Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Israël : Ehoud casse la Barak travailliste
Coalition / vendredi 3 avril par Doug Ireland
Après sa laborieuse constitution, le nouveau gouvernement de coalition du Premier ministre Netanyahu a été investi par la Knesset le 31 mars. Des travaillistes y figurent dont Ehoud Barak.
L’exécrable décision d’Ehoud Barak, chef du Parti travailliste, de rejoindre le gouvernement de coalition de droite du nouveau Premier ministre Benjamin « Bibi » Netanyahu du Likoud et de son allié Avigdor Lieberman, le leader raciste et fascisant du parti d’extrême droite Yisrael Beiteinu, divise les travaillistes. A tel point qu’une scission du parti est maintenant envisageable.
La réunion du comité central des travaillistes convoquée en urgence le 24 mars par Ehoud Barak pour entériner sa décision a été plus que houleuse. Les noms d’oiseaux ont volé et Barak a été accusé de « retourner sa veste », d’« incarner le mal », d’« immense cynisme » et de « trahison ». Et s’il a pu faire adhérer à sa décision une mince majorité des 1 470 membres du comité central par des méthodes brutales et des promesses de places au gouvernement, l’annonce du vote a été accueilli par les sifflets et les « Honte ! Honte ! ».
En effet, siéger aux côtés de Lieberman « ferait se retourner dans leurs tombes David Ben-Gurion, Golda Meir et Yitzhak Rabin », comme l’a déclaré le parlementaire travailliste Ophir Paz-Pines, féroce opposant d’une alliance avec la droite et l’extrême droite. Lieberman, dont la poussée électorale aux élections législatives du 10 février dernier a relégué le Parti travailliste en quatrième position, veut épurer Israël des Arabes (20% de la population), qu’il perçoit comme des « traîtres » et leur nier le droit de voter ! Même pour le député Shelly Yachimovich, ex grand supporter de Barak dorénavant entré en dissidence, « Lieberman est un phénomène sombre et dangereux. Il met la démocratie en danger et s’allier avec lui est une ligne rouge morale que nous ne devons pas franchir. »
Sous la bannière d’Ehoud Barak, les travaillistes n’ont conservé que treize sièges à la Knesset, le Parlement israélien. Soit le plus mauvais score de l’histoire du parti. Pire encore, une majorité de sept de ces parlementaires travaillistes se sont dits opposés à la coalition avec le gouvernement Netanyahu-Lieberman. Si Barak a finalement « acheté » le soutien de l’un d’entre eux — Avishay Braverman — en lui offrant un poste de ministre sans portefeuille, cinq des députés rebelles (les sieurs Yachimovich, Pines-Paz, Amir Peretz, Yuli Tami, et même le secrétaire général du parti, Eitan Cabel) sont allés jusqu’à refuser de le rencontrer jeudi dernier au cours d’une réunion à laquelle Barak les avait convié. Du jamais vu.
Pendant la campagne des législatives, le leader travailliste avait promis de ne plus être ministre de la Défense si son parti obtenait moins de vingt sièges. Mais en dépit de la bérézina du 10 février, il conserve son poste au sein du nouveau gouvernement de coalition que le quotidien Haaretz qualifie de « gouvernement-poisson d’avril ».
Il y a en effet de quoi s’arracher les cheveux quand on sait que le raciste anti-arabe Lieberman sera… ministre des Affaires étrangères. Voilà qui promet pour les négociations avec les Palestiniens… Mais aussi que, selon la presse israélienne, un autre extrémiste du parti de Lieberman, Isaac Aharonovich, devrait décrocher le poste de ministre de la Sécurité interne, ce qui augure de l’intensification de la répression contre les Arabes israéliens et les « colombes » de l’Etat hébreu.
Depuis sa décision diabolique de la semaine dernière, Ehoud Barak est la cible des moqueries des médias, comme l’a rapporté Yehiot Aharanoth, le plus grand quotidien du pays : « Les radios ont constamment repris des enregistrements de Barak pendant la campagne où il promettait de respecter la décision des électeurs, tandis que les télévisions n’ont eu de cesse de diffuser les extraits tragi-comiques de ses pubs électorales. Pendant des jours et des jours, nous avons assisté à une condamnation médiatique totale du phénomène de la promesse électorale. Même les commentateurs les plus cyniques ne cachaient plus leur consternation ». Et dans les talk-shows à la radio, on entend le « peuple de gauche » râler contre la « trahison » d’Ehoud Barak.
Comme les législatives l’ont démontré, l’homme était déjà affaibli par son image d’opportuniste corrompu (il est devenu millionnaire au cours de ses années au gouvernement et mène grand train, ce qui ne sied guère à un leader « travailliste ».)
Maintenant, on qualifie le nouvel allié du fascisant Lieberman, comme l’écrivait le chroniqueur de Yediot Aharanoth« homme dont le deuxième prénom est ‘brutalité’ ; l’homme qui a physiquement bousculé Yasser Arafat à Camp David et repoussé les négociations avec les Palestiniens et les Syriens ; l’homme qui s’est emparé par la force du micro à la réunion du comité central du Parti travailliste et l’a traîné presque violemment dans le gouvernement de coalition ; et l’homme qui, contre à toute attente au vu de son passé de général expérimenté, nous a mené dans une guerre ignoble [à Gaza] qui a été l’une des guerres les plus brutales que nous ayons jamais connu, une guerre dont le prix politique, moral et international n’est pas encore totalement connu. » Dan Rosenblum le 27 mars, d’
Car, en tant que ministre de la Défense, Barak est directement responsable pour les crimes de guerre dont Israël est aujourd’hui accusé par des sources diverses et variées. C’est le cas du quotidien britannique The Guardian dans une enquête publiée le 24 mars, d’Amnesty International , d’Human Rights Watch, de la Croix-Rouge et des Nations-Unies.
En s’alliant avec l’horrible Lieberman, Ehoud Barak a perdu ce qui lui restait d’éthique et de dignité. Il risque aussi de faire imploser le parti qu’il dirige. Dans « ce qui reste du Parti travailliste » (pour reprendre l’expression d’Haaretz), la fronde se prépare déjà contre son leadership : comme le règlement interne le prévoit, lorsque le parti a été battu aux législatives, les travaillistes sont appelés à se prononcer en interne sur le maintient de leur chef à leur tête.
Et un nouveau sondage publié dans Haaretz le 1er avril montre que « l’image du Parti travailliste a pris un coup sérieux, en particulier à cause de la façon dont il est devenu membre de la coalition Netanyahu-Lieberman ». Le sondage montre même que si les élections avaient lieu aujourd’hui, les travaillistes perdraient un tiers de leurs électeurs et n’obtiendraient que quatre sièges à la Knesset. C’est pourquoi on entend de plus en plus en Israël qu’on doit en finir avec ce parti en fin de vie et en former un autre.
Eddie_1: Les ressources supplémentaires allouées au FMI sont-elles suffisantes pour répondre à la crise ?
Matthieu Pigasse : Ces ressources ne correspondent pas stricto senso à des mesures de relance, telles que mises en œuvre aux Etats-Unis ou en Europe. Elles sont néanmoins très bienvenues dans la mesure où les ressources du FMI étaient très insuffisantes compte tenu des besoins qui apparaissent. Elles doivent servir à assurer la stabilité d'un certain nombre de pays dans des situations très difficiles. A ce stade, ces 1 000 milliards de dollars apparaissent suffisants.
Jibi : Où vont vraiment aller les fonds alloués au FMI ? Aux pays émergents, pauvres, les moins développés ?
Ces ressources vont aller aux pays, émergents ou déjà émergés, qui se trouvent confrontés à des difficultés de financement. Il peut donc s'agir soit de pays pauvres, soit de pays développés et proches de nous, le meilleur exemple étant les pays d'Europe de l'Est.
Alfred_1 : Quel peut être l'impact sur la croissance économique des mesures prises par le G20 ? On parle de plusieurs points de PIB. Qu'en pensez-vous ?
Il est très difficile de mesurer l'impact du G20 sur le PIB. Parce que les mesures annoncées portent d'abord sur la régulation financière. L'un des regrets que l'on peut avoir, c'est précisément l'absence de mesures ou d'annonces touchant à la relance économique, particulièrement en Europe. En tout état de cause, ce G20 permet d'enclencher une dynamique de confiance favorable à la croissance mondiale.
Jibi: L'Europe s'était farouchement opposée à tout nouveau "plan de relance" comme le demandait Obama, alors est-ce un plan de relance ou pas ? Obama fanfaronne alors qu'on a fait le contraire de ce qu'il annonçait ?
Non, ce n'est pas un plan de relance. Et on peut le regretter. Les mesures de régulation annoncées sont évidemment nécessaires. Elles auraient cependant été utilement complétées de mesures à court terme portant à la fois sur la relance et sur la sortie des actifs toxiques des bilans des banques.
Louda: Vous n'avez pas l'impression que le G20 n'a pas été le retour attendu de l'interventionnisme que Keynes prônait, dont on a loué les mérites depuis quelques semaines, mais seulement un pas en avant pour rétablir l'économie ?
Le G20 permet en effet de faire un pas en avant, mais pour avancer, il faut faire plusieurs pas. Il y a un certain nombre d'objectifs qui ont été affichés et qui vont dans le sens d'une plus grande moralisation et réglementation du système financier (hedge funds, paradis fiscaux...). C'est positif, mais ces objectifs doivent encore être traduits en mesures précises appliquées par l'ensemble des pays.
Oups : Les annonces du G20 ont été saluées hier par une hausse spectaculaire des Bourses. Ne s'agit-il pas d'un signe que les dirigeants des grandes puissances ont échoué à "moraliser" le capitalisme comme ils avaient annoncé vouloir le faire ?
Les hausses des Bourses reflètent d'abord et surtout l'espoir que la croissance revienne. Leur enthousiasme pourrait ne pas durer si des mesures d'application rapides ne suivent pas cette réunion du G20.
Misologue_de_Saint-Paul: La véritable révolution ne vient-elle pas de la présence de nouveaux acteurs dans les débats, tels que la Chine ?
Si. Il s'agit d'un changement majeur. L'apparition d'un nouveau directoire mondial. Ce ne sont plus les Etats-Unis qui dominent seuls le monde. Ce ne sont plus les sept ou huit pays les plus riches qui codirigent le monde. C'est désormais un directoire élargi, qui compte douze pays émergents, qui s'impose. Cela traduit un nouvel équilibre mondial dont on ne peut que se réjouir.
Marco59 : A quoi bon publier une liste noire ou grise des paradis fiscaux ? Ces pays sont connus depuis longtemps. Pourquoi ne pas annoncer d'emblée des mesures de rétorsion et un calendrier de mise en application de ces mesures ?
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Jacklittle : Vous paraissez sceptique sur la relance économique à court terme et sur les actifs toxiques. A votre avis, jusqu'où aurait dû aller le G 20 ?
C'est en effet le sujet sur lequel le G20 m'a déçu. En matière de relance, le FMI recommande un effort supérieur à 2 % du PIB. Les plans européens tournent autour de 1 % du PIB, le plan français étant lui-même inférieur à 1 %. Les pays européens auraient pu profiter de cette réunion du G20 pour coordonner, enfin, un plan de relance plus rapide et plus fort. De la même manière, on peut regretter la timidité du G20 – en l'occurrence la timidité des pays européens – sur les actifs toxiques. Les sortir des bilans bancaires, à l'image de ce que les Etats-Unis ont annoncé, apparaît aujourd'hui comme une nécessité. Là encore, l'Europe aurait pu en profiter pour annoncer un plan coordonné.
Virginie Novaro : Quels sont les éléments qui permettent de dire qu'en 2010, nous commencerons à "sortir" de la crise ? D'après votre livre, la sortie de "cette" crise n'est pas aussi proche... Essaie-t-on de nous rassurer ?
Trois éléments peuvent permettre d'espérer une sortie de crise en 2010 : l'impact mécanique des plans de relance (même si certains demeurent insuffisants...), la baisse du prix des matières premières et notamment du pétrole, la baisse des taux d'intérêt. Ces trois éléments sont autant de facteurs de soutien de la croissance. Il demeure néanmoins un élément d'incertitude : le retour du crédit, c'est-à-dire la capacité des banques à financer à nouveau l'économie. De l'importance de traiter les actifs toxiques...
LaFourmi: L'intervention des Etats pour sauver les entreprises financières (AIG, Dexia...) n'est-elle pas une incitation à une prise de risque maximale pour le management ("Too big to fail")? Ne faudrait-il pas dès maintenant renforcer les ratios (type Bâle II) et limiter l'endettement et l'effet de levier des banques ?
Non et oui. Non, parce qu'il n'y a pas d'alternative au sauvetage des banques. La leçon de la crise de 1929, c'est qu'il ne faut jamais laisser une banque faire faillite. Si une banque chute, c'est l'ensemble du système qui peut s'effondrer. Il était donc indispensable que les Etats interviennent.
Oui, parce que, bien évidemment, il faut empêcher que se reproduise ce qui s'est passé. De ce point de vue, il faut en effet a) revoir les règles comptables et prudentielles applicables aux banques, car trop procycliques ; b) limiter les effets de levier, notamment en encadrant les techniques de titrisation qui sont déresponsabilisantes ; c) pousser les banques à constituer des matelas de sécurité pendant les périodes de croissance pour qu'elles puissent continuer à prêter pendant les périodes de repli.
Jeff : A l'avenir, plutôt que de devoir faire intervenir les contribuables pour recapitaliser les banques ayant pris des risques inconsidérés sur des produits toxiques, pourrait-on imaginer un système assurantiel entre établissements financiers, afin que ceux qui prennent les risques soient aussi ceux qui en supportent les coûts ?
Oui, bien sûr. Mais les Etats, c'est-à-dire les contribuables, demeureront toujours les "sauveurs en dernier ressort", car aucun système assurantiel privé ne permettrait de compenser la faillite d'une très grande banque. C'est la raison pour laquelle il faut mettre en œuvre des règles strictes pour contrôler et maîtriser en amont les risques pris par les établissements financiers.
Muller_F : On est un peu surpris que le spectre de l'inflation ne soit pas davantage anticipé, comme si l'essentiel était la relance et que la forte inflation générée par la création monétaire faciliterait le remboursement des dettes pour les Etats comme pour les particuliers surendettés. Implicitement, l'inflation apparaît ainsi comme la solution pratique mais qu'il ne faut surtout pas évoquer.
L'urgence, c'est de rester vivants. Dit autrement, la priorité absolue, c'est de tout faire pour éviter que la crise s'installe. Il n'y a donc pas d'alternative à la relance. Je préfère le déficit et la dette au chômage. Demain se posera en effet la question de la gestion de cette dette supplémentaire. Pour qu'elle soit soutenable, il faudra probablement plus d'inflation et plus d'impôts. Mais à nouveau, restons vivants.
Melanie_Monjean : Peut-on parler d'un succès de ce G20 qui entrerait dans l'histoire, et pourquoi ?
Ce G20 n'est ni un succès ni un échec. Ce n'est pas un échec de réunir vingt pays, émergents et émergés, qui représentent 90 % de la richesse mondiale, et de les mettre d'accord sur un texte important. Ce n'est pas un échec d'obtenir un consensus mondial sur la nécessité de plus et de mieux réguler les marchés financiers. Cela traduit une évolution politique profonde, la fin du dogme de l'autorégulation des marchés et du credo de la main invisible. Ce ne sera pas un succès tant que les objectifs annoncés n'auront pas été traduits en mesures concrètes. De ce point de vue, espérons qu'il n'y aura pas trop loin de la coupe aux lèvres. Espérons enfin que les Etats européens prendront la pleine mesure de la crise et ne resteront pas les passagers clandestins du monde. Oui, il faut relancer ici et maintenant.
du lundi au vendredi de 18h30 à 19h15 | |
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![]() | | émission du vendredi 27 mars 2009 En direct et en public de la Gare Saint Sauveur à Lille - Lille / Berlin: quelle politique de mixité sociale ? |
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| Nous sommes à Lille, en direct et en public de la gare Saint-Sauveur, Lille qui a invité pour cette première cession de la manifestation XXL, des artistes berlinois –c’est l’occasion, pour nous, de confronter quelques points de vue français et allemands sur la ville, sur la façon de la concevoir et de la faire. Thierry Paquot vient de diriger un ouvrage passionnant sur les « gates communities », ces ensembles d’habitation privés et sécurisée qui fleurissent sur la planète ; elles rappellent que la ségrégation urbaine n’est pas qu’un phénomène d'emprisonnement des plus pauvres dans des quartiers-ghettos, mais qu’elle est aussi une volonté des plus riches de se mettre à l’écart. Il ne faut jamais le perdre de vue - si bien qu’alors qu’elles étaient autrefois par essence des lieux de passage et de mélange, les villes sont aujourd’hui menacées de toute part par l’entre soi, désiré (donc) ou subi. En France particulièrement la thématique de la mixité urbaine a envahi la discours sur la ville. Il faut dire que les émeutes de 2005 dans les banlieues sont encore dans les esprits et qu’on en a attribué la cause, à tort ou à raison, en grande partie à l’urbanisme de ces zones périphériques. En Allemagne, les experts se retrouvent pour dire que les phénomènes de ghettoïsation sont moins développés et que, si la ségrégation existe, elle sévit depuis moins longtemps et avec une moindre intensité. Autre différence significative : le regard porté sur le désir de rester ensemble, de ne pas se mélanger, notamment quand il est exprimé par des hommes et des femmes issus de l’immigration, est loin d’être aussi négatif. En Allemagne il semble qu’on ne considère pas la mixité comme la clef ultime de la cohésion sociale ou du désir d’intégration. Voilà qui nous apporte du grain à moudre à l’heure où certains en France s’interrogent aussi sur les bienfaits attribués peut-être un peu vite à ladite « mixité sociale ».
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![]() | | émission du lundi 23 mars 2009 Faut-il boycotter DURBAN II ? |
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| Y aller ou pas ? La première conférence mondiale de l’ONU contre le racisme de 2001 n’a pas laissé que de bons souvenirs aux gouvernements occidentaux. Outre qu’elle s’est conclue symboliquement deux jours avant le 11 septembre, elle avait donné lieu à des orgies d’antisémitisme. « Orchestrée par les islamistes », selon certains témoins – Caroline Fourest que nous recevons ce soir, dans « La tentation obscurantiste » - elle avait tourné à la dénonciation d’un seul pays, Israël. Des Etats qui appliquent la lapidation des femmes adultères et la pendaison des homosexuels avaient dénoncé « les violations des droits de l’homme », commises en Europe. Des Etats qui, de nos jours, pratiquent l’esclavage, avaient exigé des réparations pour la seule traite transatlantique. Des Etats qui persécutent chez eux les minorités religieuses prétendaient nous donner des leçons de tolérance – envers l’islam. Du 20 au 24 avril doit se tenir, à Genève, une suite à cette conférence. Plusieurs pays ont annoncé leur intention de la boycotter. Le Canada, Israël, les Etats-Unis, l’Italie et l’Allemagne. Et la France ? Doit-elle se rendre sur place pour tenter de rééquilibrer les conclusions du processus dans un sens moins systématiquement hostile à sa propre conception de la laïcité ? C’est ce que recommande la Secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade, ainsi que des personnalités telles que Caroline Fourest et Jean Daniel. Notre pays doit-il au contraire boycotter purement et simplement une conférence dont le Comité préparatoire est présidé par la Lybie ? C’est la position défendue par Bernard-Henri Lévy, Bertrand Delanoë, Claude Goasguen. On remarque que la franc-maçonnerie est divisée sur le sujet. Si le Grand Orient de France appelle au boycott, ce n’est pas le cas de la Grande Loge de France, même si elle « dénonce la caractère inacceptable du projet ». Oui, faut-il aller à Genève pour tenter d’infléchir le texte final afin de dégager une définition du racisme et des droits de l’homme qui soit réellement commune à l’ensemble des cultures de la planète, ou faut-il se résigner à juger cette tentative actuellement impossible ?
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Liêm HOANG-NGOC
Les éditorialistes les plus affûtés de de la presse israélienne ont pris leur plume pour commenter le ralliement du Parti travailliste à la coalition marquée à droite que forge le premier ministre pressenti, Benyamin Nétanyahou (Likoud).
Ben Caspit, du Maariv, est convaincu que le parti travailliste a signé mardi 24 mars son acte de décès, la victoire à la Pyrrhus sur les députés rebelles remportée par le chef de cette formation, Ehoud Barak, ne lui permettra guère, selon lui, que d’achever sa carrière politique (le ministre de la défense est âgé de 67 ans) à une position prestigieuse.
Dans le Yédioth Aharonoth Nahum Barnéa, à sa manière inimitable, témoigne de la compréhension pour les délégués qui ont voté pour la participation au gouvernement payée au prix fort par M. Nétanyahou, au risque d’irriter ses propres troupes .
“Un parti qui se dirige vers sa fin, comme un homme qui va vers sa mort, se sent mieux lorsqu’il voyage en première classe, que le lit est confortable, l’oreiller douillet et la couverture bien chaude”, écrit Nahum Barnéa, qui estime que la disparition selon lui tout aussi inévitable des travaillistes une fois dans l’opposition, proies à la fois du Méretz et des centristes de Kadima, aurait été bien moins agréable.
Sans attendre le vote, le Haaretz, organe naturel de la gauche et du centre-gauche, avait déjà ouvert le feu au gros calibre sur les ambitions jugées assez personnelles de M. Barak.