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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 11:11

Hamon se voit figurer dans le tiercé de tête des motions

Nicolas Barotte, notre envoyé spécial à Lille - Le Figaro - 23/10/2008
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Le contexte de crise économique semble favorable à Benoît Hamon, ici en compagnie de Martine Aubry, lors de l'assemblée générale de présentation des motions, le 16 octobre dernier.Le contexte de crise économique semble favorable à Benoît Hamon, ici en compagnie de Martine Aubry, lors de l'assemblée générale de présentation des motions, le 16 octobre dernier. Crédits photo : AFP

Le député européen a participé, jeudi, à un débat à Lille avec Martine Aubry, Vincent Peillon et Bernard Roman.

Dans le camp de Bertrand Delanoë et François Hollande, on s'est penché sur le cas Benoît Hamon. «J'ai voulu savoir s'il y avait vraiment une dynamique en sa faveur», raconte un des experts pointeurs de l'équipe. Le contexte de crise économique internationale semble favorable au député européen de 41 ans, qui a réussi à fédérer la gauche du PS derrière lui. Sa motion est la plus dure contre le libéralisme des six motions en lice pour le congrès de Reims. Durant les réunions, il rencontre le succès à l'applaudimètre, comme à Paris le 7 octobre par exemple. Mais la main sur le cœur, l'expert delanoïste assure : «Il n'y a pas d'effet, sauf à la margeA priori, il devrait rester en quatrième position, derrière Delanoë, Royal et Aubry : sa candidature au poste de premier secrétaire n'est pas jugée suffisamment crédible.

Benoît Hamon veut croire le contraire. «Je postule au tiercé et au podium. Je pense qu'un des 3 gros textes sera derrière nous», a-t-il lancé la semaine dernière à Marseille. Il s'en donne les moyens en enchaînant déplacement sur déplacement. S'il s'est entouré d'une équipe de jeunes responsables pour mener campagne avec lui, ses soutiens les plus significatifs, mais aussi les plus marqués politiquement, veillent à rester discrets. Difficile d'incarner le renouvellement si l'on s'affiche avec Henri Emmanuelli, Jean-Luc Mélenchon, Paul Quilès ou Marie-Noëlle Lienemann, quelles que soient leurs qualités.

 

Une rude concurrence

Jeudi soir, il était à Lille pour un débat entre les représentants de chaque camp, devant quelque 200 militants. Face à lui, il y avait la maire, Martine Aubry, pour défendre son texte, le président du conseil général du Nord Bernard Roman, l'un des opposants les plus farouches à Aubry, pour le texte de Delanoë, et Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal. La fédération du Nord est l'une des plus importantes du PS et l'une des plus surveillées aussi.

Entre Hamon et Aubry, la concurrence est rude : l'ancienne ministre et le député européen nagent dans les mêmes eaux. Plus de régulation, plus d'État… La maire de Lille refuse seulement de le suivre sur le terrain du protectionnisme. Hamon assume : «Il faut mettre des restrictions au libre-échange quand le libre-échange porte atteinte à nos systèmes sociaux

Entre Hamon et Peillon, c'est un jeu de chien et chat. Les deux hommes étaient alliés, il y a un peu plus de 2 ans. En 2002, ils avaient fondé le Nouveau Parti socialiste, un courant de gauche au PS. Mais quand Vincent Peillon a décidé de soutenir la candidature de Ségolène Royal à la présidentielle en 2006, la rupture a été consommée. Dans le train qui les emmène là-bas, les deux hommes échangent impressions et estimations. «Et dans cette fédération, tu nous mets à combien ?» Benoît Hamon s'interroge aussi : Ségolène Royal sera à Toulouse le même jour que lui la semaine prochaine. «On peut peut-être essayer de se voir ?» Au bout du compte, tout le monde va devoir parler avec tout le monde.

À deux semaines du vote des militants, Benoît Hamon joue sur du velours. «Il est sûr de faire un bon congrès», estime-t-on au PS. C'est-à-dire obtenir un résultat qui lui permette de peser. Avec lui, il n'y a pas «de contentieux», explique-t-on chez Delanoë, Aubry, voire Royal. Il est courtisé. Pas de quoi en faire un premier secrétaire, pense Vincent Peillon.

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 11:09

Des proches de Royal dénoncent un "complot"

NOUVELOBS.COM | 21.10.2008 | 11:05

Julien Dray, notamment, a stigmatisé "la petite cuisine" de "ceux qui ont mis en place le calendrier électoral du PS". Ce "petit complot de ceux qui préparaient un passage de témoin entre amis" n'avait "qu'un but: mettre à l'écart la candidate à l'élection présidentielle", a-t-il poursuivi.

Julien Dray (AFP)

Julien Dray (AFP)

Des dirigeants du PS proches de Ségolène Royal ont stigmatisé lundi 20 octobre à Argenteuil dans le Val d'Oise, le "petit complot" de ceux qui ont conçu le calendrier électoral du PS pour écarter Ségolène Royal de la tête du parti et ont fait applaudir Dominique Strauss-Kahn, dans son ancien fief.
Julien Dray, député de l'Essonne, a stigmatisé "la petite cuisine" de "ceux qui ont mis en place le calendrier électoral du PS". Ce "petit complot de ceux qui préparaient un passage de témoin entre amis" n'avait "qu'un but: mettre à l'écart la candidate à l'élection présidentielle", a-t-il poursuivi.

Une pensée pour DSK
Le député concluait devant près de 150 militants, une réunion de présentation de la motion de Ségolène Royal pour le congrès de Reims, qui a vu défiler derrière le pupitre les députés Manuel Valls, Aurélie Filippetti et le sénateur-maire de Dijon François Rebsamen, numéro deux du PS.
"Il nous faut rebâtir une vision du monde avec des propositions crédibles, concrètes, pour être en phase avec la société", a affirmé Manuel Valls, député-maire d'Evry (Essonne), qui voudrait s'inspirer "de ce qui a marché pendant la présidentielle pour ouvrir les portes et les fenêtres" du parti.
Au cours de son discours, l'élu a rendu hommage à l'ancien député-maire de Sarcelles, Dominique Strauss-Kahn, patron du fonds monétaire international (FMI) mis en cause dans le cadre d'une affaire de favoritisme supposé. "Laissez-moi avoir une pensée pour un camarade, un ami, élu pendant des années dans ce département, qui est un homme d'Etat qui a une tâche difficile aujourd'hui : Dominique Strauss-Kahn qui mérite notre soutien. Applaudissez-le", a lancé Manuel Valls aux militants.
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 10:44
http://www.linternaute.com/actualite/dossier/06/enquete-personnalites-preferees/femmes/images/soeur-emmanuelle.jpgCe n'est pas que cette religieuse exemplaire et non conformiste puisse avoir fait quoi que ce soit pour me déplaire ou que je puisse lui reprocher, bien au contraire...
En effet, on aimerait voir plus souvent ce type de personnages qui envoie paître les dogmes surannés de l'église romaine et qui prêche une ouverture plus grande des catholiques sur le monde. Mais ma foi, le rôle de Soeur Emmanuelle s'adressait et interrogeait surtout la communauté catholique ; qu'elle soit un exemple de bonté et de dévouement est une chose, mais avait-elle un message si transformateur qui mérite qu'on lui consacre un hommage national de la République à Notre-Dame de Paris (déjà on est dans la contradiction) avec retransmission en direct par France 2 ? Franchement la question vaut d'être posée !

http://kila972.files.wordpress.com/2008/04/aime-cesaire.jpgComparons au traitement qui fut fait pour les funérailles d'Aimé Césaire : alors il est vrai que la famille du grand Homme a un peu "emmerdé" Nicolas Sarkozy, lui interdisant de prendre la parole aux obsèques. Mais voici un poète, un homme de littérature, internationalement reconnu, qui portait l'image de la France à travers le monde, un homme politique avec un discours sur la société et l'humanité qui a fait avancé la conscience universelle de cette deuxième moitié du XXème siècle. L'hommage national a été diffusé en direct, oui bien sûr, mais uniquement sur France Ô une chaîne de la TNT, encore un peu confidentielle, visible uniquement en région parisienne et peut-être dans l'agglomération marseillaise... Il y a là une différence de traitement à laquelle je n'arrive pas à me faire...
Frédéric Faravel
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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 17:09
Toutes les motions le proclament, le congrès de Reims doit être « utile aux Français ». Or nos compatriotes sont aujourd’hui inquiets des retombées de la crise financière sur leur vie quotidienne. Impossible, dès lors, de faire l’impasse sur cette question essentielle. La faillite du modèle libéral, c’est la fin d’un cycle. Un nouveau monde émerge. La gauche a l’opportunité de dessiner les contours de celui-ci. Mais il faut le vouloir ! Pour les signataires de la motion C, les réponses à la crise doivent être au cœur de nos débats de congrès.

Nous plaidons pour un nouveau réalisme économique de gauche , pour une politique ambitieuse et inventive. 

1. Cette politique devra tout d’abord reposer sur une autre ambition européenne. Aux premiers jours de la crise, la Commission européenne a persisté dans l’erreur : elle a appelé les européens…au respect strict des critères du pacte de stabilité budgétaire ! Elle s’est inquiétée de la comptabilité de la recapitalisation de Dexia avec le droit européen en matière d’aides d'État. Austérité budgétaire et concurrence libre et non faussée : les deux mamelles modèle néo libéral. Il est temps de revendiquer clairement une vraie gouvernance économique pour l’Europe. Il est temps de mettre en pace un vrai fédéralisme budgétaire, qui permettrait de lancer un emprunt européen ou de lever un impôt pour financer une caisse de recapitalisation.

2. Il faudra également un meilleur contrôle des activités bancaires et de crédit : la lutte contre les paradis fiscaux doit venir au premier plan de notre action internationale ; leur existence facilite les transactions les plus occultes et les plus risquées, notamment grâce au secret bancaire et aux règles fiscales appliquées. Quelques décisions prioritaires : le renforcement de la directive Épargne, la création d’une nouvelle taxe financière vers les territoires qui refusent une véritable coopération fiscale et judiciaire ou la mise en œuvre d’un traité international imposant la levée du secret bancaire à la demande des autorités compétentes.

3. Il faudra ensuite agir pour modifier la répartition des richesses : la crise financière n’est pas seulement due à la prolifération de produits dérivés toxiques. Elle trahit l’épuisement du modèle américain qui a creusé les inégalités. Alors que les hauts revenus augmentent régulièrement, les revenus des classes moyennes et modestes stagnent. La crise du pouvoir d’achat et la crise du logement conduisent déjà au surendettement de nombreuses familles. Il y a une urgence sociale et un impératif économique à en finir avec la modération salariale, d’autant que les profits sont en majorité consacrés à la rémunération d’actionnaires qui nourrit les bulles spéculatives. La politique salariale doit conduire à l’indexation des salaires sur les gains de productivité et l’inflation.

4. On ne pourra échapper à la fixation des restrictions européennes au libre-échange : le libre-échange n’est pas étranger à la pression exercée à la baisse sur les salaires. Nous voulons favoriser les conditions d’une harmonisation vers le haut des normes sociales dans le cadre d’une coopération internationale. La « préférence communautaire » doit être au coeur de la politique industrielle de l’Europe, pas dans un but de protectionnisme étroit, mais pour faire payer aux producteurs « moins disant » le coût de leur dumping social.

5. Il nous faut une vision ambitieuse du développement de l'État-Stratège : le retour de l’intervention de l'État ne doit pas se cantonner à socialiser les pertes pour privatiser ensuite le bien public. Il faut que la recapitalisation du système financier soit l’occasion de définir le périmètre d’un pôle public financier stable et solide, mis au service de la politique industrielle, dans le cadre d’un développement durable.

6. Il faut enfin retrouver la voie de la justice fiscale : une réforme fiscale doit être engagée pour éviter que le financement du plan de sauvetage ne pèse sur les revenus moyens et modestes qui subissent de plein fouet la crise du pouvoir d’achat. Le bouclier fiscal doit être levé. Il faut créer un grand impôt universel et progressif sur le revenu en fusionnant l’impôt sur le revenu et la CSG. Il faut aussi rendre progressif l’impôt sur les sociétés et le moduler selon l’usage qui est fait des bénéfices.

Les signataires de la motion C ne prétendent pas avoir tout vu et tout pensé avant tout le monde. Mais nous n’avons pas non plus l’impression d’être en retard dans l’analyse de la crise et la formulation de réponses politiques. Rien ne serait pire pour le PS que son action se confonde avec celle de ceux qui veulent renflouer un système. Il est l’heure de reprendre un monde d’avance.
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 14:27

Benoît Hamon en grande discussion avec Christophe Borgel et Philippe Dariulat

Benoît Hamon au milieu de la foule

Benoît Hamon répond à la presse (écrite ?)

Pascal Cherki est là aussi

Fanny Boyer harangue les rangs des socialistes

Comme quoi on peut manifester et avoir de belles lunettes comme Fanny...

Gérard Filoche

Bruno Julliard en pleine conversation avec Benjamin Vételé (Michaël Parpillat, en casquette à droite)

Bernard Mathonnat regarde défiler les syndicats

Bernard Mathhonat en compagnie de Pascale Didine

Matteo fait rire Pascale avec sa corne de brume et son ballon

Matteo en tête du cortège est très fier d'exhiber sa corne de brume

La preuve...
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 09:30
alors que j'étais en réunion de section mardi soir, pour la présentation des motions du congrès, notre camarade qui faisait l'animateur de soirée, nous a sympathiquement égréné les scores du match France-Tunisie au cours de la soirée. J'aurais eu bien du mal à imaginer l'emballement médiatique qui s'est déroulé depuis mercredi matin.

La Marseillaise a été sifflée par une grande partie du public du Stade de France. Je ne partage bien entendu pas la méthode et je ne discuterai même pas de l'opportunité d'un tel acte dans une manifestation sportive. Mais que dire des réactions politiques qui ont suivi ?
On frôle purement et simplement le racisme et le relent de colonialisme dans la bouche de Lionel Lucca ou dans celle du ministre Bernard Laporte. L'un entonne l'air du "La France tu l'aimes ou tu la quittes" si cher au Front National, l'autre proposait de ne plus faire de matchs internationaux avec les pays anciennement colonisés ou sous protectorat français en région parisienne, le public de province offrant sans un profil plus "sain" (sic.).
Ces propos ont été entendus et relayés puisque il semblerait que Roselyne Bachelot ajourne sine die les matchs contre les équipe du Maghreb... consternant !

François Fillon proposait mercredi matin sur RTL d'annuler la rencontre à toutes les occasions où l'hymne national serait sifflé et insulté ; c'est la solution choisie par l'Elysée par communiqué. Ainsi donc Nicolas Sarkozy, président de la République et de tous les Français, a décidé de faire évacuer les tribunes de tout stade soumis aux sifflets. Outre que je doute qu'une telle mesure puisse réellement être mise en application sans mouvement de foule et sans violence, ce qui implique vraisemblablement que les discours du premier ministre et du président de la République resteront lettre morte  (sauf à vouloir jouer aux pompiers pyromanes), cette sanction bête et méchante ferme la discussion sans que jamais les causes de la situation qui pose problème aujourd'hui soit évoquée. Et ne pas en évoquer les causes permet de ne pas y rechercher les solutions, ou d'y proposer des réponses inadaptées ou cache sexe.
Jean-François Copé en effet ce matin sur France Inter dénonçait le fait qu'on avait baissé la garde sur les valeurs nationales, l'éducation au respect de la nation (et des symboles qui lui sont associés), et que dans sa commune ça llait mieux sur ce terrain parce qu'il faisait de la pédagogie... donc il suffirait de faire un grand plan com' pour insuffler à la population que la Nation et La Marseillaise c'est merveilleux et tout irait mieux : bourrons le mou à tout le monde et tout ira bien ...

C'est un peu court jeune homme !
On ne peut aimer une nation et ses symboles que si l'on estime que cette nation traite l'ensemble de ses citoyens de la même manière. C'était le message de la République, Liberté, Egalité, Fraternité. Nous ne pouvons constater que les discours sont aujourd'hui loin de la réalité et que le combat républicain voire révolutionnaire dans le bon sens du terme reste parfaitement d'actualité.
Attention, siffler La Marseillaise, ce n'est ni républicain, ni révolutionnaire, c'est un peu idiot, c'est effectivement choquant pour une majorité de la population qui se sent offensée. Mais c'est avant tout une réaction de colère face à un Etat, une Nation, un gouvernement et une majorité parlementaire, qui traite une partie de la population et une partie du territoire national comme des citoyens de seconde zone, dénoncés en permanence comme fauteurs de troubles actifs ou potentiels ("classes dangereuses", concept en retour de flamme...), et comme des zones de relégations. Ces populations - nos concitoyens - et ces territoires subissent de plein fouet une discrimination raciale et géographique, qui accroît les difficultés économiques et sociales les Français rencontrent par ailleurs. Le comportement d'une partie des agents et de représentants de l'Etat à leur encontre confinent à l'irrespect quande ce n'est pas tout simplement de la violence d'Etat. Le sort des sans-papiers est une autre résonnance du comportement de l'Etat avec les populations qui sont considérées par l'UMP comme allogènes. Le fait d'être contrôlé au faciès plusieurs par jour fait sans doute craindre à certains que ce ne soit qu'un avant-goût avant un traitement comparable à celui subit par les immigrés "clandestins".
Comment dans ces conditions ne pas en vouloir à une nation à laquelle on est censé appartenir et qui se comporte avec vous et vos voisins comme elle le faisait autrefois avec les populations colonisées ?

Alors que la crise financière et économique place le gouvernement de Sarkozy et Fillon dans une situation délicate, se retrouvant en contradiction totale avec les annonces de la campagne électorale, avec la politique de dérégulation qu'ils poursuivent (La Poste, code du travail, 35h, etc.) et les mesures qui sont nécessaires. La droite une fois de plus use de la question nationale et de l'identité nationale pour détourner l'attention sur les problèmes majeurs de la société française. Un bonne louche de valeur morale et nationale, bien caricaturées, évitera à ce gouvernement qu'on lui pose trop de questions sur la violence économique et sociale qu'il fait subir à la population. Il espère même grâce à cela trouver des soutiens parmi ceux qui souffriront le plus de sa politique, en flattant les bas instincts qui existent dans une bonne partie des catégories populaires (comme chez tout le monde d'ailleurs).

Je concluerai en paraphrasant Didier Porte qui ce matin sur France inter dénonçait comme véritable insulte à la Nation le fait que nos gouvernants nous prennent tous pour des imbéciles.

Frédéric FARAVEL
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 09:45
je trouve complètement décalé le satisfecit que Martine Aubry vient de donner à Sarkozy sur son action internationale. D'abord parce qu'il ne cherche qu'à maintenir le système financier et bancaire dans les grandes lignes et qu'il ne réussit nullement une véritable coordination européenne.
Son action reste globalement orientée par une pensée libérale et conservatrice, comme l'indique l'annonce de Fillon de revendre toute entreprise nationalisée dans le cadre de la crise une fois qu'elle sera remise sur les rails, plutôt que d'en faire un nouveau levier de l'action publique à long terme.
FRED

Aubry : Sarkozy apporte «de bonnes réponses» à la crise
S.L. (lefigaro.fr) avec AFP - 08/10/2008

La maire de Lille estime que le PS doit «accompagner» le chef de l'Etat dans son action, mais demande plus de contreparties de la part des banques.

Ce n'est pas «l'union nationale» réclamée en vain par François Fillon pour faire face à la crise financière, mais ça y ressemble : Mardi soir sur France 3, Martine Aubry a décerné un satisfecit aux décisions de Nicolas Sarkozy face à la crise financière.

«Les réponses» apportées par le chef de l'Etat «pour garantir les dépôts des Français et pour agir chaque fois qu'une banque est en difficulté sont les bonnes réponses», a expliqué la maire de Lille et candidate à la succession de François Hollande à la tête du PS.

Pour elle, «lorsqu'il y a crise comme c'est le cas aujourd'hui, le président de la République agit. Il agit dans l'urgence». Le PS, en tant que «parti républicain responsable», doit alors «l'accompagner dans cette action».

Martine Aubry a cependant des revendications : elle souhaiterait «que les banques à qui on prête beaucoup d'argent aujourd'hui, qui sont celles qui ont utilisé ce système, puissent rembourser quand ça ira mieux».

Aubry veut «un changement de système»

Autre demande : «qu'il y ait des réponses plus coordonnées au niveau européen, à la fois sur le plan financier, et pas seulement les nouvelles règles qui vont être mises en place pour réguler le système, mais aussi sur la coordination des politiques économiques».

Sur ce point, la maire de Lille diverge de Nicolas Sarkozy, qui «est mal placé» selon elle pour cela, puisqu'il ne parvient pas à relancer l'économie en France.

Mercredi matin, Martine Aubry a plaidé sur LCI pour un «changement de système» : «il faut remettre l'économie réelle avant la finance, une meilleure redistribution des richesses dans notre pays et dans le monde». Elle réclame par ailleurs une loi sur les parachutes dorés et non pas «la bonne grâce des chefs d'entreprises». Ces parachutes dorés devraient d'ailleurs être taxés «comme les salaires, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui».

A quelques semaines du congrès du PS, Martine Aubry a par ailleurs insisté sur ce qui l'oppose au favori pour le fauteuil de premier secrétaire, Bertrand Delanoë : «Lui, il dit ‘il faut relancer l'économie par l'investissement', moi je dis, il faut le faire par le pouvoir d'achat. Lui, il dit ‘je suis pour le libre échange dans tous les domaines', moi je préfère un juste échange, pour aider les pays du sud mais aussi pour garantir nos activités et éviter nos licenciements».

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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 16:38

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 Le Parti socialiste n’est plus à un paradoxe près. L’assemblée générale de présentation des motions en vue du congrès de Reims devant un millier de  militants de la fédération de Paris, mardi 7­octobre à la Mutualité, aurait dû consacrer la suprématie du maire de Paris sur son propre terrain mais c’est Benoît Hamon, premier signataire avec Henri Emmanuelli de la motion dite «de la gauche du PS» qui a réveillé une réunion plutôt morne. Vainqueur à l’applaudimètre grâce surtout aux «jeunes socialistes» venus en masse, le député européen a été le seul à revendiquer un changement radical d’orientation du PS, face à une crise financière, a-t-il reconnu, «que nous n’avions pas prévu aussi brutale ni aussi violente».

«Le 17­novembre au matin [soit au lendemain du congrès de Reims] quelque chose aura-t-il changé au PS ou aurons-nous une impression de déjà vu et de déjà entendu?» a interrogé M.­Hamon. Pour faire face à «un authentique renversement de cycle» l’ex cofondateur du Nouveau parti socialiste (NPS) préconise «un nouveau réalisme de gauche» et propose la constitution «d’un pôle financier public et européen». Les applaudissements ont nettement débordé les rangs des jeunes du MJS lorsqu’il a dénoncé, à propos du plan Paulson voté par le Congrès américain pour voler au secours des banques, «une forme de socialisation des pertes, une grande loi d’amnistie et la possibilité, pour ceux qui vont en bénéficier, de recommencer comme avant».

Contre-pied

Bertrand Delanoë a de bonnes chances d’être majoritaire dans la capitale, lors du vote des militants sur les motions, le 6­ novembre. Dix-huit des vingt-six secrétaires de section de la capitale ont signé sa motion et le ralliement de Pierre Moscovici a convaincu la quasi totalité des strauss-kahniens parisiens de le rejoindre. Reste que le maire de Paris qui, il y a quelques mois, se revendiquait «socialiste et libéral» paraît pris à contre-pied par la nouvelle donne internationale. «La crise du capitalisme financier nous rappelle la pertinence du socialisme, s’est-il borné à déclarer, mardi, à la Mutualité. Elle nous rappelle que nous sommes internationalistes et que c’est le moment où jamais d’être Européens, d’imposer de la régulation et des règles». M.­Delanoë s’est ensuite replié sur les thèmes bien balisés grâce auxquels il espère creuser l’écart avec sa principale concurrente Ségolène Royal: les alliances (avec le centre et l’extrême-gauche) et l’organisation du parti.

Vincent Peillon, qui s’exprimait au nom de l’ex-candidate à l’élection présidentielle, n’a pas non plus abordé de front la crise internationale et les moyens d’y faire face. Le seul débat qui vaille a déclaré le député européen, est celui «de la doctrine, du projet et des idées». Il en a fixé les trois orientations «majeures» à ses yeux­: «une stratégie économique de croissance avec un nouveau modèle de développement», «une réorientation de la construction européenne» et «une refondation républicaine». Enfin, la première vice-présidente de la région Ile-de-France, Marie-Pierre de la Gontrie, au nom de la motion de Martine Aubry, a rejeté «toute idée d’union nationale». «Ce moment de rupture majeure peut être le moment des socialistes» a-t-elle ajouté en précisant: «si nous sommes capables de le capter». C’est effectivement une bonne définition du défi que le PS doit relever.

Christine Garin

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 12:23
éclatante démonstration dans cet article : les 3 motions issues de la majorité sortante du Parti socialiste seront incapables de répondre aux enjeux de la crise en cours, et donc de restaurer la confiance avec les citoyens et de ramener la gauche au pouvoir.
FRED

Les gauches européennes victimes collatérales de la crise financière
LEMONDE.FR | 06.10.08 | 14h54

a social-démocratie européenne n'était déjà pas en forme. Il y a 10 ans à peine, elle était au pouvoir à Londres, Paris, Berlin et Rome. Le mini-sommet de crise réuni par Nicolas Sarkozy à l'Elysée samedi 4 octobre donne la mesure du reflux : seul Gordon Brown y représentait encore un travaillisme affaibli par l'usure du pouvoir. Avec l'Espagne et le Portugal, la Grande-Bretagne est la dernière survivante de l'"Europe rose".

Or le séisme qui ébranle le capitalisme financier et l'économie mondiale risque fort d'aggraver la panne dont souffre le socialisme européen. Le paradoxe est complet : cette crise du libéralisme mondialisé devrait offrir à la gauche l'occasion de sortir de son blues et de relever la tête. Ne plaide-t-elle pas depuis toujours pour la défense de l'Etat-providence, pour le retour de l'Etat, pour la régulation des marchés financiers, pour une politique européenne plus volontariste et pour une gouvernance mondiale plus rigoureuse. Elle devrait triompher ; elle apparaît encore plus inaudible, comme tétanisée. Pour trois raisons.

Primo, la crise asphyxie chaque jour un peu plus la croissance européenne, déjà molle depuis des années. Les politiques de redistribution et de solidarité (retraites, sécurité sociale, assurance-chômage, etc.) qui sont au cœur du modèle social-démocrate vont être encore plus menacées.

Secundo, une droite décomplexée est à l'offensive dans la plupart des pays européens. Depuis quelques jours, qui sont les procureurs les plus virulents de la folie des marchés et les avocats les plus énergiques du retour de la puissance publique ? Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi, pourtant chantres, il y a peu, du libéralisme le plus débridé !

Enfin, et c'est l'essentiel, la gauche ne propose pas de modèle alternatif. Ecartelée entre la défense du modèle d'hier qui apparaît conservatrice et le renoncement idéologique qui est vécu par beaucoup de ses électeurs comme un reniement, elle ne parvient pas à inventer la social-démocratie du XXIe siècle. D'autant plus incapable d'engager cette bataille intellectuelle qu'elle est minée par des querelles de chefs (et pas seulement en France), elle risque de laisser le champ libre à une gauche radicale et anti-capitaliste, mais qui a renoncé depuis belle lurette à l'exercice du pouvoir.

Pour les citoyens européens qui n'ont pas renoncé aux valeurs progressistes d'égalité, de solidarité et de justice, les temps sont durs.

 

Gérard Courtois
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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 14:40
La belle affaire... Jean-Marc Rouillan a été libéré de manière conditionnelle après avoir purgé plusieurs dizaines d'années pour l'assassinat du patron de Renault.
Action directe camouflait derrière un pseudo-discours révolutionnaire des pulsions meurtrières. Pensiez-vous sérieusement que 1- Jean-Marc Rouillan ait pu abdiquer ses "convictions" en prison 2- que la prison ait à un quelconque moment cherché ou pu réparer les pulsions criminelles du personnage ?
Alors pourquoi s'étonner des propos de celui qui prétend rejoindre le NPA de Besancenot ? Le Parquet en le libérant savait parfaitement que rien n'avait changé chez lui.
On nage donc dans l'hypocrisie. Besancenot est peut-être aujourd'hui un peu gêné de ce raccourci historique qui le renvoit au passé ultra-violent d'une certaine extrême gauche, mais cela passera vite avec l'écume des vagues.
Fred
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