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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 10:46

Grace aux militants socialistes, ce congrès du PS est en train de démentir tous les pronostics. A ceux qui voulaient faire de notre congrès un « non événement », ils ont offert un beau témoignage de vitalité démocratique. Plus d’un tiers d’entre nous n’a pas apporté ses suffrages à une motion que l’on annonçait comme écrasante, et qui rassemblait tous les grands responsables du PS alors même qu'ils ne partageaient pas d'avis commun sur les débats qui ont cours dans le Parti Socialiste. La diversité du parti s’est exprimée : c’est bon pour la gauche, c’est bon pour le pays.

En dépit de la désignation anticipée de la direction du parti, les militants de la motion 3 ont remis le congrès à l’endroit : le débat sur l’orientation du PS d’abord, la question de ceux qui le dirigent ensuite !

Nous avons mis les débats sur la table, pas sous le tapis. Sur des questions aussi importantes que la justice sociale et le travail, la réorientation européenne, la réduction à marche forcée des déficits publics, la relance de l’investissement public, la révolution fiscale, l’urgence écologique, le lien avec toutes les forces de la gauche politique, syndicale et associative, nous avons mis au cœur du congrès les débats qui traversent la gauche et la société.

Par notre investissement dans les débats, dans un esprit de clarté et de camaraderie, nous sommes fiers d’avoir réveillé le congrès !

Avec 14% des suffrages nous avons défini une ligne politique cohérente, nous avons permis que s’exprime une profonde envie de gauche.

Nous avons réaffirmés le rôle irremplaçable des militants : c’est par le débat que l’on se rend utile à la réussite de la gauche aux responsabilités, c’est avec un parti de combat que nous nous opposerons efficacement aux forces réfractaires au changement.

AUJOURD’HUI, TOUT COMMENCE

"Maintenant la Gauche" doit devenir réellement un courant qui s’affirme, qui s’ancre dans une histoire politique mais c’est aussi une aventure collective qui commence.

Ensemble, nous avons commencé à faire bouger les lignes et nous comptons bien continuer.

Nous devons réussir et entreprendre là où les autres assemblages qui représentaient la gauche du Parti Socialiste ont échoué ou n'ont pas osé : un courant socialiste profondément démocratique, qui ne concentre pas la discussion entre les mains de quelques dirigeants ; un courant socialiste qui se dote d'une expression publique libre et puissante par l'intermédiaire d'une véritable presse militante ; un courant socialiste qui propose aux militants de gauche une "université populaire", qui les forme et qui les autorise à innover.

D'ailleurs, nous ne sommes pas là pour être une "gauche du PS" mais pour ancrer durablement le Parti Socialiste à gauche, dans sa réflexion et dans son action !

Emmanuel_Maurel_candidat_premier_secretaire.jpgJeudi prochain les militants socialistes désigneront leur premier secrétaire national. Seuls les premiers signataires des deux motions arrivées en tête peuvent se porter candidat. Emmanuel Maurel sera notre candidat ! Cette décision a été débattue collectivement et elle était souhaitée largement par les militants de la motion 3, notamment dans le Val-d'Oise, département dont il est issu et à qui il fait honneur.

Avec notre ami et camarade Emmanuel Maurel OUI, le PS peut être le Parti du socialisme et le Parti des socialistes. Nous ne sommes pas une courroie de transmission. Nous ne sommes pas un parti de supporters. Nous sommes beaucoup plus que cela.

Nous sommes le Parti Socialiste : fort contre la crise, fier de ses valeurs, libre dans ses choix.

Frédéric FARAVEL
Mandataire fédéral de la motion 3 dans le Val-d'Oise

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:49

Je suis heureux et fier que la Motion 3 dans le Val-d'Oise ait réuni 230 voix et 16% des suffrages exprimés dans le Val-d'Oise.

banniere_MLG_95_recto_verso.jpgJe suis fier des militants socialistes valdoisiens de la motion 3 parce que c'est le résultat d'un travail collectif et de leur mobilisation.

Je souhaite encore remercier les camarades qui ont fait la tournée des sections et qui ont beaucoup donné pour ce résultat.

contrib_10-09-2012_7.jpgJ'adresse particulièrement un salut amical à ce titre à notre camarade Adélaïde Piazzi, qui a fait un gros boulots dans ce sens, en allant débattre dans des grandes sections qui nous sont rarement acquises ou bienveillantes.

273134_emmanuel-maurel-vice-president-ps-en-charge-de-la-fo.jpgJe veux remercier Emmanuel Maurel pour le courage, la ténacité et la force de convictions dont il a fait preuve pour porter haut les couleurs de la gauche du PS dans ce congrès qu'une partie de la direction aurait préféré ne pas faire.

J'espère qu'il pourra encore nous donner le LA d'ici le 18 octobre et ensuite !

Ce score est encourageant car il est au même niveau que celui de la motion C en 2008 (16,37%), alors même que certains de nos camarades ont quitté le parti ou la fédération et que certains de nos amis ont préféré se joindre à un texte dit "majoritaire" qui exprimait des positions qu'ils ne partageaient pas du tout.

Nous avons fait le choix du débat et de la clarté et nous n'en sommes pas déçus au contraire : nous avons été et nous serons utiles aux socialistes.

Le taux de participation est faible - c'est une inquiétude, car nous avions besoin d'un parti mobilisé pour aider le gouvernement à réussir - et le résultat de la motion 1 est très en dessous des attentes de ses responsables : ce sont eux qui ont organisé le congrès dans un calendrier étriqué, donné le spectacle d'un fonctionnement opaque et tenté d'éviter le débat politique ; il faudra qu'ils révisent quelque peu leurs postures, désormais.

Cette situation nous oblige et nous donne d'autant plus de responsabilités pour faire vivre le Parti et aider à la réussite de la gauche au pouvoir.

Frederic_Faravel_14-07-2012.jpgLes résultats ci-joints en PDF sont encore partiels car deux sections posent problème en termes de respect des procédures et nous en débattront fermement mais en toute camaraderie en commission de récolement des votes.

Merci, encore merci et bravo à tous mes camarades,

Frédéric FARAVEL
Mandataire fédéral de la motion 3

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:02

jevotem3congrestoulouse2.jpg

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 10:17

acieries.jpgL'État doit sauver Florange et ses ouvriers ; La sidérurgie européenne ne doit pas disparaître.

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a assuré jeudi à Florange les salariés de l'aciérie ArcelorMittal, que l'Etat ferait tout ce qui est en son pouvoir pour trouver un repreneur aux deux hauts-fourneaux du site, dont l'arrêt définitif pourrait être annoncé lundi 1er octobre par la direction.

Nous saluons l'engagement du gouvernement. Nous considérons inacceptable la mort annoncée de la sidérurgie française et européenne ; nous dénonçons le comportement rapace d'ArcelorMittal et de son PDG Lakshmi Mittal, qui a manipulé pendant des années les salariés de la sidérurgie. Dans ce contexte de prédation économique, la reprise partielle du site semble peu probable ; mais nous ne pouvons accepter la fermeture du site de Florange : la nationalisation temporaire de cette aciérie peut répondre à l’urgence du maintien de l’activité et préparer la restructuration de la filière acier en France.

Montebourg-Florange.jpgLa motion 3 propose au gouvernement de lancer la contre-offensive industrielle et de donner à Arnaud Montebourg les moyens concrets du redressement productif.

Au-delà du seul cas de Florange, la motion 3 « Maintenant la Gauche » développe de nombreuses propositions qui peuvent servir au gouvernement de François Hollande et Jean-Marc Ayrault pour réussir le changement attendu par les Français.

La future Banque Publique d’Investissement devrait privilégier, en lien avec les Régions, les aides aux entreprises sous forme de capital, plutôt que sous forme de simples prêts, en particulier dans les entreprises qui pourraient être rachetées ou partir à l’étranger. La réintroduction de capital public, voire même des nationalisations, fussent-elles temporaires, peuvent constituer des protections majeures dans des secteurs stratégiques ou vulnérables aux prédateurs.

Par ailleurs, nous proposons de créer des outils nouveaux pour favoriser les reprises et transmissions d’entreprises, en particulier à travers des SCOP. Un fonds d’investissement coopératif abondé par un pourcentage des bénéfices des coopératives pourrait démultiplier les opportunités de cette nature.

Une stratégie défensive est aussi indispensable, pour ne pas laisser partir des entreprises, des brevets et des marques. Les lois prévues contre les licenciements économiques abusifs, sur l’obligation de reprise lorsqu’un repreneur crédible se présente et que le propriétaire de l’entreprise veut la fermer sont urgentes et essentielles. Le droit de préférence accordé aux salariés qui sont prêts à reprendre l’entreprise sera aussi très utile.

Frédéric FARAVEL
Mandataire fédéral de la motion 3 dans le Val-d'Oise

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 07:29

nouveau-logo-psQuel est le rôle du Parti ?

Beaucoup de militants et de responsables souhaitent fixer cette seule question comme l'enjeu du congrès de Toulouse ; c'est peut-être un peu réducteur, mais prenons alors cet angle pour démontrer que la question peut s'élargir. Et si l'on devait limiter le congrès à ce seul enjeu, on peut et on doit légitimement s'interroger au regard des déclarations de certains hauts responsables du PS.

Ainsi, François Rebsamen, président du groupe socialiste & républicain au Sénat, a indiqué voici une dizaine de jours : "Les Français ont tranché : pour cinq ans, l'orientation du PS, c'est le programme présidentiel...", mais alors dans ce cas, pourquoi convoquer et tenir un congrès ? Il est évident que le rôle de soutien et d'explication de la mise en œuvre des 60 engagements du président font partie des tâches naturelles du parti.

Alors, doit-on laisser aux seuls ministres et parlementaires socialistes le soin de discuter des conditions de la mise en œuvre des engagements ? Ici encore, les déclarations les plus contradictoires se sont fait jour (y compris après une forte parole présidentielle) : sur les gaz de schistes, le rythme, les choix et les méthodes de la transition énergétique, mais aussi fiscalité, droite de vote des étrangers aux élections locales, situations des Rroms, non-cumul des mandats, ou encore l'adaptation du redressement financier du pays à une réalité économique délicate (croissance atone)... on ne produit pas de richesses avec une rigueur, même habillée du mot de "sérieux" - sans parler de l'Espagne, du Portugal ou de la Grèce, regardez l'Italie, présentée comme le bon élève des réformes qui s'enfonce à nouveau dans la récession : cela ne marche pas !

logo_MLG-copie-1.jpgTous ces débats nécessaires sont portés par la motion 3 "Maintenant la Gauche".

On voit que sur tous ces sujets, le PS doit s'emparer du débat, ouvrir la discussion franchement avec les militants... pour ensuite parler d'une voix forte, à toute la gauche et au pays...

Notre tâche ne peut être seulement l'explication, le "renouvellement" des cadres et la préparation des municipales... Nous devons être le parti vivant qui permet par son débat d'apporter les idées nouvelles pendant cinq ans pour que le gouvernement réussisse. Nous mobiliserons la société si nos concitoyens ont le sentiment que le PS que je viens de vous décrire existe.

Frédéric FARAVEL

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 12:07

Comme chaque année la fédération valdoisienne du Parti Communiste Français invitait les partis de gauche à l'inauguration de son stand départemental de la Fête l'Huma. C'était le 14 septembre 2012, j'y représentais officiel la fédération du Val-d'Oise du Parti Socialiste. Le Parti de Gauche et la direction nationale du PCF étaient également présents. Selon moi, la fête de l'Huma est le rendez-vous naturels des militants et des sympathisants de gauche en septembre, quelles que soient leurs sensibilités politiques. S'il existe évidemment des désaccords entre nos partis, les débats, qui traversent la gauche, traversent également le Parti Socialiste, pivot essentiel de la nouvelle majorité pour le changement. On pourra s'en rendre compte leur du congrès de Toulouse en octobre prochain.

fete_de_lhuma_septembre_2012_3.jpg

Jean-Michel Ruiz, secrétaire départemental du PCF 95, a salué la présence des forces de gauche pour cette inauguration, et notamment le PS95 - pour une fois officiellement représenté.

fete_de_lhuma_septembre_2012_1.jpg

J'ai témoigné auprès des militants communistes de la volonté de dialogue des socialistes valdoisiens. A l'arrière plan, Pascale Le Neouannic et Patrice Lavaud du Parti de Gauche.

fete_de_lhuma_septembre_2012_2.jpg

Dominique Lesparre, Maire et Conseiller général communiste de Bezons, était également présent.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 07:41

(Grandeur et) décadence des chroniqueurs politiques... Beau tir groupé ce lundi : Thomas Legrand et Pascale Clark (la "biaiseuse" comme la surnomme le nouvel invité de Collin et Mauduit, Omer Simpson himself) de France Inter et Christophe Barbier de L'Express ont en commun posé la question terrible et stupide à la fois qui devrait agiter le landernau des gens qui savent mieux que les électeurs et les militants ce qu'il faut faire en politique...

AubryDuflotAinsi après le vote du conseil fédéral d'Europe-Ecologie/Les Verts rejettant au 3/4 le Traité Merkozy, après l'éructation véxée de Dany Cohn-Bendit (que je pensais plus attaché au fonctionnement démocratique... je suis moi-même jusqu'ici minoritaire dans mon parti, je ne traite pas les camarades avec qui je ne suis pas d'accord de "nuls"), la question de la présence de Pascal Canfin et de Cécile Duflot au gouvernement serait donc posée. Par ricochet, faut-il demander le départ de Benoît Hamon, exclure les députés et sénateurs socialistes qui vont voter contre le TSCG, et rejeter dans l'opposition les députés et sénateurs écologistes et chevènementistes ?

Rappelons au passage que la décision des camarades écologistes n'est une surprise pour personne : les responsables écologistes de Cécile Duflot à Jean-Vincent Placé, en passant par Pascal Durand, ont toujours dénoncé le caractère anti-démocratique et austéritaire du traité rédigé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Va-t-on recommencer avec Cécile Duflot le coup de lui reprocher les positions écologistes, désormais sur l'Europe, après l'avoir fait sur le cannabis ?

Faut-il rappeler que l'accord signé par le Parti Socialiste et EELV n'a jamais impliqué le vote favorable des écolgistes en faveur du Traité Merkozy ? et ce pour la meilleure raison du monde : les deux parties signataires étaient opposées radicalement à ce traité...

Faut-il également rappeler, puisque l'on explique depuis le 6 mai 2012 que tout le monde devait se rallier au seul programme de François Hollande, que notre Président de la République s'était engagé noir sur blanc à renégocier le traité Merkozy et à le compléter par un volet croissance (engagement n° 11) ? Le volet croissance, même faible, a été obtenu, la renégociation est totalement absente : pas une virgule n'a changé entre le texte de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel - aujourd'hui défendu bec et ongles par François Fillon et Jean-François Copé - et celui qui sera soumis aux parlementaires en septembre et octobre...

Faut-il même s'interdire de se poser des questions sur la loi organique triennale sur les finances publiques et le projet de loi de finances pour 2013 qui fixe un objectif de 3% de déficit budgétaire pour l'année prochaine ? En période de croissance anémiée et presque nulle, alors même que les prévisions de croissance du gouvernement ne cessent de s'amoindrir, il serait particulièrement hasardeux de maintenir cet objectif de 3% par principe, alors même que nous avons besoin de maintenir le pouvoir d'achat des Français (et la puissance publique crée de l'activité donc du pouvoir d'achat induit) pour relancer la croissance... C'est une des nombreuses questions que pose la motion 3 "Maintenant la gauche" conduite par Emmanuel Maurel, dans le congrès du PS.

Faut-il être pragmatique ou s'exposer à l'échec et se donner rendez-vous, comme l'a fait ce matin sur France Inter J.-V. Placé, pour un collectif budgétaire en juin ou juillet prochain révisant un objectif pour le moment trop ambitieux ?

Dans cette affaire, la cohérence, l'efficacité et le pragmatisme sont bien du côté des militants et parlementaires de gauche qui demandent de ne pas reporter à l'après TSCG la réorientation démocratique et sociale de l'Europe, qui défendent une Europe fédérale et budgétairement active (qui nous est refusée par ce traité) et demande à desserrer l'étau d'une rigueur qui ne dit pas son nom.

Frédéric FARAVEL

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 13:31

Depuis une dizaine de jours, une partie du monde arabo-musulman s'enflamme autour d'un mauvais film diffusé sur internet intitulé "L'innocence des musulmans". Les réactions à ce qu'on peinerait à qualifier d'oeuvre cinématographique (il faudrait inventer une catégorie inférieure à la série Z) ont donné lieu à des violences graves - notamment au Liban, en Tunisie, mais surtout en Libye - opérée par une minorité agissante salafiste... D'autres acteurs politiques tentent d'ailleurs d'instrumentaliser la situation : les Frères Musulmans égyptiens cherchent à relayer la colère de la rue pour ne pas être en reste avec leurs salafistes locaux, le Hezbollah a commandé des manifestations monstres à Beyrouth, et l'Iran conservateur a décidé d'attiser les flammes.

Charlie_Hebdo_19-09-2012.jpgOn le voit ici rien de spirituel ou de métaphysique mais, une fois de plus, de l'instrumentalisation politique éhontée. Pour emprunter les mots de Sophia Aram en début de semaines, si Dieu existe soit il doit complètement se foutre d'un film aussi insignifiant (j'opterais d'ailleurs pour cette hypothèse), soit il doit être choqué que des supposés croyant le croit à ce point incapable de régler le problème tout seul, ce qui en soi est bien plus vexant que le film lui-même.

L'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a dans ce contexte choisi de publier un numéro dont une large part a été consacré à la critique des variantes les plus fondamentalistes de l'Islam, comme il caricature généralement avec acidité l'ensemble des autres religions. L'édition s'est arrachée et a été épuisée en moins d'une journée, une seconde édition devrait être publiée ce vendredi.

On peut discuter longuement des motivations de la rédaction de Charlie - serait-elle pécunière ("vendre du papier") ? mais on connait les risques d'attentat contre le journal et vendre beacoup un jour était évidemment contrebalancé dans leur esprit par la possibilité de voir à nouveau leurs locaux et leur matériel partir en fumée... on peut également discuter du bon goût ou du mauvais goût des dessins proposés, de leur qualité et de leur pertinence, mais cela reste en l'occurence du registre de la controverse artistique.

Je fus donc particulièrement consterné d'entendre des responsables politiques de gauche - qui doivent défendre par dessus tout la liberté d'expression et la conception laïque du vivre ensemble - ou des journalistes (qui sous prétexte qu'ils défendaient par ailleurs leur liberté) dénoncer l'irresponsabilité du journal, désapprouver l'initiative et rappeler qu'on peut attaquer la publication. Le droit à l'irrévérence, la possibilité de relater y compris sous forme satirique et humoristique tous les sujets ne saurait être contester d'une quelconque manière que ce soit, pour peu que le propos ne soit pas une incitation à la haine (et la jurisprudence en l'occurence ne permet pas de placer Charlie Hebdo dans le même sac que "Riposte laïque" ou le FN). C'est justement au moment où des islamistes violents agissent qu'il faut réaffirmer frontalement la possibilité de dénoncer, critiquer, moquer. Sans concession... Sinon c'est l'obscurantisme et la violence qui l'auront emporté.

Je voudrai également ajouter que je suis étonné que de nombreux défenseurs de Charlie Hebdo utilisent dans leur argumentaire le concept de droit au blasphème. Quelle est la définition du blasphème : "Blasphème : une parole ou un discours qui insulte violemment la divinité." ( Le Petit Larousse); "toute parole de malédiction, reproche ou irrespect prononcé contre Dieu." (Francisco Suárez). Il est selon moi impossible dans le cadre d'une société sécularisée, où la religion n'est pas la norme de définition des rapports sociaux de défendre la laïcité et de tenir un discours cohérent en utilisant le terme de "Blasphème" : qui d'ailleurs serait abilité à distinguer ce qui tient du blasphème ou ce qui n'en est pas ? Forcèment des croyants, et parmi les plus rétrogrades, qui ainsi imposeraient leur pensée et leur vision à tous les autres.

Je suis croyant, de confession protestante, mais dans une société laïque je ne comprend même pas que l'on puisse concevoir la pertinence même du concept de "blasphème" ; utiliser ce vocabulaire, c'est utilisé le vocabulaire des adversaires de la liberté de conscience, des adversaires de la liberté tout court, c'est leur donner une première victoire. Rappelons au passage qu'une des revendications phares de l'organisation de la conférence islamique, qui regroupe en son sein la presque totalité des pays de culture musulmane (et bien peu pour le grand malheur de leurs populations de gouvernements démocratiques), est d'établir en droit international le délit ou le crime de blasphème. En droit, le terme même ne devrait tout simplement pas exister.

CQFD

Frédéric FARAVEL

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 07:07

Marie Noelle Lienemann Le Figaro 07-08-2012Marie-Noëlle Lienemann explique ainsi le contexte du congrès de Toulouse et les enjeux pour les socialistes et toute la gauche, alors qu'il est plus que jamais impératif de réussir le changement :

"Le congrès de Parti Socialiste va se tenir les 26/27/28 Octobre. Les militants voteront sur les différentes motions le 11octobre. Dès la phase des contributions, j'ai souhaité que le débat puisse avoir lieu sur le fond, tant la période impose un parti socialiste, acteur du changement, capable de faire vivre, en son sein, l'unité et la diversité et décidé d'engager une nouvelle étape de sa rénovation.

Les socialistes et la gauche auraient tout à perdre d'un congrès verrouillé, d'un congrès pour rien - comme certains le disent déjà-, d'accepter que l'essentiel - s'agissant de la ligne politique, comme de la configuration de la direction- soit joué d'avance. 

L'été a confirmé les risques, mais les adhérents et les militants peuvent se faire entendre en votant pour la motion qui rassemble l'aile gauche du PS - 3 contributions- mais aussi des militants de la sociale-écologie et de la rénovation des pratiques politiques, comme nos amis d'Utopia.

La motion «Maintenant la gauche» fédère toutes ces énergies,  fait des propositions en lien avec l'actualité (Refus du TSCG et de l'austérité,  réorientation de l'UE, débat sur les choix budgétaires, réforme fiscale, lutte contre les fermetures d'entreprises, ré-industrialisation, création de la banque publique d'investissement à la hauteur des enjeux, sortie du nucléaire et transition énergétique, gaz et huiles de schistes, droit de vote des étrangers aux élections locales, non cumul des mandats).

emmanuel maurelEmmanuel Maurel en est le premier signataire, il incarne le renouveau, mais aussi la fidélité à des engagements à gauche. Il a toute ma confiance et je trouve très important et prometteur qu'il porte nos propositions et notre rassemblement.

Aussi j'appelle tous les socialistes à soutenir notre motion Maintenant la gauche !

Pour lire la motion, nous apporter votre soutien, prendre contact avec nos représentants départementaux, vous pouvez le faire sur le site.

                                 www.maintenantlagauche.fr

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 13:34

banniere_MLG.jpgDepuis le 6 mai et le 17 juin 2012, la gauche française - et en son sein le Parti Socialiste qui en est plus que jamais le pivot - a conquis le pouvoir, disposant en parallèle d'atouts inédits en terme de situation politique pour réaliser le changement : Présidence de la République, Assemblée nationale, Sénat, Régions, Départements, grandes villes... Le Parti Socialiste détient dans chacune de cette instances ou strates territoriales, la majorité - seul ou en partenariat avec les écologistes, les radicaux, les chevènementistes et le Front de Gauche.

Une telle situation n'était jamais arrivée, offrant à la gauche les outils pour redresser puis transformer le pays, mais l'obligeant évidemment à une terrible responsabilité.

Par ailleurs, les évolutions institutionnelles impliquent, sauf accident improbable, que le PS n'aura pas à régler dans les 5 années à venir la question du leadership qui l'a tant empoisonné pendant 10 ans, après l'échec de Lionel Jospin à la présidentielle et la gifle politique du 21-Avril.

Le congrès de Toulouse pourrait donc être ce moment tant attendu où les socialistes peuvent enfin aller au fond de leurs interrogations sur la meilleure manière de réussir le changement qu'ils sont promus, pas simplement autour des 60 engagements de François Hollande, mais au-delà sur le long terme - car il nous faudra emporter 2017 pour transformer réellement la société -, et parce que le Parti Socialiste avait élaborer un projet politique plus large adopté par les militants en juillet 2011.

C'est sur la base qu'il faut poursuivre le travail.

Pourtant, tant sur le choix du calendrier - extrêmement contraint - que sur l'image qu'a donné d'elle-même une partie des dirigeants du PS, pour choisir le premier signataire de la motion dite "majoritaire", premier signataire considéré automatiquement comme le "nouveau" (ou pour les plus respectueux des formes "futur") Premier Secrétaire, le PS n'a pas été à la hauteur du travail accompli pendant 3 ans avec Martine Aubry et de l'organisation des Primaires Citoyennes.

Pourtant, le PS doit aborder tous les débats qui peuvent éclairer la marche du gouvernement et nous permettre d'anticiper l'évolution de la situation politique. En effet, si ce gouvernement échoue, ce n'est pas une autre gauche plus radicale qui se lévera, mais une droite dure alliée à l'extrême droite.

À nous de veiller que le redressement dans la justice promis par la gauche soit une rupture à la fois volontariste et pragmatique, avec les politiques qui ont conduit la France et l'Europe au bord de la récession. À nous de trouver la voie pour une réelle et profonde réorientation de la construction européenne, pour que l'Union devienne plus démocratique, plus sociale et porte un nouveau modèle économique dans un monde toujours plus troublé. On ne peut pas d'un côté expliquer que l'on s'oppose au traité Merkozy puis soutenir une motion qui défend l'adoption de ce traité austéritaire. Voilà une posture qui déstabilise les socialistes au moment où ils doivent renforcer la bataille culturelle pour une Europe où vive la souveraineté populaire.

Parlons salaires ! Parler de tous les salaires, donc aussi des retraites et de l'allocation autonomie. Travaillons ensemble au rétablissement de l'ordre public social par la restauration du droit DU travail et du droit AU travail… Engageons enfin la révolution fiscale dont notre pays et l'Europe ont besoin !

Engageons franchement et réellement dans la transition énergétique, en décidant aujourd'hui la sortie progressive du nucléaire et en développement des modes de production et de consommation plus sobres et plus efficaces. Sachons réinterroger les « vaches sacrées » de la société de consommation pour choisir une société solidaire et durable.

L’État doit redevenir un acteur de l'économie. Reconstruisons une véritable stratégie industrielle, où les salariés aient leur mot à dire et où l'économie sociale et solidaire. Défendons et renforçons nos services publics. Créons l'environnement favorable à une réappropriation citoyenne de l’économie et ouvrons le débat pour étendre la gratuité pour un accès universel aux droits et biens fondamentaux.

Redonnons à la laïcité une vision offensive, établissons concrètement l'égalité femmes-hommes et faisons reculer toutes les discriminations. Faisons vivre la priorité à la jeunesse annoncée par le président en refondant l'école et en restaurant l'université publique pour tous. L'égalité des territoires (sécurité, culture, développement urbain, décentralisation, logement, Outre Mer) doit structurer l'ensemble de nos politiques.

Il est temps de rompre avec la dérive présidentialiste et providentialiste du régime en redonnant toute sa place au parlement, en le rendant plus éthique, plus démocratique et plus efficace. Après des années à faire progresser l'idée de la VIème République parlementaire et primo-ministérielle dans la gauche et le PS, ses principaux hérauts ont déserté ce combat. Maintenant la Gauche est la seule à rependre cette exigence démocratique.

Dans un monde en permanente ébullition, bouleversé par la dérégulation financière et commerciale, les socialistes doivent retrouver les fondements de leur engagement internationaliste en promouvant de nouvelles règles multilatérales et la souveraineté alimentaire. Agir pour la paix dans le monde et pour le désarmement doit redevenir un combat socialiste.

Nous devons proposer à tous nos partenaires politiques, syndicaux et associatifs, les espaces et les outils pour construire en commun l'avenir de la France et de l'Europe : concertons-nous, élaborons des réflexions et des actions communes. Le PS doit rester le parti exemplaire qu'il a été depuis près de 4 ans, fort de sa démocratie interne et capable de mobiliser les citoyens (notamment avec le Primaires). Avec des militants mobilisés et formés, 26. nous populariserons d'autant mieux les réformes du gouvernement que le PS en aura débattu en amont.

Frédéric FARAVEL

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