations pour réduire les risques d'échec : si les ultras du parti de M. Leterme oublient leur revendication d'une scission immédiate de "BHV", les francophones oublieront une de leurs exigences, à savoir l'extension des limites de la région bilingue de Bruxelles. Cet agrandissement se traduirait par un empiétement de la capitale sur le sol flamand, hypothèse rejetée par les partis néerlandophones.

Pour calmer les esprits, M. Van Rompuy a évoqué une solution pour l'un des problèmes-clés de la scission de l'arrondissement "BHV" : les 150 000 francophones vivant à la périphérie de Bruxelles pourraient voter dans un autre arrondissement électoral. On permettrait à tous les Belges, où qu'ils résident, de voter dans l'arrondissement de leur choix.

Yves Leterme, mais surtout ses alliés séparatistes de NVA reprendront-ils à leur compte le schéma ébauché par M. Van Rompuy ? Ils savent que celui-ci marque un recul par rapport aux exigences qu'ils ont formulées avant et après les élections, mais n'ignorent pas qu'un maintien intégral de leurs demandes dans le domaine institutionnel entraînerait un nouvel échec.

Les amis de M. Leterme devront choisir entre une perte de popularité, sans doute au profit des populistes et de l'extrême droite flamande, et la réalisation, partielle, de leur programme avec les partis francophones.

Ce sont eux, en tout cas, qui décideront si la Belgique s'enfoncera davantage dans la crise ou en reviendra aux règles du consensus, comme l'y appelle désormais une bonne partie de l'opinion, le monde économique et les capitales voisines, inquiètes de l'avenir de l'Etat belge. "La Belgique est un facteur de stabilité dans le monde", a déclaré récemment Nicolas Sarkozy, interrogé, à New York, par la RTBF.

Jean-Pierre Stroobants
Article paru dans l'édition du 02.10.07
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 14:03
Pour transformer le PS en parti réformiste moderne
 
Face au pilonnage médiatique de Nicolas Sarkozy, les socialistes doivent mener une bataille idéologique.
 
Par Henri Weber, député européen, secrétaire national à la formation.
 
Libération : mercredi 3 octobre 2007

 
La défaite électorale des socialistes a suscité deux réactions contestables. La première émane de citoyens qui aiment tellement le Parti socialiste qu’ils souhaiteraient en avoir deux ! Les échecs électoraux du PS, nous expliquent-ils, tiennent à ce qu’il abrite en réalité plusieurs partis en un : la vieille gauche marxiste, d’une part ; et une gauche moderne qui brûle de mettre les horloges du socialisme à l’heure de la mondialisation, d’autre part. La refondation, selon ceux-là, consisterait à séparer ces deux gauches dans deux partis distincts.
 
D’autres proposent de remédier à la faiblesse du PS par un retournement d’alliance : puisque l’union des partis de gauche ne permet plus d’obtenir la majorité, disent-ils, il faut lui substituer une alliance avec le centre de François Bayrou, quitte à aider le Modem à exister.
 
La bonne réponse est ailleurs : le Parti socialiste ne doit ni se scinder en deux - pour le plus grand profit de Sarkozy - ni chercher son salut dans le soutien de centristes introuvables. Il lui faut au contraire mobiliser toutes ses ressources pour construire le grand parti réformiste moderne dont la France a besoin. Un parti qui regrouperait toutes les familles de la gauche réformiste, de la gauche radicale aux républicains de progrès, et qui rassemblerait par ses propres forces au moins 35% des électeurs, comme le font la plupart de ses homologues européens.
 
Pour atteindre cet objectif, le PS doit entreprendre une véritable reconstruction de lui-même. Il ne doit pas se résigner à devenir une simple machine électorale à demi professionnalisée, comme il en a pris le chemin, mais assumer pleinement, au contraire, toutes les fonctions qui incombent au parti dominant de la gauche.
 
Fonctions intellectuelles : le PS doit s’investir mieux qu’il ne le fait dans le travail d’élaboration théorique, en liaison avec les chercheurs, afin de proposer aux Français une vision du monde, de ses futurs possibles, de son avenir souhaitable. Les classes populaires ont besoin de repères, d’une grille de lecture de leur réalité : si le présent leur semble obscur et l’avenir opaque, elles peuvent prêter l’oreille à tous les démagogues. Le Parti socialiste doit assumer un rôle d’éclaireur de l’avenir, de porteur d’intelligibilité. Les forums et les conventions thématiques qu’il a programmés pour les prochains mois sont un premier pas dans ce sens. Le renouvellement et la réactivation de ses commissions spécialisées doivent en constituer un second.
 
Le PS doit s’engager davantage dans la lutte idéologique. Là aussi, la droite nous donne une leçon : elle nous rappelle que les batailles politiques se gagnent ou se perdent d’abord dans les têtes. Que la lutte idéologique est un vrai combat, qui s’organise dans la durée et exige des instruments, une stratégie. Notre amateurisme en la matière a permis à Sarkozy de faire souvent prévaloir son interprétation de la crise française - «trop d’impôts, trop de droits, trop d’Etat» - et de frayer la voie à ses solutions.
 
Fonction programmatique : le PS doit s’interdire de botter en touche, comme il l’a fait trop souvent sur les questions qui divisent son électorat. La modernisation démocratique de la société qu’il préconise diffère de la modernisation libérale- autoritaire que conduit Nicolas Sarkozy. Puisque les objectifs du socialisme démocratique - plein-emploi, protection des individus contre tous les risques sociaux, augmentation régulière du pouvoir d’achat, démocratie sociale, qualité de la vie… - ne sont plus accessibles par les voies et les moyens classiques de la social-démocratie, le programme socialiste doit définir les moyens nouveaux qui permettront d’approcher ces objectifs dans les conditions d’un capitalisme mondialisé et dominé par la finance.
 
La tournée des capitales qu’effectueront cet automne des délégations de socialistes français, en vue d’apprendre des performances - mais aussi des contre-performances - de leurs homologues européens, s’inscrit dans cette quête d’une «nouvelle voie». Fonction électorale : le Parti socialiste doit garder la maîtrise de la désignation de ses candidats aux divers mandats électifs, selon ses critères politiques propres - fiabilité, implantation, parité, représentativité… Il ne doit pas se laisser dicter ses choix par les sondages et les médias… Ce qui n’exclut pas de mieux associer les électeurs à ses décisions.
 
Fonction organisationnelle, enfin : le Parti socialiste doit étoffer, rajeunir, féminiser, diversifier son corps militant ; resserrer ses liens avec les syndicats, les intellectuels et les grandes associations progressistes ; associer ses sympathisants à ses débats et à ses mobilisations. Il doit acquérir la maîtrise des moyens de communication modernes - l’Internet et l’Intranet, ce qui est loin d’être le cas, malgré les progrès enregistrés récemment -, mettre l’accent sur la formation de ses adhérents, se doter d’un véritable département de la communication, capable de riposter au pilonnage médiatique de Sarkozy.
 
Le Parti socialiste consentira-t-il l’effort considérable que représente ce bond en avant ? Ou bien se laissera-t-il glisser sur la ligne de la plus grande pente, celle qui mène au parti de supporteurs, simple reflet de l’opinion ? L’avenir de la gauche et de notre démocratie dépend de la capacité des socialistes à trancher cette alternative dans le sens de la reconstruction.
 
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 13:51
Le temps de parole de Nicolas Sarkozy ne sera pas décompté, selon le CSA
Vu sur le Web
LEMONDE.FR | 03.10.07 | 12h58  •  Mis à jour le 03.10.07 | 13h07

nterpellé fin septembre par François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, et Didier Mathus, député (PS) de Saône-et-Loire, sur l'omniprésence de Nicolas Sarkozy dans les médias, le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), Michel Boyon, a rendu son avis.

MM. Hollande et Mathus lui demandant de prendre en compte le temps de parole du président de la République au même titre que celui du gouvernement, M. Boyon leur a répondu par la négative dans une lettre publiée mercredi 3 octobre sur le site du Conseil.

INTERVENTIONS RELEVÉES "À TITRE D'INFORMATION"

Le président du CSA souligne que "le temps de parole du président de la République n'a jamais été pris en compte pour l'application des règles définies par les autorités successives de régulation de l'audiovisuel depuis 1982". Ce temps, a-t-il ajouté, "n'est pas intégré dans l'appréciation par le Conseil des équilibres de temps de parole".

Par contre, M. Boyon indique que "si des modifications constitutionnelles intervenaient, la position du Conseil supérieur de l'audiovisuel serait susceptible d'évoluer", avant de rappeler que le CSA procède "régulièrement au relevé des interventions du président de la République (...) à titre d'information".

Le Monde.fr
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 13:45
M. Obama redynamise sa campagne et critique vivement Mme Clinton
LE MONDE | 03.10.07 | 09h34  •  Mis à jour le 03.10.07 | 09h34
Washington, correspondante

clintonobama.jpgarack Obama repart à l'attaque. Devancé par Hillary Clinton dans la course à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2008, le jeune sénateur de l'Illinois a entrepris de redynamiser sa campagne.

A l'occasion du 5ème anniversaire de son discours antiguerre du 2 octobre 2002, il a lancé une série d'interventions, mardi, destinées à montrer qu'il a le "jugement" nécessaire pour être président, même s'il n'a pas "l'expérience" de ses rivaux.

Depuis quelques semaines, la course à la nomination démocrate semblait s'installer dans "l'inévitabilité" d'une candidature Clinton. L'ancienne First Lady a été couverte de louanges pour son nouveau plan de réforme de l'assurance-santé, nettement moins directif que celui de 1993.
Le président George Bush lui-même a adoubé "Hillary", confiant en privé qu'elle était la meilleure candidate et la plus susceptible de poursuivre sa politique…

La presse, qui commençait à s'ennuyer, cherchait des angles d'attaque. Elle a trouvé le "gloussement", le rire auquel a recours Mme Clinton quand une question l'agace.

BATAILLE DES SONDAGES
Les derniers chiffres du fund-raising (collecte de fonds) ont relancé l'incertitude. Pour le 3ème trimestre, le bilan des contributions financières recueillies par les candidats, montre que Barack Obama et Hillary Clinton continuent à être au coude à coude pour ce qui est des "primaires de l'argent", avec 80 millions de dollars (environ 56 millions d'euros) chacun depuis le début de l'année.

Mais pour la 1ère fois, la sénatrice de New York a recueilli davantage que son homologue de l'Illinois : 22 millions en 3 mois contre 19 millions.

Dans les sondages nationaux, Mme Clinton arrive largement en tête (de 15 à 20 points). Mais l'entourage de M. Obama fait remarquer que ce type de sondages n'a guère de pertinence dans une élection qui est décidée Etat par Etat, et où les premiers dans l'ordre du calendrier (Iowa, New Hamsphire, Caroline du Sud) ont un effet d'entraînement important.

Si, dans le New Hamsphire, Mme Clinton est en tête, un sondage de Newsweek montre que M. Obama la devance dans l'Iowa auprès des démocrates ayant l'intention d'aller voter le 14 janvier.

Dans un discours à Chicago, mardi 2 octobre, M. Obama a lancé ses critiques les plus virulentes à ce jour contre Mme Clinton, sans toutefois prononcer son nom, et contre l'establishment – Congrès, médias, spécialistes de politique étrangère – qui ont voté ou "chargé la barque pour aller en guerre".

Il a affirmé que le même conformisme est toujours à l'œuvre dans la capitale. "C'est cette pensée toute faite qui mesure l'expérience seulement par le nombre d'années que vous avez passées à Washington, non pas par le temps que vous avez passé à servir dans le vaste monde."

Il a indiqué qu'il proposerait au reste du monde une élimination des armements nucléaires – y compris américains – s'il était élu. Et, a-t-il ajouté, "que cela ne fasse aucun doute : je mettrai fin à cette guerre".

La mise au point n'était pas inutile. Dans le dernier débat démocrate, le 26 septembre, aucun des principaux candidats n'a accepté de prendre l'engagement de rapatrier toutes les troupes américaines d'Irak avant 2013.

Corine Lesnes
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 16:20
Benoît Hamon, député européen, a abordé à l'occasion du point presse hebdomadaire du PS les sujets suivants :
  • la défiscalisation des heures supplémentaires
  • le budget de l'État pour 2008 présenté par le gouvernement
  • la nomination de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 16:18
"Le Franc-Parler" (France Inter-i-Télé-"Le Monde")
Hubert Védrine : "Des conflits énormes se préparent"
LE MONDE | 02.10.07 | 14h34  •  Mis à jour le 02.10.07 | 14h34

ous avez rendu votre rapport sur la mondialisation à Nicolas Sarkozy en soulignant que la France devait être "amie, alliée, pas alignée". Y a-t-il un nouveau choix atlantiste depuis la présidentielle ? Le président Sarkozy a réendossé cette formule "amie, alliée, pas alignée". Il faut voir ce que cela donne en pratique. Il est évident que la tentation existe. Elle existe dans sa majorité, dans certains courants à gauche, dans une partie de l'opinion, plutôt dans les élites. Par exemple, sur les questions de l'OTAN. Le général de Gaulle était sorti après plusieurs années où il avait négocié avec les Américains pour que l'alliance donne plus de place aux alliés. C'est parce qu'il n'a pas réussi qu'il a fini par sortir. Il n'est sorti qu'en 1966 alors qu'il était là depuis 1958. Les militaires souhaitent y rentrer car ce serait plus commode pour eux, plus pratique, plus prestigieux, plus inter-opérationnel. Mais cela n'a pas d'intérêt. En revanche, utiliser l'idée d'un retour possible de la France dans une alliance réformée, faire de la disponibilité française le levier d'une réforme qui permettrait un pilier européen dans l'alliance de s'exprimer, cela n'est pas critiquable a priori.

La visite de Nicolas Sarkozy à George Bush cet été, et les déclarations de Bernard Kouchner sur l'Iran marquent-elles un changement de politique ?

Pas encore. Cela peut le devenir. Le fait d'avoir des relations moins mauvaises avec les Etats-Unis, c'est ce que Jacques Chirac a fait pendant les deux dernières années. Il a passé tout son temps à corriger non pas le fond - puisqu'il avait raison dans l'affaire de l'Irak -, mais à corriger les dégâts psychologiques, amicaux, sentimentaux, notamment avec l'opinion américaine, y compris les anti-Bush. Et Nicolas Sarkozy, en ce moment, n'est pas en rupture avec la dernière période Chirac sur les Etats-Unis. Le fait d'aller en vacances aux Etats-Unis, de rencontrer à cette occasion le président, ce qui est la moindre des choses, ce n'est pas une inflexion. Ce serait un vrai changement si, finalement, il nous disait dans quelque temps, j'ai posé les conditions pour l'OTAN mais c'est plus compliqué que prévu et cela gêne les Britanniques, mais c'est plus important de rentrer dans l'OTAN et donc on y va...

Bernard Kouchner a-t-il eu raison d'utiliser le mot "guerre" à propos de l'Iran ?

Dire qu'un conflit est possible, cela ne me choque pas car je ne suis pas dans le langage béni-oui-oui. Je pense qu'il y a un risque de clash. Samuel Huntington a été mal compris. Il n'a pas préconisé la guerre des civilisations, il a dit : il y a un risque. Nous ne sommes pas dans la gentille communauté internationale, où l'histoire n'est pas finie. Il y a des conflits énormes qui se préparent. La bonne attitude est de dire, comme Huntington, que c'est une perspective qui existe. Nous la refusons et nous allons tout faire pour que cela ne se produise pas (...) Il faut éviter la tentation occidentaliste. L'occidentalisme étant à l'Occident ce que l'islamisme est à l'islam. (...) Ce qu'a dit Bernard Kouchner là-dessus ne m'a pas gêné. Sur l'Iran, la phrase-clé est celle du président Sarkozy, en disant il faut tout faire pour échapper au choix entre la bombe iranienne ou les bombardements. Evoquer la guerre, c'est sans doute trop tôt.

Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Thomas Hugues et Stéphane Paoli
Article paru dans l'édition du 03.10.07
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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 15:30
La question nationale domine le lancement de la campagne électorale en Espagne
LE MONDE | 28.09.07 | 15h52  •  Mis à jour le 28.09.07 | 15h52
MADRID CORRESPONDANTE

as une semaine ne s'achève, en Espagne, sans que des controverses autour de symboles identitaires ne mettent en évidence les crispations nationalistes. Elles ne simplifient pas le lancement de la campagne du président du gouvernement socialiste espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, dont la majorité sera soumise à renouvellement en mars 2008.

Redéfinir l'articulation politico-territoriale du pays afin d'apaiser ces tensions était l'un des objectifs principaux du chef de la Moncloa (siège du gouvernement) à son arrivée au pouvoir. Mais l'"Espagne plurielle" qu'il avait en tête s'est heurtée au parcours compliqué du nouveau statut de la Catalogne, déféré au Tribunal constitutionnel, et à l'échec de la négociation avec l'ETA. Les incidents continuent de se multiplier dans les régions où la revendication nationale est forte. Un jeune Catalan, Jaume Roura, a comparu devant un juge pour avoir brûlé des photos du roi à l'occasion de la visite de Juan Carlos à Gérone, en Catalogne, le 13 septembre. Le 18 septembre, des députés nationalistes catalans, basques et galiciens brandissaient dans l'hémicycle du Parlement, à Madrid, des maillots aux couleurs des équipes sportives "nationales" pour réclamer leur droit de jouer dans des compétitions internationales.

Depuis que, fin juillet, le Tribunal suprême a rappelé que le drapeau espagnol devait orner les façades de tous les bâtiments publics du pays, la droite s'indigne que des mairies basques ou catalanes fassent fi de cette obligation. Elle utilise chaque épisode autour de symboles nationaux pour questionner le bilan du président du gouvernement.

Pour contrecarrer cette campagne, M. Zapatero a commencé à faire appel, lui aussi, à une symbolique patriotique - campagnes de presse ostensiblement signées "gouvernement d'Espagne", logo gouvernemental relooké en rouge et jaune. En Espagne, depuis le franquisme, cette symbolique est fortement connotée de conservatisme, voir d'autoritarisme. C'est le cas du drapeau lui-même. Sa conservation fut l'un des compromis de la transition à la démocratie après la mort de Franco, en 1975.

Depuis, la gauche peine à oublier l'usage qu'en avait fait la dictature, et elle en conserve une méfiance à fleur de peau. Au début de l'année, la majorité socialiste s'était indignée de "l'appropriation sectaire des symboles nationaux" par l'opposition, qui, dans ses manifestations, déploie force bannières rouge et jaune et fait retentir l'hymne national.

La droite accuse M. Zapatero d'avoir, par sa politique, radicalisé les nationalismes régionaux. En Catalogne, traditionnel réservoir de voix pour la gauche, l'atmosphère s'est dégradée cet été. Une série de défaillances des grands équipements - une panne électrique géante à Barcelone, la pagaille chronique dans les trains de banlieue, l'engorgement des autoroutes - a renforcé les Catalans dans le sentiment d'avoir été défavorisés par l'Etat dans la répartition des investissements. Elle a poussé les nationalistes a se jeter dans une compétition "au plus souverainiste", dans l'espoir de capter le mécontentement populaire.

Le chef des nationalistes de centre droit de Convergencia i Unio, Artur Mas, a proposé de regrouper toutes les formations nationalistes, de droite et de gauche. Son concurrent de la gauche indépendantiste, Josep-Lluis Carod-Rovira, appelle à la tenue d'un référendum d'autodétermination en 2014... date du 300e anniversaire de la chute de Barcelone devant les Bourbons.

Au Pays basque, le président de l'exécutif régional, Juan José Ibarretxe, membre du Parti nationaliste basque, au pouvoir depuis 25 ans, s'est dit décidé à organiser un référendum d'autodétermination, y compris si l'ETA continue d'organiser des attentats. "La transition démocratique a été un moment propice pour un pacte postnationaliste. La pression des nationalismes basque et catalan et la crispation "espagnoliste" sous José Maria Aznar ont effrité ce projet", estime Fernando Vallespin, président du Centre (public) d'investigation sociologique.

Cécile Chambraud
Article paru dans l'édition du 29.09.07
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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 15:26
L'ancien président polonais emmène la gauche aux élections
LE MONDE | 28.09.07 | 15h57  •  Mis à jour le 28.09.07 | 15h57
VARSOVIE CORRESPONDANTE

e face-à-face est pressenti comme l'un des moments forts de la campagne électorale pour les élections législatives anticipées du 21 octobre : programmé lundi 1er octobre au soir, un débat télévisé opposera le premier ministre Jaroslaw Kaczynski, chef de file de la droite conservatrice au pouvoir (Droit et justice, PiS), et Aleksander Kwasniewski, l'ancien président social-démocrate propulsé à la tête de la grande coalition de centre-gauche (Gauche et démocrates, LiD).

M. Kwasniewski, qui ne brigue pas de siège lui-même, est, depuis le 23 septembre, le candidat de sa coalition pour le poste de premier ministre en cas de victoire, peu probable, au prochain scrutin. Pour l'heure, elle ne recueille que 10% à 16% des intentions de vote, loin derrière la droite libérale (PO) et la droite conservatrice, créditées l'une et l'autre par les sondages de 22% à 30%.

Formé à l'occasion des élections locales de 2006, LiD s'est imposée comme la 3ème force politique du pays. Hétérogène, voire contre-nature, la coalition regroupe 4 partis, dont les sociaux-démocrates, venus du communisme, qui ont gouverné jusqu'en 2005, et les démocrates libéraux, issus, comme les frères Kaczynski, du syndicat Solidarité. L'émergence du LiD a rééquilibré la scène politique, dominée par la droite depuis l'échec de la gauche aux élections de 2005.

PAS CHANCELANT
Venu du communisme, élu à la tête de l'Etat en 1995 face au président sortant Lech Walesa, reconduit en 2000, M. Kwasniewski s'est retiré en 2005, au terme de son 2nd quinquennat. Nommé président du Conseil pour le programme du LiD en juin, il reste, à 52 ans, un des hommes politiques les plus populaires en Pologne - numéro deux, derrière l'actuel ministre de la santé, Zbigniew Religa, et devant Lech Walesa, selon une enquête de l'institut CBOS publiée mi-septembre. "L'Elvis de la scène politique polonaise", selon le sociologue Norbert Maliszewski, a le sourire enjôleur et le contact facile. Son grand succès est d'avoir échappé à l'étiquette postcommuniste. "La plupart des Polonais ont oublié son parcours communiste parce qu'il était présent à la Table ronde et a incité le clan communiste à accepter les accords qui allaient aboutir à la tenue des premières élections semi-libres", jauge le sociologue Edmund Wnuk-Lipinski, recteur du Collegium Civitas.

L'ancien président a cependant commis beaucoup de bévues. Les Polonais n'ont pas oublié son pas chancelant et son élocution difficile en septembre 1999, lors de la commémoration du massacre des officiers polonais par les Soviétiques à Kharkov (Ukraine). Plus récemment, le 7 septembre, il a déclenché un tollé pour avoir, dans un entretien au magazine allemand Vanity Fair, invité Berlin à durcir ses relations avec Varsovie en cas de victoire du PiS aux élections législatives.

S'il confirme le retour politique de M. Kwasniewski, le débat télévisé de lundi est destiné à faire de l'ombre au leader de la droite libérale, Donald Tusk, véritable rival des frères Kaczynski dans cette élection.

Les ténors des deux droites s'affronteront dans les urnes le 21 octobre dans la capitale. Un fait inédit puisque M. Tusk briguait jusqu'à présent son poste de député à Gdansk. Le choc des deux droites pourrait se faire à la faveur des libéraux. Selon un sondage publié, lundi, par le quotidien conservateur Rzeczpospolita, M. Tusk recueillerait 37% des voix, contre 28% pour son concurrent conservateur.

Célia Chauffour
Article paru dans l'édition du 29.09.07
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