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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Gauche Républicaine & Socialiste

13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 07:50

AubryDuflotLes Primaires Citoyennes ne sont pas un congrès socialiste. Les électeurs de gauche qui se sont massivement déplacés le dimanche 9 octobre 2011 n'ont que faire des recettes d'appareil des socialistes. Depuis trois ans, nous avons reconstruits un Parti socialiste en ruine qui était devenu la caricature de lui-même, à force d'user et d'abuser de ces synthèses artificielles et inopérantes. Sans doute une partie du succès des Primaires, ce qui a fait déplacer de 2,6 millions de Français, tient dans la reconnaissance que le PS a su sous la conduite de Martine Aubry reprendre le chemin du vrai débat, de la réflexion, des idées et donc des propositions. Les Français considèrent - sans vouloir nous signer un chèque en blanc - que le Parti socialiste peut aujourd'hui représenter une solution, dans le rassemblement de la gauche, et pas uniquement une force d'alternance ou d'opposition, dont le bulletin est utilisé pour sanctionner le gouvernement de droite lors d'élections locales ou intermédiaires.

Dans sa lettre à Arnaud Montebourg, Martine Aubry ne dit pas autre chose : "Nous avons montré un Parti vivant, nourri par le débat d’idées. La confrontation respectueuse des points de vue est féconde, là où la volonté d’unanimisme à tout prix sur fond de divisions personnelles, qui a trop longtemps prévalu à la tête du PS, stérilise la pensée et appauvrit les projets."

Et c'est la même chose qui doit prévaloir durant ces derniers jours de campagne "électorale", pour éclairer le choix des Français. Je partage là-encore ce que Martine Aubry écrit dans le préambule de sa réponse à Arnaud Montebourg : "Au terme de ces débats, le 1er tour a dégagé une majorité claire et forte pour un changement profond porté par une gauche forte. Les électeurs ont dit leur volonté d’une politique de sortie de crise par l’invention d’un nouveau modèle économique, social et écologique. Ils ne se retrouvent pas dans une politique d’aménagement du système actuel. La volonté de battre le Président sortant est forte mais s’y ajoute une volonté de changer ce système qui a failli, une envie d’espoir, l'envie d’une société plus respectueuse, plus juste, où l’argent ne peut pas tout et où les solidarités sociales, locales et républicaines sont reconstruites. On ne battra pas M. Sarkozy avec du flou, mais avec de la clarté."

L'avantage de la candidate en la matière, c'est qu'elle n'a pas besoin de changer de discours politique pour incarner cette majorité "pour un changement profond porté par une gauche forte". Le travail qu'elle a mené comme Première secrétaire du Parti Socialiste, le projet qu'elle a élaboré et qu'elle a fait adopter à l'unanimité par les instances du PS (alors même que certains candidats à la primaire - Hollande, Valls - le dénigraient mais le votaient), les priorités qu'elle a mises en avant et le ton de sa campagne des Primaires parlent en sa faveur :

  • le refus net et clair de la "règle d'or" budgétaire ;
  • la claire volonté d'une gestion saine des finances publiques mais sans entrer dans une "course à l'échalote" à l'austérité qui nous serait imposée par la droite et dans laquelle est entrée François Hollande ("déficit 0" en 2017) ;
  • la création d'une banque publique investissement et la séparation des banques d'affaires et des banques de dépôts ;
  • le "Juste échange" ;
  • la stratégie de sortie progressive du nucléaire d'ici 20 à 30 ans ;
  • la transformation de l'Europe pour faire de l'UE une terre d'innovation mais aussi de protection contre le dumping fiscal, social et environnemental ;
  • le retour de la politique industrielle pour relocaliser les entreprises et l'emploi, en engageant la transition écologique et énergétique ;
  • la refondation de l'école publique ;
  • la réforme profonde de la "médecine de ville" et la renaissance de l'hôpital public ;
  • le retour d'une politique salariale offensive ;
  • l'égalité réelle femme-homme ;
  • la rénovation profonde des institutions françaises avec la parité et le non-cumul des mandats pour les parlementaires ;
  • etc.

Aussi sa réponse à Arnaud Montebourg n'est pas autre chose que ses propres propositions argumentées. Aux électeurs de Montebourg et de Royal de faire leur choix en conscience, en toute liberté ; aux électeurs de gauche tentés de venir participer au 2nd tour, après que le 1er tour leur a démontré la pertinence de la primaire, d'entendre cette cohérence et cette volonté de la candidate. Je vous propose de la télécharger ici.

Cohérence et volonté qui tranche avec une habileté d'appareil, qu'une fois de plus François Hollande utilise en espérant qu'il emportera les suffrages des Français. L'ancien Premier Secrétaire retente une nouvelle la manoeuvre des synthèses de congrès socialistes. Mais ce ne sont pas des cadres partisans qui sont concernés aujourd'hui, ce sont des électeurs. Et les débats ont pu éclairer les Français sur les multiples changements de pied du candidat corrézien :

  • refuser d'augmenter le budget de l'éducation nationale puis annoncer l'embauche de 60.000 enseignants ;
  • abroger à HADOPI puis peut-être que non ;
  • faire adopter le droit au mariage et à l'adoption pour tous les couples et puis peut-être que non ;
  • refuser le non cumul des mandats et puis dire que finalement on le fera peut-être mais en 2014 ;
  • refuser la "règle d'or" budgétaire de Sarkozy pour annoncer qu'il fera voter la "règle d'or" ;
  • etc.

Hier soir, sur France 2, sans doute le but de convaincre les électeurs d'Arnaud Montebourg, il a expliqué qu'il avait découvert les dégâts de la mondialisation, les défauts de la construction européenne, la nécessité de rénover la République. Mais cela faisait réchauffer à plusieurs titres :

  1. il n'en avait pas parlé jusque là son angle d'attaque étant de démontrer son sérieux financier et budgétaire... Et nous avons bien entendu hier soir qu'il était contre la dette (qui est pour ?), que réduire la dette, appliquer l'austérité c'était retrouver l'indépendance face aux Marchés. Sauf que pour retrouver l'indépendance face aux Marchés, il vaudrait mieux ne pas céder à leurs diktats en mettant en oeuvre les solutions qu'ils exigent ;
  2. il a obtenu les soutiens de nombreux notables locaux socialistes, radicaux et divers gauche en leur promettant que le non cumul pour les parlementaires seraient rediscuté malgré les décisions du PS. C'est ce qu'on entendait encore d'ailleurs le dimanche 9 au soir quand Gérard Collomb, Sénateur-Maire de Lyon, soutien de François Hollande, expliquait qu'il était pour le cumul parce cela permettait de "conserver les fiefs" ;
  3. enfin la solution proposée pour relancer la construction européenne n'a rien de neuf : les coopérations renforcées économiques, politiques, fiscales, sociales écologiques, entre quelques Etats, au sein d'une Union Européenne plus large, font partie des propositions socialistes depuis 1999 !

Le plus gênant dans ce débat est que le candidat à l'investiture socialiste s'est contredit avec un applomb effrayant en direct en affirmant haut et fort qu'il n'avait jamais été favorable à la "règle d'or". Je vous laisse juger de la réalité en consultant ces articles :

Les électeurs de gauche ont désormais l'avenir du pays en main. Il y aura des consignes de vote, elles pourront paraître contradictoires, elles seront parfois fondés sur des réflexes d'appareil avec des candidats qui rejoueront un Congrès du PS.

Aux Français de dire s'ils veulent une Gauche forte et qui ne se contredit pas pour faire face à une situation exceptionnelle. Je pense que Martine Aubry sera avec le soutien de toute la gauche et des écologistes cette Présidente de gauche forte.

Ils peuvent se dire qu'il faut un Président plus ordinaire, qui sous couvert de pragmatisme naviguera à vue mais avec un programme et des propositions qui ont échoué partout en Europe depuis 8 ans. La mise en oeuvre d'une telle politique pourrait alors créer des désillusions dramatiques, au regard de l'état dégradé dans lequel se trouve déjà notre pays. Sarkozy serait pire sans doute, mais puisque nous avons deux candidats pour lesquels les sondages prévoient une capacité identique à battre le Président sortant, autant avoir une Présidente ambitieuse pour notre République et pour l'Europe.

François Hollande a cependant raison sur un point : plus le candidat qui l'emportera le dimanche 16 octobre fera un score important, plus il sortira renforcer pour son combat contre la droite. Alors, que nous soyons Socialistes, Communistes, Ecologistes, Radicaux, Citoyens,  votons massivement pour Martine Aubry dimanche prochain.

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du Parti Socialiste du Val-d'Oise pour les relations extérieures

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 07:13

319525_2525056894078_1483063331_32816835_614335710_n.jpgLes Primaires citoyennes initiées par le Parti Socialiste sont un véritable succès. On attendait au maximum 1 million de votants, ce sont plus de 2,5 millions de Français qui se sont pressés dans les bureaux de vote tenus par les militants et sympathisants socialistes.

Oui il s'est passé quelque chose dans le pays, le peuple de gauche a envie de mouvement, le peuple de gauche a envie de changement ; le peuple français veut se débarrasser de Nicolas Sarkozy et plus de deux millions de ses membres ont utilisé les primaires citoyennes pour le dire. Il n'y a qu'à voir les mines dépitées et les explications - soit embarrassées, soit emplies de déni ridicule - des "ténors" de la droite pour le comprendre.

Mais ces primaires citoyennes ont envoyé un autre message, tout aussi fort celui-là, que devrait entendre les professionnels de la politiques et des médias pour qu'ils cessent de faire des erreurs d'analyse sur la gauche française. Le peuple de gauche est venu dire aux dirigeants du Parti Socialiste qu'il ne voulait plus uniquement gérer le système à la marge mais le changer parce qu'il est injuste. Le peuple de gauche est venu nous dire qu'on ne se sauvera pas des marchés en leur obéissant. Le peuple de gauche est venu dire qu'il était temps de se débarrasser du "ça" néo-libéral qui plombe nombre d'élus socialistes.

Au moins sur BFM-TV on aura entendu pour une fois des analyses plus subtiles que d'habitude. Ruth Elkrief a bien dit ce qui est la conséquence du 1er tour pour la semaine qui vient : François Hollande s'il veut l'emporter devra à nouveau infléchir sa ligne politique, alors que Martine Aubry n'a pas besoin de changer son discours et sa stratégie. Voilà qui ne devrait pas gêner l'ancien Premier Secrétaire du PS, il a changé plusieurs fois d'avis dans la campagne :

  • refuser d'augmenter le budget de l'éducation nationale puis annoncer l'embauche de 60.000 enseignants ;
  • abroger à HADOPI puis peut-être que non ;
  • faire adopter le droit au mariage et à l'adoption pour tous les couples et puis peut-être que non ;
  • refuser le non cumul des mandats et puis dire que finalement on le fera peut-être mais en 2014 ;
  • refuser la "règle d'or" budgétaire de Sarkozy pour annoncer qu'il fera voter la "règle d'or" ;
  • etc.

Les amis de François Hollande n'ont plus qu'un seul argument : il serait plus rassembleur et il ferait un meilleur score face à Nicolas Sarkozy. Mais outre le fait que les sondages ne sont pas plus pertinents pour projeter les résultats d'avril et mai prochains qu'ils ne l'étaient pour déterminer le résultat du premier tour de la primaire citoyenne, ces mêmes sondages indiquent des scores assez comparables pour Martine Aubry et François Hollande. Mais ce qui paraît certain c'est Martine Aubry est plus en situation de rassembler la gauche et les écologistes autour d'un contrat de gouvernement.

Alors on nous dit qu'Arnaud Montebourg serait devenu l'arbitre du scrutin avec également Ségolène Royal. Qu'on juge donc quelles sont les propositions de Martine Aubry depuis le début de cette campagne, avec toujours la même cohérence :

  • le refus net et clair de la "règle d'or" budgétaire ;
  • la claire volonté d'une gestion saine des finances publiques mais sans entrer dans une "course à l'échalote" à l'austérité qui nous serait imposée par la droite et dans laquelle est entrée François Hollande ("déficit 0" en 2017) ;
  • la création d'une banque publique investissement et la séparation des banques d'affaires et des banques de dépôts ;
  • le "Juste échange" ;
  • la stratégie de sortie progressive du nucléaire d'ici 20 à 30 ans ;
  • la transformation de l'Europe pour faire de l'UE une terre d'innovation mais aussi de protection contre le dumping fiscal, social et environnemental ;
  • le retour de la politique industrielle pour relocaliser les entreprises et l'emploi, en engageant la transition écologique et énergétique ;
  • la refondation de l'école publique ;
  • la réforme profonde de la "médecine de ville" et la renaissance de l'hôpital public ;
  • le retour d'une politique salariale offensive ;
  • l'égalité réelle femme-homme ;
  • la rénovation profonde des institutions françaises avec la parité et le non-cumul des mandats pour les parlementaires ;
  • etc.

AubryDuflotAux électeurs de gauche de faire le bon choix pour le 2nd tour des primaires citoyennes, qu'ils aient voté Arnaud Montebourg ou Ségolène Royal, ou encore qu'ils n'aient pas voté le 9 octobre. Vous êtes électeurs socialistes, communistes ou écologistes : venez voter en masse le 16 octobre 2011.

Choisissez le Changement avec une Gauche forte : votez Martine Aubry !

 

 

 

Frédéric Faravel


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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 07:11
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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 07:25

Hier soir, dans la salle des Ecuries, derrière l'Hôtel de Ville d'Ecouen, une cinquantaine de personne était venue écouter Gérard Filoche, Inspecteur du travail et membre du bureau national du Parti Socialiste.

Aubry-2012-1378.jpgIl était accueilli par Charlotte Brun, Première adjointe au Maire d'Ecouen et conseillère régionale, et Adélaïde Piazzi, Première adjointe au Maire de Montmorency. Emmanuel Maurel, vice président du conseil régional d'Île-de-France, et Michèle Greneau, Maire de Fontenay-en-Parisis, étaient également présents.

Aubry-2012-1380.jpgGérard Filoche a défendu avec le talent qu'on lui connaît les raisons qui l'ont amené très tôt à souhaiter puis soutenir la candidature de Martine Aubry à l'élection présidentielle, notamment à partir de son analyse de la crise économique et financière et de la centralité de la question sociale dans l'élection à venir ; Martine Aubry est notamment la seule à s'être prononcé clairement et précisément pour une augmentation des salaires, pour le retour à l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans (les annuités de cotisations seront négociées avec les partenaires sociaux), pour un retour à l'ordre public social. Comme le disait Gérard hier soir : "ce ne sont plus les coups de grisou qui tuent au travail, ce sont les AVC".

Aubry-2012-1384.jpg

Un débat riche s'est engagé dans la salle qui a été l'occasion de démontrer par la preuve la capacité de rassemblement de la gauche de la candidate Aubry. D'anciens responsables des Verts, militants du Parti de Gauche ou de sympathisants du Front de Gauche et du Parti Communiste Français sont venus témoigner de leur désir de participer aux Primaires Citoyennes et de voter Martine Aubry. La stratégie politique, ses propositions sur l'économie, les affaires sociales, l'énergie ou l'Europe ont emporté leurs convictions. Ils ont exprimé leur point de vue selon lequel seule Martine Aubry peut rassembler la gauche et remporter l'élection présidentielle.

Aubry-2012-1386.jpgLes participants ont pu rappeler l'orginalité et le courage des propositions de Martine Aubry : la sortie du nucléaire, le non cumul des mandats, le refus de la pseudo-"règle d'or" budgétaire, la clarté sur le rassemblement de la gauche, une véritable solidarité financière européenne, l'égalité professionnelle femme-homme, la priorité au logement...

 

La soirée s'est terminée dans la convivialité ; les participants ont pu poursuivre la discussion autour d'un verre avec Gérard Filoche.

Frédéric Faravel

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 11:00

AubryRose

Avec Martine Aubry
2012, le changement pour une France plus Juste

 

Mardi 4 octobre 2011
20h30 - Écuries d'Écouen
(derrière l'Hôtel de Ville d'Écouen - plan ici)

 

Débat Public

Gerard_Filoche_1_blog.jpg avec

Gérard FILOCHE

Inspecteur du travail et membre du bureau national du Parti Socialiste

En présence de :

  • Charlotte Brun, Première adjointe au Maire d'Écouen, Conseillère régionale et Secrétaire nationale du PS en charge des personnes âgées, du handicap et de la dépendance
  • Michèle Greneau, Maire de Fontenay-en-Parisis
  • Emmanuel Maurel, Vice Président du Conseil régional, Conseiller municipal de Persan, Secrétaire national du PS en charge des universités d'été et permanentes
  • Adélaïde Piazzi, Première adjointe au Maire de Montmorency

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planEcouen.jpg

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 10:36

aubryLogement.jpg

à gauche ou à droite, certains candidats font assaut de pseudo-responsabilité et propose l'austérité budgétaire qui frappera d'abord les plus pauvres, les classes populaires et les classes moyennes. En Île-de-France, 66% des habitants entrent dans les critères du logement social ? Alors l'austérité de droite ou de gauche, c'est simplement indécent !

Martine Aubry propose la construction annuelle de 150 000 logements sociaux, pour un coût de un milliard par an. Pour les nouveaux programmes immobiliers de plus de 15 logements, elle souhaite mettre en place une mixité sociale renouvelée, à raison d'un tiers de logement social, un tiers d'accession sociale à la propriété et un tiers de privé.
Martine Aubry souhaite en outre que la loi SRU instaurant le principe de 20% de logements sociaux dans les villes « soit réellement appliquée », regrettant la faiblesse des sanctions existant actuellement.

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du PS Val-d'Oise aux relations extérieures

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 06:53

Le Sénat, la Chambre haute du parlement français, cette grande assemblée des collectivités françaises vient de passer à gauche et de belle manière.

Prévue pour être le pôle de stabilité de la Vème République, avec un mode de scrutin, qui reste majorité de gauche ou de droite, antidémocratique et peu représentatif, la Chambre Haute a subi une évolution continue parallèle à celle de la société française. Les grands électeurs sont issus de collectivités plus urbaines et sont plus politisés. Oui évidemment, comme l'indique l'Elysée, les réussites successives de la gauche aux élections locales depuis mars 2004 ont modifié substantiellement le corps électoral.

Mais c'est Jean-François Copé, qui - avec l'Elysée et Matignon - se trompe sur l'analyse du scrutin malgré ses mises en garde de mauvaise foi sur la méprise de la gauche. Si on avait simplement appliqué les résultats des élections locales à ce scrutin indirect, la droite conservatrice pouvait compter en alliance avec les centristes sur le maintien d'une majorité de 2 à 5 sièges. La multiplication des dissidences mais également une volonté claire des grands électeurs de sanctionner le parti du Président de la République a favorisé très largement la gauche : 2 sièges de majorité pour la gauche.

Les dissidents de l'UMP ont généralement fait une bonne opération ce qui marque qu'il vaut mieux se détacher de l'étiquette UMP ; les centristes emportent un certain nombre de siège aux dépends de l'UMP, donc même remarque. Mais les grands électeurs ont aussi voté à gauche car la réforme des collectivités territoriales, la réformes de la fiscalité locale et notamment de la Taxe Professionnelle, et aussi le contexte économique et sociale ont influencé leur jugement.

Quand on connaît le caractère souvent plus modéré que celui de leurs électeurs des élus locaux, les espoirs sont donc permis à la gauche pour 2012, à la condition expresse qu'elle ne se tire pas une balle dans le pied.

Maintenant que Sénat est à gauche, celle-ci a enfin la possibilité d'avoir une responsabilité politique qu'elle n'avait jamais eu, pas même sous Mitterrand. Si le Sénat ne peut bloquer le cours des évènements parlementaires en général, il a toujours été un rempart contre des modifications profondes du cadre politique que revendiquait la gauche : sans accord du Sénat pas de révision de la constitution, pas de loi organique sérieuse.

Il est donc temps que les candidat(e)s aux primaires citoyennes indiquent très clairement qu'elles sont les réformes démocratiques qu'ils voudront engager s'ils accèdent à la magistrature suprême. Les socialistes n'ont plus aucune excuse sur le droite de vote des étrangers aux élections locales, ils seront également tenus de revenir sur la réforme des collectivités territoriales et de mettre en oeuvre une des grandes réformes proposées par Martine Aubry, le mandat unique parlementaire ! Martine Aubry et Arnaud Montebourg sont les plus institutionnellement ambitieux ; au mieux avec eux, on sait que le PS et la gauche sauront quoi faire du Sénat, quand les autres nous proposent un immobilisme sénatorial ancienne formule.

Dernière chose importante que l'on peut dès aujourd'hui impulser : la Gauche va pouvoir créer des commissions d'enquête. Puisque la gauche demande unanimement que l'on fasse la lumière sur plusieurs des affaires qui entachent la République et notamment depuis 2007, on verra si les sénateurs socialistes ont un peu de suite dans les idées.

A condition que le samedi 1er octobre 2011, l'élection du président du Sénat vienne confirmer le vote du dimanche 25 septembre 2011 ; pour cela, il faut que les sénateurs RDSE ne trouve pas certaines accointances franc-maçonnes avec Gérard Larcher plus importante que la cohérence politique.

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du PS Val-d'Oise aux relations extérieures

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 13:57

AubryRose

Avec Martine Aubry
2012, le changement pour une France plus Juste

 

Mardi 4 octobre 2011
20h30 - Écuries d'Écouen
(derrière l'Hôtel de Ville d'Écouen - plan ici)

 

Débat Public

Gerard_Filoche_1_blog.jpg avec

Gérard FILOCHE

Inspecteur du travail et membre du bureau national du Parti Socialiste

En présence de :

  • Charlotte Brun, Première adjointe au Maire d'Écouen, Conseillère régionale et Secrétaire nationale du PS en charge des personnes âgées, du handicap et de la dépendance
  • Michèle Greneau, Maire de Fontenay-en-Parisis
  • Emmanuel Maurel, Vice Président du Conseil régional, Conseiller municipal de Persan, Secrétaire national du PS en charge des universités d'été et permanentes
  • Adélaïde Piazzi, Première adjointe au Maire de Montmorency

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 06:53

Tous les matins entre 6h45 et 9h, j'écoute avec attention France Inter... La qualité des émissions de la station publique n'est pas contestable, malgré la dérive autoritaire qui avait marqué l'arrivée de Jean-Luc Hess et de Philippe Val à la tête de Radio France et de la principale antenne de celle-ci.

Cependant, je ne peux que constater avec déplaisir que mon agacement s'accroît à mesure que nous nous entrons dans la période de la campagne présidentielle. Toutes les chroniques, tous les commentaires de journalistes parfois chevronnés (ce qui porte à se demander sur la qualité du chevronnage de nos écoles de journalisme) tendent à avancer dans le même sens, celui d'une ambiance sociale-libérale, si tant est que l'on puisse encore dire qu'il y a quelque chose de social dans l'affaire... ah si je suis mauvaise langue : nous avons eu tout de même droit à un traitement "compassionnel" des débats en cours entre la commission européenne et et le conseil des ministres sur la question de l'abondement de l'aide alimentaire dans l'Union.

En fait, mon agacement m'a donné l'idée de ce petit article en entendant hier matin la chronique "politique" de Piotr Smolar, journaliste au Monde, régulièrement invité par Audrey Pulvar. Notre chroniqueur dénonçait une "gauche conservatrice" qui se serait donnée en spectacle lors du premier débat télévisé des Primaires Citoyennes, car jouant selon lui sur les recettes et solutions habituelles des socialistes pour "séduire" l'électorat traditionnel du Parti Socialiste - les enseignants notamment. Piotr Smolar attend donc des socialistes des propositions iconoclastes, non au regard du mainstream politique et du cours du monde tel qu'il va actuellement, mais au regard de la pensée socialiste. Bref Piotr Smolar demande aux socialistes de ne pas être socialiste. Selon ce critère, il y a fort à parier que bientôt seul Manuel Vals puisse trouver grâce aux yeux de tels commentateurs, puisqu'il est le seul à s'éloigner des principes traditionnels de la gauche républicaine. Et Audrey Pulvar d'ironiser sur le courage en politique: "Oh là, vous en demandez trop, Piotr...", bel exemple de message discréditant l'ensemble des responsables politiques sans distinction, c'est dommage de la part d'une journaliste qui recevait jusqu'ici tous les compliments possibles et qui avait reçu le "soutien" unanime de tous les responsables politiques pour son éviction de l'antenne d'I-télé et son éloignement sur France Inter, lorsqu'Arnaud Montebourg avait déclaré sa candidature à la primaire.

Donc selon Piotr Smolar et Audrey Pulvar, il n'y aurait eu aucune proposition en rupture lors de ce débat, c'est faire peu de cas des propositions suivantes :

  • la légalisation du cannabis par Jean-Michel Baylet, même si certains peuvent considérer qu'il s'agit d'une proposition accessoire ;
  • les propositions finalement assez précises de Montebourg sur la démondialisation ;
  • les propositions très claires et courageuses de Martine Aubry sur la sortie du nucléaire, la fin du cumul des mandats pour les parlementaires (bien qu'Audrey Pulvar et Piotr Smolar nous expliquent après avoir dit que c'était important, que la résolution du PS et d'Aubry sur ce sujet serait insignifiante et n'engagerait que ceux qui y croirait, alors même qu'on a vu les handicaps qu'Aubry rencontrent avec les élus locaux pour assumer courageusement cette proposition), une ligne claire sur la politique économique et budgétaire pour la croissance...

Ajoutons à cela que sans parler du débat des primaires d'autres propositions existent et sont suffisamment fortes pour animer le débat politiques chez au moins chacun des 3 candidats que j'ai cité plus haut : la réforme de l'éducation nationale selon Martine Aubry (cliquez ici) ou Arnaud Montebourg, les propositions de Montebourg, Baylet et Aubry sur l'Europe devraient être portées à la connaissance de Piotr Smolar.

Enfin, en quoi cela serait-il conservateur de rompre avec une politique qui a préparé pendant 35 ans (depuis les USA et la Grande-Bretagne) la catastrophe économique et financière que nous subissons depuis 2008, politique qui s'est amorcée en France à compter de 1986 et qui connaît depuis 2000 une montée en puissance néfaste pour l'Europe, la France et le Monde. Peut-être que s'il faut saluer uniquement la rupture avec une pensée économique sociale-démocrate alors Piotr Smolar nous fera bientôt une ode à François Holande et Manuel Vals, qui propose de rester dans les clous de l'austérité qui mène l'Europe à l'abîme.

Dimanche soir, à la fin de son interview très polissée sur TF1, Dominique Strauss-Kahn faisait la leçon aux gouvernements européens, coupables de créer plus de dégâts encore avec les remèdes qu'ils imposent à la Grèce et à la Zone Euro. Cette proposition était sonnée au coin du bon sens... Enfin ! l'institution qu'il dirigeait encore le 14 mai dernier n'a-t-elle pourtant participé à la mise en place des politiques d'austérité imposées à la Grèce et qui enfoncent plus encore ce pays dans la crise ! Mais qui sur France Inter pour le souligner ? Non lundi matin, France Inter parlait "chambre 2806" et "pacte"...

Le lundi soir, lors d'un meeting en Charente-Maritime, François Fillon dénonce la proposition de DSK pour que les membres de l'Union Européenne prennent leurs pertes dans l'affaire grecque. On entend donc le discours du Premier Ministre ce mardi matin à la radio, mais quelle analyse ? Qui explique que peut-être les politiques imposées par le couple Franco-Allemand - qui paraît pourtant le plus doux envers Georges Papaandréou - à la Grèce ne lui donne pas le temps de transformer son Etat et son économie, et achèvent au contraire de le détruire ? Non à part Bernard Maris, la station publique préfère débiter l'antienne des grecs tricheurs, jouisseurs et voleurs, jusqu'à la nausée...

Barack Obama présente un nouveau plan de relance de l'économie américaine dont une partie des recettes doit être prélevés sur les plus riches et les entreprises. Quelle est la chronique de Dominique Seu ? L'analyse de ce plan ? L'analyse des divergences entre Fillon et DSK sur la Grèce ? Non ! Il relaie la nouvelle campagne du gouvernement expliquant que les riches français n'échappent pas tant que ça à leur devoir fiscal...

Il ne faudrait pas que France Inter n'ait pas retenu la leçon du débat sur le référendum sur le projet de Traité Constitutionnel Européen, qui l'avait faire une campagne affirmée pour le "Oui" jusqu'à l'absurde et lui avait fait perdre (temporairement une partie de son auditoire). Pour l'instant, seul Bernard Maris et Bernard Guetta semble l'avoir compris.

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du Parti socialiste du Val-d'Oise
en charge des relations extérieures

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 07:12

 

Ô que les parlementaires de droite – Novelli, Raffarin, Borloo, etc. – sont généreux et humanistes… Pris d'un soudain élan de compassion pour les familles modestes, dont les parcs d'attraction et les parcs zoologiques sont souvent la seule alternative budgétairement accessible à des vacances, ils ont fait adopté à l'unanimité en commission un amendement rejettant l'augmentation de la TVA sur ces activités.

Ainsi, après avoir « rassuré » les marchés en affichant la triste figure du « Père la Rigueur », François Fillon himself, la droite gouvernementale présente à moindres frais son visage social. On sait cependant ce que droite sociale signifie dans notre pays, Laurent Wauquiez – animateur lui-même du club « droite sociale » – ayant dénoncé le « cancer social » que représentaient à ses yeux les assistés du RSA.

Crise des dettes souveraines ou crise des cocus de la finance et des puissants ?

blog--fillon-sarkozy-2-concert.jpgDe fait, la droite française, suivant l'exemple de ses consœurs européennes, tente un tour de passe-passe indécent. Depuis le déclenchement de la crise financière en 2008, les États sont venus au secours des banques d'affaires, qui avaient accumulé des milliards d'euros de dette, afin de préserver le fonctionnement du système financier international. De fait, la dette privée a ainsi massivement été transférée sur la dette publique. Cela, ils l'ont fait sans aucune contrepartie réelle en termes de contrôle, de régulation ou de réorientation du crédit vers l'investissement productif.

Parallèlement, et depuis près de 10 ans, les gouvernements de droite – et parmi eux les gouvernements français successifs de MM. Chirac et Sarkozy – ont multiplié les cadeaux fiscaux inefficients, injustes, voire contreproductifs (la défiscalisation des heures supplémentaires qui détruit de l'emploi). Ainsi ce sont 70 milliards d'euros qui manquent aux budgets de l’État et de la protection sociale, en pure perte. La France ne vit pas une crise de la dette, mais une crise des recettes et de la volonté politique. Non seulement ces mesures coûtent directement mais elles handicapent la croissance ce qui ne peut avoir que des conséquences négatives sur les déficits.

La Cour des Comptes – on l'a tellement répété qu'il est étonnant que certaines personnes ne l'ait pas encore compris – explique ainsi que 66 % des déficits sont causés par les choix politiques du gouvernement. Depuis deux jours et moins d'une semaine après les annonces rigoristes de François Fillon, on a pourtant appris que le budget de l’État subirait un déficit plus important que celui-ci escompté, la montée en charge des dépenses au mois de juillet étant équivalente à ce qu'elle était l'année précédente selon la commission des finances de l'Assemblée nationale. Voilà qui éclaire d'un jour cru les annonces politiques et pseudo-idéologico-responsables de l'exécutif français : quelle crédibilité accorder à un gouvernement qui n'est pas capable de respecter son propre plan de charge, quand il vous intime l'ordre par ailleurs de voter une « règle d'or » budgétaire nébuleuse, mais inscrite dans les traités européens, mais de fait balayée par les faits puisqu'il a fallu se détacher de toutes les pratiques budgétaires, monétaires et financières imposées par les traités européens pour éviter que la zone euro ne s'effondre ????

Quel tour de passe-passe ! C'est à cause de la crise du modèle ultra-libéral et dérégulateur, qui trouve son origine dans les présupposés mêmes de ce que l'on a appelé la révolution libérale des années Thatcher-Reagan, que nous subissons ce que l'on appelle aujourd'hui la « crise des dettes souveraines ». Mais les gouvernements européens y trouvent de nouveaux arguments pour expliquer que finalement ce sont le train de vie des États, les services publics et la protection sociale qui en seraient responsables, que décidément les occidentaux vivent au-dessus de leurs moyens et qu'il serait bon de tailler à grands coups de serpe dans les budgets sociaux. Ce n'est pas aux citoyens et aux communes de payer les factures des cadeaux fiscaux et l'ardoise des banques d'affaires. Ce n'est pas en réduisant le nombre d'enseignants et en s'attaquant au pouvoir d'achat des Français que le pays se portera mieux.

Plus de trente ans de pensée unique, rabâchée sur tous les médias, et d'absence de volonté politique qui nourrit dans les opinions l'idée que le politique est impuissant, ont fini par convaincre nombre de nos concitoyens que la fatalité libérale n'avait pas d'alternative. Il nous faudra donc beaucoup d’aplomb et de pédagogie pour reprendre le pas dans l'opinion publique : c'est cela la priorité de la bataille culturelle à mener d'ici la présidentielle.

Nous ne pourrons d'ailleurs l'emporter en mai 2012 qu'à la condition d'être fidèle à ce que nous sommes, Socialistes, et au rassemblement de la gauche. Nicolas Sarkozy a beau être fortement impopulaire, sa base électorale reste conséquente et solide, alors qu'on aurait pu espérer un effondrement politique plus important au regard des désastreux résultats de sa politique ; ceux de nos camarades socialistes qui comptent pour gagner en 2012 essentiellement sur le ressors de l'antisarkozisme en seront pour leurs frais et nous entraînerons collectivement dans le mur.

Austérité de gauche contre austérité de droite ?

sarkozy-merkel.jpgDe nombreux écueils sont à éviter. Le principal serait de donner à penser que nous n'avons rien d'autre à proposer face à l'austérité de droite qu'une austérité de gauche.

D'abord parce que cette manière de présenter le débat favorise le gouvernement sortant : c'est lui qui aura décidé du terrain du combat et la course à l'échalote sur qui coupera le plus ou le mieux dans les finances publiques ne peut que nous enfoncer dans un nivellement par le bas.

Ensuite et surtout car les exemples récents de nos camarades socialistes de la péninsule ibérique devrait nous inciter à fuir l'ornière dans laquelle on veut nous enliser. Austérité de droite contre austérité de gauche : les électeurs préférerons par le vote et l'abstention l'original à la copie. C'est exactement ce qui s'est passé au Portugal en juin dernier et que la gauche de la gauche ne réjouisse pas des difficultés du PS local, cela ne lui a pas profité pour autant.

C'est également ce qui est promis au PSOE en Espagne. Le gouvernement sortant confronté à une spéculation agressive et débridée à son égard – qui trouve sa source dans les choix politiques erronés (miser sur l'immobilier et la finance pour fonder le développement économique, le rendant de fait extrêmement exposé à l'explosion des bulles économiques) qu'il avait fait sous Zapatero – poursuit l'administration de remèdes libéraux et croit pouvoir sauver le pays dans l'adoption d'une « règle d'or » exigée par Merkel, dont même le Financial Times et le très discret et conservateur Herman Van Rompuy ont déclaré qu'elle était inutile et inopérante, et qui a le désavantage politique désastreux de même la droite conservatrice espagnole et le gouvernement socialiste dans le même panier aux yeux de l'opinion. Or dans le même temps, le nouveau secrétaire général du PSOE qui devra mener la bataille des législatives doit reprendre contact avec l'opinion publique et les « indignés » et désavouer de fait dans la plate-forme électorale qu'il présentera aux électeurs la politique d'un Zapatero crépusculaire. L'effet de grand écart peut ainsi s'avérer dévastateur !

Enfin, imaginons – pure politique fiction – qu'un président de gauche soit élu sur la ligne qui – disons le clairement – est celle défendue par François Hollande et Manuel Vals et qui participent depuis que les termes du débat ont été posés par la droite et Nicolas Sarkozy à cette course à l'échalote sur la dette souveraine et les déficits publics… La mise en œuvre d'une politique visant au rétablissement au forceps de la règle des 3 % sans discrimination et sans détail dès 2013 – ce que proposent nos camarades – n'est tout simplement pas tenable politiquement, économiquement et socialement :

  1. elle ne créerait pas les conditions du retour à la croissance qui seul permettra une remontée de recettes. Une politique d'austérité de gauche, comme celle de droite, aggraverait la situation des comptes publics et sociaux ;

  2. un tel gouvernement se mettrait à dos la majorité de l'opinion publique au regard de la dégradation de la situation, du refus de la prise en compte des attentes sociales (notamment sur les retraites) et de la dégradation des services publics qui se poursuivrait. Sa marge de manoeuvre politique se réduirait constamment, sur fond de tension sociale et territoriale, où la violence comme en 2005 ou comme en Grèce depuis 2009 pourrait ne pas être absente ;

  3. les marchés qui ne cherchent pas tant à être rassurés qu'à s'assurer de retours sur « investissements » importants (quand ils sont relativement corrects) ou qui ont tout simplement un comportement de requins et de razzia, tireraient immédiatement les conséquences qui s'imposent dans la logique qui est la leur. Le moindre faux-pas, le moindre retard serait alors interprété comme une incapacité à répondre à leur diktat, la spéculation s'aggraverait et nos conditions de crédits se dégraderaient. Il faut dire aujourd'hui que les opérateurs de marchés les moins charognards finissent même par s'inquiéter de ces austérités radicales promises par les gouvernements européens de droite et parfois de gauche, car elles cassent la croissance et ne les assurent pas que les revenus des États soient dans ces conditions suffisamment solides pour les rémunérer.

Ainsi l'orientation que nous proposent nos camarades les plus austères nous mettrait plus encore que jamais dans les mains des marchés et moins maître de notre destin collectif.

Lors de l'atelier « L'Europe progressiste, c'est pour quand ? », Pervenche Bérès s'inquiétait sur le fait que la plus grand crise connue par le libéralisme s'achève finalement par sa plus grande victoire, si jamais nous ne prenions pas la mesure des enjeux. Il est certain que libéralisme a déjà emporté la victoire dans l'esprit de certains de nos camarades, cependant les remèdes de cheval libéraux s'ils étaient mis en application par la gauche nous mèneraient plus vraisemblablement vers une victoire à moyen terme des populistes ; il est trop tôt pour enterrer – même pour 2012 – Marine Le Pen sous prétexte que les sondages lui seraient moins favorables ces dernières semaines, mais n'oublions jamais que son père n'a jamais été à ce niveau d'intention de vote 9 mois avant la présidentielle ; le populisme d'extrême droite sera le principal danger pour 2017 si nous décidions de mener une politique qui ne doit pas être la nôtre.

Comment sortir du piège tendu par la droite ? Comment être nous-mêmes ?

AubryDuflotIl faut renverser les paradigmes de la question économique qui est posée. Martine Aubry n'a pas de difficultés à faire la démonstration de son sérieux budgétaire. La gauche en 1997 a réussi à démontrer sa capacité à gérer des budgets jugés ingérables par la droite 3 mois avant, la candidate a en tant que n°2 du gouvernement était la seule ministre depuis les années 1970 à rétablir les comptes de la sécurité sociale. Seulement l'effort de sérieux budgétaire qu'elle annonce ne sera pas une course à l'échalote imposée par la droite, les marchés et les néo-libéraux. Martine Aubry a indiqué qu'elle en finirait avec une logique financière d'un État qui préfère se passer de recettes pour faire plaisir à une clientèle réduite mais riche et puissante, plutôt que d'être efficace économiquement et socialement dans l'intérêt du pays et du plus grand nombre. D'autre part, il est indispensable de sortir les investissements d'avenir des logiques de déficits budgétaires.

Il faut rassembler la gauche politique et sociale de ce pays pour soutenir l'effort d'un gouvernement de gauche. Que dirons les millions de personnes qui ont défilé à l'automne 2010 si après avoir abandonné le retour réel à la retraite à 60 ans (« oui vous pourrez partir à 60 ans si vous avez cotisé 41 ans et demi »), un gouvernement de gauche les met dans la main du patronat et décidant que la règle sociale sera dicté par le contrat. Voilà 10 ans que la droite détruit le droit du travail par la loi et la gauche revenue au pouvoir se priverait de la loi pour rétablir un minimum d'équité ?!? allons ce n'est pas sérieux. Avec Martine Aubry, ce sera le contrat autant que possible et la loi chaque fois que nécessaire, c'est là ce dont la gauche et certains candidats n'auraient pas dû s'éloigner. La relocalisation des emplois, la transition énergétique conçu avec un développement d'une industrie post-nucléaire, sont également les conditions du rassemblement de la gauche.

Enfin, il faut changer l'Europe. C'est Martine Aubry qui a conduit l'accord européen entre le Parti Socialiste et le Parti Social-démocrate allemand. Dans la perspective des élections allemandes de 2013, c'est un outil fondamental pour changer la donne ; dans celle des élections européennes de 2014, il faut sans tarder l'élargir au Labour Party (l'état déliquescent de l'industrie britannique devrait faire réfléchir nos camarades), au PS Wallon, au PSOE (obligé de changer pour les législatives de 2011) avant de le généraliser au PSE en lien avec Poul Nyrup Rassmussen. Les propositions européennes de Martine Aubry tiennent compte des erreurs constatées au niveau européen depuis le rejet du TCE et l'adoption du Traité de Lisbonne dont toutes les règles et contraintes économiques et budgétaires ont été explosées par la crise. L'Europe doit retrouver une ambition de solidarité et trouver de nouveaux architectes qui n'auront pas la frilosité de Merkel et de Sarkozy. Martine Aubry en a tiré les conséquences et les leçons. François Hollande, peut-être parce qu'il reste traumatisé par les référendums de 2004 et 2005 sur le TCE, reste d'une europlatitude qui ne cesse de mener l'idée même de construction européenne vers l'abîme.

Soyons sérieux, soyons ambitieux, soyons socialistes et rassemblons la gauche ! Votons Martine Aubry !

Frédéric Faravel
Secrétaire fédéral du PS95 aux relations extérieures

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