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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 09:14
décomplexée on vous dit...
La police de proximité c'était de la merde, mais maintenant on a le droit de faire le contraire pourvu qu'on change l'intitulé... 
En Seine-Saint-Denis, Michèle Alliot-Marie plaide pour une "police localisée"
LEMONDE.FR avec AFP | 03.07.07 | 09h43  •  Mis à jour le 03.07.07 | 09h53

our la première "réunion de cohésion" en Seine-Saint-Denis, dont elle avait annoncé la tenue après la publication d'un rapport en décembre 2006 évoquant un "climat d'insécurité permanent" dans ce département, Mme Alliot-Marie a rencontré pendant plus de 2 heures des élus locaux et des responsables d'associations à Montfermeil, lundi 2 juillet. A cette occasion, la ministre de l'intérieur s'est prononcée en faveur de l'instauration d'une "police localisée, une police qui connaît les principaux responsables" de la délinquance.Interrogée, notamment par le maire UMP de Montfermeil, sur la disparition de la police de proximité, la ministre a rappelé avoir "toujours dénoncé une police qui consiste à faire autre chose (...) que le travail de police, par exemple jouer au foot avec les jeunes". "Or chacun doit être dans le cadre de ses responsabilités", a-t-elle jugé. Elle a cependant reconnu que, pour être efficace, la police doit être"depuis un certain temps sur une zone géographique qu'[elle] connaît".

"LES PREMIERS CONCERNÉS N'ONT PAS PRIS LA PAROLE"

Des responsables du collectif AC le feu ont regretté que les policiers ne se soient pas exprimés. "On était là à parler du rapport police-citoyens-jeunes et les premiers concernés n'ont pas pris la parole, n'ont pas exprimé leur ressenti alors qu'on leur tendait une perche, c'est dommage", a ainsi constaté Fatima Henry.

Répondant à un participant qui estimait que le problème était "surtout celui de l'insécurité sociale", Mme Alliot-Marie a annoncé la tenue de "plusieurs autres réunions dans d'autres villes du département, probablement [avec] trois ou quatre autres ministres du gouvernement".

 

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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 13:32
A Brest, les militants du PS ne parviennent plus à cacher leurs divergences sur la méthode Royal
LE MONDE | 30.06.07 | 12h34  •  Mis à jour le 01.07.07 | 17h40
BREST, ENVOYÉ SPÉCIAL


es luttes intestines qui minent la direction du PS se répercutent et rebondissent à la base du parti. D'ordinaire soucieux d'afficher leur unité pour mieux condamner l'atmosphère qui prévaut Rue de Solférino, secrétaires de section et simples adhérents ne parviennent plus à masquer leurs désaccords. Apparaissant au grand jour maintenant que les échéances électorales sont passées, la ligne de fracture est simple : il y a les "pro" Ségolène Royal d'un côté, les "anti" de l'autre.

Sollicitée par Le Monde, la fédération du Finistère a réuni, jeudi 28 avril, en marge d'un conseil fédéral, quelques militants qui ont accepté d'évoquer leurs préoccupations et d'en débattre. Curieusement isolée au milieu d'une demi-douzaine de partisans de Dominique Strauss-Kahn, l'unique "royaliste" de ce groupe est âgée de 61 ans. Retraitée de l'éducation nationale, membre du PS depuis 1975, Annie Loneux est déléguée de la circonscription de Morlaix, où l'ancienne garde des sceaux Marylise Lebranchu vient d'être réélue députée.

 

L'entrée en matière rappelle la soirée électorale du second tour de l'élection présidentielle, lorsqu'était apparue à la télévision le visage étrangement radieux de la candidate battue : d'emblée, Mme Loneux se dit "euphorique", quand ses voisins font plutôt triste mine. L'ancienne enseignante ne trouve rien à redire à la campagne de Mme Royal, si ce n'est qu'elle a "manqué de temps" pour venir à bout des "réponses simplistes" de Nicolas Sarkozy. Autour de la table, ses amis rongent leur frein.

 

Un terrain d'entente s'esquisse, sur le dos du parti et (implicitement) du premier secrétaire, François Hollande. "Ségolène Royal a payé le manque de travail au sein du PS", relève Pierre Karleskind, 27 ans, adhérent depuis 2005. Alain Queffelec, 56 ans, trésorier de la fédération, dénonce les effets pervers de la synthèse : "On a raté une marche au congrès du Mans, lorsqu'on a mis un couvercle sur une cocotte." "L'appareil n'est plus en capacité de faire participer ses propres adhérents", renchérit Marc Coatanea, responsable du PS à Brest. "On n'a pas de réponse cohérente sur les problèmes graves de la société", affirme à son tour la secrétaire fédérale et conseillère régionale Forough Salami.

 

Annie Loneux s'enhardit, vante les mérites d'une candidate qui "a abordé avec courage des sujets occultés par le PS", regrettant même qu'elle n'ait "pas pu développer son idée d'encadrement militaire". "Mais ça sortait d'où ? C'était de l'improvisation !", s'exclame Yohann Nedelec, 30 ans, conseiller municipal d'une commune de l'agglomération brestoise, tandis que Mme Salami dénonce une "approche trop sécuritaire de la société". "On n'a pas réussi à rendre Ségolène Royal crédible", relève Jean-Paul Cosme, 50 ans, secrétaire de section à Brest.

 

La distance qui a séparé la candidate de son parti pendant la campagne ? Chacun s'accorde à dire que les responsabilités sont partagées. Mais la concurrence des comités Désirs d'avenir a laissé des traces, et sa persistance est sévèrement condamnée. "La solution n'est pas dans cette structure parallèle. Vouloir trouver une réponse hors du PS serait extrêmement dangereux", prévient Marc Coatanea.

 

Les souvenirs sont amers et encore vifs. Du coup, les récentes déclarations de Mme Royal, jugeant que le smic à 1 500 euros et la généralisation des 35 heures étaient "des idées qui ne sont pas crédibles", ont été reçues comme l'huile sur le feu. Et lorsqu'Annie Loneux s'emploie à les défendre, soulignant la franchise de "Ségolène" comme un trait qui la distingue des "éléphants", c'est le tollé autour de la table.

 

"Les gens étaient scandalisés ! Mon portable n'a pas arrêté de sonner !", s'emporte Yohann Nedelec. "Si elle le pensait, il fallait le dire pendant le débat interne !", s'exclame Marc Coatanea. "Elle s'est fait élire sur une tromperie", tranche Jean-Paul Cosme. S'inquiétant de la composition très strauss-kahnienne de cet échantillon, le nouveau député du Finistère, Jean-Jacques Urvoas, conseille d'interroger ensuite deux autres "royalistes".

 

Nouvelle adhérente de 28 ans, Annaïg Tanné se dit "inquiète et déçue par l'ego des éléphants, qui veulent "casser du Ségo" pour avancer". "On est arrivé à un stade de saturation où ça va forcément craquer", prédit-elle. De vingt-sept ans son aîné, Bernard Pellé use du vocabulaire plus prudent de celui qui en a vu d'autres : "On a connu de meilleures périodes", convient-il.

 

Jean-Baptiste de Montvalon
Article paru dans l'édition du 01.07.07

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 09:48

Référendum : le PQ pourrait attendre trois mandats
Québec - cyberpresse.ca - vendredi 29 juin 2007 - Paul Roy

S'il était porté au pouvoir, le PQ pourrait attendre jusqu'à une 12ne d'années ou plus avant de déclencher un 3ème référendum sur la souveraineté. C'est Pauline Marois elle-même qui l'a admis hier, en répondant à une journaliste qui lui demandait s'il était possible qu'il n'y ait pas de référendum sur la souveraineté du Québec «pendant un, deux ou trois mandats» advenant l'élection du PQ.

«Oui, a répondu spontanément la nouvelle leader péquiste. Parce que ça dépendra du moment où les gens nous diront qu'ils veulent qu'on tienne un référendum ou qu'on les consulte sur cette question-là

Et comment déterminera-t-elle le moment où les Québécois seront prêts à se prononcer sur l'avenir du Québec? Elle dit se fier à leur intelligence et croire que «les gens seront capables de nous dire quand ils seront prêts à choisir leur destinée». "Et j'espère que je n'aurai pas à gouverner pendant un, deux ou trois mandats avant d'atteindre ce but."

Cela faisait quelques semaines que Mme Marois prenait ses distances par rapport à ce que plusieurs ont appelé «l'obsession référendaire» péquiste. Hier, elle a été plus loin : 3 mandats, surtout s'ils sont entrecoupés de périodes dans l'opposition, cela peut commencer à ressembler aux calendes grecques
«Ça ne veut pas dire qu'on va rester passifs, a toutefois précisé Mme Marois. On va agir sur tous les fronts. (...) Ça va dépendre de notre capacité de nous mobiliser, d'aller rencontrer les gens, de les écouter, de répondre à leurs attentes, leurs questions, leurs inquiétudes

«Soyons plus convaincants, a renchéri le leader parlementaire péquiste François Gendron. Allons plus vite, voyons plus de monde. Sortir, parler, convaincre, écouter, entendre. Et quand on aura fait ça, ça se peut que ça progresse un peu plus

Pour l'instant, le programme adopté en 2005 prévoit toujours la tenue d'un référendum le plus rapidement possible à l'intérieur d'un éventuel premier mandat. Ce programme devra donc être modifié dans un congrès ou un conseil national.
«Je vais faire une proposition à l'exécutif national, que je rencontre d'ailleurs ce soir, je vais commencer par en débattre avec eux, a précisé Mme Marois. C'est évident que je ne peux faire ces changements ou proposer ces changements sans qu'il y ait une consultation des membres

La question référendaire n'est d'ailleurs pas le seul aspect du programme auquel elle veut apporter des changements. Ces derniers temps, elle a beaucoup évoqué la nécessité de remodeler la vision péquiste de la social-démocratie. En matière sociale, elle a maintes fois exprimé ses réticences face aux mesures "mur à mur". Elle est également en faveur du dégel des droits de scolarité - alors que le PQ défendait le gel lors de la dernière campagne électorale.

Mme Marois, accompagnée de M. Gendron, avait choisi de rencontrer la presse avant une réunion du caucus des députés péquistes, hier matin. La veille, la politicienne de 58 ans avait été nommée chef du PQ au cours d'une fête réunissant 800 militants, au Capitole de Québec.
Elle compte prendre 2 semaines de vacances avant de poursuivre sa préparation en vue de la rentrée parlementaire d'octobre. Une de ses priorités sera d'être élue députée. Une possibilité pourrait s'offrir à elle si son prédécesseur, André Boisclair, décidait de libérer sa circonscription de Pointe-aux-Trembles, dans l'Est de Montréal.

Pour l'heure, M. Boisclair n'a toutefois pas donné d'indications en ce sens. Il n'a pas été vu à l'Assemblée nationale depuis sa démission, le 8 mai dernier. Il n'était pas à la réunion du caucus péquiste d'hier matin.

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 09:26
Rocard hospitalisé en urgence en Inde

REUTERS
 
 
Victime d'une hémorragie cérébrale à Calcutta, l'ancien Premier Ministre s'est fait retirer un caillot de sang. L'opération s'est bien passée, mais il "n'est pas encore hors de danger", selon les médecins indiens.
 
Par Libération.fr (avec Reuters, AFP)
 
LIBERATION.FR : samedi 30 juin 2007
 
L'ancien Premier ministre français Michel Rocard a subi une opération d'urgence au cerveau après avoir été victime d'un malaise provoqué par une hémorragie cérébrale lors d'un séjour en Inde, où il s'est rendu avec son épouse pour participer à une réunion de la Fédération indienne des associations des Nations unies.

 "Il était très malade et ne pouvait ni respirer ni parler; donc, nous l'avons hospitalisé et nous avons procédé d'urgence à des examens de son cerveau", a déclaré le Dr G.K. Prufty, neurochirurgien à l'hôpital de Calcutta, dans l'est de l'Inde. "Nous l'avons opéré pour retirer un caillot de sang. L'opération s'est bien passée mais il n'est pas encore hors de danger", a-t-il ajouté.

"Il a été victime d'une hémorragie cérébrale. Il a été opéré pour réduire un hématome qui comprimait le cerveau", a précisé Rupak Barua, directeur de l'établissement, un des meilleurs hôpitaux de la ville. Selon les autorités indiennes, une équipe médicale française est en route pour Calcutta afin de s'informer de l'état de santé de Michel Rocard, qui aura 77 ans le 23 août. L'homme politique est en soins intensifs et restera en observation pendant au moins 72h.

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 12:55

benoithamon.jpgAnalyse succincte des résultats du Conseil Européen de Bruxelles des 21 et 22 juin 2007

par Benoît Hamon, député européen, secrétaire national du PS chargé du projet européen

Les "conclusions de la présidence" de ce Conseil européen, le dernier sous présidence allemande, contiennent un "projet de mandat pour la CIG (conférence intergouvernementale", qui reprend l'accord politique intervenu quant au contenu du prochain Traité.

 

Remarquons d'emblée donc que ce "projet de mandat" (15 pages sur les 31 des conclusions) ne représente aucunement un document juridiquement contraignant. Le texte qui sera in fine le fruit des travaux de la CIG pourrait donc très bien s'en écarter, cela dépendra de l'attachement des négociateurs aux termes de l'accord politique.

 

D'ailleurs, un certain nombre d'éléments sont extrêmement précis et déjà pré-rédigés pour être insérés dans le prochain traité, alors que sur d'autres sujets les indications du projet de mandat sont nettement plus vagues et laissent une certaine marge de manœuvre à la CIG.

 

Cette CIG doit être convoquée dans les plus bref délais, suite à l'accomplissement des formalités nécessaires, dés le mois de juillet. Avant fin 2007 un nouveau projet de Traité devrait donc être soumis à la ratification des Etats membres, et conduire à une entrée en vigueur avant les élections européennes de 2009, le conditionnel est cependant de rigueur par rapport à ce calendrier optimiste.

(*) Jean Claude Juncker, président de l'Eurogroupe

 

Le principe, une "Constitution moins"

 

Le principe qui est à la base de ce texte est celui d'une reprise intégrale du texte du projet de "Traité établissant une Constitution pour l'Europe", sauf modifications (suppressions, remplacements, ajouts) expressément mentionnés.

 

Intitulé : de la Constitution au "Traité modificatif" ou "Reform Treaty"

 

Le premier changement est celui de l'abandon du "concept constitutionnel". En lieu et place d'un texte unique remplaçant l'ensemble des traités fondateurs, le prochain Traité, dénommé "traité modificatif" se propose d'amender, tout en les laissant intacts pour l'essentiel, le Traité sur l'Union Européenne, TUE (traité de Maastricht) d'une part, et le Traité instituant la Communauté Européenne, TCE (traité de Rome), d'autre part, désormais intitulé "Traité sur le fonctionnement de l'Union".   

 

L'abandon du concept constitutionnel emporte non seulement l'abandon des symboles (drapeau et hymne) mais aussi celui d'une hiérarchie de normes plus compréhensible (loi, loi-cadre, acte d'exécution etc.) et un retour à la terminologie communautaire classique (directive, règlement, décision etc.).

 

Par contre l'Union aura bien une personnalité juridique unique et distincte, et le système des trois piliers est aboli (d'ailleurs, le terme "Union" doit remplacer partout le terme "Communauté").

 

Inventaire des modifications par rapport au "traité établissant une Constitution pour l'Europe"

 

Objectifs de l'Union

La "concurrence libre et non faussée" ne figure plus parmi les objectifs de l'Union, et de plus (dans le paragraphe relatif aux relations extérieures), elle "contribue à la protection de ses citoyens".

 

L'impact de la disparition de la mention de la "concurrence libre et non faussée" doit cependant être relativisé par deux considérations : d'une part les diverses dispositions relatives au droit et à la politique de la concurrence, et aux vastes pouvoirs de la Commission en la matière, ne sont pas touchés, d'autre part un protocole "sur le marché intérieur et la concurrence" est ajouté qui rétablit le rôle fondamental de la concurrence.

 

La Charte des droits fondamentaux

Ne figure plus in extenso dans les traités, mais une référence à son contenu et à sa force contraignante demeure, moyennant une sorte de "opt out" généralisé au bénéfice du Royaume Uni et d'une réserve polonaise qui semble être destinée à la protéger d'une vision trop progressiste des droits fondamentaux en matière de droit familial et d'intégrité humaine (avortement et mariage des homosexuels ?)

 

 

Du Ministre des Affaires Etrangères au "Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité"

L'intitulé de cette fonction change mais son rôle et ses pouvoirs demeurent inchangés, moyennant des protocoles et déclarations visant à pérenniser le caractère "intergouvernemental" de la PESC ainsi que la possibilité pour les Etats Membres de continuer à suivre une politique étrangère autonome, notamment au Conseil de Sécurité des Nations Unies.

 

Les services publics

Ce qui est certain c'est qu'un nouveau protocole "sur les services d'intérêt général", à la terminologie généreuse mais à la portée juridique concrète douteuse, est rajouté. Par contre la question de savoir si l'amendement à l'ancien article 16  obtenu lors de la Convention créant une base légale pour une directive cadre horizontale sur les services publics est maintenu est controversée. La polémique devra être réglée par la CIG.

 

Institutions, compétences et fonctionnement

L'essentiel des réformes institutionnelles de la "Constitution" est préservé, notamment quant à la présidence stable du Conseil européen, à la Commission (composition, élection et pouvoirs de son président), à la liste des formations du Conseil, à l'extension des domaines à la majorité qualifié et en codécision avec le Parlement, aux modalités des coopérations renforcées, à l'initiative citoyenne, aux "clauses passerelle". Le rôle des parlements nationaux est renforcé, notamment par une procédure de retardement de la procédure législative afin de protéger la subsidiarité. Notons cependant des nouveaux opt-outs pour les britanniques en matières de JAI, ainsi que le renvoi à une proposition du PE à venir pour la composition future de ce même PE.

 

La Double Majorité

Le système de majorité qualifiée au Conseil représentant 55% des Etats membres et 65% de la population est préservé mais son application est renvoyé à 2014 voir 2017, de plus une "quasi minorité de blocage" dispose désormais de procédures de retardement d'adoption de législations.

 

Conclusion

 

Ayant adopté comme base de travail le projet de "Constitution", l'accord politique intervenu à Bruxelles en reproduit les défauts et les lacunes.

 

Plusieurs domaines politiques majeurs restent en dehors du processus de "démocratisation" de la prise de décision (fiscal, social, budgétaire, affaires étrangères et défense), rendant impossible ou très improbables une action politique européenne positive dans ces matières. De plus, l'arsenal "libéralisateur" (marché unique et concurrence) demeure intact et puissant.

 

Avec ce nouveau texte, la possibilité de renverser l'orientation de la politique des institutions européennes dans un sens conforme à nos thèses demeure toujours aussi éloignée.

 

Convergences des standards sociaux, lutte contre le dumping fiscal, dépassement de la logique du juste retour dans les négociations budgétaires par une véritable capacité d'imposition et d'emprunt pour l'Europe, protection et développement des services publics, tous ces objectifs sortent diminués de cette négociation.

 

Quant aux prétendus acquis de Nicolas Sarkozy dans la négociation (concurrence, services publics, protection des citoyens), ils sont purement symboliques et n'auront probablement aucune portée effective.

 

Les autres modifications apportées au projet de Constitution visent essentiellement à ménager des opt-outs, dérogations et autres mise en oeuvre différées au bénéfice de la Grande Bretagne et  de la Pologne. Différentes procédures de "freinage" ont de plus été instaurées au bénéfice des parlements nationaux et de minorités d'Etats Membres qui ne feront que rendre les processus de prise de décision plus long et compliqués.

 

Au final, selon la formule de Juncker, ce "traité simplifié" est en réalité très compliqué et peu lisible.

 

En tout état de cause, la vigilance reste une nécessité au moins jusqu'à la conclusion des travaux de la CIG et pendant la phase de la ratification.

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 10:28

La présidente d'élection, Lyne Marcoux, a déclaré aujourd'hui : «Je n’ai reçu qu’un bulletin de candidature qui remplissait les critères que les membres du Parti Québécois s’étaient donnés. Madame Pauline Marois devien[t] [...] la 7e chef du Parti Québécois ».

Dans son discours, Mme Marois a également répété son intention de revoir la conception péquiste de la social-démocratie. «Cessons d'avoir peur ! Peur d'être lucides ! Peur d'être solidaires ! Peur des mots ! Peur d'avoir l'air intolérants ! Peur de faire les choses autrement ! Peur de la richesse (...) Ce n'est pas parce que nous parlons de richesse que nous abandonnerons les exclus. Et nous créerons cette richesse dans une perspective de développement durable. Ce n'est pas parce que nous parlons de valeurs individuelles que nous abandonnons les valeurs communes

Pauline Marois est prête à dissocier le Parti québécois de tout projet de référendum sur la souveraineté pour un temps indéterminé. Le Parti Québécois rentre vraisemblablement dans une période de confusion.

Télécharger la revue de presse en cliquant ici.

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 09:01
"Ah ben voilà un gars qui l'est bien !" se sont dits beaucoup de gens dans la campagne électorale, "le p'tit Nico il va baisser les impôts des riches, parce qu'ils en ont besoin pour nous augmenter, et pis il va pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite - car ça coûte cher ma bonne dame - mais sans supprimer de postes d'infirmières, de policiers, d'enseignants... tout ça ! et pis on fera mieux avec moins, et pis on réduira la dette, et pis on augmentera les fonctionnaires parce qu'ils travailleront mieux avec moins de collègues parasites..."
donc on vous l'avait pourtant dit que ce n'était pas possible de ne pas remplacer un départ sur deux dans la fonction publique sans toucher aux grands postes d'emplois ; donc les cadeaux fiscaux aux plus riches  vont naturellement être payés par la dégradation des conditions d'enseignement... CQFD...
Mais bon c'est Sarko maintenant le président...

 

Les syndicats d'enseignants dénoncent une "saignée"
NOUVELOBS.COM | 29.06.2007 | 08:59

L'annonce par le ministre Xavier Darcos de la suppression de 10.000 postes en 2008 provoque la colère des syndicats. L'Unsa-Education fustige un "pilotage par la seule approche budgétaire". La FSU prévient qu'elle va "organiser la riposte".

Une classe de lycée

Une classe de lycée (Sipa)

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a annoncé jeudi 28 juin la suppression de 10.000 postes dans l'Education nationale en 2008. Un chiffre qui a provoqué, jeudi soir, la colère unanime des syndicats d'enseignants.
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l'Education, dénonce une "logique comptable à courte vue, qui sacrifie l'avenir, compromet l'objectif d'assurer la réussite de tous et laisse présager un nouveau creusement des inégalités".

"Organiser la riposte"

Il estime que les suppressions de postes vont provoquer "une dégradation des conditions de travail et des conditions d'enseignements." "Si ces annonces se confirment, la FSU fera tout pour organiser la riposte la plus unitaire possible", prévient Gérard Aschieri.
Le Snes-FSU, syndicat majoritaire dans les collèges et les lycées, rejette pour sa part ce qu'il qualifie de "saignée pour l'Education nationale", alors que "les effectifs à la rentrée 2008, tels qu'ils sont prévus par le ministère, augmentent de plus de 20.000 élèves (premier et second degrés confondus)".
"C'est le second degré qui va être frappé de plein fouet par ces nouvelles suppressions d'emplois", qui ne seront "possibles qu'en amputant fortement l'offre d'enseignement" et "en augmentant la charge de travail des personnels", ajoute le syndicat.

"Augmentation du nombre d'élèves par classe"

De son côté, l'Unsa-Education fustige "la dégradation brutale et programmée de l'emploi public" et "ce pilotage par la seule approche budgétaire".
"Ce ne sont donc pas les exigences d'un service public de qualité, au service de la réussite de tous les élèves qui priment mais bien la seule obsession comptable", estime la deuxième fédération du monde éducatif.
Enfin le président des lycéens de la Fidl, Tristan Rouquier, affirme qu'"alors que l'Education nationale manque déjà d'encadrement, et particulièrement dans les lycées, le ministre annonce une nouvelle réduction de postes pouvant mener à une inquiétante augmentation du nombre d'élèves par classe et à une dégradation des conditions de vie dans les lycées".

Emplois aidés

Le ministre de l'Education a estimé "aux alentours de 10.000" le nombre de postes supprimés dans l'Education nationale au budget 2008, lors d'une interview sur BFM TV, jeudi. Selon Xavier Darcos, 8.000 postes devraient disparaître dans le domaine "des emplois aidés et de tout ce qui concourt à la vie scolaire dans le second degré en ne remplaçant pas un emploi équivalent temps plein sur deux", a précisé le ministre à l'antenne. Le nombre exact des suppressions d'emplois à l'Education nationale est en discussion avec le ministère du Budget dans le cadre du projet de loi de finances pour 2008, précise-t-on au ministère de l'Education nationale.

Options

Le ministre a préconisé un certain nombre d'aménagements de l'offre scolaire, comme l'idée de "regrouper des options", "changer les programmes" et recourir aux heures supplémentaires pour les professeurs. "Si nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d'être moins nombreux mais d'avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants d'heures supplémentaires importants, nous pouvons sans doute trouver des ajustements", a-t-il expliqué. Xavier Darcos a aussi précisé que les arbitrages sur la répartition des non remplacements de 30 à 40.000 fonctionnaires, annoncés par Eric Woerth, seraient pris "au mois d'août". (avec Reuters)

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 08:56
Patrick Devedjian s'excuse après avoir traité Anne-Marie Comparini de "salope"
LEMONDE.FR Avec AFP | 28.06.07 | 23h00  •  Mis à jour le 29.06.07 | 07h49

e secrétaire général délégué de l'UMP, Patrick Devedjian, a traité l'ancienne députée du Rhône Anne-Marie Comparini de "salope", dans un reportage diffusé mercredi par la chaîne lyonnaise TLM.

Comparini
envoyé par TDLYON

Dans ce reportage consacré aux premiers pas parisiens des députés du Rhône nouvellement élus, Michel Havard (UMP) et Pascale Crozon (PS), on voit Renaud Muselier, député des Bouches-du-Rhône, présenter M. Havard à Patrick Devedjian en lui expliquant qu'il a battu Anne-Marie Camparini.

Le secrétaire général délégué de l'UMP a adressé un communiqué, jeudi soir, pour regretter "son interjection déplacée". Patrick Devedjian "renouvelle toute son estime et son amitié" à l'ancienne députée UDF du Rhône. Il "déplore" également "la diffusion du Dailymotion d'images volées lors d'une conversation privée". Selon son entourage, "ces propos n'avaient aucune vocation à être diffusés".

Patrick Devedjian s'est entretenu dans la soirée avec Mme Comparini, selon cette même source. "Il souhaitait s'expliquer et s'excuser personnellement pour ses propos déplacés", a précisé une personne de son entourage.

TLM A PASSÉ OUTRE LA DEMANDE DE L'UMP

Plus tôt, le directeur d'antenne de TLM, Jean-Pierre Vacher, a expliqué que M. Havard, par ailleurs secrétaire général de l'UMP dans le Rhône, "était très gêné et nous a demandé de ne pas le diffuser, mais M. Devedjian savait qu'il était filmé, et nous trouvons assez déplorables de tenir de tels propos, donc nous l'avons laissé dans le reportage".

Dominique Perben, candidat UMP à la mairie de Rhône, a, quant à lui, déclaré, dans un communiqué, qu'il "déplore de tels propos et réaffirme son estime personnelle à Anne-Marie Comparini".

Michel Mercier, sénateur et président de l'UDF du Rhône, a également condamné l'attitude de Patrick Devedjian. "Je condamne fermement ces propos inadmissibles. (...) Nous confirmons notre amitié et notre estime à Anne-Marie Comparini."

 

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 14:45

REUTERS
 
 
Dans un entretien accordé ce matin à RTL, Laurent Fabius, annonce qu'il quitte le bureau national du PS pour «laisser la place aux jeunes» • Il invite son parti à «refondre» ses propositions • Et critique la stratégie économique de l'actuel gouvernement •
 
Par Libération.fr avec AFP et REUTERS
 
LIBERATION.FR : jeudi 28 juin 2007
Laurent Fabius a annoncé qu’il démissionnait du bureau national du Parti socialiste pour «laisser la place aux jeunes», imitant en cela Dominique Strauss-Kahn qui a déclaré qu'il le ferait à la rentrée.
 
Il sera remplacé mardi prochain par Guillaume Bachelay, 32 ans, sa «plume» depuis une dizaine d’années qui s’apprête à devenir son «conseiller spécial» à l’Assemblée nationale, précise son entourage. «Je vais essayer de travailler différemment, de prendre un peu de temps pour réfléchir, consulter», explique Laurent Fabius, selon des propos rapportés par Jean-Michel Apathie sur son blog.
 
«Je ne veux plus être impliqué, comme cela, dans la vie quotidienne du Parti socialiste. Il faut laisser cela aux jeunes, il faut leur faire de la place pour qu’il puisse se préparer à la suite», a ajouté celui qui se dépeint depuis quelques semaines comme un «sage actif».
Au sujet du PS, il suggère aux socialistes de «se poser trois questions»: celles des valeurs, des propositions, de l’organisation.
«Les valeurs, elles sont en ligne avec le monde qui vient», dit-il en citant «la laïcité, l’internationalisme et la solidarité».
 
Selon l’ancien Premier ministre, en revanche, sur les propositions, il y a «énormément, énormément à changer», évoquant en particulier «le rôle de l’Etat», «l’Europe» «l’écologie». Quant à «l’organisation» du parti, il indique qu'il lui faut être «beaucoup plus ouvert en terme d’origine, de parité». Il a notamment estimé que le PS devrait «revisiter le dossier des 35 heures». «L’idée de modifier la durée du travail est juste historiquement, la façon dont cela a été fait est contestable», constate t-il.

A propos de la stratégie économique du gouvernement, il est sûr d’une chose: les Français pourraient effectivement travailler plus, comme le souhaite Nicolas Sarkozy, mais sans gagner plus. Fabius estime que les mesures fiscales du gouvernement ne contribueront pas à améliorer le pouvoir d’achat. «On va appeler heure supplémentaire ce qui était auparavant évolution salariale. Le fameux slogan qui a eu beaucoup de succès, “travailler plus pour gagner plus”, je pense que ça va aboutir à travailler plus sans gagner plus

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 14:35
Gordon Brown forme son gouvernement, entre renouvellement et continuité
LEMONDE.FR avec AFP | 28.06.07 | 15h18  •  Mis à jour le 28.06.07 | 15h22

e nouveau premier ministre britannique Gordon Brown, nommé mercredi en remplacement de Tony Blair, a annoncé, jeudi 28 juin, la composition de son gouvernement, qui réunit d'anciennes figures des trois gouvernements Blair et de nouveaux venus, arrivés dans le sillage de M. Brown.

Le ministère des finances, libéré par Gordon Brown qui l'a dirigé d'une main de fer pendant dix ans, va à Alistair Darling, un de ses fidèles, actuellement ministre du commerce et de l'industrie. M. Darling, 53 ans, a servi dans tous les gouvernements de Tony Blair depuis 1997. Son nouveau poste en fait le numéro deux du gouvernement

Plus novatrice est l'arrivée au ministère des affaires étrangères de David Miliband, 41 ans, jusqu'à présent ministre de l'environnement, en remplacement de Margaret Beckett. M. Miliband, l'une des étoiles montantes du parti travailliste, qui, en privé, n'a pas caché ses réticences sur l'Irak, avait été vivement encouragé ces derniers mois par les blairistes à se lancer contre Gordon Brown pour la succession de Tony Blair. Il s'y est refusé, et s'en voit ainsi récompensé, devenant le plus jeune ministre des affaires étrangères depuis David Owen en 1977.

Jack Straw, 60 ans, l'un des piliers des différents gouvernements Blair, se voit attribuer le porte feuille de la justice.

Ancienne secrétaire d'Etat à l'éducation, actuellement "chief whip" à la Chambre (chargée de s'assurer que les députés votent conformément au souhait de la direction du parti), Jacqui Smith, 44 ans, devient la première femme ministre de l'intérieur de l'histoire de la Grande-Bretagne.

La santé, l'une des priorités affichées de Gordon Brown, échoit à Alan Johnson, 57 ans, jusqu'à présent ministre de l'éducation.

Autre nomination, celle d'Hilary Benn au poste stratégique de ministère de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales. Le fils de Tony Benn, grande figure du Parti travailliste, a acquis de l'envergure au poste de secrétaire au développement international, où il a fait campagne avec Gordon Brown en faveur de la lutte contre la pauvreté en Afrique.

Des Browne conserve lui son poste de ministre de la défense dans le nouveau gouvernement.

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