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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 15:48

Benoît Hamon : Royal "donne du crédit" aux propos de Jospin
NOUVELOBS.COM | 18.09.2007 | 14:34

Invité des forums de nouvelobs.com, le jeune député européen, considéré comme une figure montante du PS, revient sur la polémique entre les deux derniers candidats PS à la présidence.

Benoit Hamon

Benoit Hamon (AFP)

Invité de nouvelobs.com, le député socialiste européen Benoît Hamon a regretté, mardi 18 septembre, la polémique autour du livre de Lionel Jospin et ses critiques à l'égard de Ségolène Royal, estimant toutefois qu'à "observer la réponse d´outre-Atlantique de Ségolène Royal, [il se] demande si elle ne vient pas donner du crédit aux critiques formulées" par l'ancien Premier ministre. L'ex-candidate à la présidence à cité lundi un passage du Nouveau Testament, "pardonnez-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font", pour justifier le "pardon" qu'elle octroie à ses détracteurs.
"J´attends du PS qu´il redevienne un parti laïc, ni idolâtre, ni arc bouté dans le tout sauf Ségolène", a souligné Benoît Hamon.

"Une crise morale"

Le député PS a par ailleurs affirmé sa "confiance" dans la rénovation du Parti socialiste à un moment où, compte tenu de la politique menée par Nicolas Sarkozy, "il n´a jamais été aussi simple d´être de gauche". "En réalité, le PS traverse plus qu´une crise politique (quel projet servons-nous, quelle utilité? etc.), il est confronté à une crise morale", a-t-il souligné.
"Je plaide pour une gauche qui revienne à l´essentiel, la lutte contre les inégalités et la marchandisation croissante de la société", a précisé Benoît Hamon.

ADN

Interrogé en outre sur la mise en place de tests ADN pour les étrangers désireux de bénéficier du regroupement familial, Benoît Hamon a répondu y être "totalement opposé philosophiquement (la famille ce n´est pas seulement le lien du sang) et politiquement (on stigmatise un peu plus les immigrés quand chacun sait que le regroupement familial facilite l´intégration)."

> Lire l'intégralité du forum

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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 08:39
 

 

"Le racisme est une idéologie basée sur une croyance, qui remonte à la Renaissance et postule une hiérarchie entre les êtres humains selon leur origine ethnique, qui est alors parfois dénommée «race». Plus généralement, le racisme désigne la croyance que les différences biologiques innées conditionnent inévitablement l'accomplissement culturel et individuel. Le racisme peut alors se traduire par des actes d'hostilité ou de discrimination envers les personnes selon leur origine ethnique, et prendre la forme de xénophobie ou d'ethnocentrisme.

Certaines formes d'expression du racisme, comme la discrimination, sont considérées comme des délits dans un certain nombre de pays, notamment occidentaux. Les thèses racistes ont servi de support à certaines idéologies politiques pour pratiquer des discriminations sociales, des ségrégations ethniques et commettre des violences, dont des actes de génocides."

 

Voilà donc la maison des socialistes qui s'enfonce dans la folie suicidaire, en pleine rentrée parlementaire et alors que le gouvernement de Nicolas Sarkozy accumule clairement l'annonce d'attaques frontales et massives sur le modèle républicain : stigmatisation des bénéficiaires des régimes spéciaux après avoir servi grassement les classes favorisées du pays, 6e projet de loi sur l'immigration et le regroupement familial en six ans, rupture inquiétante sur la politique diplomatique de la France, etc.

jospin.jpgBref hier le bouquin de Lionel Jospin a plombé la journée parlementaire des socialistes. Ce n'est pas tant que les propos publiés dans Libération soient faux ou infondés, mais les fuites organisées (je ne vois pas comment il aurait pu en être autrement), pour que des extraits particulièrement polémiques paraissent avant la publication de L'Impasse, ont relancé une guerre des ego qui avaient fortement occupé l'été et qui semblait avoir trouvé un terme lors de l'université d'été de La Rochelle.
Valls.jpgDepuis malgré les sorties fracassantes de Manuel Valls, plaidant pour un alignement toujours plus grand des socialistes sur la politique mise en oeuvre par Sarkozy et l'UMP, le Parti socialiste, jusque dans ses écuries, semblait vouloir retrouver une posture plus saine et de travail, malgré quelques interrogations sur la manière de concevoir et de mener une stratégie d'opposition efficace et utile au pays.

La difficulté majeure du Parti socialiste réside cependant dans le report constant de débats cruciaux, de désaccords internes, qu'on dit ne pas avoir voulu traiter depuis 2002 mais dont l'ignorance remonte en fait à 1997, date de l'arrivée de Lionel Jospin à Matignon.
Le débat sur la rénovation et la refondation est en train de tuer tous les autres, plus fondamentaux pour l'identité de la gauche et l'avenir de la France et de l'Europe. Les royalistes ont plaidé pour l'abandon des motions sans nous dire quelle serait la nouvelle manière de définir l'orientation politique du PS, de trancher ses débats internes et de désigner sa direction. Nous avons eu le défilé des nouvelles têtes médiatiques, parfois au corps défendant de certains protagonistes annoncés par les médias comme potentiels futurs possibles premiers secrétaires. Et Arnaud Montebourg a inventé des nouvelles catégories au bestiaire socialiste, qui après les éléphants et les gazelles, n'avait sans doute pas besoin d'un ridicule supplémentaire. Et puis on avait appris que la refondation sociale-démocrate passait par l'acceptation de l'économie de marché, à laquelle les socialistes auraient enfin accédé fin août, alors qu'ils sont tous partisans depuis 1983 (pour les plus retardataires) de cette même économie de marché.
Opposant interne à la ligne politique droitisante de Ségolène Royal, le
député européen Benoît Hamon mettait en garde hier «Il ne faut plus être dans l’idolâtrie à l’égard de la candidate, ni résumer la rénovation du PS à un delanoe.jpgfront anti-Royal.» Sorte de plaidoyer pour une zone politiquement démilitarisée entre les deux parties. Bertrand Delanoë qui avait réuni les jospino-aubrystes ce week-end à Paris pour le mettre en orbite sur le Parti et 2012 était lui-même gêné sur les fuites à contre-temps de l'analyse de son ami et maître en politique, alors qu'il avait plutôt réussi sa rentrée. Et Ségolène est venue elle-même achever de refuser d'écouter les mises en garde depuis Québec en dérapant derechef : «Je crois aussi malheureusement qu'il y a, et peut-être est-ce aussi inconscient, dans toutes ces attaques, du sexisme et à le voir à ce point aussi fort, j'en suis moi-même surprise, je pense qu'il s'apparente au racisme» ; on savait Georges Frêche un peu raciste sur les bords, machiste sans aucun doute, et soutien de la première heure de Ségolène Royal, mais que Lienneman, Jospin, Allègre et Bartolone soient qualifiés de racistes par leur camarade, démontre à quel point celle-ci n'est pas fait d'un bois différent que tous ceux qu'elle dénonce.
Pour en finir avec les citations mal à propos, Jésus-Christ était lui-même instrumentalisé dans une reprise qui fera sans doute date en politique :  “pardonnez-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font”.

segoleneboisclair.jpgLe problème des socialistes est que finalement Lionel Jospin et Ségolène Royal, ainsi que leurs groupies inconditionnels, représentent tous deux les moitiés d'orange de la faillite intellectuelle et idéologique du socialisme français (il n'y a pas de raison que je ne puisse pas paraphraser les philosophes grecs quand d'autres citent l'évangile, ou alors "rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu") : tous deux ont pratiqué le déni de réalité et d'analyse sur les raisons profondes de leurs échecs respectifs, tous deux rejettent la responsabilité de cet échec sur les autres - nos partenaires selon Jospin en 2002, le Parti socialiste selon Royal en 2007. Tous deux ont refusé de voir ce qu'il y avait de personnel dans les raisons de la défaite, alors qu'elle impliquait à chaque fois un naufrage collectif comme conséquence, tous deux ont dénié les erreurs d'analyse de la société française et les décalages entre les attentes réelles du pays et le fond de leurs propositions - absence de programme en 2002, tryptique étrange "Ordre juste - refus de l'assistanat - valeur Travail (indéfinie)" en 2007. Et si finalement si la charge de Jospin sur Royal est si violente, c'est qu'en étant pas moins juste elle répond à la fois au refus de Ségolène Royal et de ses amis de faire vraiment le bilan critique de la campagne de 2007, et elle résonne aussi comme le même refus pour Jospin lui-même sur 2002. On est jamais tant agressif que quand on est soi-même gêné.

Alors il est temps de mettre un terme aux élucubrations de part et d'autre : le Parti socialiste manque avant d'une doctrine économique cohérente (et pas simplement l'accompagnement du libéralisme et l'acceptation des thèses et analyses de l'adversaire), réellement transformatrice ainsi que d'une stratégie politique bien définie. Lionel Jospin et Ségolène Royal ne font aujourd'hui oeuvre utile pour remplir les manques ni de l'une ni de l'autre. Tournons la page...

Frédéric FARAVEL

 

 

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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 10:52
Jospin flingue Royal
Reuters 
Dans un livre que «Libération» s’est procuré avant sa parution, l’ex-Premier ministre charge la candidate socialiste défaite à la présidentielle.
Par PAUL QUINIO
Libération : lundi 17 septembre 2007
 
«N’allons pas plus loin.» S’il fallait choisir une phrase pour résumer le livre l’Impasse, que Lionel Jospin s’apprête à publier le 24 septembre chez Flammarion (1) et que Libération s’est procuré (lire ci-dessous), ce serait celle-là. Elle surgit après 88 pages d’une charge ininterrompue, sonne comme une ultime piqûre venimeuse de rappel contre «une personnalité [qui] n’a pas les qualités humaines ni les capacités politiques» nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et «espérer gagner la prochaine présidentielle». C’est évidemment de ­Ségolène Royal dont parle l’ex-Premier ministre, dont l’obsession manifeste au fil des lignes est de démonter ce qu’il considère être «un mythe», de dénoncer une candidature-créature des sondages et des médias, une erreur de casting, «une candidate qui était la moins capable de gagner», et, surtout, «une illusion»
qui ne doit pas se prolonger.
 
Car l’objectif de l’Impasse est bien d’essayer de convaincre le PS et ses militants de ne pas récidiver en confiant à l’ex-candidate à la présidentielle les clés de la rue de Solferino lors du prochain congrès du PS, encore moins de lui fournir un deuxième visa de candidate à l’Elysée. Car, selon Jospin, malgré son aplomb et son courage, Royal, «une figure seconde de la vie publique», n’est «pas taillée pour le rôle». «Avoir commis une erreur [en la désignant] ne justifie pas qu’on la réitère», avertit l’ex-candidat, pour qui les raisons profondes de l’échec - c’est le titre d’un chapitre - tiennent à la personnalité de son ancienne ministre, à son style de campagne, à ses choix politiques.
 
Cible.  Lionel Jospin n’est pas le premier socialiste à attaquer en librairie Ségolène Royal. La rentrée politique chez les socialistes a même été une sorte de compétition pour figurer en tête de gondole des meilleurs pamphlets antiroyalistes. Mais Jospin n’est ni une caricature à la Claude Allègre ( la Défaite en chantant, chez Plon), ni un graphomane post­défaite à la Marie-Noëlle Lienemann ( Au revoir Royal, chez Perrin), pour ne citer que deux ouvrages déjà parus et prenant pour cible l’ex-candidate.
 
Lionel Jospin a été un premier secrétaire important du PS, un Premier ministre performant pendant cinq ans et deux fois candidat à l’Elysée. Flirtant avec un succès surprise en 1995. Sombrant sept ans plus tard, un certain 21 avril. Autant dire qu’il reste une fi­gure historique du socialisme à la française, avec ses succès, son échec, dont l’avis continue de peser très lourd. «J’ai quelques titres [à m’exprimer] sans détour», écrit-il dans son introduction, en rappelant au ­passage son CV de seul leader socialiste avec François Mitterrand à avoir conduit la gauche à la victoire depuis cinquante ans. Assurant, toujours en introduction, écrire «en homme libre», pas animé par l’ambition, mais juste inquiet pour l’avenir de son parti, Jospin, comme souvent, se drape derrière «le devoir» pour justifier sa décision «de dire franchement» tout le mal qu’il pense de Royal. L’ancien Premier ministre assume d’autant plus la violence de sa charge qu’il estime avoir voulu, en n’écartant que tardivement l’idée de sa propre candidature, tirer la sonnette d’alarme et manifester sa «crainte». En vain.
 
Critique.  Mais au fait, que lui reproche-t-il au juste ? Passons d’abord sur les précautions d’écriture dont use Jospin pour se défendre de toute misogynie. Il aurait pu s’en passer. D’autant qu’elles fournissent l’occasion de s’interroger sur l’utilisation, façon lapsus, d’un savoureux imparfait : Ségolène Royal, à ses yeux, n’était pas en mesure de l’emporter, «non pas parce qu’elle était une femme, mais parce que j’avais pu me faire une idée assez exacte de ses qualités, notoires, et de ses insuffisances, réelles». Femme, Ségolène l’est toujours, Lionel. Et toujours vivante…
 
Retenons plutôt la critique sur la mise à distance par Ségolène Royal du PS. C’est, pour Jospin, «une lourde erreur, pour un leader, que de laisser décrier sa propre formation politique», tant les partis, avec leurs défauts, sont indispensables à la vie démocratique. Jospin argumente son propos en dénonçant le statut de victime des éléphants sur lequel a surfé la candidate. Il en veut à Royal d’avoir alimenté un discours antiélus et antiélites, «leitmotiv [qui] appartient d’habitude à l’extrême droite ou aux mouvements populistes». Il brocarde les jurys citoyens chers à Ségolène Royal, fait la différence entre sa version «démagogique» de la démocratie participative et la pratique des conseils de quartiers de son ami Bertrand Delanoë (lire ci-contre) à Paris. Il reproche à l’ex-candidate ses inspirations sur la carte scolaire ou la sécurité, peu en phaseavec les valeurs classiques de la gauche, et qui relevaient plus à ses yeux de «l’art de communiquer que de celui de gouverner».
 
Une fois désignée, Ségolène Royal aurait commis l’erreur, «enfermée dans un face-à-face narcissique avec l’opinion», de refuser la confrontation «sur le fond» avec son adversaire principal, Nicolas Sarkozy. Sur l’identité nationale, ses captations d’héritage (Blum, Jaurès…) ou son discours sur la valeur travail. L’aurait-elle voulu qu’elle n’aurait pas pu, tant, pour Lionel Jospin, l’ex-présidente de la région Poitou-Charentes a démontré depuis son entrée dans la vie politique peu d’appétit et de «talent» pour le débat d’idées et la controverse .
 
L’auteur ressert là encore la comparaison, défavorable, avec François Mitterrand. L’une se serait abîmée dans la médiatisation. L’autre «aimait d’abord, vivement, la politique et ses enjeux». Et, à la veille de l’échéance, estime Jospin, bien malin qui aurait pu connaître le point de vue de la candidate socialiste sur les grands problèmes du pays, moins encore sur ceux du monde. Parmi les exemples surlignés des «improvisations» royalistes : le voyage en Chine et «les propos de touriste» de la candidate sur la justice chinoise.
 
Au final, c’est à l’absence de crédibilité de la candidate sur le fond que s’en prend l’auteur, à sa volonté d’aller sur le terrain idéologique de l’adversaire, à sa manière de mettre en scène, seule au monde, sa soi-disant relation particulière avec les Français.
 
Mais l’Impasse ne serait pas un livre 100 % jospino-jospiniste sans un dernier reproche : Royal ne s’est pour l’auteur pas suffisamment appuyée sur les succès des années… Jospin. Pour lui, il aurait été pertinent de vanter les mérites de la période 1997-2002 et «de la prendre comme un socle, pour aller plus loin», pour soutenir la comparaison avec les gou­vernements Raffarin et Villepin, dont Sarkozy était un ­ministre emblématique. «Ségolène Royal n’a pas fait ce choix. Par hostilité à mon égard ? Je ne saurais le démêler», s’interroge Jospin. Royal, elle, pourra démêler l’hostilité de l’auteur sans difficulté.

(1) L’Impasse de Lionel Jospin, Flammarion (coll. Café Voltaire), 142 pages, 12 €.

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 10:27

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 10:21
PARTI SOCIALISTE FOSSES
MUNICIPALES MARS 2008


Alain Lacombe vient de faire part de sa démission en tant que Maire, après 25 années passées à la tête de notre ville.
Depuis plusieurs mandats, nous avons travaillé ensemble. Un objectif nous a toujours guidés et unis : une gestion de gauche pour le bien être des fossatussiennes et fossatussiens, dans le cadre des objectifs et des engagements pris devant les électeurs en 1989, en 1995 et en 2001.

Nos engagements respectifs allaient normalement jusqu'à la fin de ce mandat, en mars 2008. Le Maire a décidé de rompre ces engagements et d'imposer son successeur.
Cette succession auraient dû se préparer il y a de nombreux mois en cherchant un consensus le plus large possible. La méthode et le choix voulus par Alain Lacombe écartent la population - et les futur(e)s candidat(e)s - du choix de leur tête de liste et donc de leur futur maire.
Cette décision n'a le soutien que d'une partie du groupe des élus de la majorité municipale, et les socialistes ne se reconnaissent pas dans ce choix. Nos concitoyens, le personnel de la Ville et nos partenaires locaux sont déstabilisés par cette annonce qui apparaît comme la volonté d'Alain Lacombe de défendre un clan.
Elle ne reflète pas les réalités électorales exprimées lors des derniers scrutins de 2007. Elle n'est pas au service de l'ensemble de la population.
C'est le contraire d'une démarche de rassemblement.

La position des socialistes est claire.
Dans ce contexte, nous ne soutiendrons pas la candidature de Pierre Barros lors du conseil municipal du 19 septembre 2007.
En conséquence, les adjoints au maire socialistes et apparentés (Éric Vaillant, Marc Mauvois et Claudine Auvray) ont décidé de ne pas solliciter le renouvellement de leurs fonctions d'adjoints au maire.

Notre volonté de rassemblement est affirmée.
La véritable succession d'Alain Lacombe aura lieu en mars 2008. Le Parti socialiste y prendra toute sa part, et c'est à cette occasion que se reconstituera une véritable équipe, soudée autour d'un projet. Nous voulons créer les conditions d'un vaste rassemblement de toute la gauche en vue des prochaines élections municipales.
Nous voulons maintenir notre Ville à gauche.
Nous voulons apporter le renouvellement et le changement nécessaires au sein de l'équipe municipale, pour qu'elle soit plus représentative de notre Ville.
Nous voulons, avec une gauche rassemblée, vous proposer les évolutions indispensables, notamment en matière de sécurité, d'urbanisme, d'environnement, d'actions sociales, de fiscalité... pour agir au quotidien auprès des habitants, préparer avec vous l'avenir de Fosses.

Nous avons l'ambition d'améliorer notre cadre de vie et de faire progresser notre Ville avec vous.

pour prendre contact : parti.socialiste.fosses@hotmail.fr
blog de la section socialiste du canton de Luzarches :
http://ps-plainedefrance.over-blog.com

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 10:16
Les dirigeants de la gauche réactivent leur "comité de riposte"
LEMONDE.FR avec Reuters | 15.09.07 | 19h49  •  Mis à jour le 15.09.07 | 19h49

ccueillis au son de L'Internationale par les participants à la Fête de L'Humanité, Marie-George Buffet (PCF), François Hollande (PS), Cécile Duflot (Verts) et Olivier Besancenot (LCR)  ont appelé samedi 15 septembre à la "riposte" contre une droite qui "n'est pas une droite ordinaire" et "porte tous les jours atteinte aux droits de l'Homme"."Chers camarades, si on veut gagner, ce sera tous ensemble qu'on le fera, a lancé le premier secrétaire du PS. On ne pense pas tous pareil, mais on est tous unis contre la droite et sa politique". La numéro un communiste a obtenu la réactivation du "comité de riposte" de la gauche lancé en février 2006 avant d'être mis entre parenthèse. L'instance doit se réunir à nouveau mardi à Paris, au soir du discours de Nicolas Sarkozy qui devrait lancer la réforme des régimes spéciaux de retraites. Mme Buffet a aussi appelé à un grand rassemblement le 27 octobre à Paris et à des initiatives en province.

Olivier Besancenot s'est taillé un franc succès en appelant la gauche à s'assumer pleinement, comme le fait aujourd'hui la droite, au lieu de lorgner parfois du côté des thèses de ses adversaires."La principale force de la droite, c'est la faiblesse de la gauche", a-t-il lancé en insistant sur la dangerosité d'un gouvernement qui "vomit tout ce qu'il peut sur les acquis sociaux". Le porte-parole de la LCR a tancé l'omniprésence de Nicolas Sarkozy qui, "au rythme où il va, va finir par présenter le journal télévisé du 20h". "Quand il y a ça en face de nous, on s'en fout de savoir si on va perdre des voix aux élections".

"LISTES DE RASSEMBLEMENT" AUX MUNICIPALES

N'évitant pas quelques sifflets, François Hollande a également estimé qu'il fallait "mettre un coup d'arrêt à ce qui se passe aujourd'hui" et à "l'inacceptable", comme le projet du gouvernement de proposer des tests ADN aux candidats à l'immigration. Au-delà de la riposte, a-t-il insisté, la gauche doit réfléchir à un projet et "présenter des listes de rassemblement à gauche" aux élections municipales de mars 2008. "Nous sommes là pour agir et cette exigence-là, dans les luttes, dans les ripostes, dans les résistances, dans le projet et dans le rassemblement ne s'arrêtera pas de sitôt", a-t-il assuré. Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts, a également appelé à "revivifier le projet" de la gauche, sans cacher qu'il était selon elle avant tout écologique. "Le statu quo à gauche n'est pas tenable", a renchéri Marie-George Buffet, qui prône l'union de la gauche dès le premier tour des élections municipales et reproche au PS d'envisager des primaires dans quelques "fiefs rouges". François Hollande a répondu que les candidats socialistes se rangeraient derrière les communistes "lorsque le PC est la principale force" locale. Mais il a reconnu qu'il y aurait sans doute des négociations pour quelques primaires là où le jeu est ouvert.

De nombreuses personnalités de la gauche socialiste ou radicale ont arpenté la "fête de l'Huma" qui, selon les dirigeants communistes, est en passe de battre ses records d'affluence. Arlette Laguiller, la porte-parole de Lutte ouvrière, pointait elle une certaine confusion. "Chacun semble avoir sa façon de vouloir reconstruire la gauche", a-t-elle ironisé, soulignant que certains socialistes semblaient tentés par un rapprochement avec les centristes MoDem, tandis que les anti-libéraux étaient partagés sur les initiatives d'Olivier Besancenot.

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 19:52
 
Enquête
Belgique : les origines d'une fracture
 
LE MONDE | 14.09.07 | 15h17 • Mis à jour le 14.09.07 | 15h17


'hypothèse d'une séparation de la Flandre néerlandophone et de la Wallonie francophone, assortie d'une incertitude concernant le sort de Bruxelles, capitale bilingue, n'est plus taboue dans le royaume belge. Même les plus farouches partisans d'une Belgique unie considèrent que la crise politique née du scrutin législatif du 10 juin, si elle s'éternise, pourrait mener le pays à la rupture.

Au fil de son histoire, le royaume a vécu sur diverses lignes de fractures : philosophique, sociale, politique. C'est toutefois la fracture linguistique qui a toujours semblé la plus déterminante. La revendication pour le respect de la langue flamande a servi de carburant au mouvement nationaliste qui, aujourd'hui encore, s'en prend fréquemment à "l'arrogance francophone" pour justifier son appel à l'autonomie.

L'origine de cette opposition remonte à 1815, quinze ans avant la naissance de l'Etat belge. Au Congrès de Vienne, les vainqueurs de Napoléon décident de remodeler l'Europe. Les anciens Pays-Bas autrichiens, la principauté de Liège et les Provinces-Unies sont réunis pour former les Pays-Bas, sous l'autorité de Guillaume Ier d'Orange. Le nouvel ensemble, cohérent sur le plan économique, l'est beaucoup moins sur le plan politique, religieux et linguistique. Guillaume Ier s'en prend aux libertés, désavantage les catholiques - majoritaires dans les régions belges - et impose le néerlandais comme langue officielle, pénalisant une population qui parle soit le français, soit un dialecte flamand éloigné de la langue pratiquée en Hollande.

En France, la révolution de Juillet encourage les deux grands courants politiques de l'époque, catholique et libéral, à s'unir pour chasser les Hollandais. La révolution belge de 1830 s'appuie sur des citoyens de toutes les régions ; le monde politique, qui dotera le pays d'une Constitution très libérale, est composé de 40 000 notables parlant exclusivement le français, langue quasi officielle en novembre 1830. La traduction flamande du Bulletin des lois n'aura pas de caractère officiel. Certes, les justiciables pourront parler le flamand - ou l'allemand - devant leur juge si celui-ci comprend cette langue (ce qui est rare). Charles Rogier, héros de l'indépendance, souligne que, dans toutes les fonctions civiles et militaires, il faudra parler le français pour "détruire peu à peu l'élément germanique".

La suite de l'histoire sera longtemps marquée par le dédain des francophones et la lente montée des revendications des Flamands. Majoritaires lors d'un premier recensement (en 1846, ils sont 2,4 millions pour 1,8 million de francophones), ils devront pourtant attendre 1873 pour que le flamand devienne la langue normale de la procédure judiciaire dans leurs provinces et 1898 pour que les lois du pays soient publiées dans les deux langues !

Des histoires de condamnés à mort ne comprenant pas leur jugement ou de soldats incapables, en 1914-1918, de saisir les ordres vont alimenter un discours qui, déjà, conteste l'existence d'une nation belge homogène. En écho, le Wallon Jules Destrée écrit, en 1912, une vibrante Lettre au roi dans laquelle il proclame : "Sire, laissez-moi vous dire la vérité, la grande et horrifiante vérité : il n'y a pas de Belges." La même année, une Assemblée wallonne, suspectant les Flamands de vouloir constituer "un pays distinct", réclame "une union basée sur une indépendance réciproque".

"AVEC S'IL LE FAUT, SANS SI L'ON PEUT"

Durant la première guerre mondiale, l'occupant allemand va mener une politique de réformes internes sollicitée par des "activistes", adeptes d'une collaboration susceptible de réaliser les buts du mouvement flamand. L'épisode se reproduira en 1940-1945 et l'appel flamand à l'autonomie en sera temporairement décrédibilisé. Tant entre les deux guerres qu'après, des réformes viseront cependant à reconnaître la langue néerlandaise dans sa dignité et à aplanir les conflits, à l'aide d'un processus de réformes institutionnelles.

Le schéma actuel, avec ses trois régions et ses trois communautés est basé sur un "double fédéralisme" et se révèle d'une infinie complexité. Parce qu'il a progressivement créé ou transformé des institutions sans jamais faire disparaître les précédentes. Parce qu'il a mêlé la revendication initiale des Flamands - l'autonomie culturelle - et celle des Wallons - le fédéralisme économique - tout en semblant contester, jusqu'en 1993, le principe même du fédéralisme...

La question, désormais, au coeur du débat belge - et européen - est celle de la pertinence d'un "modèle" de ce type. Il était probablement le seul remède possible, mais fédère de plus en plus mal des populations qui connaissent, depuis quelques décennies, des évolutions économiques, politiques et culturelles très divergentes. La Flandre majoritaire, de droite, entrepreneuriale et en pleine prospérité, taraudée par une forte interrogation identitaire, s'accommode mal d'une Wallonie de centre-gauche qui tarde à se moderniser, fait d'abord confiance aux pouvoirs publics et à un parti, le PS, marqué par des scandales.

L'historien Marc Reynebeau, dans son Histoire belge (éd. Racines), cite les autres facteurs ayant favorisé l'éloignement : "Une communication mutuelle presque inexistante, la traditionnelle méconnaissance du néerlandais de la part des francophones, le fameux plurilinguisme des Flamands en net recul, l'absence de moyens de communication communs. D'où cette tendance à prêter plus attention aux différences mutuelles qu'aux affinités."

Marc Platel, autre auteur flamand, préfère citer un ancien homme politique francophone, Lucien Outers, pour résumer la situation belge : "Les compromis ne constituent plus le commun dénominateur des satisfactions, mais la somme des mécontentements." Longtemps adepte de la formule flamande "Avec la Belgique s'il le faut, sans si l'on peut", il a, comme d'autres, changé de cap et est devenu séparatiste. Un juriste francophone, Michel Leroy, faisait un autre pari dès 1996 : une évolution pouvant conduire à une désagrégation de l'Etat. Et "un avenir fait d'une course de lenteur entre cette désagrégation et la construction européenne".

Jean-Pierre Stroobants
Article paru dans l'édition du 15.09.07

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 12:24
Un Nouveau Parti Socialiste pour Réinventer la Gauche
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Place du Panthéon
Paris 5ème (RER Luxembourg)
Samedi 22 septembre - Journée de réflexion
Programme
10h - Accueil par Guillaume Balas, Conseiller Régional d’Île-de-France

10h30 – 12h :
Table ronde "Quel avenir pour la Gauche?"
  Claire Villiers, Vice-présidente du Conseil Régional d’Île-de-France, Alternative Citoyenne
  Laurent Baumel, Responsable National aux Études du Parti Socialiste
  Pascal Cherki, Adjoint au Maire de Paris

12h – 13h30
Déjeuner libre

13h30 – 15h30 : Ateliers
«La politique de redistribution des richesses : comment renouveler le pacte social ?»
Intervenant :
 Pierre Concialdi, Économiste

«Comment reconquérir le vivre ensemble dans une société qui fait primer l’individu sur tout ?»
Intervenants :
 Mohammed Mechmache, Président d’AC! Le feu
 Eric Polian, Consultant en droit du travail

« Réinventer le PS »
Intervenante :
 Barbara Romagnan, Secrétaire Nationale du PS à la rénovation

15h30 – 16h : Comptes-rendus des ateliers

16h Clôture
Benoît Hamon, Député Européen, Membre du Bureau National du Parti Socialiste, secrétaire national au Projet européen

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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 22:59
Henri Emmanuelli : "les régimes spéciaux"
J-M Apathie - RTL - 12.09.07 | 12 septembre 2007

ligne
Le député PS des Landes était l'invité de RTL mercredi. Henri Emmanuelli a accusé le Premier ministre de "démagogie", en affirmant qu'avec les régimes spéciaux, François Fillon voulait "faire croire aux Français qu'en tapant sur 1,8 million de personnes, on (allait) résoudre le problème de 18 millions" de retraités. 

 

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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 16:13
ça fait parfois mal aux oreilles, mais faut écouter quand même...


> Univers
IDEES


Du grain à moudre
par Brice Couturier et Tara Schlegel
du lundi au vendredi de 17h à 17h55
  Du grain à moudre


Ecoutez


    émission du mardi 4 septembre 2007
Une nouvelle "nouvelle gauche"
 

 
 
Comme il était facile de s’y retrouver dans la galaxie socialiste au temps où elle était structurée en courants, allant des tendances les plus réformistes aux plus radicales ! Les premiers se voulaient en phase avec les évolutions de la société, les autres en appelaient à la «rupture avec le capitalisme», mais tout le monde s’entendait bien et il y avait toujours un chef charismatique et incontesté pour imposer la «synthèse».
Après trois échecs consécutifs aux élections présidentielles, le Parti socialiste semble en proie à un grand désarroi. Crise de leadership, avec un premier secrétaire contesté, qui est parvenu à ne pas croiser une fois à La Rochelle la candidate aux présidentielles de son parti - qui se trouve être son ex-compagne… Crise d’identité provoquée en partie par la campagne de cette même candidate, prenant toutes les libertés possibles avec le programme du parti. Crise idéologique, face à des évolutions sociales mal perçues.
Le PS nous rejoue, comme après chaque défaite, le grand air de la «refondation». Mais de quelle rénovation est-il question ? S’agirait-il seulement de céder quelques pouces de terrain supplémentaires à la droite gouvernante, comme par exemple sur la réduction du temps de travail, dont François Hollande a concédé à La Rochelle que «c’était terminé» et qu’il fallait «tourner la page», sur l’harmonisation des régimes spéciaux de retraites – préconisée par Bertrand Delanoë, sur l’autonomie des établissements scolaires, concédée par Arnaud Montebourg, voire sur la TVA sociale, dont Manuel Valls admettait ce week-end que « ce n’était pas un impôt aussi injuste que cela » ?
Le «cycle d’Epinay est achevé», diagnostique DSK dans trois remarquables articles publiés dans Le Nouvel Obs, parce que la vision de la société sur laquelle il reposait est devenue caduque». Et il poursuit en expliquant que le «vieux triptyque couches populaires / couches moyennes / détenteurs du capital», «grille de lecture inspirée d’une vague lecture marxiste, héritée des années 1960», masque la réalité des nouveaux clivages – notamment entre les gens qui «bénéficient d’un emploi» et ceux qui survivent d’un revenu de transfert, entre CDI et CDD, entre employés de grandes entreprises et de PME, entre fonctionnaires et salariés du privé. Mais si le PS a refusé jusqu’alors de voir ces nouveaux clivages, n’est-ce pas parce qu’il n’avait pas intérêt à en parler ? Son électorat ne se recrute pas essentiellement parmi les plus mal lotis. «Au premier tour de la présidentielle, la gauche et l’extrême-gauche n’ont attiré qu’un tiers de l’électorat populaire», selon le géographe Christophe Guilly. Dans ce contexte, se limiter à la « défense des intérêts acquis » a pu apparaître non seulement comme un pari impossible - nostalgie d’un monde industriel disparu -, mais pire encore, comme une manière de vouloir pérenniser les clivages existants, un véritable refus de la mobilité sociale.
C’est souvent l’adversité qui suscite des personnalités et des idées neuves. Au-delà des slogans «refondateurs», on perçoit l’émergence de thèmes et de personnalités qui pourraient permettre à la gauche française d’entamer un nouveau cycle de son histoire.

 
Bernard Spitz.  Economiste

 
Marie Noelle Lienemann.  Députée Européenne Socialiste
Vice-Présidente de la Région Nord-Pas de Calais
Ancien Ministre du Logement

 
Gérard Grunberg au téléphone.  Directeur de recherche CNRS au CEVIPOF, Centre de recherches politiques de Sciences Po.

 
Nicolas Barotte.  Journaliste au Figaro

 
 

 
 

 
Marie Noëlle Lienemann et Philippe Cohen
Au revoir Royal : pourquoi la gauche en est arrivée là, pourquoi il ne faut pas désespérer : entretiens
Perrin - 2007
 

Le pavé anti-Royal dans la mare du parti socialiste.

Depuis le 6 mai, on nous raconte une histoire à dormir debout : la gauche a imposé une candidate moderne et populaire grâce à une potion nouvelle : la démocratie participative. Bref, il n'a manqué que du temps à Ségolène Royal. Voilà pourquoi il faut lui confier les rênes de la gauche afin qu'elle la conduise à la victoire en 2012. Elle devant, tous derrière en rang et admiratifs.

Cette "imposture Royal", Marie-Noëlle Lienemann, député européenne, ancienne ministre et militante de longue date, a décidé de la dénoncer, avec l'aide d'un dynamiteur en chef d'icônes - du Monde à Sarkozy en passant par B-HL -, Philippe Cohen.

Son récit, nourri d'anecdotes et de petits secrets de famille socialiste - notamment ceux entendus chaque semaine aux réunions du Bureau national du PS -, montre comment la gauche est devenue inaudible. Incapable d'inventer une stratégie et des solutions face à la mondialisation et au délitement de la République, elle a tout misé sur une improbable alliance entre bobos et exclus, ignorant ainsi la majorité du pays.

Marie-Noëlle Lienemann démonte un à un tous les échafaudages friables d'un parti dénaturé, à la fois syndicat d'élus et réserve de technocrates. Sa colère rageuse et argumentée n'épargne personne, grâce à Philippe Cohen qui la pousse à aller jusqu'au bout de cette radiographie : oui, il faut tout changer à gauche pour reconquérir la confiance d'un peuple déboussolé.
-présentation de l'éditeur-

 
 

 
Gérard Grunberg et Florence Haegel
La France vers le bipartisme ? : la présidentialisation du PS et de l'UMP
Presses de Sciences Po - Collection :Nouveaux débats - 2007
 

La présidentialisation du PS et de l'UMP

La personnalisation de la vie politique française est si visible qu'elle tend à reléguer les partis politiques en fond de décor. Et pourtant, ceux-ci jouent un rôle central et deux d'entre eux, le PS et l'UMP, sont parvenus en se transformant à dominer le système politique. Quelle est la solidité de cette domination et qu'elles en sont les entraves et les failles ? En quoi repose-t-elle sur la présidentialisation de ces partis ? Quelles pourraient-être les lignes d'évolution de ces organisations ?

Cet essai fait le pari d'analyser conjointement les dynamiques à l'oeuvre au PS et à l'UMP, dynamiques induites par la similarité des places qu'ils occupent dans le système politique, dynamiques propres à chacun de ces partis, d'ailleurs liés entre eux par une relation de mimétisme, dynamiques de leur offre politique qu'il s'agisse des candidats ou des programmes.

Mais poser ces questions, c'est ouvrir le débat sur l'évolution - qui peut sembler paradoxale aujourd'hui - de la France vers le bipartisme. Un tel débat conduit plus largement à s'interroger sur les transformations en cours du système partisan, et les élections présidentielles et législatives de 2007 sont évidemment un moment crucial pour les comprendre.
-présentation de l'éditeur-

 
 

 
Bernard Spitz
Le papy krach
Grasset - 2006
 

Depuis trente ans, les jeunes Français ont été trompés, manipulés, instrumentalisés. Les troupes du baby boom de l'après-guerre vont partir à la retraite en leur laissant la facture. Le scénario est écrit d'avance. Il se résume en un mot : le Papy Krach. Dans les trente prochaines années, le nombre des plus de 60 ans va doubler. Celui des moins de 25 ans va diminuer. D'un côté plus de retraités, vivant plus longtemps, dépensant plus pour leur santé ; de l'autre une population active moins nombreuse. Les jeunes devront payer au prix fort: Plus de prélèvements pour moins de prestations, de formation, de services publics, d'emplois Le Papy Krach ne sera pas seulement économique mais aussi social et moral. Pourtant quand les jeunes protestent, c'est en se trompant de cible. Ils s'opposent aux réformes qui pourraient alléger leur fardeau ; et ils soutiennent les conservatismes qui vivent à leurs dépens. Et s'ls se décidaient à ouvrir les yeux ? Et s'ils refusaient de payer? Et s'ils se révoltaient ?


 
 

 
Gérard Grunberg ; Zaki Laïdi
Sortir du pessimisme social : essai sur l'identité de la gauche
Telos / Hachette Littératures - 17 janvier 2007
 

La mondialisation serait le péril principal, et le marché, le diable : la gauche, qui incarna longtemps l'espérance, a-t-elle fini par céder au pessimisme social ? Gérard Grunberg et Zaki Laïdi font la généalogie intellectuelle et politique de cette évolution. À rebours des idées reçues, ils mettent en évidence le fait que le marché peut aussi être mis au service de la lutte contre les inégalités et que la mondialisation constitue une chance pour quelques milliards d'individus de sortir du dénuement. La désignation de Ségolène Royal marque-t-elle une inflexion dans le rapport de la gauche au monde ? S'agit-il d'un tournant qui permettra précisément à la gauche de se doter d'une nouvelle perspective ? C'est à ce dernier point que Gérard Grunberg et Zaki Laïdi consacrent un long développement qui constitue une des toutes premières interprétations du ségolisme.
 

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