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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 09:02
 
liemhoangngoc.jpgTaxe antisociale
Le gouvernement étudie une augmentation de la TVA pour financer la protection sociale.
 
Par Liêm Hoang-Ngoc, délégué national à l’économie du Parti socialiste.
Libération : lundi 30 juillet 2007

Eric Besson a été chargé par Nicolas Sarkozy d’évaluer les effets du basculement vers l’impôt du financement de la sécurité sociale. Une telle réflexion n’est pas hors de propos car la santé appartient au champ de la solidarité nationale et des dépenses universelles (elles bénéficient à chaque citoyen et pas seulement au salarié). Celles-ci, en tant que telles, doivent donc être financées par l’impôt et non par la cotisation sociale. Cette réflexion s’impose a fortiori car l’actuel système de financement des dépenses sociales est injuste et pénalisant pour l’emploi.
 
A cet égard, l’ex-secrétaire national en charge de l’économie du Parti socialiste n’a pas pu oublier que le chantier d’un financement «moderne» de la protection sociale est un de ceux où la gauche est particulièrement en avance. La création d’un grand impôt citoyen progressif sur le revenu (à partir de la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu), proposée par les socialistes, est le moyen le plus juste de faire participer chaque citoyen à la solidarité nationale selon sa faculté contributive.
 
Cette solution évite d’augmenter la TVA ou de multiplier franchises et déremboursements. Le PS propose d’autre part de remplacer les cotisations patronales par une sorte de CSG entreprise, assise sur la valeur ajoutée (plus favorable aux petites entreprises de main-d’œuvre). Cette contribution sur la valeur ajoutée, mettant à contribution les profits, n’a rien à voir avec la TVA, qui taxe le consommateur au premier centime d’euro. Ces propositions sont malheureusement exclues du champ de l’évaluation du gouvernement, qui envisage un seul scénario de fiscalisation : le remplacement des cotisations par une hausse de la TVA dont le taux serait majoré de 3 à 5 points. Eric Besson a bien pris soin, comme il le faisait jadis, de ne pas trop se mouiller en attendant les «arbitrages», en désignant trois «experts» : un «pour» (Michel Didier de Rexecode, institut de recherche du MEDEF), un présumé «contre» (Jean-Paul Fitoussi de L’Observatoire français des conjonctures économiques) et un «dans le vent», Gilbert Cette de la Banque de France.
 
Défendue par le sénateur Jean Arthuis, proche de François Bayrou, cette mesure s’inscrit dans la compétition fiscale, lancée par la «grande coalition» allemande, qui a récemment augmenté de 3 points la TVA, réduit l’impôt sur les sociétés et abaissé les cotisations sociales. La réduction des coûts de production permettrait aux entreprises de baisser leurs prix sans entamer leurs marges.
 
La hausse de la TVA renchérirait quant à elle les importations et freinerait l’intérêt à délocaliser. Cette TVA serait «sociale» parce que les travailleurs sont présumés doublement gagnants, premièrement sur le terrain du pouvoir d’achat (grâce à la baisse des prix), deuxièmement sur celui de l’emploi (grâce aux délocalisations évitées). Malheureusement, la TVA est la solution la plus injuste socialement et la plus discutable quant à ses effets macroéconomiques. Le système fiscal français est déjà faiblement redistributif, en raison du poids des impôts non progressifs (TVA, CSG.). La part de l’impôt progressif sur le revenu dans les recettes fiscales n’est que de 17% alors que le poids de la TVA est de 51% ! Les pauvres la paient au premier centime d’euro dépensé.
 
Les 10% des ménages les plus pauvres consacrent 8 % de leur revenu au paiement de la TVA. Les 10% des ménages les plus riches ne lui concèdent que 3 % de leur revenu. La hausse de la TVA rendra l’impôt encore plus injuste en reportant sur les ménages modestes une part croissante du financement du budget social. Les effets pervers d’une hausse de la TVA sont évidents. Malgré la «baisse des charges», personne ne baissera les prix, ni les grandes entreprises monopolistiques, sommées par leurs actionnaires de maximiser leurs marges, ni les PME, étranglées par leurs donneuses d’ordre. Les baisses de cotisations sociales qui se sont déployées depuis 1993 n’ont aucunement enrayé la «vie chère» et ont occasionné de faibles créations nettes d’emplois.
 
La hausse de la TVA sera donc répercutée sur les prix, tout comme lors de la précédente augmentation de deux points, opérée par Alain Juppé en 1995. Elle déprimera à nouveau le pouvoir d’achat et cassera la consommation, actuellement le seul moteur de la croissance. Si les salaires s’indexaient sur l’inflation, l’effet recherché sur la compétitivité serait nul. La Banque centrale européenne (BCE), dont l’œil est rivé sur l’indice des prix, relèvera une fois de plus ses taux d’intérêt. La croissance ralentie amenuisera les recettes fiscales, de surcroît entamées par les baisses d’impôts directs. Les déficits se creuseront et seront prétextes à de nouvelles restrictions budgétaires en matière de redistribution. Il en résultera une aggravation du chômage et une montée des inégalités.
 
La hausse de la TVA allemande a relancé en un trimestre l’inflation de 0,5 point et freiné la consommation intérieure. La stratégie allemande est en apparence gagnante sur le terrain commercial parce que les industries d’outre-Rhin sont spécialisées sur des créneaux «hors coût» qui leur garantissaient déjà des débouchés mondiaux. La réforme fiscale permet surtout aux actionnaires allemands de bénéficier de dividendes en hausse. Si tous les pays européens s’engageaient dans cette stratégie de «désinflation compétitive», le jeu serait à somme nulle. Aucun gain de part de marché de part et d’autre, mais un marasme économique généralisé qui condamnerait une fois de plus le projet européen auprès des peuples.
 
Enfin, il est tout aussi illusoire de penser qu’une hausse de la TVA permettrait de lutter contre les délocalisations. Pour cela, l’Europe doit utiliser le tarif extérieur commun et réorienter la politique menée par la BCE, défavorable aux industries européennes. Pour lutter contre le dumping social, source de délocalisations intra-européennes, l’Europe doit accroître ses fonds structurels et favoriser l’harmonisation des normes fiscales et sociales. Ces choix seraient sérieusement compromis par la ratification d’un minitraité, consacrant un super marché européen à 27 et sonnant le glas d’une Europe politique à même de maîtriser les effets pervers du libre-échange.
 

Auteur de Vive l’impôt!, Ed. Grasset.
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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 08:57
Michel Serrault est mort
LE MONDE | 30.07.07 | 09h24  •  Mis à jour le 30.07.07 | 09h25


michelserrault.jpgne dame vient le voir un soir, dans la loge du théâtre où il jouait Knock de Jules Romains. "Excusez-moi de vous dire ça, mais vous m'avez tellement fait rire !"   Le comédien répond par une génuflexion : "Ne vous excusez pas, madame, je l'ai fait exprès. C'est là toute ma philosophie. Et la manière dont j'ai conçu mon métier." Tous les clowns sont menacés, un jour ou l'autre, de ne plus faire rire. Michel Serrault, un des comédiens les plus populaires de l'Hexagone, est mort le dimanche 29 juillet.

Né le 25 juillet 1928 à Brunoy (Essonne), élevé dans une famille modeste mais joyeuse, cet incontrôlable excentrique se découvrira de concert deux vocations : celle du cirque, cultivée à Medrano et dans l'adulation des Fratellini, et celle de prêtre, épanouie depuis qu'il était enfant de chœur, au fil de sa fréquentation du patronage et de l'enseignement d'un jeune diacre qui devient son mentor spirituel.

Entré au petit séminaire, il se rend compte qu'il est "peu doué pour la chasteté" quand il est bouleversé par le sourire d'une jeune fille croisée dans le métro. Encouragé par le clergé à s'engager sur une voie où les messes ne sont pas incompatibles avec les pitreries, il va apaiser ses pulsions de voyou de quartier au Centre d'art dramatique de la rue Blanche, à Paris, à l'école de mime d'Etienne Ducroux, au Conservatoire Maubel, tout en faisant de la figuration à la Comédie-Française.

Plus à l'aise dans les Fables de La Fontaine ou Les Fourberies de Scapin, de Molière, que chez Paul Claudel, il déploie son goût des singeries, se fait recaler au Conservatoire, joue chez Charles Dullin, chez Jean-Marie Serreau. Le farceur fait ses classes.

Mais toute sa vie restera marquée par la religion. La foi lui sera d'un réconfort profond quand il perdra une fille dans un accident automobile, au début des années 1970. Tous ceux qui l'ont bien connu témoignent de la coexistence pacifique, chez lui, entre la drôlerie et l'inquiétude. "On ne saurait sous-estimer l'importance de Dieu dans l'extravagance de ce comédien délirant, dit Pierre Tchernia. Il possède en lui-même la possibilité de jouer à la fois Jésus et le pécheur."  Serrault confirme : "Je suis préoccupé par le don de soi aux autres. Le reste est bagatelle." Il n'aura de cesse de troubler les donneurs de leçons : "J'aime laisser supposer par mon jeu que nous sommes tous de pauvres êtres capables de choses pas très belles. Devenir héros ou salaud, c'est parfois juste une affaire de courant d'air. Je suis une espèce de terrain vague d'où jaillit je ne sais quel mystère. Dans les pires personnages, je cherche à montrer ce moment de détresse absolue qui efface l'horreur, et où, l'espace d'une seconde, peut naître la grâce qui change tout. J'ai besoin de semer le doute et de racheter même les âmes perdues." Au cinéma, il est apparu dans pas moins de 150 films. Mais il lui faudra attendre cinquante ans pour jouer les têtes d'affiche. Il joue un banquier troublant (L'Argent des autres, de Christian de Chalonge, 1978), un notable de province en smoking, accusé de pédophilie (Garde à vue, de Claude Miller, 1981), un détective obsessionnel (Mortelle randonnée, de Claude Miller, 1983), un ministre de l'intérieur (Le Bon Plaisir, de Francis Girod, 1984), un rentier ayant raté sa vie (Nelly et monsieur Arnaud, de Claude Sautet, 1995).

Au début des années 1950, il fait le pion dans Les Diaboliques, d'Henri-Georges Clouzot (1955). Mais surtout, Michel Serrault est intronisé dans les branquignolades de Robert Dhéry (qui lui fait jouer un trompettiste catastrophe dans Ah! Les Belles Bacchantes), et rencontre celui qui sera son complice : Jean Poiret. Ce dernier, élégant fantaisiste, a fait sienne une devise de La Bruyère : "Il faut rire avant d'être heureux de peur de mourir sans avoir ri." Ensemble, ils vont créer au cabaret un duo comique en tournant les interviews télévisées en dérision, Poiret dans le rôle du clown blanc emphatique et Serrault dans celui de l'auguste ahuri, avec sa bouille ronde et ses yeux en billes de loto, incarnant tour à tour Jerry Scott, Clément Laprade explorateur, Stéphane Brinville écrivain, Albert Petit-Lagrelèche chef d'orchestre.

"UN ŒIL ASSASSIN ET UN CÔTÉ TIMBRÉ"
Au cinéma, son sort est également lié à celui de Poiret. Ils sont deux inspecteurs de police dans Cette sacrée gamine, de Michel Boisrond, deux détectives dans Adorables démons, de Maurice Cloche, un aristo assassin et un cambrioleur trucidé dans Assassins et Voleurs de Sacha Guitry, puis deux avocats dans un sketch de La Française et l'Amour de Christian Jaque, encore deux flics dans Candide de Norbert Carbonnaux.

En solo, Michel Serrault est remarqué au théâtre, dans Pour avoir Adrienne avec Micheline Presle, Gugusse de Marcel Achard, ou L'Ami de la famille, qui lui vaut l'hommage de Robert Kemp pour ses "gloussements de désespoir, ses colères brusques mais sans spasmes".

Mais c'est La Cage aux folles, de et avec Jean Poiret, joué sept ans à Paris, qui lui apporte la consécration en 1973. L'adaptation au cinéma de ce triomphe par Edouard Molinaro lui vaut un César, trois nominations aux Oscars et par deux fois le titre du meilleur film étranger. Il aura deux autres César, pour Garde à vue et pour Nelly et monsieur Arnaud. Justes récompenses après tant de gaudrioles assumées : "J'ai toujours préféré cinq minutes sublimes dans un prétendu navet à quatre-vingt-dix minutes banales dans un film bien." Rayon navet et autres légumes bouillis, il y en eut certes, ô combien, du Grand Bidule à Du mou dans la gâchette, mais Serrault fut aussi époustouflant cinq minutes dans un film bien, comme dans Préparez vos mouchoirs (le voisin qui déteste la musique) ou Buffet froid (le quidam avec un couteau dans le bide) de Bertrand Blier. Il y eut les rencontres avec Michel Audiard, qui le comparait à l'acteur Robert Le Vigan, le compagnon de Céline ("il a un œil assassin et en même temps un côté timbré : j'aime les acteurs drôles et méchants"), et avec Jean-Pierre Mocky, qui attisa sa démesure en troquant sa tête d'anonyme contre celle d'un politicien corrompu, d'un convoyeur à bec-de-lièvre, d'un SDF pique-assiette, d'un supporter de foot fanatique ou d'un faux paralytique escroc à l'assurance… Coiffeur efféminé dans Le Roi de cœur de Philippe de Broca (1966), vieillard inoxydablement pimpant dans Le Viager, de Pierre Tchernia (1971), histrion chez Jean Yanne et tueur à gages chez Mathieu Kassovitz (Assassins, 1997), Serrault donne le meilleur de lui-même dans un film méconnu de Claude Chabrol où il fait couple d'escrocs avec Isabelle Huppert (Rien ne va plus, 1997).

Inspecteur psychopathe se mettant dans la peau de la victime dans On ne meurt que deux fois, de Jacques Deray (1985), suspecté d'avoir tué sa femme par le flic Noiret dans Pile ou face de Robert Enrico (1980), touchant paysan dans Une hirondelle a fait le printemps de Christian Carion (2000), il reste inoubliable dans Les Fantômes du chapelier de Claude Chabrol (1982), monstre qu'il gratifie de sautes de voix et sautillements de jambes pour souligner son dérangement mental, et dans Docteur Petiot de Christian de Chalonge (1990), tueur en série qu'il interprète à la Mabuse, vampire au regard halluciné, maquillage expressionniste, mouvements saccadés de la tête et du buste.

Tordus, détraqués, déments : le caméléon Serrault adorait ces prototypes du mal, comme il adorait se déguiser pour exister, "sinon on ne me voit pas". Imprévisible, coléreux (il s'empoigna avec Roger Planchon quand il joua L'Avare au TNP de Lyon, en inventant des répliques), adepte des exclamations tonitruantes, de la feinte et du double jeu, prêt à se renverser un plat de spaghettis sur la tête à une cérémonie des Césars ou à terminer une interview à la télé en caleçon, Serrault trouvait la discrétion suspecte et plaidait la sublimation par l'excès. Revenant toujours à ce credo : "S'amuser et amuser les autres, sans jamais se prendre la tête entre les mains." Sauf pour prier.

Jean-Luc Douin
CHRONOLOGIE

1928. Naissance le 27 juillet à Brunoy (Essonne)

1973. César et trois nominations aux Oscars pour "La Cage aux folles", d'Edouard Molinaro

1981. "Garde à vue", de Gérard Miller

2007. Mort le 29 juillet.


LEGENDAIRE "CAGE AUX FOLLES"

IL EST DIFFICILE d'imaginer le triomphe que fut La Cage aux folles, à partir de 1973. La pièce sera donnée pendant cinq ans au Théâtre du Palais-Royal, à Paris, puis deux ans au Théâtre des Variétés, attirant près de 2 millions de spectateurs. Trois films suivront, en 1978, 1980 et 1985, toujours avec Serrault, et avec Ugo Tognazzi et Michel Galabru.  La Cage aux folles repose en grande partie sur le jeu fou de Michel Serrault, alias Zaza Napoli, travesti vieillissant, capricieux et jaloux, qui peaufine ses fameuses brusques envolées dans l'aigu, improvise à qui mieux mieux. Certains soirs, la durée de la pièce débordait de quarante minutes et plus, à force d'improvisations, le tandem Serrault-Poiret se lançant dans des dialogues qui ont fait la légende de la pièce. La scène, ressassée, où Poiret apprend à Serrault à tenir une cuillère à café de façon virile fait toujours le bonheur des animateurs de télévision en mal d'audience.

Jean Poiret avait trouvé en Michel Serrault et dans ses outrances, dans sa capacité à transformer son visage et son allure, le comédien parfait pour le rôle. Dans un entretien au Journal du dimanche de février 1973, quelques jours seulement après le lancement de la pièce, Jean Poiret donnait sa lecture de La Cage aux folles et toute l'importance de Serrault dans le rôle principal : "Seuls les pédérastes coincés, c'est-à-dire les refoulés, sont choqués par notre spectacle. Le grand public, lui, rit de bon cœur, parce que dans le fond, les personnages que j'ai mis en scène n'ont, malgré les apparences, rien à voir avec un sexe déterminé. Par exemple, Michel, qui joue les hommes-enfants de 55 ans, est la réplique exacte des femmes-enfants du même âge qui minaudent ridiculement."

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 23:47
Le texte suivant appartient à un travail plus important que je mène depuis plusieurs semaines et que j'ai soumis avec quelques camarades. Il est par ailleurs publié sous mon nom sur le site de Gauche Avenir dans la rubrique " La bataille des idées, «l’hégémonie» culturelle" des contributions des signataires de l'appel de Gauche Avenir.
bonne lecture
Frédéric FARAVEL
La Bataille Culturelle doit revenir au cœur du logiciel de la gauche si elle veut non seulement revenir au pouvoir mais également transformer la société.

Nous n'avons pas subi en 2007 la même indifférence que nous rencontrions en 2002. Mais le malentendu constaté alors n'a pas disparu : des candidats et des militants de gauche s'efforçant de convaincre ; des électeurs ne s'intéressant le plus souvent qu'à ce que leur vote pourrait leur rapporter à eux. Plus personne pour restituer ses difficultés dans un contexte global, pour se revendiquer d'un camp ou d'une classe. Nous avons récolté, sans doute, ce que nous avons nous-même semé : individualisme et scepticisme. Si bien que le bilan de la gauche n'a été lu qu'à l'aune des profits individuels qu'il a pu dégager pour chacun. Cet éclatement de la demande sociale auquel nous avons voulu prêter les vertus d'une autonomie synonyme d'émancipation individuelle, est en fait le produit venimeux de la libéralisation culturelle de la société. Elle s'accompagne d'une culture délétère du non-conflit, du «zéro risque» ; d'accord pour le progrès collectif, tant qu'il ne me nuit pas, et surtout qu'on ne me demande pas de me battre pour le faire avancer, tel est le nouveau mot d'ordre de ceux qui ne pensent leur rapport à la société que sur le mode de la consommation… Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Nicolas Sarkozy en dressant une partie de la population contre l'autre, et faisant croire aux membres de son auditoires ou à ses téléspectateurs, qu'ils ne seront justement jamais ces «autres» (immigrés, chômeurs, oisifs, jeunes donc délinquants, fonctionnaires nantis que l'on remettra au pas…), a pu duper son monde et donner à penser que l'on sortait du non-conflit et du «zéro risque».
[...]
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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 23:34
Le texte suivant appartient à un travail plus important que je mène depuis plusieurs semaines et que j'ai soumis avec quelques camarades. Il est par ailleurs publié sous mon nom sur le site de Gauche Avenir dans la rubrique "Les causes profondes de l’échec de la gauche le 6 mai 2007" des contributions des signataires de l'appel de Gauche Avenir.
bonne lecture
Frédéric FARAVEL
1-    Le résultat électoral d'une nouvelle synthèse de la Droite  :

Lors de la campagne de l'élection présidentielle, nous avons assisté - malgré un traitement médiatique moins caricatural (sans être suffisamment impartial) - à un véritable zapping politique dans lequel la Gauche n'a pas su développer un véritable projet de société face à deux dangers majeurs :
➔    les projets ouvertement nationalistes, xénophobes et réactionnaires de Le Pen et Villiers ;
➔    le développement insidieux mais profond et réfléchi d'un projet réactionnaire et ultra-libéral du candidat Sarkozy qu'il n'est plus possible de qualifier de républicain tant il a déconstruit les valeurs républicaines de Liberté, d'Egalité et de Fraternité.

À titre d'exemple, la proposition de M. Sarkozy d'instaurer un «ministère de l'immigration et de l'identité nationale» renoue avec une tentation politique plus contemporaine, qui avait saisi la droite dès 1984. Le Front national, inspiré par les penseurs de la Nouvelle Droite, venait alors d'ériger la défense de l'identité française menacée, en cheval de bataille. Le RPR et Valéry Giscard-d'Estaing lui emboîtèrent le pas en prônant une réforme du code de la nationalité directement inspirée par Jean-Marie Le Pen. 20 ans après, Nicolas Sarkozy a repris le flambeau, non sans avoir imperceptiblement franchi un cap. Cette fois, il brandit la menace sur l'identité nationale non pour barrer l'accès à la nationalité française, mais pour empêcher l'entrée de certains étrangers sur le territoire. Outre que la volonté de concevoir une politique migratoire n'a de pertinence qu'à l'échelle européenne et certainement pas au niveau national, le nouveau président de la République oubliait au passage que les valeurs républicaines dont il fait mine de se réclamer - égalité homme-femme, laïcité -, déjà fermement protégées par la législation, sont loin de ne concerner que les étrangers. L'obligation de parler français et de suivre une formation civique, elle, est déjà obligatoire pour l'obtention d'une carte de résident. La nouvelle antienne du candidat qu'était alors Sarkozy fut pourtant habilement choisie : elle pointe les divisions de la gauche sur la question de l'assimilation, l'approbation, par une large partie de l'opinion publique, du lien entre immigration et identité nationale inclut probablement des électeurs issus de l'immigration, soucieux de refermer la porte derrière eux. Les enfants de ceux-là mêmes qui, récemment encore, étaient déclarés "inassimilables".
[...]
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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 14:08

Cap à droite : une stratégie perdante,

 

par Philippe Marlière


Maître de conférences en science politique à l’université de Londres, Philippe Marlière prévient le Parti socialiste : l’ouverture au centre de la gauche italienne s’est soldée par un échec.
 
Ségolène Royal l’a affirmé à plusieurs reprises : un accord électoral ou organique avec le MoDem – une formation de centre droit – est aujourd’hui envisageable pour le Parti socialiste. Dans l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, Mme Royal n’avait pas exclu de nommer François Bayrou au poste de Premier ministre, en cas de victoire contre Nicolas Sarkozy. Sévèrement battue au 2nd tour, et en dépit du médiocre report des voix bayrouistes sur sa personne, Ségolène Royal a continué de défendre l’idée d’un rapprochement entre le PS et le MoDem. Elle a même prédit que «des choses allaient se passer» entre les deux partis à l’occasion des prochaines élections municipales. Éprouverait-elle quelque nostalgie pour les manœuvres d’appareils de la IVe République, période pendant laquelle la SFIO a souvent géré le pays aux côtés des démocrates-chrétiens ? Ou alors, souhaiterait-elle rejouer la partition de l’ouverture rocardienne des années 1988-1991, qui se solda par la débâcle électorale de 1993 ? Ou encore, tenterait-elle de s’inspirer de la gauche italienne ? Cette dernière hypothèse paraît plausible, car Ségolène Royal suit depuis quelque temps avec intérêt l’ouverture au centre pratiquée par les Démocrates de gauche (DS), le pendant italien du PS.
 
En octobre prochain, les «socialistes» de DS et la nébuleuse démocrate-chrétienne et libérale de la Marguerite se fondront en un parti unique qui s’appellera – comme son modèle étatsunien – le Parti démocrate (PD). Ce parti ne sera ni socialiste ni de gauche. Cette alliance du centre, organique, va toutefois se dérouler dans des conditions très différentes pour la gauche de ce qui aurait pu advenir dans les années 1970. Aux élections de 1976, le PCI (dont sont issus les DS) venait de recueillir 34,4% des voix, alors qu’aujourd’hui les DS peinent à rassembler plus de 15% sur leur nom. Que s’est-il passé entre-temps ? Un recentrage idéologique, politique et, aujourd’hui, structurel des DS. Ces derniers ont volontairement tourné le dos à la culture égalitaire et solidaire de la gauche post-communiste depuis le début des années 1990. Cette stratégie idéologiquement motivée produit aujourd’hui des effets désastreux au sein de la gauche italienne.
 
Lorsque le PCI s’est transformé en Parti démocratique de la gauche (PDS) en 1991, la majorité des ex-communistes refusèrent la voie social-démocrate sociale et radicale. Le PDS privilégia un recentrage politique autour de sujets «sociétaux», au détriment d’engagements pour la justice sociale et de la poursuite d’une relation critique avec le capitalisme. Le cap à droite coûta au parti une première scission et la création du Parti de la refondation communiste (PRC), un parti en réalité post-communiste, ouvert aux thématiques «post-matérialistes» (féminisme, environnement, égalité sexuelle, etc.), mais resté fidèle aux idéaux égalitaires de la gauche. Cette ligne de gauche a été récompensée par les électeurs italiens. Depuis 1991, le PRC peut compter sur un score plancher de 6 à 8% des voix. Lors des élections législatives de 2006, les Italiens ont élu 41 députés du PRC. Le PDS – renommé DS – a continué obstinément dans la voie du recentrage et a perdu, à chaque élection, de nouvelles voix. L’hémorragie électorale ne fut qu’artificiellement ralentie à partir de 1996 avec la création de l’Olivier, un cartel électoral.
L’Olivier regroupe les DS (la principale force partisane), des ex-membres de la Démocratie chrétienne (DC), qui avait implosé à la suite des enquêtes de l’opération Mani Pulite (nom d’une opération judiciaire lancée en 1992 contre la corruption du monde politique italien), d’ex-Verts (Marco Rutelli, l’ancien maire de Rome), des libéraux de gauche et des Républicains. Ce regroupement hétéroclite permet à l’Olivier d’atteindre péniblement 30% des voix. L’ex-Parti socialiste de Bettino Craxi (PSI), lui aussi emporté par Mani Pulite, qui obtenait encore plus de 15% des voix à la fin des années 1980, n’est pas réapparu comme force partisane crédible. Les voix socialistes en déshérence se sont réparties à gauche, au centre et dans la droite berlusconienne. Le discours droitier des DS a dérouté et découragé les électeurs de gauche. Le déclin culturel de la gauche a encore accentué le déclin électoral. La droitisation des DS a largement profité à Silvio Berlusconi, la plus grosse fortune du pays, qui fut élu à deux reprises président du Conseil. Une telle dérive à l’américaine ne se serait jamais produite si la gauche socialiste s’était un tant soit peu comportée comme une force de gauche. Le battage médiatique autour du blairisme et de son (introuvable) «troisième voie» a été une aubaine pour les DS. À partir de 1997, ils purent revendiquer une «modernité de gauche», en se référant en positif au néolibéralisme autoritaire du Premier ministre britannique.
 
Comment expliquer un tel aveuglement dans la poursuite d’une stratégie aussi néfaste pour la gauche italienne ? D’abord, une erreur d’appréciation historique : les ex-communistes italiens ont cru, à tort, que la chute de l’Union soviétique avait discrédité les valeurs de gauche traditionnelles. Au début des années 1990, les néolibéraux répétaient que la modernité politique se mesurait à l’aune de la flexibilité économique et des privatisations. Ensuite, une autre erreur sur le plan de la sociologie électorale : les DS ont pensé que la droitisation de leur discours et de leurs politiques permettrait d’attirer des électeurs centristes tout en retenant tout ou partie de leur électorat. Ils se sont trompés dans les 2 cas. Les DS ont perdu nombre de leurs soutiens traditionnels, qui ont rejoint le PRC, d’autres formations de gauche, ou se sont réfugiés dans l’abstention. Inversement, la greffe avec les éléments chrétiens et néolibéraux de la Marguerite n’a jamais pris. Les militants, issus de deux traditions très différentes, coexistent difficilement au sein de l’Olivier. Il est à craindre qu’une cohabitation organique au sein du PD soit encore plus difficile à gérer.
 
Le cas italien doit être étudié de près en France tant les cultures des gauches française et italienne sont proches (laïcité, égalitarisme profond, acuité du clivage gauche-droite, méfiance instinctive vis-à-vis du capitalisme, etc.). Si Ségolène Royal était en mesure d’imposer une alliance avec le MoDem, il faudrait parier sur la répétition en France du «scénario italien». Dans un tel cas de figure, un ex-PS, parti centriste allié au MoDem, ne pourrait que connaître un profond déclin électoral.
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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 13:54

La demande de libération conditionnelle de Bertrand Cantat ne sera pas examinée avant septembre
LE MONDE | 28.07.07 | 13h44  •  Mis à jour le 28.07.07 | 13h44

cantatbertrand.jpgertrand Cantat passera le mois d'août à la prison de Muret (Haute-Garonne). Le chanteur de Noir Désir, qui a purgé la moitié de la peine de huit ans à laquelle il a été condamné par le tribunal de Vilnius pour avoir frappé à mort sa compagne, l'actrice Marie Trintignant, le 26 juillet 2003, espérait pouvoir solliciter une libération conditionnelle. Il devra attendre septembre pour rencontrer le juge d'application des peines qui suit sa détention.

Transféré en France en septembre 2004, Bertrand Cantat avait passé un an dans la prison en Lituanie. Il a depuis obtenu quelques permissions de sortie pour rejoindre sa famille notamment à l'occasion des fêtes. Le chanteur n'a pas un statut de détenu ordinaire. L'appétit médiatique qu'a suscité cette affaire ne s'est jamais démenti et il a fallu instaurer, dans l'établissement de Muret, un système de contrôle particulier, notamment de ses codétenus, pour protéger son image.

Cela n'a pas empêché la diffusion dans l'hebdomadaire VSD (21 au 28 février 2007), de photos, manifestement prises à l'aide d'un téléphone portable à l'intérieur du centre.

A la demande du directeur de l'administration pénitentiaire, Claude d'Harcourt, une enquête interne a été confiée à l'inspection des services pénitentiaires, dont on ne connaît pas pour l'heure les résultats. L'avocat de Bertrand Cantat, Me Olivier Metzner, a de son côté intenté devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, spécialisée dans le droit de la presse, une procédure pour "atteinte à la vie privée". Au cours de l'audience, le 4 juillet, il a sollicité 150 000 euros de dommages et intérêts. Le jugement a été mis en délibéré au 1er octobre.

MENOTTÉ

Les hebdomadaires VSD et Paris Match ont été condamnés définitivement à respectivement 5 000 et 6 000 euros d'amende pour la publication de photos montrant le chanteur de Noir Désir, avec des menottes, à l'occasion de l'une de ses comparutions pendant l'instruction à Vilnius.

L'affaire Cantat-Trintignant est également devenue une affaire financière, concernant le préjudice subi par les quatre enfants de Marie Trintignant, nés de pères différents qui n'ont pas tous réagi de la même façon. Un compte bloqué destiné à percevoir les revenus tirés par le chanteur de la sortie d'un CD et d'un DVD avait été ouvert à leur profit.

Le metteur en scène Samuel Benchetrit, partageait la vie de l'actrice avant qu'elle ne rencontre Bertrand Cantat. Il élève deux des enfants de Marie Trintignant et avait fait savoir en septembre 2005 qu'il ne demanderait "pas un centime à un type pareil". Un accord financier est en revanche intervenu avec l'acteur François Cluzet, père d'un autre enfant de Marie Trintignant, qui réclamait 300 000 €, ainsi qu'avec Roman Kolinka, le fils aîné de l'actrice aujourd'hui majeur. "Plus rien n'est dû", indique Me Metzner.

À l'automne 2006, les élus Verts et communistes avaient contesté la proposition du maire de Paris, Bertrand Delanoë, de donner le nom de l'actrice à un square de la capitale. Les écologistes s'étaient abstenus et le PC avait voté contre. La décision avait finalement été adoptée. Et le 13 mai 2007, le square de l'Ave-Maria, dans le 4e arrondissement, a été rebaptisé Marie-Trintignant.

 


Pascale Robert-Diard
Article paru dans l'édition du 29.07.07
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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 21:46
Universites de rentree Toulouse
Priorités à gauche

Présentation des rencontres de la refondation

Les universités de rentrée du Nouveau Parti Socialiste se tiendront cette année à Labège, près de Toulouse (Haute-Garonne).

La «Ville rose» sera le cadre idéal pour accueillir nos travaux car elle est emblématique des enjeux politiques, économiques et sociaux actuels et futurs. Enjeux politiques, parce que les derniers résultats électoraux ouvrent une perspective à la volonté de la Gauche de proposer une alternative à la gestion de la ville par la droite depuis plus de trente ans. Enjeux économiques, parce que cette principale technopole d’Europe est en proie à une politique industrielle européenne qui va à l’encontre du maintien de l’emploi. Enjeux sociaux, particulièrement parce que la deuxième ville universitaire de France doit et devra faire face au démantèlement de l’enseignement supérieur par le gouvernement.

 
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Université de rentrée du NPS
Toulouse - 12, 13 et 14 octobre 2007

Espace de Congrès Diagora
Rue Pierre Gilles de Gennes
31319 Labège
(Toulouse)
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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 08:53

logopsquadri-1.jpgCharte de la rénovation
adoptée par le Bureau national du Parti socialiste le 24 juillet 2007

La résolution présentée par François Hollande et adoptée par Conseil national du 23 juin 2007 a fixé trois objectifs pour la rénovation du PS :

  1. Réaffirmer les valeurs fondatrices de l’engagement socialiste et aller le plus loin possible dans l’actualisation de nos objectifs, de nos concepts, de nos analyses, de nos orientations afin de jeter les premières bases de la refondation idéologique et programmatique dont la gauche du XXIème siècle a besoin, condition nécessaire d’une reconquête politique durable.

  2. Rénover nos procédures et revoir notre organisation afin de nous doter d’un instrument politique moderne et offensif en phase avec notre temps, ce qui suppose de simplifier notre fonctionnement, de redéfinir nos règles de délibération, nos processus de décision, les modalités de notre vie collective, pour donner de la force à notre vision de la société, de l’enthousiasme à notre engagement militant, de l’attractivité et de l’efficacité à notre mouvement;

  3. Engager le dialogue et la confrontation avec les associations, les syndicats, les autres formations progressistes, les citoyens pour tracer les nouvelles frontières de la gauche et construire un rassemblement majoritaire et cohérent  capable de porter ensemble demain, dans la durée, un projet offensif et crédible de transformation sociale.

Proposition d’organisation de travail :

A. Les forums de la rénovation

Les trois forums - Les socialistes et la nation – Les socialistes et le marché – Les socialistes et l’individu devront être organisés autour de trois principes :

Cahier des charges

Poser un diagnostic juste et actualisé de la société, de ses difficultés, de ses aspirations, de sa structuration, tel qu’on peut le conclure du cycle électoral de 2007, de la mobilisation des travaux les plus récents des chercheurs et de la confrontation des expériences des acteurs de terrain et d’abord de notre réseau d’élus locaux.

Etre en capacité d’anticiper les évolutions à venir dans une démarche prospective à dix ans, c’est-à-dire de dégager les grands enjeux et les grands défis auxquels la pensée socialiste doit se confronter pour identifier une base sociale, puis construire une offre politique opérationnelle et porter une stratégie réformatrice.

Se mettre en situation d’articuler dans une vision renouvelée et cohérente nos valeurs, nos objectifs, nos analyses et les propositions de réformes à conduire sur le court et le moyen terme afin d’apporter des réponses précises et mobilisatrices notamment sur le travail, la croissance, l’entreprise, la fiscalité, la protection sociale, les retraites, l’énergie, l’écologie, la population et la sécurité.

Méthode

Les forums se prépareront à partir de trois processus convergents conduits en parallèle de septembre à mi-décembre

  • L’organisation de débats au niveau national comme au niveau des fédérations avec les militants et les élus  afin que chacun puisse enrichir la réflexion collective de son point de vue, de son expérience, de ses propositions.

  • Des rencontres avec des intellectuels, des syndicalistes, le monde associatif et des responsables d’entreprise pour recueillir leurs analyses et leurs positions ;

  • La prise en compte des expériences conduites dans les autres pays européens, de leurs conditions, de leurs résultats et des débats auxquels elles donnent lieu.

Organisation

À partir de ces principes, trois commissions seront chargées d’animer les trois forums et de conduire ces processus avec l’appui et la collaboration du secteur études du Parti socialiste et du Comité économique social et culturel (CESC). Elles veilleront à mutualiser et à rendre accessible à tous les militants, par le recours aux moyens de communication les plus modernes, les analyses et les propositions recueillies au fur et à mesure de leurs travaux.

Forum 1 : Les socialistes et la nation

Citoyens dans la France du XXIème siècle : construire un nouvel esprit public, définir de nouveaux droits et de nouveaux devoirs, approfondir la démocratie

Forum le samedi 24 novembre

Forum 2 : Les socialistes et le marché

Quels modèles de croissance et de redistribution juste et durable aujourd’hui ? Une stratégie économique nationale et européenne offensive pour un socialisme moderne

Forum le samedi 15 décembre.

Forum 3 : Les socialistes et l’individu

Refonder les solidarités, lutter contre les inégalités, émanciper les individus : vers un nouveau contrat social

Forum le dimanche 20 janvier 2008, en même temps que la journée des secrétaires de section

B. La rénovation

Une commission de la rénovation sera mise place lors de la réunion des secrétaires de section du 20 janvier sous la présidence du Premier secrétaire.

Elle aura pour objectif  de :

  • Procéder à l’actualisation de la déclaration de principes et des moyens d’action du Parti socialiste dans la mondialisation pour le XXIème siècle

  • Tirer en termes organisationnel et politique les conséquences des réflexions menées dans les forums (rythme et formes démocratiques de nos débats); concilier liberté de parole et respect des décisions prises.

  • Atteindre l’objectif d’un grand Parti socialiste  capable d’élargir son assise militante, d’en assurer la formation idéologique, de permettre l’accès aux responsabilités internes (seront abordées les questions de l’adhésion et du barème national pour les cotisations).

  • Définir le lien entre le parti et les acteurs de la démocratie sociale et associative, de la communauté intellectuelle et scientifique.

Elle sera composée de 20 membres (dont 10 Premiers secrétaires fédéraux).

Elle rendra son rapport pour le congrès. Un groupe de travail sera mis en place pour préparer les travaux de cette commission.

C. Les nouvelles frontières de la gauche

Ce processus devra être amorcé par des rencontres avec les forces de gauche dès l’automne 2007.

D’ores et déjà, nous proposons une réunion, à rythme régulier, des partis de gauche pour coordonner l’opposition. Mais, nous devons ouvrir une réflexion sur une structure nouvelle à concevoir afin de préparer un projet alternatif pour gouverner la France.

Un premier rapport d’analyse et de propositions devra être présenté le 15 décembre, en même temps que l’adoption définitive du projet pour les municipales. Plusieurs personnalités en auront la charge.

Calendrier général

L’Université de la Rochelle (les 31 août, 1er et 2 septembre) constituera la première étape du diagnostic sur la base des trois thématiques des forums.

Les Forums thématiques, retransmis sur Internet et ouverts aux médias, permettront la confrontation avec les intellectuels, les syndicalistes et les représentants du monde associatif.

Le premier forum thématique sera organisé le jeudi 13 septembre. Les forums thématiques se suivront au rythme d’un tous les 15 jours jusqu’au jeudi 6 décembre.

Dès septembre, la Délégation socialiste française au Parlement européen organisera, en relation avec le Parti socialiste, des missions d’étude dans différents pays européens et partis membres du PSE.

Journée parlementaire, le 17 septembre.

Les forums de la rénovation qui permettront la présentation des textes issus des travaux se tiendront :

- Samedi 24 novembre :

Citoyens dans la France du XXIème siècle : construire un nouvel esprit public, définir de nouveaux droits et de nouveaux devoirs, approfondir la démocratisation

- Samedi 15 décembre :

Quels modèles de croissance et de redistribution juste et durable aujourd’hui ? Une stratégie économique nationale et européenne offensive pour un socialisme moderne.

- Dimanche 20 janvier 2008 (en même temps que la journée des secrétaires de sections) :

Refonder les solidarités, lutter contre les inégalités, émanciper les individus : vers un nouveau contrat social

Chaque forum de la rénovation sera précédé d’un séminaire préparatoire du Bureau National. Le mercredi 21 novembre, le Mercredi 12 décembre, le mercredi 16 janvier 2008.

Commission de la rénovation

Mise en place suite au rapport de la commission de travail lors de la réunion des secrétaires de section le 20 janvier 2008.

Nouvelles frontières de la gauche

Premier rapport d’analyse présenté le 15 décembre (en même temps que l’adoption définitive du projet pour les municipales).

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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 13:04

Rocard avait demandé à Royal de se retirer en sa faveur
NOUVELOBS.COM | 25.07.2007 | 18:53

"Il n'y avait plus rien à faire, elle était fichue, c'était visible. (…) C'était une possibilité d'éviter la défaite. Mais il était peu probable qu'elle dise oui", raconte l'ancien Premier ministre socialiste.

Michel Rocard et Ségolène Royal (Sipa)

Michel Rocard et Ségolène Royal (Sipa)

L'ancien Premier ministre Michel Rocard confirme, dans un entretien à Paris-Match à paraître jeudi 26 juillet, avoir demandé à Ségolène Royal de retirer sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 pour prendre sa place, au motif qu'"elle était fichue".
Interrogé pour savoir si ces faits sont exacts, Michel Rocard répond : "Bien sûr! C'était à la veille du blocage des parrainages des maires pour la liste des candidats (en mars 2007, NDLR). Il n'y avait plus rien à faire, elle était fichue, c'était visible. Je savais que je restais toujours parmi les 5 ou 6 socialistes en tête des sondages... C'était une possibilité d'éviter la défaite. Mais il était peu probable qu'elle dise oui".
Selon lui, la candidate lui a répondu "que si elle se désistait, ce serait au profit du premier secrétaire" François Hollande. "Une sottise", ajoute-t-il.

 

"Le charme et l'innovation ne jouent en rien"
L'anecdote avait été rapportée dans un livre d'entretiens, avec le journaliste Gérard Leclerc, du député PS Claude Bartolone, paru fin juin ("une élection 'imperdable'", éditions de l'Archipel).
L'ex-Premier ministre de François Mitterrand dit ne pas vouloir "(s')exprimer sur Ségolène Royal".
Mais il glisse que "le charme et l'innovation ne jouent en rien (...) pour aider à la paix au Moyen-Orient ou à la stabilisation du dollar et de l'euro" et estime que si Dominique Strauss-Kahn avait été le candidat socialiste, "au moins, la défaite n'aurait pas été certaine".

 

La défaite n'était pas "une surprise"
Parlant de manière allusive du projet du PS pour la présidentielle et de celui de la candidate, l'eurodéputé, qui dit retrouver "une vie normale" après un accident vasculaire cérébral au début du mois, Michel Rocard déclare : "Compte tenu de ce que l'on a osé appeler un programme, je ne peux pas dire que la défaite ait été une surprise. Tout candidat appuyé sur un projet insortable aurait subi le même".
Selon lui, le PS "a produit un discours collectif inconséquent et disparate" car "la gauche française ne s'est toujours pas défaite de son rêve d'économie administrée". "Il faudra des années pour construire une pensée critique de l'économie de marché", ajoute-t-il.

 
 

"Effrayé" par la politique économique de Sarkozy
Dans ce même entretien, Michel Rocard se dit, par ailleurs, "très effrayé par la ligne économique et financière" du président Nicolas Sarkozy.

Le député socialiste européen se dit "plutôt rassuré par le nouveau style que donne le président Sarkozy - avec ses initiatives bizarres - à la politique politicienne (...)". "Mais je suis très effrayé par sa ligne économique et financière", ajoute-t-il.
"Nicolas Sarkozy a eu raison de rechercher quelque chose qui puisse déclencher un petit surplus de croissance. Mais sa technique, celle du dégagement de l'impôt pour les plus riches - qui sont ceux qui consomment le moins - n'est pas la bonne. Ce cadeau de 13 milliards d'euros n'aura pas le moindre effet sur la consommation. Je suis très inquiet".
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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 08:55
Le salaire des fonctionnaires d'Etat a diminué entre 2004 et 2005
LEMONDE.FR avec AFP | 24.07.07 | 07h21  •  Mis à jour le 24.07.07 | 07h22

es agents de la fonction publique d'Etat ont perçu en moyenne 2 127 € nets par mois en 2005, en hausse de 0,9% par rapport à 2004  hors inflation, selon une étude de l'Insee publiée mardi 24 juillet. Or les prix ayant progressé de 1,8% en moyenne annuelle en 2005, les salaires net ont en fait diminué de 0,9% en euros constants. Les syndicats de fonctionnaires dénoncent depuis plusieurs années la dégradation du pouvoir d'achat dans la Fonction publique (-6% depuis 2000) et réclament une hausse substantielle du point d'indice.

Les écarts sont importants : la moitié du 1,84 million de titulaires et non titulaires des ministères civils en poste en métropole ont perçu un salaire mensuel net inférieur à 1 974 €. Au bas de l'échelle, 10% d'entre eux ont gagné moins de 1 287 € nets par mois et, en haut, 10% ont gagné plus de 3 114 €.

HAUSSE DES AGENTS DE CATÉGORIE A
La rémunération nette moyenne des cadres, à 2 465 €, a sensiblement diminué en 2005 (-2% en euros constants) de même que celle des employés et ouvriers (1 600 €, -0,4%). Le traitement des professions intermédiaires est quant à lui quasiment stable (1 822 €, -0,1%). Autre enseignement : les salaires masculins, à 2 312 € nets en moyenne, restent supérieurs de 15,9% aux salaires féminins (1 994 € nets).

Selon une méthode de calcul différente, prenant en compte seulement les agents présents à la fois en 2004 et en 2005, le salaire net a augmenté de 0,4% en euros constants. Une croissance toutefois inférieure à celle observée sur la période 2000-2005 (1,8%)."Ces fluctuations, à la hausse ou à la baisse, sont dues à l'évolution de la valeur du point d'indice (qui sert à calculer le traitement des fonctionnaires) et aux revalorisations catégorielles qui varient d'une année sur l'autre en fonction des négociations salariales", précise l'institut.

L'étude révèle par ailleurs que la proportion des corps les plus qualifiés et donc les plus rémunérés dans la fonction publique d'Etat s'est accrue. En 2005, on compte 57,3% d'agents de catégorie A, la plus élevée, (contre 55,8% en 2004), 13,3% de catégorie B (contre 14,5% en 2004). Ces chiffres s'expliquent par la transformation des emplois d'instituteurs (catégorie B) en professeurs des écoles (catégorie A). Des changements qui représentent au total +0,8% dans l'évolution du salaire net moyen, selon l'Insee.

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