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Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis alternativement à Bezons dans le Val-d'Oise et à Massy dans l'Essonne. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. Je suis membre de la direction nationale de la Gauche Républicaine et Socialiste, en charge du pôle "Idées, formation, riposte".
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Il a également réussi une percée à l'ouest où il a franchi la barre des 5% (commandant l'accès aux Parlements régionaux) dans plusieurs Länder (Hesse, Hambourg, Basse-Saxe), ratant de peu récemment ces 5% dans la très conservatrice Bavière. Au plan national, les sondages créditent cette formation de bons scores (entre 10% et 12%).
Mais le contexte politique et les forces en présence à gauche diffèrent sensiblement de part et d'autre du Rhin, et la configuration apparaît moins favorable en France. Die Linke est aujourd'hui dirigée par Oskar Lafontaine, personnalité politique très connue en Allemagne : il a été pendant de longues années ministre-président de la Sarre, et a joué un rôle de premier plan en animant l'aile gauche du SPD national. En dépit de leur mandat, le poids politique de Marc Dolez et Jean-Luc Mélenchon n'est donc pas comparable avec celui de Lafontaine, qui sert de locomotive médiatique à ce parti.
Par ailleurs, le PDS - importante puissance électorale à l'est de l'Allemagne - a fourni les gros bataillons militants et électoraux de Die Linke. A cette force électorale, il faut ajouter des militants en rupture du SPD à l'ouest ainsi que de nombreux syndicalistes. Les forces sur lesquelles peuvent s'appuyer aujourd'hui Dolez et Mélenchon sont beaucoup plus limitées. Certes, la motion Hamon qu'ils soutenaient a recueilli près de 19% des voix lors du vote interne au PS, mais tous ces militants ne suivront pas les démissionnaires.
ESPACE PLUS RESTREINT
Lorsqu'il présenta une motion ("Forces militantes") au congrès du Mans en 2005, Dolez, bien que premier fédéral de la puissante fédération du Nord, n'obtint que 4,5%. Et si PRS, l'organisation de Mélenchon, fut très active et visible lors du référendum sur la Constitution européenne, elle ne compterait qu'assez peu d'adhérents.
Pour pallier ces difficultés, Mélenchon et Dolez ont annoncé une alliance avec le PC en vue des européennes. On rappellera que ce parti a connu de nombreux revers électoraux, qu'il est aujourd'hui profondément divisé et qu'il perd des adhérents. Son influence électorale ne peut être comparée à celle de son parti frère allemand.
En transposant en France l'influence du PDS dans les régions déshéritées et industrieuses de l'ancienne RDA, cela équivaudrait à un PCF obtenant entre 25% et 30% dans un ensemble regroupant Nord - Pas-de-Calais, Picardie, Haute-Normandie et Champagne-Ardennes... En dépit de cet affaiblissement, étant donné le poids comparé du PC et du Parti de gauche en termes de militants et d'élus, il y a fort à parier que les dissidents socialistes ne joueront pas les premiers rôles dans ce "front commun".
Enfin, si Die Linke connaît aujourd'hui des succès en Allemagne, cela ne tient pas uniquement à la personnalité de ses leaders ou à la puissance militante des organisations qui l'ont cofondée. Le contexte politique y est différent du nôtre : l'extrême gauche y est inexistante électoralement, contrairement à la France où Olivier Besancenot exerce une forte concurrence. En outre, en Allemagne, la critique dénonçant un recentrage des socialistes porte davantage, notamment parce que le SPD est engagé dans une grande coalition avec la CDU et mène une politique de réformes.
Ce virage social-libéral fut pris il y a un certain nombre d'années maintenant. Durant l'ère Schröder, le SPD, à la tête d'une coalition avec les Verts, réforma profondément le modèle social et les bases de l'Etat-providence, notamment avec les réformes Hartz aujourd'hui fortement décriées à gauche et par les syndicats. Si le libéral-socialisme est aussi dénoncé en France, il n'en demeure pas moins que le PS reste aujourd'hui - et notamment avec le gauchissement des discours à la suite de la crise financière - idéologiquement plus à gauche que le SPD.
Concurrencée par une extrême gauche conquérante et un PS à la direction "gauchisée", la déclinaison française de Die Linke jouira donc d'un espace politique plus restreint que sa consoeur germanique. Même si son discours peut rencontrer un certain écho auprès d'électeurs de gauche démoralisés par la crise du PS et radicalisés par la poursuite des réformes sarkozystes.
Jérôme Fourquet est directeur adjoint du département opinion et stratégies d'entreprise de l'IFOP.
Par Stéphane Alliès -Mediapart.fr
Etrange soirée à la Mutualité, pour le dénouement de l'imbroglio socialiste entamé samedi dernier. Entre la volonté presque forcée d'un précaire retour au calme et le sentiment diffus que le feuilleton de la conquête du leadership socialiste ne fait que commencer. Le conseil national extraordinaire du PS a donc entériné mardi soir la victoire de Martine Aubry lors du second tour de l'élection au poste de premier secrétaire. De 102 voix et non plus 42, selon les conclusions «sans consensus» de la commission de récolement, ainsi que l'a expliqué son président Daniel Vaillant.
Martine Aubry a donc été officiellement élue à la tête du parti socialiste. Dans une ambiance morose, chacun a décidé de laisser ses rancœurs au vestiaire. Ségolène Royal, qui a emprunté une porte dérobée à l'aller comme au retour, a laissé l'eurodéputé Vincent Peillon argumenter à la tribune leur souhait de procéder à un nouveau vote.
Prenant en exemple les congrès du passé, «où on a fermé les yeux sur nos mauvaises pratiques, car les résultats étaient nets, ou parce que les synthèses réconciliaient tout le monde», le virtuel n°2 de Royal a lancé: «Je ne suis pas sûr qu'en faisant ce que nous faisons aujourd'hui, nous réussissions la tâche historique que nous voulons tous accomplir». Et de lancer, froidement: «Notre proposition ne sera pas retenue, mais permettez qu'on la fasse! Sachez que quelque chose s'est transformé dans le parti. Et la force ne remplacera jamais le droit.»
Comme pour être sûr de ne pas voir naître un enthousiasme, Bertrand Delanoë a lui envoyé Jean Glavany apporter son soutien à Martine Aubry, afin qu'il parle d'unité, «avec (son) cœur de vieux militant avec 35 ans de parti». Dans la salle, on entend glousser: «Et après, il y a qui au programme? Jospin?» L'ancien ministre de Mitterrand a appelé au sang-froid: «Voulons-nous sauver ce parti ou l'achever? Ce vieux parti sans lequel beaucoup d'entre nous n'auraient pas été élus… Et il nous est d'ailleurs arrivé à beaucoup de devenir parlementaire pour beaucoup moins de cent voix».
Après que Benoît Hamon a tenu à rappeler que «ce vote crée des devoirs, ceux d'un changement profond et d'un PS ancré à gauche», la salle a voté (à main levée), sans grand entrain. Tout juste quelques protestations isolées («On vote comme ça, sans même débattre?!»), avant d'entériner le rapport de la commission des récolements. 159 voix pour, 76 contre, 2 abstention. Sans vague ni remous, et deux déclarations apaisantes face à la presse, à l'issue du conseil…
Le courant Royal divisé
Comme Mediapart le dévoilait lundi soir, les soutiens locaux de l'ancienne candidate à la présidentielle n'adhèrent que modérement à son obstination. Lors du vote d'approbation des résultats, les puissantes fédérations des Bouches-du-Rhône et de l'Hérault n'ont pas suivi les proches de Ségolène Royal, qu'ils soutiennent depuis septembre dernier. Un autre de ces "barons locaux", le maire de Lyon Gérard Collomb, était lui excusé pour cause de conseil municipal, que certains dans son entourage décrivent comme «tombant à pic». Collomb aurait marqué son désaccord avec «la stratégie jusqu'au-boutiste de Ségolène».
Du côté des Bouches-du-Rhône non plus, on ne goûte que moyennement la contestation des résultats par l'entourage de Royal. Et la menace de porter leurs récriminations devant les tribunaux ulcère Patrick Mennucci, l'un des hommes forts de la fédération: «Il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur et se replier sur le terrain, là où les gens nous font confiance. Mais je n'irai pas devant un tribunal! Ça n'a jamais été ma position.»
Pourtant, l'hypothèse du recours à la justice a été confirmée mardi soir par les proches de Ségolène Royal, quand celle-ci ne l'évoqua pas une seconde lors de son intervention devant la presse, dans la foulée du mémoire en protestations [PDF], diffusé à la presse dans la journée.
À la sortie, Benoît Hamon, fan de rugby, pensait pourtant avoir placé un «beau cadrage débordement» préventif lors de son discours, quand il prévenait: «Nous n'avons pas un problème de démocratie, mais un problème de comportement. Et j'espère qu'on peut être responsable dans cette salle, sans être irresponsable à peine passée la porte». Il n'eut pas d'échos et le plaquage fut sec.
Ainsi, Manuel Valls a-t-il déclaré: «Ce qui s'est passé ce soir est un déni de justice, il y aura évidemment des tribunaux qui seront saisis». Tandis que Jean-Louis Bianco précisait, en se référant aux propos de Robert Badinter: «Il faut un vote dans les sections qui posent problème, sinon nous irons devant la justice». Seul Jean-Pierre Mignard exprimait une réserve: «Il n'y a aucune honte à aller en justice, mais convient-il de fragiliser ce parti davantage?»
Mercredi matin, Vincent Peillon rétropédalait sur la question judiciaire, tandis que Ségolène Royal postait une vidéo sur Désirs d'avenir dans la nuit, prenant date et indiquant son intention de porter sa dynamique hors le parti…
Ainsi que certains chez Royal l'ont exprimé, autant laisser Martine Aubry tenter de se dépatouiller dans l'édifice branlant du parti, jusqu'à des élections européennes d'ores et déjà bien mal engagées.
Quelle majorité autour d'Aubry?
La maire de Lille s'est donnée deux semaines pour «tendre la main à tous» et initier un «renouvellement profond» de la direction. Elle a programmé son premier conseil national pour le 6 décembre prochain. Elle s'exprimera mardi prochain devant le groupe socialiste à l'Assemblée nationale, pour parler aux députés et leur dire qu'ils sont «au centre du dispositif de rénovation».
Dans le discours inaugurant son mandat, elle l'a joué sobre à la tribune de la Mutualité. Mais elle a suscité des interrogations quand elle déclara vouloir tenir compte de «la ligne choisie au congrès». «Quelle ligne?!», a-t-on entendu fuser du fond de la salle. En guise de réponse, Martine Aubry a prôné «un ancrage à gauche».
Elle a également parlé d'une équipe «où la parité sera respectée, et à l'image de nos territoires et de la société». Elle a enfin déclaré qu'elle allait «appeler Ségolène pour lui faire des propositions et entendre les siennes», quant à la nomination de proches dans la nouvelle direction.
La question de la majorité sur laquelle va s'appuyer la nouvelle patronne du parti est le nouvel objet d'incertitude socialiste. Lors de sa conférence de presse, elle s'est assise aux côtés de la députée Marylise Lebranchu, une proche, et de l'eurodéputé Harlem Désir, bras droit de Bertrand Delanoë. Selon nos informations, le poste (essentiellement protocolaire) de président du conseil national, actuellement occupé par Gérard Collomb, pourrait échoir au maire de Grenoble Michel Destot, strausskahnien ayant rallié tôt le maire de Paris.
On devrait assister à la mise en avant d'une nouvelle génération issue de l'entourage de Martine Aubry, comme le député de l'Essonne François Lamy (49 ans), le fabiusien Guillaume Bachelay (35 ans), le strausskahnien Christophe Borgel (44 ans, ancien animateur du syndicat étudiant Unef-Id), ou l'ancien président du MJS David Lebon (31 ans).
Le scénario d'une alliance avec Benoît Hamon pourrait aussi prendre corps. L'eurodéputé, troisième homme de l'élection éliminé au premier tour, explique à Mediapart qu'il est «tout prêt à participer. Mais on attend de voir ce qui va nous être proposé comme équipe. Si c'est pour faire une synthèse molle, on n'en sera pas. Et s'il faut intégrer des ségolénistes, tout dépend. Avec Aurélie Filipetti, il n'y a aucun problème. Pas avec Valls ou Peillon.»
À voir l'ambiance chaleureuse qui régnait dans le bar face à la "Mutu", on pouvait même se prendre à imaginer que les relations traditionnellement privilégiées entre une "grosse fédé" et une direction nationale pouraient ne pas se rompre. Par exemple en assistant à la poignée de main chaleureuse et riante entre Christophe Borgel, représentant d'Aubry à la commission de récolement -où le cas des Bouches-du-Rhône ne fut pas évoqué-, et Jean-Noël Guérini, le premier fédéral desdites Bouches-du-Rhône.
Sur le parvis de la salle parisienne, une vingtaine de militants pro-Royal ont manifesté aux cris de "Démocratie!", interpellant journalistes et cadres socialistes. Ils offrirent une sortie sous les huées à François Hollande, dont c'était le dernier jour de premier secrétaire.
6 bonnes raisons de voter Emmanuel Maurel
Emmanuel Maurel représente le renouvellement et l'ancrage à gauche nécessaire à cette fédération. L'orientation politique qu'il défend depuis toujours dans la fédération ne souffre d'aucune ambiguïté, il refuse les alliances à la carte localement avec le MODEM ; à 35 ans, il apportera un vent nouveau dans la fédération ;
Emmanuel Maurel permettra de mettre en place une équipe fédérale pluraliste dans cette fédération, car sa candidature est encouragée par des camarades de toutes les sensibilités du Parti ;
Emmanuel Maurel pourra promouvoir une fédération socialiste plus conviviale car il n'a jamais pris part aux disputes existant entre les grands élus et barons locaux du PS Val d'Oise qui minent notre action politique ;
Dominique Lefebvre et Alain Assouline représentent tous les deux la direction fédérale sortante dont le bilan est très insuffisant, notamment en termes de communication (la délégation d'Alain Assouline), de débat politique et d'ouverture sur le mouvement social et la société civile ;
La candidature d'Emmanuel Maurel permet de ramener à lui des camarades de la motion A en rupture avec Dominique Lefebvre qui auraient pu sinon voter pour Alain Assouline. La candidature d'Alain Assouline, comme celle de Ségolène Royal, représente une rupture avec le Parti démocratique, Parti des militants que nous connaissons, que nous défendons et que nous voulons renforcer ;
La candidature d'Emmanuel Maurel offre une alternative au duel Dominique Lefebre vs Alain Assouline, les deux sortants de la fédération. Si vous voulez marquer clairement votre choix d'une fédération militante, active, conviviale et fraternelle, portez vos voix pour permettre à Emmanuel Maurel d'être présent au 2nd tour le vendredi 21 novembre devant Alain Assouline.
Toujours de bonnes raisons de voter Benoît Hamon
Son discours ancré à gauche est clair depuis le début et n'a pas évolué ; il n'a pas eu besoin de s'adapter quand la crise financière et économique que nous annoncions a éclaté aux yeux de tous ;
Il n'appartient pas aux écuries qui se disputent le parti derrière Ségolène Royal ou Martine Aubry. Il ne propose pas au parti et aux militants une revanche du vote d'investiture de novembre 2006, un conflit permanent entre les équipes des campagnes présidentielles perdues de 2002 et 2007. Lui seul peut rassembler le parti loin des haines de ses dirigeants actuels qui l'étouffent ;
Il est candidat depuis depuis 3 mois au poste de premier secrétaire du PS ; personne ne sera surpris. Il n'a pas mis sa candidature au "frigidaire", il n'a pas hésité jusqu'au dernier instant. Martine Aubry a plusieurs fois proposé de soutenir la candidature de Benoît Hamon tout au long du congrès de Reims, on ne comprend donc pas que ce qui était légitime jusqu'à dimanche 16, 9h50, ne le soit plus aujourd'hui ;
Avec lui, le renouvellement réel, des pratiques, des dirigeants, et de la ligne politique, entrera Rue de Solférino. Les militants se sont exprimés à la fois pour l'ancrage à gauche et le renouvellement, Benoît Hamon conjugue ses deux aspirations. Il peut jeter des ponts entre socialistes, entre les socialistes et la gauche, entre les socialistes et le mouvement social, et enfin offrir un discours clair aux Français qui attendent désespèrement que les socialistes s'occupent d'eux plutôt que des querelles de personnes ;
L'argument du « vote utile » est invalide. En effet, soit Ségolène Royal est capable d'emporter une majorité dès le 1er tour et alors le fait qu'il y ait une ou deux candidatures ne change rien. Soit elle n'en est pas capable et alors les deux candidatures permettent de rassembler des voix qui se reporteront au 2nd tour soit sur Martine Aubry, soit sur Benoît Hamon. Benoît Hamon va d'ailleurs pouvoir recevoir des voix venant de la motion A qui n'auraient pas voté Aubry au premier tour et inversement.