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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube. J'anime aussi le groupe d'opposition municipale de gauche "Vivons Bezons" et je suis membre du groupe d'opposition de gauche ACES à la communauté d'agglomération Saint-Germain/Boucle-de-Seine.
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Gauche Républicaine & Socialiste

11 août 2007 6 11 /08 /août /2007 06:00
Voilà je prends 3 semaines de vacances méritées. J'ai chargé quelques articles pour qu'ils soient publiés peu à peu dans les jours qui viennent mais les affaires ne reprendront que le 3 septembre.
bonne lecture à tous
Fred
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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 14:13
Ayant eu l'occasion d'intervenir sur le cas d'une mère de famille chinoise arrêtée la semaine dernière, dont la collectivité où je travaille a pu intervenir avec RESF pour faire annuler l'APRF, je confirme cette impression que l'administration d'Hortefeux cherche à faire du chiffre.
Fred

 
RESF dénonce une accélération des interpellations de sans-papiers
LEMONDE.FR | 09.08.07 | 20h26  •  Mis à jour le 09.08.07 | 20h33


n enfant russe de 12 ans de parents sans papiers a été hospitalisé dans un état grave après une chute accidentelle du quatrième étage d'un immeuble à Amiens, jeudi 9 août. Il voulait fuir avec son père la police qui s'apprêtait à les interpeller. L'enfant est dans le coma, et son pronostic vital "est engagé", selon le procureur d'Amiens, Patrick Beau.

Selon M. Beau, le garçon a tenté de descendre derrière son père le long des balcons de l'immeuble pour échapper à la police venue demander à la famille de répondre à une "convocation pour audition". Une enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), car pour le procureur, "les conditions de l'accident restaient incertaines".

Cet accident survient alors que le Réseau éducation sans frontières dit observer une accélération des interpellations de sans-papiers. A l'initiative du réseau associatif qui regroupe 185 organisations, une centaine de personnes ont manifesté sur le parvis de l'Hôtel de Ville à Paris, aux cris de "Arrêts des rafles, arrêt des expulsions".

UN "PARTICULARISME DU MOIS D'AOÛT" ?

Pour RESF, le mois d'août est une période propice à la multiplication des contrôles. Le réseau, qui tient un compte journalier des sans-papiers poursuivis, relève qu'à Paris, au moins six parents d'enfants scolarisés ont été placés en rétention mardi.

Dans un communiqué, RESF s'inquiète également du fait que la police s'en prenne à des parents. "Jusqu'ici, les parents d'enfants scolarisés qui passaient au tribunal administratif voyaient le plus souvent leur arrêté préfectoral de reconduite à la frontière cassé par le juge au titre du respect de leur vie personnelle installée en France. Beaucoup de parents étaient libérés du commissariat avant la fin de leur garde à vue", précise le texte.

En marge d'une réunion avec le ministre de l'intérieur italien, Brice Hortefeux, le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement a contesté l'augmentation des interpellations, assurant "qu'il n'y a pas de particularisme du mois d'août".

Le Monde.fr, avec AFP
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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 08:45

Polémique après l'entrevue entre le Pape et un antisémite
Par Pierre Rouchaléou (Journaliste)    00H40    10/08/2007

Le Vatican tente de désamorcer les critiques concernant la visite du père polonais Rydzyk, directeur de Radio Maryja.

Le Pape et Tadeusz Rydzyk (Reuters)

(De Berlin) Depuis des années, la radio polonaise ultra catholique et nationaliste Radio Maryja, n’a de cesse de tenir des propos antieuropéens et même antisémites. L'audience que le pape Benoît XVI a accordé dimanche à son directeur, le prêtre Tadeusz Rydzyk, soulève une vague de protestations internationales.

 

Dans une lettre adressée au Saint-Siège, le Congrès juif européen s’est dit choqué par cette audition du pape et a fait part de son émoi auprès du Vatican. "Les propos antisémites de Tadeusz Rydzyk sont toujours retransmis par sa radio", a rapporté le quotidien La Reppublica en citant la lettre de protestation. Benoît XVI avait brièvement reçu le sulfureux ecclésiastique polonais dimanche dernier, en compagnie d’autres pèlerins dans sa résidence d'été de Castel Gandolfo, près de Rome.

 

Dans un communiqué, le Saint-Siège a indiqué que la réunion ne porte en aucun cas atteinte aux bonnes relations qu’entretiennent juifs et chrétiens. "Le fructueux dialogue entre juifs et chrétiens n’est nullement menacé par la salutation donnée par le Saint-Père au directeur de Radio Maryja", a minimisé le cardinal Achille Silvestrini.

 

Radio Maryja a donné de cette banale rencontre une autre version, puisqu’elle rapporte que le pape a remercié "les milliers d’auditeurs de Radio Maryja pour leurs prières et a béni Radio Maryja pour son travail". Mais, selon le communiqué, la rencontre entre le directeur de Radio Maryja et Benoît XVI se serait limitée à un simple "baisemain".

 

Des cercles proches du Vatican ont fait savoir que "le pape recevait à Castel Gandolfo de nombreuses personnes qui en font la demande et dont on ne sait généralement rien, sauf quand celles-ci font elles-mêmes état de la rencontre".

 

Connue pour distiller en permanence des propos antisémites, Radio Maryja a été fondée il y a 15 ans par le père rédemptoriste Tadeuyz Rydzyk. Basée à Torun (au nord de la Pologne), Radio Maryja diffuse régulièrement des opinions nationalistes, anti-européennes et antisémites. La station, qui revendique 3 millions d'auditeurs (un million, selon des statistiques indépendantes), possède aussi un quotidien national, Nasz Dziennik, une station de télévision, Trwam, et une école supérieure de journalisme - pour laquelle une aide auprès de l'Union européenne a été sollicitée.

 

En 2006, le Congrès juif européen avait en vain engagé des poursuites judiciaires. Mais la radio jouit de la protection du gouvernement polonais. Lors de la campagne présidentielle de 2005, elle a franchement soutenu le PiS (le droit et la justice), le parti des frères jumeaux Lech et Jaroslaw Kaczynski.

 

Face à la contestation suscitée en Pologne et à l’étranger par le contenu de ses programmes, le Vatican avait demandé l’an dernier que Radio Maryja soit placée sous observation par l’épiscopat polonais. Le rapport qu’il en a fait n’a rien changé. Propriété de l’ordre des Rédempteurs, le groupe du catholique berlusconien Tadeusz Rydzyk échappe au contrôle des évêques. Son supérieur, le Père Zdzislaw Klafka, l'a ouvertement soutenu et blanchi des récentes accusations d'antisémitisme.

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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 13:34
Combien de temps va-t-elle survivre à cette passe d'armes ?
 
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 13:32
L'employée modèle selon Sarkozy... Mais sera-t-elle payée plus à la fin du mois ? Cela permettra-t-il de nouvelles créations d'emplois ?
 
 
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 09:58
L'OPA ratée de Ségolène Royal sur les régions
LE MONDE | 07.08.07 | 15h40  •  Mis à jour le 07.08.07 | 15h40


vec 20 présidents de région socialistes sur 22 régions en France métropolitaine, l'Association des régions de France (ARF) fait figure de bastion de gauche. Selon les confidences de plusieurs présidents de région, Ségolène Royal a tenté d'en prendre la tête, pour rebondir juste après son échec à l'élection présidentielle.

Elle s'est appuyée principalement sur Jacques Auxiette, président de la région Pays-de-Loire et l'un des plus fervents "royalistes" à l'ARF. "La question s'est posée lors d'une réunion préparatoire (à l'élection du président de l'ARF), reconnaît celui-ci. C'était une hypothèse. Mme Royal s'est posé la question. Le débat a eu lieu. Finalement, il nous a semblé plus pertinent que Mme Royal se consacre au débat idéologique national."

La réalité est que la candidature de Mme Royal, qui n'était pas présente à cette réunion préparatoire, a dû faire face à un tir de barrage d'une majorité de présidents de région socialistes. Outre Jacques Auxiette, elle pouvait compter sur l'appui de Jean-Pierre Masseret, président de la région Lorraine, de Jean-Jack Queyranne, président de la région Rhône-Alpes, et de Michel Sapin, président de la région Centre. En face, le président sortant de l'ARF, Alain Rousset - qui dirige par ailleurs la région Aquitaine -, espérait bien se présenter à sa propre succession. Il pouvait être assuré du soutien, parmi d'autres, de Michel Vauzelle, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, et de Martin Malvy, président de Midi-Pyrénées. Ceux-ci ont fait valoir que la place de Ségolène Royal était ailleurs.

Face à cette opposition, Jacques Auxiette a préféré abandonner. Exit donc la candidature de Mme Royal. "On a réglé cela en amont, parce qu'on ne voulait pas qu'elle soit élue", avoue un président de région socialiste. Lors de l'assemblée générale réunie le 5 juillet pour élire le président de l'ARF, le vote était donc réglé. M. Rousset était seul candidat à sa succession. Il a été réélu sans problème.

Les réticences des présidents de région à l'encontre de Mme Royal ne sont pas nouvelles. Pendant la campagne électorale, plusieurs barons du socialisme régional lui reprochaient, plus ou moins ouvertement, de mettre en avant la thématique de la décentralisation sans aller assez loin. "Cela n'a pas été une campagne aussi révolutionnaire qu'on aurait pu le souhaiter sur la décentralisation", regrette Jean-Paul Huchon, président (PS) de la région Ile-de-France. M. Vauzelle estime, lui aussi, que la candidate a un peu mis en veilleuse ses ambitions décentralisatrices : "Ceux qui veulent être trop décentralisateurs au Parti socialiste sont immédiatement rappelés à l'ordre", explique-t-il.

La candidate socialiste à la présidentielle n'a plus désormais d'autre mandat que celui de présidente de Poitou-Charentes. Plusieurs présidents de région se demandent si elle pourra continuer à exister médiatiquement et politiquement sans mandat national.

Xavier Ternisien
Article paru dans l'édition du 08.08.07
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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 09:06
Merci à Bernard d'avoir attiré mon attention sur cette vidéo... la situation est effrayante.
Fred

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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 08:18
La «consonance israélite» réveille le zèle administratif
Pour une carte d’identité, un document religieux est exigé d’une pied-noir en Seine-Saint-Denis.
Par Catherine Coroller - Libération : mardi 7 août 2007

Elle est encore bouleversée, Brigitte Abitbol. Elle ne comprend pas que pour un banal renouvellement de carte d’identité, le greffier du tribunal d’instance de Montreuil (Seine-Saint-Denis) se soit permis de lui demander, parmi les pièces à fournir, «un acte de [sa] religion». «Parce que vous avez un nom à consonance israélite», a-t-il expliqué. «Ils n’ont pas à demander ce genre de chose ; dans aucun acte administratif on ne doit prouver sa religion», s’indigne-t-elle. Dans l’esprit de cette Française, juive née en 1950 en Algérie, tout se mêle : le décret Crémieux par lequel les juifs d’Algérie se sont vus concéder en 1870 la citoyenneté française ; les lois de Vichy qui les ont déchus de leur nationalité ; de Gaulle qui les a rétablis dans leurs droits ; l’indépendance de l’Algérie qui les a contraints au départ ; le rejet anti-pieds-noirs dont ils ont fait l’objet à leur arrivée en France.
 
Furieuse
Courant juin, Brigitte Abitbol se présente à la mairie de Montreuil pour faire refaire sa carte d’identité. Là, première surprise désagréable, elle apprend que, comme tous les Français nés à l’étranger ou de parents étrangers, elle est astreinte à une procédure spéciale. Depuis 1994, en effet, l’administration exige d’eux un certificat de nationalité. «Déjà, le fait qu’on me demande de prouver ma nationalité m’avait contrariée mais bon, admettons.» Elle s’enquiert alors auprès du greffier du tribunal d’instance, chargé de délivrer ce certificat, des pièces à produire. Une liste imprimée lui est remise : actes de naissance de son père et de sa mère, acte de mariage de ses parents. Une mention manuscrite a été ajoutée : «acte de mariage religieux». Furieuse, Brigitte Abitbol se présente au tribunal d’instance avec les papiers demandés, sauf «l’acte de religion». Entre elle et la «dame de l’accueil», le ton monte. C’est Brigitte Abitbol qui raconte : «La loi c’est la loi, vous fournissez ce qu’on vous demande», lui aurait rétorqué l’agent. «Vichy, c’est fini. Je ne bougerai pas d’ici tant que vous ne m’aurez pas montré le décret qui dit que je dois fournir un acte de religion», répond Brigitte Abitbol. L’agent appelle la police. «Deux gars baraqués arrivent. L’un me dit : Vous
[les juifs, ndlr], vous vous sentez toujours persécutés. Vous n’êtes pas les seuls à souffrir.» Lorsque les policiers voient la liste des documents demandés par le tribunal, dont le fameux «acte de mariage religieux», ils s’adoucissent. Le greffier, qui avait refusé jusque-là de se montrer, est convoqué. Il maintient sa demande pour cause de «nom à consonance israélite». «Je ne le fournirai jamais», répond Brigitte Abitbol. «Vous n’aurez pas votre carte d’identité», lui rétorquent les agents de l’administration.
 
Ancien commissaire de police et président du Bureau de vigilance contre l’antisémitisme, Sammy Ghozlan entend parler de cette affaire et vole au secours de Brigitte Abitbol. Il saisit François Molins, procureur de la République du tribunal de grande instance de Bobigny. Celui-ci lui répond que «suivant les instructions qui sont données [par] l’Ecole nationale des greffes, spécialiste de la délivrance des certificats de nationalité, le greffe [de Montreuil] demande effectivement aux personnes [nées en Algérie et portant un patronyme à consonance israélite] la production [d’un acte religieux], au même titre que l’ensemble des collègues du département». En vertu de quels textes, les juifs d’Algérie font-ils l’objet d’un traitement spécial ?
 
La réponse vient du Bureau de la nationalité au ministère de la Justice. Comme tous les Français nés à l’étranger ou de parents étrangers, les rapatriés d’Algérie qui demandant un certificat de nationalité, qu’ils soient juifs ou non, doivent d’abord apporter la preuve que leurs parents étaient Français. S’ils portent un patronyme à consonance gauloise, l’enquête s’arrête là. Si le greffier soupçonne un patronyme d’origine juive, les investigations se poursuivent. Objectif : déterminer si ces personnes ont obtenu la citoyenneté française grâce au décret Crémieux, qui en a fait des Français de plein droit, à l’égal de leurs compatriotes non juifs, ou si elles relevaient d’un statut «de droit local», ce qui en faisait des citoyens français de seconde zone. A l’indépendance de l’Algérie, en 1962, seuls les Français de plein droit ont conservé leur citoyenneté, les autres, devant, pour rester Français, souscrire avant le 21 mars 1967 une déclaration «recognitive» de nationalité française. Passé ce délai, ils ont perdu leur citoyenneté.
 
Mais, problème, le nouvel Etat algérien ne reconnaissant pas comme siens les déboutés de la nationalité française, notamment les harkis, le parlement français a voté en 1966 une loi stipulant que les personnes non «saisies» par la loi algérienne pourraient conserver leur citoyenneté. Quel intérêt dès lors de traumatiser Brigitte Abitbol pour déterminer de quelle manière ses ancêtres sont devenus Français ? D’autant que, d’après l’historien Patrick Weil, la ­quasi-totalité des 37 000 juifs algériens ont été naturalisés grâce au décret Crémieux.
 
En réalité, Brigitte Abitbol ne fait pas l’objet d’un harcèlement particulier. Tous les Français nés à l’étranger ou de parents étrangers sont victimes de ce zèle administratif. En 1993, lorsque la carte d’identité papier a été remplacée par sa version informatisée, l’administration en a profité pour donner un tour de vis. Jusque-là, il suffisait, pour avoir de nouveaux papiers, de produire ceux qui étaient périmés. «On renouvelait la carte d’identité sans vérifier. Notamment les effets des indépendances. Or il s’avère que des gens n’ont pas conservé la nationalité française», explique Gloria Herpin, du Syndicat des greffiers de France. Désormais, pour obtenir une carte d’identité ou le nouveau passeport biométrique, «il faut remonter jusqu’à la source de la nationalité . Ensuite, on ­tire le fil, on regarde s’il n’a pas été coupé d’un coup de ciseaux : indépendance du pays de naissance, mariage avec un conjoint étranger, choix individuel de la personne», précise Gloria Herpin. Certains Français originaires des anciennes colonies se sont vus ainsi brutalement retirer leur nationalité ( Libération du 4 décembre 2006).
 
Violent
Dans une chemise cartonnée, Brigitte Abitbol transporte des documents prouvant que ses ancêtres ont bien été Français. Ainsi, des photos de ses deux grands-pères, l’un en uniforme de l’armée française, l’autre ceint de son écharpe de maire de ­Laghouat - une oasis du Sud ­algérien où vivait la famille -, une brochette de décorations, dont la Légion d’honneur, au plastron.
Cette affaire a réveillé chez elle une colère ­ancienne. «Tout est ressorti», reconnaît-elle. L ’échange avec les agents du tribunal a dû être particulièrement violent. ­Affirmant s’être fait «insulter gravement», la «dame de ­l’accueil» a déposé contre elle une main courante au commissariat.
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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 08:10
Une grève dure se profile dans les chemins de fer allemands
LE MONDE | 06.08.07 | 15h07  •  Mis à jour le 06.08.07 | 20h38
BERLIN CORRESPONDANCE

votegreveDeutscheBahn.jpgne grève dans les chemins de fer allemands s'annonce à partir du mercredi 8 août, en pleines vacances scolaires. Les quelque 34 000 conducteurs de train et membres du personnel roulant se sont prononcés à 95,8% en faveur du débrayage, soit largement plus que le quorum de 75% nécessaire pour déclencher la grève, a annoncé lundi le Syndicat des conducteurs de locomotive GDL, qui réclame de substantielles hausses de salaire. Tout en assurant vouloir paralyser "les points névralgiques" du réseau, le président du syndicat, Manfred Schell, promet que les usagers "sauront 24h auparavant où et quand des débrayages ont lieu".

Qualifiant d'"irresponsable" l'attitude du syndicat, qui a refusé de négocier sur la base de sa dernière proposition, le patron de la Deutsche Bahn (DB), Hartmut Mehdorn, est prêt à la confrontation. "Nous exigerons des dédommagements pour toutes les actions contraires à la loi", a-t-il déclaré au magazine Der Spiegel. La DB veut réquisitionner les milliers de conducteurs non affiliés au GDL pour assurer le maximum du trafic et mettra en place des services de bus.

Bien consciente qu'un conflit dur s'annonce, la fédération des usagers Pro-Bahn appelle temporairement à préférer la voiture au train. "Cela nous donne une très mauvaise conscience écologique, mais nous devons conseiller l'automobile à ceux qui n'ont pas encore acheté de billet", a déclaré son président, Karl-Peter Naumann.

La DB, engagée dans un processus de privatisation, a déjà signé un accord de revalorisation salariale avec 2 autres syndicats (Transnet et GDBA) concernant les conducteurs et autres membres du personnel à bord. Il prévoit, à partir de 2008, une hausse des salaires de 4,5% assortie d'une prime. Or le GDL demande une augmentation de 31%, pour arriver à un salaire moyen brut de 2 500 €, dès 2007, le tout accompagné d'une réduction du temps de travail.
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 10:10

Vers un statut juridique des «beaux-parents» ?
04/08/2007 à 1h00 - par Anne Soetermondt - Marianne.fr

Alors qu’un couple sur deux divorce et que 20% des enfants ont des parents séparés, le vide juridique autour de la figure du beau-parent pose problème. Nicolas Sarkozy a demandé au ministre du Travail, Xavier Bertrand, et au Garde des Sceaux, Rachida Dati, de leur accorder un statut légal. Du côté des associations de défense des parents biologiques, l’annonce fait grincer des dents.

«L’objectif est de permettre aux adultes qui vivent avec des enfants, dont ils ne sont pas les parents biologiques, de pouvoir procéder pour eux aux démarches habituelles de la vie quotidienne et de protéger juridiquement les liens affectifs entre ces enfants et ces adultes», prévoit la lettre de mission reçue par Xavier Bertrand. Sans plus de détails. Du côté des professionnels du droit de la famille, il n’y a pas de doute : il était temps. «C’est un vrai problème, souligne Pascaline Saint-Arroman Petroff, spécialiste en droit de la famille, un concubin n’a aucun pouvoir sur les enfants de sa compagne, aucun droit ni aucun devoir.» Or les situations dans lesquelles un beau-papa ou une belle-maman peut être utile sont pléthore : aller les chercher à l’école, filer à la pharmacie chercher un médicament si le parent biologique n’est pas joignable… Mais sans autorisation, directeurs d’école et pharmaciens sont en droit de refuser.

 

Pour Me Saint-Arroman Petroff, la solution est simple : nous pourrions calquer sur le modèle danois. «Là bas, lorsqu’un parent refait sa vie, il suffit qu’il aille faire une déclaration à la mairie, ce qui donne des droits et des devoirs à son concubin au regard de l’enfant». En France, la déclaration pourrait se faire au greffe des affaires familiales. Cette solution aurait le mérite d’être «facile à mettre en place, peu coûteuse et respectueuse ses deux parents et de l’enfant, car en l’oublions pas, en droit de la famille, il s’agit toujours de préserver l’équilibre de l’enfant.»

 

«Pas si simple», répond Claire Casanova, avocate au barreau de Lille. «En théorie, j’approuve l’esprit de l’annonce, en pratique, je suis sceptique. Allez expliquer à un père qui n’a pas la garde de son enfant qu’un droit de visite est accordé au beau-père qui ne partage plus la vie de la mère de l’enfant! Pour que la réforme soit bien perçue par les justiciables, il faudrait qu’elle applique des critères stricts et transparents». Contactées, les associations de défenses des droits des parents ont toutes réagi dans le même sens. «Franchement, au lieu d’institutionnaliser les rapports enfant/beau-parent, le législateur ferait mieux de se pencher sur la consolidation du mariage», explique Isabelle de Rambuteau, du mouvement mondial des mères de France. Même son de cloche du côté de SOS Papa. «Ce qui nous choque, c’est qu’on s’intéresse au statut des beaux-parents avant d’avoir réglé celui des parents, et des pères tout particulièrement. Le risque, c’est de marginaliser encore un peu plus un père déjà mis de côté dans la plupart des cas.»

Au-delà de l’institutionnalisation de la relation affective, Nicolas Sarkozy exprime, dans la lettre de mission qu’il a adressée à Xavier Bertrand, sa volonté de faciliter les démarches quotidiennes. Sur ce point, les avis sont moins tranchés. Le mouvement mondial des mères remarque que «c’est une manière de reconnaître ceux qui s’occupent d’enfants qui ne sont pas les leurs», alors que SOS Papa n’y voit pas de grandes menaces. En revanche, certains relèvent qu’il existe déjà des solutions. Peu utilisée, la délégation d’autorité parentale existe. «Le beau-parent peut en outre bénéficier du statut légal de «personne digne de confiance», ce qui lui permet  d’accomplir certains actes de la vie courante», ajoute Claire Casanova. En d’autres termes, un statut légal, oui, mais pas n’importe lequel. «Ce qu’il faudrait, de toute façon, c’est l’avis des premiers concernés : les enfants», conclut Isabelle de Rambuteau.
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