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sur l'auteur

Je m'appelle Frédéric Faravel. Je suis né le 11 février 1974 à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Je vis à Bezons dans le Val-d'Oise. Militant socialiste au sein de la Gauche Républicaine & Socialiste. Vous pouvez aussi consulter ma chaîne YouTube.
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Gauche Républicaine & Socialiste

4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 14:58
Élections prud'homales 2008: Nette progression des syndicats combatifs en dépit de l’abstention organisée par le pouvoir et les grands médias

Oui, le pouvoir a tout fait pour organiser l’abstention à ces élections prud’hommes.
Pas un seul débat télévisé dans les médias de service public, pas une seule explication de masse en direction des 19 millions d’électeurs concernés.
Des millions de salariés ne savaient ni le motif du vote, ni le lieu, ni comment voter.
Dans ces conditions qu’il y ait encore 4,7 millions de votants est un miracle extraordinaire et positif qui montre l’attachement remarquable d’un nombre considérable de salariés au syndicalisme français. Vive le syndicalisme ! Honneur et courage aux syndicalistes dans le privé, des héros qui résistent à la chasse aux sorcières généralisée et défendent les droits de 16 millions de salariés, le code du travail !


Il n’a pas été expliqué aux immigrés qu’ils avaient le droit de voter pour élire les juges de la république.
Il n’a pas été dit aux chômeurs qu’ils avaient le droit de voter.
Il n’a pas, été dit aux jeunes de 16 que des lors qu’ils avaient un contrat de travail ils avaient le droit de voter.
Il n’a pas été dit aux 8 millions de salariés des entreprises de moins de 50 salariés, soit 97 % des entreprises, qu’ils avaient le droit de quitter leur travail pour aller voter sans perte de salaire.
Les difficultés d’inscription sur les listes ont été aussi grandes que les fois précédentes.
Les lieux de vote sont demeurés des lieux aussi peu connus qu’avant.

Pire la presse de service public radio et télévision s’est comporté de façon à banaliser le vote et à encouragé l’abstention. Un vrai tam-tam pro abstention !

Ce fut le cas pour France inter, qui le matin même n’informe pas sur le vote mais sur le “probable taux d’abstention”. Toute la communication des plus grands médias était orientée sur l’abstention y compris les rares spots télévisés. Sans omettre Le Figaro qui, la veille, explique que le scrutin coûte 90 millions et qu’il vaut mieux le supprimer vu qu’il n’y a pas de participants ce qui est le point de vue explicite du Medef et de la droite.

D’ailleurs le Medef perd 8 points, la CFDT perd 3 points
tandis que la CGT gagne 1,5 points largement en tête, et Sud gagne 2,5 points...
Mais là encore, le 4 décembre, au matin, de façon scandaleuse, France inter parle fort peu d’un scrutin qui concerne pourtant 19 millions de personnes, le commente peu et mal, soulignant surtout l’abstention obtenue, se gardant de souligner les causes des progrès de la CGT et de Sud, et du très sec recul de la CFDT (du à la trahison de mai 2003 de François Chérèque signant la loi Fillon contre les retraites, la nuit, dans le dos du front syndical auquel il participait).
Le progrès, pour la première fois de la CGT depuis 1979 n’est pas souligné, on ne connaîtra ni les chiffres des conseillers prud’hommes élus, ni leur répartition, il n’y aura pas d’écho des sièges électoraux, c’est un pur mépris, un pur déni d’information.

Mais cela n’empêchera pas que le vote exprime déjà ce qui va subvenir dans la période qui vient : la combativité sociale s’accroît partout, des centaines d’entreprises sont l’objet de plans de licenciements iniques, injustifiés, effets d‘aubaine patronale du à la crise des banquiers et banqueroutiers. Le blocage de salaires est devenu insupportable alors que des centaines de milliards ont été accordés
aux tenants de l’économie casino pour qu’ils continuent à spéculer comme avant.

Les observateurs attentifs savent qu’un e explosion sociale est désormais possible.
Notons que des centaines de plans de licenciements sont en cours et aussi des centaines de grèves partout dans le pays...
Raymond Soubie, conseiller expérimenté en affaires sociales de Nicolas Sarkozy vient de déclarer qu’il n’a jamais en 40 ans d’expérience, voulu annoncer un quelconque "printemps chaud" ou "automne chaud", mais qu’aujourd’hui, ce n’est plus pareil, selon lui "tout est chaud"... Henri Guaino n’en a pas dit moins, en prétendant qu’une explosion est possible à tout moment...
Toutes les données sont là, ce pays ne supporte plus le féroce traitement antisocial qui lui est imposé par ce gouvernement de sauvages barbares intégristes, qui prônent la mort du code du travail, le travail le dimanche, les 45 heures payées 35, la retraite à 70 ans, les licenciements boursiers !

Gérard Filoche, jeudi 4 décembre  2008

Chiffres : 4,7 millions d’électeurs pour les syndicats !

La CGT reste à la  première place et, avec 33,8% des suffrages exprimés, voit, pour la  première fois depuis la création du scrutin en 1979, son score progresser  (+1,6 points).
La CFE-CGC récupère à la CFDT la première place dans la  section encadrement et sur tous les collèges est en hausse de 1,2 point  avec 8,2 % des voix.
De même pour l'Unsa (6,2 %) avec laquelle la  confédération de d'encadrement envisage de fusionner courant 2009.
Enfin,  l'Union syndicale Solidaires enregistre la plus forte hausse avec + 2,5  points et 3,8 % des suffrages, en particulier du fait d'un triplement du  nombre de ses candidats par rapport à 2002.
A l'inverse, la CFDT perd près  de 3 points à 22,1 %, FO 2,3 points à 15,9 % et la CFTC 0,7 point à  8.9 %.

Côté patronal, les employeurs de l'économie sociale (AEES)  confirment leur "percée" en recueillant 19 % des suffrages exprimés. L'UDE  (Union pour les droits des employeurs) qui réunit Medef, CGPME, UPA, FNSEA  et UNAPL reste en tête avec 72.1 % des suffrages mais baisse nettement par  rapport au scrutin précédent (80,12 %).

Autre enseignement du  scrutin, la participation baisse à nouveau, au niveau historiquement bas  de 25,66 % (32,35 % en 2002), malgré un élargissement des modalités de vote  avec la généralisation du vote par correspondance et l'expérimentation à  Paris du vote électronique.
Au total, 25,5 % des salariés et 31,25 %  des employeurs ont participé au vote, ce qui, de l'avis de nombreux observateurs de droite pro patronaux, pourrait leur permettre de mettre en question de l'avenir de ce scrutin sous sa forme actuelle.
Le nombre de votants est pourtant de 4,7 millions (contre  5 617 630 en 2002).

TOUTES  SECTIONS

Pour les salariés:
CGT: 33,8% (rappel 2002:  32,2%)
CFDT: 22,1% (rappel 2002: 25,1%)
FO: 15,9% (rappel 2002:  18,2%)
CFTC: 8,9% (rappel 2002: 9,6%)
CFE-CGC: 8,2% (rappel 2002:  7%)
Unsa: 6,2% (rappel 2002: 5%)
Solidaires: 3,8% (rappel 2002:  1,31%)
Divers : 1% (rappel 2002: 1,1%)

Pour les  employeurs:
UDE: 72.1% (rappel 2002 : 80%)
AEES: 19% (rappel  2002 : 11,3%)
Divers: 8,9% (rappel 2002 :  4,3%)

SIÈGES TOUTES SECTIONS  CONFONDUES

Côté salariés, la CGT a obtenu 2798 sièges de  conseillers prud'homaux, la CFDT 1776, FO 1130, la CFTC 378, la CFE-CGC  615, l'Unsa 239 et l'Union syndicale Solidaires 88. Pour les employeurs,  l'UDE a 6156 sièges, l'AEES 455; 472 sièges se répartissent entre diverses  autres listes patronales.

SECTION  ENCADREMENT

Pour les salariés:
CGT: 16.8% (rappel 2002:  15,8%)
CFDT: 23% (rappel 2002: 28,6%)
FO: 9.3% (rappel 2002:  9,5%)
CFTC: 10.6% (rappel 2002: 11,4%)
CFE-CGC: 27.8 % (rappel 2002:  22,8 %)
Unsa: 7.4% (rappel 2002: 8,1%)
Solidaires: 2.8%
Divers:  2.3% (rappel 2002 : 1,8%)

Pour les employeurs:
UDE: 95.2%  (rappel 2002: 95,2%)
AEES: 1.6% (rappel 2002: 0,3%)
Divers: 1.8%  (rappel 2002: 3,3%)

SECTION INDUSTRIE

Pour  les salariés:
CGT: 41.8% (rappel 2002: 39,6%)
CFDT: 20.7% (rappel  2002: 23,5%)
FO: 17.6% (rappel 2002: 19,6%)
CFTC: 7.8% (rappel 2002:  8,3%)
CFE-CG : 5.2% (rappel 2002: 4,7%)
Unsa: 3.8% (rappel  2002: 2,5%)
Solidaires: 1,9%
Divers: 1.2% (rappel 2002: 0,9  %)

Pour les employeurs :
UDE: 94,3% (rappel 2002:  92,3%)
Divers: 5,7% (rappel 2002: 4,4%)

SECTION  COMMERCE

Pour les salariés:
CGT: 34,9% (rappel 2002:  33,1%)
CFDT: 20,6% (rappel 2002: 23,6%)
FO: 17,1% (rappel 200 :  20,3%)
CFTC: 9,1% (rappel 2002: 10%)
CFE-CGC: 5,1% (rappel 2002:  4,5%)
Unsa: 6,7% (rappel 2002: 5,2%)
Solidaires: 4,9%
Divers:  1,5% (rappel 2002 : 0,8%)

Pour les employeurs:
UDE: 90,9%  (rappel 2002: 89,2%)
Divers: 9,1% (rappel 2002:  4,6%)

SECTION AGRICULTURE

Pour les  salariés:
CGT: 26,8% (rappel 2002: 24,4%)
CFDT: 28,3% (rappel 2002:  31,5%)
FO: 16,2% (rappel 2002: 17,7%)
CFTC: 6,9% (rappel 2002:  7,6%)
CFE-CGC: 7,7% (rappel 2002: 5,6%)
Unsa: 9,3% (rappel 2002:  8,9%)
Solidaires: 4%
Divers: 0,9% (rappel 2002: 0,8%)

Pour  les employeurs:
UDE: 92,5% (rappel 2002: 90,3%)
Divers: 7,5% (rappel  2002: 3,2%)

SECTION ACTIVITÉS DIVERSES

Pour  les salariés:
CGT: 32,9% (rappel 2002: 30,7%)
CFDT: 23,2% (rappel  2002: 26,1%)
FO: 15,7% (rappel 2002: 19%)
CFTC: 8,8% (rappel 2002:  10,3%)
CFE-CGC: 5% (rappel 2002: 4%)
Unsa: 7,6% (rappel 2002:  6%)
Solidaires: 5,5%
Divers: 1,3% (rappel 2002: 1,2%)

Pour  les employeurs :
UDE: 54,6% (rappel 2002: 66,1%)
AEES: 34,4%  (rappel 2002: 24,9%)
Divers: 11% (rappel 2002: 4,5%)

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2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 16:10
Chronique
Une naissance dans le zoo socialiste, par Dominique Dhombres
LE MONDE | 01.12.08 | 13h28

e congrès de Reims n'était pas seulement un combat de dames. Il y avait aussi un homme en compétition. Ces deux femmes lui faisaient de l'oeil. Cela aurait pu produire un effet comique, dans un congrès qui ne l'était guère. Un homme encore jeune courtisé par deux femmes plus mûres. Mais Benoît Hamon est tout sauf le personnage de Chéri imaginé par Colette. Il veut être aimé pour ses idées, non pour lui-même. Il y met une sorte de point d'honneur. Il était l'invité d'Anne-Sophie Lapix, dimanche 30 novembre, sur Canal+. "Les idées que j'ai défendues à l'occasion de ce congrès étaient en résonance avec ce qui se passe dans la société : les plans sociaux, les licenciements, la casse du service public. Ces idées-là ont pris beaucoup plus de poids, et bon nombre de solutions qu'on développait depuis plusieurs années ont acquis beaucoup de légitimité et de crédibilité aujourd'hui. On parle à nouveau de nationalisation, de redistribution, d'impôt", disait-il. L'hôtesse insistait : n'est-il pas simplement le jeune de service dans un parti vieillissant ? "Si le PS pense qu'il va s'en sortir avec juste une opération de façade, il se trompe", répliquait-il. Les idées, les idées seulement, pas les personnes ! "Je ne veux pas d'un parti toujours concentré sur cette maudite élection présidentielle", disait-il encore. Il ne se voit pas en candidat à l'Elysée. Il veut échapper à cette obsession qui est manifestement celle de Ségolène Royal. Il est cependant admiratif devant l'obstination de cette dernière. "Je lui reconnais une détermination et un courage assez rares dans la vie politique française", dit-il. Ses préférences vont bien entendu à Martine Aubry, mais il ne lui accorde pas un chèque en blanc. Il attend de savoir quelles seront ses priorités. Il a une phrase étonnante à ce propos. "De ce congrès, il est sorti une ligne politique", dit-il. A gauche, bien entendu. Il est bien le seul à avoir perçu le phénomène. Toujours la préséance des idées sur les personnes. C'est peut-être de l'autosuggestion. Là où tout le monde a vu une foire d'empoigne, Benoît Hamon a senti l'émergence d'une ligne politique. Est-ce que Martine Aubry lui a proposé le poste de numéro deux du parti ? Non, elle ne l'a pas fait. Il dit cela avec un petit sourire, une satisfaction à peine voilée.
Personne n'aurait pensé, il y a peu de temps encore, à lui poser une telle question ! Ségolène Royal lui avait également demandé, avant le congrès, de faire partie de son équipe. Le congrès de Reims a été un désastre pour l'image du Parti socialiste dans l'opinion, mais il n'a visiblement pas été perdu pour tout le monde. Il y a eu le combat frontal des deux éléphantes. Mais aussi, dans le zoo socialiste, la naissance d'un éléphanteau.
Dominique Dhombres
Article paru dans l'édition du 02.12.08

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 15:10

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 17:02
Point de vue
Improbable Die Linke à la française, par Jérôme Fourquet
LE MONDE | 28.11.08 | 13h59  •  Mis à jour le 28.11.08 | 13h59

près avoir quitté le Parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez ont annoncé la création du Parti de gauche, qui se veut une réplique française de Die Linke. Quand on observe la scène politique allemande, on comprend bien pourquoi ce modèle est attractif et peut constituer une source d'inspiration pour nos socialistes en rupture de ban.

Die Linke, formation créée par l'union de dissidents du SPD et le PDS (les communistes est-allemands), s'est bien enracinée dans la vie politique outre-Rhin. Ce nouveau parti est présent dans les Parlements des six Länder de l'Est et parfois même dans leur gouvernement en coalition avec le SPD.

Il a également réussi une percée à l'ouest où il a franchi la barre des 5% (commandant l'accès aux Parlements régionaux) dans plusieurs Länder (Hesse, Hambourg, Basse-Saxe), ratant de peu récemment ces 5% dans la très conservatrice Bavière. Au plan national, les sondages créditent cette formation de bons scores (entre 10% et 12%).

Mais le contexte politique et les forces en présence à gauche diffèrent sensiblement de part et d'autre du Rhin, et la configuration apparaît moins favorable en France. Die Linke est aujourd'hui dirigée par Oskar Lafontaine, personnalité politique très connue en Allemagne : il a été pendant de longues années ministre-président de la Sarre, et a joué un rôle de premier plan en animant l'aile gauche du SPD national. En dépit de leur mandat, le poids politique de Marc Dolez et Jean-Luc Mélenchon n'est donc pas comparable avec celui de Lafontaine, qui sert de locomotive médiatique à ce parti.

Par ailleurs, le PDS - importante puissance électorale à l'est de l'Allemagne - a fourni les gros bataillons militants et électoraux de Die Linke. A cette force électorale, il faut ajouter des militants en rupture du SPD à l'ouest ainsi que de nombreux syndicalistes. Les forces sur lesquelles peuvent s'appuyer aujourd'hui Dolez et Mélenchon sont beaucoup plus limitées. Certes, la motion Hamon qu'ils soutenaient a recueilli près de 19% des voix lors du vote interne au PS, mais tous ces militants ne suivront pas les démissionnaires.

ESPACE PLUS RESTREINT

Lorsqu'il présenta une motion ("Forces militantes") au congrès du Mans en 2005, Dolez, bien que premier fédéral de la puissante fédération du Nord, n'obtint que 4,5%. Et si PRS, l'organisation de Mélenchon, fut très active et visible lors du référendum sur la Constitution européenne, elle ne compterait qu'assez peu d'adhérents.

Pour pallier ces difficultés, Mélenchon et Dolez ont annoncé une alliance avec le PC en vue des européennes. On rappellera que ce parti a connu de nombreux revers électoraux, qu'il est aujourd'hui profondément divisé et qu'il perd des adhérents. Son influence électorale ne peut être comparée à celle de son parti frère allemand.

En transposant en France l'influence du PDS dans les régions déshéritées et industrieuses de l'ancienne RDA, cela équivaudrait à un PCF obtenant entre 25% et 30% dans un ensemble regroupant Nord - Pas-de-Calais, Picardie, Haute-Normandie et Champagne-Ardennes... En dépit de cet affaiblissement, étant donné le poids comparé du PC et du Parti de gauche en termes de militants et d'élus, il y a fort à parier que les dissidents socialistes ne joueront pas les premiers rôles dans ce "front commun".

Enfin, si Die Linke connaît aujourd'hui des succès en Allemagne, cela ne tient pas uniquement à la personnalité de ses leaders ou à la puissance militante des organisations qui l'ont cofondée. Le contexte politique y est différent du nôtre : l'extrême gauche y est inexistante électoralement, contrairement à la France où Olivier Besancenot exerce une forte concurrence. En outre, en Allemagne, la critique dénonçant un recentrage des socialistes porte davantage, notamment parce que le SPD est engagé dans une grande coalition avec la CDU et mène une politique de réformes.

Ce virage social-libéral fut pris il y a un certain nombre d'années maintenant. Durant l'ère Schröder, le SPD, à la tête d'une coalition avec les Verts, réforma profondément le modèle social et les bases de l'Etat-providence, notamment avec les réformes Hartz aujourd'hui fortement décriées à gauche et par les syndicats. Si le libéral-socialisme est aussi dénoncé en France, il n'en demeure pas moins que le PS reste aujourd'hui - et notamment avec le gauchissement des discours à la suite de la crise financière - idéologiquement plus à gauche que le SPD.

Concurrencée par une extrême gauche conquérante et un PS à la direction "gauchisée", la déclinaison française de Die Linke jouira donc d'un espace politique plus restreint que sa consoeur germanique. Même si son discours peut rencontrer un certain écho auprès d'électeurs de gauche démoralisés par la crise du PS et radicalisés par la poursuite des réformes sarkozystes.


Jérôme Fourquet est directeur adjoint du département opinion et stratégies d'entreprise de l'IFOP.

Article paru dans l'édition du 29.11.08

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 15:01

Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/stephane-allies
[2] http://www.mediapart.fr/journal/france/251108/vote-aubry-royal-enquete-a-lille-ou-les-accusations-de-fraudes-se-multiplient
[3] http://www.mediapart.fr/journal/france/211108/revivez-le-second-tour-socialiste-en-live-aubry-en-tete-de-42-voix
[4] http://www.mediapart.fr/journal/france/241108/finalement-aubry-gagne-le-vote-socialiste-pour-102-voix
[5] http://www.mediapart.fr/journal/france/010608/martine-aubry-sept-ans-de-refection
[6] http://www.mediapart.fr/journal/france/241108/finalement-aubry-gagne-le-vote-socialiste-pour-102-voix#comment-73679
[7] http://www.mediapart.fr/files/PROTESTATION ELECTORALE_251108.pdf
[8] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ia_fxLoKFQ4sEBRLpksJT9aOgs_w
[9] http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gmi-dhfqjkiqiDBJDFq-WXL22RIA
[10] http://www.francois-lamy.org/
[11] http://www.lepoint.fr/actualites-politique/guillaume-bachelay-l-heritier-de-fabius/917/0/191915
[12] http://www.borgel.fr/
[13] http://davidlebon.net/
[14] http://benoithamon.fr/

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 09:36
Ce parti mue en profondeur et, après la victoire de Martine Aubry, sa gauche a une chance de l’emporter

Ce congrès de Reims du parti socialiste est un des plus passionnants et des plus politiques qui soient. Il passionne dans le parti. Il passionne hors du parti. Les enjeux politiques sont énormes : le sort de toute la gauche !

Contrairement aux présentations qu’en font la droite et les grands médias, ce n’est pas une bataille de personnes, c’est une des plus grandes batailles d’idées qu’ait connu ce parti dans la grande tradition socialiste. Même si ces idées s’expriment de façon déformée, elle sont là, éclatantes : un choix entre un cours à gauche, ou un cours droitier. D’où la lutte vivante au coude à coude, à rebondissement : une mue ne se fait pas sans souffrance.

Pour la première fois depuis longtemps, la direction sortante ne s’auto reproduit pas
C’est la première fois depuis longtemps que la direction sortante ne s’auto reproduit pas. Elle s’est éclatée en trois : une aile droitière avec Gérard Collomb - Jean Noël Guérini - Ségolène Royal (courant complexe, tiraillée mêlant le plus vieux de l’appareil et des aspirations impatientes neuves mais mal formulées), deux morceaux du “centre” profondément usés d’avoir hésité sempiternellement entre compromis et radicalité. Il s’est dégagé avec la motion C une gauche socialiste unie, à contre courant d’abord, puis qui profite de la crise du capitalisme pour polariser le débat, mais qui est encore minoritaire, repoussée par les médias, avec une sympathie progressive mais encore une incrédulité chez les militants les plus légitimistes.
  
Même avec 42 voix il y a un résultat, et c'est celui que nous préférons, de loin. On comprend qu’il soit contesté, mais il y a une majorité écrasante au CN. Une majorité contestable, mais pas plus et pas moins que celle de Ségolène Royal. Le vote sur des motions et plus important que celui sur des personnes. Il y a contradiction entre un vote proportionnel et un vote plébiscitaire majoritaire. (Il faut supprimer ce vote plébiscitaire personnalisé, présidentialiste et en revenir à une premier secrétaire désigné au sein des instances) Derrière tout cela, il y a de la politique vivante. Et une chance d’influer ce parti vers la gauche.
 
Une chance d’influencer ce parti vers la gauche
D’abord si Ségolène est montée à ce niveau, et quoiqu’elle soit droitière, elle exprime aussi une partie du puissant besoin de gauche chez les militants.
Le paradoxe existe en effet :
-  d’une part la candidate délibérément provocatrice et messianique qui déclenche des phénomènes passionnels, se fraye un chemin à l’esbroufe, et une partie de ses supporters la magnifie en “sauveuse” d’où la dynamique dont elle bénéficie. Il y a, mêlé à cela, des désirs positifs, une impatience de battre Sarkozy, de dépasser les “querelles” complexes du parti, de changer vite : elle réussit à masquer, en se présentant pour le renouvellement,  le fait qu’elle roule dans les allées centrales du pouvoir depuis 1983, cinq fois ministre, une des plus anciennes de la direction depuis 25 ans, partie prenante de toutes les politiques majoritaires jusqu’à 2007 inclus. Qui ne voit qu’elle doit, au départ ses voix, sur les plus vieux secteurs conservateurs de l’appareil ?  On est loin d’un lien ave le salariat réel !
-   d’autre part l’effondrement du “grand bloc central” que François Hollande aspirait de ses voeux. Les deux morceaux de ce défunt “bloc central”, les motions A et D, se sont affaissés tour à tour, divisés chacun en leur sein et se divisant l’un face à l’autre. C’est la fin de la gestion Hollande post-Jospin. Ils n’ont jamais voulu trancher entre un choix droitier, et un retour aux fondamentaux de gauche, ils ont perdu. Bertrand Delanoë d’abord qui a écouté ses conseillers pour se présenter à contre courant en social et libéral et qui a perdu ses chances de ce fait. Martine Aubry ensuite qui a payé le prix d’un attelage contradictoire derrière elle. Incapables de s’unifier ils ont fait le lit de la dynamique adverse : comment Ségolène Royal ne progresserait elle pas, après une absence d’entente pareille ?
 
La seule solution eut été de jouer aussi franc et clair que Royal, en lui opposant un candidat vraiment neuf défendant un cours plus à gauche, Benoît Hamon : les deux morceaux de l’ex bloc central n’ont pas su s’y résoudre. Cela aurait été un tournant, ils l’ont freiné, ils ne pouvaient pas plus l’accepter que le rapt du parti par Ségolène Royal. Ce n’est qu’avec +0,4% que Martine Aubry appuyée sur les voix de l’aile gauche, motion C, l’emporte. Mais rien n’est fini avec cela, la mue va continuer, érodant inexorablement le “centre” sortant et la polarisation va continuer son chemin. [oui mais à la seule condition que Martine Aubry donne réellement des gages à Benoît Hamon et à la motion C, qu'elle se détourne d'une motion A affaiblie, ce qui reste à démontrer après qu'elle se soit affichée hier soir aux côtés d'Harlem Désir en sortant du CN].

Les exigences sociales vont pousser à la clarification vers la gauche
Tant mieux, ça ne pouvait plus continuer comme avant, il faut clarifier. Il faut fortement lutter contre tout découragement militant hâtif, nous vivons un moment passionnant. Toute haine irrationnelle doit être balayée. Nous devons aider à mettre en lumière le choix politique qui se pose derrière tout cela. Hé, oui, les chemins de la transformation sociale, ne sont pas limpides, en ligne droite. Il y a des méandres, des obstacles, des sursauts et des coups de théâtre.
 
En fait c’est toute la société, derrière le PS qui cherche une issue à gauche au sarkozysme ! La politique suivie depuis mai 2007 est une  politique arrogante, totalement réactionnaire, socialement explosive, entièrement tournée vers 2% de privilégiés. Le pays entier va bientôt connaître une mue lui aussi, liée à cette crise aigue du capitalisme dans laquelle nous sommes entrés. Le libéralisme est désormais discrédité. Nous allons connaître d’immenses mouvements sociaux. Cette crise, ce débat aigu, cette mue du PS sont totalement d’actualité, et reflètent et anticipent ces grands événements. La gauche du parti a une grande chance si elle est constante, sérieuse, unie et plus profondément sociale, de l’emporter : “ceux qui vont à contre courant arrivent parfois avant les autres !” Or nous n’allons plus à contre courant, nous sommes devenus indispensables à la direction et nous sommes moteurs dans le débat d’idées.  
 
Vivent la redistribution des richesses, les 35 h, la hausse massive des salaires, le Smic à 1500 euros, la retraite à 60 ans a taux plein, la sécu pour tous, un code du travail protecteur, les services publics, une fiscalité directe et progressive ! Vive une VI° République sociale, laïque, démocratique, parlementaire.

Gérard Filoche D&S 159
samedi 22 novembre

Défense du parti socialiste ! Unité du parti socialiste ! Unité de toute la gauche !
Combattons le sarkozysme qui détruit tous nos droits sociaux…


Assez de division, Manuel Valls et Ségolène Royal : les voilà qui appellent à une manifestation devant Solferino quasiment, tout en se victimisant et en donnant des leçons de « code d’honneur » à ceux qui ne s’inclinent pas devant leur forcing. Ségolène Royal veut revoter et Valls prétend que c’est « la Floride »…
N’ont-ils pas, pour élargir artificiellement les voix de Ségolène Royal, les voix bloquées des Bouches du Rhône de Jean-Noël Guérini et de l’Hérault de Georges Frêche ? Comment osent-ils attaquer les voix du Nord, sans balayer devant leur propre porte… au sud ?
Ségolène Royal ne propose t elle pas de réintégrer Georges Frêche pour assurer ses marges alors qu’elle demande de « revoter » une troisième fois appuyée par tous les médias aux ordres…
 
Oui, il y a de la triche et c’est intolérable : en Hérault les observateurs envoyés par le bureau national ont été chassés des bureaux de vote par les partisans de Ségolène Royal ! Il faut stopper cette triche, oui, il faut bannir la fraude dans un parti démocratique, maispourquoi choisissent-ils de le faire parce que c’est eux qui perdent de peu de voix ?  Ils n’ont rien dit quand le « non » était battu le 1er décembre 2004 alors qu’il était manifestement majoritaire en interne, le vote des électeurs socialistes l’ayant confirmé en externe le 29 mai 2005 ?
Qui peut croire aux appels soudains à la transparence de ceux qui trichent eux-mêmes  ?
 
Assez de fausse morale, assez de pression médiatique extérieure, assez de division !Assez de forcing pour s’emparer du PS par tous moyens, vendre son siége, balayer son programme social, l’ancrer au Blairisme et à Bayrou…
 
Valls qui veut changer le nom du PS, est trois fois sur quatre en accord avec Sarkozy, il se déchaîne sur tous  les écrans contre Martine Aubry – sans oublier de dire au passage qu’il est pour qu’on travaille tous le dimanche.
Valls porte-parole de Ségolène Royal exprime par ses excès, l’impatience de casser le parti socialiste, d’empêcher que les idées de gauche qui ont progressé avec la motion C de Benoît Hamon n’y deviennent, sous la poussée du mouvement social, prochainement dominantes.
 
Les enjeux sont très politiques ; orientation droitière vers la droite-Modem, ou orientation vers l’unité de toute la gauche.

Contrairement aux présentations qu'en font la droite et les grands médias, ce n'est pas une bataille de personnes, c'est une des plus grandes batailles d'idées qu'ait connu ce parti dans la grande tradition socialiste. Même si ces idées s'expriment de façon déformée, elle sont là, éclatantes : un choix entre un cours à gauche, ou un cours droitier. D'où la lutte vivante au coude à coude, à rebondissement : une mue ne se fait pas sans souffrance.

La motion autour de Royal est contre les 35 h, contre la retraite à 60 ans, contre le contrôle des licenciements, contre la hausse du Smic à 1500 euros et, de façon générale, ils ne parlent jamais de hausse massive des salaires, de code du travail, ni de Sécu pour tous, ni de redistribution des richesses. On comprend pourquoi elle a les faveurs des grands médias aux ordres : ils nous ont déjà fait le coup pour la désignation de la candidate en 2006.
 
Le vote le plus important n’est pas celui sur les personnes, c’est celui sur les motions. À la lumière de ce qui se passe, il faut conserver le vote à la proportionnelle, et supprimer le vote majoritaire présidentialisé, personnalisé sur le premier secrétaire.Le premier secrétaire doit être désigné au sien des instances et les refléter.

Ca ne peut pas être une question de personne puisque  Ségolène Royal a elle aussi participé à toutes les directions, toutes les majorités, conseillère, ministre, membre du BN, depuis 1983, elle a cautionné, voté, mis en œuvre, elle est liée à  tout ce qui s’est fait jusqu’à Dijon, Le Mans, Reims.
 
Il faut rendre sa noblesse au débat socialiste actuel :oui au débat pour savoir comment nous faisons face à la crise du capitalisme, non aux querelles pour ou contre unetelle ! Oui, au débat de motion, au choix d’orientation pour trancher s’il faut d’abord redistribuer les richesses pour relancer la croissance ou si pour relancer la croissance, il faut poursuivre la rigueur…
 
Un vrai débat, le même, existe à propos du choix entre l’alliance avec la droite-modem ou l‘alliance avec toute la gauche. 70 % du congrès a tranché pour une alliance de toute la gauche contre toute la droite, avec, en l’occurrence, Martine Aubry… Mais Manuel Valls et Ségolène Royal  essaient de noyer cela comme si nous n’avions pas voté et tranché à 70 % des voix… Ce n’est pas une question de personne ce qui arrive, c’est une question politique de fond : s’orienter vers Bayrou, ou rassembler, reconstruire, raviver la gauche, c’est un vrai choix.
 
Il faut rétablir l’unité du parti socialiste pour demain construire l’unité de toute la gauche !

Nous comprenons l’impatience de tous ceux qui veulent une issue alors que les grèves se développent,à Air France, à la SNCF, à La Poste, dans des centaines d’entreprises du privé pour l’emploi et les salaires.
Le monde de Sarkozy, ses amis banquiers et banqueroutiers, s’effondre, il trouve des centaines de milliards à leur donner, alors qu’en face des besoins des services publics, des hôpitaux, des écoles, des équipements collectifs dans nos banlieues, de hausse des salaires, il avait prétendu que « les caisses étaient vides ».
L’effroyable crise du capitalisme qui ne fait que commencer est l’aubaine pour les profiteurs, spéculateurs, les actionnaires, le CAC 40, les 500 premières familles qui continuent de pressurer les salaires, de supprimer les emplois, de millions et de millions de salariés qui produisent les richesses et n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent ! La France d’en haut n’a jamais été aussi riche, florissante et la France d’en bas aussi maltraitée, spoliée, pillée.
 
Le parti socialiste doit retrouver le ton de combat, de mobilisation, de participation aux luttes sociales, d’opposition au sarkozysme qu’il n’aurait jamais dû quitter.C’est ce que cherchent intuitivement les militants par-delà les questions de personne : à Reims ils applaudissaient tout ce que tous les orateurs des différentes motions disaient de plus gauche ! Ils faisaient une ovation à toutes celles et tous ceux qui proposaient l’unité…
 
Il n’y a pas d’exclusive de personnes ! Ah que Ségolène Royal aurait pu faire l’affaire si elle ne provoquait pas le reste du parti et ne se proposait de le droitiser et de le casser… Ce n’est pas sa personne qui crispe, ce sont ses positions droitières à contre courant de la majorité de la gauche. Ah  qu’elle aurait pu faire l’affaire si elle défendait un vrai programme social capable de gagner, si elle savait battre le « travailler plus pour gagner plus de Sarkozy », au lieu de le laisser sans réponse…
 
De 2004 à 2008 nous avons gagné toutes les élections sauf la présidentielle ! Nous avons eu 20 régions sur 22 les 21 et 28 mars 2004 dans la foulée du grand mouvement de 2003 qui rejetait la loi Fillon contre les retraites !  Nous avons eu 30 % des voix en juin 2004 en défendant l’Europe des 35 h et du Smic européen. Nous avons gagné 2 villes sur 3 en mars 2008 et 61 départements sur 100 confirmant, en dépit de mai 2007, que la France était à gauche ! Pour gagner  tous ces scrutins, nous n’avons pas eu besoin d’appoint de la droite Modem.

Mais pour gagner une présidentielle, il faut tenir un vrai discours de rupture, de transformation sociale, avec des mesures sociales phares, ce que n’a pas fait et ce que ne veut pas faire Ségolène Royal. Tous les problèmes de fond viennent de là : or elle s’acharne alors qu’elle s’était prétendument « mise au frigidaire », à s’imposer en tant que « personne », jouant de démagogie, sans être capable de rassembler les 70 % de militants qui n’ont pas voté pour la motion de Gérard Collomb.
 
Gérard Filoche lundi 24 novembre 2008  D&S n°159/160 nov-déc

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 14:35

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 16:39

Plus de 30 000 militants ont porté leur suffrage sur Benoît Hamon au poste de premier secrétaire du PS. La décision prise pour le second tour est dictée par l'intérêt de la gauche.

Nous sommes confrontés à une situation extrêmement difficile pour celles et ceux qui attendent de la gauche une alternative à la politique de la droite et des propositions pour sortir de la crise financière.
Ce scrutin, en cohérence avec celui sur les motions, exprime deux volontés constantes des militants socialistes. La première c'est la volonté d'un ancrage clair à gauche du parti socialiste et la seconde, une volonté forte de renouvellement.
En cela le parti socialiste est encore en chantier. Il est confronté à des difficultés considérables pour s'adresser aux milieux populaires. Il est temps de jeter des ponts entre les socialistes et la société, entre les autres composantes de la gauche et entre les socialistes eux-mêmes.

Cette décision est également éclairée par une situation qui se présente à nous seulement tous les dix ou vingt ans : celui d'un choix de culture éminemment politique.
Il est acquis que dès demain le parti socialiste changera. L'enjeu est de savoir quelle orientation prendra ce changement.
Pour avoir un parti ancré à gauche, qui affirme son attachement au rassemblement de la gauche et travaille au renouvellement des pratiques et des comportements ainsi qu'à l'approfondissement de la démocratie.
Nous appelons à voter massivement pour Martine Aubry.

Ce Congrès n'est que le premier acte d'un profond mouvement qui puise ses racines dans la société elle-même et que nous avons la responsabilité de le faire vivre au sein de notre parti. C'est pour cela que nous devons lui donner force et vigueur en appelant dès le lendemain du congrès les Français à nous rejoindre.

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 16:14

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 15:51
Emmanuel Maurel, premier secrétaire fédéral

6 bonnes raisons de voter Emmanuel Maurel

  • Emmanuel Maurel représente le renouvellement et l'ancrage à gauche nécessaire à cette fédération. L'orientation politique qu'il défend depuis toujours dans la fédération ne souffre d'aucune ambiguïté, il refuse les alliances à la carte localement avec le MODEM ; à 35 ans, il apportera un vent nouveau dans la fédération ;

  • Emmanuel Maurel permettra de mettre en place une équipe fédérale pluraliste dans cette fédération, car sa candidature est encouragée par des camarades de toutes les sensibilités du Parti ;

  • Emmanuel Maurel pourra promouvoir une fédération socialiste plus conviviale car il n'a jamais pris part aux disputes existant entre les grands élus et barons locaux du PS Val d'Oise qui minent notre action politique ;

  • Dominique Lefebvre et Alain Assouline représentent tous les deux la direction fédérale sortante dont le bilan est très insuffisant, notamment en termes de communication (la délégation d'Alain Assouline), de débat politique et d'ouverture sur le mouvement social et la société civile ;

  • La candidature d'Emmanuel Maurel permet de ramener à lui des camarades de la motion A en rupture avec Dominique Lefebvre qui auraient pu sinon voter pour Alain Assouline. La candidature d'Alain Assouline, comme celle de Ségolène Royal, représente une rupture avec le Parti démocratique, Parti des militants que nous connaissons, que nous défendons et que nous voulons renforcer ;

  • La candidature d'Emmanuel Maurel offre une alternative au duel Dominique Lefebre vs Alain Assouline, les deux sortants de la fédération. Si vous voulez marquer clairement votre choix d'une fédération militante, active, conviviale et fraternelle, portez vos voix pour permettre à Emmanuel Maurel d'être présent au 2nd tour le vendredi 21 novembre devant Alain Assouline.


Toujours de bonnes raisons de voter Benoît Hamon

  • Son discours ancré à gauche est clair depuis le début et n'a pas évolué ; il n'a pas eu besoin de s'adapter quand la crise financière et économique que nous annoncions a éclaté aux yeux de tous ;

  • Il n'appartient pas aux écuries qui se disputent le parti derrière Ségolène Royal ou Martine Aubry. Il ne propose pas au parti et aux militants une revanche du vote d'investiture de novembre 2006, un conflit permanent entre les équipes des campagnes présidentielles perdues de 2002 et 2007. Lui seul peut rassembler le parti loin des haines de ses dirigeants actuels qui l'étouffent ;

  • Il est candidat depuis depuis 3 mois au poste de premier secrétaire du PS ; personne ne sera surpris. Il n'a pas mis sa candidature au "frigidaire", il n'a pas hésité jusqu'au dernier instant. Martine Aubry a plusieurs fois proposé de soutenir la candidature de Benoît Hamon tout au long du congrès de Reims, on ne comprend donc pas que ce qui était légitime jusqu'à dimanche 16, 9h50, ne le soit plus aujourd'hui ;

  • Avec lui, le renouvellement réel, des pratiques, des dirigeants, et de la ligne politique, entrera Rue de Solférino. Les militants se sont exprimés à la fois pour l'ancrage à gauche et le renouvellement, Benoît Hamon conjugue ses deux aspirations. Il peut jeter des ponts entre socialistes, entre les socialistes et la gauche, entre les socialistes et le mouvement social, et enfin offrir un discours clair aux Français qui attendent désespèrement que les socialistes s'occupent d'eux plutôt que des querelles de personnes ;

  • L'argument du « vote utile » est invalide. En effet, soit Ségolène Royal est capable d'emporter une majorité dès le 1er tour et alors le fait qu'il y ait une ou deux candidatures ne change rien. Soit elle n'en est pas capable et alors les deux candidatures permettent de rassembler des voix qui se reporteront au 2nd tour soit sur Martine Aubry, soit sur Benoît Hamon. Benoît Hamon va d'ailleurs pouvoir recevoir des voix venant de la motion A qui n'auraient pas voté Aubry au premier tour et inversement.

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