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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 16:16

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 10:49
Ben comment vous dire ?
Jour après jour on pense avoir tout entendu et pourtant chaque jour elle continue de nous surprendre, après avoir soutenu selon elle des idées auxquelles elle ne croyait pas (mais sur lesquelles elle ne s'étaient jamais exprimé depuis les 5 dernières années, notamment le smic, en ces termes), voici que Madame Ségolène Royal a décidé de transformer le fonctionnement du Parti socialiste pour en faire un groupe de supporters ; en effet, si l'on tranche les orientations du parti au printemps 2008 - outre le fait que cela se fera quand tout le monde pensera à autre chose c'est-à-dire aux élections municipales et cantonales (et qu'auparavant nous auront traversé les désignations de têtes de liste et les rédactions des programmes locaux à l'automne 2007...) - pourquoi réunir un congrès en son temps (novembre 2008) :  un congrès du Parti socialiste sert bien sûr à désigner ses dirigeants mais ils ne le sont qu'en cohérence avec l'orientation politique majoritaire qui s'y est dégagée ! Souhaite-t-elle donc que le congrès de novembre 2008 - le seul possible au regard du calendrier électoral - se résume à un choix de personnes, sans que ne soit discuté l'orientation du parti, le bilan des 5 dernières années et de la campagne ?

Autre incohérence de Ségolène Royal : elle dit souhaiter se présenter comme future candidate mais refuse désormais de cumuler avec le poste de premier secrétaire du  parti... Les propres critiques qu'elle a donc émise précédemment ne tiennent donc déjà plus ? le fait que la dichotomie du parti et du candidat ait constitué un handicap ? ah non, ça s'est fini... quelle constance ! Pour une fois, son ex-compagnon a raison sur le calendrier - convoquer un congrès extraordinaire en 2010 pour désigner le candidat - qui ne pourra faire autrement que d'être le chef du parti - et rédiger le programme apparaît bien plus cohérent que les nouvelles propositions de l'ex-candidate...
FRED

 

2012 : Royal "probable" candidate à l'investiture
NOUVELOBS.COM | 22.06.2007 | 11:32

"Bien évidemment j'ai envie de continuer, mais les militants socialistes le décideront", a déclaré l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle.

Ségolène Royal (AFP)

Ségolène Royal (AFP)

Ségolène Royal a annoncé vendredi 22 juin que sa candidature à la présidentielle de 2012 serait "probable". A la veille du conseil national du Parti socialiste, elle a également demandé que les grandes orientations du parti soient tranchées "rapidement", avant le congrès prévu en 2008.
Interrogée sur France-2 à propos de sa candidature à la présidentielle de 2012, l'ancienne candidate a expliqué qu'elle "ne le sait pas encore" mais que "c'est probable, oui".


Les militants décideront
"Bien évidemment j'ai envie de continuer, mais les militants socialistes le décideront", a-t-elle dit. Ségolène Royal a ajouté que, selon elle, "il faut que le candidat à l'élection présidentielle soit désigné avant que le projet soit fait pour qu'il y ait un travail collectif" entre le candidat et le parti. (AP)

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 09:27
Paquet fiscal : pour accroître les injustices
Liêm Hoang Ngoc - Politis | 21 juin 2007

ligne
Les mesures fiscales néo-conservatrices de la France d’après l’élection présidentielle vont accroître les injustices fiscales. La quasi-suppression des droits de succession est contraire au principe libéral d’égalité des chances, affirmerait un authentique Self made Man comme Bill Gates, qui s’est récemment élevé contre un projet de ce type dans l’Amérique de George Bush.

Le bouclier fiscal à 50% supprimera de fait l’ISF. La déductibilité des intérêts d’emprunts pour la résidence principale est une aubaine pour les ménages aisés déjà détenteurs de logements. Elle ne favorisera en rien l’accès à la propriété de la moitié des foyers qui n’est pas imposable et entretiendra de surcroît la flambée des prix de l’immobilier. La hausse de la TVA (trompeusement baptisée TVA «sociale»), envisagée pour réduire à nouveau les cotisations sociales, ainsi que la franchise médicale, auront pour effet de reporter sur les ménages une part croissante du financement de la sécurité sociale. Enfin la défiscalisation des heures supplémentaires sous-entend que ceux qui ne veulent pas «travailler plus» sont les seuls responsables de la stagnation de leur pouvoir d’achat, à laquelle l’exploitation capitaliste serait absolument étrangère… Cette politique fiscale n’est pas seulement une politique de classe. Elle s’avère à contre-emploi pour un gouvernement qui entend relancer la croissance et réduire la dette.

 

Avant même le débat sur la première loi de finance élaborée sous sa responsabilité, le nouveau Ministre du budget a déjà annoncé une pause dans la réduction des déficits publics ! Les réformes envisagées risquent en effet d’accélérer l’érosion des ressources fiscales sans produire d’effet positif sur la croissance. Le coût cumulé de la baisse de la progressivité du seul impôt sur le revenu peut être chiffré à 30 milliards d’euros de 2002 à 2007. Les allègements envisagés pour 2008 s’élèveront à 15 milliards d’euros. La baisse du taux marginal des tranches supérieures depuis 2000, puis la réduction de 7 à 5 du nombre de tranches, le bouclier fiscal à 60% et la précédente baisse des droits de succession, instaurés par le Gouvernement Villepin, ont déjà pour effet de réduire la redistributivité du système pris dans son ensemble, engendrant des incidences macroéconomiques perverses observables à l’œil nu. Les réformes envisagées risquent d’accélérer cette tendance.

 

Les allègements fiscaux bénéficiant aux hauts revenus soutiennent certes la consommation des ménages aisés. Ils gonflent aussi, à travers la forte épargne des rentiers sur les marchés, une bulle boursière qui se forme dès lors que, comme on le constate, l’augmentation du cours des actions ne s’accompagne pas d’investissements dans l’économie réelle. Son éclatement ne manquerait pas de produire des effets récessifs. La hausse des hauts revenus nourrit également une spéculation immobilière. Celle-ci renforce le pouvoir des propriétaires face à la masse des locataires, dans l’impossibilité d’accéder à la propriété et condamnée à leur verser une rente de plus en plus élevée. Enfin, la hausse de 3 à 5 points la TVA, prévue pour réduire à nouveau les cotisations patronales, touchera au premier chef les ménages à faible revenu. Ces derniers consacrent déjà plus de 8% de leurs revenus au paiement de la TVA, alors que les 10% des ménages les plus aisés, bénéficiaires des nouvelles baisses d’impôt, n’y consacrent que 3% de leurs revenus. La consommation populaire s’en trouvera atteinte car il est peu probable que la baisse des cotisations patronales se traduise par une réduction de l’inflation. Les baisses de «charges», qui se sont déployées depuis quinze ans, n’ont pas enrayé la «vie chère» et n’ont pas engendré plus de 200 000 créations d’emplois. La dernière hausse de deux points de la TVA, opérée par Alain Juppé en 1995, fut par ailleurs intégralement répercutée sur les prix.

 

Désormais, le seul moteur de la croissance est la consommation de 10% des ménages, les ménages les plus aisés. Ceci s’avère insuffisant pour que l’économie retrouve le plein-emploi, à l’heure où l’investissement et les exportations sont en berne, pour cause d’absence d’innovations de la part d’entreprises pourtant excessivement profitables. Il en résulte un déficit de recettes fiscales par rapport à celles qui sont anticipées dans le cadre de chaque préparation de budget. La mauvaise dette prolifère, celle qui finance d’inutiles cadeaux fiscaux. Ces derniers, loin de peser sur les générations futures, profitent déjà aux créanciers de l’État... L’économie de rentiers qui se constitue est donc plus que jamais tributaire de la consommation et de la spéculation des classes aisées, pour le meilleur, comme pour le pire. Quant aux serviteurs de la chose publique, ils seront montrés du doigt lors des prochains exercices budgétaires. La «Réforme de l’État» réduira de moitié les effectifs des services publics, où le droit de grève sera prochainement limité…

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 14:10

Universités : Sarkozy durcit le ton

Le président du syndicat étudiant se dit "atterré" par les propos du chef de l'Etat, qui a indiqué mercredi que la réforme, "prête", serait "votée cet été". "Une quasi-déclaration de guerre vis-à-vis des syndicats".

Bruno Julliard (AP)

Bruno Julliard (AP)

Devant l'opposition des syndicats, notamment de l'Unef, au texte sur l'autonomie des universités, Nicolas Sarkozy a durci le ton, mercredi 20 juin. Il a assuré qu'il n'abandonnerait pas au motif que ce serait "trop risqué politiquement" et annonçant des moyens supplémentaires pour les universités volontaires.
 
"On ne peut pas dire sans arrêt que le XXIe siècle sera le siècle de la connaissance et garder notre système universitaire à l'abandon pour la seule raison qu'il serait trop risqué politiquement de le réformer", a déclaré le président de la République devant les parlementaires UMP.
 
"Tout le monde est d'accord sur la nécessité de le réformer, un seul argument s'y oppose : c'est dangereux", a-t-il ajouté, suggérant à "ceux qui n'aiment pas le danger" de "choisir une autre activité".
 
"N'opposons pas les universités entre elles"
L'avant-projet de loi sur l'autonomie des universités présenté par la ministre Valérie Pécresse a été accueilli fraîchement par les acteurs de l'université, en particulier les étudiants de l'Unef qui ont mené la bataille contre le CPE en 2006.
 
Personnels, présidents d'université et étudiants reprochent dans leur quasi totalité au texte de prévoir que seules les universités qui le peuvent et qui le souhaitent accèdent, sans obligation ni date butoir, à leur autonomie financière, en matière de ressources humaines comme de propriété des locaux.
 
"Toutes les universités ont la capacité d'accéder à l'autonomie, à leur rythme, n'opposons pas les universités entre elles, elles peuvent toutes progresser vers ce nouveau statut", a estimé Michel Lussault, 3e vice-président de la Conférence des présidents d'université (CPU).
 
"Ce n'est pas acceptable, nous allons utiliser le temps qu'il reste pour l'amender mais si au bout du compte il reste en l'état, nous organiserons la mobilisation des étudiants", a prévenu de son côté Bruno Julliard, président de l'Unef.
 
Prise de risque
Pour manifester néanmoins sa volonté de "prendre (ses) responsabilités", le chef de l'Etat a pris le risque mercredi de mécontenter plus encore les opposants au texte présenté mardi. Il a affirmé que les universités qui "choisissent le nouveau statut recevront des moyens supplémentaires".
 
Il s'agit d'"une incitation pour encourager les universités à prendre leur autonomie et les épauler dans cette démarche", a expliqué l'Elysée à l'AFP, en précisant qu'"il n'y a pas de limitation a priori au volontariat" qui pourra concerner toutes les universités.
 
La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse "mettait de l'huile dans les rouages, (Nicolas Sarkozy) met de l'huile sur le feu", a déclaré Bruno Julliard mercredi, se disant "abasourdi".
 
Il a aussi regretté que l'avant-projet de loi prévoit que les universités pourront soumettre l'entrée en 2ème cycle (master 1, bac+4) aux "conditions définies dans les conseils d'administration", ce qui revient pour lui à "une sélection"
 
Julliard juge Sarkozy "très agressif"
"C'est incompréhensible, on avait un engagement qu'il n'y aurait pas de conditionnement des moyens", s'est étonné Bruno Julliard, jugeant de plus que Nicolas Sarkozy se montrait "très agressif".
 
"Il s'agit d'un contresens", a commenté Michel Lussault, de la CPU. "La France a besoin de toutes ses universités, c'est une erreur de croire qu'en développant seulement certaines universités, nous arriverons à répondre aux besoins de formation et de recherche", a-t-il analysé. (AFP)
 

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 13:53
Hollande recadre les critiques de Royal sur les mesures «pas du tout crédibles» du PS
 
 
Le patron des socialistes a répondu jeudi aux attaques de l'ex-candidate sur le Smic à 1500 euros et la généralisation des 35 heures. Il annonce également que le PS devra désigner son candidat en 2010.
 
Par A.V. (d'après AFP)
 
LIBERATION.FR : jeudi 21 juin 2007

Bisbilles au PS. Invité jeudi matin sur France Inter, François Hollande a répondu aux critiques de plusieurs mesures du projet socialiste formulées mercredi par Ségolène Royal. Evoquant le Smic à 1500 € et la généralisation des 35h, elle avait indiqué que «ces 2 idées, qui étaient dans le projet des socialistes», n’avaient pas été «du tout crédibles».

 

Selon François Hollande, Ségolène Royal «a toujours eu cette distance à l’égard du projet des socialistes».«Elle sous-estime peut-être un autre point. Il faut que dans une campagne, il y ait une cohérence plus forte entre ceux qui soutiennent et le ou la candidate», a-t-il ajouté.

 

La veille, à l’émission «Question d’info» (LCP-Le Monde-France Info), Ségolène Royal avait déclaré qu’il fallait «remettre en cause un certain nombre de choses» dans l’idéologie socialiste : «Par exemple, le Smic à 1500 € brut dans 5 ans, qui est une idée phare de Laurent Fabius, ou la généralisation des 35h, sont 2 idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j’ai dû reprendre dans mon pacte présidentiel et qui n’ont pas du tout été crédibles.»

 

Elle a rappelé que «dans (sa) profession de foi, il n’y avait pas le Smic à 1500 €». Cependant, a-t-elle ajouté, «certaines mesures (étaient) en même temps politiquement fondées : le message politique était de dire que les socialistes sont favorables à une augmentation des bas salaires».

 

 Haro sur le parti
Ségolène Royal s'en est pris également au PS. Mercredi, elle a déclaré que l’entrée dans le gouvernement Fillon de personnalités de gauche ou issues de la diversité devait «interpeller le PS», souhaitant qu’«il se passe quelque chose rapidement» dans son parti. «Ça doit faire réfléchir. Je pense que la gauche a été en retard, les socialistes ont été en retard» à propos de la diversité, a déclaré Royal, reconnaissant qu’il y a «quelques figures symboliques fortes qui entrent au gouvernement».

 

«Je pense qu’il faut qu’il se passe quelque chose rapidement, qu’il y ait du mouvement, que les gens sentent que le PS redevient un lieu de discussion, de refondation idéologique, de travail, attire les meilleurs pour (...) faire converger vers nous des forces vives avant qu’elles ne partent.» Critiquant le langage du parti, comme les mots «motion» et «congrès», elle a estimé qu’il fallait «tout revoir de fond en comble, y compris le vocabulaire». «Il faut redonner la parole aux militants. Je veux être la garante de la démocratie interne dans le parti socialiste. (...) Plus les militants auront la parole, plus la clarification sera possible. Et plus les militants auront la parole tôt, plus le PS pourra se réformer.»

 

Évoquant le Conseil national du PS samedi, où François Hollande proposera le maintien du congrès à l’automne 2008, Ségolène Royal a affirmé : «Je ne vais pas faire un conflit sur un calendrier mais je pense qu’il aurait été meilleur d’aller plus vite pour trancher une ligne politique.»

 
Jeudi matin, le patron des socialistes a ajouté que le PS devra préparer son projet avec le ou la candidate. Il a ainsi indiqué qu’il proposerait de désigner le candidat du parti à l’Élysée en 2010 et «faire le projet avec ce candidat». Pour 2007, «nous avions fait d’abord un projet puis le choix du candidat. Tirons-en les leçons. Il faut faire l’inverse».

 

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 09:32
Plus rien  ne l'arrête  ; ce n'est pas non plus l'humilité et la modestie qui l'étouffe ni la capacité à se remettre un minimum en question quand elle vient d'offrir à la gauche sa troisième défaite présidentielle consécutive alors qu'on avait pas le droit de perdre cette fois-ci.
Une fois encore Madame Royal n'est pour rien dans le fiasco du 6 mai 2007 - les éléphants l'ont trahis, on l'a forcé à défendre des idées qu'elle ne jugeait pas crédible (les camarades de la gauche du parti qui l'ont soutenu en espérant un plat de lentilles apprécieront les exemples qu'elle donne), les socialistes n'étaient pas prêts et ne s'étaient pas rénovés...
Mais alors je repose les questions :
  • pourquoi a-t-elle sans cesse oscillé entre l'utilisation des éléphants et leur remise au placard ?
  • pourquoi n'a-t-elle pas dénoncé dans les congrès du Parti, dans la préparation du projet socialiste (1er semestre 2006), puis dans la campagne interne pour l'investiture, ces idées si peu crédibles et donc si dommageable ?
  • pourquoi n'a-t-elle pas cherché à porter la rénovation du PS lors des deux derniers congrès de 2003 et 2005, préférant se fondre dans gloubiboulga idéologiquement invertébré rassemblant Hollande, DSK, Aubry, Dray et même Fabius en 2003 ?
Ségolène Royal a donc menti durant toute la campagne d'investiture puis pendant la campagne présidentielle ! et aujourd'hui il faudrait la croire sincère quand elle dit qu'il faut précipiter les échéances pour le bien du parti, mais surtout pour profiter de la masse de certains nouveaux adhérents fanatisés par le ségoléno-pentecôtisme, plutôt que de leur permettre de prendre un peu de recul et la mesure des enjeux qui s'offrent à nous ?!! Cette dernière et rationnelle solution comporte pour elle le risque de faire apparaître durant le nécessaire inventaire de sa campane les erreurs d'analyse commises par son équipe et elle (je ne les rappelerai pas ici je vous renvois aux notes précédentes)...
Alors où se trouve la la sincérité !
FRED 
Ségolène Royal affirme avoir dû défendre des idées qu'elle ne jugeait "pas crédibles"
LEMONDE.FR avec AFP | 21.06.07 | 09h03  •  Mis à jour le 21.06.07 | 09h39

mic à 1 500 €, généralisation des 35 h. Selon Ségolène Royal, "ce sont des idées qui ne sont pas crédibles, pas cohérentes avec le projet socialiste". L'ex-candidate socialiste à la présidentielle les a pourtant défendues pendant sa campagne. Elle a "dû les reprendre dans son pacte présidentiel", a-t-elle précisé, mercredi 20 juin, lors de l'émission Question d'info (LCP-Le Monde-France Info).Parlant du smic à 1 500 € brut en 5 ans, "qui est une idée phare de Laurent Fabius", Mme Royal a rappelé que la mesure n'était pas évoquée "dans [sa] profession de foi". Cependant, a-t-elle ajouté, "certaines mesures [étaient] en même temps politiquement fondées : le message politique était de dire que les socialistes sont favorables à une augmentation des bas salaires".

"LES SOCIALISTES ONT ÉTÉ EN RETARD"

Ségolène Royal a aussi estimé que l'entrée dans le gouvernement Fillon de personnalités de gauche ou issues de la diversité devait "interpeller le PS". "Cela doit faire réfléchir. Je pense que la gauche a été en retard, les socialistes ont été en retard", a-t-elle affirmé.

Evoquant l'idéologie socialiste, l'ex-candidate à l'Elysée a jugé qu'il fallait "remettre en cause un certain nombre de choses". Selon elle, il faut "tout revoir de fond en comble, y compris le vocabulaire". Elle s'est dite "favorable à ce que les militants soient le plus rapidement possible appelés à trancher une ligne et des priorités" car "sinon, il y a un risque d'inertie" et de départ des militants.

 

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 13:52
Gordon Brown envisagerait un gouvernement d'ouverture
LEMONDE.FR | 20.06.07 | 12h51  •  Mis à jour le 20.06.07 | 14h16

'ouverture" défendue par Nicolas Sarkozy pour la composition du nouveau gouvernement français donnerait-elle des idées outre-Manche ? Le Guardian révèle, mercredi 20 juin, que le futur Premier ministre britannique, le travailliste Gordon Brown, a rencontré à plusieurs reprises ces derniers jours Menzies Campbell, le leader des libéraux démocrates, pour discuter de l'entrée d'un ou deux "LibDems" dans le gouvernement travailliste. La "source bien informée" citée par le quotidien britannique précise toutefois qu'une coalition entre le grand parti de gauche et celui qui refuse de trancher entre centre et gauche n'a pas été envisagée, et que les discussions n'ont pas forcément abouti. Les noms des libéraux démocrates Nick Clegg et Vince Cable sont évoqués.

gordonbrown.jpgGordon Brown doit être investi premier ministre le mercredi 27 juin, et devrait nommer son équipe gouvernementale le même jour. Le soutien des autres partis, notamment des LibDems, pourrait lui être nécessaire pour deux projets que lui prête le Guardian : une réflexion sur l'avenir de la Constitution britannique, à laquelle participeraient tous les partis, et une initiative concernant l'intervention armée en Irak – à laquelle les "LibDems" se sont toujours opposés.

M. Brown avait créé la surprise en indiquant au début de sa campagne pour le leadership du Parti travailliste vouloir s'entourer des meilleurs talents, mais ses collaborateurs s'étaient empressés de préciser que cela ne signifiait pas une ouverture du gouvernement à d'autres partis.

DÉBAT TANT CHEZ LES TRAVAILLISTES QUE CHEZ LES LIBÉRAUX

Contrairement au leader des conservateurs, M. Menzies a évité de critiquer personnellement ou politiquement M. Brown ces derniers temps. Les 2 hommes sont voisins, se connaissent depuis longtemps, et avaient un ami commun : John Smith, le leader travailliste désormais décédé.

Un porte-parole de Menzies Campbell a cependant déclaré : "Nous ne commentons pas les rumeurs et les spéculations. Nous sommes un parti indépendant, en profond désaccord avec le Labour et Gordon Brown sur l'Irak, les libertés civiles, les cartes d'identité, la détention de 90 jours, le nucléaire et la fiscalité, pour ne citer que ces sujets."

La popularité de Menzies Campbell est en baisse, et plusieurs poids lourds du Labour sont opposés à un rapprochement avec les libéraux démocrates. M. Blair avait lui-même évoqué une ouverture aux libéraux démocrates avant les législatives de 1997. Mais une fois arrivé au pouvoir, il avait dû faire marche arrière.

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 13:49

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 13:47
diffusé en février 2007, c'était sûrement prémonitoire...

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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 09:57
Le gouvernement Sarkozy 2 a été annoncé hier matin et le président de la République a compléter son dispositif de débauchage en essayant de le faire passer une nouvelle fois pour une grande politique d'ouverture et rassemblement national. La ficelle est grosse car n'oublions pas que la politique qui sera menée par les gouvernements de Nicolas Sarkozy est d'orientation ultra-libérale pour l'économie et autoritaire pour le reste.
bockelmulhousedsk.jpgLa nomination de Jean-Marie Bockel, comme secrétaire d'Etat à la coopération et à la francophonie, n'aura étonné personne ; le nom du sénateur, maire de Mulhouse, avait déjà été évoqué avant les législatives, lui-même ayant indiqué à la presse et aux caméras que si le PS ne changeait il partirait vers la droite. Le rapprochement de ce blairiste assumé avec Nicolas Sarkozy n'est pas d'hier et on a vu au sénat lors de la discussion du projet de loi sur la prévention de la délinquance quel soutien le social-libéral avait été pour le ministre de l'intérieur de l'époque. Ce matin sur France Inter il a été encore plus clair, il n'a quasiment aucune divergence politique avec ce que propose Nicolas Sarkozy que ce soit en terme de politique sécuritaire, économique ou fiscale... fermez le banc ! Avec Bernard Kouchner, dont il dépendra, il forme le tandem blairiste du gouvernement, le seul couple social-libéral véritablement assumé vient donc de s'extraire définitivement du Parti socialiste et de la gauche... Il ne manque plus qu'à Tony Blair de rentrer dans le gouvernement, le soutien qu'il avait accordé au nouveau président de la République avant les législatives ayant été fort sympathique pour ses camarades, qui siègent tout de même avec lui dans le Parti des socialistes européens et dans l'Internationale socialiste. Il reste cependant une précision que devra donner notre ancien camarade Bockel : ce matin, il a plusieurs fois dit qu'il disait tout haut ce que beaucoup de camarades ne disaient pas mais approuvaient en lui disant qu'ils le feraient un fois au pouvoir... par devoir de salubrité, il ne reste plus qu'à Jean-Marie de nous dire qui sont ces camarades restés au PS qui auraient choisi de faire la même politique que celle qu'il va soutenir en entrant dans le gouvernement de l'UMP...
fadelaamara.jpgLa nomination de Fadela Amara, comme secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, aura étonné ceux qui n'auront pas suivi les errements intellectuels d'un petit groupe relativement influant au Parti socialiste, celui des amis de Julien Dray. Le dernier carré des partisans de Juju, les lambeaux de la "gauche socialiste", ralliés avec leur maître à penser à la logomachie sécuritaire, ont été dans le PS de ceux qui ont contribué à brouiller toutes les lignes politiques ; ralliés à François Hollande en janvier 2003, ils ont empêché une dynamique de rénovation de s'enclencher au PS ; artisans dès la fin 2005 de la candidature de Ségolène Royal, ils ont mené le Parti socialiste vers sa troisième défaite consécutive à l'élection présidentielle, induisant les militants socialistes dans l'erreur, bâitssant les grandes lignes de l'analyse ségoléniste de la société (ordre juste, autorité, refus de l'assistanat, "valeur travail"...) et accroissant la confusion idéologique dans le parti : autoritarisme, répression, quotas d'immigration, abdication devant l'Europe libérale, les amis de Julien Dray nous ont bien aidé au PS depuis 5 ans. Malek Boutih, candidat malheureux aux élections législatives, qui s'en prend à François Hollande pour une défaite qui est pourtant la sienne, ne trouvait pas de mots assez flatteurs pour décrire la fascination que lui inspirait Nicolas Sarkozy comme ministre de l'intérieur. L'association "Ni putes, ni soumises" créée par Fadela Amara en 2002 n'est qu'un nouvelle émanation des multiples associations écrans montées par le député de l'Essonne afin d'élargir son audience personnelle. Sos Racisme - qui vient d'apporter son soutien à sa nomination - a été la première de la série ; sans réelle emprise sur le terrain, "ni putes, ni soumises" manie cependant avec les amis de Juju un véritable talent pour mobiliser les médias et se faire mousser, là où d'autres ce sont cassés les dents (David Assouline avec "Stop la violence !" notamment). En la nommant à ce poste, Nicolas Sarkozy trouve dans Fadela Amara un alibi qui pourra abuser quelques temps les associations, mais les militants et responsables politiques connaissent depuis longtemps l'opportunisme et les dérives politiques de ce groupuscule désormais si nuisible à la gauche.

Frédéric FARAVEL

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